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Art

  • La Danse, les Corps, la Civilisation

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    « Tu quoque » vas tu dire ami lecteur...

     

    Benoite_Fanton___Opera_national_de_Paris-2015-16-TOMBE-031-362x242.jpgC'est à peine croyable tu vas le voir, moi le contempteur des « bourgeois pédagogues », des « bobos », je suis allé voir par l'entremise d'une bonne fée un spectacle ayant certainement obtenu les quatre petits bonhommes souriants de « Télérama », un spectacle de danse réellement magnifique en trois parties, trois créations très différentes (voir le programme à ce lien) trois projets initiés par le directeur démissionnaire de l'Opéra Benjamin Millepied, chorégraphe portant un nom adapté à son métier :

     

    « Tombe » de Jérôme Bel,

     

    « La Nuit s'achève » une chorégraphie de Benjamin Millepied sur une musique de Beethoven,

     

    « Les Variations Goldberg » de Bach magnifiquement interprétées et mises en danse par Jerome Robbins.

     

    L'Opéra est un lieu magique qui se mérite, comme tous les théâtres et les salles de concert, un lieu de civilisation, de Beauté, d’élévation de l'âme, où celles-ci sont presque tangible. Le public présent ce soir-là n'était pas uniquement composé de privilégiés remplis de prétentions, bien loin de là. J'eus la surprise d'y croiser des personnes « toutes simples » selon l'expression mêlées aux habituels guignols de la « Haute » trouvant les spectacles « tellement bêênédictin ma chérie », « tellement contemporain »....

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  • L'Art contemporain en folie en province

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    Folies bourgeoiseses et art con-temporain.

    Ami lecteur, je te rassure tout de suite, j'aime bien les paysages de province, la campagne, les panoramas somptueux, mais ce que je ne supporte pas c'est l'ennui tout puissant que j'y ressens, et je suis loin d'être le seul, dans une province vidée de son âme, de sa substance, de son identité, le tout au nom de la diversité (TM°) du progrès (TM°) du développement durable et autres gadgets cosmétiques cachant bien mal les vanités culturelles toutes petites de la petite et grosse bourgeoisie.

     

    Par petite et grosse bourgeoisie, j'entends bien la réalité concrète de tous ces privilégiés petits, moyens et grands qui bénéficient de réseaux, copinages et clientélismes divers selon eux bien légitimes, des acquis que l'on ne peut remettre en question sous peine de passer pour un nostalgique des « z-heures les plus sombres de notre histoire », un fâchiiste, un poujadiste !

    Et ce n'est pas l'art contemporain en lui-même que je raille mais les pseudo-artistes et escrocs plus ou moins conscients qui affirment en relever.

     

    En 2013, la province reste donc confite dans la contemplation de son nombril, se repliant sur elle-même, se rassurant, et toutes les villes ont des airs des sous-préfecture anonyme, de non-lieux sans âme, le tout agrémenté de politiques urbaines ineptes.

     

    Les créateurs d'art contemporain de province, d'"installations" (on ne doit plus parler d'oeuv res)  jouent là-dessus pour écouler leur production, et ainsi vivre de subventions diverses et variées, de mécénats souvent publics, au nom de l'art, pardon, de l'Aââârt, faire marcher l'épate-bourgeois, les « bovarysateurs » et « bovarysatrices » ruraux se sentant alors aussi audacieux (et aussi conformistes) que leurs équivalents parisiens dont ils partagent les mêmes prétentions et la même vacuité intellectuelle, car tout ce motive leur prétendue passion de l'Art moderne c'est le désir de se mettre en valeur, eux, et leur peur panique de passer pour des béotiens.

     

    Les créateurs de « happening » provinciaux (comme cette jeune femme qui tout en dansant sur du Strindberg colle des lanières de scotch par terre traçant ainsi des « chemins spirituels »), les « plasticiens » (tel celui-ci qui « crée » des ronds-points tellement audââcieux pour un conseil général qui a de l'argent à jeter par les fenêtres), les « théâtreux » (ainsi ce metteur en scène, pardon, en espace, qui fait jouer Molière comme Ibsen, « parce que Molière en fait c'est tragique, t'vois », retardant en cela d'une trentaine d'années sur les modes prétentieuses), bénéficient donc de la manne institutionnelle et sont assurés d'un public quasiment captif, dont les jeunes, qu'il convient d'ouvrir à cette pseudo-modernité d'un grotesque « prudhommesque » car depuis monsieur Prudhomme, Bouvard et Pécuchet, les bourgeois n'ont pas changé, ils aiment toujours passionnément les lieux communs qui les font rougir d'orgueil.

     

    Les exemples que je viens de donner sont tous réels.


    J'allais omettre dedans le plus beau, si j'ose dire, la « mise en espace » de la pièce en deux actes d'un poète grec, pour le « jeune public » c'était agrémenté d'un échange-discussion avec les acteurs et le « metteur en espace ». Un bateau à voiles par exemple était symbolisé par une figurante en grande robe blanche qui tenait les deux pans de son habit pendant qu'un autre comparse soufflait derrière pour figurer le vent, le voyage étant symbolisé derrière les acteurs par la projection de rails de chemins de fer en mouvement pris du dernier wagon d'un train.

     

    Bien sûr, pour figurer la solitude du voyageur, et aussi pour respecter les traditions non écrites du théâtre moderne, un des acteurs se déshabillait en scène jusqu'à la nudité frontale ce qui va de soi pour bien montrer qu'on lutte contre les tabous sexuels de notre société « d'inspiration judéo-chrétienne totalitaire » (TM°), « t'vois », déshabillage qui avait mis en joie des gosses de "cités" "bons sauvages" et alibis "socio-cul" présents ce soir-là.

     

    Cette imposture continuera malheureusement encore longtemps, car les prétentions et les folies des vanités bourgeoises sont sans fond, car aux prétentions sociales les privilégiés finissent toujours par ajouter des prétentions culturelles, voire un rôle de fanaux progressistes du peuple. C'est dans la nature des choses mais il est parfois bon d'évoquer leurs ridicules...


    Rond-point des Godelles pris sur le site du syndicat d'initiative de Commercy à ce lien

  • Jackson Pollock au travail

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    Les pays totalitaires rejettent cette forme de création au profit d'un "réalisme" idéologique au service du tyran en place (les nazis rajoutant la notion d'"art dégénéré", les staliniens préférant taxer les oeuvres hors des normes fixées par le régime plus simplement de "délires bourgeois"), que ce soit le mix entre Castro et Mère Thérésa, si l'on comprend bien ses partisans, actuellement à la mode, au Venezuela, "il presidente" Chavez, ou Pinochet. L'art abstrait est ici comme un improvisation de Jazz, comme un morceau de Mingus ou Max Roach. J'aime beaucoup Pollock pour cela, cet artiste abstrait exprimant sa sensibilité, son âme, son coeur, ses entrailles, sans se soucier d'épater le bourgeois ou de plaire aux élites auto-proclamées...

    NB : Dans "l'art dégénéré" voisinaient Picasso, Max Jacob, modernes cubistes et abstraits, mais aussi Rembrandt considéré comme un artiste "juif" ainsi que Rubens et d'autres.

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