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antisémitisme

  • Céline et les bonnes intentions

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    Aussi sur Agoravox

     

    A propos de « Céline, la race, le juif » de Pierre-André Taguieff et Annick Durrafour chez Fayard sorti le 1 février 2017

     

    (et aussi de « l'Art de Céline et son temps » de Michel Bounan chez Allia

     

    Céline, louis ferdinand destouches, meudon, antisémitisme, amaury watremezQue des polémiques littéraires agitent encore notre pays, au moins pour les quelques rares lecteurs subsistant encore, n'est pas mauvais signe. Pour eux la culture est encore un enjeu important et non simplement une ligne statistique, une ligne de budget. On aimerait également que ce soit un sujet important pour les hommes politiques se présentant à la Présidentielle, mais aussi pour les citoyens, on peut toujours rêver. Les tenants de l'idéologie dominante, cette bien-pensance très mièvre, n'aiment pas la littérature. Elle diminue les performances économiques, elle implique de réfléchir sur les fins de ce monde. Elle encourage à l'indépendance intellectuelle, à rejeter l'instinct grégaire (quelle horreur!).

     

    Je ne suis -je l'espère- pas le seul mais personne n'a jamais pu m'imposer quoi lire et surtout comment le lire. Aucune censure, y compris parentale, excepté des conseils de bon sens. Cela m'amuse encore toujours à titre personnel quand quelqu'un s'étonne : «  Mais quelqu'un de ton milieu (sous entendu bourgeois et catholique) comment se peut-il que tu aies lu autant ?.Bien entendu, comme tout lecteur compulsif, j'ai parfois lu en boulimique, sans savourer vraiment le verbe d'un auteur, dévorant tout et n'importe quoi sans avoir forcément la maturité nécessaire. Depuis j'ai essayé et essaie toujours de développer mon palais...

     

    Quand j'ai lu « le Voyage au bout la nuit » en seconde, j'étais sans doute trop jeune mais ce roman a marqué le reste de ma vie, et de mes goûts littéraires. Que Céline se fût avéré un salopard m'a choqué mais ne me semblait pas littérairement parlant d'importance :

     

    On peut avoir du talent voire du génie dans n'importe quel art et être un sale con voire un immonde salaud. Ils sont innombrables parmi les écrivains tout comme dans le reste de l'humaine espèce, c'est ainsi. L'ouvrage à charge sorti au début du mois de Février de Taguieff et madame Durrafour tout comme celui de Michel Bounan édité il y a quelques années oublie la complexité de l'humaine nature, que nul n'a une âme blanche ou noire, que l'on trouverait plutôt une infinité de gris au cœur de l'esprit humain. Bien entendu il est plus rassurant de diviser l'humanité entre bons et méchants rassurants, de voir des monstres dans les criminels alors que le mal est d'une grande banalité..

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  • Pourquoi existe-t-il encore la haine des juifs en 2016 ?

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    aush2.jpgTel établissement de quartier dit « difficile » ou de « centre ville » faisant œuvre éducative organise encore cette année un voyage à Auschwitz ou quand il est riche au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. On pourra lire encore bientôt ainsi qu'à chacun de ces voyages combien les jeunes que les enseignants ont emmené là-bas ont été tellement émus et touchés. Dans tel autre établissement, on se souvient des enfants déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les adolescents fiers d'eux, sans nul doute à juste titre, posent l'œil humide devant leurs réalisations effectués en cours d'histoire et d'éducation civique sur ce thème, bouleversés par les images qu'ils ont déniché et les témoignages qu'ils ont lus, et, ou entendus..

     

    A la télévision tout comme au cinéma, les œuvres de fiction tout comme les documentaires traitant sans détours du sujet, en long, en large et en travers sont montés et projetées aux clients réguliers des « salles obscures » et aux « scolaires.

     

    L'antisémitisme, qui englobe la haine des arabes, la « nouvelle judéophobie » définie par Pierre-André Taguieff, auraient dû disparaître depuis déjà bien des décennies? Or, c'est tout l'inverse qui arrive.

