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  • Diastème bloqué dans une boucle temporelle

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    Le nom de Diastème me rappelle ma folle jeunesse ami lecteur, les années 80 et 90, quand il était une des voix de l'ironie, avec celles venues de Canal +, toujours dirigée dans le même sens, que les filles portaient des vestes à épaulettes leur faisant des épaules de déménageurs et qu'elles ne s'épilaient pas les sourcils. Cela m'évoque aussi le badge « Touche pas à mon pote ». En effet, ami lecteur, en 83-84 il fallait absolument le porter pour bien faire comprendre que l'on n'était pas raciste. Celui ne l'ayant pas au revers de sa veste était obligatoirement une bouture de nazi.

     

    politique,société,un français,diastène,blog,amaury watremezDes plaisantins ne respectant rien avait cru malin déjà à l'époque de détourner la petite main en arborant un petit pied avec des slogans désolants tournant en dérision le fameux « Touche pas à mon pote » : « Marche pas sur mon pote », « SOS nanisme », « Me touche pas mon pote » etc...

     

    Diastème est tout à fait pertinent et compétent pour décrire la question de la montée d'une droite « dure » depuis trente ans, en effet, il était quand même chroniqueur pour « Jeune et Jolie » dans les années 90 et rédacteur en chef de « 20 ans », il écrivait aussi dans « 7 à Paris » et autres revues politiques transgressives....

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  • La dictature de l'émotion et du premier degré

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    politique, société, blog, net, twitter, hypocrites, amaury watremezPour conjurer le Mal, le désespoir, les enfants engloutis par la boue, les peuples mourant de faim, il existe une arme assez efficace, l'humour. Aucune discussion n'est possible face à des êtres humains se laissant aller à leurs instincts les plus abjects, il est par contre beaucoup plus sain de les ridiculiser, de se payer leur tête, les mettre en face de leurs contradictions, leur veulerie, leur sottise.

     

    Pierre Desproges par exemple le disait il aurait « contrepété aux portes des chambres à gaz » pour faire la nique aux salopards. Jonathan Swift pendant la grande famine irlandaise dont il a souffert autant que beaucoup de ses compatriotes écrit un livre de cuisine pour accommoder les petits enfants. N'oublions pas l'humour juif, celui des frères Marx ou de Robert Scheckley. Continuer à faire rire et à rire soi-même pour éviter de sombrer dans la grisaille de la sinistrose, de la pensée vulgaire, au sens de commune, oublier les salauds...

     

    L'humour caustique a souvent été la première politesse du désespoir face au malheur du monde...

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  • Retour aux fondamentaux

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    blog, société, politique, personnel, amaury watremezLes ruptures ce n'est jamais agréable, aujourd'hui j'en ai vécu une me soulageant presque au fond bien que que me désolant profondément, rupture de MON initiative. Ainsi va la vie.

     

    Cela permet finalement de redéfinir ce qu'est et ce que n'est pas ce blog.

     

    Ce blog n'est pas une courroie de transmission pour tel ou tel parti, tel ou tel politique, et ne le sera jamais, même pour ceux de droite....

     

    ...Et surtout pas pour telle ou telle famille de politiques se servant de belles idées comme véhicules pour arriver au pouvoir.

     

    Ce blog est un espace de liberté où ce qui me meut est mon plaisir de me foutre du monde, en particulier des politiques, de partager ma passion de la littérature.

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  • Le blog fait peau neuve

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    ravalement.jpgPour plus de clarté de lecture et pour se renouveler le blog change et offre de nouvelles fonctionnalités...

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  • Ma conjuration des imbéciles

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     conjurationdesimb%C3%A9ciles.jpgUne amie proche s'étonnait il y a quelques jours que souvent mes articles et parfois ce que l'on suppose de ma personne, ( je serais arrogant, caustique, condescendant, un rien cynique, misanthrope, réac, égocentrique, d'ailleurs dans la suite du texte je parle encore de moi me reprochera-t-on, etc...), provoquent des réactions violentes alors que ce que j'écris ne lui paraissait pas mériter de telles injures parfois et épithètes qui blessent, et autres noms d'oiseaux. « On » parle de moi dans mon dos, « on » dit du mal de moi en douce, ce dont je me fiche complètement m'excusant sincèrement cependant des « dommages collatéraux » que cela peut impliquer pour ceux que j'aime tendrement, les imbéciles, à défaut d'égratigner celui qu'ils exècrent trouvant plus simple, et certainement plus courageux, de s'en prendre aux amis, aux amours, aux proches de l'objet de leur exécration.

     

    Je ne la comprends pas, rationellement parlant, car mon blogue n'est qu'une blogue parmi d'autres après tout. Cependant, leurs réactions extrèmes montrent d'abord et avant tout que je touche souvent dans le mille.

     

    Je n'ai pourtant rien contre les opinions contraires aux miennes tant qu'en réponse les contradicteurs arguments et opposent une réflexion construite et non des attaques personnelles ou des injures. Ce n'est pas ma faute si à celui qui balance un lieu commun, un cliché ou une énormité je donne l'impression d'être condescendant si je lui réponds car il ne supporte pas que l'on pointe la fausseté de l'image qu'il croit pouvoir se donner dans la vie ou sur les réseaux dits sociaux. Je dirais même que ce genre d'attaques par l'insulte et une sorte de « psychanalisation » sauvage qui s'ensuit généralement me donne surtout envie de rajouter des cuivres et des grosses caisses à mes petits billets, d'être encore plus incisif...

     

    ...Hélas je suis incorrigible, et je ne vois pas pourquoi il serait plus injuste de dire parfois la vérité plutôt que de se cacher derrière son petit doigt.

     

    Pour beaucoup donc, je suis un sale con, cela ne me dérange pas énormément je dois avouer d'être un sale con pour des opportunistes, des malhonnêtes, des « bourgeois pédagogues », je préfère ce terme à celui de « bobo » ou « bien pensant », qui se croient « sociaux » ou de gauche car faisant la leçon de temps en temps aux prolos qui ont la faiblesse de les lire. Ils sont tellement de gauche, tellement peu soucieux de leur argent que d'ailleurs la plupart logent des « sans-papiers » par dizaines chez eux ou partagent leurs salaires en plusieurs parts à destination des miséreux, c'est bien connu (pour les lecteurs « djeuns » ou mal-comprenants afin de signifier que ce j'écris ici est ironique, je rajouterais « LOL »)...

     

    « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » disait Swift, auteur qui avait des doutes raisonnables et marqués sur la bonté « naturelle » des êtres humains, ses semblables, citation mise en exergue de « la Conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole, mort avant d'avoir connu la gloire que lui procura de manière posthume donc son roman, suicidé en étant persuadé d'être un raté de la littérature. Avec cette citation, je devrais me sentir flatté, car de nombreux crétins, amphigouriques ou vaniteux, prétentieux, et, ou complexés, semblent me poursuivre de leur vindicte à de nombreuses reprises, ne se lassant jamais, infantiles généralement dans leurs raisonnements :

     

    Si l'on critique ce monde, si l'on se pose des questions sur le bien-fondé de cette société, sur les bonnes intentions, sur les déclarations grotesques souvent hypocrites des bons apôtres c'est forcément que l'on est ou réactionnaire, ou un jaloux aigri de la réussite matérielle des « bourgeois pédagogues », que sais-je encore...

     

    On notera toute la force d'un tel raisonnement...

     

    Sans parler de ceux pour qui un type qui défend les Lettres et qui aime parler de ses lectures, diverses, est automatiquement un type vaniteux, un « prétenssieux » qui n'est pas quelqu'un de « simple » comme si la « simplicité » consistait à être simplet ou ignare...

     

    Encore une fois, ami lecteur, tu notes la force de ce genre de raisonnement comme celle de reprocher à un auteur de petits textes comme les miens d'avoir un ego développé, ce qui est évident, et ce que je reconnais moi-même sinon je ne les rédigerai pas, et alors donc ?...

     

    Longtemps, j'ai souffert de ne pas avoir les mêmes réactions que les autres, longtemps cela m'a pesé de ne pas ressentir comme tout le monde les événements importantes ou plus ou moins anodins, les compromis grands ou petits que certains considèrent comme obligatoires dans la vie de tous les jours, les apprêts que la plupart donnent à leurs personnalités afin de ne pas se montrer tels qu'ils sont. Et puis, assez vite, j'en ai pris mon parti, et m'en suis même réjoui. Je n'ai aucune envie de « hurler avec les loups » même ponctuellement, même si cela certainement m'aurait permis une vie moins chaotique c'est certain et plus confortable. Je n'ai aucune envie de rentrer dans un ronronnement intellectuel. Cela ne signifie pas que j'ai raison sur tout, je n'ai jamais eu cette prétention mais c'est une manière de vivre plus intéressante.

     

    illustration prise ici

  • Petits monstres 2.0 ou « le Seigneur des mouches à l'ère numérique »

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     Aujourd'hui c'est la journée contre le harcèlement, en particulier le harcèlement dans la jeunesse, à l'école, sur les réseaux dits sociaux et dans les cours de récréation qui Maupassant le disait déjà en son temps, sont parmi les lieux les plus cruels qui soient. En 2013, donc quand quelque chose ne va pas du fait de l'effondrement à peu près total des valeurs, des repères et de la morale à cause de la société libérale libertaire, on fait une journée pour ceci, ou contre cela en feignant de croire que cela va régler quoi que ce soit.

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    C'est comme quand le thermomètre descend comme en ces derniers jours de novembre, on se souvient soudain qu'il y a des pauvres qui dorment dehors, ou qui meurent de froid. Et puis on les oubliera un peu plus tard après s'être donné bonne conscience. Juste avant les fêtes bien entendu afin de réveillonner en toute quiétude et sans culpabilité ou remords éventuel...

