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Société

  • L'hypocrisie et l'amnésie collectives autour des APL

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    APL, CAF, gouvernement Philippe, Emmanuel Macron, politique, société, amaury watremez

    Mon objectif dans ce texte est de défendre le principe des aides sociales aux plus précaires, mais de le faire lucidement. Car ce principe a été dévoyé depuis de très nombreuses années. Et le but est que ces prestations aillent aux plus pauvres et non à ceux qui n'ont aucun besoin...

     

    Le gouvernement diminue de cinq euros les aides personnalisées au logement (voir à ce lien). Cinq euros pour des précaires, cela peut être beaucoup, c'est parfois la limite avec le découvert autorisé et le début des ennuis bancaires. Les moins fortunés sont encore touchés, ceux dont les parents n'ont pas de biens ou de réseau. Ceux qui sont honnêtes aussi, ou ces étudiants ayant besoin de travailler pour payer leurs études, ce qui signifie pour beaucoup l'abandon de celles-ci à plus ou moins long terme généralement, à quelques exceptions notables.

     

    Il est plus simple de dminuer les APL que de tenter de cadrer les loyers des appartements ou des maisons, de réglementer le tout. Certains propriétaires osent louer des placards et les qualifier de « studios » sans aucune vergogne alors qu'ils n'y mettraient pas leur chien. Ils louent ces réduits à des prix d'une amoralité rarement atteinte dans l'histoire et que ce soit en province ou en région parisienne.

     

    Les privilégiés, les anciens comme les nouveaux, n'en ont cure, ça les agace, qu'est-ce que cinq euros pour eux ? (voir la réaction d'une députée LREM à ce lien). Les étudiants ne seraient qu'une corporation de paresseux « mal partis » dans la vie ? En plus à quoi ça sert franchement d'étudier les Lettres ou l'Histoire alors que tous pourraient contribuer à la dynamique du système en intégrant des écoles de commerce ou en créant leurs « start up »...

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  • Les morts-vivants descendus de l'écran

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    cinéma, Georges A Romero, société, horreur, épouvante, EC comics, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Georges A. Romero est mort il y a une semaine. Il se peut que de ses zombies soient, sortis de l'écran, qu'il y en a un ou plusieurs qui l'ont mordu et qu'il les a rejoint enfin. Peut-être même était-ce à dessein car au fond les morts-vivants les vrais c'est tous les citoyens-consommateurs de notre société aux appétits très étriqués, de plus en plus restreints, aux cerveaux de plus en plus standardisés. Nous sommes pour beaucoup comme les masses apathiques et parfois violentes du film de Romero « Dawn of the dead », « Zombie » en France dans lesquels les morts revenus à la vie se précipitent au centre commercial mécaniquement. Il y eut deux versions du film, une américaine et une européenne montée par Dario Argento et agrémentée d'une musique du groupe « Goblin »...

     

    Il commença sa carrière en tournant des films commerciaux et d'entreprise à Pittsburgh avec les moyens du bord sans connaissance technique particulière, se cultivant sur l'éclairage, le cadre ou l'étalonnage grâce à sa cinéphilie boulimique depuis l'adolescence. Il préférait le cinéma à la vie banale de « teenager » sous Eisenhower, indifférent aux bals de fin d'année, aux rituels scolaires et sociaux. Comme tous les enfants et les adolescents peu doués pour la vie sociale et ses conformismes il adorait tout ce qui lui permettait d'y échapper.

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  • Ces sales menteurs d'écrivains

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    écriture.jpgAussi sur Agoravox

     

    Une jeune fille me l'a confié il y a quelques temps avec beaucoup de sincérité. Elle ne comprenait pas comment on pouvait aimer les livres de fiction alors que les écrivains n'y racontaient pas des choses vraies. Elle, elle aimait les livres n'évoquant que le réel. Qu'une petite comme elle dise cela est on ne plus excusable. C'était dit dans l'idée que les écrivains ne sont que de sales menteurs qui racontent des histoires. C'était prononcé dans un souci d'intégrité candide après avoir dû lire en classe un livre de Ray Bradbury.

     

    Par contre, quand ce sont des adultes réputés raisonnables (Nota Bene : je ne peux rédiger cette phrase sans sombrer dans un fou rire immédiat, la plupart des adultes étant tout sauf raisonnables), majeurs et vaccinés, c'est beaucoup plus insupportable, toujours à la limite du grotesque. Cela relève aussi du complexe culturel, on sait que l'on est inculte donc on se justifie en arguant que de toute manière la fiction n'est que superficialité. Cela montre également que la fiction littéraire, le romanesque sont toujours et encore considérés comme du superflu, de l'inutile, du facile.

     

    On la tolère pour se divertir à la rigueur, mais la fiction présente un risque intolérable. Elle incite le lecteur à se poser des questions sur sa vie, la société, le monde, ses joies, ses tristesses. Elle l'encourage à penser par lui-même après que des auteurs lui ait ouvert des univers entiers sous ses yeux, l'ait fait rêver, imaginer, frémir ou rire.

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  • Les soldats et les oligarques

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    armée,société,général de villiers,emmanuel macron,politiqueAussi sur Agoravox

     

    L'épisode de la démission du général de Villiers suite à un « coup de menton » du jouvenceau présidentiel jupitérien en chef m'a rappelé deux ou trois choses sur l'armée. Je nourris des sentiments contradictoires sur le sujet. En bon « anar de droite », j'en trouvais et en trouve toujours ridicule les rituels demeurant encore, la hiérarchie, le goût pour les « amitiés saines et viriles » de certains militaires. Et le service consistait surtout dans ces dernières années et pour beaucoup d'entre eux à ce que les appelés s'emmerdent dans une caserne de province en tapant le carton autour d'une bouteille.

