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animaux

  • Éloge misanthrope du chat

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    société, animaux, chats, amaury watremez, politique, maisonL'être humain, ce pitoyable primate, est persuadé qu'il domine la Création et tous les animaux alors que comme chacun sait depuis Douglas Adams il est seulement la troisième espèce la plus intelligente de la planète. Pour l'auteur du « Guide galactique », les dauphins et les souris nous précèdent, je pencherais plutôt pour les chats dont l'homme croit qu'ils sont des animaux domestiques dociles. Le chat le laisse croire, ceci afin d'assurer sa propre tranquillité. S'il ne le faisait pas, l'homme s'affolerait, et il oublierait de changer la litière tous les jours.

     

    Il le laisse même faire quelques croisements pour aboutir à des physiques félins exotiques flattant l'homme dans son orgueil. Après tout il n'est pas contre si cela lui donne l'occasion de rencontrer quelques chattes même de gouttière....

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  • Une Arche de Noé dans Jérusalem – Fragments d'un journal en Palestine 22

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    dscn1800.jpgNul besoin d'aller chercher l'Arche de Noé aussi loin qu'en Arménie sur le mont Ararat, elle est aussi en Palestine, ou Israël, mais pas dans les jardins zoologiques pseudo-bibliques, ou Terre dite Sainte, les animaux revendiquent aussi des droits sur cette région si turbulente du monde vu leur nombre et leur importance dans cette endroit de la planète pourtant tout petit, à peine grand comme deux départements français.

     

    Le rapport aux animaux n'y est pas du tout le même que le nôtre, il est beaucoup plus charnel, beaucoup plus sensuel, terrien au sens le plus profond du terme. Ce n'est pas une société qui préfère les chats en vidéos mièvres et amusantes sur Internet plutôt qu'ailleurs, où les bêtes sont déréalisées, « anthropomorphisées ». Ce sont des compagnons de labeur des professions les plus dures, de malheur des réfugiés et de joies aussi, qu'on laisse à leur juste place, que l'on n'idéalise pas en faisant des versions plus pures de l'être humain qui, certes, y compris en usant des nouvelles technologies en particulier, ou pas, sait très bien faire preuve des pires aspects liés à son animalité.

     

    Quand j'évoque cela, la première chose qui me vient à l'esprit est l'apparition miraculeuse de ces « centaures en plein midi » un jour de janvier 1999 sur l'autoroute israélienne. Attendant le bus rouge et blanc « Egged » non loin du « Mont des français », j'entends soudain un bruit de sabots qui claquent sur la route. Je pense rêver car il n'y a autour de moi que des autoroutes goudronnées ultra-modernes, des panneaux de publicité géants. Trois enfants sont montés sur des chevaux à l'apparence fougueuse, des bêtes magnifiques sur lesquelles ils sont « à cru ».

     

    Ils ne s'arrêtent même pas pour un regard ou un échange de mots, ils sourient sous le soleil de plomb de midi à Jérusalem, largement à notre verticale. Ils ne s'arrêtent qu'un instant avant de traverser la « voie rapide », le temps de caresser doucement l'encolure de leurs montures. Les gosses étaient un peu sales, vêtus de haillons mais ils paraissaient n'en avoir aucune amertume.

     

    dscn1986.jpgLes chevaux traversent un échangeur autoroutier et disparaissent au loin ne laissant derrière eux qu'un léger nuage de poussière sur la route, ils étaient une image de liberté, ne se souciant ni de politique, ni de religion, encore moins de résolutions diverses ou variées, de grandes déclarations d'intentions plus hypocrites les unes que les autres, traversant la ville ultra-moderne et froide, où comme partout ailleurs l'avidité règne en maîtresse exigeante, en l'ignorant ainsi qu'elle le mérite au fond, se moquant d'elle de la meilleure manière.

     

    Ce sont à ces enfants là que les « sionistes » et « antisionistes », qui ne trouvent dans ces cause qu'un dérivatif à leur haine devraient songer quand ils sont prêts à mettre des populations à feu et à sang pour le simple plaisir de flatter le personnage qu'ils se sont construits, la plupart se hâtant de ficher le camp une fois qu'ils avaient mis le « feu aux poudres », s'étant fait plaisir à jouer à « Robin des bois » en grandeur nature.

