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amaury watremez

  • Dans les ténèbres de Dark City

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    À propos de « Dark City : Le monde perdu du film noir » de Eddie Muller chez Rivages-Noir (voir à ce lien)

     

    cinéma, film noir, livre, société, amaury watremezL'auteur raconte comment ça se passe à « Dark City » qui est aussi « Sin City », une mégalopole gigantesque où les instincts les plus bas, les appétits les plus vils, les passions les plus dangereuses sont le quotidien, une ville que l'on voit dans tous les « films noirs » d'Hollywood. « Dark City » est l'envers du rêve américain même s'il engendrera des archétypes mythiques qui participeront de sa légende malgré tout ne serait-ce que par la figure de la femme fatale, Joan Bennett, Gloria Grahame la plus sulfureuse, du « privé » cynique en surface, des criminels mondains doucereux, des jeunes rebelles sans cause, du gangster à l'âme torturée comme Richard III....

     

    Le livre est un voyage dans les quartiers de « Dark City » présentant ses habitants, montrant son ascension et sa chute brutale et tragique tel un film de gangster avec James Cagney ancien comédien comique de radio (« l'Enfer est à lui », « l'Ennemi public » et sa scène fameuse dite du pamplemousse etc...). La plupart des futures vedettes y débutent, y compris Marilyn Monroe dans « Quand la ville dort «  de John Huston.

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  • Les nouveaux rosiers de madame Husson

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    politique, société, réacs, amaury watremezCe petit texte est dédié à « ffff ». « ffff » était un commentateur quotidien de mon blog durant quelques années, surtout quand il était jumelé avec celui des « Moissonneuses », ces pestes fort séduisantes. Il s'est avéré que « ffff' » est un jeune historien « politiquement incorrect » qui nous explique doctement dans deux ouvrages que certains évènements comme la Vendée Militaire ne sont pas abordés par l'histoire officielle afin de ne pas contredire certains mythes éculés construisant la psyché républicaine : quelle découverte en effet...

     

    Dans les nouvelles et romans de Guy de Maupassant, il y a toute l'humanité, parfois il en a une vision vraiment noire, mais il est toujours lucide. Dans « le Rosier de madame Husson », il raconte l'histoire de ce pauvre garçon sage et bien gentil de Gisors qui récompensé pour son apparente vertu s'empresse de filer à la capitale, ébloui par ses plaisirs, pour faire la fête. Les auteurs du net ou d'ailleurs se voulant politiquement incorrects, indépendants, voire antisystème sont pour beaucoup de ces nouveaux rosiers de madame Husson.

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  • Le facteur humain et les catholiques

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    Ces « cathos » dont des jeunes prêtres qui se demandent régulièrement dans leurs homélies dominicales avec gravité et componction et avec leurs équipes liturgiques durant toute l'année :

     

    Foi, catholicisme, société, politique, religions, église, paroissiens, 15 août, amaury watremez« Mais comment se fait-il que les gens désertent les églises » ne se voient donc pas à la sortie des messes ?

     

    Les gosses et les parents en « Cyrillus » (TL°), les shorts pastel rouge, rose et vert des pères en été, page 46 du catalogue printemps/été, les robes « trapèze » des mères, page 54 du catalogue, les groupes de conversation automatiquement selon la spécialité médicale ou juridique du mari, les épouses objectivement « de décoration », les vieux gars et vieilles filles de service que parfois l'on honore d'un -bref- bonjour, bref parce que c'est déjà pas mal n'est-ce pas...

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  • Histoires de couple

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    couple, sexe, société, littérature, femmes, hommes, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Il est toujours délicat pour un célibataire de parler de couple. Beaucoup plus que pour une célibataire, surtout si celle-ci est séduisante. De nombreux hommes se sentiront obligés de la « rassurer » non sans arrière-pensées. On le soupçonnera lui le vieux garçon de jalousie, d'aigreur et d'amertume s'il exprime quoi que ce soit de caustique sur la question.

     

    Ce qui bien sûr ne m'arrêtera pas.

     

    Il est des auteurs comme Jacques Chardonne qui en plus en ont beaucoup mieux parlé que moi. Le couple est une idée neuve en France, enfin un couple bâti sur une relation amoureuse. Auparavant, on se mariait par intérêt de famille, par devoir, et c'était souvent les parents qui choisissaient. Les futurs mari et femme n'en discutaient même pas. Quand ces arrangements étaient faits avec bon sens, que les futurs époux se connaissaient, se fréquentaient déjà cela donnait des couples solides.

     

    Parfois, lors du « devoir conjugal » la femme fermait les yeux et pensait à la France.

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  • La lucidité face au terrorisme

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    attentat levallois, islam, politique, société, emmanuel macron, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Encore un attentat commis sur le sol français, à Levallois-Perret (voir à ce lien), ayant blessé des militaires cette fois-ci, les attendant alors que quittant leur casernement. Encore les mêmes déclarations de fermeté et de solidarité avec l'armée des ministres. Encore les mêmes questions qui suivront sur les moyens alloués à l'armée et à la gendarmerie. Encore le même questionnement sur la nécessité de mettre en place un « Islam de France ». Encore les mêmes interrogations sur le parcours de ou des individus responsables.

     

    Les mêmes envolées martiales, les mêmes coups de menton. Et puis ?