     

    Dans une époque où la plupart des liens qui reliaient les individus entre eux, de la famille à la société, à la paroisse, au quartier, sont systématiquement conchiés et reniés, parfois par bêtise, souvent par inconscience, et le tout au profit du « tout économique » pour qui un bon citoyen consommateur est un citoyen consommateur sans défenses autre que lui-même pour résister éventuellement au consumérisme et à aux injonctions de la publicité, des médias et j'en passe, dans ce genre d'époque alors que tout le reste a été jeté aux ordures, c'est la loi du plus fort qui domine, le darwinisme social violent qui se manifeste chez la plupart des individus qui le pseudo anonymat du Net aidant se croiront autorisés à aller encore plus loin dans l'abjection et le ricanement que ce qu'ils s'autoriseraient dans la vie quotidienne.

     

    Le « Seigneur des mouches » s'est mis au numérique, au fichues « NBIC » (TM°), ou « TICE » (TM°), et autres acronymes qui réduisent les êtres humains à de simples interfaces biochimiques avec les machines, qui deviennent des machines, des choses que l'on gère, car maintenant l'on « gère l'humain » qui devient un élément comme un autre de comptabilité en somme.

     

    William Golding raconte dans ce roman, allant à rebours du mythe du nécessaire retour à une sauvagerie somme toute salutaire et « pure », comment des jeunes a priori éduqués, formés et intelligents en viennent à recréer alors qu'ils sont naufragés sur une île déserte non pas une société idéale et utopique mais une société de cauchemar basée sur la violence et la haine du différent, du hors-norme, du faible.

     

    L'on a cru longtemps que le Web, le super-réseau allait justement permettre de recréer par le biais d'un partage global des connaissances un monde plus équitable, plus juste, privilégiant la culture et le savoir, la soif de découvertes, on évoquait l'avènement du « village global » de MacLuhan, d'une planète enfin unifiée, alors qu'Internet s'est principalement développé et se développe encore maintenant surtout pour deux choses : le porno le plus basique, le plus crade et la violence par l'entremise les jeux virtuels hyper-violents sur lesquels les plus jeunes internautes peuvent passer des heures et des heures par jour et qui le font par conformisme social extrême et la peur panique d'être exclu du reste du groupe en affirmant sa différence. Les utopistes sont des rêveurs sympathiques mais qui méconnaitront toujours la nature humaine et ses travers hélas encore dominants actuellement.

     

    Ainsi, de même sur les réseaux sociaux, certains d'entre eux se réveillant la nuit pour continuer à « tchater » dans le vide, car sans véritable interlocuteur en face d'eux, et hélas dans la grande majorité des cas pour harceler la personne différente, hors-norme ou considérée comme faible sans se soucier des conséquences dramatiques pouvant advenir car dans ce genre d'échanges virtualisé l'autre n'a plus de chair, de corps, et donc n'existe pas vraiment aux yeux des harceleurs, des cyber concierges et autres concierges internautesques.

     

    Le rire dans ces échanges n'est plus qu'un ricanement malveillant et lâche.

     

    Cette société des mouches 2.0 est comme le rêve humide d'un dictateur du début du XXème siècle, que ce soit Mussolini, Staline ou Hitler. C'est la concrétisation d'une société où l'individu est soumis sans se poser de questions à un système parfaitement absurde qui prétend le protéger et qui le prive de ses libertés sous prétexte de la transparence délirante actuellement à l'oeuvre avec son consentement imbécile, toujours à cause de la peur panique d'être hors du groupe, raccrochant toute dignité et son amour-propre à la possession ou non d'un gagdet électronique tout ce qu'il y a de plus inutile.


    image prise ici

  • Pourquoi écrit-on -vraiment- sur le Net...

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    Il y a quelques jours, ami lecteur, je participai à un échange qui t'aurait certainement passionné, toi qui aime les questions existentielles tant qu'elles sont posées par de jolies filles pas trop farouches ou du moins s'en donnant le genre. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais ce que dit une jolie femme semble toujours largement plus intéressant que ce qu'exprime une moche, tout en sachant qu'une jolie femme qui a des prétentions intellectuelles est souvent une emmerdeuse qui trimbale avec elle des névroses chics de pauvre petite fille riche. 


    société,net,blog,écriture,politiqueNe me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, ami lecteur, je n'ai pas dit que les filles intellectuelles étaient toutes des chieuses, simplement celles qui ont une certaine tendance à la vanité et à se surestimer culturellement car elles ont fait deux ans de « psycho » ou de « Lettres modernes ». Et pour t'avouer une chose, je crois que j'aime bien les chieuses, elles ont quelque chose de plus.

    Ce soir-là, une brune séduisante inspira une bouffée de sa cigarette d'un air réfléchi, prit une pose et demanda à l'assistance presque exclusivement masculine présente :
    « Pourquoi écrit-on sur Internet ? Et pourquoi s'engage-t-on parfois en écrivant, sur les réseaux sociaux et sur le Web ? »

    Les mâles présents, tous blogueurs émérites, metteurs compulsifs de liens d'actualité brûlante sur leur profil « facebook » (à défaut d'autre chose si tu me permets cette allégorie hardie ami lecteur), prirent les attitudes qu'ils estimaient convenir pour signifier que cela les interpellait profondément, comiquement torturées et concernées par ce que disait la jeune femme, ( concernés où ça ? Quelque part, au niveau du vécu bien entendu selon les termes consacrés ).
    Le premier dit avec conviction :

    « Pour remplir un vide existentiel », le deuxième affirma : « C'est comme une catharsis, c'est une thérapie en fait pour affronter le monde ». Votre serviteur passa encore pour un méchant cynique lorsqu'il suggéra benoîtement :

    «  Pour plaire aux filles ? ».

    Cela fit rire la jeune femme qui posait la question, qui se fichait au fond complètement de la réponse, voulant simplement voir qui serait le plus empressé autour de la table à concocter une réplique qui le ferait passer pour un prince charmant. Mes congénères masculins me fusillèrent du regard, faussement outrés par cette sortie triviale qui réduisait les grands discours qu'ils balançaient au tout venant ou livraient à leur blog à de banales parades nuptiales en somme.

    Le discoureur, le militant, quel que soit son camp, reste au fond un mâle alpha comme les autres qui a besoin de se démarquer et d'affirmer sa virilité ou ce qu'il imagine être sa virilité, de montrer qu'il domine le reste du troupeau. Il finit toujours par se vanter d’entraîner une petite partie du troupeau avec lui. Le militant, personnellement, d'où qu'il parle, finit toujours par me casser les pieds, car à un moment ou l'autre il faudra bien qu'il fasse des compromis avec ses idéaux supposés, qui pour un chef, qui pour une idéologie.

    Les jeunes et jolies femmes ayant quelques prétentions intellectuelles aiment ce genre de discoureurs, elles savent très bien quel au final leur véritable motivation mais elles apprécient que ceux-ci l'enrobent sous des dehors chevaleresques et idéalistes car la plupart ne rêvent encore que du prince charmant, sont encore des petites filles, ont des désirs d'intérieur bien « popotes » qu'elles ne veulent pas s'avouer, supportant des sales types et des salauds longtemps car elles continuent à croire que le salopard se transformera en amant de conte de fées, en Tristan dont elles seraient les tremblantes et rosissantes Iseult.

    Écrire pour combler un vide, c'est au fond essayer d'écrire sur du vide, donc sur du rien, du pas grand chose, cela ne présente pas grand intérêt. Écrire et s'en servir comme catharsis, cela n'aura d'intérêt que si l'auteur a du style, et si son propos tend à l'universel, qu'il concerne le lecteur. On me dira, ce genre de catharsis permet de rédiger les nombreuses autofictions qui plaisent beaucoup au public mécheux et en scooter germanopratin pour qui dépasser le « périph » c'est déjà une aventure...

    Ce texte t'est dédié à toi qui me lis encore après toutes ces années, qui aimait bien réunir autour de toi des poètes « maudits » rejetant la pensée « bourgeoise » tout en bénéficiant du sens du confort de cette classe sociale, des révolutionnaires en goguette qui rentrèrent bien sagement dans les clous une fois leurs diplômes acquis, des jeunes femmes libérées qui ont pour la plupart toutes finies en « ménages monoparentaux », progressistes au fond par jalousie des familles nombreuses, tous là autour de toi surtout car tout comme moi ils auraient aimé se perdre dans tes yeux gris, certains tout comme moi s'y étant perdus.


    photo, l'auteur en vacances

  • Histoire d'un zèbre - conte pour toute la jungle et pas seulement pour les zèbres

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    geo_zebre3.jpgLe zèbre avait découvert il y a peu seulement qu'il n'était pas un singe comme il le croyait jusque là, encore moins un animal de trait, ou d'abattoir, ni même une bête à cornes ou un genre d'invertébré. Il n'était pas sûr de son appartenance à l'espèce des primates, car il était inadapté et souffrait de diverses blessures de par l'ignorance de sa vraie nature. Comme tout zèbre il était doué pour le camouflage, il s'était tellement bien fondu dans le reste du règne animal qu'il en avait oublié lui-même juqu'à son identité propre et les causes de son mal être car ne pas savoir ce qu'il était le faisait souffrir durement.

     

    Il était un zèbre et il était heureux de maintenant le savoir. Il en était maintenant sûr et certain. Il n'osait pas encore trop le dire car les zèbres sont très mal considérés dans la jungle. Étant plus intelligents, plus sensibles, plus lucides, les autres espèces ont tendance à en avoir peur, car pour elles l'intelligence, la sensibilité et la lucidité ne sont que des moyens détournés de dominer les autres. Et quand un zèbre avoue qu'il en est et montre ses rayures, tous les autres habitants de la jungle, par jalousie, par envie, par complexe d'infériorité, prétendent alors immédiatement en être également, ou l'avoir été.

