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  • Ce que le peuple 2.0 veut

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    rome_antique_image1091.jpgA la différence de nombreux blogueurs, je n'avais aucune panacée à proposer au peuple afin de guérir les maux de la modernité. Je n'avais aucune solution miracle. Je n'en ai toujours pas et je n'ai pas l'intention d'écrire un courrier circonstancié au président, au premier ministre ou au chef de l'opposition (Nota Bene: Cela m'émeut toujours et me fait rire dans le même temps ces candides internautes interpellant avec gravité des politiques n'en ayant rien à foutre de leur opinion). Je ne me rêve pas en sauveur caché, en Messie camouflé, en rebelle clandestin.

     

    Par contre, je crois savoir par simple la lecture régulière des « statuts », des « touites » et des billets sur le réseau ce que le peuple dorénavant 2.0 veut.

     

    Dans notre société abjectement individualiste et tellement lamentable, le peuple maintenant connecté tout le temps, le peuple 2.0 ne veut surtout pas que les choses changent. Il aime son esclavage, adore sa soumission par amour de la consommation sans consumation qu'est son mode de vie. Il ne veut pas du tout s'émanciper et penser par lui-même ce qui serait fatiguant et dangereux pour son confort, à de rares exceptions :

     

    Il veut...

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  • Les bourgeois c'est comme les cochons...

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    Le problème central de notre société depuis un siècle ou deux c'est la Bourgeoisie :

     

    politique, société, bourgeois, argent, hypocrisie, amaury watremezSon avidité, sa sottise, son mépris de la culture, ses aspirations étriquées et picrocholines, sa peur insigne des petites gens qu'elles appellent les « classes dangereuses ».

     

    Par bourgeois on entend ce milieu de riches, d'entrepreneurs, de propriétaires au départ issu du Tiers Etat qui s'enrichissant a fini par avoir des velléités de prise du pouvoir. Les bourgeois jusqu'en « Soissantuite » se caractérisait par une hypocrisie morale avérée, où seules les apparences d'honorabilité sociale comptaient. D'ailleurs la morale n'avait aucune importance dans les affaires, ou la vie professionnelle, elle en a encore moins de nos jours.

     

    Depuis « Soissantuite » la bourgeoisie a jeté aux orties son souci de maintenir les paravents de cette honorabilité dans sa grande majorité, les exceptions étant quelques familles versaillaises ou du XVIème, et encore. Mais elle n'a pas changé quant à son avidité matérielle, sa bêtise et sa haine de la culture ramenée à un simple divertissement. Et quant à ses aspirations minusculissimes elles ont hélas essaimées dans toute la société...

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  • Les « cathos » et le pognon

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    18854188.jpgDans le livre saint des catholiques en particulier, et des chrétiens en général, le Christ le dit pourtant, on ne peut servir à la fois Dieu et l'argent (Mathieu 6 :24). C'est incompatible. Et pourtant ! C'est en constatant le comportement de certains croyants que j'ai eu envie d'écrire ce petit texte inspiré aussi par la « correction fraternelle ». Il y a la charité, les petits oiseaux, les saints aux joues roses et aux visages de vitraux et puis il y a ceux distribuant les « droites évangéliques ». Dieu pardonne à ceux-là, il « vomit les tièdes »...

     

    Et après ce petit billet je sais bien ce que d'aucuns pourront penser ou dire :

     

    « Finalement il est bien de gauche voire marxisant ! Pour qui se prend-il ?

     

    Il veut donc que les catholiques vivent dans des grottes et régressent ? Ils ont bien le droit de profiter des bienfaits matériels -et matérialistes- de l'époque !

     

    C'est un pharisien c'est sûr ! ».

     

    image allociné (Bourvil dans "Un drôle de paroissien" de Mocky)

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  • "Limitless" un film pour rassurer le consommateur compulsif

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     Dans la plupart des films qui sortent, qu'ils soient de grande consommation, ou indépendants, la plupart du temps, on conforte le spectateur dans ses préjugés, on ne veut surtout pas le mettre en limitless-636335457.jpgdanger de réfléchir sur la vacuité ou non de ses aspirations, on le rassure, on veut surtout qu'il continue à acheter du pop-corn avant d'entrer dans la salle de projections pour le brouter le cerveau à peu près vide une fois le film commencé, et qu'il en sorte rassuré : « Finalement, je ne suis pas si nul ». Ainsi dans le film « Limitless » qui vient de sortir, dont l'argument au départ est presque intéressant :

    Eddie rêve d'écrire un grand roman, mais il a beaucoup de mal. Un de ses amis lui parle du NZT, un puissant produit qui lui permettrait de décupler ses capacités intellectuelles, il s'en sert finalement pour jouer les « traders » à Wall Street, ce qui paraît dans le film et dans notre triste monde la panacée de la réussite sociale, aide un magnat à négocier une fusion, s'aperçoit que les riches sont au sens propre des vampires. Alors qu'il doit combattre de plus en plus d'ennemis, son stock de NZT qui lui permet de résister finit par diminuer dangereuse.

