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bêtise

  • Les arbitres des élégances politiques comme des morpions

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    knoll.jpgIl existe dans ce pays de France une catégorie de la population qui en déteste les valeurs, l'histoire et la culture. Bien entendu, c'est le droit de celle-ci après tout, mais dans ce cas pourquoi ne pas être cohérent ? Mais par contre à l'inverse personne n'a le droit de le dire, ou de se le donner, car l'influence des arbitres des élégances politiques est encore excessivement importante. Dans les milieux favorisés par les études ou l'argent, on a encore une peur bleue de les choquer, ou de les contredire. Même et surtout s'ils disent des sottises.

     

    Surtout dans ce cas.

     

    Il convient de continuer à s'obstiner dans le masochisme mémoriel et l'autoflagellation collective. Les français surtout s'ils ne sont pas des « bonnes » familles sont forcément des salauds. Les électeurs de la « France insoumise » sont des jaloux, des aigris, des anciens fonctionnaires passéistes, ceux du « Front National, rien que des ploucs infréquentables...

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  • De l'abbé Bethléem aux bourgeois pédagogues

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    littérature, bibliothèque, société, censure, bêtise, culture, amaury watremezL'abbé Bethléem était cette figure pittoresque de prêtre de choc qui pendant plusieurs décennies pensait expurger la littérature de tout ce qui était mauvais pour le peuple (voir à ce lien). Il s'est systématiquement trompé sur le talent des auteurs qu'il censurait, y compris les catholiques, et portait aux nues une littérature toute en exemplarité sans couleur, sans saveur, sans odeur. Il était un genre de boussole à l'envers, de celles indiquant toujours le Sud. Il était sincèrement persuadé de faire le Bien en évitant aux âmes de se pervertir. On ne peut véritablement l'en blâmer après tout.

     

    Parfois certaines voies sont pavées de bonnes intentions dit-on.

     

    Il est de ces personnages permettant aux bien-pensants d'évoquer l'ordre moral d'antan, un ordre noir réputé arbitraire et insupportable. Il était un Don Camillo "réac" en somme. Ledit ordre noir était pourtant tout relatif ainsi que le rappelait Marcel Aymé dans un texte sur la libération sexuelle, les enfants et les grandes personnes, y compris à Paris, avaient quotidiennement tout autour d'eux des animaux, animaux de trait, de labours, chevaux, s'ébattant librement voir se reproduisant sous leurs yeux. Ils avaient des leçons de chose -de "la" chose- en vrai. Le joug moralisateur était donc tout relatif.

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  • L'Amérique dont nous ne connaissons rien

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    politique, élections présidentielles américaines, Trump, Clinton, société, Amaury Watremez, clichés, bêtiseNous croyons tout savoir des États-Unis. Nous regardons principalement ses films et feuilletons depuis des décennies. Nous singeons son mode de vie que ce fut celui d'un « redneck » obèse se détendant dans les centres commerciaux géants le samedi, ce qui est devenu le loisir principal de la majorité des gens sous nos cieux. Ou que l'on se soit tel un intellectuel new-yorkais névrosé amateur de restaurants « vegans », en « psy » constante depuis des années, mais tellement libertaire, tellement ouvert. Les bourgeois pédagogues se rêvent souvent en personnages de « Seinfeld » ou de Woody Allen. Nous sommes fascinés par ce pays-continent dans une relation d'haine/amour complexe.

     

    Les « clichés » que nous croyons énormes sur les américains y sont vrais. Ils sont vraiment comme dans leurs fictions. Mais c'est infiniment plus complexe que cela, et il n'y a pas une ou deux Amérique mais quelques dizaines. On le voit même dans un reportage étonnant de l'émission de Barthès sur TMC montrant dans le Dakota du Sud des « bidonvilles » où habitent une population des plus pauvre, des plus déshéritée, de blancs votant tous pour Trump contrairement à ce que les médias français laissent entendre, ceux-ci suggérant que ce sont surtout les riches qui votent pour le milliardaire grossier candidat à la Maison Blanche.

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  • La haine de la Littérature à Nuit debout mais pas que

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    Livre, nuit debout, politique, société, bêtise, censure, littérature, amaury watremezSi je conchie tous les idéologues, quel que soit leur camp, de droite comme de gauche, quels que soient leur alibi, c'est d'abord de par leur haine profonde de la Culture en général et de la Littérature en particulier, car celles-ci contredisent forcément leurs certitudes à un moment ou un autre. Généralement, la Révolution, la Réforme réputée indispensable des mœurs commence toujours par un bon petit autodafé, une censure au nom de bonnes intentions, toujours.

