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17 novembre

  • Jacquerie pour la bagnole

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    politique, société, pétrole, gilet jaune, 17 novembre, amaury watremez

    #giletjaune

    #17novembre

     

    Les carburants que les français mettent dans leurs voitures viennent principalement du Moyen-Orient et surtout de l'Arabie Saoudite, donc d'un pays qui finance notoirement le terrorisme islamiste (voir à ce lien ma source). Nous en avons désespérément besoin pour à peu près tout, la plupart des gens et des gouvernants faisant semblant de ne jamais avoir entendu parler de ce léger détail du financement des radicaux musulmans. Nous sommes donc dépendants au dernier degré de pays qui nous haïssent.

     

    Du pétrole il n'y en aura bientôt plus, à court terme (voir à ce lien), en tout cas du pétrole sous sa forme actuelle. Comment ferons-nous à ce moment là ? Pour la majorité des peuples et de leurs dirigeants c'est la politique de « après moi le déluge ». La production de véhicules électriques à grande échelle posent divers problèmes qui sont encore loin d'être tous résolus.

     

    Ce n'est pas l'âpreté au gain des producteurs du liquide précieux qui sont la cause de l'augmentation du litre à la pompe mais les gouvernements successifs depuis quarante ans, la tentation étant toujours très forte de le faire pour réguler la dette. On augmente les taxes sur le litre d'essence sous divers prétextes fallacieux alors que la seule raison c'est la recherche d'argent frais. Ce litre n'a cessé d'augmenter depuis 1973. D'aucuns pensaient à l'époque qu'à l'équivalent de cinq francs plus personne ne roulerait sur les routes. C'était une grossière erreur, il coûte maintenant quasiment le double et il n'y a jamais eu autant d'automobilistes sur les routes.

     

    Et ce ne sont pas des plans de circulation aberrants comme à Paris qui régleront quoi que ce soit...

     

    C'était sans compter sur l'usage de la voiture, la perception que les populations en ont, et son utilité absolue dans certains cas pour s'assurer son indépendance de circulation. La voiture permet aux salariés de ne dépendre de personne, et surtout pas de transports en commun fonctionnant de moins en moins et de moins en moins bien à commencer par le train. De plus au volant, les français se sentent libres, maîtres de leur liberté de circulation. Ils ne subissent plus les contraintes et l'aliénation d'une société très dure, ils oublient le darwinisme social quand ils conduisent. Fantasmatique, peut-être, mais aussi compréhensible...

     

    Certains proches du président Macron comme leur patron n'ont pas manqué d'exprimer leur mépris des automobilistes, ces ploucs franchouillards (voir à ce lien la déclaration de petit bourgeois décervelé de monsieur Griveaux sur ces gens qui fument des clopes et roulent au diesel).

     

    Le 17 novembre, suggérant d'arborer un gilet jaune sur son tableau de bord (voir lien), des français veulent protester contre la hausse du prix du gas-oil et de bloquer toute l'activité économique en n'achetant pas, en ne retirant pas d'argent ce jour là, en faisant sorte de freiner toute l'activité économique. Il conviendrait cependant de réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez. Que fera-t-on quand il n'y aura plus d'essence du tout et qu'elle sera à des sommets de prix jamais atteints jusque là ? Que fera-t-on quand on ne pourra non seulement plus rouler mais plus produire de plastique entre autres choses ? On mettra deux gilets jaunes sur le tableau de bord de la voiture immobilisée voire trois ? Et je suis certain que monsieur Macron tout comme la plupart des nantis sont terrorisés par ces gilets, qu'ils n'en dorment pas la nuit.

     

    Ce serait peut-être plus le moment de réfléchir sur la société actuelle, sur notre de vie objectivement aberrant (prendre la voiture pour aller faire les courses dans un centre commercial géant en négligeant les magasins en centre-ville), sur des solutions alternatives sans que ceci ne soit forcément teinté de telle ou telle idéologie. De revenir à plus de sagesse. A plus de bon sens. C'est ce bon sens qui permettrait au peuple de réellement reprendre la main alors que déjà certains sont terrorisés par la peur d'avoir des contraventions de 150 euros avec leur gilet jaune, menace infondée répandue par des petits malins.

     

    Se bouger d'accord, mais alors en profondeur.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici