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UMP

  • La gauche de la gauche va encore voter social-traitre

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    politique, Régionales, société, PS, UMP, FN, amaury watremezLa gauche de la gauche française, les partis l'étant encore réellement – de gauche- vont encore devoir voter social-traitre comme un seul homme au second tour des Régionales. Cela leur cause quand même une certaine douleur au fondement de devoir voter pour un candidat de « Les Républicains » ou du Parti Socialiste, parti sociétal-libéral dont les convictions économiques ne sont pas très différentes de celles des leaders de l'ex-UMP à quelques nuances sociétales près. Mais ils vont le faire docilement quand même, en grande majorité, certains rechignant je pense jusqu'au moment de mettre un bulletin dans l'urne...

     

    Ils finissent toujours par se comporter en bons « godillots » serviles de privilégiés qui malgré toutes les bonnes intentions dont ils parent leurs discours n'en restent pas moin des privilégiés. Et de toutes façons à gauche de la gauche, il y a longtemps que l'on s'est coupé du peuple parti en masse vers le Front National, et en particulier de la « France périphérique » toute autant dédaignée que chez les socio-traîtres, coupure niée car finalement à gauche de la gauche l'on est tout autant à côté de la plaque que dans les partis de gouvernement....

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  • La haine du « vivrensemble »

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    1271252_3_5d07_patrouille-de-policiers-lundi-23-novembre_7b0182d8321eac7752fde50581ca9996.jpgAu hasard d'un zapping paresseux de célibataire glandouillant devant sa télévision hier soir, je suis tombé sur une de ces émissions racoleuses de la TNT suivant des équipes de police ou de gendarmerie en France, dramatisant au maximum les péripéties, insistant lourdement avec une musique grandiloquente. Les bourgeois pédagogues n'aiment pas du tout ces émissions (bien entendu poujadistes selon leur opinion) non pas à cause de leur racolage mais car celles-ci montrent l'envers du décor, la réalité de l'insécurité et des incivilités en France, des faits contredisant leurs certitudes sur les bienfaits supposés de la « mondialisation heureuse ».

     

    C'est en décrivant les marges d'une société que l'on perçoit la profondeur ou la superficialité des valeurs censées la guider, les auteurs dits « de genre », en particulier de « romans noirs » le savent depuis longtemps. Pour que cela soit intéressant bien entendu mieux vaut éviter la moralisation et la condescendance envers les masses laborieuses...

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  • Les z-heures les plus sombres de notre histoire à perpétuité

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    mjs.jpgHier soir j'ai écouté Serge et Beate Klarsfeld au « Petit Journal » de Canal Pelu (voir l'émission ici). Alors si dans un premier temps, il n'y a rien à redire à leur discours : leur rencontre dans le métro, très bien, sympathique, leur amour cinquante ans après, parfait, très beau, la traque de Klaus Barbie, l'évocation de ses exactions à Izieu, intéressant aussi, un roman policier. Et puis le présentateur, Yann Barthès, les emmène sur le terrain de la politique française actuelle, ça se gâte à ce moment. Il n'est alors pas chaussé de gros sabots mais de semelles orthopédiques, on le voit venir de loin.

     

    Et ça ne loupe pas, Serge K. n'hésite pas à comparer le FN au nazisme, et Le Pen père à un séide d'Hitler. Barthès est content, il a eu la réaction qu'il voulait, voire plus.

     

    Mais il le demande quand même lui tout seul pourtant :

     

    « C'est pas un peu « too much » cette comparaison ? ».... 

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  • Djamel Debbouze et le faux mage de Hollande

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    illustration : Voici.fr

     

    politique, Djamel Debbouze, société, Hollande, UMP, PS, FN, France, amaury watremezJ'ai déjà évoqué cette hypothèse suggérant que Hollande était une sorte de mage, un « faux mage » certes, mais mage quand même (à ce lien). Au moins fait-il pleuvoir sans trop forcer son pouvoir...

     

    Lorsque je lis différentes interventions de Djamel Debbouze évoquant les mérites de notre président, en faisant la publicité ici ou , j'ai l’impression de lire une publicité pour les escrocs, pseudo-marabouts et grands sorciers balançant au travailleur pendulaire sa publicité à la sauvette à la sortie du métro. Parfois Djamel rajoute une bonne blague, pas toujours du meilleur effet, ainsi celle sur le gilet de sauvetage de Hollande pouvant insinuer que celui-ci a une « ceinture herniaire » assez conséquente lui permettant de flotter dans l'eau :

     

    « François, accroche-toi! Mets ton gilet de sauvetage! » dit-il....

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  • Les français sont des veaux

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    Comment les français peuvent-ils être assez cons, assez amnésiques, aussi peu clairvoyants pour revoter pour Sarko et sa clique ?

     

    électeur UMP tu vas donc voter PS en cas de triangulaire ?

     

    électeur PS tu vas donc voter UMP en cas de triangulaire ?

     

    UMP libérale-libertaire et PS sociéto-libéral, ce qui revient au même ?

     

    Allons donc, tu ne te poses pas de questions sur le détricotage du service public, sur le communautarisme encouragé par l'UMP et le PS ? Sur l'UE imposant des diktats monétaristes ?...

     

    "Salauds de Pauvres !" Tiens...

     

    Ce sont des voir en dessous (photo prise ici)...

    veaux.jpg

    « Non mais regarde-moi le mignon là, avec sa face d’alcoolique et sa viande grise… Avec du mou partout ; du mou, du mou, l’a que du mou ! Mais tu vas pas changer de gueule un jour toi, non ? Et l’autre là, la rombière, la gueule en gélatine et saindoux, trois mentons, les nichons qui dévalent sur la brioche… Cinquante ans chacun, cent ans pour le lot, cent ans de connerie ! Mais qu’est ce que vous êtes venus foutre sur Terre, nom de Dieu ? Vous n’avez pas honte d’exister ? »
    LA TRAVERSEE..."SALAUDS DE PAUVRES" par richardanthony

  • Un dimanche soir d'élections à la télé...

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    1189191-premier-tour-des-legislatives-1973.jpgLe dimanche les célibataires s'ennuient. Ils ont beau avoir différents « trucs » pour ne pas, c'est long un week-end. Par désœuvrement la plupart, vautrés dans leur pieu ou sur leur canapé, se grattant pour les plus blasés les parties intimes à intervalles réguliers en bouffant des chips, allument alors la télé regardant sans regarder, sommeillant vaguement, des feuilletons déjà multi-rediffusés ou des films sentimentaux pour ménagères désespérées. Ce que je fais souvent, je l'avoue (sauf pour les chips après ça gratte).

     

    Ce soir c'est une série déjà vue maintes et maintes fois qui passe, celle mettant en scène les soirées électorales françaises. Les costumes ont beau se moderniser, les effets être plus subtils tout comme les éclairages rien ne change vraiment. Les politiques sont les mêmes « en couleurs » maintenant, depuis trente ou quarante ans, ainsi que les animateurs et éditorialistes.  

     

    illustration prise ici, l'internaute.com

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  • « Vivrensemble » à géométrie variable – des réveillons permis et des réveillons interdits

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    politique, société, FN, UMP, réveillon, zemmour, indicsJ'ai des amis n'ayant pas du tout les mêmes opinions que moi, les mêmes penchants déplorables j'entends bien à la réaction et à l'hédonisme petit-bourgeois ou l'onanisme de sacristie ; en amitié je me suis toujours complètement fichu de l'origine, de la « communauté ».

     

     

    Je connais l'un d'eux depuis trente et un ans, il est rigoureusement à l'inverse de mes choix politiques, du moins en théorie, car il ne l'admettra jamais mais il est aussi « réac » que moi.

     

     

    J'ai eu d'autres amis très à gauche, nous nous sommes généralement fâchés non pas sur des idées mais sur des querelles d'ego voire à cause des jolies jambes et plus si affinités d'une jolie femme très séduisante bien qu'affligée, cela arrive, de névroses de petite fille riche, on me dira ce sont des motifs bien plus sérieux, « mourir pour des idées d'accord mais de mort lente »....

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  • Des milliers de Pol Pot sociétaux... : à gauche rien ne change

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    politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, FranceUne ancienne candidate du Front National, virée assez vite du parti depuis, a été condamnée pour une injure certes inqualifiable et inopportune envers madame Taubira à neuf mois de prison ferme, 50000 Euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité, une injure plus populacière que réellement raciste d'ailleurs. Il me semble que l'on aurait voulu exacerber un peu plus les tensions et radicaliser les électeurs de ce mouvement que l'on n'aurait pas fait autrement. Car c'est le résultat que cela provoquera.

     

    Moi j'aurais conseillé le peloton d'exécution ou la pendaison c'était encore plus efficace...

     

    C'est toujours la même chose, plutôt que d'essayer de comprendre pourquoi il y a la montée de cette colère dans le peuple, colère qu'il exprime par le vote pour le FN, les z-élites méprisent, dédaignent, rejettent voire punissent judiciairement. Et pourtant ils auraient dû comprendre depuis fort longtemps que la moraline à haute dose ne donne strictement aucun résultat. Mais non, on s'en tient aux imprécations, aux condamnations de haut, au mépris absolu de ces « ploucs » qui ne comprennent rien et ne veulent rien comprendre, à la manière d'Aymeric Caron, ce « vegan » jovial et si rieur...

     

    politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, FranceQuand on traite madame Morano de « conne » dans un spectacle c'est de la dérision subtile, une alerte « citoyenne », quand Charb (voire illustration ci-contre, montage de Paul Flotat), dessinateur de « Charlie Hebdo » représente la garde des sceaux en singe c'est également de l'humour subtil et « citoyen », et puis Charb est de « gôche » alors ce n'est pas pareil bonnes gens, lui il a le droit, il fait partie du système.

     

    Je m'inquiète, si je dis que madame Taubira est un « sapin de Noèl » en employant la vieille technique desprogienne qu'il employa dans un réquisitoire, citant une bisbille avec Michel Droit, je risque combien :

     

    Deux ans de « taule » ? Le bagne ?

     

    On aurait pu croire pourtant que la gauche française a évolué, et bien changé, à quelques exceptions notables, y compris dans sa part radicale, et que l'abandon par exemple de l'avènement de la dictature du prolétariat entraîne plus de tolérance, de capacité de dialogue et d'écoute, de compréhension du point de vue de l'autre, plus d'empathie. On aurait pu penser que les nouvelles préoccupations surtout sociétales de la gauche, ou alors dans le souci de la conservation des z-acquis sociaux de quelques uns, avait changé un peu les choses.

     

    Mais pas du tout.

     

    Que ce soit au travail, dans les médias, dans la vie politique, sur le Net ou dans la vie « réelle » les contradicteurs sont surveillés impitoyablement et châtiés s'ils osent ouvrir un peu trop la bouche ou si l'on considère qu'ils sont dangereux. On n'hésite pas à employer contre eux des procédés tenant de l'auxiliariat de police, des procédés d'« indics », à les dénoncer aux institutions, à faire circuler le plus possible leurs « forfaitures » , je sais de quoi je parle la photo ci-contre de votre serviteur ayant fait le tour de l'Académie de Rouen comme une traînée de poudre.

     

    J'avais « jeté bas les masques », je me révélais « d'estrème droite », un vulgaire fââchiiste sous les oripeaux de « l'anar de droite » !

     

    Je me souviens aussi de cette salle des formateurs dans un lieu dédié à la formation des maîtres, les quelques dizaines de casiers à deux ou trois exceptions tous recouverts d'une photo de madame Taubira au moment de la loi sur « le mariage pour tous », toujours la même, comme si tout le monde dans cet endroit devait acquiescer aux mêmes opinions sans broncher, ou faire preuve de la moindre velléité d'indépendance d'esprit.

    politique, société, droite, gauche, dogmes, Taubira, PS, UMP, FN, France

     

     

    A gauche, que ce soit la gauche sociétale ou celle qui conserve encore quelques restes révolutionnaires ou marxisants on a La Vérité, on sait ce qui est bel et bon pour le peuple, on sait ce qu'il lui fait, on sait comment le monde doit se mener, on sait comment les gens doivent penser pour accéder à un bonheur universel. Cela reste finalement une religion avec ses dogmes, ses prophètes, ses messies éventuels, ses Judas, ses gardiens du Temple. Et une religion fondamentaliste, qui s'écarte ne serait-ce qu'un petit peu du chemin tracé est excommunié aussitôt. Celui ne pense pas selon les dogme est considéré comme apostat et sans possibilité de se rédimer, il est perdu, bon à pendre ou fusiller.

     

    A chaque manquement à la parole idéologique ce sont des milliers de petits Pol Pot vengeurs qui se lèvent et éructent, injurient, dénoncent et condamnent avec violence, le tout sous couvert de « citoyenneté » et aussi Internet aidant sous couvert d'anonymat (ils ne sont pas fous...).

     

  • La justice en France est-elle impartiale ?

