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élections

  • La démocratie en 2018

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    politique, démocratie, élections, société, amaury watremezIl n'est pas rare maintenant que beaucoup lors des élections, en cas de victoire du candidat adverse, parlent d'élections truquées, bien entendu, sans preuves ni chiffres, ni faits. Alors que la réalité est simplement qu'ils sont passifs face aux gouvernants. D'autres encore se justifient de ne pas faire leur devoir civique qui dans d'autres pays peut conduire à la peine en arguant que cela ne sert à rien de se déplacer. C'est certain, s'ils ne bougent pas, s'ils ne votent pas, rien ne changera. Il en est encore qui évoquent le fameux gouvernement secret du pôle Nord, ou Sud, je ne sais jamais, pour se justifier dans leur apathie. Car les citoyens en 2018 sont le plus souvent apathiques.

     

    « L'épaisse sottise démocratique » est de plus en plus épaisse et molle...

     

    A quelques exceptions notables bien entendu. Ces exceptions ont le droit à un contrôle fiscal pour les calmer, à l'une ou l'autre admonestation, ou alors sont rangées dans le camp des « populistes », cette appellation fourre-tout bien utile au pouvoir et ses larbins. D'ailleurs chez ces « populistes » personne n'a compris l'utilité de s'unir, ou c'est juste que ceux-ci jouent leur partition et sont dans leur « emploi » de comédie pour complaire au pouvoir.

     

    Ou alors d'autres paresseux du bulletin de vote trouveront bien l'un ou l'autre bouc-émissaire comme excuses. C'est pas de ma faute si rien ne bouge, c'est de la faute des autres. Et tous de hurler régulièrement au déni de démocratie, aux atteintes à la liberté d'expression quand on les empêche d'injurier leurs têtes de turcs favorites, de voter blanc alors que le vote blanc n'est pas reconnu. Ce n'est pas très sérieux, car les vrais responsables ce sont les populations qui n'ont au fond pas réellement envie de se libérer. Ce n'est pas non plus les « chaînes » facebook (TM°) ou d'autres réseaux sociaux que comme d'autres je reçois régulièrement qui changeront quoi que ce soit.

     

    Ou arborer un gilet jaune le 17 novembre, là on imagine de suite la peur panique du pouvoir en place, la terreur de Macron et ses thuriféraires !

     

    Faire circuler une info c'est bien mais la circulation de celle-ci ne changera rien si ce n'est pas suivi d'effet immédiat dans le réel. Quand nos ancêtres apprenaient la mise en place d'une injustice ou d'une autre, beaucoup quittaient derechef leur confort et faisaient ce qu'il fallait. Ils laissaient en plan leur travail, leur famille, leurs amis, prenaient les armes, souvent se faisaient trouer la peau. C'est en partie grâce à eux que nous disposons du suffrage universel direct.

     

    Il suffit de toutes façons prendre le train de banlieue, n'importe quel train en fait, pour se convaincre de la superficialité de ce système que nous devons pour les hommes au moins à nos ancêtres de 1848 (pour les femmes un siècle plus tard en 1945) . Ce n'est pas que je me mets au-dessus des autres, que je m'imagine supérieur. Mais ce type qui écoute du rap à fond, cet autre qui parle dans son gadget comme s'il était sourd, cette dame qui fixe obstinément le plan des transports en commun pour ne pas avoir à croiser le regard des voisins, ces jeunes le nez fixé sur leur smartphone pour éviter toute interaction sociale, qu'on ne me dise pas qu'ils voteront en leur âme et conscience après avoir soigneusement épluché, lu et analysé les programmes des candidats aux élections. Sans parler de cette foule qui quel que soit le milieu social est prête on le sent à écraser l'autre pour rentrer plus vite dans le wagon, ou en sortir. Le règne du « moi d'abord ».

     

    Certains parmi eux se souviendront d'une des blagues de Coluche sur la démocratie ;

     

    « La dictature, c'est "ferme ta gueule". La démocratie, c'est "Cause toujours ».