     

    Poser la question de la censure, l'envisager, c'est déjà censurer.

     

    La censure d'une œuvre se justifiera toujours au nom de la moralisation que les idéologues,théocratiques ou laïcs, prétendent imposer au reste de la société, bien entendu pour son bien. Et cela même si le reste de la société n'est absolument pas d'accord ou s'en fiche. Car les censeurs savent ce qui est bon pour le peuple.

     

    A « Nuit debout », on n'est pas en reste et l'on y respecte studieusement cette « tradition » imbécile. On vient de mettre en place une bibliothèque, « Bibliodebout » (voir à ce lien l'article de la « bibliothécaire » deboutiste) mais, attention, dans un but militant, dans le but d'affermir un discours unique, et je cite « pour se changer les idées », dans l'optique de la conception classique des petits bourgeois de la Lecture : une occupation non productive étant forcément un loisir et rien d'autre. Dans l'esprit d'un militant ou d'un idéologue, la Littérature dont l'apport n'est heureusement pas quantifiable, qui ne sert à rien en tant que telle acquiert une utilité mesurable si elle sert la cause défendue....

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  • La peur panique de la mort sociale

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    société, politique, instinct grégaire, bêtise, amaury watremezOn peut quand même se demander gravement pourquoi les imprécateurs d'internet, les râleurs virtuels, les révolutionnaires de réseaux sociaux et les réacs de forums n'agissent pas vraiment dans la vie afin de porter leurs idéaux au plus haut. Serait-ce juste parce que ce sont des « petits bras », des employés minables frustrés coincés dans leur « open space » et se défoulant sur le réseau. Ils ne sont certes pas très différents des « philosophes de comptoir » du monde d'avant, de ces types qui refaisaient le monde, de la genèse à l'apocalypse, entre deux « ballons » de rouge qui tache. La réponse à la question posée en début de ce paragraphe brillant (et je baise mes mots) n'est pourtant pas bien compliquée :

     

    Ils ont comme leurs ancêtres une peur panique, viscérale de la mort sociale...

     

    La mort sociale c'est ne plus faire partie d'aucun groupe, être rejeté d'une communauté ou d'une autre. La mort sociale c'est être considéré comme un mauvais coucheur, un salopard fini car l'on choisit soudaine de sortir du rang. Mieux vaut la soumission au mouvement du troupeau, à la bêtise grégaire, que l'indépendance d'esprit, la liberté de penser par soi-même. La mort sociale c'est aussi prendre le risque de perdre soudain sa capacité à consommer, à acheter les produits que les vrais maîtres de ce monde nous intiment de posséder chez nous afin de demeurer des membres reconnus de la société actuelle.

     

    La mort sociale pourtant n'est pas bien grave, elle conduit à regagner son humanité dans notre période plus que troublée, à retrouver sa dignité dans autre chose qu'un gadget ou un autre.

     

    C'est plus fort que midable mais on peut en 2015 se demander pourquoi et comment on peut avoir cette terreur de la mort sociale dans notre société pourrie, malade, rongée par l'égoïsme, la violence, l'avidité, à quelques individus exceptionnels et plus que relativement rares. Chercher à être normal et intégré sans se poser de questions dans une société profondément déséquilibrée revient pourtant à être complètement aliéné. Peu importe, peu leur chat, la mort sociale est ressentie comme bien pire que les compromissions diverses et variées voire la lâcheté la plus abjecte....

     

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  • La pudeur de monsieur Merah père

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    politique, merah, société, terrorisme, bêtise, fanatisme, tarés, amaury watremezJe comprend presque monsieur Merah, père. En effet, pour un père, un enfant, fût-il un monstre aux yeux du monde, reste à tout jamais son enfant, quelles que soient les actions qu'il ait commises. Monsieur Merah père se trouve en ce moment en toute illégalité et en toute impunité à Toulouse malgré une interdiction de séjour pour réclamer un nouveau titre de résident. Je n'arrive pas à comprendre une chose d'ailleurs. Que fait-il en France, ce pays islamophobe ? Cette terre de racistes odieux ? Pourquoi n'est-il pas resté à Alger, terre de libertés et d'expression démocratique ce qui est de notoriété publique, non ?

     

    Mystère !...

     

    Par contre, en tant que père, il devrait justement comprendre que les billevesées qu'il raconte sont d'une impudeur presque abjecte envers les victimes des tueries commises par son fils qui a tué trois militaires français, d'ailleurs d'origine maghrébine et de confession musulmane ironie du sort, et trois enfants juifs car juifs et le père de deux d'entre eux. Les meurtres exsudent la bêtise crasse de Mohammed Merah en plus de sa haine, la sottise abyssale de tous les fous fanatiques contredisant ce qu'ils affirment être leur Foi par leur violence extrême car on a du mal à comprendre si Allah n'est que compassion qu'est-ce qui justifie de tuer son prochain ?...

