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1984

  • A chacun son Goldstein

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    politique, 1984, goldstein, amaury watremezDans "1984" de Georges Orwell afin de maintenir la privation totale des libertés le régime en place évoque souvent un ennemi du régime, un certain Goldstein dont on ne sait pas s'il existe réellement ou s'il est une création "ex nihilo" afin de démasquer les réfractaires. Comme Winston Smith, le personnage principal du livre, lui en plus tombe amoureux "à l'ancienne" ce qui est le crime majeur dans le monde cauchemardesque de cette fable. En 2018 on est beaucoup plus subtil, des Goldstein on en a "créé" plusieurs qui jouent très bien leur rôle consciemment ou pas. Beaucoup y voient leur intérêt, ils y gagnent bien leur vie...

     

    Le Net et les nouveaux moyens de communication permettent d'amplifier considérablement leur place. La dynamique joue à plein et finalement les vrais maîtres se maintiennent ainsi sans problèmes, par là j'entends ceux du "tout économique".

     

    Il existe des "Goldstein" de droite pour les bien-pensants et ders "Goldstein" de gauche pour les réacs ou les "dedroite" assumés (il n'y en a pas beaucoup). Ils changent, le casting se modifie régulièrement, mais ce sont toujours les mêmes qui ressortent et au final la société telle qu'elle est, avec ses aliénations abyssales, se perpétue sans difficultés. Zemmour est le premier des Goldstein des bourgeois pédagogues, il a remplacé le patriarche le Pen dans cet emploi plus ou moins de comédie. Yann Moix et Hidalgo sont les "Goldstein" de gauche afin de permettre aux méchants - très très méchants- droitards de se défouler.

     

    Mais finalement tout le monde "se trompe de colère" pour reprendre le mot célèbre d'un ancien premier ministre...

     

    Et bien entendu il y a les "Goldstein" pour les plus radicaux les plus extrémistes, parfois sont-ils "complotistes". Cela va de Georges Soros à Rothschild en passant par tel ou tel tête de turc pourtant obscure. Cela va des fameux "reptiliens" aux "illuminati" en passant par le fameux gouvernement souterrain et clandestin à 300 mètres sous terre au Pôle Nord ou Sud je ne sais plus, et composé selon l'année, le moment, l'actualité soit de juifs et de franc-maçons, soit d'africains et d'arabes islamistes. Et je ne parle même pas de la théorie de la "Terre Creuse", encore plus délirante, mais qui trouve pourtant des adeptes sur le web et ailleurs.

     

    Ainsi, avec chacun "son" propre Goldstein personnalisé le système se perpétue et s'entretient et les privilégiés de conserver leurs prébendes et autres privilèges bien réels. Quand par hasard les contestataires de tout poil seraient un peu trop turbulents, un peu trop proches de se révolter pour de bon, ils sont impitoyablement sanctionnés : envoyés devant la justice, voire bientôt psychiatrisés.

     

    C'est sans doute la raison pour laquelle la majorité des populations se résignent à une docilité de comportement qui peut être effrayante, par peur aussi de perdre un peu de confort matériel et intellectuel.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Insupportable Utopie

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    politique, société, témoignage, Orwell, 1984, utopie, amaury watremezIl y a ceux qui s'inquiètent, il faudrait absolument nous prémunir contre les changements de la société disent-ils sans pour autant émettre la moindre remise en cause du fonctionnement de celle-ci, de son socle inique et abject originel. Ils sont souvent de ceux se réjouissant « des effets dont ils chérissent les causes ». Ils savent très bien que le confort matériel dont ils bénéficient est engendré par celles-ci. Ils comprennent qu'ils ne pourront pas en bénéficier encore très longtemps encore, ils font du pied au bourreau pour que la corde leur soit passée au cou le plus tard possible...

     

    Il y a ceux également se souciant d'une évolution continue de notre système, l'appelant de leurs vœux. Pour eux les transformations ne vont pas assez vite. Le progrès est pour eux leur dogme absolu, une certaine conception du progrès, la leur bien entendu....

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  • A nos actes manqués...

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    politique, société, grégarisme, Panurge, société, Goldstein, 1984, amaury watremezJe te rassure, ami lecteur, je ne suis pas d'un seul coup devenu fan de Jean-Jacques Goldman et de ses chansons mièvres pour midinettes matures. C'est juste qu'en lisant de nombreux intervenants sur le réseau, en entendant d'autres dans la vie, j'ai l'impression d'autant d' « actes manqués » au sens concret du terme :

     

    Il est plus simple de râler sur le web, sous pseudo, car on est courageux mais pas téméraire, d'être virtuellement audacieux et complètement docile en réalité. Au moins, se défoule-t-on, disent les révolutionnaires, ou réactionnaires, de réseau social, c'est déjà ça. C'est d'ailleurs ainsi que le pouvoir le voit, je parle des véritables tenants du pouvoir que sont les dirigeants financiers et les patrons de grandes entreprises :

     

    C'est un dérivatif, une soupape de sécurité pour empêcher l'explosion mais qui n'interdit pas la névrose ou l'aliénation....