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     Nicolas Sarkozy, mis en examen, réagit et se défend après sa garde à vue largement médiatisée. Je ne suis pas exactement un de ses fans, mais il se trouve que même si c'est pour se défendre, lui, et non pour poser les bases d'une réflexion sur la magistrature et sa partialité idéologique déjà perçue à travers le fameux « Mur des cons », sur lequel on trouvait quelques parents de victimes ayant osé se plaindre du laxisme des magistrats envers des coupables avérés, issus de la diversitude, il faut dire, donc certainement moins coupables qu'un méchant, un réac déloyal c'est sûr, avait filmé alors qu'en reportage au Syndicat de la Magistrature (voir ci-dessous).

    image ci-dessous prise ici

    Justice-aveugle.jpg 

    Éric de Montgolfier a essayé de lutter dans le sud de la France contre les réseaux occultes de la République, dont une bonne partie de la franc-maçonnerie locale qui participaient -et participent encore certainement- de la corruption. Il fût mis au placard assez vite alors que s'approchant très près. Dans un article il évoquait l'instrumentalisation de la justice par tous les politiques, y compris ceux au pouvoir actuellement, dont madame Taubira, actuelle garde des Sceaux qui a placé des proches aux postes clés, s'indignant du « racisme » de ceux qui osent en parler, comme les autres me dira-t-on ce qui n'excuse rien, et François Hollande, président de la République sans parler de ceux qui viennent donner des leçons comme monsieur Cambadélis :

     

    L'ancien procureur de Nice n'a jamais caché que la « promotion » dont il a bénéficié n'en était pas exactement une et qu'il s'agissait surtout de l'envoyer se faire voir ailleurs, à Bourges, ceci certainement à l'instigation du maire et du préfet de la ville de « la promenade des anglais » et des retraités friqués. Il s'était approché d'un peu trop près des « affaires » de ces beaux « messieurs coquins » ce qu'ils ne comprennent pas estiment que leurs privilèges et autres z-acquis les dispensent de tout respect de la loi commune.

     

    Les politiques entendus hier, comme Bruno Le Roux entre autres semblent avoir la mémoire courte, comme j'ai le sens du service ami lecteur je leur rappelle quelques faits. Le 2 juin 2006, Cambadelis est reconnu « coupable de recel d'abus de confiance », il est condamné, à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende, dans l'affaire des emplois fictifs de la MNEF, par la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. Bien sûr, on se rappelle aussi de l'affaire Cahuzac ou de DSK sans oublier les tribulations judiciaires des Balkany (réélu à 73% dans sa ville ce qui fait dire que c'est beau la démocratie quand même !) dans les années 90. Dans les pays anglo-saxons, des politiques ayant vécu ce genre d'affaires ont la décence de ne pas revenir et de se faire tout petits.

     

    Coq-gaulois.jpgPas en France, certainement à cause de notre « exception culturelle », chez nous les pourris peuvent continuer à « faire carrière » en toute quiétude. Rappelons que le coq gaulois aime chanter les deux pattes baignant dans la merde et le purin..

     

    .(image ci-contre prise ici)

     

    En France, ils sont même très populaires, il y en a tellement sur le Net ou au zinc des cafés du Commerce pour regretter le travail qu'aurait pu faire DSK et d'autres à droite pour trouver que Juppé est encore « le meilleur d'entre nous ». Alors certes, ce n'est pas pour faire de la moralisation facile, mais si un politique ment sur un point qui regarde sa morale personnelle, il n'hésitera pas à mentir sur des éléments qui engagent le pays et à tromper les citoyens sans vergogne.

     

    Madame Taubira est-elle impartiale ? On ne peut pas reprocher son passé à quelqu'un me dira-t-on pour le décrédibiliser mais elle a été une militante trotskiste radicale, indépendantistes guyanaise dans un mouvement n'inclinant pas vraiment à la non-violence, et ses prises de positions dernièrement montre, y compris à travers sa réforme pénale, qu'elle n'y a pas entièrement renoncé. Manuel Valls qui parle de « faits graves » reprochés à Sarkozy connait le dossier et n'est pas impartial ? François Hollande encore moins, cela fait partie de sa stratégie pour se faire réélir au deuxième Tour en 2017, se retrouver face à Marine le Pen, en appeler à « l'Union Sacrée » et emballé c'est pesé c'est du moins ce qu'il croit...

     

    Cette instrumentalisation de la justice, ce n'est d'ailleurs que ça, un outil pour préserver les ambiions personnelles et opportunistes des uns et des autres...

     

    Ci-dessous "le mur des cons"

  • Petits -et grands- arrangements avec la morale

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    4426169_3_783e_jean-francois-cope-pendant-son-interview-sur_1994dd055f1ac6c72d5cb3d0528c0107.jpg Les cris d'indignation des militants, des politiques Péhesse (Et Cahuzac ? Et DSK?), des journalistes et des citoyens sur le Réseau ou dans la vie face au scandale « Bygmalion » m'amusent quand même un peu car c'est notre société dans son ensemble qui se caractérise par des petits et des grands arrangements avec la morale, chacun se justifiant comme il le peut, généralement très mal. C'est amusant car on sait très bien que dans tous les « grands » partis dits « républicains » on trouvera certainement des irrégularités de comptabilité, d'aucuns disposant peut-être de fiscalistes plus compétents. Et puis c'est aussi un « écran de fumée » bien utile pour faire oublier la victoire du FN aux européennes...

     

    Ce n'est pas que je dénie le fait que Jean-François Copé ait certainement une morale à géométrie variable, il ressemble en plus à ces canailles élégantes et policées des westerns de John Ford, mais ce n'est pas seulement l'UMP qui subit une crise morale mais la société dans son ensemble du fait de l'absence totale ou quasiment de projets de société justement qui aient une ambition, une vision d'avenir, qui se soucient du Bien Commun. Les institutions, les éducateurs, mais aussi les religieux pour beaucoup, ont complètement abandonné ces idéaux, se contentant de se comporter en gestionnaires, en entrepreneurs, et aussi du strict minimum.

     

    Curieusement, ils n'ont jamais autant parlé de « projets » pourtant, ceux-ci se résumant à énoncer des bonnes intentions qui ne mangent pas de pain, des lieux communs qui n'encouragent surtout pas le citoyen consommateur à prendre des responsabilités ou s'engager, ou tenir compte simplement du voisin pauvre ou non.

     

    Bien entendu, généralement, le citoyen consommateur de 2014 s'arrête là au « Tous pourris » englobant politiques et institutions croyant justifier par là sa paresse à aller voter, s'engager, à faire quelque chose, même un tout petit quelque chose, pour les autres, se laissant mener docilement par un système en train d'organiser cyniquement sa paupérisation pourtant, paupérisation qu'il est prêt à accepter si cela lui permet de consommer encore quelques temps les gadgets parfaitement inutiles que le système lui intime d'acheter.

     

    De toutes façons, comme on lui répète partout que faire la morale c'est mal, c'est culpabilisant voire stigmatisant, l'individu lambda de notre temps s'arrange quotidiennement avec la morale lui aussi. Ce n'est pas de sa faute s'il a grillé un feu, quelqu'un l'appelait au téléphone à ce moment là il était bien obligé de répondre, ce n'est pas de sa faute s'il a oublié de déclarer la bagnole de sa femme aux impôts, il pensait sincèrement que ce n'était pas obligatoire et puis « allez tout le monde le fait », il a pistonné ses enfants pour un boulot pour la même raison, tout le monde triche, donc pourquoi se gêner ?

     

    Etc « ad nauseam »...

     

    Tout ce beau monde sait très bien qu'il va contre la morale dont il a encore une perception malgré tout, vague mais elle existe encore, et malgré quelques décennies de décervelage intensif libéral-libertaire avec l'aide enthousiaste des « idiots utiles » de « Soissantuite » et de ses scories. La personne intègre ou tout simplement honnête qui ne veut pas se compromettre, qui ne veut pas tricher, qui rend service gratuitement, est prise d'ailleurs, comme pour compenser ce que l'on sait être de la malhonnêteté, pour une idiote, une débile légère qui a bien tort de ne pas faire comme tout le monde.

     

    Quant à moi ami lecteur loin de moi l'idée de moraliser, juste d'exprimer ma lassitude...

     

    image dans l'édition de "le Monde" daté du 26 mai 2014

  • Le bal des nantis – ou les antifââchiistes des CSP ++

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    image édition de "20 minutes" du 26 mai

     

    Ce n'est pas, je l'ai déjà dit à maintes reprises sur ce blog, que je sois vraiment un fanatique de la famille le Pen, je regrette quand même que les valeurs de la France, de son histoire, de ses racines Chrétiennes soient portées par un parti comme le FN.

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    Cependant, en allant au défilé du 1er Mai, j'ai rencontré des petites gens souvent sans instruction, sans culture personnelle mais inquiets pour leur pays, et pas seulement pour eux, inquiets pour les valeurs de ce pays, en colère à cause du mépris des politiques qui ne les écoutent pas, de leur dédain constant se manifestant par leur appétence à répéter qu'il faut faire encore plus de pédagogie, s’abstenant de rajouter mais ils le pensent très fort « parce que ces connards du peuple, ces franchouillards, n'ont rien compris » au mouvement inéluctable de la mondialisation hyper-libérale forcément heureuse.

     

    Notons en passant, à l'entendre dans le débat, que pour le délicieux (sic) Cambadélis, un français est nécessairement blanc ce qui me confirme dans l'idée que lui et les autres ne combattent pas les idées du FN, ils ont juste la trouille pour « leurs » places...

     

    Et puis il faut bien dire qu'en tant qu'anar de droite parfaitement et joyeusement indécrottable, ce bon coup de pied dans la fourmilière me réjouit, m'amuse, me colle le traczir. Que c'est bon ! La gueule de Copé, à la tête de canaille policée en costard de film de gangsters des années 40 ! La gueule de Le Foll qui ne réussit pas à prononcer le mot défaite voire déculottée sans parler de celle de Bové ! Quel panard les amis ! Tous sociéto-libéraux-libertaires à s'embourber dans l'explication contradictoire qui voudrait que ce vote n'est rien à cause de l'abstention mais que c'est un choc en Europe, il faudrait savoir, ça ne représente rien ou c'est un choc ?

     

    J'ai compris également hier soir ce sur quoi se basait réellement l'européisme béat en regardant sur France 2, pas longtemps, l'émission consacrée aux Européennes avec des invités de la « société civile » tous passionnants, je t'assure ami lecteur, tous d'accord, tous sur la même ligne concernant l'Europe, tous nantis, un seul surnageant et étant pertinent, Hubert Védrine, présentée par Laurent Delahousse, journaliste blond « parce qu'il le vaut bien ». On aurait cru les entendre dans les coulisses dire ceci :

     

    « l'Europe tu 'ois coco c'est teeellement sympââ, tu vas à Venise, merde maintenant tu paies en euros, c'est super pratique, et puis si tu veux tu t'achètes un loft à Londres, c'est hyyper cher mais drôlement cool aussi ».

     

    Finalement, les larbins en herbe de classes moyennes inférieures ou supérieures qui soutiennent l'européisme, « l'ââvenir » pour eux selon une de mes co-dépouilleuses de l'après-vote, le font juste parce qu'ils se rêvent assis à cette table de nantis. Quand ils parlent de leur admiration sans bornes pour l'Europe, ils sont presque comme eux, des gens connus que l'on invite à la télévision pour causer gravement de ces salauds de populistes de français de basse extraction.

     

    On les sentait frappés d'une certaine stupeur, incapables également de comprendre ce qui venait de se passer, tous à se lamenter sur le « manque de pédagogie » du gouvernement sur l'Europe, les peuples devant en somme se laisser paupériser sans réagir, tous à entonner en choeur le refrain du retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), tous à approuver un langage à la fois technocratique et hyper-libéral finalement, invoquant eux aussi l'abstention qui fait que cette élection en gros ne veut rien dire et le choc que cela représente, caricaturant au passage les eurosceptiques qui ne veulent pas sortir de l'Europe mais simplement que celle-ci écoute les citoyens et tiennent compte du Bien Commun.

     

    A cette table de nantis on croisait aussi bien Marc Lévy à la barbe de trois jours légendaire et au style tellement puissant qu'il arrive à placer vingt produits dans un paragraphe, Jacques Weber, le tragédien concerné, citoyen et bien entendu de gôche, tellement de gôche d'ailleurs que je me suis laissé dire qu'il partageait maintenant ses cachets pour les pubs « Danacol » avec les pauvres de son quartier, Laurence Parisot, deux ou trois politologues de salon. J'étais presque étonné que tous ces bonnes gens de gôche ne soient pas plus gênés que ça d'être à côté d'elle.

     

    Ces nantis se fichent bien également des risques de xénophobie, ce qui les inquiète c'est que leur mode de vie soit remis en cause, ce qui les inquiète c'est que leur haine des valeurs morales, nationales et spirituelles soit questionnée. C'est qu(ils y tiennent à leurs privilèges...

     

    Les nantis il faut dire, c'est comme les bourgeois...

  • Soyons turbulents pendant les élections européennes

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    également sur "Mauvaise Nouvelle" 

     

    La "remarquable", très creuse et très sociétale affiche ci-dessous provient de ce site...

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    Elle est parlante et maladroite en même temps, car en gros l'électrice au centre va se faire baiser mais elle ne sait pas encore par qui...

     

    Il se peut que tu me dises ami lecteur que je fasse un peu dans le palimpseste zemmourien ce matin mais quand il est pertinent, et il l'est quand même souvent, je ne vois pas trop le problème non plus. Quand il compare il y a quelques mois les européistes évoquant l'Europe et les manques d'Europe selon eux aux communistes qui affirmaient dans les derniers temps de l'URSS que les républiques socialistes s'effondraient parce qu'elles n'étaient pas encore assez communistes, il a tout fait raison, et cela se vérifie encore dans les derniers feux de la campagne, assez nulle en effet, à l'exception d'un ou deux politiques, des Européennes pour qui la nation et l'idée même de nation, ou de souveraineté, sont de toutes façons obsolètes, mortes et enterrées depuis déjà fort longtemps ainsi que l'affirme Daniel Cohn-Bendit (pauvre Cohn...) entre autres qui dit tout haut ce que les ténors UMP et PS sans parler du « ventre mou » de l'UDI-Modem, y compris les « souverainistes » chez eux pensent tout bas.