     

    Ah oui, j'oubliais, un fou fanatique qui tue des innocents au nom du Coran est un loup solitaire plus vraiment musulman, on ne se posera pas la question de l'urgence d'une exégèse de ce livre saint...

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  • Ce qui rapproche les communautés en France au-delà des racismes

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    haine, racisme, société, politique, religions, bêtise, sottise crasseCe petit billet modeste naît d'une exaspération totale à la lecture sur le réseau en particulier de l'expression de plus en plus « décomplexée » des détestations diverses et variées, toujours justifiées frauduleusement, envers tel ou tel peuple, tels ou tels croyants, importées plus ou moins artificiellement sur notre sol à cause à la fois de l'angélisme envers les populations dites « issues de la diversité » et aussi de l'ignorance des autres cultures, le tout menant le plus souvent à les couper de l'espèce humaine.

     

    Il y a deux choses qui rapprochent les communautés « issues de la diversité » ou non, les groupes ethniques et religieux en France au-delà de tout conflit millénaire et de haine de l'ennemi « héréditaire », au-delà des diatribes grandiloquentes mille fois entendues, et maintenant lues sur le net, des anathèmes en tout genre et des fatwas ; on ne rappellera pas le discours de ce débile prédicateur musulman turc sur les dangers de la masturbation pouvant rendre les « mains de l'homme enceintes », je cite.

     

    Et bien sûr nous ne parlerons pas de la haine envers le catholicisme en particulier et le christianisme en général, sous des dehors patelins, s'exprimant par exemple dans le dernier livre, si l'on peut appeler cela comme ça, de madame Zrihen-Dvir (j'en parlais ici)...

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  • Je ne suis pas n'importe qui...

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    Ami lecteur, tu ne te rends pas compte mais quand tu viens sur ce blog, tu es sur un blog d'élite, loin des goûts du populaire et du vulgaire. Il m'a été reproché d'être une « Rolls Royce » du littéraire, pas assez à l'écoute des désidarata des « vraigens » qui c'est bien connu ne lisent que des conneries pour se vider la tête. Quand on me dit ce genre d'absurdités je songe à une dame que je connais bien qui a arrêté ses études à seize ans contrainte et forcée et qui s'est toujours cultivée autant qu'elle a pu.

    littérature, société, politique, bêtise,

    Car la culture n'est pas une affaire d'instruction et d'apprentissage à l'école, même si celle-ci peut savoir servir en quelque sorte de fusée d'appoint au décollage ou alors inciter à lire « a contrario » tous les livres interdits et mal vus par l'institution, ceux qui font hurler les professeurs, ce qui est toujours très jouissif je l'avoue.

     

    S'il y a des agrégés de Lettres brillants et curieux de littérature, de toute littérature, du « Genre » à celle qui intéresse les « bobos » considérant que faire le tour du « périph » de Paris en scouteure c'est une aventure humaine difficile, des agrégés ou des diplômés pour qui c'est même un enjeu existentiel, j'en connais, il en est d'autres qui ne connaissent pas grand-chose aux Lettres sortis de Claude Simon, Robbe-Grillet ou Nathalie Sarraute qu'ils ont survolé en khâgne sans avoir réellement le goût ni l'appétence de sentir véritablement le style de ces auteurs qu'ils révèrent, tout comme Proust qui bien souvent les a emmerdé ce qu'ils ne diront pas, car ils font ce qu'on leur dit de faire et révèrent ce qu'on leur dit de révérer.

     

    Tu as donc affaire à un blogueur qui n'est pas n'importe qui, merde quoi, qui a des goûts pointus en littérature voire de trop (nota bene : ce qui m'amuse d'avance est qu'il y aura des lecteurs de ce blog qui tombant dessus par sérendipité prendront ce que je viens d'écrire au sérieux). Je me suis posé la question, actuellement les lettres sont bien considérées seulement comme divertissement sympacool, comme truc qui ne mange pas de pain entre deux tests de compatibilité amoureuse dans les magazines féminins car à notre époque bouquiner il paraît que c'est surtout une occupation de fille, je revendique là encore ma part de féminité si c'est féminin, mais pas des livres trop profonds non plus, il faut qu'ils soient écrit dans un style pas trop fort pour le lecteur un peu feignasse :

     

    Sujet, verbe (au présent), complément, et « roulez jeunesse ».

