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Société

  • Les vieux démons de l'extrême-droite

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    politique, société, extrème droite, FN, Florian Philippot, Marine le Pen, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    La démission de Florian Philippot du FN a rameuté tous les vieux démons de l'extrême droite qui depuis trois ou quatre décennies étaient en sommeil. Les Le Pen père et fille ne veulent pas vraiment le pouvoir contrairement à ce que la plupart des lanceurs d'alter anti-fâchiiste affirment depuis longtemps. Le père a été le premier surpris le 21 avril 2002, et quant à la fille, tout comme lui, et alors que bien mieux placée dans les sondages, elle a été totalement incapable de négocier le virage vers le pouvoir se fiant aux délires d'un psy de comptoir vu dans une vidéo sur le net...

     

    Cependant tout comme son père avant elle, voulant garder la mainmise complète sur son parti qui est aussi sa petite affaire et une affaire juteuse elle a fait fuir tous les cadres.

     

    Ce qui est arrivé au FN ces dernières années, son ascension constante malgré la réprobation unanime des bien-pensants, des moralisateurs, est somme toute une exception notable dans l'histoire de la droite radicale française. C'est aussi dû à l'autorité du père et à celle de la fille qui ont su rassembler un temps les multiples groupuscules et factions diverses et variés constituant ce qu'on appelle l'extrême-droite sous une même bannière. La cause en est également, malheureusement, la paupérisation croissante de la "France dite périphérique" et le dédain manifeste qu'elle subit de la part des pseudo élites.

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  • Le meilleur ennemi de Macron

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    politique, mélenchon, société, la france insoumise, amaury watremez

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    Lors d'une rencontre chez Pierre Mauroy dans les années 70 son épouse avait lancé à mon grand-père qui s'étonnait du luxe déployé chez cet homme prétendument de gauche que « la politique est une comédie et qu'il s'agit de bien la jouer ». Chacun a son emploi de comédie. On y trouve des Géronte ridicules, des petits marquis, des séductrices, des matamores, des larbins rusés. Et ainsi la farce que l'on joue sous nos yeux perdure, et la bourgeoisie arrivée au pouvoir il y a un peu plus de deux-cent ans en conserve les rênes.

     

    Depuis le début de la Vème République en 1958, les présidents de la République, les politiques se prétendant plus républicains que les autres ont leur « meilleur ennemi » qui les met en valeur, leur « Goldstein », du nom de l'adversaire politique imaginaire du système dans « 1984 ». A partir de Mitterrand deuxième époque, c'était le Jean-Marie Pen et le FN. Sa fille Marine lui a succédé ensuite dans le rôle d'épouvantail utile, les repoussoirs des hommes et femmes de progrès se partageant le pouvoir.

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  • La fainéantise qu'il dit

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    société, fainéants, politique, macron, Emmanuel, fainéants, amaury watremez

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    Dans ma vie, j'ai de la chance, je n'ai été un gros fainéant de précaire, de chômeur, que quatre mois en tout et pour tout. A l'époque, je ne pensais pas pouvoir passer mon temps à flemmarder sur une chaise longue tout en dégustant des cocktails et en lisant des romans pas trop fatigants pour les neurones.  Comme j'étais sans doute inconscient, ou fou, je ne songeais qu'à retrouver du travail. Je croyais pouvoir me ménager des instants de tranquillité d'esprit, de calme mais quand on est sans travail le temps passe à la fois très vite et très lentement.

     

    Très vite parce qu'on n'a pas le temps de faire la moitié des choses que l'on planifiait dans sa recherche d'emplois...

     

    Très lentement parce que le moment où l'on se croit sorti d'affaire ne cesse de s'éloigner. C'est un peu comme dans ces rêves de courses immobiles, de ce genre d'angoisses, quand on pense toucher du bout des doigts son but mais que l'on n'y arrive pas.

     

    C'est sans doute cela être fainéant.

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  • Après Saint Martin la métropole?

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    politique, saint martin, société, sous préfète de saint martin, amaury watremez, politique

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    Un ouragan terrifiant s'est abattu sur les Antilles mettant des milliers de personnes à la rue, celles-ci ayant tout perdu en quelques heures. Face à cette catastrophe abominable, le gouvernement tarde abominablement à réagir.

    J'ose espérer que les responsables ne seront surtout pas recasés quelque part à pantoufler telle Agnès Saal...

     

    ...Mais il ne faut pas rêver.

     

    Ces grands serviteurs de l’État pour se disculper se disent en « état de choc ». S'ils sont tellement émotifs, je leur conseillerai plutôt la peinture sur soie (voir à ce lien)...