     

    Des instants magiques comme celui-là j'en ai vécu des dizaines à Jérusalem, qui ont fait que je ne me suis jamais posé la question de la légitimaté de ma présence dans cette ville, que je me suis senti tellement heureux là-bas, malgré les moments parfois difficiles ou plus tristes, la culpabilité de laisser en France ceux que j'aimais parfois souffrir sans que je ne puisse leur venir en aide. Il m'arrive de me dire qu'il aurait peut-être mieux valu que je vive beaucoup moins de ces instants de beauté et de joie, car ils ont un prix, rendant plus libres, plus indépendants, moins soucieux des conventions sociales imbéciles.

     

    Et ce prix, je le paye encore, et cher. Les esclaves de la société d'hyper-spectacle marchande détestent ceux qui ne se soumettent pas leur allégeance matérialiste, à l'avidité générale où l'envie frustre et basse remplace le désir.

     

    Comme dans toutes les villes de Méditerranée l'on trouve également à Jérusalem des dizaines de chats parias, clochards glorieux, sans aucune honte ni scrupules, baguenaudant dans les rues, se nourrissant au bon gré des touristes, des pèlerins, ou des habitants. Ils sont généralement en bande, menés par un vieux mâle ou une vieille femelle plus agressifs que tous les autres. Le vieux mâle, ou la vieille femelle, est généralement borgne ou porte les stigmates de combats violents avec d'autres fauves des rues. Ce sont aussi des tendres, car les chats parias ne dédaignent pas de se laisser caresser par la main de temps à autre maladroite d'un voyageur de passage, lui offrant en cadeau quelques puces et microbes car les chats sont taquins.

     

    Bien sûr, il est d'usage de proposer à l'aimable bête sauvage des rues se laissant approcher avec tant de bonne volonté de donner une ou deux friandises en échange, et de ne pas trop insister quant aux caresses, ce que l'animal de toutes façons indiquera en donnant qui un petit coup de griffe, qui un petit coup de dent, au début amicalement puis ensuite plus sérieusement si l'importun ne comprend pas tout de suite. Les petits voyous abordaient le naïf en ronronnant pour mieux le tromper, et l'égarer dans une sensiblerie de mauvais aloi dans laquelle, remarquaient les chats, les touristes écrevisses avaient la désagréable habitude de tomber ; de ceux qui s'exclamaient « Amazing ! » toutes les deux minutes dans les rues de la ville à ceux qui constataient que « Jérusalem ça leur rappelait leur voyage dans le midi de 82 ».

     

    Les chats ne se souciant absolument pas de la morale des pitoyables primates qui parfois se prétendent leur maître dînaient abondamment le soir de la nourriture chapardée pour eux au marché couvert de la Porte du Damas, ou plus drôle encore à « Mahane Yehuda », le pseudo marché pittoresque côté israélien, par les petits voleurs de la « via Dolorosa ». Les félins de poche étaient en bonne compagnie avec eux, se sentant « entre soi », trouvant dans les enfants perdus qui faisaient les poches des touristes écrevisses sans état d'âme.

     

    Etait-ce donc leur faute si ces idiots se baladaient en ville avec des sacs « banane » et des portefeuilles remplis à ras bord de billets ? Les chats approuvaient ce raisonnement, eux-aussi trouvaient cela parfaitement normal de dérober dans les poubelles d'arrière cour dans les minuscules cuisines des « mixed grill » du quartier musulman un peu de pitance. Je me suis toujours demandé si les petits félins n'étaient pas salariés du syndicat d'initiative local. Étrangement, le touriste humain préfère toujours se donner bonne conscience en aidant des animaux à quatre pattes plutôt qu'en faisant preuve de fraternité avec ses pareils, ses frères en humanité.

     

    Cela n'était rien d'autres à leurs yeux qu'une juste redistribution des richesses de ce monde, de l'abondance de Tyr et de Ninive. Des chats rôdant un peu partout, il y en avait beaucoup en ville mais aussi dans les campagnes, où le gibier ne manquait pas, et l'on pouvait prendre de l'ombre et se détendre affalé au pied d'un olivier, ce qui pour un chat est une chose à prendre en considération.

