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anti-fâchisme

  • Philippe Muray sur l'antifââchisme

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    muray.jpg"Faire entendre la présence du Mal dans la voix même des criminels qui l'invoquent pour faire tout avaler. Leurs armes sont usées, eux-mêmes sont fourbus, leurs cris qui tuent ne sont plus que des cancanements de canards boîteux, des glouglous agonisants de dindons de la farce ; mais ils arrivent encore à intimider, ou, du moins, à attirer l'attention sur eux. Quand ils traitent quelqu'un de «maurrassien», par exemple, c'est autant de temps de gagné : il est tellement plus avantageux de parler de Maurras, et de le condamner, que d'ouvrir les yeux sur le monde concret ! Ils n'ont plus que ce projet : gagner du temps. Empêcher que leurs exactions soient connues en détail. Or, faire connaître celles-ci, d'une manière ou d'une autre, par le biais du roman ou de l'essai par exemple, et surtout les transformer en oeuvre d'art, voilà ce que l'on peut définir comme le véritable Bien, le Bien suprême de notre temps, et voilà ce à quoi ils s'opposent de toutes leurs forces. Ils s'inquiètent de ce que l'on voie apparaître, comme ils disent, «une sensibilité inédite», un «nouveau mouvement indissociablement critique et réactif». Ils n'avaient pas prévu cette insolence. Dans leur débâcle, ils bouffonnent encore et voudraient faire croire, comme le dérisoire Rosanvallon, qu'ils auraient les moyens de «construire une analyse» de cette réalité nouvelle qui est sortie d'eux et qu'ils ne comprennent même pas puisqu'ils n'ont jamais de leur vie regardé un événement, un être, un objet concrets, et qu'ils ne savent bavarder, dans leurs pauvres nuées, qu'à coups d'universaux. Mais cette analyse et cette description sont en cours, et, accessoirement, c'est contre eux qu'elles s'opèrent. Ce n'est qu'un début, continuons leur débâcle."

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