     

    D'ailleurs, les « grands » partis républicains, c'est eux qui se qualifient ainsi, n'y croient pas non plus du tout à ces européennes et à leur discours pré-mâché sur les bienfaits de l'Union hyper-libérale puisque la plupart des têtes de liste des grandes régions de l'Union sont des seconds couteaux sans grande envergure, je songe par exemple à Karima Delli d' « Europe Ecologie les Verts » qui rappelle ces premières de la classe insupportables et « têtes à claques » qui ne peuvent pas aligner trois mots sans un lieu commun, docile et soumise à l'idéologie du troupeau bien-pensant sans se poser aucune question ni remettre en cause la bonne parole.

     

    Que nous disent avec presque des sanglots dans la voix les européistes de la droite libérale-libertaire comme de la gauche sociétale-libérale ? Si les citoyens français particuliers sont en colère (car ils voient quand même cette colère) du fait de la politique d'austérité drastique qu'impliquent les fameux critères de convergence et à cause du détricotage scandaleux des services publics dont l'éducation Nationale, c'est en fait parce que les décisions de la commission de Bruxelles ne sont pas encore assez prégnantes dans leur vie quotidienne, pas encore assez présentes, en attendant les normes qui seront imposées par le Traité transatlantique.

     

    Je suis toujours étonné également, plutôt effaré, de constater que les fonctionnaires qui s'émeuvent non sans raison de la destruction programmée des services de l’État aux citoyens continuent à voter PS et, ou écolo pour la majorité d'entre eux, ce qui est tendre les verges pour se faire battre...

     

    En effet, en Grèce, en Espagne, en Italie, les politiques européennes ont eu des répercussions profondes dans l'existence de chaque personne depuis quelques années et bien visibles :

     

    Paupérisation galopante, précarité du salariat, un rêve humide de Pierre Gattaz la Grèce !

     

    Pour connaitre l'état d'esprit du système, son affolement éventuel face à la montée de la colère des peuples, rien de tel que de regarder « le Petit Journal » de Canal Pelu, ce moment de « pure » dérision « citoyenne » et militante ou d'écouter France-Inter, en particulier les interviews du jovial Philippe Cohen.

     

    Leurs cibles favorites depuis longtemps sont les partis souverainistes, ayant le souci de la nation, qualifiés de « populistes », qualificatif qui permet parfois de ne pas aller plus loin dans un débat politique car il dit tout. Encore hier Thomas Piketty, l'économiste de gauche à la mode à « Boboland », ce qui ne veut pas dire que ceux qui l'adulent sont prêts à partager quelque part que ce soit de leu magot, montrait tout le mépris et le dédain qu'il a des électeurs de droite qui osent parler contre l'Europe, une Union Européenne pourtant ultra-libérale à la base et donc théoriquement à l'inverse de ce qu'il écrit. A leur propos il ne parle que de « haine »...

     

    Ce qui en dit long sur son souci réel de la montée de la précarité sociale, un pauvre est tenu d'être gentil, bien sage et docile et de dire merci au monsieur qui lui dit ce qu'il doit faire s'il veut manger chaque jour, avoir un travail, tenter d'être un peu heureux, un pauvre n'a pas le droit d'être de droite, de réfléchir, de penser par lui-même.

     

    Bien entendu, il est hors de question que sur ce blog, nous soyons un jour gentils, bien sages et dociles, contre ce totalitarisme de la pensée, nous préférons être turbulents, indociles et impertinents, quitte à poser les questions qui fâchent.

  • Madame Taubira n'est pas la seule...

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    C-Taubira.jpgDe nos jours, quand une personne incompétente, inadaptée à une tâche, paresseuse, ou juste un escroc, est prise en faute par d'autres et qu'il se trouve que cette personne fait partie d'une minorité dite « visible » ou d'une « communauté », elle a tout de suite l'excuse toute trouvée pour répondre aux reproches qui lui sont adressés, ceux qui lui font des reproches, qui constatent ses travers sont racistes ou homophobes ou n'importe quoi d'autres en « phobe ». Je précise bien que je n'affirme pas que les personnes incompétentes ou inadaptées sont forcément de la « diversitude », la nullité et la difficulté à considérer l'aspect moral des choses concernant hélas la plupart des membres de l'humaine espèce, la nature profonde de ces primates lamentables étant un peu partout marquée par une appétence au pire.

     

    Ainsi dans les « Quartiers » les « lascars » et les « cailleras » ont compris assez vite l'avantage qu'ils ont à accuser le flic, le pompier, le commerçant qui refuse de faire crédit, d'être racistes, sans parler des profs qui sont considérés comme trop sévères ou notant selon le travail et non selon les malheurs le plus souvent imaginaires qu'on lui raconte, qu'il croit ou pas, se sentant obligé de le faire par peur de passer soit pour un fââcho soit pour un « petit blanc », en gardant un silence pudique sur ces juges pour qui le jeune délinquant « divers » mérite plus de sollicitude car il est forcément plus précaire que les autres jeunes délinquants.

     

    Pour faire taire la colère qui monte, les gouvernements organisent cyniquement la paupérisation progressive de tous ceux qui ne rentrent pas dans une case « communautaire », ils ont trouvé leurs « pauvres » qui de plus ont l'avantage de rajouter une petite note exotique et de les faire passer pour des esprits tellement ouverts, pouvant oublier les autres précaires, tous les autres rejetés dans les limbes des populistes, des salauds, des « poujados », des « petits blancs ».

     

    Notons que ce genre de moralisateurs qui ne trouve que cela à répondre aux objections qu'on lui fait est le plus souvent de gauche (du moins c'est ce qu'ils prétendent), bien nourris et socialement bien installés, prêts aux compromis...

     

    Ainsi, madame Taubira et ses supporteurs nous sortent-ils également cet alibi pour la défendre. Tout comme d'autres, je n'en ai strictement rien à foutre de la couleur de peau de madame Taubira quand elle commet des gaffes assez graves pour une ministre de la République censée représenter la France et qui ne chante pas la « Marseillaise » non pas car elle craindrait de se joindre à ce qu'elle a pour le moins maladroitement un « karaoké d'estrade » mais parce que comme beaucoup de politiques, ce n'est pas la seule ; socio-libéraux ou libéraux-libertaires ont fait de même, elle a déjà mis au placard la France et ses valeurs, les a déjà enterrées avec son drapeau, sa devise, sa langue.

     

    Ce n'est pas la couleur de peau qui gêne chez madame Taubira mais l'idéologie qui soutient ses prises de position, qui remonte au Comité de Salut Public, à Robespierre et Saint-Just, épris d'idéaux généreux au départ qui les ont poussé à des actes des plus sinistres. L'idéologisme de mad ame Taubira vient de cette tradition qui me répugne qui est persuadée de pouvoir changer l'homme d'un trait de plume par décision administrative, de lui imposer un bonheur selon ces dogmes idéologiques, même contre son gré, d'où d'ailleurs la position d'icône de la « gôche kipense » de la Garde des Sceaux.

     

    Ce n'est pas que j'aime particulièrement les paroles de ce chant, le « sanguimpur qu'est bon pour les sillons » et les « férossssoldats » par exemple m'inspire peu d'émotions poétiques et un lyrisme modéré, mais c'est en le chantant que des soldats français sont morts pour défendre nos libertés et le pays en 14-18 sur les champs d'honneur et aussi en 39-45 où l'honneur dût parfois se cacher.

     

    Honneur, patrie, auxquels on pourrait rajouter morale, décence commune, autant de mots devenus des mots repoussoirs synonymes de réaction et de nostalgie tu le sais bien ami lecteur des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) ou d'une « France nauséabonde » que la gauche olfactive croit sentir dés qu'on lui parle un peu d'histoire qui pour elle commence en 1789, mieux encore après 1981 quand les français sans rire « sont passés de l'ombre à la lumière », selon saint Djack Lang, le saint patron des couillons qui jouent mal et fort du Rock « garage » tous les 21 juin sous nos fenêtres ami lecteur.

     

    Rien que par respect pour eux et leur mémoire, je me dois de le chanter quand même bien que n'en connaissant, comme la plupart des français que les deux premiers couplets...

     

    Comme Edgar Morin chez Zemmour et Naulleau qui l'avoue non sans candeur je trouve pour un homme réputé d'une grande intelligence et culture, pour elle aussi « la France est une province de l'Europe et l'Europe est une province du monde » mais en tant que telle elle n'existe plus, n'a pas de raisons d'être, tout comme sa souveraineté pour monsieur Edgar tout comme pour madame Taubira et d'autres.

     

    image prise ici

     

    Ci-dessous une version de la Marseillaise qui devrait plaire à madame Taubira

  • Valse en deux temps

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     Manuel Valse c'est un peu un Jean-Marc Ayrault qui serait doté de gonades, de testostérone et d'énergie. Il a présenté son discours de politique générale devant les parlementaires. Certains ont feint de croire qu'il y avait un suspens intolérable, impossible et que peut-être les députés n'allaient pas voter la confiance à ce gouvernement, car Valse est considéré comme étant de droite, voire même lepèniste dans la gauche sociétale et la vraie gauche, celle qui si elle ne se retenait pas redistribuerait ses salaires dans la seconde aux nécessiteux, s'il a évoqué son statut de « sang mêlé », il a aussi été le premier à évoquer, certes du bout des lèvres, la réalité de « l'intégration » de populations d'origine allogène, réalité qu'en tant que ministre de l'Intérieur il connait bien :

    Manuel-Valls_pics_390.jpg

     

    L'art de vivre considéré comme un souci d'hédoniste petit-bourgeois, la culture, considéré comme une lubie de privilégié, l'art perçu uniquement dans « l'utilité » et le messâââge qu'il pourrait bien avoir etc...

     

    Ce n'est pas entièrement la faute de ces populations à qui certes on a consciencieusement appris à ne pas aimer la France par ceux-là même censés former les citoyens, elle leur est décrite comme rââciiste, fââchiiste, collabo, antisémite, colonisatrice, amatrice de massacres etc...et j'en passe. Pour eux tout ce qui ne va pas dans leur sens de l'Histoire, celui généralement du progrès progressiste, tout est bon à jeter.

     

    On voit ce que donne ce progrès progressiste chaque jour, des gosses farouchement égocentriques, tournés sur eux-mêmes, préoccupés presque exclusivement de posséder le dernier gadget que la pub et les médias leurs enjoignent d'avoir, des adultes incapables de prendre leurs responsabilités, de mûrir simplement...

     

    Il est donc plus que normal que des français de deuxième ou troisième génération, des immigrés de fraîche date sans papiers ou non, nous méprisent cordialement mais par contre revendiquernt leurs droits qui leurs sont accordés sans échange de devoirs ou de civisme en réciprocité, surtout pas de contraintes ! Surtout pas de « culpabilisation » ! Non, on espère qu'en étant gentils tout pleins ils le seront aussi et seront assoifés de découvrir la citoyenneté et ses joies, ce qui est méconnaître gravement la nature humaine et les ravages de l'individualisme de masse contemporain.

     

    Sur le fond, c'est tout comme pour Ayrault, tout comme pour Fillon première et deuxième saisons, la même politique soumise aux responsables de l'Union Européenne, aux institutions financières, selon le terme pudique des journalistes, et aux patrons de grandes entreprises transnationales qui voient un intérêt majeur au détricotage systématique et méthodique des nations et des peuples sous prétexte d'économie, et donc de démagogie, en mettant en avant des régionalismes qui n'existent plus depuis longtemps, et en incitant certains esprits étriqués à se replier sur leur toute petite perception de l'identité qui se limite à leur bled idéalisé.

     

    A l'Uèmepet comme au Péhesse, les politiques ont déjà entériné la fin de la France me fera-r-on remarquer, et n'ont de toutes façons de ce vieux pays qu'une idée très floue toute entière basée sur des lieux communs qu'ils finissent par prendre pour des vérités, et une histoire réécrite dans le sens du masochisme mémoriel constant, de l'auto-flagellation collective, et de l'idéologisme, qu'ils ont assimilé sans trop de difficultés.

     

    Ils ont déjà enterré le pays car pour eux, parler de nation est réellement synonyme d'adhésion à des idées totalitaires, aux fascismes, au nazisme. On le croit à peine mais ils ne sont pas cyniques sur la question, ils sont sincères dans leur internationalisme de pacotille. Ce sont les idiots utiles du libéralisme supra-national qui a un intérêt au démantèlement de tous les liens sociaux et collectifs qui empêchent encore l'individu de se soumettre totalement aux désidérata des sacro-saints « marchés ».

     

    Ne serait-il pas temps de commencer enfin à contester ces « désidérata » ?...

     

    Manuel à la plage, image prise ici

     

  • Lendemains de fête...