     

    Il n'était pas si rare de voir des chevaux tirer les charrues et les chariots pour amener les paysans au champ, des équidés qui n'étaient pas des mondains. Comme leurs maîtres, ils avaient un visage buriné et marqué par l'exposition constante au soleil, ils buvaient peu d'eau et ne se plaignaient que si l'on se conduisait brutalement à leur encontre. Ces chevaux de labour, un peu plus trapus, un peu plus courts de pattes étaient bien souvent les compagnons de petits ânes ou de mulets curieusement utilisés aussi comme chiens de berger au milieu des troupeaux de chèvres ou de moutons à la laine poussiéreuse.

     

    L'on peut croiser également un genre de bouquetins dans le Sud du pays, un animal plutôt discret habituellement, aux alentours du cratère de Mitzpeh Rahmon et dans le Wadi rum en Jordanie, deux d'entre eux alors que nous bivouaquions à grand peine juste à côté, nous avions tenté durant plusieurs heures d'allumer un feu, reniflèrent nos orteils et goûtèrent un peu de nos sacs de couchage pour en tester la comestibilité.

     

    Le zoologue amateur (je n'ai pas dit le zoophile amateur) sera surpris que l'on mette ensemble chèvres et moutons, car finalement ce sont des animaux très différents, presque antinomiques. Le mouton suivra n'importe quel imbécile qui montre de l'autorité en avançant droit devant, fût-ce vers l'abîme, dans lequel il se jettera avec le mouton en tête de troupeau en toute connaissance de cause, tandis que les chèvres font ce qu'elles veulent et selon leur bon vouloir, surtout si elles trouvent un coin d'herbe un peu verte, ce qui dans les « territoires » n'était pas choses aisée. Si personne dans le troupeau de chèvres ne trouvait ce coin très recherché, mieux valait encore se contenter pour elles des détritus abandonnés par les hommes, que ce soit les reliefs d'un pique-nique de voyageurs ou de ceux d'un pseudo campement bédouin « very mutch authentic my frriend » (« only Twenty dollars ze place ! Djuste Fore You bicoze you're my frriend ! »). Autour de ces pseudo-campements folkloriques, pour les amateurs de gros clichés bien gras sur l'Orient mystérieux et ses délices, l'on trouvait des chameaux paresseux et languides, économisant non seulement l'eau, en la stockant dans leur bosse, mais leur énergie, tournant leur long cou avec une lenteur tellement exagérée qu'on pouvait être sûr qu'elle était feinte.

     

    En plus d'être vaniteux, ce sont de sales bêtes qui mordent immanquablement la main qui s'approche d'eux pour tenter une caresse, de manière sournoise et imprévisible. Leur maître, arrivé le matin à l'aube en « 4X4 » gueulant certainement toutes fenêtres ouvertes de la variété arabe et pop un rien dégoulinante de kitsch, de la « sheirout music » en somme, bien loin de Fairouz ou Oum Khalsoum, et vêtu non pas d'une djellabah et parfois d'un sabre de fantaisie, mais d'un « djinn » bien occidental et d'un blouson de cuir, le nez chaussé de lunettes fumées pour mieux draguer les jeunes touristes.

     

    Il y a même des cochons en Palestine comme en Israël, malgré les interdictions théoriques des prescriptions alimentaires musulmanes ou juives, et je ne parle pas seulement de ces cochons ultra-orthodoxes sortant d'un bordel qui leur était réservé à Tibériade, à l'endroit même où le « guide du routard » nous recommandait de louer à bas prix des vélos pour des enfants. Les bêtes sont tuées sur une dalle en ciment, ce qui semble convenir aux rabbins et aux imans. On trouvait même rue de Jaffa à Jérusalem, côté israélien, du saucisson « kasher » en sus de l'infâme saucisse de dinde colorée à la carotène vendue dans les supermarchés de la ville. La charcuterie est également monnaie courante au Nord d'Israël dans des villes où le russe est la première langue parlée.

     

    Cela ne date pas d'hier de toutes façons, les cochons en Terre Sainte, on se souvient que ce débauché de fils prodigue en gardait quelques uns et n'avait même pas le droit de manger les baies et racines que l'on donnait aux porcs. Un endroit, non loin du Mont des Béatitudes, face aux rives du lac de Tibériade, ou « Kinneret » en hébreu, porte le souvenir de ce troupeau de suidés dans lesquels Jésus avait envoyé des esprits mauvais et qui se sont jeté dans les flots de rage, noyant les pauvres bêtes.

