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bêtes à cornes

  • Toujours les mêmes rengaines sur Internet

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    Net, politique, société, grégaires, troupeau, bêtes à cornesLe Net, ce superbe outil, tourne en rond, amplifiant l'antique ragotage au niveau planétaire, entrainant la la simplification à outrance des discussions, et ce sont toujours les mêmes rengaines, les mêmes refrains, les mêmes slogans qui dominent en fond sonore.

     

    Tu parles de littérature, tu veux en parler de manière un peu plus exigeante que de se contenter à l'image des critiques télés de répéter la quatrième de couverture, tu n'es rien qu'un prétentieux imbuvable.

     

    Tu parles de bonne chère, de gourmandise, de convivialité, tu n'as même pas honte de ne pas avaler cinq fruits et légumes, tu es au choix un réac ou un goinfre, qui se fichant de son taux de gamma GT et de son choléstérol n'est même pas hygiéniquement correct.

     

    Tu évoques les bons vins, leur parfum, leur robe, ce qu'ils t'inspirent, car ce n'est pas le tout de boire du vin, encore faut-il savoir en parler, tu es un alcoolique en puissance, irresponsable en plus car incitant à boire.

     

    Ce qui amène à penser que sur le net, on est resté au fond extrêmement puritain, de ce puritanisme moderne qui se marre des meilleures intentions humanitaires mais puritanisme quand même.

     

    Et ces néo-puritains doivent quand même sacrément s'ennuyer...

     

    En politique, c'est pareil, personne ne semblant voir que la vie politique française est une blague, que les gouvernants soient libéraux libertaires ou socio-libertaires, ce qui revient au même. A droite, l'on voit toujours le PS comme un parti marxiste par exemple, un ramassis de brutes révolutionnaires le couteau entre les dents. A gauche, c'est à peine si l'on ne parle pas des capitalistes qui boivent littéralement la sueur des travailleurs sur leur dos. Tu es soit libéral jusqu'au boutiste, plus intransigeant que Milton Friedmann sur le monétarisme, ou révolutionnaire radical, réclamant des lendemains qui chantent, la table rase sans comprendre que cela passerait par un changement radical du mode de vie.

     

    Ce sont toujours les mêmes réponses automatiques, standardisées, c'est comme appuyer sur un bouton.

     

    Tu évoques les juifs sans agressivité ni acrimonie, tu es sioniste, voire un agent de la Hasbara. Tu parles des musulmans sans haine, tu est déjà un « dhimmi » vendu au califat, un pro-palestinien se sentant encore coupable des crimes de la colonisation et devant payer. A l'inverse, tu décris les incivilités multiples commises par des gamins « issus de la diversité » (TM°) tu es ou raciste, ou un nazillon qui s'ignore. Il n'y a jamais de demie-mesure, jamais de nuances.

     

    Et bien entendu je ne parle même pas des catholiques sans cesse renvoyés à l'Inquisition, les Croisades, Galilée et Giordano Bruno et leur moralisme qui serait celui d'une vieille fille chaisière à saint Honoré d'Eylau, tout en les moralisant. Ce n'est pas qu'il n'existe pas de côté « réserve sociale » chez les catholiques mais ce n'est pas une raison pour les conchier et les traîner dans la boue ainsi qu'il est coutume de le faire dés qu'ils osent ouvrir un peu la bouche. On me dira, chez les cathos eux-mêmes on aime bien les chapelles bien cadrées, en « istes » ou en « iques », selon que l'on soit nostalgique de l'ancienne liturgie, sur-affectif ou soucieux de progrès.

     

     

    Là encore on ne connait pas de juste milieu alors que l'on sait très bien que les adversaires des catholiques les mettent tous dans le même sac de toutes façons. Alors oui, le Net rend fou et fait rigoler les puissants ainsi que les polémiques stériles et infécondes entre prétendus ennemis idéologiques irréductibles.


    L'affiche du film de Ferreri vient de là