     

    Coluche qui faisait ses blagues et appelait à voter pour un revenant cynique de la IVème République après sa candidature gag en 1981, d'autres se rappelleront de ce que disait Desproges dans « le manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis » :

     

    « Par exemple, l'enfant croit au Père Noël. L'adulte non. L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.  »

     

    La démocratie existe toujours en 2018, mais personne ne s'en sert vraiment, ne veut aller jusqu'au bout, pour une seule raison, la peur terrible de perdre tout ou partie de son confort matériel et intellectuel. C'est la raison pour laquelle la majorité obéit aux injonctions pseudo anti-fascistes depuis quelques décennies déjà...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Des sauvageons à la Mouffe

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    Aussi sur Agoravox

    Lire le récit de l'algarade à ce lien

     

    politique, société, démocratie, élections, LREM, sauvageons, violence, M'jid el guerah, amaury watremezJ'ai travaillé de 1992 à 2014 en zone sensible avec des élèves dits « difficiles ». Je n'en suis pas mort, bien loin de là, bien au contraire, en conservant des souvenirs inoubliables. J'y ai rencontré des jeunes avides d'infini, d'idéaux que personne ne songe à leur transmettre. Nous essayions toujours de faire en sorte pour leur bien que la violence ne soit pas le seul moyen d'échange des jeunes. Je peux parfaitement imaginer la scène qui s'est déroulé rue Broca :

     

    « M »sieur c'est lui qu'a commencé, j'voulais pas être violent la vie de ma daronne mais y m'a traité, j'étais bien obligé ».

     

    Donc le député de « La République en marche » M'Jid El Guerrab élu des français de l'étranger dans la circonscription des Français d'Afrique du Nord rencontre Boris Faure, directeur de campagne de son adversaire, devant un restaurant. La discussion s'envenime et les témoins voient alors M'jid se mettre à frapper à coups de casque son interlocuteur. L'excuse de ses proches est que Boris Faure l'avait agressé verbalement en le traitant, je cite, de « sale arabe ». Comme si cela justifiait que le député macroniste le frappe jusqu'au au sang.

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  • Le lendemain du second tour de mai 2017

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    politique, société, élections, présidentielles, hollande, françois, amaury watremezJe ne suis pas exactement un supporter de Hollande pourtant mais voyant fleurir sur les réseaux dits sociaux des montages photos s'attaquant d'abord au physique d'icelui, cela m'énerve considérablement. Cela vient souvent de bureaucrates frustrés, coincés dans leur « open space », se consolant de leur médiocrité en se défoulant de manière abjecte et anonyme sans pour autant remettre en question quoi que ce soit du socle inique de notre société.

     

    Je ne suis pas non plus extra-lucide professionnel, je serais millionnaire, encore moins monsieur Irma dans le privé mais je suis à peu près certain sans trop m'avancer imprudemment de prévoir ce qui va sans doute se passer le lendemain du second tour des élections présidentielles de mai 2017 :

     

    Vous qui prévoyez de montrer toute votre révolte existentielle, toute votre sainte et saine colère, votre envie de crier merde, zut, crotte, chié...

     

    Vous qui sur les réseaux sociaux ou dans la vie quotidienne râlez sans cesse n'avez de mots assez durs contre « eux », « eux » les oligarques, contre « Ils », le « pays légal » ; le gouvernement d'exécutants censé nous gouverner, appliquant les directives de Bruxelles...

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  • La régression communautaire

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    politique, société, identité, france, élections, amaury watremezConnaître ses racines familiales et ou nationales, savoir d'où l'on vient, apprendre l'histoire, voilà des préoccupations somme toutes naturelles pour n'importe quel individu. Cela l'aide à se construire et à savoir où il va, quels sont ses idéaux. Parfois même « a contrario ».

     

    Mais au moins a-t-il alors des repères même si c'est pour s'y opposer. Leur annihilation progressive et systématique conduit à une régression communautaire dont certaines bonnes âmes s'étonnent quand celle-ci touche des personnes « issues de la diversité » (TM°).

     

    Depuis plusieurs décennies, les institutions et les parents, les grandes personnes en général, ont décidé l'inutilité de toute transmission de quoi que ce soit, valeurs ou idées....