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    Dans ma famille, où l'on trouve des monarchistes, dont un qui fit partie de la délégation de représentants des provinces contre la loi sur le divorce de Napoléon, l'inconscient, et un autre qui fût dans la « chouannerie » berrichonne vite réprimée dans le sang, des radicaux « bouffeurs de curé », un copain de Marc Sangnier, et un arrière grand-père qui avait pieusement conservé la « Révolution Française » de Louis Blanc, les grandes personnes parlent aux enfants de politique dés que ceux-ci sont en âge de s'exprimer et comprendre un minimum, d'exercer aussi leur esprit critique. Et non contentes de nous prendre pour des -petites- personnes capables de raisonnement, nous étions également écoutés.

    politique, société, élections, municipales, démocratie, PS, UMP,  FN

    Ainsi la politique a fait partie de ma vie très tôt, faisant naître très vite un scepticisme profond quant aux idéologies, qu'elles soient libérales-libertaires, socio-libérales, voire marxisantes ce qui ne m'a pas empêché de lire « le Capital » de Marx pour me faire un jugement par moi-même. Ami lecteur, tu ne t'étonneras donc pas si j'ai très vite sombré, avec délices encore maintenant, sans scrupules ni remords, dans ce que l'on appelle un peu à tort, « l'anarchisme de droite » ce qui implique aussi quelques doutes me semblant raisonnables sur ce qui meut véritablement la plupart des citoyens qui vont encore voter, qui suivent pour la plupart leur appréciation d'une image, de « bonnes » ou de « mauvaises » intentions.

     

    Tu me diras, ami lecteur, les idéologies sont aujourd'hui plus ou moins moribondes, à l'exception de quelques « purs », car ne comptent de nos jours que l'intérêt et l'avidité des puissants, des « communautés » diverses et variées, reconnues ou non, des citoyens-consommateurs qui ne désire qu'une chose, continuer à consommer comme les autres sans trop se poser de questions, quitte à se donner parfois quelque alibi fumeux pour se payer une bonne conscience (en 2014, on ne se donne pas bonne conscience, on l'achète) dont le « commerce équitable » en supermarché ou le « développement durable » à la manière des « pipeaules ».

     

    Il n'a jamais s’agi, ces enfants, de les embrigader, de les endoctriner ou de leur « farcir la tête » de dogmes intouchables mais de leur communiquer des valeurs indispensables comme la Liberté ou l'indépendance d'esprit. Et la politique a toujours été fondamentale, car tout est politique. Le citoyen-consommateur de gauche comme de droite déteste la politique, il ne va pas voter arguant que ce serait mieux de le faire avec son gadget nombriliste favori, son « samrtefône », voire par internet ce qui est on l'avouera moins fatiguant. Si cela se passait par les voies informatiques, on peut parier sans se tromper que l'abstention serait exactement la même.

     

    A l'UMP hier, on faisait mine de faire encore de la politique, tout comme au PS, alors que depuis une quarantaine d'années les mêmes se bornent à appliquer les instructions dictées par les institutions de Bruxelles, la commission européenne en particulier, et la BCE de monsieur Trichet qui est infiniment plus puissant que nos dirigeants. Copé, et les autres, feignaient de croire que leur parti a été consacré hier pour leur programme et non par ras-le-bol absolu des français de la soumissions totale aux diktats monétaristes, qui entraineraient sans autre choix possible, la destruction des services publics, la fin des aides de l'état et donc d'une certaine philosophie de la société favorisant le sens commun, ras le bol ayant pour conséquence ce mouvement de balancier d'un pôle à l'autre, de la pseudo-gauche à la pseudo-droite....

     

    En chemin, de nombreux électeurs ont sauté du balancier pour voter Front National, et ce malgré les cris d'orfraie, les discours moralisateurs sur les z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°), les interventions con-cernées et com-plaisantes de mettteurs en scène spécialisés dans l'audace « bobo », et de mauvaises comédiennes de sitcom, pléonasme, se sentant des vocations de combattant « anti-fa », compensant l'un d'être dans une case culturelle réservée aux plus riches, et l'autre de jouer comme un pied. Notons d'ailleurs qu'Alice Belaïdi, puisque c'est d'elle que je parle, ne voit pas d'inconvénients à jouer des rôles de « cailleras » stéréotypées et « beurettes » entretenant les « clichés » racistes qu'elle dénonce chez les électeurs du FN...

     

     

    Ce vote FN n'est plus un simple « mouvement d'humeur » des français, ces ingrats tellement turbulents, un « vote sanction », il s'installe, il monte, la marée s'enfle un peu plus chaque jour et avec elle la colère de ceux parmi le peuple qui ne supportent plus que l'origine, la « communauté », la religion, la culture soient les seuls critères pris en compte pour aider les salariés, les chômeurs, les sans-abris, les mères célibataires que la société laissent au bord de la route.

     

    image, "Paris Normandie" 12 juin 2012

  • Le vote FN est-il anti-démocratique ?

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     Depuis dimanche soir et la claque prise par la gauche sociéto-libérale, les états-majors, et les militants Péhesse, de Nadjate au citoyen bobolutionnaire de base nous rechantent exactement et précisément les mêmes refrains que celui qu'ils entonnent à chaque élection depuis que le FN a commencé à faire partie du paysage politique français, depuis les européennes de 1984 en particulier :

    politique, FN, PS, UMP, société, hypocrisie

    C'est un vote « sanction » (qui dure donc, croît et embellit depuis 30 ans), un vote « sanction » « qui exprime une colère que l'on a entendu », selon les éléments de langage en usage, celles et ceux les utilisant omettant de rajouter « et que l'on n'écoutera pas comme d'habitude ». Certains artistes con-cernées comme Alice Belaïdi hier au "Grand Journal" en viennent même à l'instar d'Olivier Py aux menaces concernant les subsides que le festival d'Avignon fait rentrer (quand on est une actrice de sitcom ou un metteur en scène confidentiel, se faire passer pour un "antifa" permet de compenser en somme)...

     

    C'est un vote « anti-républicain », je cite et , et un vote voire même « anti-démocratique », l'expression des frustrations de racistes sans cervelle, sans conscience, de « petits blancs » offrant leurs suffrages à des politiques sachant exploiter leur « sentiment d'insécurité » (TM°) (car l'insécurité n'existe pas, ce n'est qu'un « sentiment »), l'insécurité due aux violences, aux agressions physiques et verbales, l'insécurité économique et sociale, l'insécurité scolaire etc...

     

    Non, non, non tout cela serait seulement dans l'imaginaire des votants FN dont le vécu est nié, rejeté, conchié avec brutalité et mépris, on les qualifie de « poujadistes », d'électeurs populistes, il ne faut pas s'étonner qu'ensuite le vote « sanction » progresse et s'installe durablement. Et encore nous ne sommes pas encore aux « Européennes » où le FN pourrait devenir le premier parti de France.

     

    Tu me diras, ami lecteur, une femme comme Nadjate Vallaud-Belkacem qui prétend représenter le peuple en arborant une montre Hermès à 2000 Euros au poignet, soient à peur près deux SMIC, ne sait pas ce qu'est le réel des précaires qui se foutent de la « diversitude » et qui aimeraient seulement qu'on les considère de temps à autres juste un petit peu au lieu de les ignorer car ils ne font pas partie de minorités « visibles » et agissantes qui multiplient les coups de canif dans le contrat social depuis des décennies, sans parler des coups de canif dans l'unité nationale assénés depuis 1958 au nom de grands idéaux censés soutenir la politique concrètement monétariste et hyper-libérale, et la cause essentielle de la course à l'abîme vers lequel le pays se précipite du fait de politiques toutes plus désastreuses les unes que les autres, qu'elles soient libérales-libertaires ou sociéto-libérales...

     

    Loin de s'en émouvoir, dans la gauche sociéto-libérale, on feint toujours de croire que ce sont les catholiques qui favorisent les « mariages arrangés », comme dans le clip avec Julie Gayet ou dans la bouche pulpeuse de Nadjate, que ce sont eux qui attaquant le plus la laïcité, qu'il faut leur opposer un « rire de résistance » ainsi que le prétendait le Trissotin bobo Jean-Michel Ribes, cathos donc d'une grande dangerosité bien que sécularisés depuis quelques siècles déjà et tellement timides encore pour la plupart dans l'affirmation de leurs convictions et de leur Foi.

     

    Est-ce donc un vote « anti-démocratique » alors ? C'est plutôt tout le contraire. Du fait du matraquage constant, de la moralisation à tout crin des médias, des politiques, des éditorialistes, des « grandes » consciences, des écrivains et « artistes » engagés et con-cernés, on aurait pu croire que le vote FN allait finir par se marginaliser pour de bon et que les citoyens votant pour ce parti et ses représentants allaient continuer à se sentir coupables et ne pas l'avouer aux sondeurs comme cela arrivait souvent dans les années 80-90. Les électeurs FN sont vraisemblablement de plus en plus étanches aux discours moralisateurs que l'on ne cesse de leur opposer et votent selon leur réflexion personnelle face à la situation et ce même si d'aucuns estiment « qu'ils se trompent de colère ».

     

    Si ce vote est « anti-démocratique » ou « anti-républicain », amis moralisateurs, soyez logiques, demandez l'interdiction du parti de la famille le Pen (qui en est finalement le principal problème), demandez l'annulation du vote de dimanche, allez jusqu'au bout de votre raisonnement au lieu de pleurnicher devant les caméras...

     

    illustration prise ici

  • Evreux-Clochemerle sur PS c'est la France

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    politique, Champredon, Evreux, société, PS, Fdg, UMP, municipalesJ'ai été invité ce matin à la réunion de campagne de Michel Champredon, notre maire d’Évreux, par un correspondant bien intentionné mais qui se méprend sur moi et sur ma perception de choses, oubliant au passage certaines appétences dirons-nous, et tribulations de notre édile locale (que le Très Haut, le Tout Puissant le Miséricordieux l'ait en sa Sainte garde !). Non, franchement, (voir fig 1 en haut à droite), est-ce que j'ai une tête « de gauche » ? Enfin de gauche, concernant Champredon (voir fig 2 en bas à gauche) et le Péhesse, de sociéto-libéral...

     

    Une autre de mes correspondantes m'a encouragé à écrire sur le sujet, elle a plus confiance que moi en mes textes car vois-tu ami lecteur je suis une pauvre petite chose fragile en fait derrière cette cuirasse de causticité (encore une pirouette d'ailleurs), qui doute sans cesse de lui.

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  • Qui est vraiment à gauche en France en 2014 ?

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     Au delà des petites taquineries sans méchanceté aucune (croix de bois, croix de fer si je mens je vais en enfer) que recèle ce petit article, ce ne sont pas les idéaux élevés que certains communistes et marxistes (ils sont rarissimes) portaient en eux que je moque. Je songe entre autres à un vieux monsieur cheminot retraité qui avait fait les « grèves de 36 » et en parlait encore avec des sanglots dans la voix suscitant l'émotion. J'aimais bien ce monsieur qui parlait des trains avec passion avec moi qui ait emprunté depuis l'enfance tous ceux qui existent ou presque en France et ailleurs.

    284529_pierre-laurent-le-6-mars-2012-a-rouen.jpg

     

    Bien entendu, pour le « méchant réac » que je suis, l'« anar de droite » irrécupérable que tu as encore l'indulgence de lire ami lecteur, l'idéologie issue des livres de Marx et Engels, que j'ai lus et pus étudier et en tirer profit en fac (Quel bonheur !), ne peut mener, quelle soit la manière dont elle est appliquée, stalinienne, pas stalinienne, maoïste, trotskiste, gentille, pas gentille, qu'à une utopie forcée, un bonheur imposé selon des vues très arbitraires aux peuples, contre leur liberté et donc insoutenable, même si ces vues naissent de bonnes intentions sincères, celles-ci ayant causées au cours du sinistre vingtième siècle quelques dizaines de millions de morts un peu partout.

     

    Mais l'Enfer est pavé de bonnes intentions...

     

    Le libéralisme, qui est aussi une idéologie globalisante me répugne tout autant, voire encore plus, par son ambition d'englober et de quantifier tous les désirs humains, jusqu'aux rêves et cauchemars, jusqu'à l'amour qui devient un bien comme un autre que l'on vend et que l'on échange sans plus de questions ou de remords, les citoyens consommateurs que sont devenus les peuples autrefois souverains se soumettant passivement dans la joie et la bonne humeur à des injonctions d'achats tous plus débiles les uns que les autres.

     

    Certains en viennent même à parler de « liberté de consommer », comme si la consommation n'était pas soumise à des mécanismes par nature ne faisant jamais appel au libre-arbitre, comme si elle n'était pas une autre forme d'esclavage, abject car consenti en courant vers l'abîme spirituel, intellectuel, culturel et social que cette avidité produit.

     

    A notre époque manichéenne, mon dégoût du libéralisme me rend finalement, moi, le « salaud social-traître » (TM°), l'infâme catholique « vipère lubrique conservatrice » (TM°) de tendance traditionnelle, cerise sur le gâteau, plus à gauche que Hollande et tout le Péhesse réunis, voire même que des types comme Pierre Laurent ou Jean-Luc Mélenchon qui eux aussi et quoiqu'en pensent leurs soutiens font bel et bien partie de l'oligarchie libérale-libertaire, tenant encore quelques miettes du pouvoir auxquelles ils s'accrochent comme le morpion à l'intimité du membre (uh, uh, uh) du service d'ordre du PC. Aucun d'eux ne remet vraiment en cause l'Union Européenne et son fonctionnement dépendant des diktats monétaristes de la BCE et monsieur Trichet, un des dirigeants réels du continent.

     

    Et les protestations éventuelles que provoquera ce passage ne changeront rien à cette évidence, à ce fait objectif.

    melenchon-parcours-politique-604-564x261.jpgC'est justement car ils font partie des oligarques, tout comme il est vrai un peu plus la famille le Pen, qu'ils conservent et conserveront leurs « ronds de cuir » bien douillets dans les « JT » et chaînes d'infos, de par leur rôle de « bons clients », de « repoussoirs » utiles des sociéto-libéraux et des libéraux-libertaires. Ce qui m'étonne toujours et me révulse personnellement, c'est que ces « coqs de village » prétendent encore parler au nom des petits, des travailleurs et des humbles que concrètement ils ont quant à eux abandonné, je ne parle pas ici des personnes de bonne volonté militants communistes ou « Front de Gauche » qui peuvent faire aussi du bon travail de proximité.

