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actualité

  • Du Q à l'écran pour petits et grands

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    politique, sexe, porno, actualité, amaury watremezDans les journaux, on aime bien redécouvrir l'eau tiède. Ces derniers jours par exemple, en première page de « Ouest France » pour la PQR (attention par ce sigle je ne suggère pas que cette publication relève du torche Q), ou dans les pages du « Figaro », pour la presse nationale on découvre, à l'occasion d'un fait divers au collège Montaigne à Paris dans le très « chic » et très « mécheux » VIème arrondissement, que les adolescents utiliseraient internet pour regarder du porno gratuit, du bien crade, bien glauque (de la coprophilie allemande, de l'ondinisme en milieu rural etc...), en cachette des parents sur leurs « smartphones » et « tablettes » payés par iceux.

     

    Quelle découverte en effet !

     

    Jusque là personne ne se doutait en effet que les sites ayant le plus de succès sur le web sont des sites de vidéos de Q et, ou de plans Q. Et surtout que les logiciels de « surveillance » des chtits gn'enfants sont pour la plupart inefficaces....

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  • Article papolâtre – au sujet de la béatification de Jean-Paul II

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    Des réactions à l'article sur Agoravox

     « N'ayez pas peur »

    La première chose que Jean-Paul II dit aux croyants...

    Jean-Paul-II-1.jpg

    image ci-contre prise ici

    Ce n'est pas très à la mode d'être papolâtre en ce moment, ou de se dire d'Église, dont les ecclésiastiques sont tous peu ou prou pédophiles.

    Être d'Église je l'ai compris au Saint Sépulcre ce que c'est, au milieu pourtant de toute une « cour des miracles » de touristes, de pélerins fébriles, de vieilles parfois hystériques, qui embrassaient fiévreusement les piliers du monument, des marchands d'un pu de tout.

    Je faisais partie aussi de ces fous, ces fous persuadés que Dieu est une personne qui les aime.

    Folie au temps de la mondialisation :

    Folie au temps du « village dit global » !

    Ce n'est pas exactement dans le vent d'être catholique de toutes manières, un catholique est forcément une espèce de coincé mal dans la modernité, un fanatique comme un autre qui croit à des fariboles sans fondement rationnel que l'on oppose toujours aux islamistes et autres fondamentalistes.

    Ce qui est tendance à la rigueur c'est de proclamer qu'on aime bien l'Évangile et le message du Christ que l'on veut bien retenir comme « homme extraordinaire » parmi d'autres.

    On fait de lui une espèce de super-scout un peu mièvre, aux bonnes joues roses en oubliant que « son message » est autrement plus explosif que l'exposé de deux ou trois lieux communs sentimentaux.

    On prend ce qui arrange dans l'Évangile, on laisse de côté ce qui arrange moins, en consommateurs de spiritualité. Beaucoup mélange l'Évangile avec un peu de bouddhisme et deux doigts de lapalissades qui font bonne impression entre la poire et le fromage.

    On ne veut surtout pas s'engager trop dans l'expression de sa foi ou de ce fameux « message » justement, on raille ceux qui le font, qui deviennent des « grenouilles ou crapauds de bénitier » ou des « onanistes de sacristie » détestables aux yeux du troupeau qui préfèrent largement le confort de deux ou trois lieux communs vaguement humanitaristes où « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » mais rien ne doit changer.

    De plus, ce qui m'a toujours semblé curieux est cette manie des incroyants ou agnostiques affirmés, des adversaires de l'Église de donner des conseils aux chrétiens pour l'élection d'un pape selon leurs vœux et selon le siècle, un pape qui ne soit plus catholique en somme (comme dans ce texte de Philippe Muray qui parle d'un « pape en phase », note sur Muray : ce qui est amusant en ce moment avec cet auteur est que comme il est lu dans un spectacle qui a « la carte », il est un peu à la mode chez les bobos dont pourtant ils se moquent, bien sûr le bobo ridicule étant toujours le voisin... ).

    Ils auraient voulu avant l'élection de Benoît XVI d'un pape africain, ou américain du sud, un de ces « bons sauvages » qui aurait écouté « leurs lumières » avec attention (car ces conseilleurs se voient souvent en « phares de sagesse » du peuple, qui n'en demande pas tant). Ils voudraient un Barack Obama Ier, pape, en quelque sorte, qui aurait toléré leur conception élastique de la morale et qui n'aurait plus été vraiment pape donc, serait passé à magnanimité sur leur rapport hypocrite à l'argent.