     

    Et puis les vraies questions ne seront encore une fois pas posées, les mesures concrètes devant être prises ne le seront pas et ce sera ainsi jusqu'à la prochaine tuerie.

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  • Marlène, Najat, Sibeth et Anne

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    marlène schiappa, sibeth ndiaye, anne hidalgo, emmanuel macron, société, politique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Ce sont des femmes d'une trentaine d'années pour la plupart, des ambitieuses. On les trouve dorénavant à tous les niveaux au plus haut sommet de l’État et dans toutes les administrations à divers degrés. Elles ne se sont pas particulièrement distinguées la plupart du temps par des facultés intellectuelles exceptionnelles ou des compétences flagrantes, n'ont pas un parcours scolaire exemplaire. Elles ont cependant un énorme avantage sur les autres. Elles savent très bien comment fonctionnent les rouages du pouvoir, les réseaux, comment les utiliser à leur avantage, comment s'en servir pour leur ascension. Elles ont su également utiliser à leur avantage ce qui était à première vue de grandes faiblesses :

     

    Elles sont françaises de deuxième ou troisième génération venant des « quartiers », issues parfois de la « diversité » selon l'hypocrite appellation...

     

    Elles mettent en avant leur qualité de femmes, montant leur réussite en épingle.

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  • La vie du rail des usagers SNCF de banlieue

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    panne électrique Montparnasse, société, politique, pepys, sncf, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Dans les médias, journaux et télévision, sur les sites « institutionnels », on parle beaucoup de la « panne électrique » de la Gare Montparnasse, un fil dénudé dans un placard électrique à Meudon semble-t-il, et de son impact sur les vacanciers au moment du week-end le plus chargé de l'année en départs. Mais personne n'évoque vraiment les désagréments pourtant quasiment quotidiens que les usagers de banlieue subissent Cela intéresse-t-il réellement nos journalistes on ne se le demande même pas...

     

    Le traitement de cette ahurissante situation de crise par la SNCF fut comme à l'habitude déplorable, les voyageurs n'ayant visiblement pas le droit à l'information, juste celui d'être patient jusqu'à l'absurde.

     

    Leurs sont envoyés des « gilets rouges » (voir à ce lien qui ils sont) mais aussi bleus ou encore oranges, des gosses dont c'est un job de vacances. Eux non plus n'ont aucune information à donner. Ils sont juste là pour faire « tampon » et subir la colère des personnes souffrant parfois de retards inexpliqués de plus d'une heure. Ils se font enguirlander à la place des vrais responsables qui eux ont soigneusement évité de descendre dans l'arène, ils ne sont pas fous il faut dire. Au moins aura-t-on trouvé une occupation saine pendant deux mois à des jeunes des « quartiers » ?

     

    Ainsi Guillaume Pepys a-t-il attendu la fin de « l'enquête », cela ne lui aura pas éviter de se faire recadrer par le président jupitérien et le premier ministre : On parie que c'est encore de la com et que rien ne sera fait ensuite. Ce sont d'ailleurs des gens qui ne sont « rien » qui attendent désespérément les trains dans les gares on le sait depuis peu....

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  • La culture du narcissisme

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    à propos de « la culture du narcissisme » de Christpher Lasch, précédé d'une préface de Jean-Claude Michéa chez Flammarion dans la collection « Champs » (à ce lien)

     

    société, politique, Christopher lasch, narcissime, égo, hypocrisie, festivisme, amaury watremezJe ne pense pas comme d'autres que le « moi » soit forcément haïssable. Il était important que cette idée apparaisse vers la fin du XVIIème siècle et que l'individu se libère de contraintes collectives pour se réaliser. Mais le « moi » a fini par prendre une importance démesurée, presque insupportable et envahir tout le reste. Cela amène le résultat suivant : nous devenons de plus en plus incapables de supporter la contradiction, d'apprécier le débat et de fréquenter des personnes autres que des reflets même déformés de nos aimables personnes.

     

    Je trouve cela des plus ironiques. En un temps où les moyens de communication offrent des possibilités infinies nous sommes de moins en moins capables de le faire, en un temps où ils pourraient permettre plus d'équité sociale nous la désirons de moins en moins...

     

    La littérature politique peut être intéressante mais quand l'analyse d'un auteur peut être pertinente l'ouvrage peut se conclure sur des propositions de solutions totalement hors-sol et dégagées du réel, ou inversement. Aucun livre politique ne donne de point de vue réellement global sur la crise morale grave que traverse notre société. Ce qui fait l'intérêt de « la culture du narcissisme » c'est que Christopher Lasch le donne justement dans les pages de ce travail de réflexion. Il le fait en se basant sur la psychologie sociale individuelle et collective. Son essai a plus de vingt ans mais il est d'une actualité toujours plus brûlante...

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  • Lire Charles Maurras en 2017

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    à propos du « Petit dictionnaire maurrassien » de Stéphane Blanchonnet paru aux éditions Nouvelle Marge

     

    littérature, société, politique, Maurras, Action Française, amaury watremezLe talon d'Achille de nombreux mouvements, revues et publications se voulant en dehors du discours actuel est d'être encore beaucoup trop sensibles aux oukases idéologiques des arbitres des élégances politiques. Toujours et encore, la plupart en viennent à se justifier maladroitement, à se défendre d'être réactionnaires ou pire aux yeux des donneurs de leçons :

     

    hédoniste ou anar de droite, et catholique, le pire pour eux (Nota Bene : je suis le tout et me fiche bien de l'anathème des bourgeois pédagogues).