     

    Mais j'aime ce que l'on appelait il y a peu encore la chose militaire.

     

    Cela m'évoque immédiatement la figure de monsieur B. . Monsieur B. avait été engagé dans l'armée de de Lattre à la fin de la Seconde Guerre à l'âge de quinze ans. Il avait fait l'Indochine, l'Algérie, et l'Afrique. Il avait été de tous les fronts. Il était passionnant à écouter sur la réalité du métier de soldat, loin, bien loin de l'imagerie des films. Il expliquait qu'un combat c'était simple, on discute avec son copain et cinq minutes plus tard le copain pouvait être mort. Il ne mourrait pas les bras en croix dans une expiration dramatique, il tombait comme un sac de ciment par terre.

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  • Le célibataire et les enfants des autres

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    couple chiant.jpgAussi sur Agoravox

     

    Ce qui est curieux dans notre société se prétendant tellement avancée, tellement libre, affranchie de toutes contraintes est que le couple demeure la norme d'airain et le couple AVEC enfants, y compris pour les couples homos le standard inscrit dans le marbre. Se reproduire est le devoir ultime de tout homme. Je me dis souvent que certains ne devraient jamais y être autorisés mais c'est comme ça. Celui qui est tout seul, le vieux garçon, la vieille fille n'est rien. On l'invite s'il plaît encore un peu, s'il a un réseau et un peu d'argent. Il peut aussi avoir son utilité pour rendre service, surtout s'il est solitaire et qu'il a besoin de compagnie.

     

    Finalement les couples ne font preuve que de compassion en lui demandant un peu d'assistance...

     

    Je ne parlerai pas ici des célibataires femmes, les cas de figure sont tellement multiples : laide, jolie, riche, pauvre, sublimant ses frustrations sexuelles ou pas etc...

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  • Des chercheurs d'or dans Paris

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    Paris, paris souterrain, société, politique, hypocrisie, invisibles, amaury watremezIl y a ceux qui voient Paris comme dans les photos de Robert Doisneau et qui auraient souhaité que rien ne change depuis les années 40 et un pittoresque évoquant une ville n'ayant en somme jamais existé (NB: je n'aime pas du tout Doisneau). Ce Paris là n'était pas des plus agréables non plus, il sentait la pisse des clochards, les odeurs de choux brûlé. On entendait les gueulements des voisins et les moins fortunés pouvaient s'entasser à sept dans une trentaine de mètres carrés.

     

    Il y avait certes des compensations, les milieux se mélangeaient, les parisiens riches et bourgeois, les précaires et le « populo » se croisaient parfois. Les mêmes ne voient qu'un Paris patrimonial, des « vieilles pierres » qui dans la capitale ne le sont pas tant que ça datant pour leur majorité d'Haussmann et dont le but premier était déjà d'éloigner le petit peuple du centre-ville.

     

    Ce à quoi la « bobolisation » arrive tout aussi bien à faire, elle est dans la stricte continuation de l'haussmanisation censée domestiquer ce Paris si turbulent...

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  • Migrants : ce n'est que le début

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    migrants.jpg

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    A gauche, enfin la gauche sociétale, on a depuis longtemps « ses » pauvres attitrés comme les dames patronnesses d'autrefois, ce sont les migrants en général, les musulmans en particulier. Les autres pauvretés, les autres précarités n'existent pas, voire pire encore on les oppose. De toutes façons un pauvre qui ne serait que français, « de souche », est forcément un plouc. Ces migrants, ces musulmans on les aime bien car leur pauvreté est lointaine. Elle est exotique. Elle rappelle ses voyages que l'on a fait en Méditerranée, les rares fois où l'on est sorti de l'hotel pour aller s'acheter une babiole dans les marchés à touristes.

     

    Ainsi, en se paysant quelque colifichet, le bourgeois pédagogue se déculpabilisait. Il n'était pas si égoïste puisqu'il avait fait l'aumône de son temps et de son argent. Depuis quelques années, il rajoute un « selfie » effectué avec l'autochtone afin d'apporter une preuve et de montrer combien il est humaniste.

     

    Un précaire de cet acabit, et moi le premier il ne s'agit pas non plus de nier leur précarité matérielle, est à peine un être humain. Ce n'est qu'une pauvre chose, un pauvre hère sans cervelle et sans cervelle qui ne sert qu'à se donner bonne conscience. Quand il fait preuve de violence ou d'agressivité, cela ne peut pas être sa faute. Jamais. Il sera excusé par la confrontation de sa culture avec la nôtre, par son ignorance, par sa naïveté. S'il violente les femmes c'est par pure candeur, et non par perversité. Et puis ces filles qu'il a parfois brutalisées n'avaient pas besoin de s'habiller aussi court, aussi léger...

     

    C'est ce que l'on entend régulièrement de la part de politiques ou de militantes se prétendant pourtant féministes radicales. C'est encore la faute de l'Occident corrupteur. Il est plus simple pour elles comme pour le bourgeois pédagogue de présenter Mohamed Merah en victime par exemple, victime du racisme, des préjugés, raison pour laquelle il s'est mué en monstre (en ce moment au Festival d'Avignon, voir à ce lien).

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  • Contestataires et oligarques au G20 : la même idéologie ?