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  • Lendemains de fête...

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    Dans ma famille, où l'on trouve des monarchistes, dont un qui fit partie de la délégation de représentants des provinces contre la loi sur le divorce de Napoléon, l'inconscient, et un autre qui fût dans la « chouannerie » berrichonne vite réprimée dans le sang, des radicaux « bouffeurs de curé », un copain de Marc Sangnier, et un arrière grand-père qui avait pieusement conservé la « Révolution Française » de Louis Blanc, les grandes personnes parlent aux enfants de politique dés que ceux-ci sont en âge de s'exprimer et comprendre un minimum, d'exercer aussi leur esprit critique. Et non contentes de nous prendre pour des -petites- personnes capables de raisonnement, nous étions également écoutés.

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    Ainsi la politique a fait partie de ma vie très tôt, faisant naître très vite un scepticisme profond quant aux idéologies, qu'elles soient libérales-libertaires, socio-libérales, voire marxisantes ce qui ne m'a pas empêché de lire « le Capital » de Marx pour me faire un jugement par moi-même. Ami lecteur, tu ne t'étonneras donc pas si j'ai très vite sombré, avec délices encore maintenant, sans scrupules ni remords, dans ce que l'on appelle un peu à tort, « l'anarchisme de droite » ce qui implique aussi quelques doutes me semblant raisonnables sur ce qui meut véritablement la plupart des citoyens qui vont encore voter, qui suivent pour la plupart leur appréciation d'une image, de « bonnes » ou de « mauvaises » intentions.

     

    Tu me diras, ami lecteur, les idéologies sont aujourd'hui plus ou moins moribondes, à l'exception de quelques « purs », car ne comptent de nos jours que l'intérêt et l'avidité des puissants, des « communautés » diverses et variées, reconnues ou non, des citoyens-consommateurs qui ne désire qu'une chose, continuer à consommer comme les autres sans trop se poser de questions, quitte à se donner parfois quelque alibi fumeux pour se payer une bonne conscience (en 2014, on ne se donne pas bonne conscience, on l'achète) dont le « commerce équitable » en supermarché ou le « développement durable » à la manière des « pipeaules ».

     

    Il n'a jamais s’agi, ces enfants, de les embrigader, de les endoctriner ou de leur « farcir la tête » de dogmes intouchables mais de leur communiquer des valeurs indispensables comme la Liberté ou l'indépendance d'esprit. Et la politique a toujours été fondamentale, car tout est politique. Le citoyen-consommateur de gauche comme de droite déteste la politique, il ne va pas voter arguant que ce serait mieux de le faire avec son gadget nombriliste favori, son « samrtefône », voire par internet ce qui est on l'avouera moins fatiguant. Si cela se passait par les voies informatiques, on peut parier sans se tromper que l'abstention serait exactement la même.

     

    A l'UMP hier, on faisait mine de faire encore de la politique, tout comme au PS, alors que depuis une quarantaine d'années les mêmes se bornent à appliquer les instructions dictées par les institutions de Bruxelles, la commission européenne en particulier, et la BCE de monsieur Trichet qui est infiniment plus puissant que nos dirigeants. Copé, et les autres, feignaient de croire que leur parti a été consacré hier pour leur programme et non par ras-le-bol absolu des français de la soumissions totale aux diktats monétaristes, qui entraineraient sans autre choix possible, la destruction des services publics, la fin des aides de l'état et donc d'une certaine philosophie de la société favorisant le sens commun, ras le bol ayant pour conséquence ce mouvement de balancier d'un pôle à l'autre, de la pseudo-gauche à la pseudo-droite....

