Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

amour

  • La compagnie des femmes

    Imprimer Pin it!

    femmes, séduction, féminisme, politique, sexe, amour, amaury watremezDepuis ma petite enfance, ce qui ne nous rajeunit pas, j'ai toujours préféré, et de loin, la compagnie des femmes à celle des mâles, mes semblables, mes frères. Et ceci à un point tel que j'ai souvent été soupçonné par des personnes peu capables de nuances d'homosexualité latente, comme si la sensibilité à l'art et au monde, à la beauté, l'attrait pour la féminité étaient pour un homme, pour un garçon, une tare indigne. Ce n'est pas que j'idéalise les femmes, je sais parfaitement combien elles peuvent être triviales, voire grossières. Elles peuvent être retorses, malignes, moqueuses. Elles peuvent même être hélas, ainsi que les hommes, complètement idiotes et conformistes.

     

    Ou hommasses, ce qui est pire que tout...

     

    Cependant, une femme, même celle qui se croit laide, même celle qui se croit sans charmes, sans séductions, aura toujours un moment où croyant échapper aux regards inquisiteurs elle s'abandonnera à être elle-même, et ce tellement plus que l'autre sexe. Elle sera alors infiniment émouvante, étourdissante de beauté sans le savoir, sans s'en rendre tout à fait compte elle-même. Car si toutes les femmes ne sont pas toujours belles, elles peuvent l'être...

    Lire la suite

  • L'économie de l'amour

    Imprimer Pin it!

    amour, sexe, cou^ple, homme, femme, politique, économie, amaury watremezLes mariages d'intérêt sans beaucoup de sentiments, les amours de raison, ont toujours existé dans nos sociétés, ce n'est pas nouveau j'en ai conscience en écrivant ce qui suit. Par contre, ce qui change radicalement c'est l'amour directement perçu comme un marché financier et la relation amoureuse ainsi qu'une relation d'actionnaires à entrepreneur. Je l'ai compris en lisant en commentaire d'un « statut » de réseau dit social une jeune femme évoquant l'indispensable « optimisation » des sentiments.

     

    On optimise ses sentiments comme on optimise en définitive son capital, son investissement. L'on se doit d'entretenir son « capital corporel » et son « capital santé » afin de rester compétitif sur le marché. Ariane et Solal de « Belle du Seigneur » ont trop de doutes sur l'avenir économique d'où leur fin tragique, Madame Bovary a attendu trop longtemps avant de se lancer dans une stratégie commerciale audacieuse et le narrateur de « la Recherche » n'est pas assez agressif dans son plan communication avec Albertine ce qui motive en conséquence le départ de cette dernière...

     

    Les sentiments sont un frein, la passion un handicap certain.

     

    Comment montrer cette compétitivité pour une femme ?

    Lire la suite

  • L'Odyssée revisitée en manière d'autofiction

    Imprimer Pin it!

    Ulysse ne venait pas d'Ithaque, cette seigneurie minuscule, rurale, provinciale, il était de la cité des achéens sur le continent, la grande cité turbulente qui faisait peur aux paysans de l'Olympe. Ils avaient peur d'y être pervertis. Il ne se sentait bien qu'à cet endroit, il était chez lui dans chacune de ses rues, de ses ruelles, il était familier de chacun de ses monuments, mais l'ancien roi d'Ithaque son père en était parti avec son épouse, la reine, c'était la première fois qu'il s'était senti déraciné.

     

    image de Circé prise ici

    circe2.jpg

    Ulysse n'avait aucune envie de rentrer à Ithaque, son royaume, après avoir combattu à Troie, il se perdit volontairement dans un archipel d'îles inconnues et réputées dangereuses, dont celle de Circé, une enchanteresse qui ressemblait beaucoup à son épouse, Pénélope. Elle transformait les hommes en porcs baveux pour se rassurer sur ses capacités de séduction, et la plupart des hommes, pour la plupart des métrosexuels, étaient ravis de la métamorphose qui était pour eux une forme de régression confortable. Plus rien d'autres à faire que de se rouler dans la fange avec délices sans se sentir redevables de quelque morale ou devoirs envers les autres...

     

    La magicienne cherchait quelqu'un qui soit pour elle à la fois un amant et un père. Circé ne sait ce qu'elle veut, c'est une chieuse, ils se disputent, Ulysse qui ne s'était pas transformé, il voulait que Circé l'aime pour lui, décide de rompre et ce qui arrange les porcs qui nombreux dans l'île soutiennent leur maîtresse défaillante sans faillir quant à eux.

     

    Ulysse sur son bateau a une nostalgie infinie de Circé, elle lui manque, il la voit dans toutes les femmes. Il essaie d'aller vivre chez les lotophages mais cela ne change rien, il n'oublie rien, pire encore le guerrier fringuant qu'il était perd de sa superbe, il grossit démesurément de par la culpabilité qu'il ressent, il porte tous les malheurs du mondes, il se met hors de la vie. Il finit par aborder au hasard sur une plage de sable très blanc sous un soleil radieux de Méditerranée.