     

     

    800px-White_horse-Jerusalem.jpgSi manger du cochon est un « péché », un péché certes délicieux convenons en, c'est surtout parce que l'animal lorsqu'il mangeait n'importe quoi autour des campements, manière dont on nourrissait les bêtes, voyait sa viande empoisonnée en conséquence, et impropre à la consommation. Contrairement aux idées reçues, le cochon est un animal délicat, un gourmet raffiné qui n'apprécie que certaines choses, les autres étant mauvaises pour sa santé. Les rabbins en premier n'ont fait finalement que trouver un prétexte quelconque dans leurs écritures afin d'inciter à ce qui n'était rien d'autre qu'une mesure hygiénique.

     

    images du haut, chats parias, empruntées à cet excellent blog de voyage : "Un monde à gagner

    oiseau du zoo de Jérusalem même source

    cheval israélien, wikipédia

  • Les animaux malades de la bêtise (humaine)

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    Peut-être les défenseurs des animaux m'en voudront-ils sur Agoravox ?

    En France, on dénombre 70 millions d'animaux de compagnie de tout genre. Les français sont fous en particulier de leurs chiens et de leurs chats. Combien de fois croise-t-on sur les routes des chien-de-garde.jpgvoitures avec le clébard à sa maman sur le siège arrière voire celui du passager car c'est plus qu'un enfant parfois, mieux en fait, car avec un chien ou un chat, pas de problèmes d'enfance, pas de puberté difficile, pas de devoirs à vérifier, rien n'est trop beau pour lui de fait. Et comme le dit la formule consacrée, il ne lui manque que la parole. Les propriétaires de chiens, les chats c'est différent, rajoutent souvent ensuite : et « en plussse ils sont plus fidèles que les êtres humains et moins méchants, allez ! ».

    Cela me rappelle cette anecdote vu dans un documentaire animalier : un présentateur tenait à la main un fruit, et observait un orang-outang juste en face dans un bassin en béton. Les yeux perdus dans le vague de sa réflexion, il se lança dans une tirade qu'il croyait très profonde sur la sagesse qu'il croyait lire dans les yeux du quadrumane qui n'avait d'yeux que pour le fruit qu'il finit par lui chiper avant que l'autre ait pu finir son discours. Là où il voyait de la sagesse, il n'y avait surtout que l'envie du singe de s'offrir une petite gâterie gratuite (au second degré, petite gâterie pourrait vouloir dire qu'ils s'offrent autre chose, mais là aussi, ils se l'offrent sans permission, car eux ont la souplesse pour ça qui nous manque).

    On projette finalement tellement de choses sur les animaux, qu'écouter quelqu'un en parler permet de connaître beaucoup de choses de celui qui en discute : son rapport aux autres, ses frustrations, ses complexes.

    Ce n'est pas pour rien que les petits caïds de cités, de lotissements (ce sont souvent alors des caïds retraités, des caïds qui ne deviennent des cadors qu'une fois le gros clebs bavant et grognant au bout de la laisse) ou de centre-villes aiment bien se balader avec au bout de la laisse un chien entre le fauve et le chien des Baskerville. Le chien, qu'ils dressent ou font dresser pour le pousser à l'agressivité, ce qui est plus impressionnant dans leur cervelle de moineau, compense leurs manques ou ce dont ils s'imaginent manquer.

    Il y a toujours une chose qui choque beaucoup, par tous les temps, mais un peu plus en hiver, c'est quand on voit les maîtres de chiens passer l'air indifférent devant des SDF ou des clochards qui dorment dehors la nuit, alors qu'il gèle à pierre fendre, et avoir tout plein d'attentions ensuite pour leur chien, qui n'est certes pas responsable de la sottise de ses maîtres, mais lui ne couchera certainement pas dehors au froid. Si l'on posait la question aux propriétaires de chiens, ils seraient les premiers surpris que l'on puisse se la poser, car ils se fichent comme du premier os en plastique de leur félidé préféré ou de leur canidé adoré des personnes qui dorment dehors.

    Brigitte Bardot prétendait dans les années 70 que ce n'était pas vrai, que souvent les défenseurs des animaux sont aussi d'ardents humanistes, elle a montré par la suite combien elle exagérait un peu en disant cela par ses déclarations et attitudes.

    Parfois les maîtres, et les maîtresses, poussent le ridicule à affubler la pauvre bête d'un tout petit manteau ou imperméable assorti à leurs habits. C'est très « hype » chez des perruches snobs et quelques dindes de haute volée qui quant à elles sont des animaux de compagnie parfaits pour un quinquagénaire qui a du pognon ou même encore un président de la République, des animaux de compagnie très coûteux à entretenir.