     

    Ces fléaux auraient dû s'éteindre d'eux-mêmes si l'on suit la logique des promoteurs de ces actions certes méritoires. Mais il n'en est rien du tout et l'antisémitisme tout comme la « nouvelle judéophobie » ne cessent de progresser au cœur de la société française et de sa jeunesse. Il suffit de jeter un coup d'œil aux « fils » de discussion sur Israël ou l'histoire de la Shoah, ou plutôt de superpositions de monologues, de réseaux sociaux pour en être convaincus. Parfois on le fait au nom des palestiniens -ceux-ci n'en demandent pas tant- et d'un « antisionisme » mollement affirmé car bien que ne le faisant pas totalement à visage découvert on n'assume pas sa haine...

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  • Judéophobie ordinaire en banlieue

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    politique, société, islamisme, antisémitisme, antisionisme, racisme, hypocrisie, amaury watremez

    Cette histoire est sur Causeur

     

    Article de Causeur partagé plus de 800 fois sur Facebook

     

    La petite histoire ci-dessous n'est pas qu'une anecdote désagréable. Ce n'est pas qu'une anecdote non plus. Cela arrive quotidiennement, malheureusement, l'insulte « feuj » (juif en verlan) se banalisant. Mais personne n'en tient réellement compte car il est établi parmi les élites qu'une personne « issue de la diversité » ne saurait être raciste. Et il est plus facile de nier les problèmes graves d'éducation se posant dans les quartiers où la précarité sociale est endémique plutôt que de chercher à les résoudre. On est libre de la réfuter comme on est libre de détourner le regard ou se cacher la tête dans le sable.

     

    L'éducateur était content ce jour-là des adolescents qu'il avait sous sa responsabilité. Ils avaient bien travaillé. Ces jeunes étaient de toutes les origines, et de toutes les couleurs de peau. Qu'il était difficile de les faire vivre tous ensemble eux qui se rassemblaient spontanément selon leur ethnie. Ce jour spécial, ils s'étaient investi sans qu'il n'ait besoin de prendre son ton sévère et de lancer une ou deux plaisanteries caustiques bien senties pour les faire taire. C'était pour le moins inhabituel pour une veille de vacances de printemps.

     

    Pour les récompenser, après un goûter et quelques jeux de groupe classiques, il avait décidé de leur passer un film. Il jeta un coup d'oeil dans la vidéothèque de l'endroit et tomba sur deux « de Funès » : « La Folie des grandeurs » et « Rabbi Jacob ». Il évacua le premier, trop de références aux « classiques », ils n'aimeront pas se dit-il la parodie de « Ruy Blas ». « Rabbi Jacob » avait son petit côté « citoyen » avec son discours anti-raciste. Il ferait un peu d'éducation civique en passant. Il se dit que c'était sans risques...

     

    Il mit le dévédé dans l'appareil.

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  • Ils sont partout

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    ils sont partout, yvan attal, antisémitisme, judéophobie, amaury watremezYvan Attal vient de sortir un film réputé « choc » sur l'antisémitisme en France en 2016. La première fois que j'ai vu une affiche annonçant sa sortie c'est ironiquement non loin d'une paroisse où l'antisémitisme « à l'ancienne » est assidûment pratiqué. C'est une intention louable qui porte ce long-métrage car cette haine est toujours plus vivace en ce moment, surtout de par les réseaux dits sociaux où elle se déchaîne sans vraiment de frein, le tout au nom de la liberté de parole et du pseudo-anonymat du Net facilitant le manque de courage et la hargne. Elle ne consiste pourtant pas à dire n'importe quoi cette liberté d'expression.

     

    Il y a les antisémites qui croient se consoler de leurs diverses frustrations sociales et carences. Ils pensent avoir trouvé la parade ultime en se prétendant antisionistes mais au fond se fichent complètement du peuple palestinien.

     

    Il y a le genre à être des soutiens d'Henry de Lesquen, pour qui les juifs sont forcément des concurrents qui peuvent faire main basse sur les richesses avant eux, des concurrents forts d'une solidarité occulte (poil occulte) de nez crochus, forcément, de mains de même, avides de l'argent des vrais français car les jui...pardon les « sionistes » sont évidemment considérés comme apatrides....

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  • Pourquoi les coiffeurs ?