     

    Il y trouve Calypso, une nymphe très brune, aux yeux tout noirs, qui se prélassait là, un peu ronde avec des boucles brunes, des « accroche-cœurs » désuets. Elle l'aime de tendres sentiments, elle est beaucoup moins compliquée que Circé dont elle mime les manières pour continuer à plaire à Ulysse qui ne voit qu'elle l'aime vraiment. Calypso regardera le vaisseau s'éloigner, elle se dira qu'il vaut mieux qu'elle se marie avec un brave berger des montagnes, il lui fera un enfant, mais elle finira par rester seule. Ulysse avait retrouvé son Ithaque et une Pénélope, mais il ne le savait pas.

     

    Ulysse a peur d'abuser de la situation alors qu'il aurait simplement pu la vivre, Calypso est une nymphe fragile. Il repart très loin au Sud, il veut se perdre chez les perses, il est persuadé que quelqu'un l'attendra toujours à Ithaque. Il est persuadé que tout le monde pense à lui, qu'il est au centre des attentions. Il aime sa tristesse et son malheur, il ne veut pas en sortir. Elles lui sont confortables, il s'y laisse aller comme les suidés de Circé dans leur bauge.

     

    Quand il retourne finalement chez lui, contraint et forcé, il sait qu'il n'est pas le bienvenu, que la vie de ses vassaux, de sa cour, de ses proches a continué sans lui. Il se sent encore coupable de tous les maux arrivés durant son absence. Il devient le jouet de son palais, n'ose plus prendre aucune décision mais il finit par vouloir repartir, il va sur l'île de Circé mais elle n'est plus là depuis longtemps même si chaque paysage évoque pour lui un souvenir amoureux. Il retrouve la plage de Calypso, mais il ne la voit qu'au loin alors qu'elle est dans son palais avec son enfant. Elle le regarde et il voit comme elle est triste mais elle détourne malgré tout les yeux car elle sait qu'il ne saurait pas l'aimer...

    1-aa-francois-boucher-jupiter-und-kallisto-191120.jpg

    image de Calypso prise là

    Égaré dans un quartier de la grande cité de son enfance qu'il ne reconnaît plus alors qu'il y a pourtant vécu, il rencontre une femme qui a les mêmes tourments que Circé, qui veut lui ressembler, mais qui n'est qu'une fille de Roi qui aime à se faire passer pour libéral envers son peuple parce qu'il se désintéresse d'elle et qui ne songerait pas à partager son trésor royal. Elle ne transforme pas les hommes en porcs, mais les pousse à se haïr pour se sentir exister, et le pire est qu'ils se laissent avoir, qu'ils ont l'impression de compter, d'être des princes charmants alors qu'ils n'étaient que des prétextes pour son égoïsme.

     

    Il voit bien qu'elle ne l'aime pas. Il la désire et se sent au bord de l'abîme. Il est persuadé qu'il est déjà mort, et qu'il est dans un Hadès intermédiaire, un Hadès personnel. Il croit qu'il est déjà dans le gouffre, dans une des gueules de l'Hydre. Il n'est jamais vraiment revenu à Ithaque, il s'est perdu quelque part sur le chemin de retour et souffre, il veut revivre mais il est trop tard pour s'autoriser à être heureux ne serait-ce qu'un moment. Les Parques ont déjà tissé leurs fils, il ne peut défaire leur ouvrage où est-ce Zeus qui lui refuse le bonheur, ou plus simplement lui-même qui se l'interdit, il ne sait...

  • L'amour horticole

    Imprimer Pin it!

    LE-PETIT-PRINCE-ET-SA-ROSE.jpg

    "A Paris, lorsque Dieu y plante une jolie femme, le diable, en réplique, y plante immédiatement un sot pour l'entretenir." Barbey d'Aurevilly


    Ami lecteur, amie lectrice, il paraît que je suis trop négatif, que je ne vois pas assez le côté positif de la vie, la vie qui est un cadeau « 'tu 'ois », avec les petits z-oiseaux, les nuages roses dans le ciel bleu « tu 'ois », ces cieux pénibles et insupportables toujours bleus des pubs du monde moderne où le progrès progressiste a fait faire un bond gigantesque aux consciences qui sont maintenant libérés de toute haine, de toute discorde, on le voit bien sur Internet, divers forums et réseaux dits sociaux.

