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  • Aux employés du mois la patrie reconnaissante ?

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    67e8b3bddccac51183d13d0c8c8dacdc91f5908e.jpgSur le Ouèbe, au comptoir des bistroquets modernes sans clopes et parfois sans beaucoup d'alcool, adieu la vinasse pour les pôvres...

     

    Effervescence !....

     

    Colères !..... Ébullition !.... Presque l'émeute ! Mais attation ! On est prudents ! On est sages...Courageux mais pas téméraires.....Le Grand soir ou le petit matin on le laisse faire par les autres, les traîne-savates sans espoir, les miséreux glougloutant sous les échangeurs des autoroutes géants....

     

    C'est la faute à Hollande !....

     

    C'est la faute à Sarkozy !...

     

    Aux communissss !....Aux riches ! Aux pauvres ! Aux pas beaux ! Aux trop beaux ! Aux classes dangereuses !

     

    Aux caniches !...

     

    A la Le Pen ! Une méchante, une bougresse qu'elle rappelle les z-heures les plus sombres de la merdasse à gros bouillons !

     

    Aux autres......

     

    La Bérézina des esprits en deux tribus de singes qui se balancent des paquets d'étrons aux visages comme au rocher du Zoo de Vincennes....Gourance...Confusionnite à un degré infini, ultime....

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  • Du Traité de l'Elysée à la "Françallemagne" (TM°)...

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    La France et l'Allemagne, déjà plus ou moins la « Françallemagne » (TM°) ou plutôt l'« Allemafrance », célèbrent ces jours-ci l'anniversaire du « Traité de l'Élysée », signé entre Adenauer et De Gaulle, censé instaurer la paix définitivement entre nos deux pays.

    politique, histoire, allemagne, france, sociétéL'on ne peut que constater l'existence de la « Françallemagne » lorsque l'on voit l'empressement avec lequel François Hollande ou son prédécesseur se sont hâtés de donner des gages de bonne conduite à Angela Merkel.

    Cette paix réputée éternelle a été le prétexte depuis le début de la construction européenne du dé-tricotage méthodique et systématique de la plupart des systèmes de protection sociale des pays concernés, de leur cohésion nationale voire même de leur existence en tant que peuples ou nations.

    Cette paix réputée éternelle méconnait la nature humaine et l'histoire car qui peut dire que la guerre est évitée à jamais en Europe ?

    Ce que comme tout le monde je souhaiterais certes mais il conviendrait d'être juste un peu plus lucide car la paix entre les peuples ne se décide pas d'un trait de plume ou par la destruction des identités de chacun.

    Le symbole de ce couple franco-allemand que la plupart des observateurs trouvent « magnifique », « splendide », encore ce matin Alain Duhamel dans sa chronique sur « RTL », c'est bien entendu la photo du président François Mitterrand tenant la main du chancelier Helmut Kohl à Douaumont.

    Pour ma part, mais je suis un mauvais esprit, je trouve cette image parfaitement risible, un petit garçon tenant la main de son Papa sévère mais juste, le réprimandant à juste titre sur ses « groβes » bêtises passées, et surtout des plus hypocrites. La réconciliation entre les deux peuples s'est faite sans les élites qui eux la mette en avant pour protéger les intérêts des sacro-saints « marchés » et du pouvoir tout-économique.

    Et France et Allemagne font encore chambre à part.

    Car le couple n'existe ni sur la politique énergétique, ni diplomatiquement, et encore moins au plan de la coopération militaire, à l'exception d'une brigade-alibi ainsi qu'on nous l'avait annoncé à grands renforts de flonflons humanitaristes dégorgeant de bons sentiments il y a encore quelques années...

    Ceux qui ont détricoté la nation ont eu gain de cause, la plupart des français ne se sentent plus vraiment français, le patriotisme est devenu une notion très floue, voire carrément haïssable, le tout lié à un mépris certain vis à vis de nos ancêtres qui sont allés à la guerre en 1870, 1914 et 1939 non pas parce que c'était de pauvres bougres manipulés, et non par haine des allemands, mais par amour de leur pays et parce que c'était leur devoir, mot actuellement apparemment incompréhensible, les citoyens ne se reconnaissant que des droits.

    Nous parlons bien des français, car les allemands, eux, le sont restés, pratiquant par exemple un patriotisme économique de fait, « Mutti » Merkel a annoncé clairement la couleur à ce sujet, encourageant à privilégier les produits allemands. Ce dont je ne saurais la blâmer d'ailleurs, qu'un pays veuille se protéger n'est en rien une tare. On connait peu de pays qui mènent des politiques contraires à leurs intérêts, à l'exception il est vrai du nôtre.

    Il arrive même parfois que l'européiste le plus convaincu, le libéral le plus orthodoxe, la carapace craque et que l'amour de son pays soit quand même le plus fort, ainsi lors de cette épisode télévisuelle quand Giscard d'Estaing éclate presque en sanglots en voyant un défilé allemand dans les rues de Paris au moment du 14 Juillet, défilé lui rappelant de bien tristes souvenirs...

    Dans un couple disait Desproges, il y en a le plus souvent « un qui s'emmerde, un qui est malheureux ».

    Dans le couple franco-allemand, dont on nous vante les mérites du fait de leur cinquantième anniversaire de mariage, on ne sait pas trop lequel s'emmerde le plus, c'est à tour de rôle, les allemands qui ne veulent pas prêter aux européens paresseux du Sud, et que cela chagrine, les français qui voudraient bien que les allemands leur sauvent la mise sur le plan budgétaire, pour le plus malheureux ce n'est pas très difficile, ce sont le plus souvent les français qui souffrent de diverses inerties, paralysies, querelles picrocholines grotesques etc...

    politique,histoire,allemagne,france,sociétéQuoi que en ce moment, l'austérité budgétaire allemande, même si celle-ci a permis de diminuer considérablement les déficits publics, provoque un net ralentissement de la croissance économique ce que tous les économistes sérieux avaient prévu, et qui entraine une baisse conséquente du moral allemand.

    Ils sont les « bons élèves » de l'Union Européenne appliquant à la lettre les délirants critères budgétaires de convergence induits par le traité de Lisbonne mais finalement n'y gagnent pas grand-chose de plus à long terme, excepté conserver leur suprématie en Europe encore quelques temps. Ce n'est pas un idéologue marxiste, voire « bolchevik » qui le dit mais le bréviaire des fidèles libéraux, « la Tribune ».

    En France, nous qui sommes les « cancres », pleins de bonne volonté, de l'Union, on préfère continuer à s'étriper autour de querelles idéologiques d'un autre âge, des privilèges grands et minuscules des un et des autres, ou des fâcheries entre personnes.

    Ce qui nous mène lentement mais sûrement à notre marginalisation de l'Europe...

    La France et l'Allemagne par Tomi Ungerer, illustration prise ici

    photo de la poignée de mains Kohl-Mitterrand prise ici