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  • L'oubli crucial des nationalistes

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    ...quand ils parlent de la France.

     

    politique, société, réacs, christianisme, religions, France, amaury watremezA droite, et dans la sphère nationaliste, particulièrement la fameuse « fachosphère » ou « réacosphère » dans laquelle votre serviteur a été très souvent relégué (ce dont je me fiche complètement), on déplore la perte des valeurs, de la morale commune et individuelle, des idéaux. Mais on s'arrête là. Les nationalistes, cette droite bien de droite et non libérale libertaire, ne vont pas plus loin. Ils adoptent dans leur famille, dans leur vie personnelle exactement le même comportement que le reste de la population, à savoir de consommateur des biens et des personnes sans se poser guère plus de questions.

     

    Ils protestent même le plus souvent avec véhémence de leur « non-réactionnariat ». Ce qui ne sert strictement à rien puisque l'expression même très mollassone de leurs convictions les condamne d'avance aux yeux des gardiens de la doxa idéologique actuelle, de la bonne parole bien-pensante selon qui l'histoire de France commence en 1789 ou 93...

     

    Ces pseudo-réacs couchent avec qui ils veulent, ils ne sont pas de droite (ni de droite ni de gauche qu'ils disent), ils ne sont pas réacs non plus, ils s'affirment comme tout le monde d'ailleurs croient-ils bon de rajouter alors ils ont des amis homosexuels, pleins, ce qui prouve bien leur capacité de tolérance. Ils sont catholiques parfois, oui mais attention ils choisissent ce qui les arrange dans la Foi. Un peu de ceci, un peu de cela, pas trop d'obligations morales surtout.

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  • L'hypocrisie et l'amnésie collectives autour des APL

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    APL, CAF, gouvernement Philippe, Emmanuel Macron, politique, société, amaury watremez

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    Mon objectif dans ce texte est de défendre le principe des aides sociales aux plus précaires, mais de le faire lucidement. Car ce principe a été dévoyé depuis de très nombreuses années. Et le but est que ces prestations aillent aux plus pauvres et non à ceux qui n'ont aucun besoin...

     

    Le gouvernement diminue de cinq euros les aides personnalisées au logement (voir à ce lien). Cinq euros pour des précaires, cela peut être beaucoup, c'est parfois la limite avec le découvert autorisé et le début des ennuis bancaires. Les moins fortunés sont encore touchés, ceux dont les parents n'ont pas de biens ou de réseau. Ceux qui sont honnêtes aussi, ou ces étudiants ayant besoin de travailler pour payer leurs études, ce qui signifie pour beaucoup l'abandon de celles-ci à plus ou moins long terme généralement, à quelques exceptions notables.

     

    Il est plus simple de dminuer les APL que de tenter de cadrer les loyers des appartements ou des maisons, de réglementer le tout. Certains propriétaires osent louer des placards et les qualifier de « studios » sans aucune vergogne alors qu'ils n'y mettraient pas leur chien. Ils louent ces réduits à des prix d'une amoralité rarement atteinte dans l'histoire et que ce soit en province ou en région parisienne.

     

    Les privilégiés, les anciens comme les nouveaux, n'en ont cure, ça les agace, qu'est-ce que cinq euros pour eux ? (voir la réaction d'une députée LREM à ce lien). Les étudiants ne seraient qu'une corporation de paresseux « mal partis » dans la vie ? En plus à quoi ça sert franchement d'étudier les Lettres ou l'Histoire alors que tous pourraient contribuer à la dynamique du système en intégrant des écoles de commerce ou en créant leurs « start up »...

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  • Les morts-vivants descendus de l'écran

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    cinéma, Georges A Romero, société, horreur, épouvante, EC comics, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Georges A. Romero est mort il y a une semaine. Il se peut que de ses zombies soient, sortis de l'écran, qu'il y en a un ou plusieurs qui l'ont mordu et qu'il les a rejoint enfin. Peut-être même était-ce à dessein car au fond les morts-vivants les vrais c'est tous les citoyens-consommateurs de notre société aux appétits très étriqués, de plus en plus restreints, aux cerveaux de plus en plus standardisés. Nous sommes pour beaucoup comme les masses apathiques et parfois violentes du film de Romero « Dawn of the dead », « Zombie » en France dans lesquels les morts revenus à la vie se précipitent au centre commercial mécaniquement. Il y eut deux versions du film, une américaine et une européenne montée par Dario Argento et agrémentée d'une musique du groupe « Goblin »...

     

    Il commença sa carrière en tournant des films commerciaux et d'entreprise à Pittsburgh avec les moyens du bord sans connaissance technique particulière, se cultivant sur l'éclairage, le cadre ou l'étalonnage grâce à sa cinéphilie boulimique depuis l'adolescence. Il préférait le cinéma à la vie banale de « teenager » sous Eisenhower, indifférent aux bals de fin d'année, aux rituels scolaires et sociaux. Comme tous les enfants et les adolescents peu doués pour la vie sociale et ses conformismes il adorait tout ce qui lui permettait d'y échapper.