     

    L'esprit critique, la causticité, l'individu moderne la tolère chez des personnages de fiction, comme le Docteur House, qui le libèrent de toutes ses frustrations, le consolent de toutes les lâchetés qu'il a commises, mais il ne le supporte pas dans la vie de tous les jours où il estime que tout le monde devrait se conduire comme lui, ou elle, en esclave soumis du progrès progressiste et de l'humanisme « lamanièredeux », aucun ne comprenant que la dérision n'est qu'une autre manière de manifester sa pudeur, une façon de faire diversion. Je ne suis pas le premier caustique à parler d'amour horticole, ainsi Ronsard qui pour dire à sa belle Hélène qu'elle étai somme toute une belle chieuse la compare plus élégamment certes à une rose qui va bien se fâner un jour.

     

    Je vais donc ce soir parler de mon rapport aux femmes, qui est, je l'ai compris comme une illumination hier, en arrosant des géraniums ("les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse" ainsi que l'a dit un philosophe d'une grande sagesse), un rapport essentiellement horticole, je vais expliquer ce que j’entends par là, tu vas voir, ami lecteur, ami lectrice tu ne vas pas être déçu-e même si je suis à peu près certain que tu vas trouver le rapprochement de l'amour avec le jardinage assez osé, voire encore un peu cynique...

     

    A l'instar d'un aviateur écrivain, canonisé depuis pour son beau livre sur un petit garçon tombé d'une planète lointaine, et amoureux d'une rose (j'ironise mais j'aime beaucoup Saint Ex'), j'ai longtemps vu les femmes comme des roses, à la fois fragiles et se protégeant de leurs épines, s'épanouissant dans un jardin, grand ou petit, entourées ou non d'autres fleurs, parfois croyant leurs épines inefficaces et laissant les mauvaises herbes les envahir croyant être plus fortes de cette manière, c'est que les mauvaises herbes leur laissent entendre, tout comme les pucerons, parasites du jardin qui font la cour aux roses pour en faire leur « quatre heures ».

     

    Cela a toujours été le même processus avec mes différentes égéries et autres dulcinées. Je les arrosais avec régularité (n'y voyez aucune allusion graveleuse bien entendu, seulement une allégorie des attentions que j'avais avec elles), je les écoutais, et j'essayais de comprendre le mystère humain caché derrière le personnage, énigme qui est celle de tout être humain, énigme qui les empêchaient de « fleurir » et de s'épanouir, d'où mes soins horticoles et patients, ma recherche du meilleur terreau, la quête de l'engrais le plus efficace. Certaines parmi les fleurs ayant des goûts bien arrêtés en la matière, c'était un travail de tous les instants pour qu'à la fin d'aucunes parmi ses fleurs résistent, les ingrates !, à la cueillette.

     

    Je tombais donc toujours amoureux de jolies femmes qui recherchaient un amant qui soit aussi un psy à ses heures mais aussi un grand frère « un peu incestueux » et paternel et leur « meilleure copine » capable de faire du shopping avec elles sans râler : ce n'était pas très difficile pour moi d'accéder à cette demande car je trouve qu'il y a un côté très sensuel dans les parfums, les tissus frôlés, leur glissement, leur douceur au toucher (mais j'arrête là car je m'égare).

     

     

    Une fois l’énigme démêlée, le mystère dissipé, certaines perdaient tout intérêt pour moi ainsi que me le fit remarquer l'une d'elles un jour, avec qui je suis resté ami, qui nota également qu'une ou deux fois je m'étais laissé prendre dans les mauvaises herbes et que je tombai profondément amoureux bien malgré moi, ne supportant pas que ce soit d'autres qui profitent du joli bouquet ou parfois de la plante verte exotique. Il y a une de ces « petites fleurs fragiles », coincidence c'est la signification de son prénom en grec, dont j'ai été et suis toujours inconsolable que cela amuserait. A l'époque où je l'ai connue, elle se faisait passer pour un genre de coquelicot qui pousse au bord des routes, attirant le regard et les fantasmes, mais elle était bel et bien cette petit fleur sans défense perdue dans un jardin public au milieu des hortensias et des buissons de buis épais et touffus...


    image empruntée à ce blog horticole et spirituel

  • L'Amour au temps du millénarisme généralisé

    Imprimer Pin it!

    Aussi sur Agoravox

    L'ambiance est au millénarisme le plus sinistre, le plus imbécile un peu partout que ce soit chez certains croyants mais aussi dans le reste de la société, sur Internet et dans la vie réelle, Internet et la vie réelle n'étant pas encore tout à fait la même chose.

    Les films à grand spectacle américains montrent des fins du monde de plus en plus atroces, de plus en plus clinquantes que les brouteurs de pop-corn (TM°) adorent aller voir en bans comme fascinés par leur propre destruction, ayant finalement conscience au fond de la vacuité quasi absolue des aspirations que leur dicte le grand cirque de la société spectaculaire.

    société,amour,millénarisme,christianisme,politique,littératureEt ils sont également convaincus que ces mises en scène de leur propre destruction suffiront à combler leur culpabilité à se conduire aussi inconsciemment, aussi égoïstement qu'ils le font, à remplir le vide de leurs absences d'idéaux de vie, leur inappétence à s'élever juste un peu au-dessus de la mêlée....