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    agression-antis%C3%A9mite-%C3%A0-Cr%C3%A9teil.jpgUn ami adepte de l’humour noir et de la dérision, un petit bourgeois hédoniste et réactionnaire comme moi, m’avait fait un jour passer un test selon lui infaillible d’antisémitisme. Il me raconta qu’en Albanie certaines factions politiques avaient décidé de massacrer les juifs et les coiffeurs, bien sûr comme 99% des personnes à qui il fit le teste je répondis : « Pourquoi les coiffeurs  ? Ce qui d’après lui démontrait que mon antisémitisme plus ou moins conscient me faisait considérer comme banal et habituel un autre pogrom. Il m’avoua qu’il n’y eut qu’un seul de ses interlocuteurs pour se scandaliser de ce nouveau massacre de juifs, un père dominicain...

     

    Je ne suis pas tout à fait convaincu de l’infaillibilité de ce test, finalement ce qui interpelle c’est l’incongruité d’une tuerie de coiffeurs qui frappe tout d’abord. A moins aussi que ressasser sans cesse la Shoah dans les livres d’histoire, dans tous les médias possibles n’ait fini par obtenir l’effet inverse de celui souhaité et la banaliser d’où le « pourquoi les coiffeurs ? » dont je ne me sentis absolument pas coupable étant déjà à l’époque un mauvais esprit. Enfin, cette blague partait du préjugé, préjugé non partagé par le blagueur, que seuls les européens, et en particulier les européens catholiques étaient capables de judéophobie.

     

    Ce n’est pas Thérèse Zrihen-Dvir l’auteur de la longue suite d’injures candides « Comment Jésus fût créé » qui me contredira là-dessus, en plus ceux-ci doivent supporter sans broncher et « ad vitam » les leçons de morale dédaigneuses qui leurs sont débitées du haut d’une autorité morale qui n’est pas légitimée par quoi que ce soit...

     

    Il est question depuis quelques jours sur les chaînes de télévision et le Réseau d’un fait divers odieux, atroce, s’étant déroulé à Créteil, et ravivant le souvenir de ce qui est arrivé à Ilan Halimi. Des tarés haineux, abjects et violents, ont pénétré dans le logement d’un jeune couple, violant la jeune femme et torturant son époux, pour obtenir les codes bancaires car « les juifs ont de l’argent » et « ils ne le mettent pas à la banque ».

     

    Ces barbares sans nom seraient donc des cathos ? Des chrétiens ? Des fââchiistes d’estrème-drouâte ?

     

    Que nenni pourtant ! Et cela n’est signalé nulle part dans aucun article ni éditorial, ce sont tous des gosses issus de « la diversité » selon le terme hypocrite à la mode. Je m’étonne, je pensais que c’était les chrétiens les responsables de toute haine des juifs et qu’ils devaient payer « ad nauseam » les fautes réelles et imaginaires de leurs ancêtres.

     

    Cette judéophobie issue elle aussi de la « diversité », des frustrations diverses et variées d’autres communautés, des jalousies, de l’inertie dont on impute la responsabilité aux autres, de préjugés ancestraux et d’une stupidité sans nom importés en France, personne ne semble vouloir la voir alors qu’elle monte de plus en plus, entretenue également par de ces « pro-palestiniens » qui caricaturent leur cause pourtant légitime en s’en servant pour mieux cacher leur antisémitisme couplé avec un anti-capitalisme de pacotille pour justifier leur détestation des descendants des hébreux. Il est très difficile de lutter contre les lieux communs ethniques avec juste quelques bons sentiments, voire impossible, ce que ceux qui les prononcent savent d’ailleurs parfaitement, ils ne font que se donner bonne conscience.

     

    Il y a aussi ces déclarations absurdes et outrancières qui ne font que jeter de l’huile sur le feu de représentants de la « communauté » juives, comme celles de l’avocat Gilles-William Goldnabel qui évoquant sur RTL les chauffards de Tel Aviv qui ont tué une jeune fille sans même daigner s’arrêter ni lui porter secours sont qualifiés de meurtriers beaucoup plus coupables que d’autres, de monstres inhumains, car ayant tué une personne ayant appartenu à la même communauté que lui ou qu’elle ? Ils sont dans la suite de l’interview soupçonnés bien évidemment de l’antisémitisme le plus noir.