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    politique, G20, société, économie, contestation, amaury watremez

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    Dans les fameux « Souvenirs littéraires » de Léon Daudet réédités il y a peu dans une version expurgée des considérations politiques pouvant choquer les chastes oreilles des bourgeois pédagogues, on trouve quelques paragraphes croustillants sur les « anarchistes » de son époque : les vrais et les mondains, les sincères qui finissent mal comme Bonnot et les malins voyant là un bon moyen de piquer de l'argent aux bourgeois en leur promettant le fameux grand soir un de ces quatre matins, en leur procurant quelques frissons.

     

    Léon y remarque quelque chose de très juste, ces contestataires n'ont finalement qu'une vision juste un peu plus radicale que les bourgeois positivistes de la politique mais c'est exactement la même idéologie. Il avait aussi de la sympahie pour Bonnot qui terrifiait tant les nantis positivistes de l'époque qu'ils envoyèrent 300 flics pour l'abattre comme un chien.

     

    Cette idéologie mène directement à la destruction de toute espèce de vie intérieure, de tout ce qui reliaient traditionnellement les êtres humains jusqu'à faire de la société un empilement d’individus coupés non seulement les uns des autres mais aussi de leur milieu naturel. Les anarchistes ne faisaient au fond que réellement appliquer les préceptes des progressistes, des modernistes, pensée dominante au sein de la classe dominante.

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  • La France est une "couguar" BDSM

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    politique, société, emmanuel macron, assemblée, démocratie

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    Que l'on coupe les cheveux en quatre, que l'on se lance dans des calculs d'apothicaire sur les votes exprimés, les bulletins blancs et l'abstention, le fait est là. Que l'on suggère des votes truqués (certains n'ont pas peur du ridicule). Emmanuel Macron a été légalement élu, en grande partie par défaut, après matraquage de multiples sermons sur le risque de retour des z-heures les plus sombres de notre histoire, grâce au "storytelling" sur son couple et son parcours.  Je soupçonne de nombreuses personnes d'avoir voté pour lui car il est "tellement beau"...

     

    Pourtant à l'entendre la France est morte depuis longtemps, ce ne serait plus qu'un "espace". Il se fiche complètement de protéger notre modèle sociale qui préservait les plus précaires des français encore un petit peu. Il a également montré à plusieurs reprises en quelle basse estime il tient ce pays...

     

    Mais la France est un peuple masochiste, elle aime bien que ses dirigeants lui fassent mal. Elle vénère de la droite à la gauche radicale le général De Gaulle qui traitaient les français de "veaux". Certes il n'avait pas entièrement tort .Et  elle adule encore incompréhensiblement la légende de Napoléon qui emmena à la mort une ou deux générations de jeunes hommes de son temps. Et en ce moment, elle boit les paroles d'un type, Emmanuel Macron, pour qui si on n'a pas fait "Normale sup", si on ne s'est pas enrichi à trente ans sur le dos des autres on n'est littéralement "rien" (voir la vidéo à ce lien).

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  • Lieux de plaisirs prolétaires en voie de disparition

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    cafés, précaires, société, politique, art de vivre, moralisation hypocrisie

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    J'aime bien l'ambiance des cafés, particulièrement celle des cafés parisiens. Tous les milieux se mélangeaient, le prolo pouvait croiser le bourgeois. Entre deux commentaires météorologiques ou politiques on fumait un clope ensemble au comptoir. Les petites dames âgées du quartier échangeaient avec les plus jeunes. Bien sûr ce n'était pas idéal mais il existait quelque chose pour relier les couches de la société. Il en reste quelques uns de ces endroits, rades et autres bistrots mais ils sont de moins en moins nombreux.

     

    J'aime bien y écouter les conversations, les mots d'esprit, le parler populaire survivant encore un peu, les formules rapides et incisives, j'ai toujours eu « l'oreille à Toulouse » selon l'expression...

     

    ...Et il est encore mieux d'y participer, de ne pas avoir peur d'en faire trop, de faire un peu de comédie pour s'amuser avec les autres.

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  • Une photo réveillant les vrais clivages

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    Simone Veil, la manif pour tous, IVG, contraception, loi Veil, société, politique, amaury watremez

     

     

     

    Depuis quelques jours circule sur les réseaux sociaux une photo de Simone Veil à « la Manif pour tous » . Je l'ai moi-même relayé et les réactions -diverses- ne se sont pas fait attendre :

     

    Il y a les personnes que cela choque sincèrement, des « purs », car elles se sentent solidaires de la famille de madame Veil pour qui celle-ci était en état de faiblesse à ce moment-là, souffrant d'Alzheimer. Les enfants de la mère de la loi sur l'IVG étaient allés jusque porter plainte pour harcèlement contre entre autres Frigide Barjot. On peut après tous les comprendre, ils avaient le souci de leur mère. Et quand sa mère est malade et fragile il est normal de la protéger.

     

    Il y a aussi ceux beaucoup plus nombreux que cela dérange de voir une de leurs icônes prétendûment libertaires défiler pour une cause qu'ils ne supportent pas. Je me demande ce qu'il en aurait été si madame Veil eût défilé pour une autre cause, plus « acceptable » ?...

     

    On touche ici au coeur d'un des deux ou trois réels clivages profonds agitant ce pays car les clivages sont encore bel et bien présents. Il existe une toute petite classe de nantis (décideurs, politiques, intellectuels, journalistes) profitant de leurs privilèges matériels leur permettant de consommer à haute dose les biens et les personnes tant que cela leur est physiquement possible, et tant que la pharmacopée moderne les y aide. Ils n'entendent absolument pas que cela change, et ne supportent pas que l'on remette en question cette perception. Ils disposent encore de toutes les manettes du pouvoir et n'ont aucun désir de les partager.

