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barnum consumériste (tm°)

  • Des gosses généreux pour Leonarda, ou l'Enfer pavé de bonnes intentions

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    politique, société, spectacle, barnum consumériste (TM°), hypocrisieLes jeunes qui manifestent et bloquent leurs lycées pour Leonarda, cette Rom en situation irrégulière emmenée devant ses camarades, ne sont pas de mauvais gosses, cela part d'intentions généreuses et certainement pures, d'un désir d'absolu mal compris, mal canalisé, mais ils se font manipuler et se fourvoient complètement. Comme beaucoup d'adolescents qui ne sont jamais partisans des représentants de l'autorité, ils pensent qu'ils sont du côté de « Robin des Bois » contre les oppresseurs. En grandissant, en mûrissant, en théorie, l'adulte comprend que les situations sont plus complexes que ça, qu'il n'y a pas de noir, pas de blanc mais une infinité de nuances de gris.

     

    Bien entendu, ils ne voient pas, du fait d'un « bourrage de crâne » continu depuis des décennies, que cette misère atroce et cette immigration clandestine massive de par celle-ci sont surtout dues à une politique européenne essentiellement monétariste et hyper-libérale par essence, sous la coupe du pouvoir « tout-éconnomique », qui détruit les classes dites moyennes et enrichit un peu plus ceux qui sont déjà riches à milliards, politique européenne que l'on présente comme irréversible et fondée sur des bonnes intentions humanitaires et vaguement, très vaguement, humanistes.

     

    Ils ne voudraient pas voir non plus, car ce serait incofortable pour leurs certitudes, que c'est à cause de ce système consumériste dont ils profitent à plein, qu'ils font vivre en achetant un nouveau « smartphone » ou n'importe quel autre gadget électronique tous les deux mois, que naît en grande partie cette misère. Et que résoudre au moins en partie la douloureuse question de la misère ne se fait pas en partant de bonnes intentions qui ne suffisent pas. Et que si il y a la profonde misère matérielle, il y a aussi la profonde misère morale des peuples européens à qui l'on a fait comprendre que la foi et les grands idéaux d'antant ne servaient à rien, ne menaient qu'à la guerre, et qu'ils convenaient donc d'y renoncer.

     

    Rappelons à ce propos que les plus virulents à dénoncer le scandale de la misère des Roms ont été l'ancien Pape, Benoît XVI, et le nouveau, le Pape François que les chrétiens de progrès progressiste feignent d'aduler, étant visiblement sourds quant aux demandes de manifestations concrètes de charité et de partage...

     

    Il est bien sûr à noter que lorsque certains parmi ces jeunes désirent aider leur prochain par des réalisations tangibles la plupart des adultes, qui sont eux des personnes raisonnables, posent tellement de conditions, de cadres, de normes, de standards, d'idéologie, que ces jeunes généreux sont finalement découragés de faire quoi que ce soit, qu'on ne les laissera pas mener à bien surtout car fond la plupart du temps les adultes n'ont pas envien de faire tous ces effrots auxquels ils ne croient plus.

     

    Ces manifestants sincères et raisonnés sont une infime minorité, car il y a tous les « suivistes » et « opportunistes » du mouvement afin de « sécher » qui une heure de maths avec madame Lagneau qui a une moustache sur la lèvre supérieure, qui une heure d'histoire pour ne pas subir monsieur Meignant et son collier de barbe étrenné en 1973 avec son « baise-en-ville » en cuir. Et puis il y a évidemment tous ceux qui ont envie de traîner en ville à dragouiller et rêvasser à la terrasse des cafés, toutes occupations qui sont loin, j'en conviens, d'être malsaines.

     

    Pour eux, je n'en jugerai pas, mais pour ceux qui les embrigadent et manipulent, pour les tireurs de ficelles, je doute que ceux-là soient prêts à partager leurs richesses, à installer des Roms chez eux, voire à se démettre de l'un ou l'autre privilège ou z-acquis social afin de remédier à la pauvreté endémique de ces populations en France, en Roumanie, ou en Yougoslavie. Ces sacrifices matériels concrets, curieusement, je n'en entends jamais parler à de rarissimes exceptions.

     

     

    Après tout, dans une situation dont on nous dit partout que c'est une situation d'urgence, à peur près depuis Hiver 54 chaque hiver, et même avant, il faut préconiser des solutions d'urgences, des solutions radicales, mais là encore il y a loin de la coupe aux lèvres...


    image prise sur le site de "Le Parisien"