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Evreux

  • Amende honorable pour Évreux

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    913834-jardin-botanique-d-evreux.jpgimage du jardin public prise sur ce site l'internaute

     

    Il m'a fallu près de deux mois pour y arriver, deux mois loin de mon « chez moi » que j'avais déjà trouvé sans le savoir alors que je le cherchais ailleurs, dans des endroits extraordinaires, lieu que je rêvais. Ce n'est pas très long ces deux mois en soi, certains mettent toute leur vie à le découvrir et se leurrent jusqu'à leur mort. Il est des natures qui ne savent pas être heureuses, qui ont peur du bonheur, qui désirent ce qu'elles n'atteindront jamais de par cette angoisse qu'elles ont au ventre. C'est humain en somme.

     

    Ce ne sont pas le seuls, les spécialistes du « travail du négatif », la plupart des primates lamentables, des grandes personnes s'imaginant être raisonnables qui se traînent sur cette boule de glaise, se leurrent ainsi...

     

    Il m'a fallu ces presque huit semaines dans une métropole méridionale exemple de la « mondialisation heureuse » ou se voulant telle, Toulouse, où les nationalités et les origines, les religions et les cultures se mélangent dans un « grand tout » sans forme, un groupe bien vague. Ce n'est qu'un décor de théâtre frelaté, sans âme, de la comédie vaguement humaniste. Certes, toutes les origines issues de la « diversitude » s'y mélangent apparemment sans heurts, mais ce n'est qu'en troupeaux de consommateurs hébétés flânant des heures dans les centres commerciaux géants en bordure de ville.

     

    A Évreux, petite ville de Normandie, une petite ville un peu perdue entre Rouen, Caen, et Paris, trois capitales régionales toutes proches, les habitants manquent parfois un peu d'ouverture, ils sont un rien méfiants. Mais il y a encore une identité, et en particulier une identité française marquée où l'équilibre des relations entre chacun est encore un tout petit peu un idéal, y compris pour les nouveau arrivants qui tentent de le respecter eux aussi, qui y tiennent même s'il en est qui bien sûr voudraient bien en finir avec l'histoire et la culture communes aux provinces et à Paris.

     

    Évreux est préservée encore de tous ces dégâts, encore paisible, éloignée de ce salmigondis syncrétiste très vague même si petit à petit, elle devient comme ces sous-préfectures qui sont autant de non lieux sans âme, son centre mourant à petit feu par suite de décisions politiques hasardeuses de « seconds couteaux » parachutés entre deux vacances de « maroquin » ou de « ronds de serviette » à l'assemblée.

     

    A Toulouse il est midi presque toute l'année, le ciel est d'un bleu piscine presque constamment, il fait beau comme dans les publicités et les films commerciaux hollywoodiens, un beau temps de cauchemar climatisé et ripoliné. A Évreux, il y a des saisons, des jours plus frais, plus gris, des feuilles rousses sur le doux tapis des petits jardins encore protégés dés la mi-septembre. Et le « mondialisé heureux » se sent encore plus enclin à la docilité sans remords, à la soumission consommatrice, à l'esclavage envers les gadgets électroniques parfaitement inutiles qu'on lui enjoint d'acheter absolument pour être considéré dans cette société bien dégoûtante en elle-même.

     

     

    L'esclave consumériste aimant fantasmer sur les rayons sans fin déteste la pluie, les nuages et le ciel parfois un peu gris, cela le rend triste se dit-il et lui fait considérer la vacuité de ses aspirations avec un tout petit plus de lucidité. La pluie l'incite à l'introspection, à réfléchir sur lui-même, et il déteste cela. Comme il n'en a pas l'habitude, cela lui semblera presque anormal. Dans les petites villes qui ne sont pas des « villes-mondes » selon le terme d'Anne Hidalgo, qui parlait de Paris Pantruche, des endroits préservés comme Évreux, il s'ennuie, il ne sait pas comment occuper ces moments seulement pour lui-même, il ne sait pas être seul, il préfère la foule, elle le rassure.

     

    Après tout tant mieux, ces endroits encore un peu paisibles restent préservés quelques temps encore...

  • L'UMP déjà déplorable...

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    L'UMP est déjà déplorable (autant que ses simili adversaires socialistes) une semaine à peine après sa victoire électorale apparente aux municipales dont le vrai vainqueur est surtout le FN. C'est exactement le même mépris du pays réel, la même déconnexion des « vraigens », et les mêmes manies déplorables dont le clientélisme électoral n'est pas la moindre, et surtout c'est le même esprit socio-libéral ou libéral-libertaire ce qui revient au même le tout enrobé dans le même européisme déplorable et béat alors que monsieur Trichet s'inspire plus de Milton Friedmann et son fiston que du discours de Victor Hugo sur son rêve des états unis d'Europe. 

     

    sur-le-site-logonews-fr-on-decouvre-un-logo-de-l-ump-remanie_479714_510x255.jpg

    Les ténors de l'UMP, ceux en particulier réélus maires, se placent déjà sur les rangs pour les "Présidentielles" de 2017, ils s'y voient déjà, comme Juppé, voire Bayrou (mais dans le cas de Bayrou ça fait rire tout comme Copé qui n'a pas saisi qu'il était très impopulaire)...

     

    Les dirigeants nationaux comme locaux n'ont strictement rien compris. Pour eux, on est dans l'alternance habituelle, le balancier qui va des socio-libéraux aux libéraux-libertaires d'une élection à l'autre. Dans les conseils municipaux, on les voit revenir avec leur cour, leurs copains et coquins, leur clientèle et leur avidité de profiter comme les précédents équipes Péhesse du gâteau ou plutôt des miettes du gâteau de ce qui reste des institutions françaises. Ils ne s'inquiètent même pas de s'intéresser au débat démocratique, ils consultent leurs « smartfônes », téléphones appelés « intelligents » à juste titre car ils le sont de plus en plus à la place de leurs propriétaires.

     

    La préoccupation de la politique et du Bien Commun sont bien loin derrière leur avidité et ne sont sûrement pas leur souci premier, sans parler de l'intérêt du pays, des valeurs communes dont ils se fichent complètement et ce malgré les bonnes intentions qu'ils continuent de claironner...

     

    Les maires commencent par placer les militants méritants, l'on oublie déjà les bonnes résolutions, les décisions sont prises avant les votes, pourquoi même se fouler encore à votre d'ailleurs ? On se laisser mener par l'illusion que les électeurs ont voté pour vous pour des idées et un programme, alors que leurs motivations sont parfois beaucoup plus prosaïques, triviales et que beaucoup ont perdu de par l'exemple déplorable que montrent les édiles le sens de la démocratie à l'exception de quelques personnes de qualité comme à Evreux Olivier Lepinteur que je salue ici..

     

    Ainsi à Évreux, ma bonne ville, c'était juste car la circulation des voitures dans le centre a été contenue par le précédent mère, or, en province, la bagnole reste un objet d'ostentation sociale, que l'on montre, que l'on utilise pour faire dix mètres, quelqu'un se déplaçant à pieds n'étant ni plus ni moins considéré que comme un « va-nu-pied », invoquer le fait qu'un centre-ville libéré des voitures c'est plus joli, plus agréable à vivre, et que ce n'est ni de gauche ni de droite, en province c'est être un affreux « bobo » parisien alors que c'est juste du bon sens.

     

    Avec le retour de l'UMP on assiste aussi au retour des franc-maçonneries provinciales comme le « Rotary » ou le Lyonsse Cleube, et ses « jeûûûnes » teeellement dynamiques. Dés samedi, il y a deux jours, à Evreux, il commettait vraiment une action « estraordinaire » ma « bonn' » dame, en gonflant des ballons à l'hélium pour deux euros, soit-disant pour aider à guérir les chtits n'enfants n'africains de la lèpre, ballons ensuite « libérés », celui volant le plus loin, avec le nom de son propriétaire accroché à un fil, gagnant un voyage dont je me suis laissé dire que le prix eût constitué un don considérable pour les pôvres chtits n'enfants. Les parents venant chercher leurs rejetons, c'était un festival d'indécence et d'ostentation, c'était à qui exhiberait la plus grosse, je veux parler de voitures « tout-terrain » le tout sur fond de musique « techno » abrutissante (pléonasme).

     

    Le vrai courage politique consisterait à faire justement véritablement de la politique au sens exact du terme, à savoir s'occuper d'abord des affaires de la cité, de ceux qui ont besoin d'aide, des logements, du prix des loyers, des ventes, d'une gestion fiscale équitable, d'une administration sans démagogie qui ne tiennent pas compte des desiderata parfois absurdes et ubuesques des « communautés » autoproclamées, mais de l'intérêt de tous...

     

    Ce qui suppose le sens du devoir envers les autres certes, sens considérablement perdu dans notre « société individualiste de masse »... (dixit Dominique Wolton pour le terme que je trouve très pertinent ici). Aueu moins cette "victoire"' de l'UMP a-t-elle eu au moins le bénéfice de virer des équipes de "bobos" sociéto-idéologiques de gôche pour beaucoup incompétents...