     

    En chemin, de nombreux électeurs ont sauté du balancier pour voter Front National, et ce malgré les cris d'orfraie, les discours moralisateurs sur les z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°), les interventions con-cernées et com-plaisantes de mettteurs en scène spécialisés dans l'audace « bobo », et de mauvaises comédiennes de sitcom, pléonasme, se sentant des vocations de combattant « anti-fa », compensant l'un d'être dans une case culturelle réservée aux plus riches, et l'autre de jouer comme un pied. Notons d'ailleurs qu'Alice Belaïdi, puisque c'est d'elle que je parle, ne voit pas d'inconvénients à jouer des rôles de « cailleras » stéréotypées et « beurettes » entretenant les « clichés » racistes qu'elle dénonce chez les électeurs du FN...

     

     

    Ce vote FN n'est plus un simple « mouvement d'humeur » des français, ces ingrats tellement turbulents, un « vote sanction », il s'installe, il monte, la marée s'enfle un peu plus chaque jour et avec elle la colère de ceux parmi le peuple qui ne supportent plus que l'origine, la « communauté », la religion, la culture soient les seuls critères pris en compte pour aider les salariés, les chômeurs, les sans-abris, les mères célibataires que la société laissent au bord de la route.

     

    image, "Paris Normandie" 12 juin 2012

  • La citoyenneté « light » et le vote le Pen

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    En 2014 l'idée de citoyenneté a bien changé, être citoyen est devenu -vaguement- synonyme d'être sympa en tenant compte de quelques présupposés de départ qui sont autant de lieux communs mièvres :Le racisme c'est mâââl, la violence c'est caca, et la gentillesse c'est mieux que l'agressivité, et que a pas beau le Pen et sa famille, le diâââble incarné, le Goldstein du système, l'épouvantail bien utile à tous les libéraux-libertaires qui se succèdent au pouvoir depuis trente ans et qui permet de rassurer le participant docile et soumis de la société festiviste de sa grande modernitude et ce malgré son allégeance aux puissants.

    vote_lepen.jpg

    Sur Internet, en particulier, l'individu lambda peut donner de lui l'image d'un type ou d'une fille tellement tolérant/e, ouvert/e et koule en égrenant à longueur de commentaires et autres statuts illustrés de chatons, des phrases en blanc sur fond noir de Ben et de photos de chtits n'enfants tellement mignons ces platitudes. Bien entendu, cette version très allégée, très édulcorée de la citoyenneté n'implique quasiment pas de devoirs les uns envers les autres sinon d'être sympatoche avec les personnes qui nous entourent tant qu'elles nous laissent consommer les biens et les gens tranquilles (la tolérance version 2014).

     

    Le vote le Pen, et les idées du Front National, et ce malgré ce déluge de sirop et de sucreries intellectuelles de plus en plus écœurantes, sont cependant envisagés tout à fait sérieusement et concrètement par un bon tiers des français et la même proportion parmi des jeunes de 18/25 ans qui en ont marre d'être constamment méprisés, raillés, traînés dans la boue et conchiés dés qu'ils évoquent leurs craintes face à l'insécurité, l'absence de devoirs, justement, demandés aux nouveaux citoyens français, le recul évident de la laïcité un peu partout : menus « halal » de fait dans les cantines publiques des « quartiers » entre autre, le pouvoir des banques et des financiers sur les politiques qui ne maîtrisent plus rien, l'austérité justifiée par la construction européenne, et une pression fiscale qui ne justifie plus une seconde par la redistribution des richesses, le souci de l’Éducation nationale et du développement des infrastructures.

     

    On sait très bien que la famille le Pen considère le FN et les idées politiques qu'elle prétend défendre comme son « affaire », un « business » juteux, et rien d'autres, méprisant plus ou moins au fond sa « base », comme tous les autres politiques actuels.

     

    Et que le FN est bien utile car il sert à encadre le vote des mécontents qui ont contre eux de ne faire partie d'aucune « communauté » ou « minorité » défendable selon les critères des arbitres des élégances politiques. C'est plus simple, plutôt que de créer des emplois, de partager réellement les richesses, d'aider à l'équité, par exemple sur les retraites, d'avoir du courage contre la bureaucratie européenne et le « tout-économique » de les parquer dans leur paddock réservé et de les traiter de « fââchiistes » ou de « petits blancs » tous racistes et nostalgiques du populisme. Il n'y a guère que quelques « antifas » pour y voir un risque de retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°).

