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anime

  • « Cow-Boy Bebop » - télescopage d'univers

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    japan-cowboy-bebop-001.jpgDans la Science-Fiction grand public, il est intéressant de noter que les réussites les plus notables en matière de création d'univers, d'histoires ou de personnages sont souvent des « anime » japonais : « Ghost in the Shell », la meilleure adaptation des mondes délirants de Philip K. Dick à mon avis (que l'on voit d'ailleurs dans le film) et « Cow-Boy Bebop », western inter-galactique, film de détective et « space opera » teinté de nostalgie tout à la fois. Dans cette série et le film qui en a été tiré, c'est tout le système solaire qui est devenu un amoncellement de non-lieux, de toutes les cultures terriennes, en 2071. Tout y est quantifiable, rien ne semble avoir vraiment d'importance quant au côté humain. Les « cow-boys » y sont des chasseurs de primes qui traquent les criminels que le police a du mal à retrouver, la série en suite quatre : Spike Spiegel (qui porte le même nom qu'un producteur bien connu de Série noire), ancien membre de l'organisation criminelle « les dragons rouges » qui trompe son inadaptation en vivant dangereusement et en cherchant une rédemption difficile après un amour perdu, Faye Valentine, très belle, très intelligente et dure en affaires, ancienne joueuse endettée et amnésique , Jet Black, ancien flic reconverti, mécano et dur à cuire, pourtant le plus tendre de la bande et Ed, une petite fille quasiment autiste, génie de l'informatique extrêmement intelligente, dans la tête de laquelle s'est logée une intelligence artificielle qui essaie de comprendre l'humanité. La plupart du temps, ils tirent le diable par la queue en ramenant aux autorités du menu fretin, ce sont des losers magnifiques au même titre que Sam Spade ou Philip Marlowe, car finalement ils sont tous les quatre d'une intégrité sans failles. Leurs aventures sont rythmées par des morceaux de Thelonious Monk ou John Coltrane, Aretha Franklin ou Ray Charles. C'est un mélange hétéroclite, qui témoigne des goûts très éclectiques du réalisateur, Shinichiro Watanabe, qui a réalisé également trois courts métrages intégrés à « Animatrix » (45 minutes en tout, largement supérieures au deuxième et au troisième film en « live »).