     

    image prise sur le site du "Midi Libre"

  • Evreux-Clochemerle sur PS c'est la France

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    politique, Champredon, Evreux, société, PS, Fdg, UMP, municipalesJ'ai été invité ce matin à la réunion de campagne de Michel Champredon, notre maire d’Évreux, par un correspondant bien intentionné mais qui se méprend sur moi et sur ma perception de choses, oubliant au passage certaines appétences dirons-nous, et tribulations de notre édile locale (que le Très Haut, le Tout Puissant le Miséricordieux l'ait en sa Sainte garde !). Non, franchement, (voir fig 1 en haut à droite), est-ce que j'ai une tête « de gauche » ? Enfin de gauche, concernant Champredon (voir fig 2 en bas à gauche) et le Péhesse, de sociéto-libéral...

     

    Une autre de mes correspondantes m'a encouragé à écrire sur le sujet, elle a plus confiance que moi en mes textes car vois-tu ami lecteur je suis une pauvre petite chose fragile en fait derrière cette cuirasse de causticité (encore une pirouette d'ailleurs), qui doute sans cesse de lui.

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  • En attendant les municipales , (entre autres), à Evreux...

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    201309175237b9d4c2fa4-0-599368.jpgAux municipales se profilent à n'en pas douter des combats de titans dans la plupart des villes de France, en particulier en province, de la polémique politique de haute volée. Et finalement l'on s'aperçoit que les provinciaux de 2014 sont les mêmes que ceux décrits par Simenon ou Maupassanyt, nonobstant quelques gadgets électroniques en plus. Ainsi à Evreux, ma bonne ville d'Evreux que j'aime tant, où l'on constate que même à un niveau microcosmique, voire microscopique, les grotesques et les hypocrisies, l'endogamie endémique, sont exactement les mêmes qu'au niveau national et où ici comme ailleurs l'on ne reconnaît que deux choses :

     

    L'argent, le statut qu'il implique dont la possession d'une grosse voiture et d'une belle maison, et les réseaux liés au pouvoir, que ce soit à gauche comme à droite voire la droite catholique (à la messe dominicale, l'on se salue sur le parvis selon la préséance au Rotary par exemple).

     

    Et bien entendu, tout corps étranger à Evreux qui y arrive le reste à vie...

     

    A lui de montrer sa « bonne volonté » en étalant son pognon et son réseau et là peut-être qu'un jour il peut espérer être admis à être considéré comme étant ébroïcien ! Bien sûr dans le cas contraire, qu'il ne s'attend pas au tapis rouge !

     

    Personne n'y trouve à redire au fond. Les pseudo-dynasties de notables du coin, voire de notablets en somme, se succèdent, accordant leurs faveurs à leurs protégés qui au conseil général de l'Eure parfois pour des missions que tout le monde reconnaît comme parfaitement bidons, mais ça n'a pas d'importance, on fait mine d'y croire, qui dans les municipalités environnantes ou au centre où la méritocratie républicaine est un très lointain souvenir ainsi que dans de nombreux autres lieux il est vrai, ce qui n'excuse rien...

     

    Bien sûr au bas de l'échelle, et quel que soit le parti, à l'exception de quelques personnes sincères, hommes et femmes de bonne volonté, dont à gauche mon ami Gérard Silighini, l'on trouve les naïfs habituels, les candides qui se font exploiter jusqu'à la moèlle et l'indécence par les appareils locaux qui n'ont aucun scrupule ni remords à le faire, les pauvres cocus qui l'ignorent et continueront à l'ignorer je suppose, hélas.

     

    Au PS, les « tracteurs » et « metteurs dans les boîtes » sont toujours les mêmes personnes, il y a le/a confident/e du/de la roitelet-te local/e qui dirige les opérations, faisant mine de participer à l'effort collectif en déposant deux ou trois papelards dans un hall d'immeuble, et ceux qui obéisssent et font le reste, en l'occurrence deux personnes pourtant lourdement handicapées, un homme et une femme, qui croient y trouver une légitimité n'en croyant pas leurs yeux et leurs oreilles déjà que les confidents des grands personnages du coin aient la gentillesse insigne, on se rend à peine compte de leur générosité !, de s'adresser à eux.

    Qu'ils n'espèrent pas un poste quelconque ou une aide à l'embauche, ceux-ci sont réservés à la progéniture des confidents et des édiles locales : tel fiston aime les BD, il s'occupera de ça à la Médiathèque, tel autre va beaucoup au cinéma, il gère les dévédés et ainsi de suite ; c'est une hiérarchie que tout le monde admet sans jamais la reconnaître vraiment mais qui existe bel et bien.

     

    Il y a déjà six candidats en lice pour la mairie d'Evreux, des titans rappelons-le, préfecture de l'Eure souffrant de plusieurs complexes d'infériorité du fait de la proximité de trois métropoles régionales d'importance : Rouen, Paris et Caen, et il faut bien dire qu'il ne s'est jamais passé grand chose d'historiquement passionnant à Evreux, si l'on excepte une ou deux aristocrates qui y mettaient les pieds une fois de temps en temps pour se reposer du tumulte de la vie parisienne, aristos qui ont encore le droit à leurs noms de rues ce qui est là encore paradoxal dans une ville où chaque candidat déclaré s'affirme partisan de l'égalité, la fraternité, toussa....

     

    On a donc un coquelet national de l'UMP, Bruno Lemaire qui tente de rééditer l'exemple de Jean-Louis Debré (se faire élire chez les ploucs en attendant mieux au niveau du pays, par exemple un maroquin en 2017), et son adjoint local et caution ; Guy Lefranc, qui se tape la corvée des marchés à la place du chef, un rebelle de l'UMP, Jean-Pierre Nicolas, qui semble persuadé que porter des pantalons de couleur vive donne du charisme à qui en a peu, le maire sortant, Michel Champredon , notre Bertand Delanoé à nous, qui rêve d'une SMAC pour marquer de son empreinte son mandat, qui a lui aussi autant de charisme qu'un mormon dépressif atteint de paralysie faciale.

     

    Il y a aussi Rachid Mammeri dont on espère qu'il n'est pas seulement un alibi « issu de la diversité » pour rassembler le vote des « quartiers » d'Evreux, la Madeleine et Nétreville au premier tour, des « citoyens » qui proposent « d'oser la citoyenneté » menés par François Bouillon qui va encore le boire, et la liste de Thierry Desfrenes qui nous popose d'être vraiment à gauche, sans oublier Emmanuel Camoin pour le Front National lui aussi des plus charismatiques...

     

     

    La plupart tout comme leurs partisans se fichent bien au fond de ce qu'il pourrait apporter localement à la politique. Non, il s'agit de parachever un cursus logique en province où l'appartenance à telle ou telle catégorie sociale, dynastie départementale, et j'en passe implique d'accéder à un mandat politique pour asseoir son statut et celui de sa famille, maintenir sa bonne réputation, ce qui est fondamental à Evreux où le ragot insane et putride est roi.

     

    image tractage sur le marché d'Evreux, "paris normandie" du 17/09/2013

  • Sur la "liste noire"

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    censure.pngAmi lecteur, en me lisant, tu commets un acte séditieux, sache le, tu es un provocateur politique, subversif. L'heure est en effet très grave, j'ai appris, de source sûre, que mon blog était sur la « liste noire » des sites réputés nocifs de la Médiathèque et de la municipalité d’Évreux, et de Vernon !, des sites « malsains » voire « nauséabonds » que sais-je encore. ..

     

    Ce n'est pas du tout de la censure, pas du tout de l'intolérance caractérisée, et encore moins de la mesquinerie, ou de l'étroitesse d'esprit, il faut bien protéger les jeunes esprits. J'ai donc décidé de changer mon fusil d'épaule tant qu'il était encore temps, n'étant pas de taille à lutter ! (C'est une bonne leçon j'ai quand même la chance insigne de côtoyer régulièrement la responsable départementale pour « l’Égalité des Genres », j'aurais dû comprendre combien je m'égarais).

     

    Depuis que je l'ai appris, je tremble comme une feuille (interdit par la municipalité d’Évreux ! Quand même c'est pas rien !). Mon blog risquerait de troubler le débat politique à Évreux, le combat de Titans qui s'annonce pour les municipales entre Michel Champredon, le Bertrand Delanoé des bords de l'Iton, Guy Lefrancq, jeune coq, et Bruno Lemaire de l'UMP (qui a tout du joueur de badminton vous ne trouvez pas?), Emmanuel Camoin, du FN, de la trempe d'un Bastien-Thiry au moins, ou d'un Hélie de Saint-Marc, minimum, et Jean-Pierre Nicolas, de l'UMP aussi, le plus charismatique des cinq, un expert-comptable de choc.

     

    Et je n'ose sortir de chez moi sans me camoufler soigneusement depuis deux jours, on ne sait jamais. Je rase les murs, et dans chaque passant, je crois voir un agent de la DCRI (TM°). Hier soir, j'ai entendu « c'est lui ! » derrière moi, je me suis mis à courir, et me suis réfugié derrière une porte cochère la peur au ventre. Je croyais l'arrestation imminente, et déjà j'imaginais Alain Bauer à « C dans l'air », ce Panisse qui serait notable franc-maçon, se féliciter du travail d'enquête de la police sur les actes politiques subversifs dans notre beaux pays. Et moi j'étais derrière les barreaux d'une geôle infâme à regarder passer la parade de la « Fête de la Fraternité » de ma bonne ville d’Évreux !

     

    A tout hasard, je suis allé donner des gages de bonne conduite en participant hier à un « cercle de silence », qui était un triangle, sur la place de l’Hôtel de Ville, contre la guerre civile en Syrie (c'est très très efficace), j'ai repris un abonnement à « Télérama » et chaque matin je ris bruyamment, pour que le voisin entende, à la chronique de Sophia Aram sur « France atterre » qui est vraiment très drôle et « citoyenne » je vous assure. C'est important de rire en étant conscient des problèmes de développement durable et du commerce équitable.

