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ballade

  • Ballade dans le Paris mondialisé...

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    paris, ballade, mondialisation, société, politique, amaury watremezJe suis d'une longue lignée de « piétons de Paris ». On ne découvre et on apprécie bien cette ville qu'à pieds. J'aime bien me balader et retrouver des quartiers, des rues de mes souvenirs ou du cinéma des années 50-60. Je ne suis pas dans la nostalgie à tout crin, ce n'était pas parfait ces époques. On est loin des belles histoires à la « Amélie Poulain », les immeubles à la « Amélie Poulain » ça sentait la pisse, le chou cramé et dans les escaliers les clodos essayaient de peloter les jeunes filles. Mais on y trouvait malgré tout encore un art de vivre populaire bien particulier. 

     

    Il a totalement disparu.


    Dans les bus, des africains ne parlant qu'entre eux et fort 
    Qui crient au racisme des qu'on leur met le nez sur leurs incivilités …

    Ils ne montent que par l'arrière du bus et se sentent offensés, ou jouent l'offense dés que quelqu'un s'aventure à leur demander de payer leur billet.

    Les commères s'entassent toutes ensembles, parfois poussettes contre poussettes au milieu des transports en commun.

     

    Ils veulent vivre comme « au pays » et non comme en France. Dans des quartiers parisiens où ils sont majoritaires, les marchés sont comme en Afrique ce qui permet à quelques bourgeois pédagogues de se procurer quelques émotions fortes à peu de frais, de l'exotisme bon marché, et du personnel de maison sans charges...


    Des pakistanais dont on croirait qu'ils causent une langue inventée par des gosses, ils palabrent encore et toujours, parfois s’engueulent, mais contre le blanc qui demande du calme, on se ligue tous ensemble... 

     

    ...Cela arrive tellement rarement il faut dire.


    Il y a ces arabes qui s'interpellent en s'appelant frère mais seulement entre eux. Ne sont frères et éventuellement sœurs que leurs coreligionnaires.


    Ce sont des endroits traversés qui ressemblent à Jérusalem Est.
    De plus en plus.

    Jérusalem Est pendant la guerre des six jours...


    De loin en loin on a quelques français qui font semblant de rire en rougissant à la première provocation...

     
    Qui font mine de se concentrer fébrilement sur leur smartphone...

     

    ...Mais cela ne trompe personne.


    Qui se replient sur eux.


    Qui font semblant de ne pas voir la haine à leur encontre exprimée sans complexes...

     

    D'aucuns semblent même l'accepter, la trouver normale, vu leur discours de masochisme mémoriel continuel...

     

    Qui se lèvent aussi le sourire un peu de travers si un « divers » demande leur place, on le voit souvent.

     

    Voire même, on peut croiser de plus en plus de ces personnes s'habillant comme les gamins des banlieues, avec le même « survêt » informe, la même casquette, le même sabir incompréhensible qui n'est plus du français. Parce qu'ils sont lâches et qu'ils préfèrent se fondre dans le clan que rester eux-mêmes. Il y a même de ces « rastas blancs ».

     

    Les jeunes filles sont toutes sur le même modèle, toutes copiant le « louque » des « influenceuses » de « Youtube » ou autres réseaux dits sociaux comme bien entendu Kim Kardachiant : jean slim, sourcils épais « artistiquement » taillés, « Stan Smith » aux pieds, le gadget électronique comme vissé à la paume de la main, tout comme les écouteurs dans les oreilles...


    Au bout d'un moment le plaisir de la promenade s'estompe. 


    On se frotte les yeux.


    On est bien à Paris...

     

    On va reprendre le train pour la banlieue...

     

    Dans la gare on croise quelques touristes qui cherchent des traces du Paris des films romantiques, des « bobos » en trottinettes électriques glissant silencieusement au milieu de la foule, indifférents à ce qui les entoure...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    photo d'illustration de l'auteur