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  • Comment se faire traiter de "loser" et y survivre ?

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    loser.jpgIl y a quelque temps, un jeune con me regardant commença à parler des losers sympas dans une soirée parisienne, voyant mon air ironique, il rectifia aussitôt et se sentit gêné, de plus il oubliait qu'il tenait sa "réussite" de l'argent et des réseaux de Papamaman. Actuellement, il faut absolument présenter tous les signes de la réussite, se poser en "winner", en compétiteur affirmé et sûr de lui, sinon on est un loser, c'est bien plus important que d'être intelligent, cultivé, sensible, non, il faut jouer les chefs de meute, les mâles alpha, même si l'on n'est au fond qu'un avorton prétentieux. Bien souvent, le désir de réussite sociale, la soif de compétition est proportionnelle aux frustrations subies pendant l'enfance et l'adolescence. Les enfants heureux et aimés ont du mal à être ambitieux et conquérants, ils n'ont pas besoin de ça pour vivre une fois devenus adultes. La réussite implique bien sûr de renoncer à tout ou partie de sa liberté, à étouffer parfois ses opinions, ses peines, à se compromettre en somme, mais la plupart des gens estime que c'est un moindre mal, c'est donc cela finalement la véritable "loose" car c'est une mentalité de carpette ou de fourmilière. Un loser, aux yeux de la société, c'est donc quelqu'un qui est intègre.

    On survit donc très bien à ce genre d'insultes...

    Ci-dessous "Loser" de Beck