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  • Icône libertaire malgré elle

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    simone veil,société,politique,ivg,avortement,amaury watremez

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    Simone Veil, entre autres ministre de la Santé de Giscard, première présidente du Parlement Européen (je ne trouve pas cela forcément glorieux) est morte à 89 ans. Elle est saluée partout surtout pour la loi autorisant l'IVG (ou interruption volontaire de grossesse) en France. Elle est devenue une icône féministe et libertaire bien malgré elle. Comme si tout ce petit milieu ultra-libertaire avait encore besoin de figures tutélaires pour justifier sa conception de la sexualité. Quitte pour cela à simplifier à l’extrême ce qu'exprimait ces figures pour s'en servir d'alibi.

     

    Ce n'est pas elle qui est véritablement en cause dans ce texte mais ce que certains font d'elle, se fichant concrètement de la réalité de sa pensée. On ne peut qu'avoir pourtant du respect pour les horreurs de la déportation qu'elle a subies pendant la Seconde Guerre. Elle en retira « de facto » un grand souci de compassion envers les plus faibles...

     

    L'IVG a fini par devenir un droit alors que le but premier de la loi était surtout d'encadrer des cas particuliers d'avortement afin que les femmes et jeunes femmes, des adolescentes pauvres en particulier puissent le faire sans risquer de mourir sous les aiguilles des « faiseuses d'anges ». Pour celles de « bonnes » familles, elles partaient quelques mois se reposer en Suisse ou en Grande Bretagne. C'était une loi de compassion pour des personnes en souffrance et risquant de tout y perdre. Elle a toujours craint sa banalisation. Cela devait rester l'exception ainsi qu'elle le rappelait dans son discours du 26 novembre 1974.

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  • Versailles(s)

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    société,versaillais,catholiques bon teint,amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    J'aime bien Versailles. Il y a cette merveille que demeure le château même si c'est une boîte vide en somme. Et la ville en elle-même a une architecture remarquable, des avenues larges et ouvertes. On peut croiser au hasard des cafés de cette cité des ivrognes narquois, un rien goguenards et philosophes riant du touriste, du passant. Parfois même certains sont écrivains, ils observent, ils s'amusent, ils ont toujours "une oreille à Toulouse". Et puis il y a aussi le souvenir de ce gros type tenant dans sa patte la toute petite main d'une fillette par qui il se laissait mener par le bout du nez, tel un ours avec son anneau dans le nez.

     

    J'y habite depuis deux ans.

     

    Avant d'y arriver, je pensais que tout ce que l'on racontait sur certains versaillais, les plus favorisés matériellement, étaient des légendes, des caricatures ceux-ci étant souvent catholiques et de droite d'où les méchancetés. Mais en réalité, tous les clichés sont vrais et se vérifient chaque jour. Je pensais également que de par certaines de mes convictions et de par ma foi je serais proche d'eux et m'intègrerais à ce milieu. Ce ne fut pas le cas et j'en suis heureux finalement car c'est un milieu de faux semblants et d'hypocrisie morale, tout autant que les "bobos" pour qui les versaillais bon teint n'ont pourtant pas de mots assez durs alors que c'est "bonnet blanc et blanc bonnet". C'est d'ailleurs leur commune hypocrisie qui les rend totalement insupportables, car ils prétendent tous défendre des valeurs élevées dont ils se fichent complètement...

     

    Cette épithète de "bobo" se voulant méprisante c'est surtout une manière de se justifier de son ignorance et de son inculture (la culture c'est une lubie de "bobo" prétentiard)...

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  • Se souvenir des belles choses

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    politique, société, georges bernanos, religions, foi, amaury watremez

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    Quand j'étais adolescent, un après-midi notre professeur d'économie nous montra un documentaire sur la malnutrition, chapitre du programme à peine abordé en cours. Ainsi il n'avait pas besoin de se fouler de trop. Je regardai la chose distraitement quand soudain je vis sur l'écran une mère tentant en vain de nourrir son enfant d'une maigreur terrifiante, comme elle. Je fus révolté et ému aux tripes, je regardais mes camarades autour de moi m'attendant à ce que tous ressentent la même chose...

     

    Cela n'était pas possible, tous devait le ressentir...

     

    Mais tout ce que j'entendis tendait au fatalisme, à l'acceptation et en grande majorité relevait de l'indifférence.

     

    Quand dans la rue je vois sur un trottoir un homme, une femme, des enfants en train de crever de sa misère là sous nos yeux, ce sont les mêmes sentiments à chaque fois. S'y rajoutent l'impuissance, la fureur de ne rien pouvoir faire de plus. Là encore, je m'attendrai à ce que tous réagissent ainsi mais les miséreux ne sont surtout que des obstacles ralentissant le rythme, empêchant de se sentir pleinement un rouage enthousiaste de la chaîne économique gardant l'espoir illusoire d'être un jour un de ceux mettant en branle le mécanisme...

     

    La guerre fait rage un peu partout dans ce monde, plus encore et surtout dans les pays les plus pauvres. Tout les jours devant la télévision ou son ordinateur, l'homme moderne favorisé somnole en attendant l'émission « d'infotainement ». Il soupire parfois, « on s'en fout » pense-t-il mais il n'ose pas encore trop le dire. De temps en temps il pousse l'hypocrisie à mettre une bougie sur le rebord de sa fenêtre, à faire une « marche blanche » voire à acheter des produits dits « équitables ». Il « est » le pays ou la ville martyrisée sur les réseaux dits sociaux. Mais qui trompe-t-il ?