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  • Ces sales menteurs d'écrivains

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    écriture.jpgAussi sur Agoravox

     

    Une jeune fille me l'a confié il y a quelques temps avec beaucoup de sincérité. Elle ne comprenait pas comment on pouvait aimer les livres de fiction alors que les écrivains n'y racontaient pas des choses vraies. Elle, elle aimait les livres n'évoquant que le réel. Qu'une petite comme elle dise cela est on ne plus excusable. C'était dit dans l'idée que les écrivains ne sont que de sales menteurs qui racontent des histoires. C'était prononcé dans un souci d'intégrité candide après avoir dû lire en classe un livre de Ray Bradbury.

     

    Par contre, quand ce sont des adultes réputés raisonnables (Nota Bene : je ne peux rédiger cette phrase sans sombrer dans un fou rire immédiat, la plupart des adultes étant tout sauf raisonnables), majeurs et vaccinés, c'est beaucoup plus insupportable, toujours à la limite du grotesque. Cela relève aussi du complexe culturel, on sait que l'on est inculte donc on se justifie en arguant que de toute manière la fiction n'est que superficialité. Cela montre également que la fiction littéraire, le romanesque sont toujours et encore considérés comme du superflu, de l'inutile, du facile.

     

    On la tolère pour se divertir à la rigueur, mais la fiction présente un risque intolérable. Elle incite le lecteur à se poser des questions sur sa vie, la société, le monde, ses joies, ses tristesses. Elle l'encourage à penser par lui-même après que des auteurs lui ait ouvert des univers entiers sous ses yeux, l'ait fait rêver, imaginer, frémir ou rire.

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  • Treize docteurs ça porte malheur ?

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    télévision, doctor who, gallifrey, treizième docteur, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    La bonne Science-Fiction ce n'est pas comme on le pense trop souvent en France de l'anticipation permettant de prévoir l'avenir et d'éviter les sottises. L'Histoire montre que même en sachant ce qu'il convient d'éviter l'être humain refait toujours et encore les mêmes erreurs. La bonne Science-Fiction, celle qui a le plus d'intérêt parle de nous, de nos problèmes, de notre société, de ses travers les plus criants. C'est le cas de « Doctor Who » qui a toujours été en phase avec l'actualité. Il était logique que ce soit Russel T. Davies, créateur de « Queer as folk » qui la fasse redémarrer. C'est aussi la série relevant de ce genre la plus vieille de la télévision mondiale.

     

    Elle date de 1963. Après une interruption entre 1989 et 2005 elle a repris avec un neuvième docteur car ce nouveau « Doctor Who » ne fut pas un « reboot » mais vraiment une continuation de l'ancienne série.

     

    Le docteur est un « Seigneur du Temps » de la planète Gallifrey, un peuple millénaire mais décadent, figé dans des codes abscons et avide de pouvoir. Dans les premiers épisodes il vole un « Tardis », un vaisseau spatial gallifreyien bien pratique, plus grand à l'intérieur que de l'extérieur, pour s'enfuir vers la terre qu'il visite à toutes les époques essayant de temps en temps de résoudre les problèmes des êtres humains dont leur tendance à se faire envahir par des « aliens » belliqueux.

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  • Le célibataire et les enfants des autres

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    couple chiant.jpgAussi sur Agoravox

     

    Ce qui est curieux dans notre société se prétendant tellement avancée, tellement libre, affranchie de toutes contraintes est que le couple demeure la norme d'airain et le couple AVEC enfants, y compris pour les couples homos le standard inscrit dans le marbre. Se reproduire est le devoir ultime de tout homme. Je me dis souvent que certains ne devraient jamais y être autorisés mais c'est comme ça. Celui qui est tout seul, le vieux garçon, la vieille fille n'est rien. On l'invite s'il plaît encore un peu, s'il a un réseau et un peu d'argent. Il peut aussi avoir son utilité pour rendre service, surtout s'il est solitaire et qu'il a besoin de compagnie.

     

    Finalement les couples ne font preuve que de compassion en lui demandant un peu d'assistance...

     

    Je ne parlerai pas ici des célibataires femmes, les cas de figure sont tellement multiples : laide, jolie, riche, pauvre, sublimant ses frustrations sexuelles ou pas etc...

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  • Martin Landau et la part d'enfance des « babyboomers »

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    cinéma, martin landau, télévision, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Martin Landau est mort le 16 juillet à l'âge vénérable de 89 ans (voir à ce lien). Ainsi que pour de nombreux « babyboomers » c'est une part d'enfance qui s'en va avec lui. Nous le regardions dans « Mission : Impossible » où jouait aussi sa femme Barbara Bain. Elle était son élève dans son cours de comédie qu'il donnait à Hollywood. Avec eux la série gagnait en complexité et en noirceur avec un zeste de transgression.

     

    Et il était sans doute le meilleur comédien du « show ». Quand ils arrêtèrent de jouer dedans c'était beaucoup moins intéressant.

     

    Nous l'avions suivi dans « Cosmos 1999 » qui passait après l'école. Il s'était exilé avec sa femme en Grande Bretagne y cherchant des premiers rôles. Je m'étonne encore que les censeurs de programmes pour la jeunesse aient laissé certains épisodes légèrement horrifiques être montrés aux enfants qui n'en étaient pas traumatisés. Sans doute considéraient-ils que comme c'était de la Science Fiction, c'était sans grandes conséquences.