     

    Bon, il me reste quelques scories de mon ancienne vie de séditieux je l'avoue, je n'ai pu m'empêcher de conseiller pour son émission télévisée qui vient de dévisser sous les 4% de dire une petite prière pour remonter, mais personne n'a fort heureusement entendu cette saillie. Comme tout mauvais sujet, la dérision est chez moi une seconde nature ne prenant pas grand-chose au sérieux en politique (enfin ça c'était avant, maintenant j'ai bien changé !)

     

    A la messe paroissiale j'ai applaudi des deux mains et tapé des pieds par terre lorsque comme intentions de prière, il fut question des chtits n'enfants africains et des dirigeants politiques à qui l'on demandait d'être plus soucieux de l'égalité des chances et des genres. J'ai aussi levé les mains en signe de grande joie apercevant le correspondant de « Golias » dans la cathédrale d’Évreux, mais rien n'y a fait, les regards restaient très soupçonneux.

     

    Je ne sais quoi faire...

     

    Ah ! Que n'ais-je été abonné au « Monde » plus tôt ! Que n'ais-je été aux spectacles de l'Odéon avant ! 

  • Hommage à un vrai militant de gauche

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    Hommage aussi sur Agoravox

    Bernard Bonnechère est mort, c'était une figure bien connue à gauche sur Évreux et dans l'Eure.

    photo prise dans Paris Normandie

    201104284db8b6203b4ec-0.jpgOn pouvait le croiser tôt le matin, en attendant le bus, car même retraité, Bernard n'en continuait pas moins à mener beaucoup d'activités afin de rendre service à la communauté. Il était toujours à l'écoute, toujours prêt à rendre service et à donner de son temps.

    Je l'ai rencontré pour ma part lors de mon propre « encartage » au PS juste avant les élections présidentielles de 2007. Il était passé depuis au « Parti de Gauche ».

    C'était un militant de gauche au sens noble du terme.

    A savoir, il ne l'était pas par posture, pour plaire aux filles, prendre l'attitude du pseudo-rebelle, se disculper d'être un petit bourgeois, et finalement ne pas avoir de réelles convictions. Ce n'était pas un militant de salon qui apprécie malgré tout le confort de la société hyper-libérale, un communiste en charentaises ou en « Burberry's » .

    C'était un « pur », un produit de la méritocratie républicaine à l'œuvre il y a quarante ans, qui ne fonctionne plus vraiment maintenant.

    Il avait travaillé dur pour s'accomplir et luttait pour que les plus jeunes aient les mêmes chances que lui car ses convictions faisaient de lui quelqu'un d'extrêmement généreux.

    Malgré la Corée du Nord, malgré Cuba, tu voulais y croire, tu ne voulais pas entendre parler de ces tyrans qui avaient perverti ton idéal.

    Bernard me rappelait monsieur L (il fut question de lui déjà ici)., retraité de la SNCF, au PCF depuis cinquante ans, qui avait encore les rêves de sa génération à l'esprit, qui croyait possible un monde meilleur, et qui pensait fermement qu'il suffisait d'aider un petit peu plus les êtres humains afin que ceux-ci partagent les richesses et ne sombrent pas dans l'avidité de l'hyper-consumérisme.

    Tous les 21 Janvier, monsieur L. levait les couleurs pour se souvenir de la mort de Lénine. Juste en face, un autre monsieur retraité faisait de même quant à lui pour commémorer l'exécution de Louis XVI. Leur amitié était sans failles, car ils étaient tous deux honnêtes et parfaitement sincères en sachant l'un et l'autre ce qu'ils pensaient.

    Et ils aimaient chez l'un et chez l'autre ce rêve d'idéaux plus élevés pour leurs semblables. Ils se rappelaient pourtant très bien de l'époque où ils se retrouvaient souvent face à face à se rentrer dedans parfois violemment.

    Bernard était dégoûté par l'iniquité et l'hypocrisie de la société actuelle, la précarisation progressive des salariés du public et du privé, et le dynamitage de ce qu'il reste de la classe moyenne.

    Il était révolté par le dé-tricotage du service public, à commencer par celui de l'Éducation Nationale, par celui de la poste. De jeunes militants le prenaient parfois pour un réac car il contestait aussi avec force la validité du pédagogisme et la pertinence des politiques mises en œuvre après « Mai 68 »

    Il était plus que scandalisé par les abus des lobbies divers et variés qui imposent leurs vues au pouvoir.

    De plus, il n'aimait pas du tout ces notables locaux ou pas qui jouent finalement leur carrière quand ils se présentent à une élection plutôt que de songer ne serait-ce qu'une minute au bien commun, et se satisfont de l'évolution de la société telle qu'elle est.

    Il n'y a plus beaucoup de militants comme Bernard, la plupart sont maintenant de gauche mais pour une gauche sociétale, ils se sont fait au consumérisme et ne voient pas pourquoi ils devraient s'en passer au fond, se contentant de quelques aménagements « équitables » ou de quelques belles formules sur le Développement Durable, sans remettre en cause beaucoup plus.

    Bernard croyait sincèrement que l'idéologie socialiste pouvait faire de ce monde un monde meilleur, pour combattre la pauvreté.

    revolution1848.jpg

    tableau pris ici

    Et il ne serait jamais allé voter en « consommateur », piochant ce qui l'arrangeait et s'en contentant.

    Cela va paraître contradictoire, cet hommage d'un type plutôt de droite, et catholique, mais finalement, nous partagions au fond les mêmes détestations, devant l'indigence du spectacle offert par la vie politique nationale et régionale, se limitant à des discussions sur des questions cosmétiques (voire sur des méthodes de pressing) pour beaucoup, à l'exaltation de révolutions faites par d'autres, à des grands mots, nous détestions tout autant l'individualisme profondément marqué de notre temps, l'égoïsme dans lequel menace de tomber notre pays.

    Repose en paix Bernard...

    Au moins ne seras-tu pas obligé de soutenir DSK comme tu l'aurais fait par discipline républicaine mais à contrecœur...

  • "Est-ce que t'es du coin ?"

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    Le même article sur Agoravox

    Très longtemps, je me suis demandé pourquoi j'avais tant de mal à apprécier ma bonne ville d'Évreux, j'ai toujours beaucoup de mal, et ses habitants, itou. Je me voyais comme un grand poète perdu au milieu de nulle part, l'albatros de Baudelaire, un inadapté génial à la manière d'Ignatius Reilly. Comme sentiment c'était confortable, flatteur et sympathique, seulement...

    millet-homme-houe.jpgJe n'y étais pas du tout, mais alors pas du tout, je n'étais pas du coin, c'est tout. Et je ne serai jamais du coin, passerais-je encore quarante ans à Évreux. De plus je porte comme un signe de honte à mon front le fait que je suis également un « parisien », un vrai encore en plus puisque je suis né à Paris (à Évreux, « Paris » commence à la sortie de la ville comme je l'ai déjà dit).

    J'ai souvent eu la tentation de généraliser sur la province mais c'était une grosse erreur car dans d'autres régions de France, l'accueil sera beaucoup plus facile, comme dans le Nord par exemple, ou en Touraine, et dans la plupart des villes dans laquelle il y a un brassage de populations. Les petites villes, ou les villes moyennes, coincées entre deux métropoles importantes, complexées à mort par leur situation, sont toutes comme Évreux, repliées sur elle-même, lâchant de temps à autre deux ou trois initiatives bidons pour les « djeuns » les « jeûûnes » en alibi, et se remplissant progressivement d'habitants du coin de plus en plus vieux, avec leurs habitudes bien précises, leurs horaires et leurs préjugés gros comme les Alpes.

    Certains de ces jeunes ont également pris à leur compte la plupart de ces préjugés, certains allant jusqu'à chercher la bagarre de village à village, utilisant Internet pour cela. D'autres en souffrent, ceux qui se font constamment harceler car trop différents, il suffit qu'ils ouvrent un bouquin de temps à autre pour être considéré comme « horsain ».

    Mais si c'est drôle dans « La guerre des boutons », ça l'est moins dans le monde réel...

    On aime bien ces habitudes que l'on s'imagine séculaires et immuables, le café, le restaurant du ouikende, les fêtes « typiques » (qui se limitent dans l'Eure à des « foire à tout » et autres vide-greniers). Je ne serai pas opposé à toutes ces habitudes selon cette définition : Common decency : « sentiment intuitif des choses qui ne doivent pas se faire, non seulement si l'on veut rester digne de sa propre humanité, mais surtout si l'on cherche à maintenir les conditions d'une existence quotidienne véritablement commune », dans l'essai de Jean Claude Michea, Impasse Adam Smith, qui vient d'être réédité en collection de poche chez Champs Flammarion (numéro 713). J'ai emprunté la définition sur ce blog dans cet excellent article.

    Mais bien souvent elles sont maintenues, ce qu'il en reste du moins, pour rejeter l'autre et rester entre « gens du coin ».

    Voilà pourquoi le discours sur le racisme et la xénophobie quand il est surtout empreint de mièvrerie, sur le « Care », les sermons de civisme de Guaino ou Guéant, ou d'autres, sont nuls et non avenus car ils oublient que le lien communautaire a été durablement détruit et que l'étranger c'est toujours celui du village d'à côté, rien n'ayant vraiment changé sur ce point.