     

    Ou bien pire encore, le zèbre est raillé, rejeté, comme prétentieux et vaniteux, pour qui se prend-il ? Il est d'autant plus réjouissant pour les autres espèces de le railler et de s'amuser avec lui que c'est une proie facile et vulnérable dés qu'il est un tout petit peu à découvert. Le zèbre, pourtant, le sachant très bien malgré tout, avait voulu passionément depuis son enfance faire partie des mêmes cours, bandes et tribus que les autres animaux de la jungle ou de la savane, il avait très peur du rejet, et de la solitude, solitude qu'il avait pourtant toujours vécu au plus profondément. Il pensait, il faut le comprendre, qu'avec d'autres zèbres, il s'ennuierait forcément.

     

    Mais ces autres animaux ont toujours eu peur que leurs personnalités soient éclipsés par celle du zèbre réputé hyper-performant en tout du fait des lieux communs qui circulent à son sujet, alors que celui-ci peut être complètement à la ramasse sur des questions qu'il ne maitrisera absolument pas.

     

    Le zèbre par exemple est ambivalent en amitié, par peur de trop s'engager et d'être encore blessé, par peur qu'on le reconnaisse comme zèbre et qu'on le laisse tomber. S'il est très fin et intelligent dans un ou deux domaines précis, il alterne également des phases d'hyper-activité et de grande paresse quasiment dépressive, ayant un esprit un peu trop perméable, un peu trop plastique, à tout ce qui l'entoure.

     

    Il a beaucoup de mal à maitriser le flux continu de pensées et d'émotions qui risque de le submerger chaque instant. Il tente de le canaliser par la procrastination ou bien en se cachant derrière un personnage derrière des pétarades caustiques. Il se caractèrise beaucoup par une estime déplorable de sa propre personne due à sa sensibilité un peu trop forte au monde, il n'a que modérément confiance en lui. Il attend parfois de ses amis et proches qu'ils prennent des décisions à sa place. Il n'est pas l'adulte qu'il pensait devenir, et son enfance continue sans cesse à se rappeler à lui. A considérer sa vie toujours comme un ensemble, ainsi que les personnes qui l'entourent, il a du mal à prendre parfois du recul même égoïstement et prendre soin au moins de temps en temps de lui.

     

    Les autres animaux comprenaient toujours au bout d'un moment qu'il était un zèbre, mais prétendaient que ses blessures, son comportement souvent maladroit en société, conflictuel, ou marqué par son rejet des compromis sociaux qu'il trouvait hypocrite, était dûs à des raisons par lui inavoués. Dans certaines basse-cours par exemple on suggérait qu'il aimait bien les autres zèbres mâles comme lui, qu'il avait des secrets honteux et bien cachés. Ce n'était cependant pas eux qui avait le plus de mal à l'accepter comme zèbre, mais lui-même, et d'y avoir enfin réussi le rendait plus fort, ce qui se voyait enfin. Il osait montrer ses rayures sans se soucier des cancans des oies ou des radotages des vieilles biques ou des vieux boucs.

     

     

    Quant à être heureux, c'était une autre histoire, comme l'a dit un autre zèbre, bien caché aussi derrière ses pétarades, « C'est important l'intelligence. L'intelligence, c'est le seul outil qui permet à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur. L'intelligence c'est comme les parachutes, quand on n'en a pas, on s'écrase. ». Ayant lu il y a longtemps l'histoire d'un autre zèbre, préférant d'ailleurs largement le film qui en avait été tiré, l'auteur du livre en question étant plus un poney qui prétendait avoir des rayures lui aussi, zèbre du film qui réagissait comme lui face aux sentiments amoureux, il savait que le bonheur était pour lui un idéal hélas encore lointain...


    Excellent graphisme pris sur le site des coccinelles

  • Anti-conformisme et "beuzz"

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    politique, blog, société, règles, buzzAprès avoir soumis deux articles à Boulevard Voltaire respectant les règles conseillées par un ami breton d'une grande sagesse, Rackam, c'est le troisième qui a été pris, celui qui n'en respecte aucune, mais je suis certain qu'il ne m'en tiendra pas rigueur.

    A ce lien

  • Compatissants comme la lune

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    Amauryd'Anjou.jpgEncore une personne qui m'a fait le coup dernièrement :


    "Oui Amaury, je sens chez toi comme une souffrance, un mal être, tu n'es pas positif, tu n'aimes personne ou quoi ? Tu es trop sévère avec les autres".


    Le tout assorti d'un regard dégoulinant de compassion surjouée...


    Je sais gré de sa compassion à cette personne dont j'ai pu comprendre un peu plus tard la raison, quand elle a enfin avoué ce qui la motivait vraiment quant à celle-ci. A savoir pas du tout une raison liée à un quelconque sentiment d'altérité. Mais c'est une autre histoire.


    Elle ne pouvait savoir, elle ne l'aurait pas voulu, ce qui a amené cette causticité, et ce sens de la dérision marquée chez moin j'en ai bien conscience. Je l'ai compris il y a peu, une raison toute bête liée aux préjugés sociaux, aux complexes transmis par les parents parfois. Mon prénom est "Amaury".


    C'est tout.


    "Amaury ça fait bourge, tes parents ils t'ont appellé comme ça pour faire riche" ais-je souvent entendu de la bouche d'individus qui osaient au moins dire ce qui démangeait quasiment tous les autres.


    D'ailleurs la bonne âme compatissante du début a cru bon de me le rappeler :


    'Tu es comme tout le monde, tu n'es pas mieux que les autres" assimilant mon sens de la dérision à de la vanité alors que celui-ci me donne aussi conscience de ma propre médiocrité.


    Sur Agoravox que je viens de quitter du fait d'un flot d'injures ininterrompu de petits commissaires politiques courageusement anonymes, c'était aussi un des reproches, mon prénom, censé me procurer une prétention aux yeux des imbéciles, car original, appuyant là où  ça fait mal, sur leurs complexes et frustrations, qui sont aussi les moteurs principaux des ambitions souvent déçues des minables.


    J'aime ce prénom, j'apprécie qu'il fasse fulminer les crétins. Je le porte grâce à mes grands parents maternels après qu'ils l'aient vu et apprécié sur une plaque rappelant les noms des rois latins de Jérusalem, Amaury étant l'avant-dernier...


    Ainsi allant moi-même vivre là-bas, j'avais bouclé la boucle...


    Illustration : miniature représentant Amaury d'Anjou roi de Jérusalem prise ici

  • Tous censeurs sur Internet ?

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    Aussi sur Agoravox

    Dédié à Eugène Lampiste

    Internet est un formidable espace de liberté.

    C'est une évidence.


    politique, net, blog, hypocrisie, censure, surveillanceCelle-ci fait peur aux institutions et aux tenants du pouvoir, politiques et économiques, mais aussi à tous ceux qui pourraient l'exercer, à savoir tout le monde, et qui finalement ont très peur de le faire, un peu comme ces enfants sages qui ne veulent pas prendre leur indépendance par rapport à leurs parents ou à leurs maîtres, qui ont très peur de penser par eux-mêmes.


    J'en veux pour preuve entre autres cet ami m'affirmant que ce que j'écris dans mes articles, sur mon blog, en statuts « Facebook » (TM°), et sur Agoravox, est dangereux en soi car contrevenant gravement aux idées énoncées par tout le monde par ailleurs, que cela me fait remarquer et courir un risque grave amenant la perte de toute possibilité de vie sociale.


    D'après son argumentaire, ce qui était le plus dangereux était surtout de se singulariser par rapport aux autres, et non d'avoir des idées différentes.


    Pour lui qui a des idées apparemment opposées aux miennes, ce n'était pas les opinions qui étaient dangereuses mais de sortir du standard de pensée ou de réflexion, de ne pas rester dans sa case bien définie, le « catho réac », selon l'étiquette dont on m'affuble le plus souvent, se devant d'être forcément « bégueule » sur le plan du sexe, libéral en économie, et bourgeois, forcément bourgeois, voire si le méchant réac insiste un émule de Jorge de Garcia l'inquisiteur malfaisant du « Nom de la Rose »,


    Celle ou celui qui prendrait le risque de cette comparaison s'étant contenté du film de Jean-Jacques Annaud n'ayant jamais lu l'excellent livre de Umberto Eco qui parle aussi de la puissance de la littérature.


    Tout comme à l'inverse, quiconque critiquant le libéralisme étant désigné à la vindicte comme une sorte de « moujik » dangereux le couteau entre les dents, et forcément marxiste, alors qu'on peut être anti-libéral sans être obligatoirement un émule de l'auteur du « Capital »...


    Bien souvent, j'ai d'ailleurs compris que ce n'était pas mes idées qui m'étaient en fait reprochées, mais mon désir d'indépendance face au collectif, mon désir de ne pas être inclus forcément dans le troupeau selon une appellation contrôlée bien définie. Cette volonté de sortir du confort intellectuel collectif est vécue et perçue par ses esclaves consentants comme une atroce prétention, une vanité insupportable quand celle-ci n'est pas psychiatrisée, assimilée à une volonté de contrôle de ses semblables, un mal-être du à des traumatismes vécus durant l'enfance.

    Internet par cette expression tous azimuts a ses risques inhérents, ses extrémistes qui ont la parole de plus en plus décomplexée, ses maniaques du complot, mais ce sont après tout des risques à prendre afin de se confronter à tous les sujets, ce qui permet parfois de démasquer les faux-semblants, les mensonges, l'hypocrisie.


    Et les poncifs les plus éculés qui sont la plupart du temps la base de réflexion de tous ceux qui prétendent se conduire en véritables humanistes sur le Net, ayant le courage insigne à leurs yeux de se dire contre la violence, la haine et l'injustice, pour la liberté, l'égalité et la paix surtout quand il n'y a aucun risque à le faire et que cela n'implique aucun acte concret...


    Le réseau des réseaux est un terrain privilégié pour ceux qui les expriment sans aucuns scrupules ni remords réels, ces poncifs, privilégiant les échanges manichéens qui font du « beuzze » (TM°) sans remettre l'essentiel en cause aux discussions réellement argumentées qui sont autrement plus dangereuses, et subversives, le « beuzze » (TM°) étant ce qui fait tourner le mieux le système spectaculaire qui distrait l'individu moderne, le citoyen consommateur, de toute réflexion un peu construite sur sa place dans la société contemporaine.


