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1984

  • Insupportable Utopie

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    politique, société, témoignage, Orwell, 1984, utopie, amaury watremezIl y a ceux qui s'inquiètent, il faudrait absolument nous prémunir contre les changements de la société disent-ils sans pour autant émettre la moindre remise en cause du fonctionnement de celle-ci, de son socle inique et abject originel. Ils sont souvent de ceux se réjouissant « des effets dont ils chérissent les causes ». Ils savent très bien que le confort matériel dont ils bénéficient est engendré par celles-ci. Ils comprennent qu'ils ne pourront pas en bénéficier encore très longtemps encore, ils font du pied au bourreau pour que la corde leur soit passée au cou le plus tard possible...

     

    Il y a ceux également se souciant d'une évolution continue de notre système, l'appelant de leurs vœux. Pour eux les transformations ne vont pas assez vite. Le progrès est pour eux leur dogme absolu, une certaine conception du progrès, la leur bien entendu....

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  • A nos actes manqués...

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    politique, société, grégarisme, Panurge, société, Goldstein, 1984, amaury watremezJe te rassure, ami lecteur, je ne suis pas d'un seul coup devenu fan de Jean-Jacques Goldman et de ses chansons mièvres pour midinettes matures. C'est juste qu'en lisant de nombreux intervenants sur le réseau, en entendant d'autres dans la vie, j'ai l'impression d'autant d' « actes manqués » au sens concret du terme :

     

    Il est plus simple de râler sur le web, sous pseudo, car on est courageux mais pas téméraire, d'être virtuellement audacieux et complètement docile en réalité. Au moins, se défoule-t-on, disent les révolutionnaires, ou réactionnaires, de réseau social, c'est déjà ça. C'est d'ailleurs ainsi que le pouvoir le voit, je parle des véritables tenants du pouvoir que sont les dirigeants financiers et les patrons de grandes entreprises :

     

    C'est un dérivatif, une soupape de sécurité pour empêcher l'explosion mais qui n'interdit pas la névrose ou l'aliénation....

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  • Les cons peuvent-ils comprendre Georges Orwell ?

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    Petit texte écrit après avoir lu des commentaires d'une bêtise crasse et d'une insignifiance rare concernant Orwell sous un article de Causeur

    orwell.jpgNous vivons dans une société qui est clairement celle de « 1984 ». En 2013, la vérité c'est le mensonge et la guerre dans les pays pauvres c'est la paix, quant à la liberté n'en parlons même pas. Le moindre individu qui a des velléités d'indépendance et vis à vis du groupe est considéré comme un infâme individualiste, un affreux profiteur hédoniste petit bourgeois. On remarque d'ailleurs que les contempteurs de ce comportement inacceptable dans notre société reprennent sans broncher des slogans qui faisaient florès dans les dictatures de la première partie du XXème siècle qu'elles aient pour inspiration des idéologies de gauche ou de droite qui naissent toutes d'ailleurs des dérives de notre monde déjà à l’œuvre à l'époque.

     

    Notre quotidien est envahi par les « télécrans » qui permettent de nous pister et de nous surveiller, chacun devient le flic de l'autre sur Internet, dénonçant ce qu'il estime être des atteintes aux valeurs de progrès progressiste. Le pire de ces « télécrans » est qu'ils sont considérés par les jeunes et les moins jeunes comme des objets obligatoires à posséder, et indispensables pour montrer son statut social et son intégration au grand tout du Barnum consumériste actuel.

     

    D'ailleurs, à ce propos, je n'ai jamais compris pourquoi d'aucuns reprochaient à d'autres de se conduire en collabos tout en se comportant en délateurs ordinaires ressemblant aux épistoliers anonymes et nombreux de l'Occupation qui se découvrirent tous gaullistes de la première heure en 1944 sans y voir de contradiction.

     

    Il y a chaque jour des « quart d'heure de la haine » offerts aux citoyens consommateurs qui ont pour se défouler divers « Goldstein » sous la main, du « Petit journal » à d'autres officines de diverses étiquettes dont « les Grandes Gueules » de RMC. Le peuple d'ailleurs des citoyens consommateurs globalisés ne contrôle plus rien, n'a plus accès même à l'envie de se révolter contre une société fondée pourtant sur une iniquité manifeste ; il ne va plus voter, s'en fout complètement alors que pourtant les motifs de rébellion ne manquent pas. Il existe différents « Big Brother » au nom de la sécurité de tous et de la protection de la société, sans que le pouvoir n'ait à exercer la moindre espèce de coercition, non le citoyen consommateur se soumet de lui-même.

     

    Il suffit de le flatter dans sa médiocrité et ses goûts de fond de bidet en lui laissant croire qu'il est au fond un esthète. Il suffit de lui laisser croire que l'on écoute les slogans et préjugés, et autres lieux communs, qu'il prend pour des opinions, lui laisser de temps le micro.

     

    Non, à cette comparaison avec le « 1984 » le con répond différentes choses, avec beaucoup de patience car dans son esprit, aller contre la modernitude et le progrès progressiste et libéral libertaire sous sa forme la plus abjecte, c'est être retardé ou débile, et réactionnaire si on assume pleinement ce que l'on écrit ce qui pour lui est incompréhensible, à ses yeux la modernitude n'est pas une question à débattre mais un bienfait incontestable.

     

    Comme il a parfois un vernis de culture, il affirme que Orwell ne faisait que décrire 1948 en exagérant certains détails et que 1984 n'avait pas de signification comme date. Parfois il prétend que l'écrivain ne faisait que s'attaquer au communisme stalinien tout comme le même prétendrait que « Rhinocéros » ne faisait qu'évoquer les méfaits du nazisme et non pas tous les méfaits de l'esprit grégaire qui poussent parfois l'être humain, ce primate pitoyable à se conduire en lemming ayant une envie irrépressible à se jeter dans l'abîme.

     

    Le con si tu persistes dans ton refus de regarder le monde actuel à travers des lunettes roses ami lecteur, ô inconscient, te dira que quand même « on est libres de nos jours » gràce à Internet, certes la laisse est longue, mais elle est solidement attachée tant que l'on admet d'être surveillé ou fliqué sans se poser de questions, surtout pas de questions qui amènerait le con à remettre en question son esclavage qu'il n'assume pas. Alors certes un blogueur comme moi, un crypto-réac qui a c'est certain la nostalgie des z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) peut exprimer ses opinions sur le Réseau mais son discours est aussitôt conchié, renié, foulé aux pieds, suggérant qui son racisme, qui de mettre à coup sûr un bulletin FN dans les urnes républicaines pour se montrer aussi réactionnaire sans éprouver le moindre scrupule, c'est pour le con la cerise sur le gâteau.

     

     

    Pourtant, pour savoir ce qui l'attend d'ici quelques temps, il ferait bien de lire « Hommage à la Catalogne » ou « Dans la dèche à Paris et à Londres...


    image prise ici