    Sur un horsain connu de Normandie, le père Alexandre

    note : Il racontait chaque soir des anecdotes amusantes et douce-amères sur la région sur France 3 il y a déjà quelques années, ses livres sont plus sombres et peut-être un rien désabusés, ce qui gâche leur lecture...

  • Après Thiberville, la cristallisation des conflits

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    En pensant au curé de Thiberville soutenu par tous les élus autour de sa paroisse, dont la plupart de gauche, c'est Peppone qui s'allie à Don Camillo.

    foulon.jpgQuand l'imbécile n'a plus rien à dire, il insulte, l'interlocuteur est un nazi, un facho, un réac. Et il attaque sur le physique, la maigreur, la grosseur, et j'en passe, juste avant de passer à la menace comme je viens encore de le constater par des commentaires de ce blog. Il est persuadé d'avoir le droit, la liberté, la sagesse, la paix universelle de son côté, il combat la morale et le moralisme mais moralise quant à lui à outrance. Ou alors il s'en fout et se range du côté des plus puissants, de ceux qui ont le pouvoir. Il veut la démocratie mais qu'elle aille dans le sens qu'il prône, il trouve que le peuple est beau et bon quand il pense comme lui, sinon c'est un ramassis de franchouillards ploucs.

    Ce qui s'est passé à Thiberville en est une bonne illustration. Ce matin, nous venons d'avoir la lettre de l'évêque d'Évreux. Alors, certes, ce n'est pas beau une foule qui insulte un individu ou qui le hue, mais comme le dit le proverbe, « qui sème le vent récolte la tempête ». Et ceux qui voulaient de la démocratie dans l'Église sont donc servis. Pourquoi pleurer, se demande-t-on ? Il se place uniquement sur le plan d'une réorganisation administrative des paroisses, et seulement là-dessus, il n'est pas question de spirituel ou autre chose, il est surtout question de préoccupations sociologiques très ponctuelles, dans l'air du temps, à l'inverse de l'idéal prôné par Benoît XVI, il est aussi question du rôle des laïcs, amenés dans leur esprit, à remplacer tout ou partie des prêtres. Et bien sûr à la fin, il nous dit que Dieu est avec lui. Moi, je ne sais pas si Dieu est avec moi, mais on peut reconnaître un arbre à ses fruits. Il a bien sûr recueilli quelques témoignages, selon lui, le soutenant, il est donc le seul dans le vrai.

    Il y a bien il est vrai une paroisse totalement en accord avec monseigneur Nourrichard, c'est la cathédrale d'Évreux...

    De messe en messe, l'assistance y est de plus en plus clairsemée, à de rares exceptions, l'équipe d'animation ou les prêtres l'animant ne parlent qu'entre eux, entre phares de progrès, et ne disent même pas bonjour, la personne fût-elle présente chaque dimanche depuis une dizaine d'années. On ne se fréquente qu'entre représentants du même milieu aisé, ou du même club (Rotary etc...), car au bout du compte rien n'a changé quant aux prétentions des plus bourgeois. On y tente des liturgies de plus en plus démagogiques, comme remplacer la musique religieuse par des chansons populaires, mais ça non plus, ça ne fonctionne pas.

    Evreux_chemin_Paques_1OK-2eb2d.jpgOn se trahit quand même en invitant le diocèse à une journée d'animation « festive », c'est eux qui le disent, qui permettra de s'auto-congratuler, et quand même pour la forme, à la fin, on célèbre quand même une messe (en tout petit en bas de la joyeuse carte postale montrant un aréopage de personnes d'âge mur en anorak mauve ou violet).

    Je pense quant à moi que ce qui est attaqué là-dedans, en creux, c'est le discours du Pape actuel, assimilé à un nazi par ses adversaires ce qui montre leur bassesse. La majorité voudrait pouvoir continuer à jouir du présent, à se laisser aller à leur hédonisme narcissique sans se sentir coupable, d'autres aimeraient bien une religion catholique qui ressemble à un immense supermarché, où l'on choisisse tel ou tel produit à droite à gauche sans contraintes et sans se poser de questions inutiles, et surtout en se laissant aller, le tout lié de manière surprenante à une docilité sans failles pour les pires diktats d'apparence ou de pensée.

  • Les petites villes de province en été – chronique célinienne

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    La petite province m'emmerde...

    Pernes_078.JPGIl paraît que c'est célinien de dire ça, je ne sais pas, peu importe ; j'ai horreur des petites villes de province en été, des sous-préfectures rances où le ragot et la calomnie sont deux des sports les plus populaires. On y est complexé, mal dans sa peau, parce que l'on n'est jamais sorti de son trou excepté pendant les vacances, mais on est toujours finalement rassuré de rentrer chez soi où « c'est mieux qu'ailleurs parce qu'ailleurs c'est pas chez soi, n'est-ce pas », qu'on sait bien que l'on a un manque dans sa vie mais on ne veut pas trop se l'avouer. Le maire fait-il installer des fauteuils transat et des chaises un peu comme à Paris que l'on n'aime pas ça, on se sent un peu emprunté devant l'installation, on n'ose pas s'asseoir, on est comme le métayer qui tripotait sa casquette devant le meussieur de la ville qui possédait sa ferme, et pour justifier son mal dans sa peau on trouve que ça coûte cher, on râle, on peste, on ricane finalement assez misérablement, et puis, on porte ce que l'on croit être le coup fatal, et puis à Paris, c'est pour les « pédés » ces trucs là ! Nous on n'est pas « pédés » (le provincial des petits bleds tient beaucoup à sa virilité). Un type s'y installe-t-il pour bouquiner qu'on le regarde de travers le « prétenssieux » qui lit. Le livre intimide, on en ouvre jamais parce que l'on a peur d'être ridicule et du « qu'en dira-t-on ».

    les-vamps-2.jpgOn raffole des ragots, des méchancetés, c'est un peu comme une vengeance sur sa propre médiocrité, de la commère rance qui sait bien qu'elle est moche et grosse, et qu'elle manque absolument de distinction et de classe qui dit du mal de toutes les femmes qui en ont même un tout petit peu plus qu'elle. Il n'y a pas de téléphone arabe à proprement parler mais son équivalent rural, on veut tout savoir de celui qui passe dans la rue et que l'on ne connaît pas, que l'on ne veut pas connaître car « il n'est pas comme nous ». Sans parler des « parisiens » ou supposés que l'on accuse de toutes les tares ou presque, par complexes, on en a un peu la trouille en fait, paradoxalement, cela n'empêche pas de s'écraser comme une fiente devant tel ou tel notable, médecin, dentiste, pharmacien, ou autre profession donnant presque instantanément droit à un ticket d'entrée pour le Rotary qui ont les véhicules et baraques correspondant à ce qu'ils estiment être leur standing. On fait mine de s'en moquer du Rotary, on fantasme des conspirations dessus mais on aimerait bien en faire partie. A la messe, on trouve ça normal que les membres de ce club de notables locaux soient au premier rang, tout comme pendant les réjouissances municipales. Les enfants ont les préjugés des parents ; passés dix ans c'est beaucoup plus difficile pour les faire changer un peu d'avis quant à leurs préjugés. En province, dans ce genre de petites villes, on aime bien la consanguinité totale, je dirais que souvent ça se voit. Et on se trouve tellement plus authentique que les "parisiens"...

    iton-riviere-situee-departement-eure-balades-photographiques_140734.jpgIl y a quelques années, en allant prendre le courrier, j'étais tombé sur un type qui distribuait le bulletin de la paroisse de la petite ville que j'habite. Je le voyais tous les dimanches ou presque car il donnait et donne encore la communion. La plaquette qu'il distribuait proclamait que l'on est tous frères, que l'accueil c'est fondamental, et que c'est bô en plusse. Je lui serrai la main, il me tendit un appendice mou et un peu moite. Il avait le regard exact du lapin de Garenne coincé dans un collet de braconnier, il ne savait pas quoi trop dire, faire de ses mains. Il repartit sans demander son reste. Je compris plus tard qu'il était fébrile du fait de commérages stupides sur mon compte mais pas seulement, mais auxquels il ajoutait foi, son laïus sur l'accueil et le reste étant finalement une sorte de gros pipotage finalement. C'est ça la province, comme cet homme travaillant dans une administration dans une petite ville du département, souffrant d'une dépigmentation de la peau il était réputé sidéen, personne ne lui serrait la main et les bécasses bureaucratiques avec qui il travaillait ne lui faisait jamais la bise (ça lui évitait d'entendre le traditionnel « moi c'est quatre » agrémenté d'un rire peu naturel).

    Ci-dessous des commères plus vraies que nature (ils me semblent que dans la vie elles sont pire cependant)

  • Le blues et l'irresponsabilité - les militants PS après les européennes

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    562590_10341965-o.gifJe viens de lire cet article concernant "le blues" des militants PS. Et je pense qu'il faudrait vraiment commencer à se poser les bonnes questions.

    Sur le plan des politiques d'harmonisation des budgets nationaux européens, PS et UMP, et Modem, et Europe Écologie, partagent plus ou moins la même vision qui tient du monétarisme économique : des taux d'intérêts très élevés, une politique de réduction drastique des dépenses publiques (rappelons qu'elle a commencé avec le gouvernement Jospin et la Loi d'Orientation Loi de Finances), quitte à privatiser Éducation ou transports ferroviaires, ou Poste. Cela c'est ce qui est en train d'arriver. Sans parler de la laïcité complètement mise à mal, et là il faudrait faire des compromis inacceptables avec des coutumes qui nient la liberté des femmes, ou de l'individu ? Tout en niant le danger ?

