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boucan

  • Positivons pour la Fête de la Musique !

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    musique,bruit,boucan,tapage,politique,sociétéA Évreux, je suis verni comme tous les habitants du centre-ville imposables. La frénésie des fêtes organisées gràce à nos contributions montrent clairement et concrètement que celles-ci sont donc bien employées. A-t-on réellement besoin de refaire les chaussées ou les trottoirs, ce qui encourage certes les gens à marcher, à faire du "trek" en pleine ville on me dira....

     

    Dans ma bonne ville j'ai donc vraiment bien de la chance, la semaine dernière, en centre-ville, il y avait l'anniversaire des trente ans du « Rock dans tous ses états » (chouette c'est dans dix jours que ça commence), le festival du drogué bourgeois et du rebelle mondain le plus important de France, et quelques dizaines de groupes amateurs ont défilé sur la scène mise en place à leur intention sur un parking derrière l'hotel de ville :

    du Rap rebelle (t'ââs vu?) (les chanteurs, si j'ose dire, avaient des cââpuches et tenaient les micros comme des « joints »), du Rock « garage » voire « grundge » (du son sursaturé, paroles super transgressives « tu voâs ») et de la « world miousique » fusionnelle (en gros du zouk avec des paroles à connotations super importantes sur le racisme qu'est pas beau, la violence qu'est pas bien etc...), le tout dans des vapeurs de foin exotique de Colombie, des indes, du Liban ou du Maroc et les effluves délicates des merguez grillées.

     

    Grâce à dieu, les réjouissances ne se sont pas arrêtées avant une heure du matin, les stands ayant été démontés fort heureusement juste après, et ce jusqu'à trois heures du matin. Après, les esprits chagrins, les critiques aigris et méchants ont pu dormir tout leur saoûl.

     

    Deux semaines auparavant, nous avions eu le bonheur de célébrer dans le centre-ville, encore une fois, la fête de la Fraternitude, pardon de la Fraternité, d'Évreux. Les baraques représentant différents pays, et leur culture, habits traditionnels et musique, voisinaient avec les scènes musicales de musiques folkilorique aussi variées que celles d'Écosse (une dizaine de joueurs de cornemuses, que des joeueurs de « tam-tam » traditionnels d'Angola, tous en tenue traditionnelle sous le ciel magnifique de Normandie, qui est célébrée dans le monde entier pour sa météo ensoleillée). Considérant l'odeur de friture qui recouvrait cette fête merveilleuse, on pouvait alors prendre conscience de l'universalité de l'homme, de son unicité, tout le monde ayant sur ses habits les mêmes parfums délicats des huiles de cuisson et du gazoil faisant tourner les groupes électrogénènes destinés à fournir de l'électricité aux différents participants à ses stands.

     

    Bien entendu les quelques pays représentés étaient quasiment tous des dictatures sanguinaires, mais il n'a jamais été question des manquements aux droits de l'homme dans ces contrées afin de ne stigmatiser personne. Et il était question de Fraternité et non de Lucidité, enfin quoi.

    Un temps pour tout...

     

    Aujourd'hui, ô joie, ô félicité, ô bonheur, c'est la « Fête de la Musique » à Évreux, populaire tout comme la « Fête des voisins » qui permet à des personnes qui ne s'adressent jamais la parole pendant l'année de vérifier les ragots et bruits de couloir qui circulent sur les uns et les autres tout en leur souriant hypocritement en partageant avec eux une part de quiche surgelée à deux euros quatre vingt dix de chez Super U (TM°), « pour le prix vous verrez c'est très bon » et de l'apéritif pétillant à la pèche à deux euros cinquante, mais « délicieux je vous assure », du même fournisseur en attendant en dessert une part de flan :

    le joyeux célibataire qui travaille dans la culture et le divertissement, forcément homo, la vieille fille du troisième, qui cache bien son jeu, c'est sûr, le jeune couple du deuxième, qui a trois enfants en bas âge qui font quand même du bruit allez, le chômeur du Rez de chaussée qui trafique c'est sûr...

     

    La « Fête de la Musique » permet au béotien moyen, au sans grade de l'esthétisme et de la culture, d 'imposer ses goûts déplorables à tout le monde pendant au moins une journée par an tout en se poussant du col et en se mettant en avant, invoquant l'authenticité de sa musique pour se faire pardonner sa nullité crasse au niveau du solfège et de l'harmonie.

     

    Alors certes le méchant misanthrope, le vilain réactionnaire qui dit du mal de ses réjouissances, de la performance d'un prof à barbe "CAMIF" et sous-pull, chantant ses textes en s'accompagnant à la guitare sèche au "métalleux" de fond de cour, doit prendre son mal en patience, à moins de péter un fusible et de monter sur une tour avec un fusil à lunettes. Le pauvre ne connait pas son malheur, il ne sera jamais festiviste, ne baignera jamais dans le confort de la foule, de l'instinct grégaire béat...


    Ah, quelle tristesse ce serait s'il pleuvait ce soir !


    image prise ici