     

    Pourquoi tout le monde ou presque s'en satisfait-il ?

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  • Sur les écrans plats nos vies modernes

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    smartphone.jpgAussi sur Agoravox

     

    Ma correctrice habituelle m'avait sermonné largement. Je calais tout le temps dans mes articles mon dégoût absolu de l'usage des « smartphones ». Elle était exigeante, quand je me laissais aller à mon « gimmick », je me faisais bien enguirlander. Mais cependant, je crois que de temps en temps, pour résister à la tentation, il est plus simple d'y céder. Je vais me gêner ! dans ce petit texte, je vais en parler en long, en large et en travers. C'est un sujet qui vous préoccupe tous les instants pourtant, il va intéresser les lecteurs. Ou pas.

     

    Je lui en demande pardon par avance à ma correctrice et lui dédie les quelques paragraphes suivants...

     

    ...Et pourtant nous passions des heures au téléphone. Mais elle et moi ce n'était pas pareil que vous.

     

    Nous vivons à une époque où les moyens de communication n'ont jamais été aussi nombreux, jamais été aussi efficaces également. Certains se demandent comment on faisait pour vivre sans il y a peine vingt ans. Ce temps où poutr téléphoner il fallait trouver une cabine publique et où l'on ne se réunissait pas virtuellement mais dans un endroit maintenant méconnu par les adolescents qui le méprisent, le dédaignant s'il n'y a pas la « wifi ». C'est le plus important, on paye un « coca » pour trois et on « textotte » et on « essèmesse », et on « maile »...

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  • Servilité et Séminaire

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    L'idée que je me fais d'un séminaire paraîtra j'en conviens un rien caricaturale pour certains. Elle me vient surtout du film « Que les gros salaires lèvent le doigt » en racontant un se déroulant chez un grand patron délicieusement cynique incarné par Jean Poiret. Son principe était très simple, tous les participants y font étalage de leur servilité. C'est à qui sera le plus obséquieux pour conserver qui un revenu, qui un pouvoir. Certains y étaient sincèrement à plat ventre sans y chercher quelque intérêt, juste par faiblesse de caractère.

     

    Certaines natures ont besoin d'aduler, d'être le rémora d'un grand requin blanc, c'est comme ça...

     

    Ainsi a dû se passer le séminaire des députés « La République en Marche » ce week-end. Quelques dizaines de présumés nouveaux venus qui sont totalement incompétents quant au jeu parlementaire, mais qu'importe puisqu'on leur demandera juste d'obéir à ce que préconisera le chef, Jupiter à l’Élysée himself. Tous sans doute enthousiastes, ayant hâte de « se mettre au travail » comme ils disent tous, comme si nos parlementaires ne fichaient rien jusque là. Je crois beaucoup à cet ancien axiome, on sait ce que l'on perd, on ne sait pas ce que l'on gagne.

     

    J'en veux également pour preuve cette jeune femme entendue hier sur BFM.

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  • Quelques doutes raisonnables sur la démocratie...

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    civi2.jpgIl y a des choses qu'il ne faut pas dire dans la société française de 2017, comme par exemple remettre en cause le « collège unique », pourtant base des problèmes que traverse l'Education Nationale - tout le monde n'est tout simplement pas fait pour des études générales....

     

    Quand je vois, entre autres, la bonne dame ci-contre chargeant ses courses, elle n'est pas un cas isolé ; quand je songe à toutes les pesanteurs qu'elle se croit sans doute obligée de subir, auxquelles elle se soumet (dont le port d'un string), je me dis que l'on peut aussi émettre des doutes sur la démocratie et la capacité des électeurs à réfléchir par eux-mêmes.

     

    Et pourtant, je ne vais pas me gêner pour le faire. Depuis l'élection de Macron et son assemblée « godillot » on entend encore une fois parler de la représentativité des députés, du « système » qui aurait tout phagocyté, voire de tricheries aux votes quand ce n'est pas le sombre complot mondial qui est invoqué. Les abstentionnistes ne s'étant pas déplacé pour aller faire leur devoir électoral expliquent même non sans culot que c'est un geste citoyen, un truc civique, alors que c'est juste par fainéantise et début d'aphasie politique.

     

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  • Plaidoyer pour Najat

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    politique, éducation, société, najat vallaud belkacem, amaury watremez, législatives 2017Aussi sur Agoravox

     

    Madame Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Éducation, a été battue aux législatives, et les internautes de droite de s'en réjouir aussi sec, et de la railler en long, en large et en travers, d'en rire à gorge déployée.  Pendant qu'elle a occupé ce poste, c'était tout comme pour madame Taubira le "Najat Bashing" à qui mieux mieux. Comme si elle était plus responsable que les autres du marasme qui saisit aussi l'école en particulier et l'éducation en général, nationale ou non. La première réforme disons le "hasardeuse" de l'Éducation c'est sous Giscard en 1977 avec la réforme Haby.

     

    Les parents reprochant un peu tout à l'ancienne ministre oublient toujours que l'éducation de leurs enfants, la transmission d'une culture ou de valeurs, c'est aussi eux, et d'abord eux. Et que s'ils ne font pas leur travail, l'école aura le plus grand mal à le compenser. Et qu'ils sont aussi responsables des carences dans ces matières de leurs rejetons que l'Éducation Nationale qui a le dos large. Bien souvent celle-ci, vénérable institution, est surtout considérée comme une garderie pour les grands enfants et adolescents.