    Tout ce qui pouvant prêter à débat est traité sur le mode affectif et des procédés qui bien que grossiers fonctionnent à chaque fois.


    Est-il devenu dangereux d'exprimer des opinions à contre-courant sur Internet comme dans la vie ?


    Ce n'est pas qu'il y ait une réelle censure officielle. C'est beaucoup plus pervers...


    Celle-ci a à première vue disparu.


    Par contre, c'est l'ensemble des individus qui devient censeur du voisin, et ce pour diverses raisons dont la jalousie, l'envie, la peur de ne pas être comme les autres, la lâcheté par peur de ne plus pouvoir se faire une place à cause de personnes que l'on voit comme supérieures car ayant des velléités d'indépendance, les frustrations ressenties à ne rien sentir de particulier chez soi, la simple sottise aussi, celle de l'imbécile docile et satisfait de l'être.


    Les collègues « gougueulisent » les nouveaux dans un service sans que la direction n'ait à le faire, les ragots vont bon train suite à ce que les un ou les autres laissent de « traces numériques ».


    Et celui qui oserait montrer un embryon de différenciation ou d'indépendance d'esprit est lentement mais sûrement ostracisé sans que les tenants du pouvoir n'aient à bouger le petit doigt, il suffit d'évoquer les sanglots dans la voie la Crise et les difficultés qu'elle implique, la construction d'une mondialisation montrée comme heureuse, forcément heureuse, et le contradicteur qui se conduirait en trublion irresponsable, en enfant gâté qui serait responsable de tout ce qui pourrait bloquer l'avènement de l'utopie universelle ou supposée telle.


    Ces dangers bien réels pourraient décourager de s'exprimer réellement librement sur le web, moi cela m'inciterait à rajouter quelques cuivres et grosses caisses....

    image empruntée au blog la quadrature, excellente source sur les risques de censure du net

  • Délivrez nous des « bonnes résolutions » de début d'année

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    Aussi sur Agoravox

    Depuis deux jours, il est souvent question à la radio comme à la télévision des bonnes résolutions que l'on se devrait de prendre au début de chaque année (résolutions que personne ne tient bien entendu, mais c'est devenu un passage obligatoire semble-t-il). L'auditeur, le téléspectateur, l'internaute est infantilisé et réduit au niveau d'un gosse irresponsable.

    politique, spiritualité, 2013, bonnes résolutions de mes deux, blog, santéC'est un véritable défilé de pénibles « coachs » de vie, de bien-être, de pensée positive fumeuse, d'alimentation, de micro-gourous qui s'improvisent donneurs de leçons et moralisateurs laïcs, et directeurs de conscience bien plus autoritaires, réclamant bien plus d'allégeance de la part de leurs ouailles largement consentantes que les anciens confesseurs.

    Ces « coachs » m'évoquent toujours le souvenir d'un jeune ecclésiastique à la table duquel je me trouvais il y a fort longtemps attablé qui me voyant me servir un verre d'excellent rosé à la manière directe d'un supplétif viril et énergique de l'armée mexicaine arrêta mon bras dans son geste auguste consistant à se verser un petit verre m'avertissant solennellement des risques d'alcoolisme que selon lui j'encourais, à l'entendre, à goûter si imprudemment le plaisir d'un petit rosé bien frais sous un soleil de plomb, car nous étions en été.

    Et en été, ce genre de breuvage s'accorde très bien avec un ciel bleu, ou les jupes des jolies filles qui raccourcissent en cette saison bénie (pas seulement celle-ci semble-t-il actuellement, c'est un des rares bienfaits de notre époque).

    C'est assez curieux d'ailleurs voire complètement paradoxal dans une société qui affirme avoir rejeter bien loin d'elle tout ce qui pouvait nuire à la satisfaction du désir, à la consommation du plaisir.

    Le plaisir de bien manger avec des amis, de boire du bon vin, même un peu trop, de déguster ensuite des alcools forts qui sont « plutôt des boissons d'hommes faut avouer » est beaucoup plus teinté de culpabilité qu'auparavant, culpabilité que l'on feint d'appeler responsabilité pour se donner bonne conscience.

    C'est mal de se réjouir de bien manger, c'est mal de se réjouir de bien boire « entre amis ».

    L'époque est à une modération qui pousse à une conception des plus étriquée de la convivialité. Il faut « faire attention », « gérer » son « capital santé » (TM°), son « capital vie » (TM°) en gestionnaire avisé et frileux.

    Le plaisir doit être frustré en somme et se teinter à chaque fois de remords que l'on se doit d'avouer publiquement sous peine d'être taxé d'hédonisme, ce qui en 2013, tout comme le dilettantisme est un genre de crime pire que la mort.

    L'auteur de ce texte a parfois envie, alors qu'il ne fume pas, de s'en griller une (de cigarette) juste pour le plaisir de provoquer les moralisateurs à outrance qui promettent les pires supplices infernaux à qui ne suit pas leurs diktats et il adore porter des toasts aux purotins qui ne savent pas ce qu'ils ratent.

    Ainsi, hélas, le fumeur se croit-il forcé de prétendre qu'il va arrêter de fumer, le buveur de boire et qu'il ne va plus consommer que des eaux de régime, le bon mangeur qu'il va se mettre à la diète et devenir d'un coup d'un seul raisonnable.

    Et de se frapper la poitrine en signe de repentance après les fêtes de fin d'année...

    Ce n'est pas que l'auteur de ce texte prône la goinfrerie ou l'ivrognerie, quoique certains ivrognes sont largement plus fréquentables que bien des personnes sobres, loin de lui cette idée.

    Mais qu'y a-t-il de si mal à simplement apprécier un moment de bonheur à partager des bonnes choses avec ceux que l'on aime, que l'on apprécie ?

    Fût-ce dans un grill japonais désert au milieu d'une ville de province quasiment morte ou en passe de l'être un soir de réveillon...

    Cette douceur de vivre, cette faculté de vivre profondément l'instant, et de profiter de bons moments à table, est toujours assimilée à ces deux excès.

    Serait-ce que notre époque serait si puritaine et pire encore que les individus pourtant majeurs et vaccinés abandonnent toute dignité aux mains de charlatans qui leur dispensent en se faisant payer très cher quelques lieux communs qui ne mangent pas de pain ?

    Afin de conclure ce petit coup de gueule contre les donneurs de leçons, et les bigots de l'hygiènisme, je rajouterai que j'ai perdu quelques dizaines de kilos depuis deux ans sans me frustrer de quoi que ce soit, sans avoir recours d'ailleurs aux miracles de la chirurgie ou de la pharmacopée modernes, simplement en faisant mienne cette petite philosophie consistant à prendre chaque instant de la vie comme il vient et à en presser le suc au maximum...

    illustration prise ici (Bacchus et une nymphe par Caesar Van Everdingen)

  • Moravia et l'Ennui

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    Moravia, l'Ennui de ce monde étriqué, et le buste chasse-neige de Sophie Guillemin...

    Et un petit caillou blanc de plus.

    PS : Sophie Guillemin qui est aussi une excellente actrice...

  • Héros cynique pour une société masochiste - le dernier épisode de "Docteur Hosue"

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    dr-house-saison-8-photo.jpg

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    photo promo de la saison 8 prise ici

    Le 21 Mai c'était le dernier épisode de la huitième saison de « Docteur House » aux États Unis, un médecin cynique, caustique, misanthrope, arrogant, qui ne croit pas en grand chose à première vue sauf dans la vérité des faits, l'intégrité et la rationalité, et néanmoins capable d'humour, se permettant des blagues très politiquement incorrectes, et d'amour, un homme blessé surtout. Des personnes blessées, il est d'usage de surtout retenir leur mordant, leur ironie, et de feindre de ne pas voir leur blessure, pour se donner une excuse pour ne pas les aider dans notre monde tel qu'il est.

     Et c'est un cynique au sens réel du terme, à savoir quelqu'un qui ne respecte absolument les règles de bienséance sociale en vigueur afin de maintenir un certain « statu quo » qui permet aux uns et aux autres de continuer à ne surtout pas voir en face leurs petitesses ou leur propre médiocrité.

     La plupart des êtres humains aiment bien les cyniques comme House, ou les types caustiques qui mettent à nu les hypocrites ou les Tartuffes au cinéma, ou à la télévision, dans la vie, ils détestent, et ont horreur que qui que ce soit remette en cause leurs certitudes. Mais qu'un autre le fasse à leur place leur sied parfaitement.

     C'est assez paradoxal, car ils apprécient aussi toute sorte de fictions qu'ils prennent pour le réel dans la vie quotidienne, la fiction étant plus confortable que la réalité.

     Cela a toujours existé, mais les choses ont tendance à s'aggraver du fait de la virtualisation des rapports humains, virtualisation auxquelles peu trouve finalement à redire, ne voyant aucune différence entre une conversation par voie informatique et une autre avec la personne en face, ce qui n'a bien sûr rien à voir.

     La tentation assez forte actuellement c'est aussi de nier la nature humaine elle-même, et de croire qu'il y a des recettes miracles pour atteindre au bonheur, ce que certains individus bien intentionnés pour la plupart se croient autorisés à dispenser aux autres, tout en accusant les spiritualités traditionnelles d'ailleurs d'être arbitraires.

     C'est un anti-héros absolu et pourtant c'est devenu en huit ans un des personnages les plus populaires de la télévision.

     Il finit par partir sur les routes droit devant lui avec son seul ami, Wilson, pour profiter des derniers mois qui restent à vivre à celui-ci.

     On pouvait trouver ça curieux et pourtant c'est logique. C'est comme si notre société aimait bien avoir mal, qu'on lui dise la vérité même à travers des personnages de fiction qui souvent en savent plus en somme sur notre manière de vivre que bien des penseurs médiatiques et des scientifiques compassés.