    Mon dieu ! Le suspense est insoutenable ! Comment cela va-t-il finir ? Va-t-il détruire le système et essayer de rendre le monde meilleur ? Va-t-il au contraire redevenir à la fin un homme normal, comme les autres, simple et content de l'être ? Mais, sympathique !

    Quand on demande à un jeune bien dans son temps ce qu'il aime comme musique, harnaché comme les autres d'un téléphone portable dernière génération qui ne lui sert strictement à rien sinon lui donner une contenance, quand on marque sa désapprobation face à ce qui s'apparente souvent à des goûts de sanisettes (restons polis), le jeune, ou moins jeune, dadais répond d'un air outré, outragé : « Ben, quoi ?! Tous les goûts y sont dans la nature ! ».

    On confond tout aussi, Marc Lévy et Alexandre Dumas, Utrillo et Jean-Pierre Jeunet qui tourne des films qui ont la même esthétique que des pubs pour jambon tellement proche des gens et de la vérité du petit peuple.

    Et il est de bon ton de s'afficher comme autodidacte ou comme simple et inculte, mais simple. La culture est considérée comme une oppression, une domination arbitraire de ceux qui savent. Elle est perçue comme contraire à l'authenticité, ou du moins l'amalgame plus ou moins hétérogène que l'on désigne comme étant authentique.

    L'émotion, que ce soit dans les médias, ou dans la vie réelle, est de plus en plus frelatée.

    Elle passe à travers différents filtres qui l'affadissent, lui font perdre de sa substance afin qu'il n'en reste que la sensiblerie. Au bout de la chaîne, c'est devenu de la guimauve industrielle sans couleur, sans saveur, sans odeur.

    On se congratule à grands coups de tapes dans le dos, d'étreintes tellement émouvantes, de grands sentiments déclamés.

    Les plus jeunes prennent les participants de télé-réalité comme références de comportement, il s'identifient aux archétypes grossiers qu'on leur propose, aussi englués dans la banalité et la docilité au consumérisme que les autres, ce qui facilite l'identification. Il y a bien quelques repoussoirs, quelques personnages dotés d'un reste d'esprit critique qui sont là pour faire bonne mesure, mais que l'on n'écoute pas vraiment de toutes façons, ces personnages sont surtout là pour tenir l'emploi du méchant, celui qui va contre le consensus mou habituel, vaguement humaniste.

    Les moins jeunes adorent également l'étalage de lieux communs par paquets de douze, et des conseils de vie tellement généraux et communs qu'ils ne sont même plus anodins, mais simplement insupportables. Les moins jeunes adorent les émissions de « coaching » ou d'autres couples qui leur ressemblent se font humilier en direct ou pas.

    C'est toujours l'identification qui joue, le mari dit : « tu vois, ce que dit le coach c'est ce que je te dis tout le temps », la femme soupire et rétorque qu'il ferait mieux de se conduire selon les conseils de look donné sur une autre chaîne : ah ben tu vois, le survêt, c'est plus à la mode le dimanche pour aller chercher le pain ».

    On conforte le consommateur dans sa docilité totale et absolue aux diktats qu'on lui délivre pour lui faire acheter tout et n'importe quoi, et que le système continue de fonctionner quoi qu'il arrive.

    De temps en temps on lui montre des petits myopathies pour qu'il verse sa petite larme devant et oublie de songer aux enfants asiatiques ou africains qui crèvent de faim en travaillant parfois 80 heures par semaine pour assembler la dernière console de jeux que son petit dernier, un chiard maussade et déjà blasé ne manquera pas de lui réclamer au prochain passage au supermarché géant.

    La réussite, cela a fini par entrer dans son crâne, ce n'est pas de toutes façons être intelligent et cultiver son cerveau, la réussite, ça consiste à gagner du fric un maximum et dépenser son argent de même.