     

    Sur ces sujets douloureux pourtant, ayant des conséquences gravissimes en France dans nos villes, il serait temps de savoir raison garder et non de se jeter constamment à la tête des épithètes et noms d’oiseaux qui ne sont plus d’actualité depuis 1945, année dans laquelle vivent la majorité des « bourgeois pédagogues » qui restent dans le « présent perpétuel » de la Libération, et surtout de l’Épuration...

     

    image, capture d'écran BFM TV


    Les Juifs par pierredesproges

  • Les causes de la nouvelle judéophobie

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     Suite à l'« affaire Dieudonné » et dans les commentaires après les quelques slogans haineux de dimanche, dans « l'Express », un article du 10 janvier, on se demandait gravement comment enseigner la Shoah à l'école ? Cet article bien entendu faisait plus ou moins mine de croire que si l'on ne peut pas bien enseigner la Shoah à notre époque c'est principalement la faute au reliquat des idées catholiques et nationalistes, forcément antisémites, demeurant en France voire à des rigolos comme Soral.

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    Il y a incontestablement en France montée d'une nouvelle judéophobie. Celle-ci, contrairement à l'ancienne, ne prend pas ses racines habituelles dans l’extrême-droite groupusculaire mais naît dans les banlieues et les « quartiers » pudiquement dits sensibles du fait de haines ancestrales et « traditionnelles » envers les croyants d'une autre foi et d'un antisionisme radical où la haine envers Israël en particulier se double de la haine des juifs en général. On ne fait pas la différence entre la figure du juif et de l'israélien dans ces « quartiers » contrairement à ce que feignent de croire certains antisionistes de gauche qui assimile le « pansionisme » à une survivance de l'ancien colonialisme.

     

    Et bien entendu cela se double souvent d'une concurrence mémorielle où chacun se dispute un morceau du masochisme de mémoire sévissant dans notre société et ce sous différentes formes de la droite à la gauche. Ce discours masochiste consiste donc à énoncer que la France est en somme un pays qui ne mérite que la haine et le mépris, à le faire apprendre aux enfants quelles que soient leurs origines. Tout au long du parcours scolaire, il est seriné aux élèves sur tous les tons et tous les sujets que la nation française a beaucoup à se faire pardonner, que le récit de sa construction n'est qu'une longue suite de violences, de guerres, de haines cuites et recuites, que c'est une terre de racistes, sans parler du catholicisme à l'origine de tous les maux

     

    A entendre le plus souvent un français évoquer l'histoire de son pays, il n'est donc rien à sauver dedans. Il ne saura faire que dans l'autoflagellation. Dans le même temps pourtant, on enjoint les élèves habitant ces « quartiers », pour la plupart « issues de la diversité » (TM°) à respecter des valeurs d'écoute, de tolérance, de laïcité, de liberté, d'égalité et de fraternité.

     

    Et dans l'enseignement de l'Histoire, la « Shoah » tient une place très importante, les élèves en entendent largement parler du primaire à la Terminale, que ce soit en Histoire, en Lettres, en éducation civique. L'antisémitisme tient le rôle du racisme ultime, indépassable, aux yeux de beaucoup de gamins et adultes de ces quartiers on ne parle pas assez de celui qu'ils ont subi et subissent encore, racisme que les éducateurs eux-mêmes ressassent sans cesse

     

    Mais que l'on m'explique comment un gosse à qui l'on a appris à haïr systématiquement la France peut-il apprendre à respecter son instruction ? Comment peut-il se sentir responsable d'une judéophobie exercée par des « souchiens » (TM°) et des « babtous » (TM°), judéophobie se justifiant par les croyances traditionnelles dans sa culture originelle ? Cet appel à la haine de la France constamment répété ne peut qu'engendrer la violence envers tout représentant et toute représentation de son autorité...

     

    Comment peut-on concevoir que ces gosses des « quartiers » respectent les idéaux d'une nation dont on l'encourage continuellement à rejeter les fondements et à demeurer ancré dans sa culture d'origine ou celle de ses parents et grands-parents qu'on lui montre comme beaucoup plus positive que la culture française ?

