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  • Benalla heureux et soulagé ? Et le peuple ?

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    benalla.jpgCe qui stupéfie dans l'affaire Benalla et ses multiples rebondissements c'est qu'il y a de quoi mettre le peuple normalement très en colère, beaucoup plus qu'il ne l'est. Elle montre que l'oligarchie au pouvoir méprise copieusement la nation, qu'elle dédaigne les lois sans scrupules, les règles les plus élémentaires de la démocratie. Il y a de quoi aller chercher toutes ces belles dames et ces beaux messieurs dans leurs bureaux dorés, il y a de quoi se révolter. Mais dans l'histoire, tout le monde, y compris les « gilets jaunes » demeurent d'une timidité que je trouve absolument effarante. Je pense également à toutes ces dénégations maladroites face aux accusations de fââchiisme, face à cette stratégie pourtant grossière de fascisation des contradicteurs.

     

    Qu'est-ce qu'on attend nous le peuple pour se mettre vraiment en rogne ?

    Ce n'était que des échauffements toutes ces manifestations le samedi, rassurez moi ?

     

    Parmi les groupes de « gilets jaunes » sur les réseaux dits sociaux, on s'indigne, on s'étonne avec dépit, on se scandalise de la libération des deux nervis de Macron comme si l'on pensait qu'ils n'allaient pas quitter leurs cellules, on découvre visiblement que le droit s'applique différemment « que vous soyez puissant ou misérable ». Quelle découverte en effet ! Et là encore, vous attendez quoi de plus pour montrer à l'oligarchie et aux bourgeois pédagogues à qui appartient vraiment le pouvoir dans une démocratie ? Il vous faut quoi pour vous rebeller contre cette collusion des pseudo élites, contre cette comédie farce qui se joue sous vos yeux ? Car ce n'est que cela, et en plus elle est très mal jouée.

     

    Alexandre Benalla et Vincent Crasse sont sortis de taule. Le premier a dit qu'il était « heureux et soulagé » (voir à ce lien) aux journalistes pas du tout serviles c'est évident qui l'attendaient à la sortie de la Santé. Tu ne vas pas me dire ami lecteur que ça t'étonne ? L'ancien garde du corps a des dossiers sur tous les petits secrets honteux de ses anciens patrons, toutes ces petites saloperies intimes, ces habitudes douteuses, toutes les petites saletés qu'ils pensent bien cachées, bien camouflées, le deuxième aussi doit en savoir long sur ces messieurs-dames du nouveau monde se prenant tellement au sérieux.

     

    Et sont finalement très ancien monde, juste des nantis qui tiennent à profiter encore longtemps de leurs prébendes payés par vous, amis lecteurs. Et par moi, par nos impôts, ainsi que toute la cohorte de larbins prêts à ramasser toutes les miettes qui tombent des bonnes tables.

     

    Bizarrement depuis quelques temps, ils ne se souvenaient plus l'avoir croisé quelque part. Une sorte d'amnésie politique antérétrograde étrange, de vrais poissons rouges ces notables « en Marche » (comme chacun sait le poisson rouge a une mémoire de très courte durée ainsi il ne s'emmerde jamais en tournant en rond dans son bocal).

     

    Il est permis de penser, enfin je ne sais pas, je ne demande pas la permission je ne vais pas m'en priver, que ces quelques jours en prison était une sorte d'avertissement le concernant et qu'il a donné des gages pour garder motus et bouche cousue, au moins tant que ça l'arrange. On peut se poser des questions sur les contrats russes qu'il a signé avec son comparse (voir ici). Finalement, Benalla ne travaille-t-il pas pour Poutine finalement ? Il y a des bruits qui font de lui un agent marocain également (voir source). Pourquoi n'aurait-il pas mangé à tous les râteliers ? Tant que la cantine est bonne et le salaire mirobolant pourquoi se gênerait-il ? Et ils fascinent tous ces premiers de la classe, tous ces fils de famille tellement sages tellement dociles. On note souvent chez les « héritiers » cette appétence pour fréquenter des voyous des « affranchis » comme pour compenser d'avoir été si raisonnable, comme si également toute cette bonne éducation, ce phrasé délicat n'étaient que du vernis qui se craquelle vite.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Le retour de la revanche de l'affaire Benalla

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    Ou parlons donc des années 30

     

    politique,société, années 30, benalla, stavisky, amaury watremezDés que les bourgeois pédagogues ont des contradicteurs un peu acerbes en face d'eux, des gilets jaunes, des saletés d'anars de droite, ça ne rate pas ils évoquent les années 30, le nazisme, le fââchiisme, le retour des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire. Parfois même quand ils ont des souvenirs des cours d'histoire ils rappellent le 6 février 1934 quand la IIIème République a vacillé. Mais ils oublient toujours une histoire pourtant très caractéristique de cette époque, et qui montre que les mœurs politiques n'ont pas tellement changé. Je veux parler de l'affaire Stavisky bien entendu.