    Les animaux de compagnie le sont parfois jusqu'à la mort, on fait enterrer ou incinérer le chien, le chat, ou la tortue, à côté du maître. On me dira, cela permet d'entretenir la dynamique économique des pompes funèbres qui ont trouvé là un nouveau créneau. Si l'on craint de plus en plus la mort, si l'on a de plus en plus peur de la maladie chez l'être humain, on adore s'occuper des funérailles du chienchien à mémère ou du Raminagrobis de l'oncle Alphonse qui l'avait sur ses genoux jusqu'à la fin, ou presque, car le chat a quitté les genoux du bon tonton quand il s'est avéré qu'il avait considérablement refroidi.

    Ci-dessous un extrait de "les chiens" d'Alain Jessua

  • Le journal de ma chatte

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    Ma chatte tient un journal. Elle s'appelle Rififi comme le chat de Nestor Burma et elle réfléchit longuement alors que l'on pourrait croire qu'elle roupille sans rien foutre sur le canapé. Je lui ai donc permis de s'exprimer sur ce blog :

    20070804_chat"Mes journées sont rythmés par mes huit ou neuf repas. J'aimerais bien qu'à chaque fois ce soit de la pâtée ou de la bonne viande crue bien rouge et saignante comme j'aime, mais mon maître se contente de me redonner des croquettes quand je miaule d'un air plaintif (j'ai pris des cours dans un atelier d'expression corporelle féline) pour lui faire comprendre que je suis une chatte gourmande. Après le repas du matin, j'aime bien jouer au catch félin avec la main de mon maître (enfin mon maître c'est ce que je lui laisse croire car c'est lui mon animal de compagnie) ou sauter sur ces murs qui sont comme des grands grattoirs en tissu. Parfois je me cache entre le mur et le canapé de mon maître et je joue à sauter sur le journal qu'il est en train de lire de manière taquine, ce qu'il apprécie toujours. Le soir, il regarde la grosse boîte où d'autres êtres humains comme lui font le même genre de bruits qui pour moi ne sont que des borborygmes incompréhensibles contrairement aux miaulements de mon espèce, beaucoup plus raffinés. Mon maître a l'air d'y prêter beaucoup d'attention, il oublie même parfois de me gratouiller le ventre alors que je lui en fais la demande poliment. C'est pareil quand il écoute d'autres bruits sans mélodie qui sortent d'une autre grosse boîte. Il semblerait que la grosse boîte ait sur lui le même effet hypnotique que le bruit de la boîte de croquettes sur moi. Involontairement, j'accours tout de suite sans me poser de questions. C'est très gênant pour ma dignité. La nuit, je chasse dehors. Mon maître se moque de moi au petit matin, car je lui amène souvent comme proies des mottes de terre, une plume ou encore une feuille d'arbre coriace, est-ce ma faute si le gibier se raréfie du fait des activités qu'ils ont dans leurs tanières ? J'essaie de faire mon travail.

    J'ai mis en photo un de mes amis qui tient un blog tout seul.

    Ci-dessous, définition de l'amour au maître humain selon les chats"

    - Garfield est-ce que tu m'aimes ?