    Qu'est-ce que l'on propose là-dessus ? Rien de tangible.

    Pourtant la politique monétariste n'est pas une seconde une fatalité, elle a même prouvé son inefficacité. Ce n'est pas grave, on laisse tout recommencer comme avant le début de la Crise sans protester. Alors que c'est là qu'il aurait fallu se manifester.

    Cette politique n'a aucune incidence pour les plus riches, de la classe moyenne supérieure aux bénéficiares de "stock-options" grasses et bien juteuses. Par contre, elle paupérise la classe moyenne inférieure et tous les précaires un peu plus chaque jour. Il n'y aura bientôt plus de classe intermédiaire. Or, la précarité n'est pas le thème principal des discussions au PS. Il en est qui veulent réfléchir sur des grands thèmes, à la manière du philosophe de comptoir entre la poire et le fromage, ils veulent que l'on prenne du temps, alors qu'il y a urgence sociale ; il y a ceux qui votent ce qu'ils veulent sans réfléchir aux conséquences, agissant en consommateurs, d'autres qui votent UMP sans le dire car pourquoi voter pour la copie ? On ne fait que s'opposer qu'à une personne (Chouchou Ier talonnettes) mais pas assez au fond, à ses idées, car d'aucuns parmi les dirigeants du PS les partagent en fait. Voilà le hic.

    La précarité tangible, concrète, réelle, quotidienne est-elle le point principal du programme du PS ? Non.

    Pourquoi donc ? Il y a des militants qui en parlent un peu comme ces riverains du Canal Saint Martin qui les premiers temps trouvaient ça sympa les tentes Quechua puis finalement au bout de trois semaines ont eu le réflexe égoïste ou petit-bourgeois d'appeler les flics, car la pauvreté en parler ne fait pas de mal mais s'y confronter est plus dur. Il y a aussi ceux qui s'en foutent, clairement, et sans s'en cacher.

    Quant à moi j'aime beaucoup les beaux discours bien tournés, mais maintenant, je voudrais plutôt du concret....

  • Un peu de politique locale (suite) – centre-ville piétonnier encore

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    RTEmagicC_01_cathedrale-_photo_ot_Evreux.jpg.jpgSamedi matin, j'ai vu dans les rues d'Évreux des affiches appelant les ébroïciens à se rendre à une réunion publique le 11 avril au Mata Hari à 11 heures pour débattre de la question de la présence des voitures en centre-ville. Je ne sais pas s'il y a un lien de cause à effet entre mon précédent texte et cette décision (mon ego démesuré m'assure que oui bien sûr) mais je suis content que l'idée fasse son chemin et soit mise en débat. Toutes les villes qui sont étudiantes, qui ont eu le courage d'aller parfois contre la volonté des commerçants (qui comprennent ensuite qu'ils se trompaient quant aux résultats) ont vu leur centre retrouver un dynamisme perdu et surtout une convivialité bénéfique. Le cœur des villes qui développent les zones piétonnes redevient vraiment le centre-ville. Certains se demandent ensuite comment ils ont fait pour vivre sans. Par contre, s'il y en a qui préfèrent être empuantis, pollués et aliénés par le bruit, je n'irai pas contre leurs désirs en essayant de les convaincre du contraire. Il y en a pourtant marre des pétarades de l'imbécile boutonneux qui croit assurer en même temps sa dignité, ou des grondements de moteur de l'abruti post-prostatique qui laisse de temps sa monstrueuse bagnole substitut de pénis évident aux mains d'une blondinette trophée.

  • Délit de sale gueule à Evreux - encore un peu de politique locale qui intéressera tout le monde

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    D5990.jpgTout à l'heure, je vais faire quelques courses dans une des supérettes d'une place du centre-ville d'Evreux, de celles qui sont ouvertes tard. Le charmant commerçant rougeaud qui m'accueille me demande de laisser mon sac à dos à la caisse. C'est la première fois qu'on me le demande dans cet endroit mais je m'éxécute quand même. Quand je reviens à la caisse, je m'aperçois que je suis le seul à qui la bouture de milicien qui tient le commerce a demandé de laisser le sac. D'autres clients derrière moi, dans le magasin, se baladent avec leurs musettes, sacs à provision et autres carnier, poche, cartable, sacoche, sachet, gibecière, serviette, besace, musette, bissac, havresac, bourse et j'en passe. Je demande à l'aimable épicier ce qui justifie que je sois le seul gros gâté, je suggère que c'est à cause de mon aimable minois. Il me répond de très mauvaise foi qu'il fait son boulot et qu'il demande à tout le monde, ce qui est faux manifestement et objectivement. Le taquin grossiste, juste avant, venait de compter ses pièces de monnaie de 2 et de 5 centimes sous mon nez. Serait-ce donc parce ce fripon revendeur de tout et de rien m'aurait vu distribué des tracts politiques qui ne lui ont pas plu ? Est-ce parce que ma tête ne lui revenait pas ? Je ne sais pas. Et peu importe. Mais je conseille d'éviter son échoppe très facile à situer dans notre bonne ville d'Evreux.

    Ce doit être ça un français de la France d'après...

  • Un peu de politique locale (qui concerne tout le monde finalement) : les trains Paris-Evreux-Caen

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    TER2-c936e.jpgCe matin, des jeunes femmes distribuaient devant la gare d'Evreux des courriers de doléance à envoyer à la mairie d'Evreux concernant les problèmes liés à la ligne Paris-Evreux-Caen. Bonne initiative. Dans le même temps, le train de 7h39 en direction de Saint Lazare arrivait avec cinq minutes de retard, ainsi qu'une fois sur trois, et le train de 7h40 vers Caen, idem, ce qui est pour cette ligne et cette horaire quasiment quotidien, ce train n'étant quasiment jamais à l'heure. Je me suis donc dit qu'en plus d'exposer les problèmes sur ce courrier, il serait intéressant d'en parler ici aussi.

    Les voyageurs ne sont que rarement informés des causes de ces retards, ou alors de manière fantaisiste, on invoque un mouvement social, fini depuis une semaine, le verglas, la chaleur, la pluie, la neige, toutes choses extraordinaires en France il est vrai. Pourtant, les trois quart des personnes prenant la ligne à cette heure là sont des travailleurs dits "pendulaires" qui payent rubis sur l'ongle leurs abonnements. Il faut dire que la rentabilité à tout prix est devenue la norme et que des trains antédiluviens sont encore en service sur cette ligne, des wagons parfois non chauffés en hiver sans parler du train partant d'Evreux pour Paris à 18h20 le vendredi, toujours bondé, personnes n'ayant semblé comprendre qu'il faudrait peu-être rajouter deux ou trois voitures au train.

    Et il n'est pas posssible de rester à Paris après 21 heures, ou à Caen après 19 heures, le voyageur malchanceux ne pourra pas rentrer après un théâtre ou un cinéma.

    Manque de bon sens peut-être ?

    Ce n'est cependant pas qu'une question de moyens. Les TGV sont favorisés aux "petites" lignes régionales, et le train n'est plus considéré depuis longtemps comme un service public.

  • Place piétonne à Evreux - un peu de politique locale

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    D6000.jpgA Evreux n'existe pas de lieu commun pour tous les ébroïciens, d'endroit repère où ils puissent se retrouver. Cette bonne ville vit de plus prise entre Rouen, capitale haute normande, et Caen, capitale basse normande, et Paris pour laquelle comme dans toutes les villes moyennes de province les habitants éprouvent un complexe d'infériorité tenace. Evreux se replie peu à peu sur elle-même, sans grande ambition, autre que celle de continuer à croire qu'elle reste une ville coquette et calme loin du fracas des grandes villes (un habitant des grandes villes est forcément stressé, prétentieux etc...). Une place piétonne ne serait pas la panacée, bien sûr, mais ce serait un début pour développer une synergie municipale. Et pour cette place piétonne, rien de mieux que la place de l'Hotel de ville. Car il y en a marre de devoir prendre un pot au bord de l'Iton en étant forcé de respirer les odeurs d'essence ou de supporter le bruit des moteurs divers dont ceux des 4X4 des aventuriers de centre-ville ou des 2-roues montés par des djeuns et moins djeuns décérébrés qui ont besoin de compenser leur microcéphalie par une pollution sonore ou motorisée. Un peu de marche ne leur ferait pas de mal. On pourrait enfin apprécier la promenade au bord de la petite rivière qui traverse la ville et les populations de s'ouvrir un peu plus les unes aux autres (cela mettrait fin aux préjugés des uns sur les autres). Cela me semble une idée de bon sens bien plus efficace que tous les discours sur l'intégration et le "vivrensemble".