    Sur Internet, les mêmes en plus de ratiociner à longueur de forums sur les différentes formes que prendre selon eux l'Apocalypse discutent à n'en plus finir sur des complots le plus souvent imaginaires sans avoir peur une seule seconde des contradictions inhérentes à leurs raisonnements souvent biaisés sans qu'ils en aient conscience.

    Je ne m'aviserai pas bien sûr de contester le bien-fondé de leurs ratiocinations dont certaines pourraient un jour prochain s'avérer réelles pour éviter d'être noyé sous un flot d'injures et de « preuves » toutes moins rationnelles les unes que les autres.

    Il est donc plus que temps de parler de sujets apparemment futiles comme l'amour au temps du millénarisme généralisé. J'aime beaucoup ce que les imbéciles considèrent comme futiles, ceux-ci ressentant le besoin de passer pour graves et sérieux, la gravité faisant leur bonheur ainsi que le rappelait Nietzsche à moins que ce ne soit mon beau-frère.

    Tout ce qui n'est pas dans cette optique de gravité est assimilé à de l'hédonisme petit-bourgeois alors que c'est précisément ces petites choses sans importance qui sont le sel de l'existence.

    L'idée même de la féminité, de sa séduction, est battue en brèche, en couple on ne devrait plus parler que de « partenaires ». C'est très mâââl de dire ça me lancera le chœur antique des « beaux esprits » mais curieusement cette idée que la séduction féminine est un leurre est le plus souvent affirmée par des trombons...

    Ces quelques nuances seront impossibles à comprendre pour un citoyen-consommateur millénariste car ces travers que je viens de décrire vont de pair avec un besoin de simplification extrême de la réflexion et des sentiments, toute personne qui ne pense pas ou ne ressent pas les choses comme l'individu moderne le ressent ou l'exprime étant considéré comme un fou, un ennemi, un imbécile que l'on peut agonir d'injures sans aucuns remords.

    L'amour en ces temps millénaristes est donc logiquement un amour du « Même », du reflet, et ce au sommet ou à la base de la société contemporaine. Il suffit pour cela de regarder par exemple les pubs pour des sites de rencontre proposant un amour « clé en main » et ce que disent les clients ou pseudo-clients mis en scène lorsqu'ils évoquent leurs attentes en la matière, soucieux que l'image de leur personne qui leur est renvoyée soit la plus flatteuse possible, le ou la partenaire sexuel étant aussi une sorte de trophée que l'on se doit d'exhiber fièrement.

    A ce propos, en parlant de trophée, une petite digression, j'ai toujours eu l'impression que les « 4x4 » les plus rutilants étaient vendus avec la petite blonde apprêtée, au volant ou à côté du conducteur quinquagénaire en veste « journaliste de guerre », en option.

    C'est logique, le consumérisme roi pousse à l'égocentrisme parfois confondu avec des aspirations romantiques. Sur Internet, il est très facile de rejouer dans un genre post-moderne, avec quelques « LOL » et « xoxo » et autres « smileys » en plus, mais moins brillament « Les souffrances du jeune Werther ».

    Ce que veulent les hommes c'est la plupart du temps eux-mêmes avec des seins et un vagin, une amante qui soit comme un copain de virée et sensuelle au lit, idem pour les femmes qui attendent des amants qui soient elles-mêmes mais dotés de génitoires en état de marche, des amants qui soient à la fois des étalons fougueux et toujours d'attaque pour la bagatelle, et en somme leurs meilleures copines.

    Un grand nombre d'hommes se sentent coupables d'être des mâles, leur genre étant très souvent assimilé à la violence, la brutalité, la sottise. Ils voudraient bien faire oublier qu'ils n'ont pas d'ovaires, mais c'est peine perdue, y compris ces « mâles temoins » que l'on croise dans les conférences sur « le Genre » qui font pourtant profil bas tant qu'ils peuvent mais qui doivent encore et encore expier les errements de tous les hommes depuis que l'être humain existe...

    C'est également flagrant dans un grand nombre de couples homosexuels :

    Les deux personnes ont souvent exactement la même coupe de cheveux, la même façon de s'habiller, la même paire de lunettes parfois, sans parler de la même manière de s'exprimer, l'apparence et l'attitude dominante étant celles de la personnalité la plus affirmée du couple.

    J'ai toujours trouvé cela extrêmement troublant.

    Si ce n'est pas un privilège des couples homosexuels c'est encore plus marquant en leur sein, les deux personnes étant du même sexe, la différenciation étant encore moins appuyée même si pour certains hommes la tendance est de plus en plus à la « métrosexualité »...

