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Bayrou

  • Bayrou, les bouffons du roi et le marais

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    En débat sur Agoravox

    François Bayrou est un centriste, c'est-à-dire qu'il est de droite, mais de droite molle aussi bien sur le plan de la morale communautaire qu'individuelle, tant que l'économie fonctionne.

    C'est un libéral, mais pas trop, et un étatiste, mais là non plus, pas trop non plus.

    f_bayrou.jpgC'est un peu un « radical valoisien », lui aussi, il doit aimer lire Alain, ce philosophe du même acabit, qui rappelle les instituteurs en manches de lustrine et l'apprentissage de l'imparfait du subjonctif dés la sixième (c'était le bon temps !). Il croit, comme tous les hommes politiques, avoir un destin national au-dessus des autres, il s'imagine être prédestiné à occuper les plus hautes fonctions quitte pour cela à laisser gagner les pires candidats.

    Le problème de ce type qui se montre comme indépendant et libre, ce qui peut être finalement presque sympathique, c'est qu'il finit toujours par rentrer dans le rang et voter en bon godillot pour les lois édictées par la majorité. Le Centre c'est toujours « le Marais », un marigot d'égos surdimensionnés, mais pas trop non plus, sauf le chef. Il a un côté « Vieille France », « France d'avant », qui fait du cheval quand elle en a les moyens et qui « s'habille » même pour sortir les poubelles, qui mange du gigot/haricots verts le dimanche après que la jeune fille de la maison ait fini de vendre toutes les part de gâteau pour le camp annuel des jeunes de la paroisse.

    On imagine les enfants tous bien mis en rangs d'oignons sur la photo de famille, tous en Cyrillus, avec François Bayrou couvant son épouse d'un regard tendre de « paterfamilias » attentif. Il est catholique mais pas trop, pas de manière trop ostentatoire, ce qui risquerait de faire fuir la « clientèle ».

    On va à la messe de temps en temps, mais pas trop, on donne à une ou deux « ONG », modérément, et les enfants quand ils sont grands vont « laver les carreaux » (imaginer le geste) aux sessions d'été de Paray le Monial.

    Jésus-Christ y est plus perçu comme un chef scout qu'autre chose, un type débonnaire.

    Mais sans que cela ne pose trop de questions.

    François Bayrou a menti comme l'a montré la réponse apporté par Yann Barthès hier soir au « Grand Journal ». Il a bien prononcé les phrases qui étaient accolées à d'autres images à l'écran. Sans coupure, ni montage. Cela dit, on ne peut qu'être d'accord avec ce qu'il a dit au journaliste/humoriste aux dents blanches lui faisant face : l'autre ne ferait pas ça avec tout le monde, ne ridiculise pas ainsi par exemple les discours de Jean-François Copé, Xavier Bertrand ou ceux des ténors du PS. Il y a deux poids, deux mesures.

    On moque toujours un peu plus durement les minoritaires, et beaucoup plus gentiment les puissants, comme l'ont toujours fait les bouffons du pouvoir en place, qui donnaient l'impression de prendre beaucoup de liberté, et qui ne remettaient jamais en cause l'essentiel.

    Quand on observe Xavier Bertrand invité hier de la même émission de Canal + et qu'on le voit sourire en coin, on comprend qu'il n'est pas dupe une seconde de la farce qui se joue sous son nez. Il sait bien que c'est de la comédie, cela n'a pas empêché qu'il se fasse cirer les bottes juste avant.

    Ce n'est pas d'ailleurs que je critique l'ironie envers les hommes, et les femmes, politiques, bien au contraire, mais envers tous les hommes politiques, et toutes les femmes politiques, et tout le monde à la même enseigne.

    On comprend qu'il y a dans le politique habitué aux arcanes du pouvoir, des discours, et des dîners entre notables, Bayrou reste au fond un « pur » un tout petit peu, un grand naïf qui pense que le peuple désire être détrompé quant à ses erreurs d'appréciation face à une politique qui se pipôlise de plus en plus et un discours qui se simplifie de même (Moi=Gentil, les autres=Méchants) et ce que l'on soit de gauche ou de droite.

    Comme j'ai pu le voir de près lors de la visite de notre président à Vernon dans l'Eure, les français, une bonne partie des français est fascinée par le déploiement des moyens, le nombre de pandores au carrefour et se demande anxieusement si Carla sera là, pour voir si elle est vraiment belle. Et se fiche de critiquer toute cette débauche d'argent, jeté par les fenêtres, ces français ne comprenant même pas que l'on puisse railler le spectacle qu'on leur offre.

    On voit très bien pourquoi il plait à une fille comme Marielle de Sarnez, qui a le genre cheftaine, mais cheftaine pas trop moche, pas trop hommasse, la « bonne copine » pompette après deux verres de cidre, et qui se marie plus tard à un brave garçon, qui rougit quand elle dit « merde » et ressent de la compassion pour le moindre petit chiot abandonné. Finalement, pour elle, Bayrou est peut-être un des ces petits chiots, au regard implorant, et qui finit par chouiner tout le temps pour être le centre de l'attention quel que soit l'endroit où il se trouve.

    Ci-dessous un très bon sketch : "Hé msieur, il est trop dar ton costume, c'est un Hugo Boss ? Tu peux mettre ton larfeuille dedans ?".

  • Plaisir d'offrir, joie de recevoir : offrez un centriste

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    medium_centriste1.jpgPour le mois d'avril, au lieu du muguet habituel, vraiment surfait, des chocolats de Pâques qui peuvent provoquer de graves troubles intestinaux, offrez un centriste. Cela lui fera plaisir et vous sauverez une espèce qui a beaucoup de mal à se reproduire car le centriste est surtout un indécis. Les centristes ne sont pas méchants, ne provoquent pas, ou alors quand ils le font c'est pour dire combien le Pen est méchant comme un dessinateur réputé satirique du Monde avant-hier sur Canal plus à l'émission de Denisot, quand ils étaient jeunes, leurs PapaMaman les aimaient bien car ils ne faisaient jamais de conneries, tellement peu qu'ils en devenaient medium_centriste2.jpgennuyeux à force. Ils n'ont pas de gros besoins car le centriste est modéré en tout sauf peut-être dans la démagogie, à un moment il promet un peu n'importe quoi pour faire plaisir : fin de l'ENA, Mickey à la télé, rasage gratis. En fait le centriste est ultra-libéral mais il n'ose pas le dire par pudeur, à cause des évêques qui portent un numéro qui l'aiment bien comme les profs aussi, car le centriste est très pudique. En cas de manque de victime expiatoire pour obtenir la pluie, des résultats positifs pour une entreprise comme une maison d'éditions par exemple, le centriste est parfait, il brûlera avec dignité sur le bûcher fourni en kit avec son costume trois-pièces gris anthracite et son ventre amovible.