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  • Les catholiques "uberisés"

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    politique, foi, société, religions, christianisme, pape FrançoisAussi sur Agoravox

     

    "Koztoujours", alias Erwann le Morhedec, dans une réfutation brillante comme à son habitude d'un de ces affreux catholiques identitaires dont sans doute je fais aussi partie à ses yeux, a souligné pour asséner un coup fatal à son interlocuteur que de toutes façons ces méchants, ces malveillants n'étaient pas beaucoup "likés" sur "Facebook" (TM°) de toutes façons. A le lire, cela voulait tout dire, un discours valable ou réputé tel se doit d'être "liké", sinon c'est qu'il n'a que peu d'intérêt, un article se doit d'être repris un maximum sur les réseaux sociaux, et un pape populaire a un discours forcément plus pertinent qu'un pape l'étant moins.

     

    Je me demande à ce moment de ma lecture si Barbey d'Aurevilly, Georges Bernanos, Léon Bloy, la petite Thérèse de Lisieux ou Charles Péguy eussent été "likés" eux qui avaient un discours brûlant qui était tout sauf "rassembleur", tout sauf démagogique et flattant les peuples dans le sens du poil et de leur orgueil.

     

    Barbey, rien que lui, paraîtrait trop élitiste, trop aristocratique, et un catholique avec des exigences morales élevées ce n'est pas dans le vent du progrès. Notre société tellement ouverte eût détesté Bernanos qui vomissait les tièdes. Elle trouverait Léon Bloy pas "lol" du fait de la charge satirique qu'il fait peser sur les préjugés bourgeois qui ont essaimé dans toute la société. Elle conchierait Péguy qui n'a pas un discours favorisant l'intégration de la "diversité" avec tous ces textes rappelant à n'en pas douter les "heures sur les plus sombres de notre histoire".

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  • La haine et le rejet

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    Dédié à Paul Piccarreta, (je ne ferai jamais au grand jamais le genre d'auto-confession publique qu'il a faite hier car affolé à l'idée d'avoir pu écrire dans une revue d'extrème-droite, le « pôvre »)

     

    politique, extrème-droite, société, FN, amaury watremezJ'ai eu l'honneur insigne bien que sans doute un peu contestable d'avoir un échange sur les réseaux dits sociaux avec une grande conscience morale sur la difficulté de définir ce que l'on entend par extrème-droite, vocable recouvrant une multitude de groupuscules, partis et manières de voir. Il suffit de lire le livre de Christophe Bourseiller sur la question pour s'en convaincre (voir à ce lien « l'extrême-droite, l'enquête »). Mon interlocuteur n'avait pas cru bon de préciser si ce qu'il entendait par ce terme c'était les électeurs du FN, les « tradis » de « Civitas », les skins-head bas du front, les thuriféraires de Soral ou Serge Ayoub.

     

    Non pour lui, tout le monde était dans le même sac. L'extrème-droite c'était la haine et le rejet. Bien sûr il ne voyait pas la contradiction dans son propos. Affirmer péremptoirement que des électeurs, des militants ne sont que haine et rejet c'est justement en faire preuve concrètement. Les personnes habitant dans les « quartiers », dans les « cités » HLM n'ont pas le droit de s'angoisser, pas le droit de se poser de questions sur les incivilités.

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  • Masochisme télévisuel de droite

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    télévision, ruquier, société, on n'est pas couché, amaury watremez

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    Chaque lundi depuis quelques années, c'est la même sérénade, sur les sites dits de droite, et, ou "réacs" on commente à qui mieux mieux "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier. Comme si finalement il était urgent et indispensable de lui faire de la publicité. Je ne comprends pas ces réactions. Il y a quelque chose de beaucoup plus simple à faire. Il suffirait de ne pas regarder voire d'éteindre carrément sa télévision pour, je ne sais pas, lire par exemple, ou discuter en famille. Je ne saisis pas non plus l'intérêt de regarder cette purge très bien-pensante un peu plus intéressante cependant quand il y avait Zemmour et Naulleau.

     

    Les invités à l'époque ne pouvaient se contenter de faire simplement leur promo la bouche en cœur. Ils devaient faire un effort d'argumentation supplémentaire, ils leurs arrivaient même de souffrir un peu. Et les politiques comme les éditorialistes dans les rails avaient à aller plus loin que leurs éléments de langage tout préparés. C'était déjà ça. En dehors de ça, c'était quand même une émission de télévision standardisée. Et avant d'entendre Zemmour ou Naulleau il fallait quand même se payer les blagues de Ruquier ou les saintes colères de l'un ou l'autre gardien du temple.

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  • L'unique rideau de fer

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    «Le vrai rideau de fer c'est entre riches et les miteux… les questions d'idées sont vétilles entre égales fortunes…»

    Louis-Ferdinand Céline

     

    politique, société, Céline polémique, hypocrisie, amaury watremezCéline le disait, les différences idéologiques entre les personnes sont des vétilles, sans réelle importance. Mais Céline était un méchant, un salaud de misanthrope. Lui plaçait la différence entre les « miteux et les riches », entre les pauvres, les précaires et les privilégiés. Le salaud de pauvre est toujours forcément un salaud de socialiste, un révolutionnaire le couteau entre les dents, toujours de gauche du moins aux yeux des riches. Il veut plus d'argent, plus d'égalité. Il veut un partage plus équitable des richesses cet ingrat.