     

    Concernant les sondages d'ailleurs, on note qu'auparavant, ces populations n'osaient pas affirmer ce genre de convictions et d'intentions de vote mais qu'en 2014 ils n'ont plus aucun complexe à le faire, étant certainement lassés de n'entendre que des bonnes intentions, des belles déclarations ronflantes qui ne mènent qu'à la même politique hyper-libérale menée depuis des décennies, politique les appauvrissant, les précarisant un peu plus chaque jour. Et tous se demande pourquoi le moindre groupuscule ethnique a le droit de se prévaloir de traditions et de coutumes réputées ancestrales pour ne pas avoir à souscrire aux devoirs citoyens communs, et pas eux, leur droit à revendiquer histoire, leur culture étant sans cesse nié par tous les moyens  ?

     

     

    Si encore ils fermaient leur gueule, cela ne gênerait pas beaucoup le pouvoir. Mais non, ils s'expriment sur Internet, et on a beau leur intimer de se taire, les menacer de sanctions judiciaires, parler clairement de censure du Réseau, bien entendu au nom de bonnes intentions, cela permettrait d’interdire Céline et d'autres en passant, rien n'y fait car rien ne change vraiment, ce pays qu'on appelait encore il y a peu la France étant au bord du gouffre...

     

    image prise ici

  • En attendant les municipales , (entre autres), à Evreux...

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    201309175237b9d4c2fa4-0-599368.jpgAux municipales se profilent à n'en pas douter des combats de titans dans la plupart des villes de France, en particulier en province, de la polémique politique de haute volée. Et finalement l'on s'aperçoit que les provinciaux de 2014 sont les mêmes que ceux décrits par Simenon ou Maupassanyt, nonobstant quelques gadgets électroniques en plus. Ainsi à Evreux, ma bonne ville d'Evreux que j'aime tant, où l'on constate que même à un niveau microcosmique, voire microscopique, les grotesques et les hypocrisies, l'endogamie endémique, sont exactement les mêmes qu'au niveau national et où ici comme ailleurs l'on ne reconnaît que deux choses :

     

    L'argent, le statut qu'il implique dont la possession d'une grosse voiture et d'une belle maison, et les réseaux liés au pouvoir, que ce soit à gauche comme à droite voire la droite catholique (à la messe dominicale, l'on se salue sur le parvis selon la préséance au Rotary par exemple).

     

    Et bien entendu, tout corps étranger à Evreux qui y arrive le reste à vie...

     

    A lui de montrer sa « bonne volonté » en étalant son pognon et son réseau et là peut-être qu'un jour il peut espérer être admis à être considéré comme étant ébroïcien ! Bien sûr dans le cas contraire, qu'il ne s'attend pas au tapis rouge !

     

    Personne n'y trouve à redire au fond. Les pseudo-dynasties de notables du coin, voire de notablets en somme, se succèdent, accordant leurs faveurs à leurs protégés qui au conseil général de l'Eure parfois pour des missions que tout le monde reconnaît comme parfaitement bidons, mais ça n'a pas d'importance, on fait mine d'y croire, qui dans les municipalités environnantes ou au centre où la méritocratie républicaine est un très lointain souvenir ainsi que dans de nombreux autres lieux il est vrai, ce qui n'excuse rien...

     

    Bien sûr au bas de l'échelle, et quel que soit le parti, à l'exception de quelques personnes sincères, hommes et femmes de bonne volonté, dont à gauche mon ami Gérard Silighini, l'on trouve les naïfs habituels, les candides qui se font exploiter jusqu'à la moèlle et l'indécence par les appareils locaux qui n'ont aucun scrupule ni remords à le faire, les pauvres cocus qui l'ignorent et continueront à l'ignorer je suppose, hélas.

