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belles consciences

  • Mélanie Chassepot, le Pape et les catholiques

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    Mélanie Chassepot ne s'appelle pas vraiment comme ça, c'est moi qui lui donne ce pseudonyme afin d'évoquer son cas, surtout ce qu'elle a à dire concernant l'élection du Pape François en particulier et de l'Église Catholique en général, qui est caractéristique.

     

    Christiannisme, société, politique, religions, laïcité, belles consciences, la nostalgie simone la nostalgieEt puis je connais bien Mélanie : elle lit mes articles taquins en douce, qu'elle désapprouve d'ailleurs silencieusement quand je la croise mais avec force, son regard pourrait tuer s'il était armé, et pourrait mal le prendre si jamais elle voyait son prénom. Pour elle je suis un bourgeois réac, mâtiné d'un râleur insupportable.

     

    Qu'elle se rassure, il n'y a pas qu'elle dans Mélanie Chassepot, mais l'essentiel.

     

    Mélanie a un travail en lien avec la communication, elle reçoit des tracts et prospectus, journaux, revues et magasines pour informer les personnes qu'elle reçoit chaque jour.

     

    C'est une conscience très haute Mélanie, elle est pour le progrès, la justice et la mémoire, elle trouve que les gens de droite ne sont pas tout à fait normaux et équilibrés, comme Patrick Cohen.

     

    Et bien pire sont à ses yeux les catholiques qui ont ces croyances absurdes quant à la morale individuelle, ce qui la choque le plus. Les gens de droite encore, elle les tolère, après tout qui sait si un jour ils ne reviendront pas dans le droit chemin à force de persuasion et de pédagogie.

     

    Mais les catholiques, elle ne supporte pas...

     

    Mais de quoi se mêlent-ils ces catholiques ?

     

    Tous réactionnaires, aux curés tous pédophiles, aux familles nombreuses toutes riches, toutes privilégiés et bénéficiant indûment de l'aide de l'état pour élever leurs gosses que personne ne leur a demandé de faire :

     

    Ils ne peuvent pas mettre un préservatif comme tout le monde et « gérer » leur désir d'enfant comme les autres (à savoir l'envisager comme un luxe qu'on se paye quand on a les moyens, un signe d'ostentation sociale, et non comme une personne) ?

     

    Ils ne peuvent pas être « citoyens », « équitables », comme tout le monde ?

     

    Là-dessus Mélanie pense comme Bruno Donnet face au représentant de « Familles de France » dans « le Grand Journal » de Canal +, cette émission de progrès et de culture dont elle ne rate pas un numéro, riant de bon cœur ensuite aux plaisanteries « citoyennes » et fines de Yann Barthès pendant « le Petit Journal ».

     

    Évidemment, on pourrait trouver paradoxal que Mélanie se soucie de l'opinion quant à ses coucheries de personnes qu'elles méprisent apparemment par ailleurs dans leurs croyances et convictions.

     

    Mélanie n'est pas très logique.

     

    Mélanie, bien qu'éprise de tolérance, et du souci d'écouter toutes les cultures, ce qu'elle revendique chaque jour, dés qu'elle reçoit quelque chose venant d'une institution, d'une ONG catholiques, même portés aux nues par les médias, le déchire rageusement et consciencieusement et le flanque à la poubelle.

     

    Ou bien, de rage, une sainte colère laïque et de progrès, elle décroche son téléphone pour enjoindre fermement les importuns qui l'informent de leurs actions de ne plus le faire.

     

    Mélanie par ailleurs ne voit aucun inconvénient à ce que d'autres croyants revendiquent des droits à pratiquer des interdits alimentaires d'une absurdité sans pareille ou des pratiques vestimentaires absurdes.

     

    Elles voient ces pratiques comme de l'exotisme à peu de frais de « bons sauvages » qu'elle a sous la main en bas de chez elle, ce qui lui fait des économies, elle n'a pas à dépenser pour faire du « tourisme citoyen ». Elle voit ça comme des enfantillages de personnes qu'elle ne considèrent pas tout à fait comme capables de civilisation finalement.

     

    Si une personne s'avise de lui rappeler ces faits de bon sens, Mélanie Chassepot s'emporte, elle « se sent blessée, meurtrie » et pour elle c'est un signe que l'Ordre noir n'est pas loin, c'est une « stigmatisation » absolument odieuse de populations « issues de la diversité » (TM°), voire du racisme, elle n'hésitera pas à le dire.

     

    Ce qu'omet de dire Mélanie, et qui est la cause réelle de sa haine des personnes de droite et des catholiques, c'est qu'elle provient surtout des complexes qu'elle ressent encore, mais qu'elle n'exprime jamais, Mélanie au fond est très jalouse également. Elle vient d'un milieu qu'elle dit « ouvrier » de petits employés, de bureaucrates de la classe moyenne, encore peu touchés par la Crise. Elle aurait bien aimé être cooptée par les « bourgeois » qu'elle croisait de temps, ne comprenant pas qu'ils étaient aussi faillibles qu'elle.

     

    Elle s'imaginait que ces « bourgeois » avaient une meilleure vie qu'elle et qu'eux, si ils s'avéraient plus cultivés, plus fins qu'elle sur certains points c'était surtout parce qu'ils étaient riches, oubliant ou feignant d'oublier que l'on peut être « fils d'ouvrier » et se cultiver...

     

    Un temps, elle a fait partie d'un groupe d'aumônerie où elle a cru sublimer ses frustrations quelques temps, ce en quoi elle n'était pas la seule, mais hélas, les jolies filles, des « bourgeoises » c'est sûr, faisaient chavirer le cœur des garçons qui lui plaisaient. N'ayant pas réussi à surmonter ces faiblesses, elle a donc mise ça sur le dos de toute l'Église Catholique et de tous les croyants, comme beaucoup.

     

    Car au fond, ce n'est que ça son anti-catholicisme...

    illustration prise ici (Mélanie est une vieille fille moins sympathique que le personnage de Girardot dans le film cité)