     

    Eux et leurs séides, tous ces bourgeois vraiment à gauche, plus à gauche qu'eux tu meurs foudroyé, je m'étonne d'ailleurs, que ne redistribuent-ils pas leurs revenus, parfois conséquents, que ne collectivisent pas leurs biens ? Voilà des gestes qui seraient forts et rassembleraient du monde autour d'eux, et qui éloigneraient le risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) refrain habituel et éculé qu'ils ont tous entonné dimanche soir en attendant les défilés « citoyens » qui auront lieu quand le FN sera premier parti de France aux Européennes car ils sont encore et toujours coupé du peuple, le « pays légal » ne comprenant rien au « pays réel »...

     

    portrait de Pierre Laurent sur le site de "l''Express"

     

    image de monsieur Mélenchon prise sur ce blog

  • Ode à madame Taubira - entre Saint-Just et Marie-Thérèse...

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    Nota-Bene : Des petits censeurs en herbe courageux mais modestes (anonymes) ont signalé cet article comme "sexiste et raciste" déjà à de maintes reprises depuis hier...

    Qu'ils continuent à se signaler par leur intolérance, qu'on rigole...

    L'auteur

    Quand madame Taubira affirme comme aujourd'hui, pendant une demie-heure, ayant en main un rapport dont on ne saura jamais le contenu exact, qu'elle n'avait pas eu connaissance des « écoutes » de Nicolas Sarkozy, cela amuse, car une femme comme elle, qui contrôle la moindre de ses paroles, dont l'intelligence semble si affûtée, tout comme son sens politique, avait forcément entendu parler de ces enregistrements. Madame Taubira n'a pas menti, madame Taubira joue sur les mots en prétendant qu'elle ne connaissait pas certains détails en somme.

    politique, société, Taubira, UMP, PS, hypocrisie

    Elle aurait pu être jésuite ais-je pensé en l'observant brandissant ses deux feuilles...

     

    J'ose à peine suggérer que c'est quand même étrange que ces « écoutes » ressortent précisément un mois avant les municipales et quelques semaines avant l'annonce fort probable de la candidature de l'ancien président aux élections de 2017. Ainsi qu'à l'UMP, au PS, on a des « dossiers » sur l'adversaire, parfois des ragots, des allusions que l'on ressort au moment opportun. Je suis même convaincu que les « écoutes » de Buisson ont été divulguées à la presse par des proches de Copé et non par un éventuel « cabinet noir » de Hollande.

     

    Madame Taubira est un des rares membres du gouvernement français actuel qui soient encore porteur de l'idéologie de gauche et des valeurs qui la soutiennent. C'est une gardienne du temple que l'on sent inflexible quant à ses convictions, ce que l'on peut au moins lui reconnaître, derrière son aspect bonnasse de « dame de l'accueil » à l'hopital, la gentille bonne dame antillaisse ou guadeloupéenne, à l'accent un peu indolent, qui porte des mules en coton été comme hiver car il y a moins à soulever quand on se déplace de sa chaise au guichet et du guichet à sa chaise, et qui s'appelle souvent Marie-Thérèse (prononcé avec l'accent des « îles »).

     

    Il ne faut cependant pas sy tromper, madame Taubira tient plus de Saint-Just ou de Robespierre, persuadée comme eux et la plupart des idéologues que leurs théories sont les meilleures pour assurer au peuple un bonheur total, même si le peuple n'est pas d'accord. Et tous les moyens sont bons pour y arriver, y compris l'action violente ainsi qu'elle l'a montré dans sa jeunesse, y compris -restons mesuré- le travestissement de la vérité, afin de ne pas désespérer le bon peuple.

     

    Et je suis à peu près certain qu'elle n'hésiterait pas à recourir de nouveau à des moyens que la morale réprouve si jamais le besoin s'en faisait sentir. Elle rappelle un peu Jacques Vergès de ce point de vue là, qui était complexe comme elle l'est certainement et finalement facile à comprendre, il était resté ce jeune homme révolté de sa jeunesse comme elle est restée la militante radicale qu'elle était, qui hait par conviction les valeurs liées à la Nation, pour elle une vieille idée, aux religions, de l'histoire ancienne que tout cela, pour les extrémistes.

     

    Les personnes réellement, sincèrement de gauche, s'affirmant progressistes, la plupart des franc-maçons qui aimeraient bien « faire du passé table rase » et écraser définitivement « l'infâme » en passant, ne s'y trompent pas, ils savent bien que les mesures sociétales sont des paravents d'une volonté d'éradiquer de cette société tout ce qui contredit leurs certitudes, de créer un « Homme nouveau » libéré de l'histoire de son pays et de sa culture forcément oppressive. L'avènement de l'Union Européenne a signé pour la plupart des politiques français la fin de la France, qu'ils entérinent en suivant à la lettre la politique dictée par la BCE, qu'ils soient de la gauche sociétale-libérale ou de la droite libérale-libertaire.

     

    Pour madame Taubira, comme pour la plupart de ses partisans, tout ce qui n'est pas de leurs idées est insupportable et une forme d'oppression inqualifiable, relevant des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°). Un petit « veilleur » sage et raisonnable a en plus un avantage, il se laisse mettre en taule beaucoup plus facilement que des « Black Blocks » à Nantes.

     

    Elle n'est pas dupe des « idiots utiles » qui pour la défendre invoquent le racisme ou le sexisme des contradicteurs, elle sait bien que ces imbéciles ont quelque chose à se faire pardonner, que ce n'est que des sanglots un rien hypocrites. Elle s'en fiche, c'est toujours utile ce genre de « larmes de crocodiles ».

     

     

    Madame Taubira a quand même une petite chose en commun avec Marie-Thérèse de l'accueil, elle a toujours réponse à tout, et garde constamment son sang-froid face aux enquiquineurs qui remettent en question son autorité toute-puissante.

     

    image de madame Taubira en Raminagrobis prise sur le site de la depeche.ch

    Ci-dessous la Marie-Thérèse originelle


    L'Hopital - Les Inconnus par d0___0b

  • Révélations devant le Buisson peu ardent

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    Dédicacé chaleureusement à tous les indics d'hier et à ceux d'aujourd'hui (en particulier ceux qui me lisent, aujourd'hui ils vont se régaler)

    les-barbouzes-e1376560235531.jpg

    Je relisais, profitant des vacances, les « souvenirs littéraires » de Léon Daudet, qui évoque aussi dedans ces souvenirs politiques et en particulier le fait que déjà sous la IIIème République on faisait de la politique à coup de « dossiers » constitués les uns sur les autres, à l'aide « d'indics » et d'auxiliaires de police, que bien souvent les uns comme les autres à droite comme à gauche se comportaient en inquisiteurs politiques, en miliciens, et ce pas seulement lors de « l'Affaire Stavisky », suicidé de deux balles dans la tête, et dont les manigances et compromissions avec de nombreux politiques, furent en grande partie à l'origine du succès du 6 février 34.

     

    On se souviendra aussi de la police encerclant la « planque » de Bonnot à trois-cent flics, car ledit Bonnot avait certainement bénéficié d'amitiés louches avec l'un ou l'autre politique et il fallait le supprimer définitivement, le faire taire pour de bon, ces « messieurs » n'ayant pas envie de perdre leur place et un juteux pactole, d'où l'énurésie du préfet Lépine, qui avait tellement la trouille que l'anarchiste en voiture s'en tire qu'il en fit carrément dans son froc, ému par le déploiement de forces. Dans ces « Souvenirs... », « Au temps de Judas », « la Boule d'Or », « Gros Léon » moque avec verve tous les minables qu'étaient ces politiques qui finalement se souciaient surtout des intérêts de leur classe de petits bourgeois positivistes qu'ils fussent de gauche, un peu, beaucoup, ou de droite, seul Marcel Cachin, pourtant communiste, échappant à sa verve.

     

    Daudet fils rappelle aussi pourquoi son fils Philippe est mort dans des conditions très louches en 1923. A force de parler des affaires de mœurs d'Aristide Briand, bien réelles et vérifiables, que celui-ci voulait faire oublier, il a fini par payer cher sa liberté de ton et son insolence envers Aristide, encore maintenant icône du progressisme de progrès et du pacifisme bêlant. Avec les caciques du Régime et leurs larbins, l'irrévérence, fût-elle anodine au fond, comme celles des « Sept de Tarnac », se règle au prix fort.

     

    Donc Patrick Buisson a mis sur écoute toutes les conversations qu'il avait avec Nicolas Sarkozy, non pas pour retravailler le tout plus tard mais car il savait très bien qu'il n'était qu'une fusible pas si important que cela qui serait sacrifié le moment venu. On note d'ailleurs que lorsqu'un scandale surgit parmi les représentants de la gauche sociétale-libérale, un autre le remplace presque instantanément touchant les éminences et sous-éminences (il faut de tout pour soutenir les partis) de la droite libérale-libertaire. Sarko dans l'histoire est un peu "lou ravi" de la crèche...

     

    Rien ne change, c'est toujours un gouvernement où l'indic est roi, ou l'agent de police « en bourgeois » a tous les droits. Et ce n'est pas pour rien qu'Alain Bauer, également cacique franc-maçon, fût responsable de la sécurité intérieure.

     

    J'en veux également pour preuve ce qui est arrivé à cette jeune fille russe « sans papiers », travailleuse, soucieuse de servir son nouveau pays, en khâgne, sommée par le commissariat de Versailles d'espionner ses amis de la « Manif pour tous » dont elle faisait partie, et dans laquelle elle s'était engagée afin d'obtenir son titre de séjour. Malheureuse ! N'avait-elle pas compris ? Une « sans-papiers » n'est pas de droite, une « sans-papiers » n'est pas chrétienne, encore moins catholique, et un pauvre méritant en France est forcément de gauche. Ignorait-elle tout cela ?

     

    En bien entendu, je songe également aux agents publics de ce pays, qui subissent la pire des censures, l'auto-censure, par peur de « se faire remarquer », et mal noter. Car si bien sûr cela n'est jamais dit clairement, tout ce qui est dit, écrit par un agent qui ne va pas dans la ligne sociétale-libérale ou libérale-libertaire est recensé scrupuleusement, y compris par les collègues dudit agent, qui croient alors bien faire (« c'est pour son bien »), ledit agent pouvant avoir la surprise de voir dans son dossier apparaître l'en-tête de son blog ou d'articles mis en ligne sur d'autres sites. Pour les agents publics, comme parfois dans le privé il est vrai, il n'y a pas de « droit à l'oubli ». Il doit "bien se tenir", rester dans la norme...

     

    Ce n'est pas forcément mauvais de savoir à quoi s'en tenir, l'auteur de ses lignes, « grillé » suite à la parution d'une photo de lui pendant « la Manif pour tous » dans le quotidien régional local, photo qui a fait le tour de ses collègues, a fini par se dire qu'au fond, il n'avait plus rien à perdre à écrire librement.

     

    image tirée de "les Barbouzes" de Georges Lautner prise sur ce site

  • La politique du pire

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    Il y a ceux qui moralisent et hystérisent à outrance sur le sujet, il y a ceux qui soutiennent à fond sans réfléchir, mais finalement personne ne se demande pourquoi des jeunes, en grande majorité, et des jeunes des « quartiers » en particulier, soutiennent autant Dieudonné 

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    On remarque d'ailleurs sur la moralisation et l'hystérisation que celles-ci sont clairement à géométrie variable car au moment de « Piss Christ » ou « Golgotha Picnic », au moment des caricatures de Mahomet, les mêmes « grandes consciences » qui demandent l'interdiction de Dieudonné hurlaient au risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » et parlaient de « censure indigne » du fait de l'indignation de certains croyants chrétiens et musulmans tous assimilés à des fanatiques de la pire espèce. Ces « grandes consciences » oublient d'ailleurs que l'humour juif est le premier à pratiquer l'auto dérision et avec talent. Il ne faut pas confondre non plus le pseudo humour de Dieudonné avec des textes comme ceux de Desproges, voir ci-dessous, qui seraient à n'en pas douter mis dans le même sac de nos jours...

     

    On notera d'ailleurs qu'un article grotesque de « Politis », le journal des chrétiens de la « gôche kipense », soutient la thèse capillotractée du rapport étroit qu'il y aurait entre les dieudonnistes et les cathos qui ouvrent leur gueule, forcément réacs. C'est le me même refrain anoné depuis des années, et le même aveuglement assumé.

     

    Donc de deux choses l'une, ou bien l'on applique la loi quant aux incitations à la haine d'un groupe ou d'une communauté de croyants pour tous les groupes et tous les communautés, ou bien non. Hors, cette application est des plus sélectives. Et moraliser les fans de Dieudonné ne les amènera pas à plus de modération et de rationalité mais à se radicaliser quant à leur haine judéophobe souvent bien réelle et qui s'exprime déjà et depuis de nombreuses années, en particulier dans les « quartiers » et bien souvent sous couvert du fameux « antisionisme ». Il a bon dos l'antisionisme...

     

    Je me demande d'ailleurs si les militants de gauche qui ont soutenu depuis des décennies ce pseudo anti-sionisme se rendent bien compte de leur responsabilité dans la montée d'un judéophobie qui n'a plus rien à voir avec la droite extrème ?