     

    C'est tout ce qui l'intéresse ce matérialiste dogmatique.

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  • Des sauvageons à la Mouffe

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    Lire le récit de l'algarade à ce lien

     

    politique, société, démocratie, élections, LREM, sauvageons, violence, M'jid el guerah, amaury watremezJ'ai travaillé de 1992 à 2014 en zone sensible avec des élèves dits « difficiles ». Je n'en suis pas mort, bien loin de là, bien au contraire, en conservant des souvenirs inoubliables. J'y ai rencontré des jeunes avides d'infini, d'idéaux que personne ne songe à leur transmettre. Nous essayions toujours de faire en sorte pour leur bien que la violence ne soit pas le seul moyen d'échange des jeunes. Je peux parfaitement imaginer la scène qui s'est déroulé rue Broca :

     

    « M »sieur c'est lui qu'a commencé, j'voulais pas être violent la vie de ma daronne mais y m'a traité, j'étais bien obligé ».

     

    Donc le député de « La République en marche » M'Jid El Guerrab élu des français de l'étranger dans la circonscription des Français d'Afrique du Nord rencontre Boris Faure, directeur de campagne de son adversaire, devant un restaurant. La discussion s'envenime et les témoins voient alors M'jid se mettre à frapper à coups de casque son interlocuteur. L'excuse de ses proches est que Boris Faure l'avait agressé verbalement en le traitant, je cite, de « sale arabe ». Comme si cela justifiait que le député macroniste le frappe jusqu'au au sang.

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  • La trouille face au communautarisme

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    La photo est celle d'une rue de banlieue française actuelle...

     

    Il n'y a pas de « grand remplacement ». C'est un fantasme séduisant pour certains mais faux. Quand 90% des populations de la planète meurent de faim et de liberté il est normal qu'au bout d'un moment elles aient envie de changer d'air.

     

    Il n'y a pas non plus de grand complot mondial afin de détruire ce qui reste des nations et des peuples pour les fondre dans un grand tout.

     

    Nul besoin de l'un ou de l'autre...

     

    Il n'y a plus de civilisation occidentale, elle s'est perdue dans le matérialisme abject et nihiliste de la société de consommation, la société des loisirs.

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  • Lettre d'un fils à son père – lettre au pape François

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    à propos de la lettre du pape François sur les migrants (voir à ce lien)

     

    pape françois, société, politique, christianisme, religions, catholicisme, église catholique, lettre sur les migrants, amaury watremezMon père,

     

    Je ne suis pas de ces doux dingues persuadés que lorsqu'ils écrivent des missives enflammées au président de la République ou à ses ministres ceux-ci se jettent sur leurs lettres, les dévorent et y répondent. Je suis convaincu que jamais vous ne lirez cette courte adresse mais je vais l'écrire malgré tout.

     

    Dans l'église de France, je pense particulièrement aux paroisses de Versailles mais c'est le même cas de figure un peu partout dans ce pays, on veut aider les pauvres. C'est très bien, très honorable sauf que le pauvre ce n'est jamais le plus proche, jamais le voisin de chaise à la messe auquel on ne serrera pas la main pendant le « baiser de paix » si on ne connaît pas, s'il ne fait pas partie du réseau. Le pauvre c'est toujours le migrant, l'étranger, cet autre majuscule que l'on ne veut plus voir ailleurs, cet autre toujours innocent alors que l'occidental serait toujours coupable :

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  • Dans les ténèbres de Dark City

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    À propos de « Dark City : Le monde perdu du film noir » de Eddie Muller chez Rivages-Noir (voir à ce lien)

     

    cinéma, film noir, livre, société, amaury watremezL'auteur raconte comment ça se passe à « Dark City » qui est aussi « Sin City », une mégalopole gigantesque où les instincts les plus bas, les appétits les plus vils, les passions les plus dangereuses sont le quotidien, une ville que l'on voit dans tous les « films noirs » d'Hollywood. « Dark City » est l'envers du rêve américain même s'il engendrera des archétypes mythiques qui participeront de sa légende malgré tout ne serait-ce que par la figure de la femme fatale, Joan Bennett, Gloria Grahame la plus sulfureuse, du « privé » cynique en surface, des criminels mondains doucereux, des jeunes rebelles sans cause, du gangster à l'âme torturée comme Richard III....

     

    Le livre est un voyage dans les quartiers de « Dark City » présentant ses habitants, montrant son ascension et sa chute brutale et tragique tel un film de gangster avec James Cagney ancien comédien comique de radio (« l'Enfer est à lui », « l'Ennemi public » et sa scène fameuse dite du pamplemousse etc...). La plupart des futures vedettes y débutent, y compris Marilyn Monroe dans « Quand la ville dort «  de John Huston.

