Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

étudiants

  • Le monde merveilleux de la gauche

    Imprimer Pin it!

    politique, étudiants, tolbiac, société, grèves, amaury watremezForte de sa prédominance idéologique évidente depuis des décennies et de la terreur panique qu'elle inspirait, qu'elle inspire toujours, aux serreurs de fesses effarés ayant la trouille de la contredire, la gauche de la gauche de la gauche vit dans un monde enchanté, un monde merveilleux. Ne serait-ce que le monde enseignant tient à perpétuer cela en étant plus royaliste que le roi, mais pour les autres. Pour soi, pour sa progéniture, on aime la sélection, on aime l'excellence et les « bonnes » écoles. Pendant toutes mes années au sein de l'enseignement professionnel, je n'y ai jamais croisé, aussi étrange que cela puisse paraître, aucun enfant de prof.

     

    Voilà qui est bizarre, non ? Et ce malgré leur amour de l'égalité...

     

    C'est bien normal. Tout d'abord, la gauche de la gauche, la vraie, celle qui si elle ne retenait pas mettrait la tête de tous les riches au bout d'une pique, a raison, sur tout. La gauche de la gauche ne se trompe jamais. Quand elle est encore plus à gauche que les autres, elle aime bien qu'on l'appelle l'ultra-gauche, parler d’extrême-gauche ça la rapprocherait trop du camp d'en face, ça fait mauvais genre. Cela naît aussi d'un mépris plus ou moins conscient de classe de par l'origine sociale de la plupart des électeurs d’extrême droite, plutôt prolétaires réels eux.

    Lire la suite

  • Étudiants, diants, diants !

    Imprimer Pin it!

    politique, étudiants, facs bloquées, amaury watremez, étudiants, sociétéQuelques facs sont bloquées par quelques étudiants se prétendant d'ultra-gauche car la réforme du lycée et le logiciel permettant d'exprimer ses vœux pour le Supérieur introduiraient selon eux une dose de sélection ce qui pour eux est intolérable, abominable. Il existe pourtant déjà une sélection dont eux profitent qui est celle par l'argent. Issus pour la plupart de milieux favorisés, ils n'ont jamais eu à travailler pour vivre, ou financer leur études, n'ont pas de difficultés pour se loger en centre-ville des grandes métropoles où se trouvent les universités.

     

    Pourtant, les loyers y sont hors de prix, inaccessibles pour les salariés précaires. Si l'on écoute les discours enflammés des étudiants, diants, diants mimant la Révolution, ils participeraient de cette précarité, seraient des pauvres parmi les pauvres.

     

    Ils sont pourtant par essence même des privilégiés, des "héritiers" avec cependant moins d'appétence pour la culture dite "traditionnelle", la culture prétendument "froide", les fameuses "humanités bourgeoises" de Bourdieu. Ne parlons pas de ce que l'on osait appeler avant l'excellence !

    Lire la suite

  • L'imposture du syndicalisme étudiant (et lycéen)

    Imprimer Pin it!

    politique, société, El khomri, syndicalisme, amaury watremez, étudiants, facultésLes syndicalistes lycéens et étudiants ont appelé aujourd'hui à la grève contre la réforme hyper-libérale du droit du travail de Myriam El Khomri. A Paris VIII en AG des audacieux ont suggéré de « faire peur aux bourgeois » (dont faire peur à leurs parents en quelque sorte, voir le lien). Ils ont bien veillé également à ce que ce soit après les vacances au ski car il ne faut quant même pas exagérer, et au moment un peu creux de l'année scolaire, sans examens blancs ou réels. Rien que cela fait quand même bien sourire...

     

    J'ai été moi-même dans ma folle jeunesse ami lecteur étudiant à Paris X Nanterre et dans cette université comme dans la plupart les syndicats étudiants sont une part importante du folklore. Chacun « son » mur d'affiches, et on se bagarrait à coups d'autocollants un peu partout. Chaque « bâtiment » avait sa « ligne » politique, le Droit était plutôt de droite, les Science Humaines de gauche révolutionnaire, les Lettres se partageaient selon les goûts littéraires des étudiants.

     

    Il existait aussi les petits rigolos se moquant de tout cela dont la T.A.P (Tendance Autogérée Patatosante) ou d'autres tels ces étudiants qui firent manifester contre la réforme des maternelles en « babygros » quelques plaisantins dont j'étais en 95, des petits bourgeois hédonistes et réactionnaires un peu cyniques c'est certain.

     

    J'ai bien dit folklore car s'il arrive que l'on y brasse quelques idées, on s'y gardait bien d'aller jusqu'au bout d'icelles. C'était juste une manière, pas forcément antipathique d'ailleurs, de se mettre en valeur en jouant les passionnarias, les « Che » de cafétéria, les révolutionnaires d'amphis, les féministes libérées de restaus U, les idéologues de machine à café. C'était aussi, c'est toujours un rite social, une manière de feindre de se rebeller en allant sagement passer les examens en fin d'années. Et c'est encore une manière de stage pour les militants « PS » ou « LR »....

    Lire la suite