     

    Je préfère et de loin « Cosmos 1999 » à « Star Trek » qui sous sa forme télévisuelle m'ennuyait prodigieusement...

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  • Plus jamais de « Vel d'Hiv » ?

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    Vel d'hiv, Emmanuel macron, histoire, politique, mémoire, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, deux visions de l'attitude des français durant cette période dominent, une angéliste : les français étaient tous résistants de cœur, une à l'inverse : ils étaient tous collabos. La vérité se situe sans doute entre les deux. Selon Robert Paxton qui écrivit un ouvrage de référence sur Vichy, il semble qu'il n'y ait eu que 100 000 résistants tout au plus et autant de collaborationnistes de conviction. Et quarante millions d'attentistes, quarante millions de personnes songeant surtout à sauver leur peau, quitte pour cela à oublier toutes valeurs morales, toute humanité.

     

    Et parmi eux quelques héros méconnus dont on ne parle jamais. Quand il arrivve que l'un d'eux soit connu, il avoue généralement qu'il ne voit pas d'héroïsme dans ce qu'il a fait, et que cela lui semblait aller de soi. De tels êtres humains sont rares, voire rarissimes...

     

    Il y en eut pendant la rafle du « Vel d'hiv ».

     

    Il y en eut en effet parmi les policiers français pour prévenir les familles juives allant être raflées la veille et leur éviter un sort funeste. Beaucoup ne purent le croire et furent déportées.

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  • Des chercheurs d'or dans Paris

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    Paris, paris souterrain, société, politique, hypocrisie, invisibles, amaury watremezIl y a ceux qui voient Paris comme dans les photos de Robert Doisneau et qui auraient souhaité que rien ne change depuis les années 40 et un pittoresque évoquant une ville n'ayant en somme jamais existé (NB: je n'aime pas du tout Doisneau). Ce Paris là n'était pas des plus agréables non plus, il sentait la pisse des clochards, les odeurs de choux brûlé. On entendait les gueulements des voisins et les moins fortunés pouvaient s'entasser à sept dans une trentaine de mètres carrés.

     

    Il y avait certes des compensations, les milieux se mélangeaient, les parisiens riches et bourgeois, les précaires et le « populo » se croisaient parfois. Les mêmes ne voient qu'un Paris patrimonial, des « vieilles pierres » qui dans la capitale ne le sont pas tant que ça datant pour leur majorité d'Haussmann et dont le but premier était déjà d'éloigner le petit peuple du centre-ville.

     

    Ce à quoi la « bobolisation » arrive tout aussi bien à faire, elle est dans la stricte continuation de l'haussmanisation censée domestiquer ce Paris si turbulent...

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  • Migrants : ce n'est que le début

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    migrants.jpg

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    A gauche, enfin la gauche sociétale, on a depuis longtemps « ses » pauvres attitrés comme les dames patronnesses d'autrefois, ce sont les migrants en général, les musulmans en particulier. Les autres pauvretés, les autres précarités n'existent pas, voire pire encore on les oppose. De toutes façons un pauvre qui ne serait que français, « de souche », est forcément un plouc. Ces migrants, ces musulmans on les aime bien car leur pauvreté est lointaine. Elle est exotique. Elle rappelle ses voyages que l'on a fait en Méditerranée, les rares fois où l'on est sorti de l'hotel pour aller s'acheter une babiole dans les marchés à touristes.

     

    Ainsi, en se paysant quelque colifichet, le bourgeois pédagogue se déculpabilisait. Il n'était pas si égoïste puisqu'il avait fait l'aumône de son temps et de son argent. Depuis quelques années, il rajoute un « selfie » effectué avec l'autochtone afin d'apporter une preuve et de montrer combien il est humaniste.

     

    Un précaire de cet acabit, et moi le premier il ne s'agit pas non plus de nier leur précarité matérielle, est à peine un être humain. Ce n'est qu'une pauvre chose, un pauvre hère sans cervelle et sans cervelle qui ne sert qu'à se donner bonne conscience. Quand il fait preuve de violence ou d'agressivité, cela ne peut pas être sa faute. Jamais. Il sera excusé par la confrontation de sa culture avec la nôtre, par son ignorance, par sa naïveté. S'il violente les femmes c'est par pure candeur, et non par perversité. Et puis ces filles qu'il a parfois brutalisées n'avaient pas besoin de s'habiller aussi court, aussi léger...

     

    C'est ce que l'on entend régulièrement de la part de politiques ou de militantes se prétendant pourtant féministes radicales. C'est encore la faute de l'Occident corrupteur. Il est plus simple pour elles comme pour le bourgeois pédagogue de présenter Mohamed Merah en victime par exemple, victime du racisme, des préjugés, raison pour laquelle il s'est mué en monstre (en ce moment au Festival d'Avignon, voir à ce lien).

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  • Contestataires et oligarques au G20 : la même idéologie ?

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    politique, G20, société, économie, contestation, amaury watremez

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    Dans les fameux « Souvenirs littéraires » de Léon Daudet réédités il y a peu dans une version expurgée des considérations politiques pouvant choquer les chastes oreilles des bourgeois pédagogues, on trouve quelques paragraphes croustillants sur les « anarchistes » de son époque : les vrais et les mondains, les sincères qui finissent mal comme Bonnot et les malins voyant là un bon moyen de piquer de l'argent aux bourgeois en leur promettant le fameux grand soir un de ces quatre matins, en leur procurant quelques frissons.