    L'Amour au temps du millénarisme se veut responsable, citoyen, juste et j'en passe ce n'est plus vraiment de l'amour....

    illustration : photo tirée de "Watchmen" prise ici

  • Journal de vacances 1 -les bourgeois et l'amour en 2011

    Imprimer Pin it!

    Le début du journal est aussi sur Agoravox

     devoirs de vacances en cours :

    lecture du « Bestiaire » de Léautaud, admirable, un emmerdeur au style superbe, en habits de clown.

    lecture de la correspondance de Céline avec la NRF, où l'on peut découvrir, à moins qu'on ne le sache auparavant que l'âme des prétendus salauds est largement plus complexe que ce que l'on veut bien croire.

    ci-dessous portrait de Léautaud pris ici

    176777_866386055_paul_leautaud_H162029_L.jpgImpressions de vacances :

    «Qu'est-ce que le bourgeois ? C'est un cochon qui voudrait mourir de vieillesse.»

    Léon Bloy dans « l'Invendable »

    Je passe, après certains articles, pour un mauvais français, un malfaisant vraiment pas gentil qui n'aime pas les gens, un sarcastique méchant comme une teigne, un jaloux, un pas beau. De cela je m'en fiche complètement, ça ne me déplait pas en plus de déplaire aux cons, aux valets, aux serviles, aux bonnes têtes de troupeau bien dociles qui classent, classifient, rangent et catégorisent par paresse intellectuelle. Les injures des tarés haineux ne me gênent pas tant que ça, même si c'est parfois dur à encaisser, mais après tout, cela montre que ce que j'écris touche dans le mille et qu'à défaut de leur donner le grand de coup de pied au cul qu'ils méritent, j'ai donné un grand coup de pied dans la fourmilière.

    Les imbéciles ne comprennent pas grand-chose, et le pire c'est qu'ils sont persuadés d'avoir tout lu, tout vu, tout sur, et que « la chair est faible ». Ils se révèlent un peu plus bas dans leurs moqueries.

    « Dire qu'il faudra partir un jour, alors que tant de gens continueront à faire l'amour. »

    Paul Léautaud dans son journal...

    Voilà un homme bien ridicule à leurs yeux qui tombe amoureux fou d'une jeune femme très différente de lui, et qui en plus, préfère les femmes.

    Quel con se disent-ils !

    Quel con !

    Il ne réfléchit pas ou quoi ?

    Comment peut-on aimer quelqu'un sans espoir en plus ?

    Quel con !

    Vouloir vivre des sentiments un peu plus élevés, un peu en dehors des normes, des rails, et des conventions actuelles, voilà qui est très con à leurs yeux car au fond ce sont des con-formistes.

    Chercher à vivre ces sentiments un peu plus élevés c'est aussi se tirer du néant, car rien d'autres n'a vraiment de sens le reste n'en ayant aucun, fût-ce pour un croyant cette personne que l'on aime être Dieu.

    image de Céline prise ici

    lettres%2Bnrf%2Bchoix.jpgL'amour, cet "infini à portée des caniches" selon Céline dont l'hypersensibilité du verbe montre qu'il disait cela surtout par amertume, par colère devant la sottise et la lenteur des autres êtres humains à le ressentir, était considéré comme un sentiment ridicule par les paysans et les familles dites bourgeoises sous l'Ancien Régime, et pas seulement, c'était encore ainsi il y a soixante soixante-dix ans, on se mariait pour réunir des terrains, pour s'approprier quelque chose, les sentiments venaient après, si il y en avait, c'était tant mieux, sinon, cela n'était pas bien grave, tant que mari et femme exerçaient leur devoir conjugal régulièrement.

    Depuis « Soissantuite » et la libération « sessuelle », on parle beaucoup d'amour, que l'on confond surtout avec le cul. Il s'agit de baiser à droite à gauche un maximum, on imagine presque des juges comme au championnat de gymnastique. Exprimer des sentiments amoureux un peu plus élevés que simplement exprimer le désir de se vider les génitoires est perçu comme tout autant ridicule que par nos ancêtres . L'amour est toujours aussi ridicule aux yeux de leurs descendants, pseudo-libertaires de mœurs qui restent au bout du compte des bourgeois amoraux ressemblant beaucoup à ceux du XIXème siècle.

    Rien n'a changé contrairement à ce qu'ils voudraient nous faire croire.

  • L'amour au temps de la « nervous breakdown » – Torrents d'amour

    Imprimer Pin it!