     

    Bien entendu, l'autisme hystérique qui a cours en face est tout aussi détestable, celui-ci consistant à clamer au retour des nazis dés que quelqu'un ose exprimer la moindre critique envers la politique israélienne, et fût-ce un débile qui trace une croix gammée sur une porte cochère à qui on donne une importance démesurée.

     

    Le public de Dieudonné et ses fans sur le Net est également composé de précaires, de « laissés pour compte » du système, de victimes de l'abandon progressif de l'état face à toutes ses responsabilités d'éducation et de protection de l'individu, de ces anciens électeurs que le PS a décidé de laisser tomber sous la pression de « Think Tanks » exclusivement sociétaux comme « Terra Nova ». Ce public « se trompe de colère »...

     

    Ces laissés pour compte du « pays réel » savent pertinnement que les bonnes paroles des politiques, qu'ils fussent de droite ou de gauche, ne sont pas suivis d'actes concrets depuis fort longtemps, et que même ils n'en ont concrètement rien à foutre de la montée de la précarité et ce des syndicats traditionnels aux partis dits « républicains », c'est eux qui le disent. Notons d'ailleurs que les partis recrutant dans le peuple, FDG et FN, sont pointés comme forcément extrêmes et composés de nostalgiques des dictatures disparues depuis longtemps ceci afin de les discréditer.

     

    Plutôt donc que de répondre à l'angoisse de ces précaires face à l'avenir économique qui s'annonce sombre pour eux, plutôt que de chercher à les aider, plutôt que d'essayer de lutter contre le monde de la finance et un système européen notoirement libéral-libertaire, il est tellement plus simple, tellement plus commode de les désigner à la vindicte comme fachos, antisémites et racistes au lieu d'aider à l'éducation, à la formation, au lieu de lutter contre la paupérisation galopante...

     

    Dessin de Tomi Ungerer emprunté ici sur ce blog

  • « Putain je suis dégoûté que ça soit pas un nazi »

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    100420209_tireur_fou_la_chasse_a_lhomme_se_poursuit_avec.jpgOn va encore dire que je suis caustique, que je manque d'esprit positif, qu'il faut voir le bon côté des choses, que je voie la politique en noir.

     

    Mais pourquoi faudrait-il donc absolument regarder ce qui se passe et qui s'est passé avec le tireur fou de « Libé » et « BFM » à travers des lunettes roses ?

     

    Pourquoi s'interdire à ce point d'être lucide comme Nicolas Demorand qui n'est pas content que le pauvre type soit au fond de son camp et qui touitait ainsi :

     

    « Off de rédac : « putain je suis dégoûté que ça soit pas un nazi »

     

    C'est ballot, le méchant n'était ni un militant de LMPT, ni un fââchiiste en bouture, mais un radical d'extrême-gauche, et il est « issu de la diversité » (TM°), cerise sur le gâteau donc pas vraiment coupable. A noter que quand un tireur fou est de droite, c'est la faute à la montée d'une colère qui « rappelle les z-heures sombres de notre histoire » (TM°), c'est la faute aux méchants réacs et aux pseudo anarchistes de droite quio cachent bien mal leur appétence pour le FN tandis que lorsqu'il est à gauche, c'est un « loup solitaire », un cinglé isolé.

     

    Pour un peu on le prendrait en pitié, pauvre petit lapin...

     

    Coïncidence et ironie du sort, le destin a de l'humour et un humour caustique, le tireur fou qui a grièvement blessé un journaliste à « Libération » était une relation proche de Florence Rey et Audry Maupin, leur fournisseur des armes qui avaient servi aux deux jeunes adultes à faire des dégâts. Coïncidence encore,à l'époque « Libé » avait consacré tout un dossier à l'équipée sauvage de des deux personnages excusant leur violence et leur haine, car ce n'était que ça, au nom des idéaux révolutionnaires qu'ils affirmaient être les leurs alors qu'ils n'étaient que deux gosses perdus, en quête de repères que personne n'avait songé à leur transmettre, ne restait donc que leur violence, une violence sanglante.

     

    A l'époque, j'étais étudiant à Nanterre ami lecteur, et ce furent quatre très belles années, aucune ironie, et la plupart des étudiants politisés, à gauche, étaient également fascinés par les deux « Bonnie et Clyde » des années 90, de la « génération X », que certains parmi nous connaissaient au moins de loin, les ayant au moins croisés une fois à la B.U ou à la cafétéria de la fac. Ils traînaient souvent avec de ces « étudiants professionnels » dont on ne sait plus trop quoi ils étudient, coincés à l'université car totalement inadaptés à la vie réelle, là-dehors, au seuil, sans « papamaman », sans « cocooning » de leurs enseignants.

     

    La plupart de ces jeunes gens affichant des opinions radicalement à gauche étaient des fils et filles de bonne famille ayant un « surmoi » trop bien implanté pour se permettre un tel passage à l'acte, ce que Maupin et Rey leur offrait par procuration en somme. La Révolution n'aurait jamais eu lieu un mois avant l'examen par exemple, ni une action violente propice à l'avènement de l'égalité des travailleurs z-et des z-intellectuels, encore moins un « happening » drôlement signifiant pour qui veut comprendre la lutte anti-fââchiiste (comme justement le « Libé » sans photos pour protester contre la violence faite à la liberté d'expression par tous ceux qui ne pensent pas dans le bon sens).

     

    J'avais déjà horreur des militants qui justifient la violence, physique ou morale, quel que soit leur camp, au nom d'idéaux qui n'ont rien à voir avec ceux qu'ils prétendent incarner, qui rêvent de bain de sang, de massacres salutaires à les entendre pour remplir le néant de leurs aspirations et de leurs vies marquées par l'Ennui absolu, des parents absents, la vacuité totale des aspirations. Cette violence militante est toujours tentée par le sanglant obligatoire, la répression soit-disant inévitable afin que leurs belles idées triomphent. Remarquons d'ailleurs que ce ne sont jamais les idéologues qui se « mouillent » autant, ils laissent cela aux naïfs, aux âmes pures qui se sont fourvoyés dans leurs théories, eux se réservent les plateaux « télé » ou mondains, eux n'ont pas que ça à foutre grands dieux !

     

     

    Tu vas voir, ami lecteur, grâce à quelque circonvolution théorique ils vont bien arriver à coller la folie du tireur taré sur le dos de Marine le Pen ou Frigide Barjot !


    image prise ici

  • 79% de français "fachos" ?

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    Ce qui s'est passé hier, les huées et les sifflets pendant le défilé du 11 Novembre sont surtout de la responsabilité d'un gouvernement qui, comme les précédents, a déjà enterré la France, la Nation et sa mémoire qu'il feignait de célébrer. Si le peuple était écouté il2013-11-11T181336Z_1_APAE9AA1EMQ00_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-11-NOVEMBRE-HOLLANDE-20131111.JPG n'y aurait pas ces incidents...

    Le président Hollande bat ces jours encore un record d'impopularité en étant à 21% d'opinions favorables (au moins il bat un record), du fait surtout d'une politique autiste consistant surtout à appliquer sans aucune concertation ni respect de l'expression démocratique des mesures dictées par l'Union Européenne et les satanés critères de convergence budgétaire qu'implique le traité de Lisbonne.

     

    Hollande est à 21% d'opinions favorables de par une pression fiscale qui ne se justifie plus par le civisme et le sens de la collectivité pour les citoyens, l'impôt servant surtout à étayer un système hyper-libéral en voie de destruction, à renflouer les banques et alimenter la dynamique des marchés.

     

    Hollande est à 21% d'opinions favorables à cause de lois essentiellement sociétales qui concernent au fond un tout petit milieu de bourgeois ayant abandonné leur « surmoi » moralisateur depuis « Soissantuite ». Il a été élu d'ailleurs contre un autre et non pour son programme qu'il applique, on peut lui reconnaître ce mérite, sans tenir compte des avis extérieurs.

     

    Hollande est à 21% d'opinions favorables de par une politique concernant la Sécurité et l'Éducation simplement déconnectée du réel que vivent chaque jour des français qui ne sont pas tous, tant s'en faut, des soutiens du Bloc Identitaire ou des catholiques « intégriss' » ?

     

    Hollande est à 21% par la faute du « deux poids deux mesures » qui a cours un peu partout, du clientélisme électoral qui sévit à tous les niveaux, du copinage de plus en plus insupportable, du communautarisme qui excuse toutes les incivilités, du dogmatisme angélique, des corporatismes qui l'ont soutenu.

     

    Face à cette déferlante de mécontentement qui paraît parfois pré-insurrectionnelle, de la gauche à la droite, qu'entend-on suggérer par les soutiens du président et soutiens, ceux qui sont sincères et ceux qui sont tout juste serviles ? Évoquons par exemple « le petit Journal » de Canal + qui de petit moment aimablement et gentiment caustique au départ devient de plus en plus le quart d'heure d'« expression directe » du PS section « Terra Nova », et dont les cibles favorites sont Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen.

     

    Si on suit le raisonnement des « hollandistes », dont ce prof d'histoire hier si anonyme si peu militant qu'il acceptait une interview chez Yann Barthès justement le soir même, un représentant des corporatismes évoqués tiens, les mécontents, les « bonnets rouges », le « Printemps Français », sont tous issus de l'extrême-droite ou l'extrême-gauche, des jaloux, des aigris, des râleurs réactionnaires, tous des nostalgiques des ordres noirs, de l'Ordre Moral. On s'étonne, il y aurait donc en France 79 % de « fââchiistes » et de staliniens nostalgiques des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

     

    C'est seulement ça la réponse du gouvernement et de ses partisans ? Ils sont donc si peu à l'écoute que cela des français ?

     

    J'en connais que cela étonne encore. Ce n'est pas cet autisme, ce mépris total de l'expression démocratique, quand celle-ci ne suit pas celle qu'on lui dicte, qui est le plus étonnant, c'est que les français soient encore encore aussi calmes quant à ce qu'ils subissent.

     

    Personnellement, je ne souhaite pas une seconde l'insurrection et l'incendie général. La foule imbécile et violente est toujours imbécile et violente, quelles que soient la pureté de ses intentions affichées au départ et ses raisons. Mais nous nous y dirigeons à grands pas et ce un peu partout en Europe. A gauche, la gauche sociétale surtout, on ne comprend pas ce retour de balancier des peuples qui ne veulent plus d'un pseudo progrès qui a surtout consisté à imposer une société libérale libertaire où l'argent est roi et la seule « valeur ».


    image empruntée ici

     

  • Le racisme des français ? Ou la coupure entre le pays légal et le pays réel ?

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     racisme_2.jpgDepuis quelques jours, les moralisateurs politiques de la « gôche kipense », essentiellement de la gauche sociétale font un retour fracassant assimilant le désir de retour à la Nation exprimé par de plus en plus de français comme du populisme, voire du racisme. Pour ces braves gens, dont madame Taubira est une des représentantes les plus dures, une des théoriciennes, le lien national, le lien républicain et institutionnel sont des vieilleries tout justes bonnes à être remisées dans le grenier des mémoires, et de mémoires réputées moisies et auxquelles ils ont renoncé depuis belle lurette, se contentant d'essayer d'accaparer à leur et unique profit les miettes de pouvoir national demeurant encore.

     

    Parfois, ce désir de retour à la Nation s'exprime de manière injurieuse et violente, hélas, celle-ci s'expliquant par l'autisme des z-élites, dont madame Taubira, incapables de simplement écouter les inquiétudes des citoyens, incapables de simplement considérer ce que les « simples » citoyens ont à dire. Pire, quand ceux-ci s'expriment hors des rails idéologiques ils sont soient racistes, soient poujadistes, on écarte leur parole d'un revers de la main dédaigneux.

     

    Pourquoi s'étonne-t-elle tant d'ailleurs d'une violence et d'une haine provoqués par son propre aveuglement ? Le fait de traiter les français de racistes montre simplement que comme d'autres, elle n'a toujours rien compris. Et que cela ne fera qu'aggraver les choses et la radicalisation car les citoyens français ne supportent plus vraiment d'être constamment tancés par des bourgeois qui depuis qu'ils ont abandonné leur surmoi en « Soissantuite » sont persuadés de pouvoir prétendre à un rôle de guides du peuple.

     

    Quand un gamin, ou une gamine, dans le métro, dans le bus, dans un car, embête tout le monde en insultant les autres voyageurs, en parlant fort dans son « smartphone », en ne respectant pas les règles basiques de vie en communauté, quand il, elle est affublé-e d'un « baggys » descendant sur son postérieur bien au delà des limites du raisonnablement indécent et qu'il refuse de s'acquitter du prix du billet, ce n'est pas le fait qu'il ait la peau noire, cuivrée ou blanche qui est le problème mais son comportement incivique et irrespectueux des règles de vie en collectivité, de son rejet de ces règles qui ne sont pas entièrement de sa faute certes.

     

    La pauvreté matérielle et intellectuelle, l'absence d'éducation digne de ce nom, la mépris envers la France, l'enseignement auto-flagellant de l'histoire, la vacuité des aspirations suggérées par la société libérale-libertaire, y sont largement également pour quelque chose. Cependant, ces gosses n'ont pas que des excuses, ce serait vite oublier qu'ils sont également dotés d'une conscience tout comme leurs parents et les autres adultes, dont ceux qui ont charge d'éducation, largement défaillants dans leurs missions.