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  • Les nouveaux rosiers de madame Husson

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    politique, société, réacs, amaury watremezCe petit texte est dédié à « ffff ». « ffff » était un commentateur quotidien de mon blog durant quelques années, surtout quand il était jumelé avec celui des « Moissonneuses », ces pestes fort séduisantes. Il s'est avéré que « ffff' » est un jeune historien « politiquement incorrect » qui nous explique doctement dans deux ouvrages que certains évènements comme la Vendée Militaire ne sont pas abordés par l'histoire officielle afin de ne pas contredire certains mythes éculés construisant la psyché républicaine : quelle découverte en effet...

     

    Dans les nouvelles et romans de Guy de Maupassant, il y a toute l'humanité, parfois il en a une vision vraiment noire, mais il est toujours lucide. Dans « le Rosier de madame Husson », il raconte l'histoire de ce pauvre garçon sage et bien gentil de Gisors qui récompensé pour son apparente vertu s'empresse de filer à la capitale, ébloui par ses plaisirs, pour faire la fête. Les auteurs du net ou d'ailleurs se voulant politiquement incorrects, indépendants, voire antisystème sont pour beaucoup de ces nouveaux rosiers de madame Husson.

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  • Déjà minoritaires, déjà soumis ?

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    politique, islamisme, société, islam, terrorisme, apathie, politique

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    Les réactions au terrorisme, au fanatisme me semblent en France être déjà celles de minoritaires, qu'elles soient de droite ou de gauche, bien-pensantes ou se voulant politiquement incorrectes. Charb dans sa lettre sur les escrocs de l'islamophobie relue ces jours-ci parlait d'ailleurs très bien de ces bourgeois planqués qui terrifiés par la montée d'un certain fondamentalisme musulman acceptent tout afin de conserver la paix civile et leur mode de vie libertaire, croient-ils.

     

    A droite ce n'est guère mieux.

     

    On dirait par tous ces articles anxiogènes, toutes ces déclarations de fin du monde, de résistance que nous sommes d'ores et déjà dans la position de communautés opprimées. Relayer tout ça sert le dessein des fanatiques en plus faisant d'eux les seuls interlocuteurs musulmans.

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  • Le facteur humain et les catholiques

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    Ces « cathos » dont des jeunes prêtres qui se demandent régulièrement dans leurs homélies dominicales avec gravité et componction et avec leurs équipes liturgiques durant toute l'année :

     

    Foi, catholicisme, société, politique, religions, église, paroissiens, 15 août, amaury watremez« Mais comment se fait-il que les gens désertent les églises » ne se voient donc pas à la sortie des messes ?

     

    Les gosses et les parents en « Cyrillus » (TL°), les shorts pastel rouge, rose et vert des pères en été, page 46 du catalogue printemps/été, les robes « trapèze » des mères, page 54 du catalogue, les groupes de conversation automatiquement selon la spécialité médicale ou juridique du mari, les épouses objectivement « de décoration », les vieux gars et vieilles filles de service que parfois l'on honore d'un -bref- bonjour, bref parce que c'est déjà pas mal n'est-ce pas...

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  • L'ennemi en politique

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    Attention, texte fortement inspiré par une chronique de la haine ordinaire de Pierre Desproges sur l'ennemi en temps de guerre. Desproges qui s'inspirait lui-même souvent d'Alexandre Vialatte qui s'inspirait de la Bruyère et la Fontaine qui avait tout pompé sur Ésope qui lui-même avait volé les fables bien connues à son beau-frère, anecdote méconnue des critiques et exégètes littéraires. Maintenant vous voilà à égal avec le saint des saints de la culture française, amis lecteurs.

     

    politique, société, desproges, vialatte, ennemis politiques, militantismeJe précise aussi qu'il y a un zeste de dérision dans ce texte mais mes lecteurs ne sont pas des idiots et l'avaient compris. En ces temps où le déplorable esprit de sérieux domine tout, la gravité étant le bonheur des imbéciles, elle est indispensable.

     

    Donc, l'ennemi en politique est très différent de vous et moi, enfin surtout de moi et c'est le plus important il faut avouer, il a deux bras, deux jambes, une tête et – théoriquement - un cerveau dedans. Et l'ennemi politique ne pense pas comme moi. Pour lui, quel imbécile, l'ennemi en politique c'est aussi vous et moi, surtout moi, si vous et moi ne pensons pas rigoureusement comme lui, ou comme moi, bien entendu. Et réciproquement ajouterais-je afin de clarifier mon propos...

     

    Il convient très vite de s'injurier lors d'échanges politiques, on ne discute pas avec quelqu'un ne pensant pas comme vous, c'est forcément un fasciste, un hypocrite, un malveillant, un nostalgique des ordres noirs, un stalinien, un gauchiasse, un méchant...