     

    L'employé, le gosse, le salarié doit ensuite pouvoir retourner qui à son poste de travail, sa case en « open space », qui à son pupitre, qui derrière son bureau sans avoir trop de rêves d'évasion, y compris intellectuelle, dans sa tête. Il est pourtant d'excellents contre-exemples qui montrent que l'on peut avoir des ambitions élevées dans la médiation littéraire (selon le terme en vogue) et réussir, ainsi Cécile Ladjali qui en plein « 9-3 » fait étudier Louis-René des Forêts à des gosses de cité, leur a fait aimer, et même, cerise sur le gâteau, adapter en pièce de théâtre.

     

    Il faut s'adapter aux goûts des gens, leur dire ce qu'ils veulent entendre, mettre tout au même niveau comme le font ces participants de sites de critiques en ligne qui ne font pas de différences quant à la hiérarchie artistique entre « les aventures de chichigneux dans la forêt de Troulala » (Chichigneux étant, pour éduquer assez vite les gosses aux comportements « citoyens », évidemment un petit elfe androgyne enfant de deux papas, ou deux mamans) et « la Chartreuse de Parme », un de mes livres préférés ami lecteur, considérant que les classiques doivent être nécessairement dépoussiérés, que le français classique c'est chiant (car cela demande un effort de concentration), alors que Marc Musso ou Guillaume Lévy, ces deux auteurs spécialistes du placement de produits dans leur écriture, et des tribulations sentimentales des représentants des classes CSP ++ vivant en lofts, sont finalement des successeurs évidents de Delly, Barbara Cartland et des « romans de gare », employant les mêmes ficelles grossières, les mêmes procédés finalement désuets.

     

    On me dira, lire ce genre de livre au moins c'est déjà ça vu l'état catastrophique de la lecture en France en 2014 après quelques dizaines de réformes toutes plus mirifiques les unes que les autres de l'enseignement des Lettres. C'est en effet déjà lire quelque chose, tout comme l'engouement pour Harry Potteur c'était aussi une simili consolation.

     

     

    Sur ce, ne me remercie pas ami lecteur de t'apprendre que si tu viens sur un blog d'élite, tu es donc aussi un lecteur de blog d'élite, par ricochets, je sais que j'ai illuminé ta journée et ce malgré toute ma modestie, et puis tu le sais bien je suis un chieur mais un chieur au grand coeur...

  • Guêpier moral à Gaza

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    Ce qui me stupéfie toujours quand je lis ces commentaires enflammées sur le Réseau qui semblent tous plus ou moins justifier que la seule réponse à la violence et à la haine c'est la violence et la haine, c'est cette légèreté inconsciente ou pas avec laquelle les uns ou les autres parlent de ce qui se passe en ce moment à Gaza, en profitant surtout pour se ranger dans le camp de ceux qu'ils estiment être les « gentils », boutant le feu à la guerre, de loin, bien au chaud, bien planqués, sans se soucier que cette guerre car c'en est une tuent des hommes, des femmes, des enfants, et la plupart du temps des innocents. Il s'agit surtout d'un côté ou de l'autre, excepté quelques âmes sincères, j'espère qu'il y en a une ou deux, de se mettre en valeur sur son « fècebouc » ou « touitteur ».

     

    photo ci-dessous prise sur "Tribune juive"

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    Je les connais bien ces « robins des bois » politiques, je suis allé avec l'un d'entre eux à Gaza qui se conduisait en colonisateur qui du haut de sa grandeur consentait à aider des pauvres bougres en somme, et je me souviens de cet autre qui ne s'émouvait pas plus que ça qu'une vieille dame palestinienne soit mise en joue à un contrôle de police israélien par des gosses que cela faisait rire. Ils virtualisent ces terres violentes, turbulentes et finalement attachantes qui sont « mes » terres saintes, tout comme ces pèlerins qui ne concevaient pas que des personnes vivent et souffrent à côté des Lieux saints, souffrance à laquelle beaucoup était simplement indifférents, comme la plupart des catholiques français sont indifférents au sort des chrétiens orientaux, ne s'y intéressant pas tant qu'on les laissait se balader dans leur Disneyland biblique ou évangélique à leur guise, parmi eux il y en avait pour prétendre que "oui d'accord mais eux se situaient sur un point de vue spirituel", ce qui excusait tout à leurs yeux.