  • Micro et macrocosme au PS

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    1919462165_small_1.jpgFinalement la situation au PS est la même aussi bien qu'à Evreux qu'au niveau national : une candidate charismatique capable de remporter les élections, capable de rassembler, est désavouée pour son manque de dogmatisme, que ce soit Ségolène Royal ou Anne Mansouret. Ségolène au fond, je crois savoir ce que d'aucuns lui reprochent : elle a édicté des lois pour protéger les enfant de la pornographie, elle est partisane d'une politique familiale et a un point de vue politique où la morale dite traditionnelle tient une large part. De plus, elle ne cache pas sa foi chrétienne, sur laquelle néanmoins elle reste quand même discrète. Je n'ai d'ailleurs jamais compris ce rejet absolu, cette haine de la famille de la part de certains militants de gôche, qui se comportent sur tous ses sujets en ayatollahs beaucoup plus qu'en émules de Voltaire. Personnellement, du strict point de vue de la liberté personnelle et du libre-arbitre, si je ne vois pas d'argumentssegolene_royal.jpg s'opposant à ce que des personnes changent souvent de partenaires, si ce sont des adultes consentants, elles ont aussi la totale liberté de se marier, d'avoir des enfants et d'être fidèles. Et pour beaucoup c'est là que le bât blesse chez Ségolène. On peut penser ce que l'on veut, mais la morale traditionnelle, ça, ça passe pas.

    Ce que l'on reproche à Anne Mansouret (voir en haut à gauche) à Evreux, c'est de ne pas avoir sa carte de chrétienne de gauche, de ne pas avoir son abonnement à "Télérama" ou dans un théâtre subventionné (dans les pièces subventionnées les acteurs se déloquent complètement à mi-parcours pour que le bourgeois "ait l'impression d'être un peu l'homme du XXème siècle") et de ne pas être assez dogmatique, de ne pas respecter assez les textes des Pères Fondateurs, de s'habiller avec élégance (une militante ça doit être moche et faire la gueule je suppose). J'en conclus donc que les militants PS d'Evreux comme au niveau national préfèrent perdre les élections plutôt que de lutter efficacement contre une politique qui détricote le service public, 11300 emplois supprimés dans l'Éducation Nationale, qui favorise la précarité et persiste dans une voie ultra-libérale qui a montré clairement son irresponsabilité. J'en conclus aussi que pour ces militants la justice sociale n'est pas une préoccupation mais un paravent confortable pour masquer son individualisme.

     

  • Sans-abri chassé au petit jour - ça se passe à Evreux

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    arehn_01927.jpg

    A l'intention des lecteurs qui ne sont pas normands, je précise qu'Evreux est la préfecture de l'Eure, à 100 kilomètres de Paris, et que l'on y souffre politiquement de deux problèmes : le repli sur soi, le complexe vis-à-vis de Paris...

    Tous les samedis, à l'entrée du marché, j'emprunte comme d'autres le petit passage (du même nom) qui fait la jonction entre la rue et la place où s'installe les marchands de fruiits et légumes entre autres choses délectables, j'y croise un sans-abri avec qui j'ai fini par discuter au moins un petit peu quand je le vois. Il est discret, il n'a pas l'air de trop picoler, excepté de temps à autre un ou deux gorgeons de rosé quand il fait un peu trop froid, mais il n'est jamais ivre, et jamais agressif et son hygiène est aussi bonne que quelqu'un comme lui peut se permettre. Pour lui, je suis "le petit monsieur du samedi". Et en discutant avec lui, j'ai compris qu'il avait tout à fait conscience de sa situation, de la honte qu'il subit et du regard des braves gens. Ce matin, à 7 heures, la police municipale lui a demandé de dégager parce que sinon il serait embarqué par la police nationale. Ils lui ont dit d'aller dans un lieu d'hébergement d'urgence, le genre où les personnes, j'insiste sur le mot, sont traitées en animaux. Des habitants, dont certains ont "des valeurs de gôche mais que bon...faut pas déconner non plus" se sont plaints que ce sans-abri gêne leurs moments de détente quand ils vont au marché et qu'il n'aille pas avec le côté pittoresque d'un petit marché de province. C'est vrai, les pauvres ça dépare la vue quand on veut se détendre. Je compatis. Les pôvres gens !

    Je n'ose croire que parmi les gens qui ont demandé l'intervention de la police municipale il y ait des électeurs de gôche dont les valeurs (de gôche) sont la base du programme de la nouvelle équipe à la mairie. Je dois dire que "le petit monsieur du samedi" con-chie ces abrutis sans coeur, ces petits bourgeois sans âme pour qui la vue d'UN seul pauvre est insupportable même quand ils ont des "valeurs de gôche".

  • Les langues régionales en débat

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    1604533217.JPGCe matin, sur ma radio préférée, j'entend un débat sur les langues régionales. Des z-auditeurs appellent dont une qui  nous dit que l'alsacien se perd à cause des mariages, elle n'ose pas dire mixtes, entre "alsaciens et non alsaciens", un autre prétend que ça aidera à l'apréhension des langues étrangères, et enfin un bon monsieur prétend que le provençal est la deuxième langue vivante de France, un marseillais, il faut dire. Personellement, je n'ai rien contre les langues régionales, bien au contraire, c'est un patrimoine, mais pas quand ce patrimoine devrait encourager à se replier sur soi et sur la nostalgie d'un passé "plus simple, plus facile, plus humain", le genre de clichés pénibles qui donne envie de coller quelques coups de pieds au cul à ceux qui les énonçent, la conscience humaine étant tout aussi pitoyable en ces temps plus "simples" ; comme si il était impossible de reconstruire cette communauté d'âme aujourd'hui sur autre chose que des souvenirs, ou bien à réécrire l'histoire et implanter des collèges "Diwan" (apprenant le breton) dans des villes où on ne l'a jamais parlé. Il faut dire que le régionalisme, corse en particulier, n'est que la manifestation d'une allophobie inavouée ou pas, voir les graffitis nauséabonds "arabi fora" (les arabes dehors) qui polluent un peu partout sur l'Ile de Beauté. Je préfère quand le régionalisme accueille l'autre, qu'il est prêt à faire du "horsain" un des siens, comme Dany Boon, fils de kabyles, dans Ch'Nord, par exemple. A l'inverse, il est d'autres villes ou régions où il faut trois ou quatre générations pour être "du pays", comme dans l'Eure.

  • Une dentiste de progrès...

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    2135580628.JPGDans une petite ville, tout finit par se savoir, à commencer par les injustices que des personnes abjectes font subir aux plus faibles en s'imaginant que personne ne sera jamais au courant. Une bonne dame avait un abcès, elle alla voir son ancienne dentiste qui refusa de la recevoir car elle était maintenant soumise à la CMU. En effet, son mari avait foutu le camp avec plus jeune que lui et qu'elle, du genre d'épouse que l'on trouve sur catalogue en provenance de l'Est, docile tant qu'il y a un portefeuille bien garni, elle se retrouvait donc sans rien. La praticienne, habituée à se courber devant plus puissant, refusa de la soigner arguant qu'elle gagnerait mieux sa vie à "faire le ménage chez elle", je cite avec des pincettes. Elle en rajouta une couche en affirmant qu'en plus on ne la prendrait pas plus chez le dentiste mutualiste. Elle est pourtant connue pour être une femme de progrès, de partage et d'égalité, pour les autres. Comme quoi, le problème de notre société est dans cette rupture du lien communautaire. Les petits bourgeois, fussent-ils libéraux ou radicaux voire grenouilles de bénitier, n'en ont rien à foutre de ce lien, tant qu'ils continuent à profiter de leur magot et qu'ils puissent continuer à sacrifier au "dieu Nombril" (le leur s'entend). Cette dame aurait pu porter plainte contre la dentiste, elle ne l'a pas fait car ressentant cette honte que les privilégiés lui imposent, et ainsi sont les humbles, ils ont peur de trop demander. La dentiste ne doit pas même se rendre compte de la contradiction entre ses opinions affichées et son comportement, elle le dit, elle est progressiste...

    Par contre, je me demande ce qui arrivera si les exclus, un jour, se mettent réellement en colère et qu'ils en ont marre des belles paroles d'Évangile, du petit livre rouge ou du "Capital" ?

  • Le parking géant d'Evreux - Un peu de politique locale...

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    b70df5d99305000cfee92014ba17d2a8.jpgEn passant devant le chantier du parking géant décidé par l'administration municipale actuelle qui est UMP , qui sera certainement terminé avant les élections, l'automobiliste compulsif étant malheureusement un électeur aussi, parking situé derrière l'hotel de ville d'Évreux, j'entend plusieurs passants s'extasier sur le fait que "ce sera plus pratique" pour se garer. Toute personne qui critique ce chantier est aussitôt considèrée comme un de ces "parisiens écolo" (Paris commence à la sortie d'Evreux pour quelques uns) qui font rien que de dire du mal des provinciaux. C'est un non-sens, car rappelons que c'est en province justement que plusieurs municipalités, à commencer par la Rochelle, ou Rouen, ont inauguré la création de quartiers piétonniers, le développement de tramways et des transports collectifs, étrangement à Evreux il y a moins de bus le samedi, la location de bicyclettes à la journée, à Lyon entre autres. il s'agit aussi de prévoir l'avenir et de voir plus loin que le bout de son nez, du pétrole, il y en aura de moins en moins, il faudra bien s'adapter. En notre belle cité, on construit des parkings, c'est un point de vue mais dîtes ? C'est ça la rupture ?

     

  • Le pétrole nous pompe encore...

