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bac français

  • Le nivo baisse

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    politique, société, lecture, littérature, bac français, jeunes, hypocrisie, ignorance, inculture crasse, amaury watremezIl est d'usage après les épreuves du bac français de rire à gorge déployée des réactions de colère des gosses sur le net, de ricaner de leurs perles toujours plus énormes relevées dans les copies. Certes ils ne lisent plus du tout et pour eux bien entendu, la lecture d'un texte classique ou d'un moderne est juste une corvée insupportable à de rares exceptions. Ils ne font sur twitter (TM°) ou facebook (TM°) que témoigner de leur ignorance en toute candeur, étaler leur inculture il est vrai lamentable. Avoir de la culture n'est de toutes façons plus pour eux une valeur. C'est même parfaitement superflu, une lubie de prétentieux.

     

    Ils ne voient pas le problème non plus dans leur « ortograffe » le plus souvent défaillante, une ou deux fautes par phrase voire plus. « Tant qu'on me comprend » disent-ils, tranchant le questionnement généralement par un « de toutes façons moi je me comprends c'est l'essentiel, non ».

     

    Les adultes qui en rigolent sont cependant, me semble-t-il, amnésiques :

     

    Qui achète déjà aux adolescents les smartphones sur lesquels ils ont le regard presque constamment rivé ?

     

    Qui leur laisse une télévision avec 300 chaînes dans leur chambre ?

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  • Victor Hugo et les jeunes cons

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     Sur l'illustration (prise ici), le jeune grec tient un poème de Victor Hugo tiré de "les Orientales" qui évoque l'arbitraire

    poeme+victor+hugo.jpg

    tombé sur l'île de Chio, un poème qui incite à être indocile face aux "puissants"...

     

    Les « touites » des gamins ignares sur le Net m'ont rappelé cet incident caractéristique qui est arrivé dans une bibliothèque fréquentée surtout par des jeunes par obligation. Leur dernier jour de présence, ceux-ci se déguisent, ce qui pourrait être sympathique, ils ont cru bon d'ajouter comme activité le saccage de l'endroit qu'il déteste car il représente tout ce qu'ils haïssent à commencer par l'indocilité aux diktats absurdes du « vulgum pecus » qu'engendre souvent la culture. Ils ne voyaient pas le problème, ils mettaient de l'ambiance croyant également utile de se filmer pour en faire un « Harlem shake » visible sur « Ioutube », cette quête de célébrité « kleenex » même pour rien étant de leurs aspirations les plus répandues...

     

    Je précise que cette bibliothèque n'est pas dans un « quartier » chaud, même pas dans une zone à problèmes sociaux où les lieux culturels sont paradoxalement peut-être plus respectés, et que ces jeunes n'étaient pas des « racailles ».

     

    Dans notre société hyper-matérialiste surtout préoccupée par le pognon : en avoir ou pas pour consommer les objets tous plus inutiles les uns que les autres que le tout économique imposent de posséder pour être considéré par le reste du troupeau, cela fait longtemps que la culture, et en particulier la culture littéraire, est méprisée, considérée comme inutile, même s'il y avait quand même auparavant des restes de pudeur à s'avouer ignare ou inculte, du fait aussi de quelques complexes d'infériorité sociale mal digérés.

     

    Ce n'est pas que de la faute des parents qui depuis quelques décennies ont fait en sorte de ne surtout rien transmettre à leur progéniture. Ce n'est pas seulement de la faute de l'institution scolaire qui devrait peut-être se poser la question du « collège unique » ou du « bac pour tous », fixant comme but 80% de bacheliers, donnant des notes parfois absurdes (comme 21/20) à des élèves certes méritants. Ce n'est pas non plus la faute seule de la formation des professeurs dont certains choisissent la voie de l'enseignement des lettres non par goût personnel mais par défaut sans parler des élèves eux-mêmes qui prennent la filière « L » car elle est réputée « facile ».

     

    La littérature, ça sert à rien ! La littérature ça ne peut pas se quantifier en équations, ça suppose de réfléchir par soi-même ! Et en plus ça rend malheureux le consommateur docile qui s'aperçoit en lisant les classiques ou les modernes de la vacuité des aspirations que la société actuelle, festiviste et libérale-libertaire, lui propose, lire l'obligerait à remettre en question sa docilité à des sottises et son allégeance abjecte à la standardisation des choses et des esprits, bref à se poser des questions.

     

    Les imbéciles en nourrice, les boutures de crétins, les jeunes cons gardaient néanmoins leur haine de ce qui était élevé pour eux, ils faisaient montre encore d'un certain respect. Maintenant, du fait des merveilles du progrès technique, le crétin et en particulier le jeune crétin peut étaler son inculture devant le monde entier ainsi qu'on l'a vu après le bac français sur « Touitteure » mais pas seulement, où le père Hugo en a vu de toutes les couleurs, certains contributeurs ignorant visiblement qu'il est mort depuis quelques temps déjà. On en rirait si ce n'était pas dramatique. Ces gosses étalent leur incompréhension assumée et totale de la poésie, lui préférant une trivialité crasse. Ce sont déjà des éléments représentatifs de cette « nouvelle humanité libérée du passé » que d'aucuns parmi les idéologues appelaient de leurs vœux, y compris chez les adeptes du « Gender », des hommes et des femmes nouveaux à l'aise dans l'utopie qu'est pour eux ce monde, ayant déjà accepté une forme aiguë de totalitarisme de la pensée dans leurs têtes, celui-ci commençant toujours par un bon petit autodafé fût-ce au nom de bonnes intentions.

     

    Bien sûr, il y a aussi encore parfois des adolescents, comme cette jeune fille que j'évoquais il y a un an, des enfants, qui ont encore la passion des Lettres, de la lecture voire de l'écriture, qui sont obligés de ne pas trop le dire étant assimilé rapidement à la figure détestée de « l'intello » qui veut se hausser du col, se mettre en valeur au détriment des autres, ne pas obéir aux mêmes règles absurdes et complètement débiles.

     

    Bien sûr, Il y a encore un peu d'espoir mais si peu...