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  • Histoires de couple

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    couple, sexe, société, littérature, femmes, hommes, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Il est toujours délicat pour un célibataire de parler de couple. Beaucoup plus que pour une célibataire, surtout si celle-ci est séduisante. De nombreux hommes se sentiront obligés de la « rassurer » non sans arrière-pensées. On le soupçonnera lui le vieux garçon de jalousie, d'aigreur et d'amertume s'il exprime quoi que ce soit de caustique sur la question.

     

    Ce qui bien sûr ne m'arrêtera pas.

     

    Il est des auteurs comme Jacques Chardonne qui en plus en ont beaucoup mieux parlé que moi. Le couple est une idée neuve en France, enfin un couple bâti sur une relation amoureuse. Auparavant, on se mariait par intérêt de famille, par devoir, et c'était souvent les parents qui choisissaient. Les futurs mari et femme n'en discutaient même pas. Quand ces arrangements étaient faits avec bon sens, que les futurs époux se connaissaient, se fréquentaient déjà cela donnait des couples solides.

     

    Parfois, lors du « devoir conjugal » la femme fermait les yeux et pensait à la France.

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  • La lucidité face au terrorisme

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    attentat levallois, islam, politique, société, emmanuel macron, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Encore un attentat commis sur le sol français, à Levallois-Perret (voir à ce lien), ayant blessé des militaires cette fois-ci, les attendant alors que quittant leur casernement. Encore les mêmes déclarations de fermeté et de solidarité avec l'armée des ministres. Encore les mêmes questions qui suivront sur les moyens alloués à l'armée et à la gendarmerie. Encore le même questionnement sur la nécessité de mettre en place un « Islam de France ». Encore les mêmes interrogations sur le parcours de ou des individus responsables.

     

    Les mêmes envolées martiales, les mêmes coups de menton. Et puis ?

     

    Et puis les vraies questions ne seront encore une fois pas posées, les mesures concrètes devant être prises ne le seront pas et ce sera ainsi jusqu'à la prochaine tuerie.

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  • Marlène, Najat, Sibeth et Anne

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    marlène schiappa, sibeth ndiaye, anne hidalgo, emmanuel macron, société, politique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Ce sont des femmes d'une trentaine d'années pour la plupart, des ambitieuses. On les trouve dorénavant à tous les niveaux au plus haut sommet de l’État et dans toutes les administrations à divers degrés. Elles ne se sont pas particulièrement distinguées la plupart du temps par des facultés intellectuelles exceptionnelles ou des compétences flagrantes, n'ont pas un parcours scolaire exemplaire. Elles ont cependant un énorme avantage sur les autres. Elles savent très bien comment fonctionnent les rouages du pouvoir, les réseaux, comment les utiliser à leur avantage, comment s'en servir pour leur ascension. Elles ont su également utiliser à leur avantage ce qui était à première vue de grandes faiblesses :

     

    Elles sont françaises de deuxième ou troisième génération venant des « quartiers », issues parfois de la « diversité » selon l'hypocrite appellation...

     

    Elles mettent en avant leur qualité de femmes, montant leur réussite en épingle.

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  • La vie du rail des usagers SNCF de banlieue

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    panne électrique Montparnasse, société, politique, pepys, sncf, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Dans les médias, journaux et télévision, sur les sites « institutionnels », on parle beaucoup de la « panne électrique » de la Gare Montparnasse, un fil dénudé dans un placard électrique à Meudon semble-t-il, et de son impact sur les vacanciers au moment du week-end le plus chargé de l'année en départs. Mais personne n'évoque vraiment les désagréments pourtant quasiment quotidiens que les usagers de banlieue subissent Cela intéresse-t-il réellement nos journalistes on ne se le demande même pas...

     

    Le traitement de cette ahurissante situation de crise par la SNCF fut comme à l'habitude déplorable, les voyageurs n'ayant visiblement pas le droit à l'information, juste celui d'être patient jusqu'à l'absurde.

     

    Leurs sont envoyés des « gilets rouges » (voir à ce lien qui ils sont) mais aussi bleus ou encore oranges, des gosses dont c'est un job de vacances. Eux non plus n'ont aucune information à donner. Ils sont juste là pour faire « tampon » et subir la colère des personnes souffrant parfois de retards inexpliqués de plus d'une heure. Ils se font enguirlander à la place des vrais responsables qui eux ont soigneusement évité de descendre dans l'arène, ils ne sont pas fous il faut dire. Au moins aura-t-on trouvé une occupation saine pendant deux mois à des jeunes des « quartiers » ?

     

    Ainsi Guillaume Pepys a-t-il attendu la fin de « l'enquête », cela ne lui aura pas éviter de se faire recadrer par le président jupitérien et le premier ministre : On parie que c'est encore de la com et que rien ne sera fait ensuite. Ce sont d'ailleurs des gens qui ne sont « rien » qui attendent désespérément les trains dans les gares on le sait depuis peu....