    Histoire de Prosper, suite...

    nervous-breakdown.jpgProsper aimait les femmes qui se confiait à lui car ainsi il pouvait se poser en sauveteur, et en sauveur. Quand il les avait guéri de leurs problèmes, qu'il les avait aidées à progresser, à mûrir, d'un certain point de vue, elles l'intéressaient beaucoup moins. Tant qu'il était leur chevalier blanc, tout allait bien, ensuite les choses devenaient problématiques. Il ne savait plus comment faire quand il s'agissait de construire une vie de couple normale, banale et agréable. Cela aurait été plus simple au temps de Tristan et Iseult, il n'aurait pas eu à changer d'un iota son comportement avec Iseult, il n'aurait pas eu besoin de tant de complications avec quelque soubrette ou fille de corps de ferme. Et Prosper bovarysait plus ou moins, avouons le.

    Prosper n'était pas le seul homme à être extrêmement compliqué dans ses relations avec le beau sexe ou à être dans le syndrôme du héros romantique. Il fut ami un temps avec Arnould qui était encore bien pire. Arnould tombait fou amoureux de donzelles souffrant de névroses sophistiquées et chics, il les emmenait au cinéma ou au restaurant. Elles pleuraient beaucoup avec lui, sur leurs problèmes, sur leur nombril, sur elles. Il en rajoutait pour entretenir le tout, allant voir un mélodrame plutôt qu'une comédie. Dés qu'elles lui avouaient leur amour, qu'elles exprimaient leur désir, il les laissait tomber et n'en voulait plus. Il reconnaissait bien volontiers que seule la séduction, du moins telle qu'il l'entendait, lui suffisait.

    Prosper fut ami aussi avec Gontran. Gontran était flamboyant, il « clinquantait » de mille feux, bien que taillé comme une ablette et le nez chaussé de lunettes bien sages, sa flamboyance semblait parfois bien fragile aux mauvais esprits qui était aussi pour Gontran des jaloux, des malfaisants, des êtres vils. Gontran flamboyait aussi dans ses amours.

    Women%20On%20The%20Verge%20Of%20A%20Nervous%20Breakdown.jpgComme les deux autres, il avait le syndrôme du chevalier blanc, mais poussé bien plus loin, exprimé bien plus fortement. Cultivé, sensible et fin, mais doté d'un ego profond comme les sept cercles de l'Enfer, il aimait les maniaco-dépressives en fin de droits, les anorexiques sur le fil du rasoir, les Electres inconsolables, les passionnarias introverties à l'extrême, au regard brûlant de fièvre et de désir inassouvi, désir qui restait inassouvi mais qu'il entretenait, un temps du moins.

    Pendant toute la durée de leur passion, elles étaient sa chose, son instrument, le vénéraient tel un ancien maître zen, ne juraient que par lui, que par ses paroles, quitte à tout sacrifier de leurs amitiés, de leur anciens amours, de leur famille. Elles le faisaient en toute conscience, aimant ça au bout du compte, être esclaves, des femmes réputées libres sous la coupe d'une sorte de "maquereau" plus vindicatif que ceux qui relevaient les compteurs rue Blondel aux temps bénis des « maisons ». Elles l'idolâtraient, puis un jour, elles se réveillaient de leur rêve de midinette, ce qu'elles étaient au fond. Il tempêtait, rageait, se mettait terriblement en colère, les vouaient aux gémonies, se conduisait comme un charretier, demandait pardon, se tapait la poitrine. Elles faisaient alors une rechute, ou étaient totalement guéries.

    Il les rejetait, tout comme les amitiés perdues, dans son enfer personnel. Elles devenaient ses nemesis, des esprits mauvais, succubes impurs, qui voulaient le perdre contre son gré. Il se voyait alors comme un chevalier errant retrouvant sa solitude grandiose, un ermite romantique, un dandy désespéré dans le genre de la dame aux camélias, celle qui crachait ses poumons par amour pour un salaud.

    L'amour au temps de la nervous breakdown, ce n'était pas une mince affaire...

    à suivre...

  • Torrents d'amour - Romantisme

    Imprimer Pin it!

    cafe_costes_paris.jpgIl m'est revenu en mémoire cette discussion d'un soir avec un ami romantique, ou se prétendant tel. Il m'avait invité au café Costes, le lieu le mettait en valeur se disait-il.

    Il poursuivait d'un amour éthéré, idéal, des jeunes femmes qui s'en fichaient, ou se sentaient flattées. Il pleurait beaucoup, souffrait beaucoup, et aimait ça. Et puis quand il arrivait à ses fins, elles ne l'intéressait plus du tout. Après les avoir perçues comme des princesses de conte de fées, elles devenaient des femmes comme les autres, tout juste banales. Il offrait des fleurs et des poèmes enflammés, des vers de mirliton grandiloquents, à des péronelles qui ne l'avaient sans doute jamais remarqué. Il le savait très bien, il était heureux comme ça.

    Il me dit :

    - Tu sais, moi tout ce qui m'importe, c'est juste de la prendre dans mes bras, dit-il en parlant de sa dulcinée du moment.