     

    Comment peut-on croire qu'il aura le désir de lui-même de respecter les valeurs de la République et/ou du pays nonobstant le fait que vivre au sein d'une minorité entraine souvent le désir de se singulariser par réaction, ainsi que j'ai pu le vivre moi-même, comme d'autres expatriés, quand je vivais à Jérusalem où des éléments anodins de notre vite quotidienne en France qui nous manquaient revêtaient soudaine une importance au delà de toute proportions ? Bien sûr, de là à haïr Israël ou la Palestine, il y a un pas que nous n'avons jamais franchi, car nous aimions et aimons encore passionnément ces terres que nous avions appris à découvrir et apprécier.

     

    Bien entendu, comprendre que cette haine des juifs provient de milieux « issus de la diversité » est strictement impossible pour la majorité des bonnes consciences et aussi une bonne partie des représentants de la communauté juive de France souvent figés dans une posture doloriste et accusatrice envers ce pays et ce depuis des décennies. Ce serait aller contre leurs schémas de pensée habituels, ce à quoi ils se refusent préférant la « certitude, celle qui rend fou » à un questionnement et une remise en cause de celle-ci qui serait pourtant salutaire.

     

    image empruntée au site du  "café pédagogique"

  • A force de crier au loup

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     Depuis des années, voire des décennies, les voix des « grandes consciences » c'est elles qui se qualifient ainsi, nous alertent sur le risque de réveil de la bête immonde de l'antisémitisme dés qu'un taré trace une croix gammée à la bombe de peinture sur une porte cochère ou prononce des paroles antisémites. On donne aussi aux profanations de cimetière par des tarés qui vont de la bouture de nazillon bas du front au cyberautiste qui s'imagine être au dernier niveau d'un jeu « gore » en passant par des gosses de banlieue « anti-sionistes » ou qui veulent simplement se singulariser en choquant les adultes et les éducateurs.

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    Il y a même des sites qui se spécialisent dans la tâche douteuse de dénoncer ceux qu'ils supposent être antisémites, ne se basant que sur leurs présupposés et a-priori comme on le voit souvent (de quelques dénonciations arbitraires)...

     

    Il est bien clair pour ces « grandes consciences » l'antisémite est forcément un français, un « petit blanc », d'extrême-droite ou de droite radicale, un « crâne rasé », un catholique vaguement traditionnel nostalgique du pétainisme, forcément, de la messe dos au peuple et de l'admonestation sur les « juifs déicides » considérant les catholiques comme ils étaient en 1900. Un catholique même « laveur de carreaux » (TM°) et gentil tout plein, qui chante des psaumes en hébreu, a beaucoup à se faire pardonner pour ces « grandes consciences », il est suspect malgré tout.

     

    C'est un cliché bien implanté encore maintenant, certain, même, au moment de « l'affaire Dieudonné », de « Politis » à « Golias », ont cru pouvoir opérer un tour de force et l'appliquer quand même aux fans de Dieudonné assimilés aux soutiens de la « Manif pour tous » par un tour de passe-passe rhétorique un peu douteux. Et de faire taper dans les mains, avec un air concerné, le public des citoyens consommateurs en leur faisant écouter « Anne ma soeur Anne » de Louis Chédid qui évoquait surtout le Front National...

     

    Par contre, des populations « issues de la diversité » (TM°) ne peuvent pas être racistes, ne peuvent pas se conduire lamentablement. Surtout quand elles agissent violemment au nom de « l'antisionisme ». A gauche, et parfois à droite, on a été longtemps aveugle sur la responsabilité que l'on porte dans la montée d'une haine des juifs forte et beaucoup plus agressivement exprimée que chez les « petits blancs » cités en début de texte, ce qui ne signifie pas que je l'excuse chez eux bien entendu.

     

    A gauche car l'on pense que le sionisme est un des derniers colonialismes occidentaux, à droite, parce que pour certains la construction de l'état d'Israël était une absurdité aux dépens des palestiniens et aussi car une minorité garde la bonne vieille tradition de l'antisémitisme.