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  • La culture du narcissisme

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    à propos de « la culture du narcissisme » de Christpher Lasch, précédé d'une préface de Jean-Claude Michéa chez Flammarion dans la collection « Champs » (à ce lien)

     

    société, politique, Christopher lasch, narcissime, égo, hypocrisie, festivisme, amaury watremezJe ne pense pas comme d'autres que le « moi » soit forcément haïssable. Il était important que cette idée apparaisse vers la fin du XVIIème siècle et que l'individu se libère de contraintes collectives pour se réaliser. Mais le « moi » a fini par prendre une importance démesurée, presque insupportable et envahir tout le reste. Cela amène le résultat suivant : nous devenons de plus en plus incapables de supporter la contradiction, d'apprécier le débat et de fréquenter des personnes autres que des reflets même déformés de nos aimables personnes.

     

    Je trouve cela des plus ironiques. En un temps où les moyens de communication offrent des possibilités infinies nous sommes de moins en moins capables de le faire, en un temps où ils pourraient permettre plus d'équité sociale nous la désirons de moins en moins...

     

    La littérature politique peut être intéressante mais quand l'analyse d'un auteur peut être pertinente l'ouvrage peut se conclure sur des propositions de solutions totalement hors-sol et dégagées du réel, ou inversement. Aucun livre politique ne donne de point de vue réellement global sur la crise morale grave que traverse notre société. Ce qui fait l'intérêt de « la culture du narcissisme » c'est que Christopher Lasch le donne justement dans les pages de ce travail de réflexion. Il le fait en se basant sur la psychologie sociale individuelle et collective. Son essai a plus de vingt ans mais il est d'une actualité toujours plus brûlante...

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  • Lire Charles Maurras en 2017

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    à propos du « Petit dictionnaire maurrassien » de Stéphane Blanchonnet paru aux éditions Nouvelle Marge

     

    littérature, société, politique, Maurras, Action Française, amaury watremezLe talon d'Achille de nombreux mouvements, revues et publications se voulant en dehors du discours actuel est d'être encore beaucoup trop sensibles aux oukases idéologiques des arbitres des élégances politiques. Toujours et encore, la plupart en viennent à se justifier maladroitement, à se défendre d'être réactionnaires ou pire aux yeux des donneurs de leçons :

     

    hédoniste ou anar de droite, et catholique, le pire pour eux (Nota Bene : je suis le tout et me fiche bien de l'anathème des bourgeois pédagogues).

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  • L'oubli crucial des nationalistes

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    ...quand ils parlent de la France.

     

    politique, société, réacs, christianisme, religions, France, amaury watremezA droite, et dans la sphère nationaliste, particulièrement la fameuse « fachosphère » ou « réacosphère » dans laquelle votre serviteur a été très souvent relégué (ce dont je me fiche complètement), on déplore la perte des valeurs, de la morale commune et individuelle, des idéaux. Mais on s'arrête là. Les nationalistes, cette droite bien de droite et non libérale libertaire, ne vont pas plus loin. Ils adoptent dans leur famille, dans leur vie personnelle exactement le même comportement que le reste de la population, à savoir de consommateur des biens et des personnes sans se poser guère plus de questions.

     

    Ils protestent même le plus souvent avec véhémence de leur « non-réactionnariat ». Ce qui ne sert strictement à rien puisque l'expression même très mollassone de leurs convictions les condamne d'avance aux yeux des gardiens de la doxa idéologique actuelle, de la bonne parole bien-pensante selon qui l'histoire de France commence en 1789 ou 93...

     

    Ces pseudo-réacs couchent avec qui ils veulent, ils ne sont pas de droite (ni de droite ni de gauche qu'ils disent), ils ne sont pas réacs non plus, ils s'affirment comme tout le monde d'ailleurs croient-ils bon de rajouter alors ils ont des amis homosexuels, pleins, ce qui prouve bien leur capacité de tolérance. Ils sont catholiques parfois, oui mais attention ils choisissent ce qui les arrange dans la Foi. Un peu de ceci, un peu de cela, pas trop d'obligations morales surtout.

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  • L'hypocrisie et l'amnésie collectives autour des APL

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    APL, CAF, gouvernement Philippe, Emmanuel Macron, politique, société, amaury watremez

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    Mon objectif dans ce texte est de défendre le principe des aides sociales aux plus précaires, mais de le faire lucidement. Car ce principe a été dévoyé depuis de très nombreuses années. Et le but est que ces prestations aillent aux plus pauvres et non à ceux qui n'ont aucun besoin...

     

    Le gouvernement diminue de cinq euros les aides personnalisées au logement (voir à ce lien). Cinq euros pour des précaires, cela peut être beaucoup, c'est parfois la limite avec le découvert autorisé et le début des ennuis bancaires. Les moins fortunés sont encore touchés, ceux dont les parents n'ont pas de biens ou de réseau. Ceux qui sont honnêtes aussi, ou ces étudiants ayant besoin de travailler pour payer leurs études, ce qui signifie pour beaucoup l'abandon de celles-ci à plus ou moins long terme généralement, à quelques exceptions notables.

