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ayrault

  • Happy Birthday François !

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    'Happy Beursday touyou " Moi-Président et Lui-Premier Ministre ! 

    Post Scriptum : Une chose m'effare, ce qui domine chez les électeurs qui avouent encore avoir voté Hollande, c'est surtout pour une question d'image, et contre une autre image en somme, et non pour ou contre des idées, tout en sachant très bien les conséquences possibles pour le pays.

  • L'éducation commence en famille, se termine à l'école

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    Aussi sur Agoravox
    Et sur Antidoxe

    Ce qui permet de voir les commentaires à cet article sur un site plutôt à gauche, et sur un site plutôt libéral...

    Le nouveau gouvernement a pour priorité l'éducation ce qui est bien légitime, avec comme moyens avoués la création de postes et d'emplois de soutiens pour les élèves et d'une restauration des moyens. C'est tout ce qu'il y a de plus honorable et l'auteur de ce texte le salue en toute sincérité, ce qui est fait pour l'instruction et la formation culturelle et citoyenne des adolescents et des enfants, après tout, c'est toujours bon à prendre.

    image empruntée ici (site de "l'île aux jouets")

    158-566-large.jpgCependant, comme tous les gouvernants avant eux, le nouveau gouvernement oublie une variable importante, fondamentale, du problème :

    La place de la famille et de l'éducation reçue à travers elle. Ce n'est pas simplement une question de postes, de moyens, de nouveau budget, c'est aussi et d'abord une question globale de société.

    Or, depuis une cinquantaine d'années, ce n'est pas que les enfants soient mal éduqués ou mieux éduqués, mais plus éduqués du tout, le plus important pour eux devenant leurs besoins de consommer les biens et services que le système consumériste leur enjoint de consommer pour être insérés dans la chaîne économique dont ils deviennent des rouages dociles .

    Les parents, sous la pression de tel ou tel psychologue médiatique, de tel ou tel groupe de pression, ont fini pour la plupart de démissionner de leur autorité et de leurs charges de parents, se contentant, c'est au moins quelque chose, de nourrir et vêtir leur progéniture.

    Les parents laissent la responsabilité de l'éducation, ou de leur formation comme citoyens, des gosses aux professeurs dés la maternelle, considérée comme une garderie de luxe, le primaire, idem, le collège, perçu de même manière, et le lycée.

    On reproche aux enseignants d'être soit trop sévères, soit trop laxistes. Et bien sûr paresseux, car la tâche qu'on leur demande est titanesque et quasiment impossible : réussir à rattraper plusieurs années d'absence totale de repères, y compris les plus basiques, chez des élèves dont les géniteurs se comportent parfois comme des copains du même âge : le père joue à la console avec son fils, la mère s'habille comme sa fille, elle adore que l'on dise d'elles qu'on dirait des « jumelles du même âge ».

    Les parents ai:ment à évoquer leur passé idéalisé d'élève ou modèle, rarement il faut bien le dire, c'est mal considéré aussi par les adultes d'être un genre d'intello, ou d'élève chahuteurs et rigolos qui « faisaient tourner en bourrique les profs quand ils étaient jeunes, et d'ailleurs c'est pour cela qu'ils n'ont pas réussi leurs études », « les profs ne les aimaient pas ».

    Depuis quelques années du fait d'internet, ce genre d'argumentaire se complexifie, si un parent n'a pas fait d'études, ce n'est pas parce qu'il était juste fainéant, ou simplement insouciant, mais c'est parce que l'école ne forme qu'à un seul modèle social et que lui était rebelle à ce modèle, ou alors plus chic, invoquer le syndrome d'Asperger

    Aucun d'eux ne songerait à se rappeler son absence totale d'efforts personnels tout au long de sa scolarité. Le simple fait de prononcer le mot « effort » ou « exigence » ou tout simplement « travail » vous fait passer pour un réactionnaire.

    C'est à peine si on ne demande pas aux enseignants d'aller passer les examens et concours à la place du petit dernier ou de la petite dernière, au minimum doit-il fournir en quelque sorte des diplômes « clés en main » ou en kit où il ne reste plus qu'à l'élève à recopier en somme et éviter toutes contraintes considérées comme inutiles.

    Comment d'ailleurs un élève peut-il se concentrer dans sa chambre alors qu'il a un portable (voire deux), son propre ordinateur, sa propre télévision (avec le « satellite » vu comme éducateur culturel de compensation) et bien sûr la console de jeux dernier cri ?

    Il est persuadé ainsi que ses parents que de toutes manières il lui suffit maintenant de taper sa recherche sous « Google » (TM°) quand il cherche une réponse à un quelconque questionnement sur une lacune de connaissances.

    Ce qui est rare bien sûr, sauf quand il doit aider un comparse à répondre à un jeu télévisé, les quiz télévisuels trop culturels étant d'ailleurs stigmatisés comme réservés aux vieux. Bien sûr, les parents et leur progéniture feignent de croire que ça suffit, et que l'esprit d'analyse ou le sens critique s'acquièrent facilement, d'un claquement de doigts.

    Bien sûr, toutes ces questions qui remettent en question le mode de fonctionnement de la majorité des parents et de leurs enfants actuellement, personne ne veut se les poser. Cela reviendrait à remettre en cause la consommation reine dans notre société, ainsi que la satisfaction immédiate des désirs et pulsions, que la plupart voit comme le seule but de la société actuelle.