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    996f19b851eafd5325d883899f5b8e14.gifMondieumondieumondieu, le pétrole augmente encore et le prix se répercute encore à la pompe, bien que tout le monde ignore que l'on paye surtout la TIPP (Taxe d'importation des produits pétroliers) au gouvernement en faisant le plein mais ça, ça interpelle "l'homme de la rue" "quelque part" qui se précipite comme on l'a vu pour aller remplir aussi sec le réservoir de sa bagnole. Tout cela va devenir du luxe et comme le dit Christine Lagarde qui est d'une compétence frisant le sublime, "il va falloir s'habituer au pétrole cher" et "à marcher". Étant donné que tous les gouvernements, la plupart des mairies ont basé l'urbanisation sur la voiture, comme dans ma bonne ville d'Evreux où le maire fait construire un parking géant -oh bonheur des 4X4- derrière sa mairie au lieu de laisser le centre-ville respirer, négligeant les transports en commun, détruisant même souvent les infrastructures existantes, les politiques, caressant dans le sens du poil les automobilistes acharnés, les propriétaires de beaux et grands jouets tout terrain, le bon peuple de la voiture, et les pétroliers, ne veulent pas prendre de décisions à long terme, dont beaucoup seraient impopulaires. Beaucoup se disaient : "quand ça -le pire- arrivera, je serai mort". Dommage.

  • Agacements et plus si affinités - article de Gérard Silighini

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    On est à peine surpris de l'attitude de monsieur Lepinteur, il fallait s'y attendre somme toute. Je suis en plein accord avec la fin de l'article de Gérard... 

    efde4f4954fd0cfd4c6d4d0957dd9ea6.jpgQuand Ollivier Lepinteur s'affiche devant la presse avec monsieur Nicolas dont il nous disait il y a peu qu'il 'était  le degré en dessous de zéro de la politique municipale et que lui était le meilleur candidat pour le battre, cela m'agace.
    Quand il ajoute qu'il ne se renie pas et qu'il vient défendre ses valeurs socialistes au sein d'une municipalité UMP, cela m'amuse...
    Est-il si certain que celà qu'elle soit renouvelée l'uèmepique municipalité ?

    Quand 33 adhérents socialistes viennent voter pour le candidat qui partirait en guerre aux cantonales contre "l'affreux" Champredon, cela m'agace aussi ... 
    Comme si l'adversaire ce n'était pas l'Uèmepique Coumba Aidara et Champredon, conseiller général socialiste sortant, le mieux placé pour la battre...
     Et puis, 35 adhérents votants au total, cela manque de panache !
    Où sont passés tous les autres ?

    Mais quand on déroule le tapis rouge pour un dictateur, quand on lui vend des armes et que l'on estime que dix milliards, cela vaut bien de s'asseoir sur les valeurs fondamentales de notre République, sur des valeurs pour lesquelles des milliers de femmes et d'hommes ont donné leur vie, cela m'écoeure et me révolte...
    Quand le ministre de la défense justifie en outre cette vente d'armes en prétendant qu'il faut accompagner le dictateur dans sa rédemption, cela m'atterre.

    Je n'ai plus envie alors de parler d'autre chose et j'en oublie les mesquineries politiciennes qui parasitent les municipales à Evreux.

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  • L'Eure quatre-vingt seizième sur quatre-vingt seize

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    9fd8103e409b8a3171472aff66b1b955.jpgJ'ai lu la semaine dernière un sondage sur la qualité de vie pour les seniors, qu'ils soient "boomers" ou pas, mais aussi les autres, dans l'"Express". Sur 96 départements répertoriés, que ce soit pour les équipements, la convivialité, le bon air et le calme, l'Eure est bonne dernière. J'ai vérifié deux fois pour être sûr que ce n'était pas une erreur mais le classement était bien encore aussi vexant. C'est plutôt injuste car, par exemple, la mairie d'Evreux construit un parking souterrain géant derrière l'Hotel de ville, au lieu de faire comme les municipalités qui libère le centre des voitures et développe les transports urbains, allant pour certaines jusqu'à la gratuité. Avec des gestionnaires comme cela, il n'est pas étonnant que personne ne songe à développer une vraie place de centre-ville, agora pour tous, un vrai quartier piéton, mais là certains commerçants qui ne sont pas la moitié d'imbéciles ont râlé par peur de perdre des clients alors qu'ils en auraient gagné.

    3a5f294d54007d1098710fd5fbde507f.jpgIl en est pour parler de critères  HQE (pas Hache, cul, oeufs, Ah, ah, ah, suis-je spirituel mais Haute Qualité Environnement). D'accord, mais avant il serait bon de développer des idées de bon sens de toutes façons moins coûteuses. Les transports eurois sont également très pratiques, puisqu'il n'y a plus de train de Paris à Evreux (et l'Eure) après 22 heures, ce qui empêche d'aller au spectacle dans la capitale ou d'y dîner, les horaires des cars qui compensent la fermeture des petites lignes ferroviaires sont faits en fonction des chauffeurs et non des voyageurs. Il y en a tellement peu que beaucoup préfèrent prendre leur voiture avec une préférence, semble-t-il, pour les 4X4 à vitres fumées de dignitaire pétrolier. Les espaces verts, comme à Evreux, sont souvent clos et réservés à des hauts fonctionnaires comme le jardin de la préfecture, fermé au public, dans le centre-ville de la métropole euroise ce qui est désolant.

    629e0da2ea3e6d0a85b5970ea040892e.jpgNe parlons pas de l'implantation des industries, deversant de ci, de là, leurs déchets dans la Seine, l'Eure ou l'Iton qui sont autant de baignoires insalubres. Le problème de l'Eure c'est d'être prise entre Paris et Rouen (pour des habitants de ces deux villes, le département est d'ailleurs une sorte de gigantesque résidence secondaire), d'en garder encore un complexe et d'avoir l'impression d'être encore un département campagnard mignon tout plein avec des petits oiseaux et des vaches à taches. C'est dommage, il y a pourtant de magnifiques paysages, des monuments splendides comme le Bec Hellouin, ou le chateau du Champ de Bataille. Des écrivains y ont vécu comme la Varende ou Victor Hugo mais tout ce patrimoine est laissé de côté car beaucoup d'eurois eux-mêmes l'ignorent encore. 

     

  • Le chien dans la voiture

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    f63dfc16a3ba618b055aa15bb5aa8ebe.jpgEn attendant bien au chaud dans la voiture, cet après-midi, j'observais non loin de moi un jeune cabot en train de se faire remarquer dans un autre véhicule juste devant. Il aboyait à qui mieux-mieux en attendant ses maîtres. Les passants qui passaient, c'est somme toute logique, se sont tous arrêtés pour plaindre le pôvre petit clébard abandonné par ses affreux maîtres partis au supermarché et de gâtifier eux aussi également à qui mieux-mieux. Vingt mètres plus loin, une dame était allongée sur un banc avec à côté d'elle toute sa vie dans deux sacs à provisions, personne n'a daigné vérifier si elle était toujours en vie. Cela m'a rappelé le monsieur faisant la manche à l'entrée de la poste, tendant en guise de sébille une boîte de thon vide. Un jour il s'était endormi et était tombé de tout son long à côté de l'entrée, les passants qui passaient l'enjambaient parfois, pestant contre la municipalité "qui ne fait rien contre ces clochards qui nous envahissent" "nous les braves gens sans histoire qui ne nous soucions guère du voisin" (là c'est moi qui rajoute).

    Bienvenue dans la France décomplexée ce beau pays si généreux ! Dans les rues, la municipalité nous annonce "la magie de Noël", des étoiles pleins les mirettes, des noeuds dorés et argent, des boules rouges et jaunes. Du supermarché, les parents sortent les bras remplis de la dernière console de jeux pour le petit dernier, du nécessaire de maquillage pour apprentie-pouffe pour leur cadette, personne ne peut regarder à terre, il faut faire attention aux cadeaux... 

  • "Le maître d'école" - Claude Berri

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    Voilà un de mes films inavouables favoris et l'extrait est de circonstance, j'aime beaucoup monsieur Meignant et le directeur. Ah, mais avec tout ça, mon école, je t'aime quand même... Et puis moi aussi je suis "enrhubé" aujourd'hui...

    NB : Des notes plus longues dans les jours qui viennent.

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  • Histoires d'amours contrariées de la politique locale à Evreux

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    937bdec233c1e86faa629238acf9f1b6.jpgJean-Pierre aimait bien Bruno qu'il avait soutenu lors de son élection comme député face à Anne qui sera trahie par les disputes de son camp. Bruno venait de loin, Bruno voulait simplement faire carrière disaient de méchantes langues, quoi ? Des carrièristes dans la vie politique, ce n'est pas possible ! Jean-Pierre, attristé par le départ de Jean-Louis, son mentor, son ami, se disait qu'il était le seul à pouvoir continuer son oeuvre si belle car il est bien arrivé une ou deux fois que l'on vît Jean-Louis sur les marchés, Bruno s'intéressait à Verneuil, le bruit courait qu'il était si modeste mais en fait dans l'ombre, il attendait son heure pour jeter son dévolu sur Evreux, cité riante et tellement accueilliante, en 1aa74a0d86754e4c8efcd0594f134ef8.jpgplus on lui avait dit que là-bas les électeurs étaient dociles, une bonne place en somme. Jean-Pierre se sent alors trahi et le divorce est consommé. Leur affection commune, Nicolas, avait d'abord témoigné de sa flamme à Jean-Pierre mais secrètement c'était déjà Bruno son champion.

    d35a750d8a26ca65180d8b39f58ce4fd.jpgCela pourrait profiter à son concurrent se dit-on, mais Rachid une fois élu beaucoup se détournent encore de lui et n'écoutent pas ses avis éclairés sur la ville, même si chez lui il n'y a nul clientèlisme, nulle ambition dévorante. Faché, désillusionné, son ami Olivier qui voulait de la nouveauté et de la diversité, s'est retiré, on dit qu'il médite dans un monastère à moins que ce ne soit un ashram en Inde. Rachid a quand même trouvé un nouvel ami pour partager ses conquêtes, François Bouillon, gràce à qui ils ne boiront pas...la tasse aux prochaines élections, ou autre chose. Rachid et Bruno sont des prédestinés, selon leurs noms, voilà un présage fort nous disent les échotiers locaux.

