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  • Le bazar turbulent de la polémique

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    Démocratie en ralenti

    bagarre_village_gaulois.gifDe plus en plus souvent, on entend les électeurs, formés politiquement ou non, chipoter sur la démocratie. Il y a trop d'élections, il faudrait seulement deux partis, un de gauche, un de droite, et pourquoi pas un seul, ce serait encore plus simple, non ? Alors que la démocratie c'est justement cet « émiettement » des partis. On nous dit qu'en France, il y a d'ailleurs soixante millions d'opinions différentes pour s'en gausser, mais quelle importance ? On se plaint d'avoir trop d'élections et certains vont jusqu'à penser qu'il ne faut pas trop remettre en question les décisions des politiques et dirigeants, ou chefs d'entreprise car eux savent ce qu'il faut pour les autres étant réputés plus compétents, ou alors par le fait qu'il faudrait être encore un peu plus dociles que nous le sommes déjà. On en vient même à dire que droite et gauche ça ne veut rien dire, ce qui est faux même si des gauchistes peuvent être au fond pétainistes et des dirigeants de l'UMP pro-révolutionnaire, comme Xavier Bertrand. Seulement voilà, la langue de bois, comme celle que décrit Christian Delporte dans son livre sur le même sujet conduit à justifier souvent l'injustifiable, que ce soit d'un côté politique ou de l'autre. C'est venu rapidement, ça a pris à peu près vingt-cinq ans pour nous convaincre que la démocratie était une coquille vide, ce qui est très loin d'être le cas comme j'ai pu le vivre en étant au Proche-Orient où le moindre geste, le plus anodin, a des airs transgressifs, et où nous avons vraiment pris conscience de nos droits qui sont devenus encore plus précieux à nos yeux.

    Quant à moi, je refuse catégoriquement de rentrer dans un moule de pensée quel qu'ils soit, dans un cadre que l'on m'impose, d'où qu'il vienne, même en prétextant que c'est pour mon bien. Nous vivons peut-être dans une sorte de totalitarisme mou, ce n'est pas totalement exagéré, les peuples étant finalement soumis à l'arbitraire économique qui se doit d'entretenir sa dynamique mortelle, mais nos libertés sont bien réelles. Et à la performance qui impose sa logique, je préfère le joyeux bazar, aussi turbulent soit-il, de la polémique politique.