    - Laisse moi faire le point

    - C'est fait

    Garfield_do_you_love_me.gif

  • Ce que ma chatte aime à la télé

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    tele_a_chat.jpgMa petite chatte, elle s'appelle Rififi, aime bien regarder la télé après avoir eu son quota de caresses du matin et de pâté puante (plus ça sent mauvais et c'est gluant, plus elle préfère). Bien sûr, elle regarde avec attention "Tom et Jerry", qui la fait rire quand même car elle a de l'humour, Tom lui rappelle un oncle. Comme elle est un peu politiquement correcte sur les bords, elle m'affirme que la représentation de la minorité féline est biaisée dans ces cartoons car Tom perd toujours. Elle aime bien aussi "Titi et Grosminet", bien qu'elle me dise que c'est aussi méchant pour les chats, mais ce qui lui plaît le plus c'est "Garfield", car cela se rapproche le plus de son idéal de chat (elle est encore trop jeune pour le voir comme un reproducteur, et de toutes façons, Garfield serait trop fainéant pour s'éxécuter). Les histoires sentimentales lui ont fait dire que les humains étaient comme les chats, les humaines ronronnent pour avoir un bon repas gratuit, l'humain leur accorde et ensuite ils tentent de faire des petits, mais elle a compris que souvent ce n'était pas la finalité première des êtres humains dans ce cas précis. Précisons en passant qu'elle n'a toujours pas compris l'usage de la fourchette, il lui semble plus pratique de se servir de ses pattes (note personnelle : c'est la deuxième chatte, et pourtant j'en ai beaucoup connu, aucune allusion graveleuse, qui fait comme ça. La politique l'intéresse, et elle regarde avec attention le journal télévisé, quand elle entend la musique qui l'annonce, elle ronronne. Cela lui rappelle les concerts félins à la pleine lune où l'emmenait sa mère pour rencontrer d'autres chats errants sur les toits d'Evreux. Comme tous les téléspectateurs, elle aime bien quand il y a plein de couleurs vives, de musiques, et que tout le monde est content quand l'être humain femelle qui est au centre vient de gagner de quoi s'acheter plein de pâtée. Elle comprend ça Rififi, heureusement que je ne lui laisse pas la télécommande, on serait tout le temps devant TF1. Ce qui me permet de relativiser est qu'elle préfère s'amuser sur les murs tendus de tissu de ma chambre, sur lesquels il est très amusant de s'accrocher et grimper ensuite presque au plafond en s'aidant des griffes.

    Note personnelle : Après-demain c'est la fête des chatons (pussycat en anglais comme on sait). Donc bonne fête aux pussycats en avance.

  • Ma chatte n'aime pas les voitures

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    chat_voiture.jpgMa chatte, Rififi, comme le chat de Nestor Burma, c'est pas grave c'est un prénom unisexe, n'aime pas les voitures. Ces gros engins font du bruit, du bruit effrayant qui pousse à aller se réfugier sous une table accueillante ou une chaise. De plus, les voitures sentent très mauvais, une odeur qui monte à la tête et empêche de se concentrer dans la chasse aux moineaux, aux pigeons voire aux bouchons de bouteille (la proie ordinaire du fauve de salon, ou de cour, quand il est jeune). Et puis les voitures effraient le gibier possible. Parfois les voitures avalent son maître et d'autres humains, et ils ne peuvent même pas rigoler dans la salle à manger et il n'y a même plus de séances de caresses et de gratouillis sur le ventre sur la moquette du salon. Les voitures ont bien une utilité. On peut grimper dessus pour observer son domaine, que l'on aura pris soin de délimiter en pissant un peu partout. C'est encore mieux de grimper avec les pattes boueuses, en plus le maître a l'air d'aimer cela, car on peut voir le chemin pour redescendre en toute sécurité. Les chats ont du bon sens, ils cherchent le côté amusant, le reste, si çà ne se mange pas ou si çà ne se chasse pas, même pour de rire, on s'en fout. Si d'aventure, un chat est obligé de prendre la voiture il peut : primo apprendre à conduire, voir en haut à gauche, deuxio, à moins que l'on ne soit un chat souffrant du mal de mer (ressenti par les chats en voiture, c'est comme chat, euh, comme çà) on peut toujours se servir des épaules du maître ou de la maîtresse comme d'une plate-forme d'observation de la route et des animaux nuisibles que l'on y voit, tel le mulot, ou le fonctionnaire de police assermenté.

    chat2.jpgL'être humain lambda aime les voitures, surtout quand il a un problème de microcéphalie ou de micro-génitoires. Il aime qu'elle fasse du bruit car alors il se sent plus puissant, il sent qu'il domine au moins quelque chose, ou qu'il a l'impression de dominer. C'est ce qui lui plaît. Il s'en fout que çà fasse tomber plus vite les feuilles des arbres qui abritent les oiseaux et que si ceuxc-ci ne se sentent plus protégés cela fait moins de proies délicieuses pour les petits chats. L'être humain pense que l'odeur de l'essence calcinée c'est comme celle de ses phéromones, c'est écoeurant à sentir mais chez lui çà le pousse à chercher un ou une partenaire de reproduction, la voiture semble se reproduire en même temps car elle émet beaucoup de sons quand un être humain a trouvé une compagne officielle (il est à noter que les femelles humaines ne font pas des portées de 4 ou 5 chatons mais seulement un ou deux à la fois, très rarement trois, encore plus rarement quatre ou cinq). L'être humain, au lieu de roupiller tranquillement, en s'étirant de temps à autres les membres pour se procurer une activité physique saine et suffisante, a plein de choses à faire, des choses bruyantes là aussi, il verse de l'eau sur ses écuelles et sifflote en même temps, il a donc l'air content d'avoir plus d'eau dans sa gamelle contrairement aux chats qui, là encore, ont plus de bon sens.