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  • Cette droite traditionnelle en marche avec Macron

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    politique, société, Emmanuel Macron, En Marche, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Henri Guano, même si contrairement à ses dires, affirme cela surtout parce qu'il a vécu une lourde défaite dans la circonscription parisienne où il s'est présenté a néanmoins tout à fait raison. L'électorat très bourgeois de l'endroit est à vomir, qu'il soit "bobo" ou "bourgeois pédagogue" ou de cette bourgeoisie plus traditionnelle allant à la messe et mettant ses enfants dans le privé.  Comme il se retire de la vie politique, Guaino peut enfin parler sans filtres. On se demande pourquoi il ne se l'est pas autorisé plus tôt car ce fut réjouissant...

     

    Je n'avais pas besoin de lui, madame Mauroy l'avait avoué il y a déjà quelques décennies à mon grand-père paraphrasant Shakespeare :

     

    "La politique est une comédie dont les électeurs sont spectateurs, encore faut-il bien la jouer"

     

    Après tout le doit être loin d'être le seul, je pense que la plupart de ces collègues sont tout autant méprisants des électeurs prêts il faut dire à élire une potiche sur la base d'un discours très simpliste de renouveau, de pseudo-rajeunissement...

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  • Torpeur française

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    Emmanuel Macron, En marche, société, élections législatives 2017, société, politique

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    La  France est comme saisie de torpeur mentale. Je ne sais si c'est le réchauffement évident du climat qui influe sur les cervelles ou les conséquences de l'infantilisation des masses perdues dans une société ludique et infantile, festiviste. Il est de bon ton de se conduire toute sa vie en adolescent irresponsable, si tant est que les ados le soient autant que cela ce qui n'est pas forcément pertinent, on est très sérieux quand on a dix-sept ans. il convient d'être d'accord avec tout le monde, adepte de valeurs morales construites selon le plus petit commun dénominateur sans se poser plus de questions. Il est de bon ton de ne plus réfléchir par soi-même, de ne plus se cultiver, d'abdiquer tout cela entre les mains de "spécialistes" autoproclamés qui en profitent...

     

    ...Comme les députés et le gouvernement dits de renouveau au pouvoir depuis quelques semaines et quasiment tous technocrates.

     

    Depuis  plusieurs années déjà, je suis comme d'autres frappé par l'apathie du peuple français, par son étrange passivité, sa docilité voire sa servilité envers les puissants. Pourtant ce peuple dans son histoire a été turbulent, à maintes reprises, et n'a jamais gardé bien longtemps un maître qu'il jugeait illégitime. Des quartiers entiers sont mis en coupe réglée par des fanatiques religieux qui ne respectent aucune de nos valeurs, cela ne provoque que le déni ou la ghettoïsation de ceux que l'on appelle les "petits blancs". Personne ou presque n'a l'air de s'en formaliser, c'est comme ça, c'est tout...

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  • L'auteur du "Grisbi" parle du "mitan"

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    A propos de "Lettre ouverte aux voyous" de Albert Simonin aux éditions Arléa

    simonin.jpgAlbert Simonin avec son accent parisien et ses manières de "titi" m'est proche en soi même si je ne l'ai pas connu car il me rappelle de mes grand mère, oncles et grands oncles ayant le même vocabulaire et le même sens de la formule incisive. Car les "titis" avaient cela pour eux, le sens de la vanne qui tue en trois quatre mots sans coup férir, et la même façon de placer les accents toniques comme il convenait de le faire, comme dans "J'Me casse".

     

    Bien sûr, le sens de la formule ne rend pas automatiquement spirituel mais c'est déjà mieux que rien, que le néant servant de cervelle à des amuseurs actuels persuadés que dire des saloperies donne forcément l'air canaille.

     

    Albert Simonin est souvent le grand oublié de la mémoire des films noirs des années 50, 60, des polars à la Papa. On évoque surtout Michel Audiard. Et comme lui on le réduit surtout à un aimable connaisseur de l'argot et du "milieu", un voyou divertissant que l'on invitait ou qu'on lit pour se donner des frissons et le genre "affranchi" bien qu'il s'évertua déjà à décevoir les attentes des mondains, des petits garçons et petites filles sages par esprit de contradiction ou juste pour leur "scier la rondelle".

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  • Les nouvelles forces en présence au lendemain du premier tout

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    politique, législatives 2017, société, Emmanuel macron, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Sur un blog de gauche pas encore converti au macronisme, l'auteur déplore la division de son camp antilibéral tout comme à droite d'autres le font aujourd'hui. Comme si les anciens "camps" avaient encore une signification alors que le vrai clivage n'est plus entre droite et gauche, mais entre ravis de la mondialisation et ceux qui la subissent durement parfois. Le temps que les militants de droite comme de gauche le comprennent il sera bien tard alors qu'il serait urgent qu'ils oublient au moins pour un temps tout cela.

     

    Il n'est plus temps de défendre chacun "son" champion pour ensuite rentrer dans le rang, y compris les "champions" obscurs ou confidentiels, "sauveurs" de la France évidents pour leurs adeptes qui sont autant de "croyants" sans trop de cervelle. Il n'est plus temps de se disperser en divers partis qui seront au moins pour cinq ans des "particules" voire des "particulets" pour certains à peine représentés à l'Assemblée. N'étant pas un optimiste de nature, je suis à peu près certain qu'ils perdront encore longtemps leurs temps en disputes et polémiques sans fondement des années encore.

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  • Où sont les lanceurs d'alerte antifascistes ?