     

    Sur le Net donc mais pas seulement, l'on est sommé par les partisans de l'un ou l'autre côté de prendre absolument parti pour les palestiniens contre les israéliens, ou pour les israéliens contre les palestiniens, d'aller même comme d'aucuns le font à suggérer que l'éradication de tout ou partie des adversaires désignés est la seule solution pour se sortir de ce conflit qui dure depuis des décennies au Proche Orient, conflit totalement absurde sur un territoire grand comme la Normandie, absurde car les peuples qui habitent cette terre sont obligés selon la logique des choses, et la raison, de vivre et travailler ensemble dans une fédération laïque à plus ou moins long terme. Ceux qui font autant de concessions sur le voile, le statut des femmes, les prescriptions alimentaires en France feraient bien d'y réfléchir à deux fois de temps à autres...

     

    Il n'y a pas d'autres alternatives hormis la guerre et une guerre totale, qui touche d'abord comme on le voit à Gaza non les terroristes mais les femmes et les enfants, sans parler des minorités chrétiennes bombardées à Khan Younès ces derniers jours. Rappelons aussi que les tirs de roquettes palestiniens sur Tel Aviv ou Jaffa tuent des personnes toutes autant innocentes.

     

    Je suis toujours effaré d'ailleurs quand j'entends parler dans les médias « des juifs » israéliens, qui sont loin d'être un tout, israéliens qui ne sont pas tous juifs d'ailleurs, mais qui se rassemblent dans quatorze communautés distinctes et parfois antagonistes, et « des » palestiniens très différents dans leurs aspirations d'une région à l'autre, de Ramallah à Gaza et de Gaza à Naplouse ou Jérusalem, les uns plus laïcs que les autres, et subissant plus ou moins l'influence du Hamas qui est une association de criminels qui n'ont pour d'autres visées que l'argent que leur rapporterait la gouvernance des territoires, se servant des aspirations légitimes à la liberté des palestiniens, de leur désespoir.

     

    Le Hamas, tout comme le Hezbollah, deux mouvements financés au départ par le Mossad et les américains, sont d'ailleurs les meilleurs ennemis des israéliens pan-sionistes, leur fournissant en somme l'alibi et le prétexte indispensables aux colonisations et au non-respect des résolutions internationales, les seuls interlocuteurs favorisés par les occidentaux aussi par sottise et ignorance. Montrer les photos des blessés, en insistant sur les plus horribles, montrer les effets des bombardements sur Gaza qui sont effectivement meurtriers, c'est aussi donner un peu plus de pouvoir au Hamas, impliquer des vexations un peu plus grandes pour les travailleurs palestiniens qui chaque jour passent le passage d'Erez. On ne comprend pas, est-ce la bêtise, l'intérêt, l'allégeance aux qataris et aux saoudiens mais les interlocuteurs toujours favorisés par les occidentaux en terre d'Islam sont les musulmans les plus intégristes, comme les frères musulmans en Egypte, les autres mouvements étant toujours dédaignés sans parler des chrétiens orientaux à qui l'armée US envoyait des missionnaires évangélistes...

     

    C'est un peu le même piège dans lequel beaucoup se sont précipités au moment des prémices de la « rébellion » syrienne et autres « printemps » arabes, et dans lequel ils sombrent encore aujourd'hui ramenant la haine sous nos latitudes car en France dans nos banlieues, la question palestinienne est cruciale pour les gosses des « cités » et leurs parents. Elle entraîne de plus en plus dans celles-ci une judéophobie extrême et dangereuse que les beaux esprits refusent de voir la cantonnant à quelques « skins » bas du front...

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    image ci-contre site de la Reppublica

     

    Les israéliens et leurs partisans, dont certains se fichent bien d'ailleurs percevant ce pays comme un « porte-avion » occidental en territoire ennemi, appelant le fameux « choc des civilisations » de leurs vœux, un choc qu'ils souhaitent tant que cela ne les touche pas, restent dans un autisme total ou presque en appelant au souvenir de la Shoah pour éteindre toute discussion, considérant que le désir de sécurité tout à fait légitime de leur état certes justifie tout, et en particulier l'utilisation d'armes lourdes et modernes contre des civils moins bien équipés. On peut douter raisonnablement, sachant que cela est connu, que lorsque les maisons des chefs du Hamas sont bombardées ceux-ci soient encore dedans, on peut penser que les habitants abandonnés dans ces bâtiments sont des « boucliers humains ».

     

     

    Je me souviens très bien de ce que provoquait les prises de positions des uns et des autres, quel que soit le côté, concernant le Proche Orient, quand je vivais à Jérusalem dans la Vieille Ville : la violence, la haine, le chaos, et ce encore une fois quelles que soient les bonnes intentions.

  • Je me suis fait traiter de raciste...