     

    Il est plus simple de dminuer les APL que de tenter de cadrer les loyers des appartements ou des maisons, de réglementer le tout. Certains propriétaires osent louer des placards et les qualifier de « studios » sans aucune vergogne alors qu'ils n'y mettraient pas leur chien. Ils louent ces réduits à des prix d'une amoralité rarement atteinte dans l'histoire et que ce soit en province ou en région parisienne.

     

    Les privilégiés, les anciens comme les nouveaux, n'en ont cure, ça les agace, qu'est-ce que cinq euros pour eux ? (voir la réaction d'une députée LREM à ce lien). Les étudiants ne seraient qu'une corporation de paresseux « mal partis » dans la vie ? En plus à quoi ça sert franchement d'étudier les Lettres ou l'Histoire alors que tous pourraient contribuer à la dynamique du système en intégrant des écoles de commerce ou en créant leurs « start up »...

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  • Les morts-vivants descendus de l'écran

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    cinéma, Georges A Romero, société, horreur, épouvante, EC comics, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Georges A. Romero est mort il y a une semaine. Il se peut que de ses zombies soient, sortis de l'écran, qu'il y en a un ou plusieurs qui l'ont mordu et qu'il les a rejoint enfin. Peut-être même était-ce à dessein car au fond les morts-vivants les vrais c'est tous les citoyens-consommateurs de notre société aux appétits très étriqués, de plus en plus restreints, aux cerveaux de plus en plus standardisés. Nous sommes pour beaucoup comme les masses apathiques et parfois violentes du film de Romero « Dawn of the dead », « Zombie » en France dans lesquels les morts revenus à la vie se précipitent au centre commercial mécaniquement. Il y eut deux versions du film, une américaine et une européenne montée par Dario Argento et agrémentée d'une musique du groupe « Goblin »...

     

    Il commença sa carrière en tournant des films commerciaux et d'entreprise à Pittsburgh avec les moyens du bord sans connaissance technique particulière, se cultivant sur l'éclairage, le cadre ou l'étalonnage grâce à sa cinéphilie boulimique depuis l'adolescence. Il préférait le cinéma à la vie banale de « teenager » sous Eisenhower, indifférent aux bals de fin d'année, aux rituels scolaires et sociaux. Comme tous les enfants et les adolescents peu doués pour la vie sociale et ses conformismes il adorait tout ce qui lui permettait d'y échapper.

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  • Ces sales menteurs d'écrivains

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    écriture.jpgAussi sur Agoravox

     

    Une jeune fille me l'a confié il y a quelques temps avec beaucoup de sincérité. Elle ne comprenait pas comment on pouvait aimer les livres de fiction alors que les écrivains n'y racontaient pas des choses vraies. Elle, elle aimait les livres n'évoquant que le réel. Qu'une petite comme elle dise cela est on ne plus excusable. C'était dit dans l'idée que les écrivains ne sont que de sales menteurs qui racontent des histoires. C'était prononcé dans un souci d'intégrité candide après avoir dû lire en classe un livre de Ray Bradbury.

     

    Par contre, quand ce sont des adultes réputés raisonnables (Nota Bene : je ne peux rédiger cette phrase sans sombrer dans un fou rire immédiat, la plupart des adultes étant tout sauf raisonnables), majeurs et vaccinés, c'est beaucoup plus insupportable, toujours à la limite du grotesque. Cela relève aussi du complexe culturel, on sait que l'on est inculte donc on se justifie en arguant que de toute manière la fiction n'est que superficialité. Cela montre également que la fiction littéraire, le romanesque sont toujours et encore considérés comme du superflu, de l'inutile, du facile.

     

    On la tolère pour se divertir à la rigueur, mais la fiction présente un risque intolérable. Elle incite le lecteur à se poser des questions sur sa vie, la société, le monde, ses joies, ses tristesses. Elle l'encourage à penser par lui-même après que des auteurs lui ait ouvert des univers entiers sous ses yeux, l'ait fait rêver, imaginer, frémir ou rire.

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  • Les soldats et les oligarques

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    armée,société,général de villiers,emmanuel macron,politiqueAussi sur Agoravox

     

    L'épisode de la démission du général de Villiers suite à un « coup de menton » du jouvenceau présidentiel jupitérien en chef m'a rappelé deux ou trois choses sur l'armée. Je nourris des sentiments contradictoires sur le sujet. En bon « anar de droite », j'en trouvais et en trouve toujours ridicule les rituels demeurant encore, la hiérarchie, le goût pour les « amitiés saines et viriles » de certains militaires. Et le service consistait surtout dans ces dernières années et pour beaucoup d'entre eux à ce que les appelés s'emmerdent dans une caserne de province en tapant le carton autour d'une bouteille.

     

    Mais j'aime ce que l'on appelait il y a peu encore la chose militaire.