     

    Léon y remarque quelque chose de très juste, ces contestataires n'ont finalement qu'une vision juste un peu plus radicale que les bourgeois positivistes de la politique mais c'est exactement la même idéologie. Il avait aussi de la sympahie pour Bonnot qui terrifiait tant les nantis positivistes de l'époque qu'ils envoyèrent 300 flics pour l'abattre comme un chien.

     

    Cette idéologie mène directement à la destruction de toute espèce de vie intérieure, de tout ce qui reliaient traditionnellement les êtres humains jusqu'à faire de la société un empilement d’individus coupés non seulement les uns des autres mais aussi de leur milieu naturel. Les anarchistes ne faisaient au fond que réellement appliquer les préceptes des progressistes, des modernistes, pensée dominante au sein de la classe dominante.

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  • Une photo réveillant les vrais clivages

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    Simone Veil, la manif pour tous, IVG, contraception, loi Veil, société, politique, amaury watremez

     

     

     

    Depuis quelques jours circule sur les réseaux sociaux une photo de Simone Veil à « la Manif pour tous » . Je l'ai moi-même relayé et les réactions -diverses- ne se sont pas fait attendre :

     

    Il y a les personnes que cela choque sincèrement, des « purs », car elles se sentent solidaires de la famille de madame Veil pour qui celle-ci était en état de faiblesse à ce moment-là, souffrant d'Alzheimer. Les enfants de la mère de la loi sur l'IVG étaient allés jusque porter plainte pour harcèlement contre entre autres Frigide Barjot. On peut après tous les comprendre, ils avaient le souci de leur mère. Et quand sa mère est malade et fragile il est normal de la protéger.

     

    Il y a aussi ceux beaucoup plus nombreux que cela dérange de voir une de leurs icônes prétendûment libertaires défiler pour une cause qu'ils ne supportent pas. Je me demande ce qu'il en aurait été si madame Veil eût défilé pour une autre cause, plus « acceptable » ?...

     

    On touche ici au coeur d'un des deux ou trois réels clivages profonds agitant ce pays car les clivages sont encore bel et bien présents. Il existe une toute petite classe de nantis (décideurs, politiques, intellectuels, journalistes) profitant de leurs privilèges matériels leur permettant de consommer à haute dose les biens et les personnes tant que cela leur est physiquement possible, et tant que la pharmacopée moderne les y aide. Ils n'entendent absolument pas que cela change, et ne supportent pas que l'on remette en question cette perception. Ils disposent encore de toutes les manettes du pouvoir et n'ont aucun désir de les partager.

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  • Icône libertaire malgré elle

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    Simone Veil, entre autres ministre de la Santé de Giscard, première présidente du Parlement Européen (je ne trouve pas cela forcément glorieux) est morte à 89 ans. Elle est saluée partout surtout pour la loi autorisant l'IVG (ou interruption volontaire de grossesse) en France. Elle est devenue une icône féministe et libertaire bien malgré elle. Comme si tout ce petit milieu ultra-libertaire avait encore besoin de figures tutélaires pour justifier sa conception de la sexualité. Quitte pour cela à simplifier à l’extrême ce qu'exprimait ces figures pour s'en servir d'alibi.

     

    Ce n'est pas elle qui est véritablement en cause dans ce texte mais ce que certains font d'elle, se fichant concrètement de la réalité de sa pensée. On ne peut qu'avoir pourtant du respect pour les horreurs de la déportation qu'elle a subies pendant la Seconde Guerre. Elle en retira « de facto » un grand souci de compassion envers les plus faibles...

     

    L'IVG a fini par devenir un droit alors que le but premier de la loi était surtout d'encadrer des cas particuliers d'avortement afin que les femmes et jeunes femmes, des adolescentes pauvres en particulier puissent le faire sans risquer de mourir sous les aiguilles des « faiseuses d'anges ». Pour celles de « bonnes » familles, elles partaient quelques mois se reposer en Suisse ou en Grande Bretagne. C'était une loi de compassion pour des personnes en souffrance et risquant de tout y perdre. Elle a toujours craint sa banalisation. Cela devait rester l'exception ainsi qu'elle le rappelait dans son discours du 26 novembre 1974.

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  • Versailles(s)

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    société,versaillais,catholiques bon teint,amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    J'aime bien Versailles. Il y a cette merveille que demeure le château même si c'est une boîte vide en somme. Et la ville en elle-même a une architecture remarquable, des avenues larges et ouvertes. On peut croiser au hasard des cafés de cette cité des ivrognes narquois, un rien goguenards et philosophes riant du touriste, du passant. Parfois même certains sont écrivains, ils observent, ils s'amusent, ils ont toujours "une oreille à Toulouse". Et puis il y a aussi le souvenir de ce gros type tenant dans sa patte la toute petite main d'une fillette par qui il se laissait mener par le bout du nez, tel un ours avec son anneau dans le nez.

     

    J'y habite depuis deux ans.