     

    Comment peut-on croire sérieusement que les gosses des banlieues difficiles, fans de Dieudonné pour certains, souvent plus ou moins déscolarisés, font la différence entre juif et sioniste ? Comment peut-on croire qu'ils puissent accéder à la compréhension de la complexité de la guerre israélo-palestinienne qui ne peut se réduire à des schémas, des slogans ? Il n'empêche, un gamin d'origine arabe ou africaine ne peut pas être raciste, une victime du racisme supposé général des « souchiens » (TM° avec des pincettes) oui, mais un raciste, non ! Ce qui est raciste à son encontre d'ailleurs, puisque l'on suppose qu'il n'appartient pas à la même espèce humaine en somme, ne pouvant faire preuve des mêmes travers que tous les autres primates lamentables qui se meuvent à la surface de notre boule de glaise commune.

     

    Rappelons aussi ces cris d'orfraie dés que quelqu'un ose émettre le moindre début de critique, même embryonnaire, sur la politique israélienne. Et puis il y a ce réflexe que personne n'ose évoquer vraiment, mais qui est bien tangible, bien réel, qui est un réflexe communautaire des personnalités de confession judaïque qui réagissent, à coup sûr légitimement le croient-elles, dés qu'elles imaginent leur communauté originelle attaquée.

     

    A force de crier au loup, ceux qui sont injustement accusés finiront par se mettre en colère et se radicaliser pour de bon contre la communauté juive, à force de crier au loup, plus personne n'écoutera quand les loups seront vraiment entrés dans la bergerie...

     

    image prise sur l'excellent blog "rockandrouge"

  • L'autiste qui voyait des antisémites partout...

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    Dédié à Arnaud qui a raté une "bonne fortune" par ma faute, et d'autres croisés côté pseudo-"sioniste" (souvent surtout musulmanophobe) et sur l'autre rive, pseudos-"antisionistes" (souvent surtout judéophobe)...

     

    Bossuet : « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. »


    Ami lecteur, tu le croirais à peine, mais un jour que je parlais de mon expérience en Palestine, je me suis fait sonorement traiter d'antisémite par une jolie brune au décolleté plongeant, ce qui me valut le courroux de l'ami qui m'invitait ce soir-là car il avait des intentions galantes voire plus si affinités envers cette personne charmante au demeurant (qui faisait les mêmes raisonnement sur la questions que les auteurs du dossier du "Nouvel Obs" en illustration, voir ci-contre).


    Tu vas rire, ami lecteur, mais un peu plus tard, alors que je faisais part de mon enthousiasme à découvrir l'ouverture d'esprit et la culture des habitants de Tel Aviv ou Haïfa, je me faisais traiter d'islamophobe et l'on me soupçonna d'être un agent dormant de la « Hasbara »...

     

    Plutôt que de me lancer dans une longue tirade justificative maladroite comme beaucoup d'antisémites, des vrais, dont beaucoup de prétendus « antisionistes » du Net ou d'ailleurs (rires), savent le faire :

    « Je ne suis pas antisémite, je respecte beaucoup le judaïsme, d'ailleurs j'ai de très bons amis juifs etc... » ; j'ai préféré demander à la personne qui me décernait cette épithète ce qui la justifiait selon elle dans mon propos.

     

    C'était simple, j'avais dit que j'étais à Jérusalem en Palestine, dans un des quartiers palestiniens de la Ville. Dire cela à ses yeux c'était être antisémite et coupait court à toute discussion, ce qui revient à dire donc que les israéliens juifs membres de « Gush Shalom », ou « Peace Now », qui militent activement chaque jour pour la paix entre israéliens et palestiniens sont donc dans la haine de leur propre identité.

     

    Et racistes.

     

    C'était oublier aussi quand même que 20% des israéliens, ce qui fait quand même du monde, ne 


     
    relève pas du tout du judaïsme. Mais c'est ainsi, il ne s'agissait 

    même pas d'une critique embryonnaire de la politique d’Israël envers ses voisins ou envers la Palestine, mais de constater que la Palestine existe, ainsi que les palestiniens. Selon les partisans d’Israël pour qui cette critique est forcément antisémite, cela tient du fait qu’Israël est un pays souverain, ce qui est tout à fait exact, et que donc un autre pays souverain ne peut se permettre de le critiquer, ce qui signifierait que celui-ci se donnerait une autorité ou un pouvoir indu sur l'état hébreu. Les mêmes, tu l'as souvent constaté comme moi ami lecteur, parfois dans la même phrase, s'empresseront de critiquer la politique de tous les autres pays.