     

    La chute de cet affairiste douteux qui avait des accointances avec le pouvoir entraîna celle du gouvernement Chautemps. Stavisky finit mal, on le trouva « suicidé » de deux balles dans la tête (voir à ce lien), il y eut une « Une » retentissante du « Canard Enchaîné » sur le sujet. Pour les historiens bourgeois pédagogues, il y eut beaucoup de fantasmes sur cette affaire, eux aussi parlent de la nostalgie des fameuses z-heures les plus sombres, mais ils n'expliquent pas son suicide suspect.

     

    Coïncidence amusante, le destin a de l'ironie, Stavisky s'appelait Alexandre comme Benalla et comme Benalla ce n'était sans doute pas son vrai prénom. Et comme Stavisky Benalla a des relations hauts placées, il a su faire son trou. Et comme lui il commence à les gêner aux entournures (voir à ce lien). Le problème des voyous trop vite montés en graine c'est qu'ils ne savent pas s'arrêter. Ils ne connaissent pas les limites de la bienséance, n'en ont rien à barttre.

     

    L' ancien garde du corps de Macron est allé au Tchad avant le voyage du président. Sans doute pour préparer le terrain en amont, débrouissailler, ce que l’Élysée dément bien entendu, mais pas les dignitaires et les hommes d'affaires tchadiens. Alexandre Benalla a toujours son passeport diplomatique qu'il n'a pas rendu malgré une demande express du ministère des affaires étrangères.

     

    Pourquoi ne le rend-il pas ?

    Parce qu'il se sait protégé. Pas besoin de chercher des complots, des machinations occultes, tout cela se fait au grand jour sous nos yeux.

     

    Pourquoi est-il protégé et peut-il se payer la tête des juges quand on l'interroge sur le « selfie » armé ?

    Il a des « dossiers » évidemment.

     

    Il en a sans doute sur tout le monde, sur tous les oligarques, à commencer par Emmanuel Macron et sa femme eux-mêmes étant proches d'eux 24h sur 24. Ce qui lui permet d'avoir la même arrogance, le même culot extrême que l'autre Alexandre, le Stavisky qui connaissait bien l'envers du décor du microcosme de tous les puissants de son époque, il connaissait leurs lubies, leurs plaisirs tristes, leurs appétences douteuses. Benalla a des dossiers aussi sans doute sur la vie sexuelle de son ancien patron et de sa patronne, il en a sur les personnes que ceux-ci ont rencontré, en a certainement sur les donateurs de « En Marche ».

     

    Les bourgeois pédagogues qui évoquent sans cesse les années 30 n'ont donc pas entièrement tort. Notre époque rappelle un peu les années 30 par la prééminence au pouvoir d'affairistes douteux, par les liens des politiques avec les couches interlopes de notre société (interlopes étant un mot que l'on employait déjà dans cette décennie malheureuse qui se termina par le traité de Münich et la seconde guerre et qui veut bien dire ce que cela veut dire).

     

    Espérons pour lui que Benalla ne finira pas comme Stavisky, subissant un malencontreux accident. Par contre, s'il a envie de parler on est toute ouïe...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    image empruntée ici

  • Les habits neufs du président Macron

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    politique, macron, emmanuel, benalla, société, sénat, amaury watremezCe qui est bien avec ce qu'a pu dire Alexandre Benalla contre le Sénat (voir ici à ce lien, et là la "plainte" du président) c'est que cela révèle la véritable conception des institutions du président, ressortie sans doute un peu maladroitement par son ancien nervi. Le Sénat serait une assemblée de "petites gens" qui ne serait pas élu démocratiquement, et devant qui il ne devrait pas avoir à se présenter. Et les institutions doivent toutes aller dans le même sens, toutes acquiescer au président, tels les députés godillots de LAREM, à l'exception notable de Sonia Krimi. Ils apprendront tous les deux qu'il ne faut jamais sous-estimer des bons vivants comme le sont certains sénateurs.

     

    Ce sont des Raminagrobis, on les croit des vieux chats ensommeillés, digérant tranquillement leur dernier repas, somnolant en goûtant la chaleur de l'endroit, alors qu'ils ont encore le coup de griffe acéré.

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