     

    Avant d'y arriver, je pensais que tout ce que l'on racontait sur certains versaillais, les plus favorisés matériellement, étaient des légendes, des caricatures ceux-ci étant souvent catholiques et de droite d'où les méchancetés. Mais en réalité, tous les clichés sont vrais et se vérifient chaque jour. Je pensais également que de par certaines de mes convictions et de par ma foi je serais proche d'eux et m'intègrerais à ce milieu. Ce ne fut pas le cas et j'en suis heureux finalement car c'est un milieu de faux semblants et d'hypocrisie morale, tout autant que les "bobos" pour qui les versaillais bon teint n'ont pourtant pas de mots assez durs alors que c'est "bonnet blanc et blanc bonnet". C'est d'ailleurs leur commune hypocrisie qui les rend totalement insupportables, car ils prétendent tous défendre des valeurs élevées dont ils se fichent complètement...

     

    Cette épithète de "bobo" se voulant méprisante c'est surtout une manière de se justifier de son ignorance et de son inculture (la culture c'est une lubie de "bobo" prétentiard)...

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  • Se souvenir des belles choses

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    politique, société, georges bernanos, religions, foi, amaury watremez

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    Quand j'étais adolescent, un après-midi notre professeur d'économie nous montra un documentaire sur la malnutrition, chapitre du programme à peine abordé en cours. Ainsi il n'avait pas besoin de se fouler de trop. Je regardai la chose distraitement quand soudain je vis sur l'écran une mère tentant en vain de nourrir son enfant d'une maigreur terrifiante, comme elle. Je fus révolté et ému aux tripes, je regardais mes camarades autour de moi m'attendant à ce que tous ressentent la même chose...

     

    Cela n'était pas possible, tous devait le ressentir...

     

    Mais tout ce que j'entendis tendait au fatalisme, à l'acceptation et en grande majorité relevait de l'indifférence.

     

    Quand dans la rue je vois sur un trottoir un homme, une femme, des enfants en train de crever de sa misère là sous nos yeux, ce sont les mêmes sentiments à chaque fois. S'y rajoutent l'impuissance, la fureur de ne rien pouvoir faire de plus. Là encore, je m'attendrai à ce que tous réagissent ainsi mais les miséreux ne sont surtout que des obstacles ralentissant le rythme, empêchant de se sentir pleinement un rouage enthousiaste de la chaîne économique gardant l'espoir illusoire d'être un jour un de ceux mettant en branle le mécanisme...

     

    La guerre fait rage un peu partout dans ce monde, plus encore et surtout dans les pays les plus pauvres. Tout les jours devant la télévision ou son ordinateur, l'homme moderne favorisé somnole en attendant l'émission « d'infotainement ». Il soupire parfois, « on s'en fout » pense-t-il mais il n'ose pas encore trop le dire. De temps en temps il pousse l'hypocrisie à mettre une bougie sur le rebord de sa fenêtre, à faire une « marche blanche » voire à acheter des produits dits « équitables ». Il « est » le pays ou la ville martyrisée sur les réseaux dits sociaux. Mais qui trompe-t-il ?

     

    Pourquoi tout le monde ou presque s'en satisfait-il ?

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  • Sur les écrans plats nos vies modernes

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    Ma correctrice habituelle m'avait sermonné largement. Je calais tout le temps dans mes articles mon dégoût absolu de l'usage des « smartphones ». Elle était exigeante, quand je me laissais aller à mon « gimmick », je me faisais bien enguirlander. Mais cependant, je crois que de temps en temps, pour résister à la tentation, il est plus simple d'y céder. Je vais me gêner ! dans ce petit texte, je vais en parler en long, en large et en travers. C'est un sujet qui vous préoccupe tous les instants pourtant, il va intéresser les lecteurs. Ou pas.

     

    Je lui en demande pardon par avance à ma correctrice et lui dédie les quelques paragraphes suivants...

     

    ...Et pourtant nous passions des heures au téléphone. Mais elle et moi ce n'était pas pareil que vous.

     

    Nous vivons à une époque où les moyens de communication n'ont jamais été aussi nombreux, jamais été aussi efficaces également. Certains se demandent comment on faisait pour vivre sans il y a peine vingt ans. Ce temps où poutr téléphoner il fallait trouver une cabine publique et où l'on ne se réunissait pas virtuellement mais dans un endroit maintenant méconnu par les adolescents qui le méprisent, le dédaignant s'il n'y a pas la « wifi ». C'est le plus important, on paye un « coca » pour trois et on « textotte » et on « essèmesse », et on « maile »...

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  • Servilité et Séminaire

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    L'idée que je me fais d'un séminaire paraîtra j'en conviens un rien caricaturale pour certains. Elle me vient surtout du film « Que les gros salaires lèvent le doigt » en racontant un se déroulant chez un grand patron délicieusement cynique incarné par Jean Poiret. Son principe était très simple, tous les participants y font étalage de leur servilité. C'est à qui sera le plus obséquieux pour conserver qui un revenu, qui un pouvoir. Certains y étaient sincèrement à plat ventre sans y chercher quelque intérêt, juste par faiblesse de caractère.

     

    Certaines natures ont besoin d'aduler, d'être le rémora d'un grand requin blanc, c'est comme ça...