    Après ça, on se dit que la politique des "hommes nouveaux", des "hommes neufs" qui font plein de choses eux, c'est quand même autre chose...  

    Sur les photos, on peut voir Jean-Pierre en haut, Bruno Le Maire au centre, et Rachid Mameri en bas

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  • Les habits neufs de l'emm...- article de Gérard Silighini

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    f07cc629f2f3ddefcdb11b82fa544467.jpgLes commentaires sur la désignation de Rachid Mammeri fusent de partout et ma boîte mail ne désemplit pas.
    On me demande si je vais bien, ce que je vais faire, comment cela a pu arriver, ce que cela va donner.
    Si je vais bien ? Oui pas trop mal et vous ? Ce que je vais faire ?
    Observer ce qui se construit dans les semaines qui viennent et tenter, d’une façon ou d’une autre, de favoriser le rassemblement de la gauche.
    Comment cela a pu arriver ?
    Ce n’est tout d’abord pas un scandale en soi que Rachid Mammeri soit désigné et je ne crois pas qu’il y ait à proprement parler de tricherie dans sa désignation.
    Il a simplement mobilisé, sur son nom, des femmes et des hommes qui ont adhéré pour lui mais qui n’ont peut-être adhéré que pour porter sa candidature.
    Ce phénomène a été amplifié par le malaise plus que visible de la jeunesse des quartiers, très présente proportionnellement parmi les votants, et qui a peut-être voulu marquer son ras le bol des promesses non tenues et d’un calme revenu à la Madeleine à grands coups de CRS qui, deux ans après les émeutes, patrouillent toujours. En fait, plus un refus du politique qu’un geste politique.
    Mobiliser sur un nom, même dans ce contexte, ne constitue pas pour autant un choix de stratégie municipale.
    La proportion énorme de nouveaux adhérents venus à la section dans la dynamique de désignation du candidat aux présidentielles d’abord puis de celui aux municipales  qui n’ont pas, pour beaucoup d’entre eux, participé à la vie de la section et n’ont pas de culture politique marquée, explique sans doute que le débat sur la stratégie à mettre en œuvre localement  pour les municipales ait été totalement occulté.
    Les adhérents, du coup, n’ont fait que choisir entre des candidats sur leur bonne mine plutôt que dans la perspective d’une victoire collective programmée.
    Note personnelle d'Amaury : Je suis assez d'accord quant à l'absence totale de culture politique qui engendre une absence de culture démocratique hélas. Il y a aussi un "prêt-à-penser" qui domine, confortable et facile à comprendre et incompatible avec des décisions de bon sens pour la ville. On lance de grandes idées en oubliant la réalité du terrain.

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  • Les français sont extra-lucides

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    271b5bbf731ad5318440ebc52c565d56.jpgJe viens tomber là-dessus dans "Charlie Hebdo", il paraîtrait que 70% des français pensent qu'il y a une collusion entre les médias et les hommes politiques (Naann ?!). Dieu tout puissant, est-ce possible ? C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils ont voté pour Nicolas Sarkozy, dont la vie privée ou pas s'étale dans la presse (tout comme sa femme qui ne veut plus que l'on parle d'elle, ça doit être vrai, elle l'a dit dans les trois grands dossiers parus sur elle rien que cette semaine dans les magasines) car il est copain avec tous les grands patrons de presse, enfin un peu moins avec Arnaud Lagardère depuis quelques temps....

  • Puce totalitaire

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    c3b368a3622f3faf4771cd1e809d8c67.jpgLu hier dans un journal qu'il est de bon ton dans certains boîtes d'Ibiza de se faire implanter une puce RFID (contenant des informations sur l'identité, les finances, la santé de son possesseur accessibles par un scanner), pour devenir un V.I.P, un Very Important People (quidams très importants et cochons de payants).  Le propriétaire du brevet en Europe se voit bientôt étendre ça à tout le continent tellement c'est COOL d'être surveillé, pisté constamment par un truc que l'on a dans le bras. Il paraît que le monde deviendra alors plus sûr, plus COOL mais, bien sûr, il faut bien que la liberté disparaisse alors. Beaucoup d'heureux possesseurs de téléphones portables qui trouvent ça tellement SYMPA (tout doit être sympa aujourd'hui, je ne sais pas si vous avez remarqué), qui se laissent mener pour acheter le dernier modèle sont, selon le propriétaires des puces, un marché potentiel énorme. Personellement, je n'ai aucune envie d'avoir des puces car je tiens trop à cette chose peu COOL certainement en 2007 qui est ma liberté.

    La photo montre les mains d'un homme qui en a une dans chaque main, de puce veux-je dire... 

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  • Les "hommes nouveaux" de la scène politique

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    "Les habits neufs des baratineurs" 

    La politique, je baigne dedans depuis longtemps, chez moi, dés que j'ai été en âge de comprendre, on m'a parlé politique. Avoir des opinions différentes n'excluait absolument pas -et d'ailleurs ne l'exclue toujours pas- de discuter, d'arriver à trouver les points qui éloignaient et surtout ceux qui rapprochaient, et réfléchir sur la politique, me passionner sur la politique me plaît toujours autant. Je me souviens aussi à l'université de Nanterre, de polémiques  très tard le soir entre anars de la CNT, royalistes, libéraux et socialistes. Parfois, les théories des uns et des autres étaient un peu fumeuses mais il y avait un désir réel de concilier son idéal et sa vie. Ce n'est plus vrai maintenant, ou du moins c'est beaucoup plus rare (Et puis nous étions capables de discuter sans nous insulter).

    Et il y a quelques mois, n'ayant pas envie de voir la société en train de se construire arriver à terme (malheureusement c'est le cas maintenant), je me suis engagé en politique, non que j'ai changé en quoi que ce soit mais parce que j'estimais que c'était la meilleure manière de combattre ce qui se profile : l'exclusion "décomplexée" des plus pauvres, la suspicion jetée sur une partie de la population, la "jetsetisation" de la politique, la poudre aux yeux, le fric roi et la vulgarité assumée un peu partout avec ses corollaires habituels que sont l'inculture elle aussi assumée, de plus en plus, et la peur de surtout changer quoi que ce soit à ses habitudes. En écoutant les partisans de qui vous savez d'ailleurs, on constate que ce sont bien les complexes (d'un peu de tout...) qui mènent le monde et engendrent certains évènements de l'histoire politique.

    4ac342650dd79b5b9e43476b6b7cdba3.gifDepuis quelques temps, cependant, arrivent sur ce terrain des hommes et des femmes, de l'extrème-gauche à l'extrème-droite qui ne veulent plus "faire de la politique" (comme si c'était mal) comme ils disent mais agir en se basant sur une sorte de "prêt-à-penser" commode qui justifie tout : il ne faut pas voir peur de l'entreprise, gagner de l'argent c'est bien etc... Leurs supporters, leurs fans, se comportent en adorateurs et ne veulent plus réfléchir sur ce qui les entoure, sur "la chose publique", on les contredit ils vont très vite à l'insulte. Ils ont tous oublié le premier sens de politique, la "chose publique", le bien commun qui ne consiste pas à serrer des louches après une séance de bronzage au "bêta carotène" mais à songer à ce qui peut aider les autres, en particulier les plus pauvres. Par contre, ce qui est très ancien, très traditionnel chez ces "hommes nouveaux", ces hommes spécialistes du discours anodin mais qui fait du bien entre la poire et le fromage, c'est leur incroyable ambition. 

    Ce ne sont rien d'autres, somme toute, que des opportunistes, on en trouve par poignées dans les périodes troublées de l'histoire de France. Quant à leur discours pseudo-pragmatique, il est pour moi pré-totalitaire.

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  • Nostalgie - article de Gérard Silighini

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    b4cc41e2f9099c34f33bd5a49b690e1c.jpgPlus de monde que je n'en attendais à la manifestation de ce matin dans les rues d'Evreux...
    Je sais... D'aucun trouveront qu'une manif, c'est ringard et que je ferais mieux de commencer mon papier par le divorce de Cecilia et Nicolas... Comme tout le monde... Ou plutôt comme si on vivait dans la même rue, dans le même quartier, dans la même cage...
    Vous savez, comme les cités de mon enfance, les villages de mon enfance, les immeubles (on disait les blocs !) de mon enfance...

    "-Y parait que l'Yvonne ... !
    -Et puis quand l'Aldo est d'nuit...! "
    Aujourd'hui, c'est les journaux et la télé qui nous disent qu'alors y parait qu'dans l'bloc d'à coté, le Nicolas et la Cécilia...!
    Même que les gens du bloc d'à coté, il en ont fait un communiqué.

    Bon ! Et si on tirait les rideaux et qu'on fermait la fenêtre !
    Tout cela sent le ragot de lavoir...
    Oui le couple présidentiel divorce.
    C'est son affaire et qu'on n'en parle plus.
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