     

    Et qu'à ce genre de gamin, ou de gamine, aidés, suivis, assistés, coconnés, on ne demande jamais aucun devoir en échange, aucune obligation civique de respect envers de ce qui relève du simple bon sens, les français en ont plus qu'assez. A ce sujet, une réaction de Léonarda est parlante, elle avouait vouloir retourner en France « parce qu'on s'occupait beaucoup d'elle », reconnaissant elle-même d'ailleurs ne pas être très assidue en retour. C'était un témoignage presque touchant d'une gamine de quinze ans vivant dans une famille dont le père est un truand, certainement violent avec ses enfants, et la mère une pauvre femme soumise à des coutumes « issues de la diversité » qui n'ont rien de respectables et sont simplement barbares.


    Enfin, être français ce n'est pas qu'un simple bout de plastique en poche...

     

    Toutes ces belles consciences, toutes ces « belles âmes » ne voient pas, ne veulent surtout pas voir qu'il y a dans le peuple un retour de balancier vers la Nation, et vers des valeurs qu'ils conchient. A force d'injurier ceux qui les portent et de les conchier, ce retour de balancier ils le prendront en pleine figure...


    Et la coupure entre "le pays légal" et "le pays réel" n'a jamais été finalement aussi forte et marquée...

     

    image empruntée ici

     

  • Les catholiques français ont-ils toujours peur de l’être depuis « la Manif pour Tous » ?

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    politique; LMPT, "Veilleurs", société, christianisme, UMP, PS, Nathalie Cause-toujours MauricetteIl y a quelques mois « la Manif pour tous » pouvait laisser espérer un réveil politique des catholiques, bien tardif, mais un réveil malgré tout après des décennies de somnolence coupable, de repentances diverses et multiples parfois même sans objet, d'aucuns parmi les catholiques les imaginant indispensables pour se faire accepter du reste de la société. Certes, la loi sociétale à l'origine de la colère de ces citoyens comme les autres en principe n'est qu'un détail parmi d'autres de la dégénérescence libérale-libertaire de notre société, mais parfois il suffit d'une étincelle, ou de ce genre de détail pour que les personnes n'en puissent plus et refusent d'encaisser sans broncher les coups portés à leur foi, leurs convictions profondes.

     

    Bien sûr, c'était encore bien timide et voire même bien maladroit ; il y avait Frigide Barjot lançant à la foule des « Manifs pour tous » : « les homos on vous aime », ce qui allait de soi pour la majorité des chrétiens présents dans les cortèges, ce qui n'était même pas une question, il y avait tous ces manifestants bien sages affirmant presque apeurés qu'ils n'étaient pas si catholiques que ça, et que surtout surtout ils n'étaient pas exactement de droite en se définissant, je cite, comme « apolitiques » ou « sans étiquette ».

     

    Des maladresse...


    Il semble que nous soyons encore un tout petit peu dans un pays respectant la liberté d'expression, liberté d'expression qui se conçoit pour les arbitres des libertés et du progrès progressiste quand on va dans le sens qu'ils ont décidé pourtant ils ont mis tous les participants de « LMPT » dans le même sac bien commode des « fachos » bien entendu nostalgiques des « z-Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire » (TM°). On attend, on attendra vainement je pense, les excuses de ce jeune homme homosexuel qui a subi une agression haineuse et inqualifiable dont il avait attribué un peu vite la responsabilité et la violence aux manifestants derrière Frigide...

     

    politique; LMPT, "Veilleurs", société, christianisme, UMP, PS, Nathalie Cause-toujours Mauricette

    Se dire « sans étiquette » ne servait donc à rien puisque de toutes façons, la plupart des z-observateurs et des « belles consciences » conchiait tout les participants au cortège par les mêmes injures et qualificatifs disons rapides.

     

    Le tout laissait espérer un questionnement réel, et salvateur, sur notre société dont les bases sont l'argent-roi, le pouvoir du tout économique et l'égoïsme tout-puissant, avec leurs corollaires que sont le darwinisme social, l'eugénisme en application la chosification du corps humain, celui des femmes précaires qui vendront leur ventre pour la GPA, celui des enfants à naître qui ne seront rien d'autres qu'un objet qu'on s'achète car on en a envie et les moyens. Certains, dans le mouvement initié par Frigide, mais aussi parmi les promoteurs de la loi Taubira ont cru, ou feint de croire, que la GPA n'étant pas dans le texte proposé au vote des deux assemblées, il n'en serait pas question avant des lustres alors que c'est la suite logique, et qui adviendra, de cette mesure encore une fois sociétale et surtout clientéliste.

     

    Ce questionnement aurait pu laisser espérer un mouvement dynamique, une réaction, n'ayons pas peur du mot, un bouillonnement intellectuel et l'union de tous ceux qui refusent les bases iniques de notre société.

     

    politique; LMPT, "Veilleurs", société, christianisme, UMP, PS, Nathalie Cause-toujours Mauricette

    Au lieu de cela, nous avons des anciens manifestants de « LMPT » qui appellent à voter NKM à Paris, une des pires représentantes du système, et qui sont dans ses comités de soutien, candidate qui était pourtant clairement partisane du « mariage pour tous ». Nous avons également le mouvement des « Veilleurs » qui est bien sympathique, qui est paisible, mais qui ressemble fortement à un « happening » festiviste qui participe du « Barnum spectaculaire » (TM°). Muray le dit dans « Festivus », au festivisme il faut un ennemi bien identifié, un repoussoir caricatural. La « veille » devrait être finie depuis longtemps, maintenant il conviendrait de se ré-veiller.

     

    Au lieu de cela, nous avons comme d'habitude en France en politique un combat des chefs et des ego chacun prétendant que « c'est l'autre qu'a commencé », chacun s'attribuant la paternité, ou la maternité, du mouvement de masse qui a agité quelques temps la France sans parler de l'attitude déplorable que l'on a pu constater envers Frigide clairement punie par « l'establishment » (TM°), dont elle fit partie un temps, aussi prudente qu'elle ait pu être. Cela : sortir du rang, de l'« habitus » politique normé, il ne le tolère pas, surtout ceux qu'il fait bénéficier de ses mânes. Et les catholiques sont retournés bien camouflés dans leurs églises, chez eux et entre eux dans les grandes célébrations sur-affectives charismatiques dont ils pensent sincèrement pour beaucoup que cela compense le reste...

     

    politique; lmpt,"veilleurs",société,christianisme,ump,ps,nathalie cause-toujours mauricetteQuelques temps la France fut agitée, et eut une réaction, quelques temps seulement, car depuis, excepté quelques irréductibles et « purs », chacun est rentré docilement dans les rails et l'allégeance habituelle...

     

    Espérons seulement que ce ne soit pas pour trop longtemps.

    photos de l'auteur, Amaury Watremez

     

    Post-Scriptum : L'auteur de ces lignes qui a participé à chacune des manifestations a été pris en photo dans la PQR locale, Paris Normandie du 27 mai 2013, ce qui lui a valu d'être immédiatement rejeté, ostracisé dans son quotidien, et j'en passe, encore maintenant, ce qui en dit long sur la capacité de tolérance de celles et ceux qui en font sans cesse la leçon.

    Jean-Paul II le disait déjà en 1978, beaucoup mieux que moi, "N"ayez pas peur"

  • Je hais les dimanches consuméristes

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    Dédié à Jean Michel Aphatie, qui voudrait que tout le monde travaille le dimanche mais qui ne travaillera jamais quant à lui ce jour là...


    Dédié à ces électeurs de droite se disant aussi catholiques pour qui l'économie et le Chiffre d'Affaires en plus sont plus importants que la messe au fond, car la religion n'est pour eux qu'un alibi. 


    « Je hais les dimanches » chantait Juliette Gréco dans les années existentialistes. Dans les années 2010, elle les haïrait je pense tout autant pour ce que les français en font. Il ne faut pas dire son avis sur les pratiques sociales et culturelles des gens, il ne faut pas juger car « tous les goûts sont dans la nature » ma bonne dame et puis ceux qui jugent souvent c'est rien que des « prétenssieux ».

     

    « Pour qui qu'y s'prennent ? « 

     

    Du côté des z-intellectuels de progrès progressiste qui pensent pour nous, il est également recommandé de ne pas hiérarchiser, surtout pas, c'est mâââl, les pratiques des uns ou des autres. Bien sûr, là me vient tout de suite une question qui fâche : ce rejet de tout hiérarchie des pratiques est-il pratiquée par ces z-intellectuels déjà ?

     

    Tu vas voir ami lecteur, on va encore dire que je me moque, et là, ô suprème outrage, que je me paye la tête des « vraigens » simples et tout. Et on va encore dire que je suis rien qu'un méchant « prétenssieux », un réac, et autres noms d'oiseaux dont je me fiche complètement...

     

    Toute cette discussion sur le travail le dimanche montre encore une fois la vacuité totale des aspirations collectives et grégaires d'une bonne partie de la société gangrenée par le consumérisme à outrance, cette opération de décervelage intensif des masses depuis les années 50. Notons quand même que tous ceux qui sont favorables à l'ouverture des centres commerciaux et des autres magasins le dimanche ne travailleraient jamais quant à eux ce jour là. Le travail le dimanche c'est bon pour les autres, c'est bon pour que les salariés les plus précaires satisfassent l'envie du crétin moyen de rêvasser à ce quil pourrait s'acheter s'il était riche dans les rayons de supermarchés qui sont devenus les nouvelles et bien piètres « Agoras ».

     

    Tu remarqueras, ami lecteur, que le consumériste pour un de ces gortesques citoyens consommateurs, c'est toujours le voisin, mais soi-même...

     

    Le dimanche est devenu le jour où on se lève tard, on sort ensuite promener le chien, plus doucement que d'habitude. Une fois rentré de la ballade du clébard, on prend la voiture en habits décontractés « du dimanche » pour faire les cinquante mètres qui nous sépare de la boulangerie, dans le véhicule « du dimanche », le « 4X4 » rutilant qu'on n'utilise jamais en semaine, par peur de l'abîmer. Juste pour impressionner la boulangère et ses miches, et faire la nique aux voisins qui, ces ringards, vont à la messe et visitent des monuments après.

     

    Au repas du midi, on invite parfois les beaux-parents ou les grands parents pour les remercier d'avoir garder les enfants pendant la semaine, enfants qui pour se consoler ont alors le droit d'emporter chacun sa console de jeux ou sa tablette électronique, car on est à la page, on est « in » et généralement on confond les outils qui peuvent effectivement amener, parfois, à la culture et la culture elle-même. Combien de parents persuadés que leur progéniture se cultive parce qu'elle a « Canal Sat » (TM°) ? La plupart je pense savent très bien que la progéniture en question regardent surtout les chaînes qu'on lui demande de regarder pour être un « djeuns » comme il convient, décérébré et fier de l'être.

     

    Après le repas, généralement, on se repose devant la télé, chacun dans son coin, les parents dans leur chambre ou le salon, les gosses chacun dans sa chambre, en cas de gosses ados, sitôt le dessert avalé, le rejeton mollasson ou la gamine maussade se jettent sur l'écran de leur « smartphone » afin de continuer par textos interposés une conversation virtuelle hélas interrompue. Un peu plus tard, toute la famille se promène et quoi de mieux le dimanche que d'aller déambuler dans les allées d'un grand magasin tout proche en voiture ?

    Dans un « Castorama » (TM°) ou un « Ikéa » (TM°) !

    A la « FNAC » (TM°) !

     

    Et rentrer ensuite chez soi, heureux du "devoir" de citoyens consommateurs accomplis, d'esclaves soumis, docile et polyvalent du "tout économique",  pour ne pas rater Drucker que l'on regarde sur l'écran plat de la salle à manger décorée comme dans une émission de "côtching" de décoration en tons violets et mauves...

     

    image du haut prise ici 

     

    Ci-dessous la chanson de Gréco

  • Lettre sur Maurice Barrès à Manuel Valls

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    256_1126_image_ap_barres_na238-21639-2.jpgA vous entendre pendant votre discours enflammé et citoyen (un discours politique se doit d'être « citoyen » de nos jours c'est fondamental, « écoresponsable », dans le « développement durable » et le « commerce équitable » avec un petit zeste de rappel des « z-heures les plus sombres de notre histoire » qui ne peut pas faire de mal etc...) de la Rochelle, monsieur le ministre, j'ai cru comprendre que pour vous Maurice Barrès, apogée de l'esthète, hédoniste raffiné, tout sauf un purotin, était en somme un vulgaire facho qui fréquenterait donc de nos jours les ventes privées « Fred Perry », se raserait le crâne et chercherait à « casser de l'arabe ».


    Si l'on ne perçoit "les Déracinés" que comme un pamphlet d'extrême-droite, de "fââchiiste", c'est ou qu'on ne l'a pas lu ou que l'on n'en pas goûté le verbe, que l'on est perdu pour la réflexion personnelle sur la Nation, les racines, le pays...

     

    Barrès aurait sans doute souri et ne serait pas plus inquiété que ça agissant avec vous comme il le faisait avec ceux qui perdaient de l'intérêt pour lui, il vous aurait sagement écouté en ponctuant votre péroraison de ses « hum, hum » ennuyés, tout en replaçant sa mèche en place, toutes choses que Léon Daudet décrit si bien dans ses « Souvenirs Littéraires » que vous vous interdirez sans doute de lire ; vous me direz il y parle avec talent, affection et passion de Proust que votre collègue madame Fioraso trouve ridicule à étudier dans des filières « d'excellence ».

     

    C'est à peine si elle ne nous parle pas de divagations d'homo « honteuse », c'est à peine si elle ne nous sort pas le lieu commun habituel qui veut que « la culture ça sert à rien » car ce n'est pas quantifiable en espèces sonnantes et trébuchantes...