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    Dédié à ceux qui n'ont que l'insulte comme mode de raisonnement politique


    Pour moi l'origine, la culture, les penchants d'une personne, que ce soit quelqu'un que je croise, avec qui je lie amitié, ou que je lis, ou dont je regarde les films, ou écoute la musique ne sont même pas des questions qui se posent ni même des problèmes, tant que la personne a à mon encontre le même esprit d'ouverture.

     

    Et j'ai des amis qui fort heureusement l'ont.

     

    Comme je suis de droite et catholique, et plutôt souverainiste, aimant la bonne chère, le bon vin, la littérature, y compris celle des "infréquentables", j'ai été traité de "raciste" par une personne pleine de bonnes intentions je suppose, bien évidemment dans mon dos, c'est plus courageux. Je cumule car non seulement j'assume mais paraît-il j'ai "un prénom qui fait bourgeois" ce qui expliquerait tout ?


    Ce serait de ma faute car j'assume mes convictions sans cachotterie ce qui provoquerait bien sûr la colère des belles âmes à coup sûr...


    Passons là aussi...

     

    Ce n'est pas bien grave; cela tient du niveau zéro de la réflexion politique où il n'y a plus que les "bons", "ceux qui pensent comme moi" et les "méchants", "ceux qui contredisent mes certitudes", c'est tellement bête. Et puis si cela devait recommencer, je n'en resterai pas là. Mais cela témoigne de l'état de politique en France, où d'aucuns se soucient surtout du sensitif, du commérage, des ragots les plus abjects et qui sont les premiers à ne pas appliquer les valeurs qu'ils prétendent défendre dont la tolérance.

     

    image prise ici

  • Un peu de Paolo Conte pour oublier les haineux

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    Sur Agoravox, pour certains commentateurs c'est sûr, je suis un agent du sionisme international, un sioniste convaincu car je ne prêche pas la haine contre Israèl, sur Antidoxe, par contre, je me fais traiter de dhimmi car je car ne prône pas le choc des civilisations. On n'en sort pas.

    D'un côté comme de l'autre, ces obsédés délirantissimes du complot te mettraient le   beau pays de France à feu et à sang pour satisfaire leur haine, et leur envie d'en découdre. Qu'attendent-ils pour prendre les armes et s'entre-tuer ?

    Moi, sur le sujet, je songe à des enfants qui me sont proches et des adolescents aussi, dont je n'ai pas envie q;u'ils se fassent tuer au nom de haines ancestrales irrationnelles et de coutumes d'un autre âge qui n'ont rien d'honorables ou de pittoresques.

    Qu'est-ce qui disait le maire de Bordeaux en 1598 ? (ami djeun, je t'aide, le maire de Bordeaux à cette époque s'appelait Montaigne, un boloss qui vivait dans sa bibliothèque)

    "Guelfe avec les gibelins, gibelin avec les guelfes"

    Ouais, c'est tout à fait ça, encore.

    Et sinon, un peu de Paolo Conte, c'est classieux pour oublier les haineux.


    Paolo Conte - Via con me par Yoda63

  • Pendant les massacres, le silence continue...

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    Cet article auquel je tiens tout particulièrement est aussi sur Agoravox

     Plusieurs dimanches, dans plusieurs messes de paroisses, on a pu entendre comme intention de prières parmi d'autres plus anodines comme à l'accoutumée :

    image prise ici

    arton24387-2d153.jpg« Prions pour Mohamed Bouazizi, pour que son sacrifice ne soit pas vain ». On constatera le manque de recul, le jeune homme qui s'est immolé par le feu ne l'a pas forcément fait par réel esprit de sacrifice politique ou idéologique, de plus c'est un suicide, depuis quand le suicide est-il un acte de charité en somme ?

     La mort de Mohamed Bouazizi c'est un peu comme celle du Chevalier de la Barre, les causes de la mort violente de ces deux hommes, bien souvent fort différentes de celles retenues par la mythologie politique, sont généralement plus prosaïques et moins glorieuses.

     L'histoire qui est faite par les vainqueurs et qui leur permet le plus souvent d'asseoir et justifier leur pouvoir, ainsi la bourgeoisie après 1789, ainsi les islamistes et les salafistes après les élections dans les pays ayant connu le « printemps arabe », retient ce qui convient aux nouveaux dirigeants généralement, que leurs partisans soient de l'intérieur ou de l'extérieur de leurs pays.