    Au sujet de Benoît XVI, j'ai lu quand il est venu aux Bernardins dans les z-Inrocks (magasine dans lequel je n'enfermerai pourtant pas mes poissons de peur qu'ils ne se gâtent) un texte de Catherine Millet sur Benoît XVI et son discours aux Bernardins (on trouve ici ce qu'elle en dit) que je trouve très intéressant, et bien écrit, ce qui ne gâche rien.

    Son point de vue pourra surprendre les cons qui divise l'humanité en ceux qui pensent comme eux et ceux qui pensent pas comme eux, sans qu'aucune discussion ne soit possible, et rien ne devant évoluer.

    Ce qu'elle dit contredit toutes les sottises écrits sur Benoît XVI présenté comme réactionnaire dans le sens qu'il demande à réfléchir avant d'adhérer à une "nouveauté" ou ce que l'on présente comme telle.

    Il faut dire qu'actuellement, ce qui est nouveau est forcément bon, forcément bien.

    Comme le disait Montaigne il y a déjà 500 ans, la nouveauté conduit surtout à construire de nouveaux bagnes intellectuels et spirituels.

    Maintenant en 2011, c'est très mal vu d'être admiratif des papes en général, et du pape actuel en particulier, réputé réactionnaire, voire nazifiant par ceux qui ne l'aiment pas et n'aiment pas l'Église quoi qu'elle fasse ou dise.

    Les allusions au passé adolescent de Benoît XVI sont assez odieuses en elle-même, et elles dénotent aussi les préjugés finalement ethnocentrés et plus ou moins xénophobes que les gens ont sur les nationalités :

    Les italiens, tous des dragueurs, des séducteurs, les allemands tous des nazis obsédés par la discipline...

    Je me souviens bien de l'élection de Jean-Paul II en 1978, quelques temps après seulement la mort de Jean-Paul Ier, le premier pape à ne à pas être italien depuis des siècles.

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    photo ci-contre prise ici

    Je me souviens de lui deux ans après l'attentat qu'il subit en 1981, lors d'un pèlerinage à Rome, de son regard, son sourire lorsqu'il nous salua. C'était peu après sa rencontre avec Ali Ağca, et le geste de pardon du Pape.

    Il eut à subir exactement les mêmes critiques de la part des observateurs réputés avisés quant à son action, étant polonais on le soupçonnait d'être un coup le pape des américains contre les russes, un autre d'être un agent du KGB, si ce n'est un franc-maçon déguisé.

    L'Église avec lui retrouvait encore un peu plus le sens premier du mot catholique. Il a laissé les affaires courantes se faire sans lui à Rome préférant parcourir le monde et aller à la rencontre de tous les peuples chrétiens, en particulier ceux sous le joug, abandonnés par les pays occidentaux.

    Je l'ai revu en 2000 lors du Jubilé de l'Église à Jérusalem, au Mur des Lamentations où il mit une prière entre les pierres de ce lieu sacré pour les juifs sous les yeux ébahis des « hommes en noir » qui manifestèrent leur bêtise en lavant à grande eaux l'endroit selon eux souillé par le Souverain Pontife.

    J'étais dans la foule des chrétiens palestiniens lors de la messe à Bethléem, heureux de l'affection que Jean-Paul II leur manifestait, qui leur faisait oublier qu'ils sont entre le marteau israélien de Tsahal et l'enclume fondamentaliste du Hamas depuis plusieurs décennies.

    Il y rappela encore fort justement aux chrétiens occidentaux présents que la Terre Sainte n'était pas un musée, un jardin de pierres, mais que c'était aussi leur terre originelle et que les lieux saints y avaient été sanctifiés depuis des siècles par les chrétiens d'Orient.

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    Je me souviens de lui à Yad Vashem, ce qui a permis de rappeler que ce Pape était aussi un de ces justes, qui restent parfois anonymes toute leur vie, qui avait protégé des familles entières de la déportation et de l'extermination.

    C'est finalement plutôt encore assez mal vu à la lecture de différentes réactions sur le réseau ou ailleurs d'émettre un avis positif sur le pontificat de Jean-Paul II. Beaucoup ne veulent retenir de lui que cet image du Pape des jeunes, ou celui de tel ou tel grand rassemblement, d'autres ne voient en lui que ses déclarations sur le préservatif et la morale individuelle.