    Contradiction assez importante qu'ils ne remarquent même pas.

     

    Poussés dans leurs derniers retranchements, et à bout d'arguments, les mêmes invoquent alors la Shoah qui justifieraient selon eux que les soldats de « Tsahal » se comportent avec les palestiniens aussi mal que les soldats du tsar avec les habitants des « shtetls » de l'Europe de l'Est, par exemple. Ces partisans jusqu'à l'autisme d’Israël, qui voit de l'antisémitisme partout, sont au fond leurs pires ennemis. Car l'antisionisme frauduleux qui se développe depuis plusieurs années en France et ailleurs en Europe de l'Ou

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    est, dans une certaine extrême-gauche mais aussi dans les quartiers dits difficiles où la population musulmane est importante, la question palestinienne y est centrale, relève plus ou moins de leur responsabilité et de leur compulsion à considérer que toute ébauche de discussions sur les palestiniens est forcément une manifestation de judéophobie proche du nazisme.

     

    Et il est maintenant bien tard, excepté des initiatives comme par exemple celle du père Shufani qui emmena des jeunes palestiniens à Auschwitz pour leur faire prendre conscience de ce que les grands parents ou parents des juifs ayant fait leur « aliyah » avaient pu vivre comme traumatisme. Et il fit visiter également des camps de réfugiés palestiniens à de jeunes israéliens pour leur montrer ce que vivait des adolescents comme eux juste en face de chez eux.

     

    Ne se baser que sur l'émotionnel et l'affectivité pour interdire toute polémique, qui un énième témoignage prétendant à chaque fois rompre le silence qui l'est, rompu, depuis longtemps, sur la « Shoah », qui un rappel solennel au risque de retour des fameuses z-heures les plus sombres (TM°) pour éviter toute discussion sur Israèl, ne mènera pourtant qu'à exacerber les tensions et les haines un peu plus. Et pas seulement en Israèl ou en Palestine...

     

     

    A l'inverse, et pour être équitable jusqu'au bout, ne se baser que sur le poignant et le sur-affectif, sur l'anathème ronflant et les grandes et belles déclarations pseudo-humanistes pour défendre les palestiniens ne mènera également nullement à la paix...

    Couverture du "Nouvel Obs" prise ici

    La couverture de "Hitler = SS" de Vuillemin et Gourio est prise sur BDZoom

  • Schizophrénie israélienne ?

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    une_jeunesse_israelienne_1.jpgUne anecdote m'est revenu en mémoire alors que je lisais un article sur Farouk Hosni, accusé d'être antisémite, et qui l'est certainement bêtement plus ou moins d'ailleurs. On lui reprochait de confondre identité israélienne et identité juive. Certes. Mais les sionistes les plus durs font la même confusion, les deux extrèmes se rejoignent, des judéophobes monomaniaques, qui traînent en masse sur le Net, à leurs supposés adversaires, souvent tout aussi autistes quant à leurs convictions , et il y a comme une confusion d'identité, comme une schizophrénie. Je trouvais aussi clairement cet amalgame dans l'article, insupportable et stupide, tout autant que les fantasmes antisémites : français = antisémites justement.

    Revenant de Jérusalem, étant en transit à Milan, j'ai constaté une chose étrange. Avant Milan, tous les passagers de l'avion parlaient hébreu, réembarqués dans l'avion qui nous emmenait en France, ils parlaient tous français, certains avec l'accent parisien bien prononcé, on avait l'impression d'autres passagers alors que c'était les mêmes personnes. L'ambiance était plus lourde, je ne sais pas si c'était la crainte ou le besoin de se protéger, ou de cacher sa citoyenneté israélienne, mais il n'y avait plus l'insouciance méditerranéenne qu'il y avait jusqu'à Milan, ce que je ne comprenais pas car les israéliens ont des raisons très fortes d'être fiers de leur pays.

    Il serait bon en effet d'être clair sur deux ou trois éléments : Israèl est la seule démocratie du Proche-Orient, le seul exemple concret de société multiculturelle réussie, mais c'est aussi un état expansionniste et qui fait la guerre unilatéralement. Et la seule solution à long terme c'est la paix.

    C'est donc complexe, il serait temps de sortir du simplisme, de la monomanie, de l'autisme.