    Il me regarde avec intensité, attendant ma réponse d'un air de défi. Elle ne se fait pas attendre :

    - Moi, je n'ai pas envie de me contenter de la serrer dans mes bras, pour observer ensuite la pleine lune en se tenant par la main. On a tous les deux, fort heureusement, un sexe.

    Il me dit que je ne suis vraiment pas romantique, que je devrais essayer un peu de tendresse, que je dois être malheureux pour ressentir cela et idéaliser aussi peu l'amour. Il trouve que sa vie est parfaite comme ça, et que la mienne doit être bien triste. il me plaindrait presque. Ce n'est au fond qu'une réflexion de petit bourgeois satisfait de ses avantages, de ce que ses relations peuvent lui offrir, et surtout à quoi elles peuvent lui servir. Il enrobe le tout d'un peu de sentimentalisme.

    Il dit encore se lançant dans une psychanalyse risquée et stupide finalement :

    - Les gens comme toi, ils n'aiment pas les gens, on dit qu'ils ne s'aiment pas, mais au fond ce sont des narcissiques.

    La soirée commence à être pesante, ainsi sont les donneurs de leçon qui croient leur existence exemplaire, ils finissent toujours par se croire autorisés à juger de la vie des autres, à condamner, stigmatiser, approuver sans réfléchir à la profondeur réelle de leur questionnement. J'ai envie de l'envoyer promener, ce dont je ne me prive pas, sa réaction est prévisible, pour lui je suis un ingrat, que l'on aide, que l'on soutient, (juste un tout petit hors de l'eau pour continuer à être en somme le malheureux de service), et "puis voilà tout ce que l'on a en remerciements".

    Je le vois s'éloigner, il n'a pas voulu me serrer la main. Ce n'est pas très grave. C'est un barreau en moins à la fenêtre de ma solitude, aussi étrange que cela puisse paraître. J'en soupire de soulagement.

    Tout est finalement une question d'apparences et de préjugés, de respect de règles non-écrites qui font que l'on ne doit pas dire la vérité des faits, que l'on ne doit pas prendre les gens pour ce qu'ils sont mais pour ce qu'ils veulent donner l'impression d'être.

    Un jour, elle était arrivé dans un café où j'étais déjà avec un autre homme. Nous étions connus dans l'endroit, et bientôt, on me plaignit, on me dit : "Tu vois, tu rêvais, une de perdue...". Tout rentrait dans l'ordre immuable des lieux communs et des a-priori, une fille comme elle ne pouvait pas être avec un type comme moi. Et là elle m'a simplement regardé, chargeant son regard de tout ce qu'il y avait entre nous. Et les moqueurs se turent.

    à suivre...

  • La romance chez les djeuns

    Imprimer Pin it!

    Je sais, c'est sûrement mon côté vieux con qui commence à ressortir mais j'ai envie de parler de la romance chez les djeuns depuis que j'ai entendu hier à l'arrêt de bus deux d'entre eux raconter leurs histoires de coeur, une jeune fille et un jeune homme.

    slim.jpgJeune fille (frange, djin slime, blouson en dain) : Ouais Joana, depuis qu'elle sort avec Adrien, elle peut pas regarder sa photo dans le miroir !

    Jeune homme (djin slime, veste en daim, écharpe brune, coupe au bol avec frange) ! Ouais, ça se fait trop pas, mais Adrien il sait plus où il en est. Il a flashé sur elle un soir et c'est tout.

    JF : Joana elle devrait pas sortir avec Hugo, il lui fout trop la honte, c'est un intello et en plus, il sort jamais en teboi.

    Arrive un troisième larron alors qu'ils montent dans le bus, une jeune fille habillée d'un pantalon ultra-large et d'un genre turban en macramé (?), elle s'assoit par terre sur le plancher du bus : Ouais, je m'assois par terre, je suis pas une bourge, je m'en fous de ce que les gens y disent.

    Je comprend que c'est la fameuse Joana, voix un peu grave, lunettes carrées, elle finira dans le cultureux c'est sûr.

    JF : Et alors tu le kiffes toujours, Hugo ? (regard appuyé vers le jeune homme qui rigole bêtement)

    Joana : Ouais, j'sais pas, j'ai trop la honte souvent, j'ai même pas de photos de nous dans mon portable.

    Je devine alors que c'est très grave à la tête anxieuse qu'arbore les deux autres

    JH : Laisse le tomber, tu t'en fous !

    Joana : Ouais, mais tu vois, j'veux pas qu'il soye malheureux. Je suis quelqu'un de bon, moi, j'suis trop gentille.

    Regard assassin dans ma direction (je suis en train de rire sous cape)

    Ils se taisent et semblent rassurés quand je descend à la station suivante

    les trois (alors que je descend) : Ouais, les gens y respectent plus l'intimité des autres !

  • Celles qu'on n'a pas eues ou Basse vengeance

    Imprimer Pin it!