    Il est tout cela à la fois, et s'il fût un adversaire des régimes totalitaires communistes ou s'affirmant tels, il l'était aussi de toute autre idéologie globalisante, tel le libéralisme et autre matérialisme individualiste comme celui qui sévit en ce moment.

  • La psychose grotesque de la grippe "A"

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    « Le plus contagieux c’est encore la sottise » (et non la grippe H1N1)

    pxy_31420520_27370441.jpgEn ces joyeux jours de rentrée, la psychose de la grippe « A » commence à faire des ravages alors que pour l’instant il n’y a pas de pandémie, certaines maladies tuent beaucoup plus comme d’autres réapparaissent mais ce n’est pas grave on a la trouille de la « grippe mexicaine » (qui ne fait aucun mal aux maracas rassurez-vous). Beaucoup de professionnels se baladent avec une bouteille de gel hydro-alcoolique dans le sac, se lavent les mains vingt fois par jour, ont le masque à portée de mufle et n’osent plus faire la bise : cela ce n’est pas trop grave quant aux moches bien sûr, et au moins on n’entend plus le « moi c’est quatre » (« ou deux, ou trois »…) assorti d’un rire de gorge mal placé. Autour de la machine à café c’est le grand sujet de conversation, bien sûr on désinfectera sa tasse ou son meugue (c’est plus classe que chope, « mug ») juste après. Dans le train, dans le car, dans le bus ou dans le métro, on fait les gros yeux à celui qui tousse, on lui lance un regard sévère, même parfois on lui demande fermement de mettre la main devant sa bouche « passque quand même y’a la grippe mexicaine » comme a dit ce matin une dame d’un certain âge, décolorée, visiblement ancienne péripatéticienne ou bureaucrate quelconque, à deux sièges de moi, à un pauvre garçon qui était tout penaud ensuite. 

    article_equateur.jpgCette psychose d’entresol aura au moins le mérite de faire ressortir avec beaucoup de clarté l’égoïsme radical de la plupart des européens ou des habitants des pays favorisés. La famine ou le SIDA en Afrique, le paludisme, la variole, finalement personne n’en a rien à foutre mais que l’on ait le nez qui coule trois gouttes et c’est l’Apocalypse. Et puis c’est comme dans les films, c’est du spectacle à haute dose, par paquets de douze, et ça libère de l’ennui que distille cette société qui vit dans un présent perpétuel mortifère depuis déjà quelques décennies. C’est aussi l’occasion d’infantiliser un peu plus le troupeau bêlant, qui adore qu’on décide à sa place car réfléchir et prendre des décisions, c’est fatigant, c’est comme ouvrir un livre de temps en temps (par livre, j’entend tout ce qui n’est pas signé par Gavalda, qui fait des albums pour enfants, Angot, qui publie son journal de thérapie, Guillaume Musso et Marc Lévy, qui ont pour particularité de taper leurs manuscrits avec les pieds). Et puis il faut avoir pitié des laboratoires pharmaceutiques qui ne font certes pas encore assez de bénéfices.

    Et puis la maladie la plus contagieuse c’est encore la sottise. On  n’en meurt pas, excepté quelques chauffards.

  • Fin de l'insoutenable suspense au Sénat

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    fillon_500_senat2_matignon_cdavid_mendiboure.jpgLe Sénat est la maison d'accueil des petits vieux méritants de la République, on leur donne de quoi s'occuper un peu, ou du moins on leur donne l'impression de s'occuper un peu, et en échange, et le devoir pour eux de nourrir les poissons rouges du bassin du Luxembourg, ils touchent leurs 7000 Euros de retraite mensuelle, avec bagnole, chauffeur et nourriture le midi (ainsi que le Flamby de 16 heures) pour ne pas avoir de problèmes de pouvoir d'achat. Il ne faut pas imposer quelque chose aux petits vieux, même quand ils sont d'accord. Ils savent très bien qu'à dix heures du matin c'est le verre de lait et le biscuit pas trop dur, mais ils veulent qu'on leur donne l'illusion de choisir. Alors, quand un petit excité est venu leur dire qu'ils devaient voter pour son candidat, Raffarin, ils n'ont pas été contents, ils ont préféré élire l'un d'entre eux, un petit gros vétérinaire qui doit bien aimer tremper son biscuit de dix heures dans un peu de pinard, le coquin.

    Moi, pendant trois semaines, j'étais mal, je ne dormais plus, je me disais : "pourvu que ce soit Raffarin !" Et puis quand l'heure fatidique est arrivée, je me suis effondré en sanglots en criant mon désespoir.