     

    Ainsi a dû se passer le séminaire des députés « La République en Marche » ce week-end. Quelques dizaines de présumés nouveaux venus qui sont totalement incompétents quant au jeu parlementaire, mais qu'importe puisqu'on leur demandera juste d'obéir à ce que préconisera le chef, Jupiter à l’Élysée himself. Tous sans doute enthousiastes, ayant hâte de « se mettre au travail » comme ils disent tous, comme si nos parlementaires ne fichaient rien jusque là. Je crois beaucoup à cet ancien axiome, on sait ce que l'on perd, on ne sait pas ce que l'on gagne.

     

    J'en veux également pour preuve cette jeune femme entendue hier sur BFM.

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  • Les "matheux" et les autres

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    Cédric Vilani, assemblée nationale, législatives 2017, politique

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    En France, on n'aime pas les "intellos". Les "intellos" sont prétentieux. Ils sont en plus des empêcheurs de dire des bêtises en rond même s'ils en disent autant voire plus que d'autres. Il y a par exemple tous ceux qui ont été maoïstes, la plupart l'ont oublié. Les "intellos" lisent des livres, parlent tout le temps de bouquins poussiéreux, cette purge ! Sans compter de ceux qui évoquent la poésie ou la philosophie. Ils en écrivent même ! Certains vendent encore leurs œuvres, sans être forcément lus. Il y a ceux qui sont les méchants que le public aime détester, ceux qui sont des "bons clients" médiatiques, tous dans leur "emploi" de comédie.

     

    En plus, cerise sur le gâteau, les "intellos" collent des complexes, culpabilisent les ignares....

     

    Un intello on lui oppose "l'école de la vie", ce cliché fumeux excuse de l'inculture chez beaucoup d'imbéciles, on lui oppose qu'il était sûrement bourgeois et favorisé, qu'il n'a donc aucun mérite particulier...

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  • Quelques doutes raisonnables sur la démocratie...

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    civi2.jpgIl y a des choses qu'il ne faut pas dire dans la société française de 2017, comme par exemple remettre en cause le « collège unique », pourtant base des problèmes que traverse l'Education Nationale - tout le monde n'est tout simplement pas fait pour des études générales....

     

    Quand je vois, entre autres, la bonne dame ci-contre chargeant ses courses, elle n'est pas un cas isolé ; quand je songe à toutes les pesanteurs qu'elle se croit sans doute obligée de subir, auxquelles elle se soumet (dont le port d'un string), je me dis que l'on peut aussi émettre des doutes sur la démocratie et la capacité des électeurs à réfléchir par eux-mêmes.

     

    Et pourtant, je ne vais pas me gêner pour le faire. Depuis l'élection de Macron et son assemblée « godillot » on entend encore une fois parler de la représentativité des députés, du « système » qui aurait tout phagocyté, voire de tricheries aux votes quand ce n'est pas le sombre complot mondial qui est invoqué. Les abstentionnistes ne s'étant pas déplacé pour aller faire leur devoir électoral expliquent même non sans culot que c'est un geste citoyen, un truc civique, alors que c'est juste par fainéantise et début d'aphasie politique.

     

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  • Plaidoyer pour Najat

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    politique, éducation, société, najat vallaud belkacem, amaury watremez, législatives 2017Aussi sur Agoravox

     

    Madame Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Éducation, a été battue aux législatives, et les internautes de droite de s'en réjouir aussi sec, et de la railler en long, en large et en travers, d'en rire à gorge déployée.  Pendant qu'elle a occupé ce poste, c'était tout comme pour madame Taubira le "Najat Bashing" à qui mieux mieux. Comme si elle était plus responsable que les autres du marasme qui saisit aussi l'école en particulier et l'éducation en général, nationale ou non. La première réforme disons le "hasardeuse" de l'Éducation c'est sous Giscard en 1977 avec la réforme Haby.

     

    Les parents reprochant un peu tout à l'ancienne ministre oublient toujours que l'éducation de leurs enfants, la transmission d'une culture ou de valeurs, c'est aussi eux, et d'abord eux. Et que s'ils ne font pas leur travail, l'école aura le plus grand mal à le compenser. Et qu'ils sont aussi responsables des carences dans ces matières de leurs rejetons que l'Éducation Nationale qui a le dos large. Bien souvent celle-ci, vénérable institution, est surtout considérée comme une garderie pour les grands enfants et adolescents.

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  • Cette droite traditionnelle en marche avec Macron

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    politique, société, Emmanuel Macron, En Marche, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Henri Guano, même si contrairement à ses dires, affirme cela surtout parce qu'il a vécu une lourde défaite dans la circonscription parisienne où il s'est présenté a néanmoins tout à fait raison. L'électorat très bourgeois de l'endroit est à vomir, qu'il soit "bobo" ou "bourgeois pédagogue" ou de cette bourgeoisie plus traditionnelle allant à la messe et mettant ses enfants dans le privé.  Comme il se retire de la vie politique, Guaino peut enfin parler sans filtres. On se demande pourquoi il ne se l'est pas autorisé plus tôt car ce fut réjouissant...

     

    Je n'avais pas besoin de lui, madame Mauroy l'avait avoué il y a déjà quelques décennies à mon grand-père paraphrasant Shakespeare :

     

    "La politique est une comédie dont les électeurs sont spectateurs, encore faut-il bien la jouer"

     

    Après tout le doit être loin d'être le seul, je pense que la plupart de ces collègues sont tout autant méprisants des électeurs prêts il faut dire à élire une potiche sur la base d'un discours très simpliste de renouveau, de pseudo-rajeunissement...

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