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  • Mi Sherlock, mi Superman, mi Docteur House...

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    « Sherlock Holmes » – Guy Ritchie

    Je suis allé voir le « Sherlock Holmes » de Guy Ritchie avec Robert Downey Junior et Jude Law. Alors, certes, c'est plus une attraction foraine mettant en scène un super-héros qu'un chef d'oeuvre du cinéma (après tout, c'est ce qu'est le cinéma depuis ses débuts), mais l'interprétation de Holmes et celle de Watson, même si elle déplaît aux puristes, n'en est pas moins très bonne. Il y eut pire, je me souviens d'une adaptation qui met en vedette Roger Moore (Brett Sinclair quoi) et Patrick McNee en Docteur Watson, en 1976 dans un film de Boris Sagal, « Sherlock Holmes à New York ». Certes, Robert Downey n'est au moins physiquement pas du tout le rôle, mais l'humour à froid qu'il instille au personnage, qui, finalement n'est plus Sherlock Holmes, son côté intelligent, inadapté chronique, et bordélique, cynique, arrogant, sarcastique, ses emportements, tout cela me plaît beaucoup car au fond sa générosité intrinsèque rattrape et transcende le tout. Il est peut-être plus proche de la conception première de son héros par Doyle au bout du compte, tout comme Hugh Laurie, l'interprète du docteur House ferait un excellent Holmes. Robert Downey Junior a enfin une épaisseur et une personnalité qui font défaut à la plupart des acteurs actuels.

    Et de plus, tout comme lui, j'aurais largement préféré Irene Adler à la très fade Mary Watson.

    Jude Law est un Watson qui n'a ni l'âge ni le physique du rôle, excepté la claudication du personnage que l'on ne trouve jamais dans les films ou dans les feuilletons bizarrement. Tout comme Downey n'est pas vraiment Holmes mais un autre personnage, il est quelqu'un d'autre que Watson. Mais l'idée d'opposer son caractère plus posé, et en même temps plus sensible, à celui de Holmes qui refuse tout compromis avec les bonnes moeurs victoriennes, est une bonne idée.

    Quant à l'histoire, qui est un peu une présentation des personnages, un « riboute » (reboot) comme on dit maintenant, elle fait des fondateurs victoriens du libéralisme moderne, qui est en train de nous mener à l'abîme, des désaxés satanistes se livrant à des pratiques atroces, des fous furieux irresponsables, ou des pleutres. On comprendra pourquoi j'aime bien cette intrigue finalement.