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aspartame

  • Ce que révèle le scandale à venir de l'Aspartame

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    L'aspartame le nouveau scandale sanitaire en vue, tel que révélé entre autres par un article de « Marianne » en date du 15 Janvier montre plusieurs choses effrayantes sur le rapport que nous entretenons au corps et à la nourriture à notre époque.

    msgdees.jpgNotre société se partage entre deux aspirations strictement inverses : elle incite à consommer de la malbouffe pour entretenir le système, des hamburgers en carton aux plats tout préparés pleins de cochonneries pour les conserver et dans le même temps, elle pousse les femmes à garder toute leur vie un corps ayant la minceur de celui d'une ado de douze ans, à souffrir sans mesure quand elles ont des formes encore un peu trop féminines au goût des imbéciles qui imposent les diktats de la mode, diktats souvent contradictoires et apparemment antagonistes puisque le corps « mutant » devient la norme pour les privilégiés, un corps supra-humain transformé par la chirurgie.

    Le système se fiche complètement de la malbouffe, l'essentiel c'est de vendre, et quand les petits enfants du consumérisme ont trop de graisse on leur promet un corps virtuel idéalisé pour les pousser à acheter des poudres de « perlin pimpin » censées aider à retrouver une bonne santé, dont l'aspartame qui se révèle donc un produit excessivement dangereux en l'occurrence, car entrainant, quand on le consomme en masse, et il est consommé en masse, beaucoup de risques de cancers divers et variés, de troubles vasculaires et rénaux.

    Somme toute c'est logique, l'anorexie et la boulimie morbide sont deux symptômes de la même affection. Trop manger pour combler le néant des aspirations creuses portées aux nues par le monde actuel, ou ne pas assez manger du fait des névroses induites par la machinisation des corps, leur chosification, leur transformation en machines qui se doivent d'être performantes, ce sont les deux revers du même esclavage au tout-économique.

    La pub encourage le spectateur à prendre sa voiture pour en imposer aux autres, même pour faire deux-cent mètres, pour hypocritement quelques spots plus tard le pousser à manger moins gras et faire du sport tout en essayant dans le même temps de lui refiler de la camelote trop sucrée.

    On s'occupe aussi de sa vie intérieure, ou ce qu'il en reste, on lui vend de la spiritualité en « coaching », voir par exemple à ce lien ce livre très à la mode en ce moment, un salmigondis recyclant deux doigts de Lao Tseu avec trois pincées d'Ignace de Loyola.

    Ce genre de pratiques, en Occident, se retrouve aussi dans les différentes confessions chrétiennes où beaucoup de croyants sont en demande surtout de conseils pour eux et leur hygiène de vie et ne veulent surtout plus entendre parler d'altérité ou d'empathie, ce qui compte, qu'on leur parle d'eux, qu'on les entretienne dans un profond narcissisme afin qu'ils continuent à consommer.

    On prend le consommateur pour un con, ce qui pour l'instant fonctionne dans la grande majorité des cas, hélas.

    La santé devient un capital, la spiritualité aussi.

    Le plaisir de bien manger et de bien vivre est méprisé car il n'est pas quantitativement mesurable.

    De toutes façons, on ne vit plus sa vie, on la « gère ».

    On « gère » sa carrière, sa vie amoureuse, son bien-être, etc...

    De moins en moins cependant, même si le mouvement de protestation contre la bouffe poubelle est encore assez maladroit, comme en témoignent la floraison de toutes les émissions concernant la cuisine, et le bien-manger, ou le succès de toutes les publications parlant de gastronomie.

    La rébellion contre le système, ce n'est donc pas seulement des mots d'ordre satisfaisants à prononcer et entendre entre la poire et le fromage, c'est aussi le retour à un mode de vie plus sain et finalement plus sensuel, plus charnel et plus incarné, plus « terrien ». C'est aussi revenir à des pratiques de simple bon sens comme marcher ou prendre son vélo pour aller faire une course ou déposer un courrier, par exemple, comme on le faisait auparavant.

    Ce n'est pas seulement une question de santé, c'est aussi une question de société profonde : partager un bon repas, boire des bons vins ensemble, ce sont des moments où l'individu se sent plus libre, où il oublie, s'il se laisse aller à y prendre goût, les boulets qu'il traine pendant la journée, l'allégeance à un chef de service qu'il n'aime pas, à un mode de fonctionnement économique qu'il subit.

    illustrations venant de ce blog

    Ci-dessous le générique de « Nip/Tuck » qui montre parfaitement ce qu'est le corps « mutant », « a perfect lie », un mensonge parfait »...ou presque.


    [Y-FS]Générique nip tuck
    envoyé par kakashi-sensei94. - Films courts et animations.