     Dans le feuilleton « House M.D. » ce n'était pas exactement les énigmes médicales qui étaient le plus intéressant pour les scénaristes, les acteurs ou les spectateurs mais finalement le problème humain posé chaque semaine, le puzzle psychologique autour d'un personnage, largement plus intéressant, et ceci à travers différents thèmes :

     L'argent, le culte de l'apparence, la sexualité en général, les rapports dans un couple, l'homosexualité, comment définir la réussite dans notre monde etc..

     Ce que faisait House et son équipe ce n'était pas seulement résoudre des cas médicaux qui finalement tenaient plus de l'anecdote dramatisée à outrance que d'arracher les faux-semblants, de démasquer les mensonges sur eux-mêmes, parfois faits en toute bonne conscience par des malades qui pensaient que cela les protège.

     Pour se faire le « héros » de la série employait des procédés assez rudes dérivés de la méthode socratique qui consiste à montrer brutalement aux personnes leurs contradictions, qui sont souvent malheureusement d'une grande banalité, partant du principe que toutes vérité est bonne à dire, à commencer par celles qui font mal, House s'appliquant cette méthode à lui-même car se connaissant lui-même parfaitement et sachant très bien quels sont ses faiblesses.

     Le fait que tout cela soit aussi populaire montre que finalement notre société sait pertinemment que les rapports humains au sein du grand Barnum consumériste qui est notre monde sont la plupart du temps bâtis sur des leurres et sur diverses postures que nous pensons flatteuses, que nos valeurs modernes réputées moins arbitraires, plus libres et plus faciles à vivre sont finalement juste un peu plus hypocrites.

     Si l'auteur de ces lignes, dont il paraît que la dissemblance la plus importante avec le personnage est qu'il se déplace sans l'aide d'une canne, a écrit cet article c'est qu'il a tout de suite apprécié le postulat de départ de cette série, qui même si elle est assez platement filmée, et qu'il y a peut-être une ou deux saison en trop, explore ou du moins essaie d'explorer tout ce qui est humain dont rien ne devrait être étranger à personne.


    generique DR house par _titounet_

  • De Narcisse à Facebook

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     Quand on parle de l’ultra-narcissisme moderne et l’invasion du virtuel qui fait que beaucoup confonde leur vie sur le réseau et la vie, on oublie de dire que cela a commencé il y a fort longtemps bien avant Internet, aux temps antiques et mythologiques et dans les contes. Et pour être bien clairs, et répondre à des commentaires courroucés prévisibles, Internet est un moyen de communication formidable, un outil qui apporte beaucoup de choses, mais c'est seulement un outil et non une fin en soi.

    Le "Narcisse" du Caravage est pris ici

    Narcisse_Caravage.jpgLe narcissique avait pour habitude déjà de prétendre que le narcissique c’est l’autre pas lui, le mégalo, le vaniteux tandis que lui avait su conserver toute sa simplicité, son honnêteté. Pour lui c'est sûr il fait partie des « vraigens »...

    Parfois il y a des narcissiques des plus talentueux, qui aiment bien se regarder mais étant donné leur génie par ailleurs, on leur pardonne sans aucune difficulté, comme François-René de Chateaubriand, et Victor Hugo voir Proust plus tard qui écrit la Recherche en se mirant lui aussi dans le miroir, de ses souvenirs d'enfance.

    Mais eux c’était deux géants…

    Narcisse était un jeune grec qui adorait se regarder le nombril, le visage, les mains, le bras, les cheveux, dès qu’il croisait un miroir ou un plan d’eau. Progressivement, il finit par confondre sa personnalité avec ce qu’il voyait dans le reflet.

    C’était de plus en plus important, le reste devenait franchement accessoire, c’était du superflu. Il ne voyait plus personne y compris les jeunes athéniennes qui l’idolâtraient et portaient sa beauté aux nues. Elles l’agaçaient parfois un peu car cela lui faisait perdre du temps pour s’admirer et puis elles s’assortissaient mal avec lui.

    Ce qui devait arriver, il prit racine en se regardant dans une rivière, et se transforma donc en cette fleur jolie mais un peu indolente et molle à laquelle il donna son nom, le genre de fleur qu’offre les radins au premier rendez-vous.

    Dans « Blanche Neige », la méchante belle-mère adore se mirer dans son miroir qui a l’avantage d’être interactif avant l’heure et de lui faire des compliments à toute heure du jour et de la nuit.

    A force de se regarder, elle ne vit pas sa maturité arriver à grands pas avec la quarantaine et la ménopause, et son cortège de petits tracas, elle en conçut une névrose qui la poussa à tenter d’assassiner sa belle-fille, en l’occurrence celle de son troisième mari, un roi d’une principauté germanique un peu rude, mais c’était tout ce qu’elle avait pu trouver.

    Elle finit très mal elle aussi, en tombant dans les abîmes.

    image ci-dessous prise ici

    mar%E2tre%20de%20blanche-neige.jpgCes deux histoires, pourtant, tout le monde les connait, mais cela ne change rien, l’homme moderne a pris et Narcisse et la belle-mère de Blanche-Neige comme maître et maîtresse à penser, et il dispose des avantages de la technique moderne, dont son téléphone portable qui ne quitte jamais ou presque la paume de sa main, ça le rassure et le conforte, en plus, même lorsque l'appareil est éteint, il peut voir son reflet dedans. Il a plus de moyens pour mieux s’en sortir que le premier qui s’est transformé en plante verte et la deuxième qui a voulu supprimer la pauvre petite princesse romantique et brune que tous les princes lorgnaient du coin de l’œil espérant lui faire subir quelques premiers et derniers outrages

    Le Narcisse moderne ne voit déjà pas qu'il a d'ores et déjà de toutes manières la cervelle d'une plante verte...

    Le Narcisse ou la belle-mère de Blanche-Neige moderne se construisent tous deux un personnage, le premier se rêve génie injustement méconnu, rebelle ou Robin des bois, révolutionnaire ou chevalier défendant la civilisation, il s’invente un personnage et adopte souvent un comportement qu’il s’imagine convenir à son personnage. Ce personnage complètement fantasmé devient pour eux leur « vraie » personnalité, ce qui crée une aliénation car dans la vie, ils sont souvent tout aussi effacés et dociles que les autres.

    La deuxième invente de nouvelles formules pour compenser ce qu’elle estime être une dégénérescence insupportable pour elle, elle se dit active, dynamique, elle c’est l’inverse du Narcisse, elle ne supporte plus son reflet, elle ne veut pas le voir, elle veut que le miroir lui en renvoie un autre beaucoup plus flatteur

    La télévision aime bien flatter les narcisses jeunes et moins jeunes et faire mine de parler d'eux et rien qu'eux dans des émissions où elle feint de leur donner la parole et d'aborder leurs -petits- problèmes, qui sont surtout des problèmes de nombril, en jouant sur l'identification à des archétypes souvent un peu trop caricaturaux pour être honnêtes.

    Là, le Narcisse moderne pleure un peu sur ce qu'il voit et sur lui-même, surtout sur lui-même. Il aime bien rêver sur la banalité, et c'est paradoxal, mais même dans le virtuel il est incapable de s'abstraire du trivial et de lui-même, de s'ouvrir à autre chose que lui. Toute contradiction lui devient insupportable. Car le contredire c'est remettre en question le personnage flatteur qu'il s'est construit.

  • "Makin whoopee" juste pour le plaisir - autre message personnel

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    Julie London, juste pour se sentir à l'aise...

    J'aurais bien parlé de la bande annonce de "la Délicatesse" où l'on sait très bien que dans la vie le personnage d'Audrey Tautou se laisserait convaincre de la nécessité de préserver le "qu'en dira-t-on".

    Je préfère écouter Julie London et me dire que peut-être que je me trompe après tout...

  • Ce soir je suis chez une vieille maîtresse

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    Maison de Barbey d'Aurevilly à Barneville Carteret bourg qui est le théâtre de son roman "Une Vieille Maîtresse"

    blog, vacances

  • Blog en vacances

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    MM-0.jpgLe glorieux leader lumineux vous l'indique lui-même, "il est parti par là" (l'auteur du blogue)...

    Ce blog est donc en vacances.

    Son auteur se repose des pros-sionistes délirants, des pro-palestiniens de même acabit, des adeptes du grand soir vite fait tout debout, des petits marquis du libéralisme, des soutiens des partis (divers) de DSK, des complotistes fous, des maniaques de l'indignation hargneuse, des illuminés qui sont persuadés que le Ternet leur parle directement....etc

    Et il lit : plein d'auteurs qui emmerdent les bigots du littérairement correct.

  • Les massacres d'Oslo - Faut-il avoir peur des pauvres types sur Internet ?

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    Sur Agoravox aussi

     Vendredi 22 Juillet un homme a ouvert le feu sur la foule, visant surtout les populations d'origine étrangère près d'Oslo, après un attentat meurtrier à la bombe ayant eu lieu dans cette même ville.

    Ce n'est pas la première fusillade meurtrière ayant lieu en Scandinavie, comme on peut le constater à ce lien. La haine a de multiples origines malheureusement.

    image ci-dessous, de la tuerie de Columbine, prise ici

    columbine02.jpgJe suis à peu près certain que beaucoup vont ressortir le refrain habituel du danger du retour des « heures les plus sombres de notre histoire », d'un retour au fascisme, au nazisme, et ce qui leur fait le plus peur, à un « ordre moral ».

    Ils n'ont pas entièrement tort, la haine en 2011 devient un problème réellement préoccupant, profondément inquiétant, elle trouve de plus par Internet un vecteur commode, elle se pare toujours de bonnes intentions, c'est toujours le camp d'en face qui a tort et qui est responsable de la haine. Sur Internet, le fanatique, l'extrémiste, le racialiste, le xénophobe, quelle que soit sa xénophobie, défaut hélas commun à toutes cultures.