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    politique, emmanuel macron, marine le pen, antifascisme, société, hypocrisie, amaury watremez

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    Emmanuel Macron et ses séides tous libéraux libertaires, tous oligarques opportunistes, ont surfé sur la vague des alertes à l'antifascisme, sur le risque de retour des fameuses heures les plus sombres de notre histoire qu'aurait incarné Marine le Pen. A les entendre le parlement aurait été muselé, la presse méprisée et le dialogue avec le peuple dédaigné. Marine le Pen n'aurait gouverné que par ordonnances. Toutes choses on le voit inimaginables avec Macron (ceci est de l'ironie ami lecteur) :

     

    Macron va disposer d'un parlement servile à sa botte à l'exception d'une petite centaine de députés d'opposition qui n'arriveront pas à s'unir.

     

    Macron va gouverner par ordonnances pour hâter le détricotage de notre modèle social. Cela va avoir un impact sur les plus précaires, les chômeurs, les personnes handicapées, les petits retraités.

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  • Un tsunami inéluctable pour Macron

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    ...ou raz-de-marée macroniste (nien ? nesque?) inévitable

     

    politique, société, emmanuel macron, démocratie, pluralité, amaury watremezIl y a autour d'Emmanuel Macron une de ces adulations excessives que je hais profondément. De ce boutonneux que j'ai croisé à la sortie du métro tractant avec le même air de tous les convertis à une nouvelle religion, à ces quinquagénaires bécébégé m'expliquant doctement qu'il fallait bien que les classes moyennes (donc pas eux) fassent quelques sacrifices pour que l'économie de la France se relève. Ce n'est pas la personne présidentielle que je déteste, Macron n'est qu'un cynique, un opportuniste extrêmement habile qui va faire bientôt passer des ordonnances concrètement mortifères pour tous les salariés, les chômeurs et tous ceux qui vivent grâce aux allocations.

     

    Ainsi que le disait un type que d'aucuns prendraient encore maintenant pour un grincheux, un ancien maire de Bordeaux, au XVIème siècle, un certain Montaigne ayant préféré se réfugier dans sa bibliothèque plutôt que de lutter en pure perte contre la bêtise triomphante et meurtrière à son époque :

     

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  • Vieilles lunes

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    politique, société, idéologies, france, télévision, médias, amaury watremezLes vieilles lunes ont la vie dure, très dure. Elles sont hors d'âge, elles sont rances, mais encore bien vivaces. Elles sont plus que mûres voire blettes, normalement prêtes à tomber, mais qu'importe. Elles sont solidement accrochées aux esprits. On aurait pu croire pourtant s'en être débarrassées depuis longtemps déjà. Dés qu'un sujet est évoqué, elles apparaissent, on les ressort du placard. Elles existent pour interdire toute discussion constructive, toute réflexion sur des thèmes qui pourtant mériteraient autre chose que leur évocation systématique, automatique, sans nuances.

     

    Dés qu'un politique, un éditorialiste ou n'importe qui d'autres osent s'attaquer aux mythes du communautarisme, de la pseudo "diversité", à souhaiter le retour de valeurs nationales, elles sont rondes, pleines et larges ces vieilles lunes et envahissent tout le ciel médiatique à perte de vue. C'est à qui dira le plus fort "plus jamais ça !" avec le plus de larmes à l'œil, à qui sera le plus énergique dans la dénonciation du nazisme ce qui convenons en plus de 72 ans après son effondrement le 8 mai 1945 est d'un courage extraordinaire, à qui assimilera tout discours raisonnable sur ces questions à du racisme.

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  • L'impossibilité de la prévention du terrorisme en 2017

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    politique, islam, société, attentat du london bridge, politique, société, amaury watremezA chaque nouvel attentat, à chaque nouvelle tuerie, excepté l'incapacité avérée de nos sociétés à réagir autrement que par une sensiblerie mal placée, sont évoquées les carences des services de renseignement et, ou de police. Il est d'usage également de réclamer encore plus de surveillance de la population, encore plus de policiers. Ce fut le cas après l'attentat de Manchester, cela a été le cas après celui du « London Bridge » (voir à ce lien). Mais ce serait en pure perte. Et ces récriminations sont idiotes car par essence il est strictement impossible de prévoir ces actes abominables.

     

    Certains éditorialistes ont parlé « d'überisation » du terrorisme, c'est exactement ça mais cela n'explique pas les causes de leur passage de « l'autre côté »....

     

    Ces « nouveaux » terroristes sont généralement des individus frustrés, pleins de rancœur et de haine contre l'Occident pour diverses raisons. Ils n'ont pas trouvé dans nos pays cet El Dorado qu'ils pensaient y dénicher, ce rêve de réussir matériellement et tout recommencer. Ils restent campés le plus souvent sur leur culture originelle, ou un fantasme en tenant lieu, une idéalisation. Ils sont encouragés dans ce masochisme mémoriel constant d'un autre genre par les éducateurs de nos contrées qui adorent quant à eux cette forme d'auto-flagellation.

     

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  • Le précaire cet écologiquement irresponsable !

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    Écrit après avoir entendu le président Macron parler de « make ze planète grète euguène »...

     

    precarite-energetique.jpgDans notre monde tellement progressiste, la coupure a tendance a se creuser de plus en plus et de pire en pire entre les très riches et les très pauvres. Et la classe moyenne entre deux, ou plutôt ce qu'il en reste, trop riche pour être aidée, trop pauvre pour s'en sortir vraiment sans heurts ni crédits, se paupérise lentement mais sûrement. En même temps, comme le dit notre président, les riches développent des soucis sociaux et politiques, rajoutent aux prétentions matérielles des vanités politiques et l'envie très forte de se donner le beau rôle, en particulier celui de guides des peuples, ceux-ci n'ayant pourtant rien demandé...