    Et ce pour soi tout seul et son seul et unique plaisir.

    Note en passant, chose curieuse, dans le film « Limitless », paradoxalement, c'est aussi le seul horizon que le héros se donne, ce qui montre bien que la pilule censée lui développer la cervelle ne fonctionne pas si bien que ça. Dans ce blockbuster finalement, la littérature, la culture, l'art, la musique sont des trucs de ringard sans avenir, d'inadaptés désespérants, alors que la finance est réellement l'activité des vainqueurs, de ceux qui en veulent, même si le réalisateur feint de s'y attaquer, ce qu'il ne fait pas une seconde.

    Au moins le brouteur de pop-corn en aura-t-il pour son argent, et le vendeur de pop-corn aussi. Le brouteur sera plus tranquille, puisque pendant plusieurs minutes on lui aura asséné combien c'est finalement « coool » d'être ignare.

  • La cause des professeurs

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    ecole.gifActuellement se pose non sans raison la question du retour de l'autorité à l'école, ou du moins d'une conception traditionnelle de celle-ci. Certains élèves et adultes l'appellent de leurs voeux, d'autres, non sans raison, parleront d'infantilisation de la société, personne ne voulant prendre sa vie en main, chacun demandant sans cesse plus de cadres pour ne pas avoir à le faire. Les cadres sont pratiques, cela permet de s'abstenir de réfléchir. Ce voeu du retour à l'autorité se traduit même dans les émissions de télé-réalité, avec un pensionnat virtuel rempli d'anachronismes (dont la mixité en 1950) et qui confond éducation et dressage. Finalement ce n'est d'ailleurs pas vraiment ça que les parents demandent mais que les parents prennent leurs places quant à l'éducation de leurs rejetons. C'est ce qu'il y a caché derrière ce discours. Et si Mai 68 a introduit beaucoup plus de permissivité et de laxisme souvent hypocrites (les fils et filles de "bonne" famille se réservant simplement un peu plus les "bonnes" places), son esprit libéral-libertaire a finalement fait plus de mal que de bien. Le pouvoir y trouve son compte ne serai-ce que dans la destruction des filières littéraires qui "ne mènent à rien", soutenus en cela involontairement (j'espère) par les anciens de "soissantuite" qui voulaient un enseignement "utile" et la fin des "humanités", selon le lieu commun usuel mais surtout ne font pas des citoyens dociles.

    Ce livre est un témoignage, encore un a-t-on envie de dire, sur les conditions réelles d'enseignement dans des quartiers difficiles, loin justement de toutes les chimères : d'un hypothétique "retour à l'ordre" au "tout est permis". L'auteur est agrégé de mathématiques, enseignant au collège, et montre qu'il pourrait y avoir des solutions pragmatiques aux problèmes rencontrés. Son propos empirique présente de l'intérêt mais il oublie la question principale : nombre de nouveaux enseignants n'ont pas une envie véritable, chevillée au corps, d'être enseignants et l'on pourrait alors parler des ravages du pédagogisme made in IUFM, enseigné par des personnes qui n'ont jamais enseigné en collège, en école ou en lycée justement. Cela dit, il ne faudrait pas voir seulement l'arbre qui caché la forêt, il reste de nombreux professeurs qui se dévouent à leur tâche, avec de moins en moins de moyens. Ce qui apparaît est que ça n'était pas mieux avant et que l'école française est encore à inventer.

    Titre : Demain les profs | Auteur : Bruno Descroix | Editeur : François Bourin | Thème : Essai

  • Quelques citations de Marcel Aymé sur l'argent

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    2048166007_4ce9dd796d.jpg?v=0

    Marcel Aymé est considéré comme un auteur "facile" car il ne propose pas de théories, n'impose rien au lecteur : de croire en telle ou telle idée politique, de soutenir tel ou tel sauveur de la nation. Il parle d'humanité, de criminels qui redeviennent des enfants et de prostituées romantiques, de retraité auréolé de son vivant et de notaire anarchiste.

    «Si le commerce était mieux fait, c’est le client qui devrait faire son prix.»

    «L’argent ne se souvient de rien. Il faut le prendre quand il est là et le jeter par les fenêtres. Ce qui est salissant, c’est de le garder dans ses poches, il finit toujours par sentir mauvais.»

    «Le monde souffre de ne pas avoir assez de mendiants pour rappeler aux hommes la douceur d'un geste fraternel.»

    Marcel Aymé - Extrait de Clérambard