    Les pro-sionistes délirants sont ainsi légions tout comme les pro-palestiniens du même acabit. Les uns ont peur d'un choc prochain des civilisations, qu'ils appellent plus ou moins de leurs vœux, les autres. D'autres encore détestent leur propre culture, leurs origines et leur histoire qu'ils rejettent avec un masochisme souvent appuyé.

    Selon eux, dans leur identité, rien n'est à sauver, rien n'est à rattraper tout est mauvais.

    C'est le meilleur moyen de laisser le drapeau, l'hymne et l'histoire d'un pays aux extrémistes.

    Au fond, comme dans le cas de Maxime Brunerie, qui le reconnaît maintenant, comme dans le cas des tueurs de Columbine, la fusillade a tout à voir avec la vacuité absolue du monde contemporain et hyper-libéral qui laisse la haine prospérer sur les vestiges des valeurs, des idéaux qu'elle a détruite en ne promouvant que l'avidité comme seul et unique repère.

    Et au fond, comme Maxime Brunerie et comme les tireurs fous de Columbine, l'assassin de l'île d'Utoya est un pauvre type qui a cru pouvoir exister en massacrant, les autres et au fond lui-même car c'est aussi une histoire d'auto-destruction.

    Ils partagent tous également la même passion du divertissement virtuel, le rejet de la réalité, de tout ce qui pourrait les ramener à leur vérité intérieure ce qui pour eux est insupportable, ce sont des victimes devenus bourreaux de la virtualisation du monde.

    Brunerie n'échappe pas à la société du spectacle en se repentant, il en reste partie prenante en écrivant un livre sur ce sujet.

    Il prend sa dose, son « fix » de célébrité express, et croit encore y trouver une reconnaissance satisfaisant son narcissisme car pour lui c'est tout ce qui importe.

    Sur Internet, le pauvre type, ou la pauvre fille, est une espèce qui pullule, il trouve sur le réseau matière à se défouler contre le monde entier de ses frustrations, de sa colère, de sa haine, de sa solitude aussi et de tout ce qui bride son nombrilisme en général.

    Car le problème au fond est que le pauvre type perdu sur le Web est seul, trop seul. Il est seul mais il ne veut pas prendre le risque d'aller vers l'autre, il préfère jouer un rôle, se donner un genre, un genre qui le mette en valeur, c'est tout ce qui compte dans un monde où seule l'apparence importe et non la profondeur réelle des sentiments.

    C'est plus facile que de prendre le risque de l'altérité réelle, face à face. Car en plus sur le net, le pauvre type a l'impression de l'impunité totale, de pouvoir injurier, railler, dire tout ce qui lui passe par la tête sans que cela ait des conséquences quelconques.

    Il est noyé dans la masse indifférenciée des individus de la société moderne, spectaculaire, marchande ; il est égaré dans les non-lieux , selon le terme de Marc Augé, qui sont érigés un peu partout dans le monde, halls de banque feutrés, grande bibliothèque sans âme.

    Sa solitude l'étouffe, le fait souffrir au dernier degré, bientôt, décharger son agressivité sur internet ne lui suffit plus, sans le vrai frisson du risque.

    photo ci-dessous du tueur d'Oslo prise ici

     

    1311378457373_34.jpgEt étant seul, il reste centré sur son nombril, sur son égo, sa petite personne.

    Il faut trouver une raison à tout cela, une cause à sa solitude, un facteur toujours extérieur, et pour beaucoup c'est forcément celui qui est différent qui est la cause de tous les maux, hors des normes, différent du reflet dans le miroir où l'individu moderne aime bien se regarder, reflet qu'il aime bien retrouver également dans les personnes qu'il côtoie.

    Il cherche à être reconnu, mais comme il ne s'aime pas, il cherche à être reconnu pour quelque chose qu'il n'est pas, ce qui lui semble mieux. Car il se trouve nul, sans don réel. Il voudrait paraître bien supérieur alors qu'il se voit comme médiocre. L'individu moderne se déteste au fond.

    Mais il déteste aussi ce qui est différent de lui.

    Heureusement, grâce à dieu, tous les pauvres types et les pauvres filles du réseau ne se mettent pas à tirer sur la foule par besoin d'exister.

    Mais la haine progresse et cela suffit à terrifier...

    Ci-dessous le trailer d'Elephant de Gus Van Sant, et à lire : "Rage" de Richard Bachman alias Stephen King.

  • Ce que je fuis, je le répète, comme la peste, c'est d'être classé

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    Rene_Magritte_Nov_2006.jpg"Ce que je fuis, je le répète, comme la peste, c'est d'être classé : je veux mourir en entendant les paresseux d'esprit qui s'arrêtent parfois à m'écouter, demander à mon sujet : "Et celui-là, qu'est-il ?" Les libéraux et les progressistes bêtes me tiendront pour réactionnaire et même pour mystique, sans savoir, bien sûr, ce que cela veut dire, les conservateurs et réactionnaires bêtes me tiendront pour une sorte d'anarchiste spiritualiste, et les uns comme les autres verront en moi un pauvre homme désireux de se singulariser et de passer pour original, dont la tête est comme pleine de grillons. Mais personne ne doit se soucier de ce que pensent de lui les imbéciles, qu'ils soient progressistes ou conservateurs, libéraux ou réactionnaires"
    Miguel De Unamuno

    Image prise ici

  • Sur l'auteur du blog... "Comment" et "No Comment"

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    Certains se demandent quant à mon auguste personne : il est de droite ?

    Ou il est de gauche ? Est-il Roux ou Combaluzier ? Jacob ou Delafon ?

    Comme si il était obligatoire de se situer par rapport à un groupe ou un parti ?

    De se rattacher à des normes de réflexion que l'on n'a pas choisi et en gros de se charger de chaînes mentales volontairement. Ce qui est notable de toutes façons est que la plupart des militants sont au fond des larbins qui s'ignorent (le plus drôle étant que pour eux c'est l'autre le larbin).

    D'autres semblent penser qu'affirmer son scepticisme devant les grands discours, les belles paroles, les poses, et finalement les mensonges, d'afficher son pessimisme, et ce que d'aucuns appellent du cynisme c'est ne pas aimer l'humanité.Et cela c'est très mal de douter du progrès réputé constant des consciences gràce à la technologie, toussa...

    Car les beaux esprits se doivent d'aimer tout le monde, donc personne.

    Voilà quelques éléments de réponses, sinon, comme lui en-dessous, sur le reste : "No Comment"

  • Message personnel à une jeune femme moderne

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     Il y a quelques temps, j'avais écrit ceci. J'ai pu constater non sans amusement que ce petit texte était le premier lu sur mon blog et qu'il avait suscité des réactions sur ton espace du « Livre de visages ». Oui, je sais, c'est immoral, c'est mal d'être allé regarder ces réactions. C'est un peu le « screwball » commencé il y a vingt ans qui continue. C'est en l'occurence comme des préliminaires qui durent depuis deux decennie, des préliminaires qui s'éternisent, me feras-tu remarquer, et en plus devant tous les passants.

    Mais les préliminaires c'est ce qu'il y a de meilleur en amour, non ?

    Quant à ce message, on pourra dire qu'ils viennent au choix d'un pauvre type caustique qui vit dans ses souvenirs ou d'un amoureux qui se fait encore des illusions...

    Peu m'importe.


    FRANÇOISE HARDY - Message Personnel par Pat-Sera

  • Lettre cruelle à une jeune femme moderne qui rêvait de justice sociale...

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    Lettre également sur Agoravox

    ...Et qui est devenue « réaliste ».

    photo ci-dessous prise ici

    1992-412%20Femme%20Actuelle-04.jpg

    Une fine mouche me l'a fait remarqué dernièrement, finalement dans la plupart des textes que je commet sur le web, je m'adresse à toi, ou je parle de toi. Comme disait l'autre, « Cherchez la femme ». Car maintenant je dois le reconnaître, elle avait tout à fait raison.

    Les grandes envolées, l'ironie, la causticité, les sarcasmes et un certain cynisme, tout cela naît de blessures le plus souvent mal refermées ou pas refermées du tout. Donc, aujourd'hui, j'ai décidé de ne pas tricher et de parler directement de ta personne tout en m'adressant directement à toi, qui lis mes textes.

    Est-ce à dire que je vais être d'un romantisme échevelé dans la suite de cette lettre ?

    Tout comme moi, je sais que tu as horreur des grands sentiments pleins de sucre et de sirop de bois de rose.

    Tu es ce que l'on appelle une jeune femme moderne.

    Tu as réussi ta carrière, tu as un bon poste, un bon salaire aussi, des tas de responsabilités, et des subordonnées dévoués à ta cause. Tu as choisi librement ta vie amoureuse, ou du moins c'est ce que tu voudrais laisser croire. D'ailleurs, tu ne veux pas choisir. Tu veux vivre avec une femme ou un homme et continuer à te laisser séduire ou séduire d'autres femmes ou d'autres hommes.

    Et puis, j'ai vu la photo que tu as laissé sur Facebook, une photo que je trouve triste, on te voit toute seule tenant une bande sur laquelle est marquée ton âge, les reliefs de ce qui semble être un repas de fête juste devant. J'ai trouvé ça finalement assez pathétique, sans ironie aucune, dans le sens que l'impression qui domine de cette image, c'est surtout ta solitude, malgré le bronzage savamment étudié, ta coiffure déstructurée avec style et modernité, le look de femme indépendante et encore jeune malgré tout.

    Sans enfants, cela prend trop de temps, n'est-ce pas ?

    Plus jeune, tu ne voulais pas choisir déjà, tu jouais aussi un rôle. Cela ne me dérangeait pas car j'étais une des rares personnes qui avait le droit à la vraie « toi ». J'étais le plus gâté en somme. Il faut dire que j'étais déjà assez caustique, et que tu savais que le jeu des masques ne m'aurait pas plu.

    C'était une complicité de tous les instants, et pourtant qui aurait cru qu'elle aurait pu exister : j'étais catholique, plutôt du genre « anar de droite », je n'ai jamais rien caché.