     

    Cela m'évoque immédiatement la figure de monsieur B. . Monsieur B. avait été engagé dans l'armée de de Lattre à la fin de la Seconde Guerre à l'âge de quinze ans. Il avait fait l'Indochine, l'Algérie, et l'Afrique. Il avait été de tous les fronts. Il était passionnant à écouter sur la réalité du métier de soldat, loin, bien loin de l'imagerie des films. Il expliquait qu'un combat c'était simple, on discute avec son copain et cinq minutes plus tard le copain pouvait être mort. Il ne mourrait pas les bras en croix dans une expiration dramatique, il tombait comme un sac de ciment par terre.

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  • Le célibataire et les enfants des autres

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    couple chiant.jpgAussi sur Agoravox

     

    Ce qui est curieux dans notre société se prétendant tellement avancée, tellement libre, affranchie de toutes contraintes est que le couple demeure la norme d'airain et le couple AVEC enfants, y compris pour les couples homos le standard inscrit dans le marbre. Se reproduire est le devoir ultime de tout homme. Je me dis souvent que certains ne devraient jamais y être autorisés mais c'est comme ça. Celui qui est tout seul, le vieux garçon, la vieille fille n'est rien. On l'invite s'il plaît encore un peu, s'il a un réseau et un peu d'argent. Il peut aussi avoir son utilité pour rendre service, surtout s'il est solitaire et qu'il a besoin de compagnie.

     

    Finalement les couples ne font preuve que de compassion en lui demandant un peu d'assistance...

     

    Je ne parlerai pas ici des célibataires femmes, les cas de figure sont tellement multiples : laide, jolie, riche, pauvre, sublimant ses frustrations sexuelles ou pas etc...

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  • Des chercheurs d'or dans Paris

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    Paris, paris souterrain, société, politique, hypocrisie, invisibles, amaury watremezIl y a ceux qui voient Paris comme dans les photos de Robert Doisneau et qui auraient souhaité que rien ne change depuis les années 40 et un pittoresque évoquant une ville n'ayant en somme jamais existé (NB: je n'aime pas du tout Doisneau). Ce Paris là n'était pas des plus agréables non plus, il sentait la pisse des clochards, les odeurs de choux brûlé. On entendait les gueulements des voisins et les moins fortunés pouvaient s'entasser à sept dans une trentaine de mètres carrés.

     

    Il y avait certes des compensations, les milieux se mélangeaient, les parisiens riches et bourgeois, les précaires et le « populo » se croisaient parfois. Les mêmes ne voient qu'un Paris patrimonial, des « vieilles pierres » qui dans la capitale ne le sont pas tant que ça datant pour leur majorité d'Haussmann et dont le but premier était déjà d'éloigner le petit peuple du centre-ville.

     

    Ce à quoi la « bobolisation » arrive tout aussi bien à faire, elle est dans la stricte continuation de l'haussmanisation censée domestiquer ce Paris si turbulent...

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  • Migrants : ce n'est que le début

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    migrants.jpg

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    A gauche, enfin la gauche sociétale, on a depuis longtemps « ses » pauvres attitrés comme les dames patronnesses d'autrefois, ce sont les migrants en général, les musulmans en particulier. Les autres pauvretés, les autres précarités n'existent pas, voire pire encore on les oppose. De toutes façons un pauvre qui ne serait que français, « de souche », est forcément un plouc. Ces migrants, ces musulmans on les aime bien car leur pauvreté est lointaine. Elle est exotique. Elle rappelle ses voyages que l'on a fait en Méditerranée, les rares fois où l'on est sorti de l'hotel pour aller s'acheter une babiole dans les marchés à touristes.

     

    Ainsi, en se paysant quelque colifichet, le bourgeois pédagogue se déculpabilisait. Il n'était pas si égoïste puisqu'il avait fait l'aumône de son temps et de son argent. Depuis quelques années, il rajoute un « selfie » effectué avec l'autochtone afin d'apporter une preuve et de montrer combien il est humaniste.

     

    Un précaire de cet acabit, et moi le premier il ne s'agit pas non plus de nier leur précarité matérielle, est à peine un être humain. Ce n'est qu'une pauvre chose, un pauvre hère sans cervelle et sans cervelle qui ne sert qu'à se donner bonne conscience. Quand il fait preuve de violence ou d'agressivité, cela ne peut pas être sa faute. Jamais. Il sera excusé par la confrontation de sa culture avec la nôtre, par son ignorance, par sa naïveté. S'il violente les femmes c'est par pure candeur, et non par perversité. Et puis ces filles qu'il a parfois brutalisées n'avaient pas besoin de s'habiller aussi court, aussi léger...

     

    C'est ce que l'on entend régulièrement de la part de politiques ou de militantes se prétendant pourtant féministes radicales. C'est encore la faute de l'Occident corrupteur. Il est plus simple pour elles comme pour le bourgeois pédagogue de présenter Mohamed Merah en victime par exemple, victime du racisme, des préjugés, raison pour laquelle il s'est mué en monstre (en ce moment au Festival d'Avignon, voir à ce lien).

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