    1661.jpgCette note est peut-être une basse vengeance après tout, ce n'est pas faux. Elle est également misogyne, injuste et phallocrate, mais j'assume. Quand nous étions à l'école, au collège, au lycée voire à la fac, il y avait ces filles réputées insaisissables, inaccessibles, des séductrices déjà blasées à les écouter. Les garçons timides, et les autres, plus sûr d'eux, s'inventaient avec elles des aventures dignes des "Mémoires d'un jeune Don Juan". Elles enflammaient les imaginations alors que bien souvent leurs aventures à de très rares exceptions près ne dépassaient pas l'amour platonique et la main dans la main. Le loup sortait tard du bois, et celles qui le rencontraient se disaient : "Tiens ce n'était que ça ?". Elles restaient très naïves, tout comme les garçons, rêvant de princes charmants comme eux rêvent de jeunes filles en détresse, et puis parfois se mettaient en ménage avec le premier venu simplement parce que les parents les poussaient et les poussent encore dehors une fois les dix-huit ans passés. En parcourant les profils de diverses utilisatrices des sites commerçant sur la nostalgie écolière, qui permettent quand même de retrouver des vieux amis, je l'ai compris cette naïveté.

    Il y en a qui mettent de vieilles photos donnant l'illusion qu'elles n'ont pas changées (il y a même des petits gros qui mettent des photos où ils ont moins d'amplitude). Et puis il y a celles qui se 3068.jpgmontrent telles qu'elles sont maintenant : de la matrone réjouie à la vieille fille pincée que l'on sent derrière un sourire un peu trop appuyé. Comme dirait quelqu'un on s'aperçoit qu'"elle n'était même pas de notre genre". Il y a ces hommes célibataires qui espèrent parfois retrouver la flamme en évoquant des amours de jeunesse. Il y a ces femmes presque mûres qui jouent encore le rôle de la liberté sexuelle et l'indépendance et rêvent de cuisine et de couches. Il y a l'insatisfaction de ne pas avoir donner corps à ses espoirs même si l'on prétend souvent que sa vie actuelle est formidable ou tellement épanouissante. J'en arrive à la basse vengeance, c'est de voir que celles qu'on n'a pas eu, dont on rêvait, pour lesquelles on se passionnait sont maintenant comme ces femmes qui vont aux "speed-datings", ces filles paraissant tellement dynamiques mais toujours seules (bien qu'elles soient en amour parfois avec un homme souvent marié qui "a peur de s'engager", euphémisme pour désigner la lâcheté du gars ou son égoïsme).

    Photos : une princesse de contes, une photo du film de Pascal Thomas "celles qu'on n'a pas eues".

  • Les amours de jeunesse ne devraient pas vieillir

    Imprimer Pin it!

    2048166007_4ce9dd796d.jpg?v=0En zonant sur Facebook, j'ai recherché des personnes que je connaissais au collège, au lycée et en primaire. Je suis ainsi tombé sur des profils d'amours de jeunesse...

    ...quand j'étais romantique, donc il y a fort longtemps (soupir). Moi j'ai le droit de vieillir, de prendre du ventre, de voir mon menton s'affaisser sur mon cou, et mes cheveux tomber ou se griser, mais les amours de jeunesse ne devraient pas avoir le droit de changer, n'ont pas le droit de passer du stade de jeunes femmes à celui de femmes. C'est strictement interdit. C'est malheureusement de l'ordre du rêve, il m'arrive d'en rêver effectivement, toutes celles et tous ceux que j'aime ou j'ai aimé, amis, amies et amoureuses, sont réunies dans une grande maison et c'est comme une fête qui finit toujours par s'arrêter, ils partent tous un par un et j'aimerais les retenir mais n'y arrive pas, curieusement dans le rêve je me dis que cela finirait bien par arriver. (Note personnelle : Une de ses photos m'a ému, car tu n'avais pas changé, toi, par contre, dessus).

    Quand j'étais adolescent, je me disais que ce devait être agréable de vivre une sorte de grande passion contrariée ou pas, compliquée, pleine d'esprit, de violence, d'amour fou et d'ivresse. Moi, j'ai de la chance, je crois que cela m'est arrivé trois ou quatre fois, avec autant de force, mais ce que les auteurs de romans ou de films n'avaient pas dit c'est que çà fait mal et qu'au bout d'un moment, le ping-pong verbal tellement drôle avec celle que l'on aime n'a plus vraiment de sel. On aimerait juste la prendre dans ses bras, partager tous les moments d'intimité de la vie quotidienne, discuter du temps qu'il fait et de sujets futiles aux yeux des grands esprits mais la violence des sentiments finit par rompre le lien que l'on avait ensemble et on se perd dans les méandres du souvenir.

    Nota Bene : Il faudrait certainement que j'explique la photo de Marcel Aymé, mais non en fait. Elle illustre bien ce que j'écris pensé-je.