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blake edwards

  • Blake Edwards prince de la comédie sophistiquée

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    à propos de « Entre temps Blake Edwards » de Nicolas Truffinet chez Playlist Society

     

    cinéma, blake edwards, films, nicolas trufinet, amaury watremezBlake Edwards est avec Billy Wilder, Howard Hawks et Leo MacCarey un des princes de la comédie sophistiquée à l'américaine. Contrairement aux trois autres cinéastes cités, étrangement peu de livres lui sont consacrés, sans doute à cause de la populaire série des « Panthère rose » le classant dans la catégorie des bons faiseurs, le félin étant sa malédiction et une bénédiction -dont financière, lui permettant de tourner ce qu'il voulait- le tout dans le même temps ainsi que pour l'interprète de Clouseau, Peter Sellers. Celui-ci avait une relation bizarre d'amour, haine toutes les deux passionnées avec le réalisateur. Blake Edwards se rapproche aussi de Franck Tashlin pour son goût des gags étirés jusqu'au bout ou « slowburn gag » et de l'absurde.

     

    Il sait jouer des codes de la comédie hollywoodienne pour mieux s'en affranchir. Si les dialogues sont teintés de « screwball comedy », d'échanges très rapides entre les comédiens, de quiproquos théâtraux, ils sont aussi toujours marqués par une certaine misanthropie et une humeur douce-amère, y compris dans les spectacles « tarte à la crème » comme dans « La grande course autour du monde » avec Tony Curtis, Jack Lemmon et un jeune Peter Falk. « Breakfast at Tiffany's », offrant à Audrey Hepburn sans doute son meilleur rôle, est un de ses chefs d’œuvres avec « The Party » racontant le foutoir que Sellers met dans une réception chic chez un producteur hollywoodien et « Victor Victoria » avec Julie Andrews en vrai-faux travesti.

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