     Dans le cas du Chevalier de la Barre, une affaire fondatrice de la gauche française, tout comme l'Affaire Dreyfus, ce n'est pas exactement du fait qu'il n'ait pas soulevé son chapeau lors du procession religieuse qui fut la cause de son exécution, mais deux facteurs :

     Le chevalier avait couché avec la femme d'un de ses juges, qui l'apprenant, chargea l'accusé autant qu'il put, se vengeant d'être cocu, et c'était l'époque où les parlements qui avaient bloqués de nombreuses réformes cherchaient à faire du zèle pour se faire bien voir du pouvoir et surtout conserver leurs charges et les avantages afférents.

     Ce n'est pas qu'en tant que croyant l'on ne doive pas prier pour Mohamed Bouazizi, mais il est dommage que par ailleurs, il n'y ait aucune allusion, aucun mot pour évoquer les chrétiens, catholiques ou non d'ailleurs, persécutés un peu partout dans le monde parce qu'ils sont chrétiens, massacrés même, comme au Nigéria en ce moment, surtout de la part des autres chrétiens.

     Je ne parle même pas du sort des chrétiens palestiniens qui subissent la double peine : Pris pour des traîtres potentiels par les dirigeants du Hamas et une part croissante de la population du fait de leur statut minoritaire, et aussi du fait de la participation d'un grand nombre à la création, ils sont de plus considérés comme des terroristes possibles par les israéliens.

     Ils ont en plus à subir, cerise sur le gâteau, l'ignorance de 99% des pèlerins se rendant en « Terre Sainte » quant à leurs rites, leur histoire, leurs traditions, leurs souffrances aussi qui ne soupçonnent même pas l'existence de ces chrétiens à Jérusalem, Bethléem ou Nazareth, pour eux les arabes étant tous musulmans. Je me souviens de ces membres de communautés dites nouvelles ne faisant même pas l'effort d'apprendre ne serait-ce que quelques mots d'arabe alors que vivant côté palestinien.

     J'évoquerai également le cas des chrétiens d'Irak ou des coptes, qui ont fêté un Noël sous tension, mais plutôt que d'attaques contre les chrétiens égyptiens, l'on préfère mentionner des affrontements inter-communautaires ou inter-religieux. Il n'y a pas qu'au Proche et au Moyen Orient, cela a lieu aussi en Indonésie il y a quelques années ou au Vietnam, ou encore au Darfour où animistes et chrétiens ont été massacrés car chrétiens ou animistes.

     C'est plus plus confortable et moins risqué de ne pas en parler, de laisser ces évènements sous le boisseau. Et c'est quand même étrange ces indignations très sélectives qui évoquent avec raison, certes, certains évènements tragiques mais ne s'intéressent jamais à ces autres faits tout aussi tragiques.

     L'exil des chrétiens palestiniens que cela entraine sert d'ailleurs les intérêts des nationalistes israéliens les plus sionistes, les plus religieux, d'abord et avant tout, tout comme la radicalisation des dirigeants palestiniens. Cela permet de les montrer comme fanatiques pour mieux leur faire la guerre.

     En Occident, la plupart des anti-sionistes ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez ne font finalement que justifier le pan-sionisme plutôt que le combattre.

     Aimer son prochain comme soi-même, ce n'est pas difficile quand le prochain est loin et qu'on le connaît peu, mais cela commence par aimer celui qui est le plus proche, ce qui est parfois le plus difficile certes.

     Un chrétien du Nigeria, un chrétien du Proche ou du Moyen Orient ou d'ailleurs, catholique ou pas, est un frère, une sœur, dans la foi pour les croyants occidentaux, Pourtant, c'est surtout leur silence qui domine, un silence tout en indifférence qui fait plus que friser l'indécence, et ce depuis longtemps en France, excepté l'Oeuvre d'Orient, qui reste trop méconnue, ou l'A.E.D (Aide à l'Église en Détresse).

     Soyons bien clair, il ne s'agit pas de prendre forcément une position victimaire mais simplement que l'on reconnaisse, au moins chez les chrétiens occidentaux, le sort funeste que connaisse en ce moment les chrétiens d'Orient et d'ailleurs.

    image d'une religieuse palestinienne prise ici

    64078dc0-e921-11df-ad88-fcd3af595100.jpgQue le reste de la société y soit indifférent voire s'en réjouisse comme d'un retour de bâton mérité pour les chrétiens, c'est malheureusement presque logique, c'est dû généralement à un mélange de haine antichrétienne, ces empêcheurs de jouir de la consommation des choses et des personnes en rond, de lâcheté aussi, par peur de devoir répondre de la défense que l'on prendrait des chrétiens, par angélisme, et par la crainte de « stigmatiser » selon le terme paradoxalement religieux employé pour en parler, des personnes de même confession que les massacreurs dans les pays poursuivant les chrétiens de leur vindicte.