     

    Si Léon Daudet était sans doute un émule de Porthos, un ogre au rire « hénaurme », à la dérision qui emportait tous les ridicules sur son passage, Barrès aurait pu être un genre d'Aramis, en fausse componction avec les notables et les bourgeois positivistes qui se haussaient du col persuadés qu'ils étaient, qu'ils sont toujours, que leur magot leur donnait, leur donne, une légitimité pour se croire guides spirituels et politiques des peuples. Barrès a écrit et participé aussi activement à la vie politique de son temps, même si au regard de l'histoire telle que la voit les bourgeois positivistes maintenant libérés depuis « Soissantuite ».

     

    Il était pourtant admiré d'un personnage que sans doute vous admirez également monsieur le Ministre (vraisemblablement sans connaître ses goûts littéraires) : Léon Blum, qui le lut même en déportation n'assimilant jamais Barrès, bien que celui-ci fût anti-dreyfusard, au nazisme ou encore moins au fascisme. Et quant à Barrès il admirait Jaurès...

     

    Vous me direz monsieur le Ministre, à vos yeux je suis sans doute irrécupérable, j'ai appris à lire dans Marcel Aymé (mondieu), plus tard j'ai découvert Roger Nimier avec bonheur (re-mondieu) et tous les « Hussards » ; l'un d'eux trouvera peut-être grâce à vos yeux, Jacques Laurent, qui vota Mitterrand en 81. Vous évoquez Aimé Césaire, ce n'est pas un poète désagréable, loin de là, mais il est quand même beaucoup plus anodin que Pessoa, Neruda ou Verlaine.

     

    Césaire est un poète pour cours d'éducation civique, « citoyenne ». Ce n'est pas de sa faute vous me direz mais la littérature « à sermons », même laïcs, m'emmerde souverainement si vous pouvez me permettre cette familiarité monsieur le ministre, surtout celle qui encourage à la guimauve universelle qui paraît avoir cours en ce moment, celle qui pousse à l'expression de tous ses sentiments frelatés et caricaturés qui transforment la moindre banalité, la pire médiocrité en « aventure » voire en « tragédie »....

     

    Et moi les poètes qui donnent des leçons de civisme, qui se muent en flics de la pensée, ça ne me passionne guère, mais comme je l'ai dit, je suis certainement irrécupérable de par mes mauvaises lectures. Et je pense que vous trouveriez la série du « Culte du moi », en particulier « le jardin de Bérénice » particulièrement et regrettablement individualiste je suppose, de la littérature sans utilité sociale, qui ne soit pas un témoignage ou un encouragement à l'écocitoyenneté, ou bien encore un rappel des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

     

     

    J'aimerais vous souhaiter bonne lecture monsieur le ministre, mais je doute que vous vous mettiez à Barrès. Vous êtes comme l'époque, vous ne comprenez rien à la littérature...


    Portrait de Barrès pris ici

  • Lettre à une célébrité à qui l'on a fait peur....

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    Un fâchiiste et quelques autres esstrêmistes au départ d'Evreux à ce lien (un certain Grandgil en rouge).

    Il y a quelques années, tu as vécu, et témoigné, d'une très belle conversion au catholicisme, toi l'humoriste décalée, fêtarde et caustique que l'on n'attendait pas du tout là. Il n'y a que quelques imbéciles dénués de tout esprit de finesse pour en avoir été surpris, contrairement à ceux qui savent que « Dieu écrit droit avec des lignes courbes », et que « l'Esprit souffle où il veut » et jamais là où on l'attend. Tu n'as eu de cesse de témoigner de ta foi nouvelle depuis, avec une bonne humeur et un enthousiasme communicatif.

     

    Déjà, en face, ceux qui haïssent le catholicisme et tout ce qui semble contredire leurs certitudes sectaires, persuadés qu'ils sont de détenir la vérité et d'être les seuls garants du progrès t'ont raillée, moquée, méprisée et ainsi que tu en témoignais chez Ruquier à la radio, avec qui tu avais travaillé, on ne t'invitait plus nulle part ou presque. Ils t'ont moqué comme l'on fait avec une enfant turbulente, qui faisait sa « crise mystique » après s'être beaucoup amusé, comme si d'ailleurs l'humour, la joie et la foi étaient inconciliables.

     

    « En face » on n'est pas de gauche, « en face » on n'est pas de droite, « en face » on est un tout petit milieu aisé, voire très aisé, où l'on ne croit ni à dieu ni à diable, où on aime l'argent et la facilité avec lequel il permet l'accès à différents plaisirs. « En face » on ne pense qu'à préserver les intérêts d'une toute petite classe de privilégiés qui assure son pouvoir en jouant sur la peur panique des « bêtes à cornes » de ne pas être dans le vend du progrès pour faire passer les idées ou lois qu'ils souhaitent pour leur milieu et rien que pour leur milieu.

     

    Il y a quelques mois, tu as lancé un mouvement spontanément contre une loi, la loi Taubira, loi d'essence sociétale libérale et non progressiste, loi assurant surtout au nouveau président une nouvelle base électorale plus stable, l'électorat populaire ayant fichu le camp sous d'autres cieux politique. Là, en face, ils ont commencé à fulminer, à enrager, à se mettre en fureur contre toi, à laisser sortir quelques calomnies, à te trainer plus bas que terre, à t'injurier à jet continu de la manière la plus basse, la plus abjecte, la plus méprisable.

     

    Pas directement pas d'eux mêmes d'ailleurs car à l'abjection ils rajoutent souvent la lâcheté...

     

    Qu'à cela ne tienne, tu t'es entêtée et tu as continué. Tu as rassemblée des catholiques de droite, de gauche, des « réacs », des « pas réacs », des homosexuels, des familles, des célibataires, il y avait même des électeurs de Mélenchon hier, portant fièrement une bannière du Parti de gauche, et tu as donné un élan formidable à des jeunes qui n'osaient pas jusque là contredire les dogmes de la pensée dominante et libérale libertaire. Il n'y a pas que toi qui ai été méprisée, mais tout ce mouvement de « la Manif pour tous » avec toi, jusqu'à l'humiliation par le président qui ne veut surtout pas t'écouter, toi et ceux qui t'ont suivie.

     

    Beaucoup n'ont d'ailleurs pas encore compris dans ceux qui te suivent que le fait de se dire ci ou ça, de se justifier ne change strictement rien, pour ceux « d'en face », c'est tout ce mouvement qui est composé de « fachos » et de « réacs » nostalgiques de Vichy ou des Ordres Noirs. Quoi que les participants à la « Manif pour tous » fassent ou disent, ce sont des réactionnaires, ce sont des bourgeois, ce sont des privilégiés, ce sont des catholiques vétilleux, traditionalistes et dogmatiques. Il ne faut pas s'étonner que certains se radicalisent et en viennent à d'autres extrémités.

     

    3417741_3_58a0_la-manif-pour-tous-le-26-mai-place-des_13938df3885bcc1fe9b7958fd2d26927.jpgTu n'a pas participé à la manifestation d'hier, qui a été traitée dans les médias évidemment, en insistant bien lourdement sur les débordements qui ont eu lieu après, sur l'influence du clergé catholique qui pousserait comme un vulgaire lobby les paroissiens à défiler sans se poser de questions et en toute docilité – encore du mépris, sans parler des gros yeux que monsieur Valls roulait en affirmant qu'il allait interdire le "printemps français" mouvement qui n'est même pas formalisé. Notons aussi que parmi les jeunes interpellés hier soir beaucoup l'ont été surtout pour cause de « non dispersion » immédiate et non pour violences.

     

    Tu as dit que tu n'es pas venue du fait de menaces que tu as reçues, ce que je ne mets pas en doute une seconde. Mais ces menaces je pense ne venaient pas seulement d'excités extrémistes et « jusqu'au boutistes » mais de ceux « d'en face » qui, poussés à la colère que tu as déclenché chez eux, sont dangereux, savent très bien quoi dire pour inquiéter, minoritaires mais disposant de réseaux dont ils savent très bien user ils peuvent très bien t'empêcher de travailler, entre autres....

     

    Ils ont dû croire que si tu te retirais, le mouvement s'essoufflerait, mais contrairement à ce que tu as dit hier, « la Manif pour tous », ce n'est pas fini. Avec la GPA et la PMA qui se profilent, en attendant l'euthanasie pour tous, le corps humain, l'être humain ne sont plus que des variables ajustables soumises au pouvoir du tout économique. Cette colère ne va pas s'éteindre, ce n'est que le début...

    photo du haut prise sur le site du Figaro

    photo du bas prise ici

  • Valls et l'interdiction du "printemps français" mais pas que - Les masques tombent...

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    520571-le-ministre-de-l-interieur-manuel-valls-quitte-l-elysee-le-22-mai-2013-a-paris.jpg?modified_at=1369380028&ratio_x=03&ratio_y=02&width=476Quand des manifestants ne sont pas dans la logique de la société libérale libertaire, on songe à les interdire.

    Voir ici et


    Les masques tombent, ce n'est pas du mépris, ce n'est pas du dédain, la contradiction portée par la rue les fait enrager, ils fulminent, ils la rejettent violemment, n'en veulent pas.

    Ils n'y répondent que par des injures, des calomnies, ne veulent surtout pas débattre.

    Cela ne me suprend pas et vous ?

    Nous voilà de retour aux "fiches"...

    Voir ici ce que le ministre a demandé à la DCRI concernant l'armée et les militaires favorables à LMPT

    Cela montre aussi que le clivage le plus marqué n'est pas d'être de gauche ou de droite, il est dans la conception de la morale individuelle et de la famille.


    Rappelons aussi que le gouvernement profite de la polémique pour faire passer cette proposition de Moscovici sur "l'autorégulation" du salaire des grands patrons, proposition que je ne peux lire ou entendre sans rire, amèrement, devant tant de cynisme tranquille.

    Encore sur le clivage politique, entre ce gouvernement social libéral et le gouvernement libéral libertaire de Sarkozy il n'y a guère qu'un papier à cigarettes de différence...

  • A bas la clique des moralisateurs politiques !

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    Les promoteurs du « mariage pour tous » feignent de croire que ce qui pose problème à leurs contradicteurs est l'homosexualité, contradicteurs soupçonnés des pires avanies, des pires haines dont l'homophobie, injuriés de manière abjecte pour cela, traînés dans la boue par entre autres des attaques au physique d'un niveau ras du sol et digne pour le coup des torchons comme « Gringoire » dans les années 30.

    J'avoue que j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à comprendre le fait que beaucoup se sentent obligés de donner des gages de bonne pensée à ces moralisateurs qui s'en foutent, de toutes ces justifications, puisque pour eux les contredire équivaut à mourir socialement définitivement. Dans leur chapelle, l'anathème, l'excommunication ne connaît aucune miséricorde. Ils n'hésitent pas ensuite à employer tous les moyens contre les pêcheurs contre la pensée correcte, ceux-là mêmes qu'ils reprochent non sans culot à leurs contradicteurs.

    Ces beaux esprits issus de la « gauche morale », ou « gauche olfactive » selon la définition d'Elisabeth Lévy n'y voient là aucune contradiction. Elle n'a rien à voir avec les personnes de gauche sincères dont les aspirations sont réellement sociales et non seulement sociétales, pour complaire à un petit milieu favorisé qui aime bien se passer lui-même la brosse à reluire politique.

    Ou comme à leur habitude, pour faire taire le contradicteur, on invoque quelque événement « tire-larmes », ou le risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°) quand on ne traite pas carrément celui qui va contre la bonne parole de « fââchiiiste »....

    Ce n'est pas du tout l'homosexualité qui est le fond du mouvement, mais le fait qu'une petite clique de bourgeois se percevant et se définissant eux-mêmes (on n'est jamais si bien servis que par soi-même) comme progressistes et libertaires impose ses vues à la France depuis déjà quelques décennies, se basant pour se faire sur la peur panique des masses d'être éjecté du troupeau docile des citoyens consommateurs, suivre le mouvement étant confortable, et donnant de soi une image flatteuse sur les réseaux sociaux, autour de la machine à café ou chez le coiffeur.

    Ces bourgeois sont restés rigoureusement les mêmes depuis la Révolution Industrielle, même si ayant perdu en route un peu de leur hypocrisie concernant la morale individuelle, il ne s'agit pour eux que de préserver à tout prix les intérêts de leur milieu et rien d'autres, et valider toutes leurs prétentions à se prendre pour des guides vers plus de progrès du peuple qui rechigne encore, l'ingrat, à se laisser faire. Un de ces « phares de la pensée » monsieur Barbier a cru bon de dire que selon lui il aurait fallu faire voter cette loi en été, en catimini, quand le peuple regardait ailleurs, histoire qu'il ne donne pas son avis.

    Ce qui entretient ce mouvement hétéroclite, c'est principalement la colère qui monte face à l'hypocrisie évidente de ce microcosme qui fait passer la loi sur le « Mariage pour tous » au premier plan au nom de l’Égalité, tout en signant et laissant signer l'accord de « sécurisation de l'emploi » que même les plus libéraux caciques de l'UMP n'ont pas validé, en ne montrant que leur indifférence face à la fermeture définitive des hauts fourneaux de Florange, en sombrant dans une politique d'austérité touchant les plus précaires afin de répondre aux fameux critères de convergence européens, suivant en cela les diktats monétaristes de la BCE et le catéchisme ultra-libéral de Friedman père et fils qui suggère encore plus de dérégulation.

    Que la loi de madame Taubira, qui aura son nom dans les manuels d'histoire, ce qui satisfera on l'espère un temps son orgueil, passe à l'Assemblée, qu'elle soit retoquée ou pas par le conseil constitutionnel n'y changera rien, cette colère continuera de monter...

    image prise ici