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  • La bande à Bobo

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    boboland, bobos, société, politique, amaury watremezQue l'on ne se méprenne pas, je parle ici d'une bande très organisée et dangereuse malgré toutes ses dénégations. Cette bande maîtrise tous les rouages du pouvoir et de l'économie et entretient depuis des décennies une culpabilisation du contradicteur afin de l'empêcher de s'exprimer. Cette bande est protéiforme mais finalement derrière on trouve la bonne bourgeoisie française, la même qu'avant au temps de François Guizot et des positivistes, sauf que depuis la Restauration et le Second Empire elle a jeté aux orties son camouflage moralisateur pour montrer clairement son a-moralisme total, que ce soit pour les affaires ou sa vie sexuelle.

     

    Au départ un peu timorée, se contentant de petits coups d'éclats, de menus larcins, on entendait peu parler d'elle dans les journaux, et puis un jour elle connaît la gloire, une gloire rapide qui jamais ne cesse. Le terme fait florès tout au long des deux dernières décennies...

     

    La bande à Bobo sévit maintenant depuis plus de vingt-cinq ans à Paris mais pas seulement, on a commencé à parler de cette bande néfaste au début des années 90. Certains quartiers de la capitale, je songe par exemple à mon cher Montmartre, ont commencé alors à se vider de leurs familles populaires pour laisser la place aux fameux "bourgeois bohèmes". Le terme est utilisé pour la première fois en 1973 par le philosophe Michel Clouscard, pas vraiment un réac d'ailleurs dois-je préciser en passant, qui définit ainsi la nouvelle classe des bourgeois libéraux-libertaires. il est repris de manière plus légère par l'américain David Brooks dans le livre "Bobos in paradise" en 2000.

     

    Le terme alors n'a rien de l'épithète péjorative qu'il prendra plus tard, il désigne une réalité sociologique, un mouvement de mode, une "tendance" en somme alors que ce n'était qu'une bande comme une autre finalement, avide...

     

    On est toujours le bobo d'un autre depuis, et beaucoup de personnes ayant deux doigts de culture étaient vite soupçonnées d'être de la bande alors qu'elles avaient simplement un minimum de culture. C'est le danger du terme qui parfois même désigne au fond tous les nantis de ce pays et qui peut être pour certains un alibi de leur inculture. Et la culture ce n'est pas que le "rire de résistance" de Jean-Michel Ribes et les pièces qu'il fait jouer à l'Odéon. La culture ce ne sont pas les croûtes ultramodernes de la FIAC devant lesquelles la bande à Bobo s'extasie encore et toujours.

     

    La bande à Bobo déteste comme ses ancêtres les classes dites dangereuses, les moins bien lotis qu'eux, les "pue la sueur", les pauvres, les précaires. Elle les méprise, cela la laisse indifférente tant qu'elle peut continuer à bénéficier de ses réseaux, de son magot amassé au fil du temps et profiter de plaisirs auparavant simples maintenant réservés de plus en plus à une pseudo-élite comme le simple fait de bien manger ou de se cultiver en lisant un -bon- livre...

     

    La bande à Bobo a des lubies, de l'écriture inclusive au multiculturalisme. Ce ne serait pas si grave si elle se contentait de les égrener pour elle et non si elle les imposait à tout le monde. Avec les "gilets jaunes" elle perd pied. Comment ? Quoi ? Les ploucs, le bon peuple ne supportent plus nos diktats, nos leçons de morale, c'est intolérâââble...

     

    ...Et la bande de continuer à répondre avec ces vieilles antiennes usées jusqu'à la corde.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Les bourgeois pédagogues ne sont pas racistes

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    bourgeois pédagogues, société, politique, racisme, anti racisme, hypocrisie, amaury watremez, bobolandL'avantage d'avoir des voisins de toute sorte c'est que l'on peut avoir accès sans trop se fatiguer à divers manières de concevoir le monde, autant de raisons pour se moquer du monde moderne et de ses lieux communs. J'ai dons des bourgeois pédagogues dans mon entourage immédiat, très gentils, arborant tous les signes extérieurs de leur appartenance sociale en plus des signes extérieurs de richesse même si bien entendu selon eux comme la plupart des bourgeois pédagogues, être riche et favorisé c'est juste un « sentiment » et non une situation purement objective.

     

    Le mari est un « hipster » qui prend soin de son capital beauté, les cheveux coiffés selon la coupe absurde en vogue chez les footballeurs entre autres (rasé sur les côtés, très long au dessus), de sa barbe soigneusement taillée, de ses tibias tatoués selon la mode, portant leur bébé dans un genre de poche kangourou ventrale, un chouette nouveau père. Sa femme vient sans doute de la « Légion d'Honneur » ou de « Blanche de Castille » mais semble affecter de renier ce passé bécebège, carré de soie. Ils ont toute la panoplie quant au look mais aussi par les idées. Ils sont bien entendus très mécontents des risques de montée du fââchiisme dans notre société, ils m'en ont fait gravement part. Savaient-ils donc à qui ils s'adressaient ?

     

    Et donc ils sont très conscients de l'obligation absolue de se battre contre tous les racismes, sauf bien entendu l'antisémi..sionisme des quartiers « issus de la diversité ».

     

    cépapareil...

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