     Il y a aussi cette attitude consistant à voir dans toute critique de l'Islam et des comportements de certains de ses croyants des relents de colonialisme, comme si considérant les musulmans seulement sous l'angle angélique, comme si n'étant pas vraiment humains donc, il n'était pas capable des mêmes travers que tous les autres êtres humains et ce quelle que soit leur origine, leur foi, ou leur incroyance.

    image du Saint Sépulcre prise ici

    3379-ART_460_LARGE-L1-1036-L2-1036-8931.jpgEnfin, ce n'est pas exactement que dans nos sociétés, les chrétiens connaissent une persécution violente et brutale, marquée par la coercition, mais il en existe une beaucoup plus insidieuse, jouant principalement sur la dérision facile envers la foi chrétienne.

    Ce n'est même pas le blasphème qui est à remettre en cause, souvent c'est finalement un signe de foi car celui qui est indifférent à la religion n'a nul besoin de blasphémer, puisqu'il s'en fiche.

     Se dire chrétien dans notre société, à plus forte raison catholique, suscite surtout la risée, la moquerie, la méfiance, le tout n'étant pas affirmé de face, mais cela suffit pour perdre des amitiés et relations, voire même des pistes professionnelles.

     Pour moi, défendre ces chrétiens, les évoquer, tenter de provoquer une prise de conscience quant à leur sort, c'est aussi les remercier de l'accueil reçu en particulier gràce à eux à Jérusalem, Ramallah, Jénine, Naplouse et dans le petit village de Zababdeh, un accueil qui n'a pas besoin de grandes déclarations d'intention comme trop souvent en France, pour les remercier de leur joie, de leur ferveur sans ostentation pénible.

  • La psychose grotesque de la grippe "A"

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    « Le plus contagieux c’est encore la sottise » (et non la grippe H1N1)

    pxy_31420520_27370441.jpgEn ces joyeux jours de rentrée, la psychose de la grippe « A » commence à faire des ravages alors que pour l’instant il n’y a pas de pandémie, certaines maladies tuent beaucoup plus comme d’autres réapparaissent mais ce n’est pas grave on a la trouille de la « grippe mexicaine » (qui ne fait aucun mal aux maracas rassurez-vous). Beaucoup de professionnels se baladent avec une bouteille de gel hydro-alcoolique dans le sac, se lavent les mains vingt fois par jour, ont le masque à portée de mufle et n’osent plus faire la bise : cela ce n’est pas trop grave quant aux moches bien sûr, et au moins on n’entend plus le « moi c’est quatre » (« ou deux, ou trois »…) assorti d’un rire de gorge mal placé. Autour de la machine à café c’est le grand sujet de conversation, bien sûr on désinfectera sa tasse ou son meugue (c’est plus classe que chope, « mug ») juste après. Dans le train, dans le car, dans le bus ou dans le métro, on fait les gros yeux à celui qui tousse, on lui lance un regard sévère, même parfois on lui demande fermement de mettre la main devant sa bouche « passque quand même y’a la grippe mexicaine » comme a dit ce matin une dame d’un certain âge, décolorée, visiblement ancienne péripatéticienne ou bureaucrate quelconque, à deux sièges de moi, à un pauvre garçon qui était tout penaud ensuite. 

    article_equateur.jpgCette psychose d’entresol aura au moins le mérite de faire ressortir avec beaucoup de clarté l’égoïsme radical de la plupart des européens ou des habitants des pays favorisés. La famine ou le SIDA en Afrique, le paludisme, la variole, finalement personne n’en a rien à foutre mais que l’on ait le nez qui coule trois gouttes et c’est l’Apocalypse. Et puis c’est comme dans les films, c’est du spectacle à haute dose, par paquets de douze, et ça libère de l’ennui que distille cette société qui vit dans un présent perpétuel mortifère depuis déjà quelques décennies. C’est aussi l’occasion d’infantiliser un peu plus le troupeau bêlant, qui adore qu’on décide à sa place car réfléchir et prendre des décisions, c’est fatigant, c’est comme ouvrir un livre de temps en temps (par livre, j’entend tout ce qui n’est pas signé par Gavalda, qui fait des albums pour enfants, Angot, qui publie son journal de thérapie, Guillaume Musso et Marc Lévy, qui ont pour particularité de taper leurs manuscrits avec les pieds). Et puis il faut avoir pitié des laboratoires pharmaceutiques qui ne font certes pas encore assez de bénéfices.

    Et puis la maladie la plus contagieuse c’est encore la sottise. On  n’en meurt pas, excepté quelques chauffards.