     

    Leur dernière lubie, elle ne mange pas de pain et ne les force pas à un partage plus équitable des richesses, est une certaine conception de l'écologique, une conception « gadget », une conception « alibi » pour se donner bonne conscience et faire marcher le commerce en créant de nouveaux labels, de nouveaux produits beaucoup plus chers.

     

    Le précaire, lui, n'est pas écolo, il s'en fout du développement durable. Souvent même c'est un de ces « petits mâles blancs » qui se détend en regardant exclusivement la télévision et qui si ça se trouve n'est jamais allé voir une pièce d'« humour de résistance » de Jean-Michel Ribes. Pire encore, il prend sa voiture hors-d'âge, rempli bien des fois avec du diesel, pour aller travailler à Paris ou dans une autre grande ville, une bagnole qui bien souvent a un bilan carbone désastreux. Mais cela n'a pas l'air de l'angoisser, il ne se rachète pas une électrique, même pas une « hybride ».

     

    Parfois, il est bien obligé de prendre les transports en commun, de s'entasser avec on l'imagine un plaisir immense dans des wagons bondés, pour cause d'économies budgétaires décidées afin de mieux construire l'Europe. Il faut dire là encore que le précaire, des plus inconscients également sur cette question se fout complètement de la construction européenne. Et puis, en même temps (j'aime beaucoup ce que vous faites monsieur le président) quand il rentre dans son logement loué beaucoup trop cher pour une si petite surface, enfin c'est ce qu'il dit, il prétexte abusivement la fatigue à cause des retards, des pannes, des problèmes de cadencement et de personnels il ne s'inquiétera pas une seconde de faire le tri de ses poubelles avec ordre et méthode.

     

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  • Désir de respect à tous les étages

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    respect.jpgActuellement, en 2017, tout le monde veut du respect, désire qu'on le respecte tout le temps et pour tout. C'est respectable, c'est le cas de le dire, mais cela a pris des proportions déraisonnables. Je me demande aussi si par respect les gens n'entendent pas l'acceptation de toutes leurs opinions, penchants, tendances même les plus détestables, les plus ignobles...

     

    Chacun veut le respect sur des coutumes mêmes barbares même les plus abjectes.

     

    Chacun veut le respect d'opinions injustifiables, d'idéologies ou de théocraties stupides au nom de la diversité, de la liberté d'expression. Tout le monde le réclame pour des goûts au ras du sol, pour des blagues chaussées de semelles de plomb comme celles que l'info-bouffon Hanouna a coutume de faire dans son émission. Mais il est loin d'être le seul.

     

    Chacun veut le respect pour son apparence, pour son envie de tout montrer, se débrailler au risque de pour le coup manquer de respect envers le reste du genre humain.

     

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  • Le roi du gimmick (mais pas que)

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    À propos de « Comment j'ai terrifié l'Amérique » - 40 ans de séries B à Hollywood, autobiographie de William Castle chez Capricci

     

    cinéma, politique, littératiure, sociétéWilliam Castle est un des rois du cinéma d'exploitation et de la « série B ». Né Schloss, (Castle en anglais donc), il grandit à New York dans le « Village » où il découvre le cinéma et le théâtre. Gamin débrouillard et très sûr de lui, il devient régisseur de scène sur un malentendu, un coup de bluff. Les compulsifs de cinoche le connaissent bien car on le voit, ou un personnage s'inspirant fortement de lui dans « Panic à Florida Beach » de Joe Dante, ce personnage de producteur à gros cigare aimant les gros effets pour faire frémir un maximum le public :

     

    Micro-décharges électriques dans les sièges, squelettes volants, assurance-vie pour les spectateurs qui mourraient de peur etc...

     

    Il est légendaire à tel point que dans « la Conspiration des ténèbres » un livre fantastique Theodore Roszak imagine qu'il a tourné un film maudit qui ouvrirait vers une conspiration ésotérique mondiale extrêmement dangereuse (voir à ce lien).

     

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  • L'indolence terminale

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    Depuis quelques jours...

     

    macnhester.jpgLe soleil est haut dans le ciel. Dans les rues on se débraille, on se déshabille, c'est à qui montrera le plus de peau...

     

    Tous à poil obéissant tous à l'injonction de se détendre sans réfléchir, sans penser par soi-même, un truc de vieux, un truc de vieux con rasoir, d'aigri, de jaloux !

     

    Puisqu'on vous le dit !

     

    Indolence des corps sous le soleil du dérèglement climatique global ! Indolence des esprits ! Le gadget électronique dans une main, une cannette de boisson dans l'autre, on se laisser aller à un plaisir de plante verte : prendre le soleil sans penser à quoi que ce soit d'autres...

     

    Pourtant il y a bien eu un attentat sanglant à Manchester, commis encore une fois par un « loup solitaire » réputé intégré, discret, gentil, sans problèmes, un garçon né là-bas dans cette ville berceau de musiques nouvelles depuis déjà quelques décennies, des « Smith » à « l'électro » en passant par "Oasis" ou "Police" (j'en avais parlé il y a quelques mois, voir à ce lien). Encore des minutes de silence, encore des marches blanches, encore des petites fleurs et des bougies devant les photos d'une des disparus. Des enfants ! Des bombes perversement conçues dans l'intention de tuer un maximum de gosses ! Le salopard s'est fait exploser avec.

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