    Toi tu étais communiste, très engagée, tu distribuais les tracts les veilles d'élections, et tu étais de permanence dans les bureaux de vote à toutes les élections.

    Maintenant, comme tu as cru mûrir, et que tu t'es habitué aux moquettes profondes des bureaux des décideurs, que tu as même travaillé pour une banque, tu as songé qu'il était temps de devenir réaliste.

    Enfin...

    Réaliste...

    Manière de parler.

    A savoir, accepter quelques injustices, un petit compromis, le plus important, n'est-ce pas, c'est que les choses progressent petit peu par petit peu, tu ne te révoltes plus comme avant face aux profiteurs, aux maîtres du monde ou proclamés tels.

    C'est donc plus une manière de te résigner, et non du réalisme.

    Pour ces raisons, je n'ai pas été étonné de te retrouver à « Terra Nova », et dans le sillage d'un des soutiens de Dominique Strauss-Kahn qui est quant à ses convictions réelles à l'inverse de celles que tu affirmais quand tu avais vingt ans. Il est libéral dans les faits, avec quels aménagements d'un côté ou de l'autre pour donner l'impression qu'il reste de gauche.

    Ce qu'il n'est pas...

    Ou plutôt ce qu'il n'est plus :

    A force de se gaver de bonnes choses, le foie se charge de mauvaises humeurs, le cœur se gonfle de graisse qui gêne la circulation, on respire moins bien, on se dit, pourquoi faudrait-il se passer de ces privilèges et partager les richesses ? Te souviens-tu de « Ruy Blas » :

    Acte III scène 2 :

    «  Bon appétit, Messieurs ! ô ministres intègres Conseillers vertueux, voilà votre façon de Servir, serviteurs qui pillez la maison. »

    Toi qui étais si soucieuse de la liberté et de l'indépendance des femmes, as-tu remarqué que la parole d'une pauvre dame de ménage ne compte pas beaucoup pour eux, dans leur progression vers le pouvoir ?

    Et que le plus souvent, ce sont toujours et encore des hommes qui tirent le bénéfice des réalisations que des femmes comme toi achèvent ?

    Alors, oui, bien sûr de temps en temps, on donne une sorte de hochet aux femmes de ton parti, pour les distraire, une réunion par ci, un congrès par là, une plaquette, une brochure avec beaucoup de grands mots pour assurer qu'il y a un grand souci des droits des femmes au PS. Mais finalement, ce sont toujours les hommes qui sont placés au premier rang sur la photo.

    Je ne sais pas ce que tu ressens à ce sujet maintenant, mais tu n'aimais ni l'ironie, ni la dérision avant, tout en la pratiquant d'ailleurs à grande échelle.

    Tu disais que c'était trop facile. Peut-être l'est-ce effectivement ? Mais c'est aussi une manière d'atteindre à plus de lucidité, donc à être plus réaliste. Et être réaliste de cette façons conduit à rejeter tous les compromis avec ce que l'on pense, et ce que l'on est...

  • Vacances j'oublie tout

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    Ce blog est en mode vacances.

    Il y aura des articles si je veux (d'abord !)

    Le tube ci-dessous, bien kitsch, bien désuet finalement, et assez sympathique pour un tube de vacances, en parle très bien.

    MMmmmh, ça sent bon les années 80...

    En vacances, on oublie les faux culs, les hypocrites, les lâches, les andouilles, les prétentieux, on se repose...

  • La visite de mon spleen

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    Il est sur Agoravox ce sagouin de spleen

    « Oui, j’ai le spleen, compliqué de mélancolie, avec la nostalgie, plus l’hypocondrie, et je bisque, et je rage,

    et je bâille,

    et je m’ennuie,

    et je m’assomme,

    et je m’embête ! »

    (Victor Hugo, Les Misérables)

    « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans. »

    (Baudelaire, Le Spleen de Paris que l'on peut trouver à ce lien)

    penseur.jpg

    image du Penseur prise sur ce site

    Ce matin, on a toqué à ma porte plusieurs fois. D'habitude, le matin, je fais attention, je n'ai pas envie de tomber sur des témoins de Jéhovah, voire de Gévéor, en chemisette blanche un sourire éclatant de présentateur télé aux lèvres m'annoncer que je resterai dans le péché et l'ignorance tant que je ne m'abonnerai pas à leur feuille de chou, c'était encore moins un de ces pauvres gars qui frappe parfois pour demander un sandwich.

    J'ai quand même ouvert, c'était visiblement un pauvre type qui m'a fait pitié :

    les cheveux en bataille, les yeux de chien battu, un air de pauvre victime, la chemise tire-bouchonnée sur son pantalon trop large, le bas en était décousu et traînait sur le sol sans que cela ne le gêne.

    Cependant il m'apparut que son regard luisait de toute la rancœur qu'il me sembla percevoir derrière, une rancœur qu'il essayait de cacher tant bien que mal mais qui était bel et bien présente.

    Je l'ai fait entrer, il m'a fait pitié.

    Il s'est présenté.

    C'était mon spleen.

    Enfin, c'est ce qu'il a prétendu, je le reconnaissais à peine, la dernière fois il ressemblait plus à un vieux clochard fatigué, cela faisait longtemps qu'il n'était venu me voir. Il commença en m'expliquant qu'il était fatigué, que les gens l'énervaient et qu'ils lui voulaient tous du mal.

    Dés qu'il se mit à ouvrir la bouche, je le soupçonnais très vite d'être encore un peu menteur, un rien affabulateur.

    Les spleens sont connus pour se raconter des histoires auxquelles ils croient sincèrement.

    Il ne ressentait que de l'ennui, le dégoût de tout, presque de l'acédie. Il m'a agacé très vite à raconter sa vie dés qu'il eut posé son derrière sur une chaise que je lui avançai. Il parlait et parlait, se plaignait de tout et de tout le monde, il prétendait ne plus rien supporter.

    Il en avait marre de cette vie, affirmait-il. J'eus envie de lui demander pourquoi il ne se pendait donc pas encore derechef. Mais je connaissais la réponse, il s'aimait bien quand même, le dégoût qu'il affichait du monde et de ses congénères n'était rien d'autres que du narcissisme du gosse qu'il était au fond, un gosse qui voulait qu'on s'occupe absolument de lui.

    Il m'a dit que moi heureusement je le comprenais, c'est normal il était mon spleen, mon hypocondrie morale et intellectuelle.

    Il me disait que j'étais comme lui, plus intelligent et plus doué que les autres, un incompris, c'était normal que l'on ne nous comprenne pas car les autres étaient tous jaloux.

    Bien sûr, il avait son blog sur Internet où il écrivait presque chaque jour, des articles qui étaient censés parler de différents sujets mais au bout du compte, il parlait encore de lui.

    Je me suis demandé à ce moment là pourquoi tous les spleens que je connaissais, c'est une espèce qui se répand en nos temps d'ultra-moderne solitude, affectaient tous d'être des rebelles, des dandys mal rasés, mal fagotés qui espéraient qu'une femme trouve ça un jour émouvant alors que contrairement à ce qu'elles prétendent elles préfèrent les types positifs qui les rassurent, l'inadapté c'est pour le rêve, le fantasme de petite fille mais on n'ira pas jusqu'à se mettre en ménage avec.

    J'ai tenté de lui répondre, de dialoguer avec lui mais cet imbécile continuait à parler et parler encore :

    « on ne le reconnaissait pas pour sa culture, d'ailleurs tout petit déjà ses professeurs et son entourage ne comprenait pas combien il était spécial etc... »

    J'ai soupiré et tapoté du bout des doigts sur la table en face de nous espérant lui faire comprendre que ce qu'il disait était bien beau mais qu'il y avait mieux à faire : ouvrir un livre, aller au cinéma, boire un verre, aller regarder les jambes des filles à la terrasse d'un café ensoleillé.

    J'en ai eu marre et j'ai décidé d'employer les grands moyens.

    J'ai pris ce connard pleurnichard et hargneux, il se débattait comme un beau diable, par le col et je l'ai fichu à la porte à grands coups de pieds dans le train. Il me hurlait qu'il était indispensable, que j'avais absolument besoin de lui, que sans lui je n'étais rien, mais je n'en avais cure.

    J'étais soulagé de ne plus l'entendre me casser les pieds avec son égocentrisme. Pour me distraire de ce fâcheux épisode, je relis deux ou trois contes de Marcel Aymé et j'écoutais les merles par la fenêtre.

    Et je me sentis mieux.

    Ci-dessous un anti-spleen à moins que ce ne soit l'inverse

  • Hommage plus personnel aux moralinateurs

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    Cette petite note est dédiée à tous les "moralinateurs" qui me font suer, comme d'autres dans leur entourage, par leurs conseils bien-intentionnés, qu'ils seraient incapables de s'appliquer dans le même cas.

    Et bien sûr à tous ceux qui m'appliquent telle ou telle étiquette...

    On voudrait bien qu'ils ferment leur grande bouche, mais hélas...trois fois hélas

    C'est chanté par un petit gros, qui a ma carrure, enfin celle que j'avais il y a 6 mois avec 40 kilos en plus perdus sans l'aide de justement quelque "moralinateur" que ce soit.


    Cee Lo Green - Fuck You (Official Video)
    envoyé par Henrietta-Aime-Fumer_Tv. - Regardez la dernière sélection musicale.

  • Blog piraté dimanche

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    virus_88.jpgCe blog a été piraté toute la journée de dimanche.

    Il semblerait qu'aller à contre-courant soit mal vu par le troupeau.

    Pour ma part, cela ne changera rien strictement RIEN au contenu des articles.

  • Physiologie des commentateurs

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    Parfois on ressent presque de la lassitude devant les platitudes déballées d'un bout à l'autre du réseau, les délires complètement irrationnels et irresponsables de petits bureaucrates frustrés ou simples minables, coincés dans leurs prétendus "open space" ou dans leur toute petite vie, qui se venge sur les forums ou de simples pauvres gens qui n'ont que ça pour communiquer en ces temps de grande solitude et d'hyper-communication.

    zzzzzzzzzzzzzzzzz20125.jpg99% du temps, ils se donnent un rôle qui les vengent du réel.