    Conclusion : L'être humain détruit son environnement et son domaine, il aime se faire du mal en somme. Les chats sont donc déjà les maîtres du monde.

  • Des nouvelles de ma petite chatte

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    garfield015.jpg Je parlais bien d'un félin, d'un fauve de salon que j'ai adopté il y a quelques semaines. Ou plutôt, c'est elle qui m'a adopté car les chats sont propriétaires de leurs animaux de compagnie pourvoyeurs de nourriture, de câlins et de coussins confortables (moi en plus j'en ai un naturel) que sont les humains. C'est à la suite d'un drame familial poignant que je l'ai pris sous ma protection. En effet, sa mère, comme la petite était sevrée et devenait ainsi une rivale possible, l'a virée de sa tanière et la pauvrette s'est retrouvée à la rue. Je la fournis donc maintenant en croquettes, pâtés et terrines divers, ainsi qu'en caresses et gratouilles sous le ventre. J'entretiens également sa forme en l'entraînant à la chasse, elle est très douée pour pister les bouchons de bouteille en plastique ainsi que ceux de lait, qui sont plus coriaces. Il y a deux jours, elle a commencé à s'attaquer au rideaux mais ce sont des proies résistantes, pour les punir de ne pas se laisser faire elle a donc décidé de les punir en mangeant une petite partie des ficelles servant à les ouvrir. La nuit, on chasse le pigeon de ville et le piaf de trottoir. J'aime beaucoup les chats, certes j'aime aussi les chiens mais un chat est beaucoup plus vif et moins immédiatement docile (quoique le bruit du paquet de croquettes secoué soit un puissant hypnotique). Bien sûr, les chats n'ont aucune reconnaissance puisque dans leur esprit, les services rendus par le locataire humain de leur maison sont un dû. Les chats sont les maîtres du monde après avoir été des dieux dans l'ancienne Égypte.

    Ci-dessous une aventure de Garfield et quelques autres en vidéos relatives (pour une fois des enfants pourront lire un article de ce blog)

  • 98% de gènes en commun : du chimpanzé au primate humain

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    J'en ai déjà parlé, pour ceux qui ont lu la première note, voyez ça comme un exercice de style...

    2.jpgNous avons 98% de gènes en commun avec le chimpanzé et une conduite ainsi que des réactions qui ressemblent beaucoup à celles de ce primate qui est notre plus proche cousin. Ainsi, pour compenser un manque d'intelligence ou une vivacité moins rapide, le primate humain réagira avec plus d'agressivité, il poussera des cris, se frappera la poitrine, et de brutalité afin d'impressionner son congénère qui feindra la peur pour lui faire plaisir et avoir la paix. Le primate humain se balade souvent en groupe qui se compose de deux ou trois mâles dominants, ainsi que deux ou trois femelles alphas, et de quelques spécimens des deux sexes qui les suivent non pas par besoin de protection mais parce que les mâles et femelles alphas possèdent qui un objet, qui un habit, qui feront qu'ils seront respectés (chez les singes, c'est pareil mais plus simples comme signes : la taille du sexe, la couleur du derrière ou de l'appareil génital, la capacité à la violence). Notons que certains chimpanzés, en apprenant la langue des signes, ont fini par acquérir et conserver un vocabulaire de plus de 800 mots, soit quatre fois plus qu'un rappeur de banlieue ou qu'un écolier ayant subi plusieurs réformes de l'apprentissage de la lecture. Les personnalités les plus intéressantes chez les primates humains sont souvent des mâles ou des femelles solitaires, tout comme chez les chimpanzés. Pour résumer, le primate humain respecte essentiellement deux choses : la violence et la possession d'objets "totems". Et bien que le mâle humain se sente obligé d'offrir un restau à la femelle humaine avant de copuler, ou une pierre avec de jolis reflets, le comportement est le même. Et bien qu'ayant fabriqué des armes plus sophistiquées qu'un gourdin, rien n'a vraiment changé depuis Cro-magnon dans l'usage qui est fait des armes.