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  • Les cons peuvent-ils comprendre Georges Orwell ?

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    Petit texte écrit après avoir lu des commentaires d'une bêtise crasse et d'une insignifiance rare concernant Orwell sous un article de Causeur

    orwell.jpgNous vivons dans une société qui est clairement celle de « 1984 ». En 2013, la vérité c'est le mensonge et la guerre dans les pays pauvres c'est la paix, quant à la liberté n'en parlons même pas. Le moindre individu qui a des velléités d'indépendance et vis à vis du groupe est considéré comme un infâme individualiste, un affreux profiteur hédoniste petit bourgeois. On remarque d'ailleurs que les contempteurs de ce comportement inacceptable dans notre société reprennent sans broncher des slogans qui faisaient florès dans les dictatures de la première partie du XXème siècle qu'elles aient pour inspiration des idéologies de gauche ou de droite qui naissent toutes d'ailleurs des dérives de notre monde déjà à l’œuvre à l'époque.

     

    Notre quotidien est envahi par les « télécrans » qui permettent de nous pister et de nous surveiller, chacun devient le flic de l'autre sur Internet, dénonçant ce qu'il estime être des atteintes aux valeurs de progrès progressiste. Le pire de ces « télécrans » est qu'ils sont considérés par les jeunes et les moins jeunes comme des objets obligatoires à posséder, et indispensables pour montrer son statut social et son intégration au grand tout du Barnum consumériste actuel.

     

    D'ailleurs, à ce propos, je n'ai jamais compris pourquoi d'aucuns reprochaient à d'autres de se conduire en collabos tout en se comportant en délateurs ordinaires ressemblant aux épistoliers anonymes et nombreux de l'Occupation qui se découvrirent tous gaullistes de la première heure en 1944 sans y voir de contradiction.

     

    Il y a chaque jour des « quart d'heure de la haine » offerts aux citoyens consommateurs qui ont pour se défouler divers « Goldstein » sous la main, du « Petit journal » à d'autres officines de diverses étiquettes dont « les Grandes Gueules » de RMC. Le peuple d'ailleurs des citoyens consommateurs globalisés ne contrôle plus rien, n'a plus accès même à l'envie de se révolter contre une société fondée pourtant sur une iniquité manifeste ; il ne va plus voter, s'en fout complètement alors que pourtant les motifs de rébellion ne manquent pas. Il existe différents « Big Brother » au nom de la sécurité de tous et de la protection de la société, sans que le pouvoir n'ait à exercer la moindre espèce de coercition, non le citoyen consommateur se soumet de lui-même.

     

    Il suffit de le flatter dans sa médiocrité et ses goûts de fond de bidet en lui laissant croire qu'il est au fond un esthète. Il suffit de lui laisser croire que l'on écoute les slogans et préjugés, et autres lieux communs, qu'il prend pour des opinions, lui laisser de temps le micro.

     

    Non, à cette comparaison avec le « 1984 » le con répond différentes choses, avec beaucoup de patience car dans son esprit, aller contre la modernitude et le progrès progressiste et libéral libertaire sous sa forme la plus abjecte, c'est être retardé ou débile, et réactionnaire si on assume pleinement ce que l'on écrit ce qui pour lui est incompréhensible, à ses yeux la modernitude n'est pas une question à débattre mais un bienfait incontestable.

     

    Comme il a parfois un vernis de culture, il affirme que Orwell ne faisait que décrire 1948 en exagérant certains détails et que 1984 n'avait pas de signification comme date. Parfois il prétend que l'écrivain ne faisait que s'attaquer au communisme stalinien tout comme le même prétendrait que « Rhinocéros » ne faisait qu'évoquer les méfaits du nazisme et non pas tous les méfaits de l'esprit grégaire qui poussent parfois l'être humain, ce primate pitoyable à se conduire en lemming ayant une envie irrépressible à se jeter dans l'abîme.

     

    Le con si tu persistes dans ton refus de regarder le monde actuel à travers des lunettes roses ami lecteur, ô inconscient, te dira que quand même « on est libres de nos jours » gràce à Internet, certes la laisse est longue, mais elle est solidement attachée tant que l'on admet d'être surveillé ou fliqué sans se poser de questions, surtout pas de questions qui amènerait le con à remettre en question son esclavage qu'il n'assume pas. Alors certes un blogueur comme moi, un crypto-réac qui a c'est certain la nostalgie des z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) peut exprimer ses opinions sur le Réseau mais son discours est aussitôt conchié, renié, foulé aux pieds, suggérant qui son racisme, qui de mettre à coup sûr un bulletin FN dans les urnes républicaines pour se montrer aussi réactionnaire sans éprouver le moindre scrupule, c'est pour le con la cerise sur le gâteau.

     

     

    Pourtant, pour savoir ce qui l'attend d'ici quelques temps, il ferait bien de lire « Hommage à la Catalogne » ou « Dans la dèche à Paris et à Londres...


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