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été

  • Sunny Afternoon

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    Il y en a qui n'aiment pas les dimanches (qui les haïssent même), moi j'ai du mal avec les vacances. Attention ! Ne nous méprenons pas, j'aime bien le farniente, lézarder, prendre le temps d'ouvrir un livre abrité du soleil dans un jardin qui alors me paraît presque idéal, surtout si le livre est bon (s'il est mauvais, j'entend les klaxons, le boucan et je renifle la puanteur de la pollution, toussa...). Et puis j'ai ramené du Proche Orient le goût pour l'art de ne rien faire, de laisser le temps couler comme le sable entre les doigts, pour employer une discrète allégorie presque de Le Clézio, siroter un verre de ce que vous voulez bien frais, à l'ombre d'une tonnelle ombragée (et euh), ou exhaler à petits coups de bouche la fumée d'un nargileh, celui que je n'ai pas pu ramener de Jérusalem et qu'on aimablemen mis de côté les douaniers israèliens qui craignaient que quelque terroriste cache du plastic dans le tuyau et les paquets de tabac aromatisés à l'insu de mon plein gré. On n'est jamais trop prudent, derrière chaque citoyen aimable peut sans doute se cacher un salopard assoifé de sang.

    Ne vous inquiétez pas, je ne perd absolument pas le fil de ma note et de ce que je voulais dire. C'est simple je n'aime pas le spleen induit par les vacances, les rues vidées des passants, les trains, les métros, les bus qui semblent aller plus vite car il y a beaucoup moins de monde. Et le beau temps immuable, ou presque, le ciel tout bleu, le soleil luisant un peu trop métalliquement dans les yeux. On s'en lasse, rien ne vaut la pluie un jour d'été, l'eau et la chaleur, le soleil, encore lui, juste derrière les nuages. Ils sont alors nombreux les clampins qui se précipitent chez eux par peur d'être un tout petit peu humides, ce qui n'est pas très grave car ainsi on retrouve toute la rue pour soi.

  • Un peu de soleil avec Gilberto Gil

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    Ce post est pour une guitariste qui avait adapté Satie pour son instrument avec moi en échange d'une cassette de Gilberto Gil. C'était il y a quinze ans, une éternité, nous étions inconscients du bonheur que nous vivions (note ironique : j'aurais plus vite fait d'appeler Macha Béranger).