    J'avoue, parfois on en a peu marre des commentateurs qui évitent la discussion réelle plutôt que de la rechercher à chaque fois. Je me pose des questions sur leurs motivations : est-ce le plaisir de saccager par le mépris, la haine et la raillerie un texte qu'ils n'auraient pas été fichus d'écrire car l'effort leur apparaissait trop important ?

    Est-ce de la basse envie, de la jalousie vis à vis de l'auteur du texte ?

    Ou bien est-ce seulement l'expression d'un ressentiment contre la Terre entière du fait de complexes sociaux ou culturels qui les poussent à se défouler ainsi ?

    On me dira, ils sont nombreux, les cloportes, clampins et autres espèces de mythomanes, pour la plupart des génies méconnus injustement à leurs yeux, car à leurs yeux ils sont géniaux.

    A leurs yeux seulement.

    Avant ce genre de personnages se contentait d'envoyer des lettres anonymes à la Caisse d'Allocations Familiales, à la Sécurité Sociale ou aux Impôts pour dénoncer ses voisins (à la Kommandantur pendant la Seconde Guerre Mondiale). Maintenant, gràce à l'accesibilité formidable du Net, il exprime sa frustration et sa colère envers également tous ceux qui contredisent ses certitudes qui sont nombreuses, ou les lieux communs qui lui tienne lieu d'opinions selon lui.

    Ils sont de différentes sortes ou espèces :

    Ceux qui ne lisent pas l'article jusqu'au bout et se contente du titre et de ce que l'auteur dit de lui. Ils répondront donc quant aux préjugés qu'ils ont sur les choix mis en avant par le rédacteur des articles : ce sont souvent des syllogismes extrêmement basiques.

    Église catholique = méchants, le rédacteur se dit catholique donc le catholique = méchant et réactionnaire.

    Contester le libéralisme = marxistes, marxistes = méchants donc contester le libéralisme et ses conséquences (dont la soumission du politique aux marchés), c'est être non seulement méchant mais un affreux révolutionnaire le couteau entre les dents.

    Il y a ceux qui jouent hypocritement les chasseurs citoyens de méchants forcément ait-citoyens, les robins du bois du net, se prenant très au sérieux dans leur rôle de justiciers anonymes, car modestes je suppose.

    Ils oublient qu'être citoyen, ce qui implique d'avoir des droits mais aussi des devoirs, c'est aussi se comporter de manière responsable et adulte, et d'essayer autant que possible de ne pas contrevenir aux règles de vie régissant la communauté (en principe).

    Ils oublient aussi qu'ils ne sont finalement que des bien-pensants comme les autres et rien de plus.

    A la fin, du fait de l'addition de tous ces comportements déplorables, Internet devient un espace d'incivilité permanente et d'irresponsabilité totale.

    Rien n'a de conséquences, les injures sont bénignes, les lois n'ont plus cours.

    Tout est permis.

    Ce qui implique malheureusement une chose inquiétante, la démocratie et les droits de l'homme, les libertés, tout ce que l'on suppose acquis dans nos sociétés ne l'est finalement que très superficiellement, et que le vernis de la civilisation de liberté et tolérance craque très vite.

    Car très vite c'est la loi du plus fort, de la majorité qui l'emporte, la loi de la Jungle où c'est le dernier qui a parlé qui a raison, où celui que le troupeau a envie de suivre car il sait flatter les bêtes à cornes dans leur médiocrité.

  • "Money for nothing" et Dutourd au paradis des écrivains

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    Aujourd'hui j'écoute "Money for nothing" de "Dire Straits" comme cela a été interdit par une harpie canadienne et quelques associations ayant plaidé en justice du fait de l'utilisation du mot "faggot" (tapette) dans la chanson.

    Écouter la chanson ci-dessous

    Et je relis "Au Bon Beurre" de Dutourd, qu'il devient de plus en plus incorrect de lire à l'ère des indignations de Stéphane Hessel et ses thuriféraires. Anecdote amusante, une excellente adaptation avait été tournée par Édouard Molinaro avec Roger Hanin, beau-frère de qui vous savez, et Andréa Férréol. Alors qu'en 2011, les mythes éculés sur la Seconde Guerre sont encore plus d'actualité, on doute qu'un tel tournage soit encore possible...

    Voir un extrait ci-dessous


    Watch Dire Straits - Money for Nothing in Musique  |  View More Free Videos Online at Veoh.com

  • Ma véritable auto-biographie

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    Où comment je suis devenu un onaniste de sacristie réactionnaire, pseudo anarchiste de droite soutenant en fait les classes bourgeoises et exploiteuses.

    tq6451.jpgJe suis donc bien né en 1969, le 21 mai, dans l'hotel particulier de Père et de Mère à Paris dans le XVème arrondissement, et mon vrai nom est Amaury Watremez de la Seine de Touraine.

    Nos gens étaient allés quérir les sages-femmes pour me faire venir au monde.

    Dés ma naissance, il a été fait appel à la Maréchale Leclerc pour qu'elle soit ma marainne. Celle-ci m'entretint dans les valeurs bourgeoises et les bonnes moeurs dés que je fus en âge de comprendre.

    Celle-ci me porta sur les fonts baptismaux à la Madeleine, bien entendu. L'Archevêque de Paris avait d'abord refusé de célébrer mais Père insistant et promettant d'aider ses oeuvres, le prélat, un saint homme se laissa fléchir.

    Bien sûr, l'office était en latin, et il y eut ensuite une procession de pénitents habillés de rouge avec des cagoules pointues.

    A l'école maternelle, il fut hors de question de me mélanger avec le vulgaire, plutôt donc d'aller à l'école Saint Youri Gagarine de Livry-Gargan, je fus inscrit par mes géniteurs dans un cours particulier où j'appris les rudiments de la vie en société gràce à quoi, je peux maintenant encore garder ce maintien et cette simplicité qui ont fait ma légende, surtout quand je sors de ma Rolls, avec chauffeur.

    De temps, Père et Mère invitaient les enfants des domestiques afin de me divertir, et de me confronter au peuple et à ses coutumes grossières. Je me lassai rapidement de ce genre de divertissement qui devenait ensuite fort pénible, car je ne comprenais un traître mot du sabir qui leur tenait lieu de langage.

    En primaire, bien entendu, j'avais un précepteur à domicile, le même que Bernard-Henry (Lévy), son père était un ami de la famille qui nous était très sympathique malgré ses origines populacières. Père aimait à dire que « ces gens là ont tué le Christ mais qu'ils sont néanmoins diablement intelligents et doués pour les affaires ».

    i006191.jpgJ'eus également parfois la visite de la petite Christine Angot, une enfant très nerveuse et perturbée qui va maintenant jusqu'à renier ses origines aristocratiques alors que chacun sait qu'elle s'appelle Christine de la porte de Belleville, et que sa famille remonte aux croisades.

    Le soir, quand j'allais aux représentations de l'Opéra en compagnie de Père, Mère et de Bernard-Henry, il nous arrivait de passer devant les grilles de la cité Saint Joseph Staline de Saint Ouen et de nous émerveiller de l'étonnement naïf des gueux sur notre route.

    Père aimait nous acheter des crèmes glacées dans une pâtisserie de Neuilly, le jeune homme qui nous les vendait parfois était malheureusement trop nerveux et peu aimable, nous n'y allions que très peu souvent.

    Un jour malheureusement, il y eut un accident bête, l'un d'eux se jeta la tête la première sous les roues de notre véhicule, ce fut aussi douloureux pour notre chauffeur que la mort de celui qui se suicida avec le démonte pneu d'icelui, comme l'autopsie le prouva.

    Ces deux incidents regrettables me firent prendre conscience de la brièveté de l'existence et ainsi naquit en moi une conscience politique.

    Car enfin, il me semble qu'il faille vraiment préserver les avantages acquis conquis par la classe bourgeoise, ceux-ci étant gravement menacés par les hordes socialistes qui ont déferlé sur la France après le 10 mai 1981.

    Quelques temps après ma puberté, Père m'emmena voir une dame charmante qui habitait visiblement toute une suite à l'Hotel Lutétia, hotel qui nous était cher pour ses références historiques.

    Celle-ci m'initia aux choses de la chair, avant que je ne sois présenté aux jeunes personnes de la Bonne Société, toutes excellement élevées en batterie à la maison des Demoiselles de la Légion d'Honneur.

    Hélas, celles-ci étaient souvent de basse extraction, trop basses, je cherche encore celle qui perpétuera ma lignée. Père et Mère étaient cependant désolés pour moi.

    Ils avaient beau convoquer différentes promises dans notre résidence secondaire des hauts de Berck-Plage, rien n'y faisait.

    Je rejetais d'emblée certains milieux parisiens du fait de leur endogamie bien trop risquée pour ma future lignée (certains ne sont même jamais allé à une messe selon le vrai rite, pas celui qui nous imposé par l'Église renégate et franc-maçonne au pouvoir depuis 1962. Ce ne sont pas là des suppositions frivoles. On sait bien que quand on écoute « Yesterday » des Beatles à l'envers on entend distinctement « Paulus VI is evil » fort distinctement).

    Depuis quelques années, je me consacre à mon enrichissement culturel, ce que je peux faire depuis mon mariage avec Marie-Edmée Floristal, la fameuse héritière de la chaîne de charcuterie « tout bon, tout cochon », charmante vieille dame de 97 ans qui a décidé de m'aider à réaliser mes rêves. Je voudrais faire taire si cela était possible les odieuses rumeurs colportées sur son ancien mari depuis quelques temps : ce n'est pas parce qu'il faisait partie de « la Cagoule », qu'il était ministre de l'Agriculture de Pierre Laval et que ses enfants faisaient partie de la LVF qu'on peut l'accuser d'avoir été partial pendant la Seconde Guerre.