     

    Au PS, les « tracteurs » et « metteurs dans les boîtes » sont toujours les mêmes personnes, il y a le/a confident/e du/de la roitelet-te local/e qui dirige les opérations, faisant mine de participer à l'effort collectif en déposant deux ou trois papelards dans un hall d'immeuble, et ceux qui obéisssent et font le reste, en l'occurrence deux personnes pourtant lourdement handicapées, un homme et une femme, qui croient y trouver une légitimité n'en croyant pas leurs yeux et leurs oreilles déjà que les confidents des grands personnages du coin aient la gentillesse insigne, on se rend à peine compte de leur générosité !, de s'adresser à eux.

    Qu'ils n'espèrent pas un poste quelconque ou une aide à l'embauche, ceux-ci sont réservés à la progéniture des confidents et des édiles locales : tel fiston aime les BD, il s'occupera de ça à la Médiathèque, tel autre va beaucoup au cinéma, il gère les dévédés et ainsi de suite ; c'est une hiérarchie que tout le monde admet sans jamais la reconnaître vraiment mais qui existe bel et bien.

     

    Il y a déjà six candidats en lice pour la mairie d'Evreux, des titans rappelons-le, préfecture de l'Eure souffrant de plusieurs complexes d'infériorité du fait de la proximité de trois métropoles régionales d'importance : Rouen, Paris et Caen, et il faut bien dire qu'il ne s'est jamais passé grand chose d'historiquement passionnant à Evreux, si l'on excepte une ou deux aristocrates qui y mettaient les pieds une fois de temps en temps pour se reposer du tumulte de la vie parisienne, aristos qui ont encore le droit à leurs noms de rues ce qui est là encore paradoxal dans une ville où chaque candidat déclaré s'affirme partisan de l'égalité, la fraternité, toussa....

     

    On a donc un coquelet national de l'UMP, Bruno Lemaire qui tente de rééditer l'exemple de Jean-Louis Debré (se faire élire chez les ploucs en attendant mieux au niveau du pays, par exemple un maroquin en 2017), et son adjoint local et caution ; Guy Lefranc, qui se tape la corvée des marchés à la place du chef, un rebelle de l'UMP, Jean-Pierre Nicolas, qui semble persuadé que porter des pantalons de couleur vive donne du charisme à qui en a peu, le maire sortant, Michel Champredon , notre Bertand Delanoé à nous, qui rêve d'une SMAC pour marquer de son empreinte son mandat, qui a lui aussi autant de charisme qu'un mormon dépressif atteint de paralysie faciale.

     

    Il y a aussi Rachid Mammeri dont on espère qu'il n'est pas seulement un alibi « issu de la diversité » pour rassembler le vote des « quartiers » d'Evreux, la Madeleine et Nétreville au premier tour, des « citoyens » qui proposent « d'oser la citoyenneté » menés par François Bouillon qui va encore le boire, et la liste de Thierry Desfrenes qui nous popose d'être vraiment à gauche, sans oublier Emmanuel Camoin pour le Front National lui aussi des plus charismatiques...

     

     

    La plupart tout comme leurs partisans se fichent bien au fond de ce qu'il pourrait apporter localement à la politique. Non, il s'agit de parachever un cursus logique en province où l'appartenance à telle ou telle catégorie sociale, dynastie départementale, et j'en passe implique d'accéder à un mandat politique pour asseoir son statut et celui de sa famille, maintenir sa bonne réputation, ce qui est fondamental à Evreux où le ragot insane et putride est roi.

     

    image tractage sur le marché d'Evreux, "paris normandie" du 17/09/2013

  • Cris d'orfraie

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    Déjà sur Agoravox

    à propos de l'élection de Copé à la présidence de l'UMP

    politique, copé, UMP, élections, hypocrisieA gauche, depuis déjà plusieurs décennies, il est d'usage de distribuer les « bons » et les « mauvais » points en politique et en culture, y compris de désigner ce qui ressort d'une « bonne » droite et de la « mauvaise » droite, voire même les « bons » et les « mauvais » réactionnaires.

    Sur les plateaux télé, et de plus en plus depuis quelques temps, chaque show d'« infotainement » a même son « réac de service », qui joue le rôle de Gnafron dans « Guignol », celui qui finit toujours par se faire huer par le public, qui adore ça. Il finit toujours par se faire tancer gentiment et avec condescendance par les belles âmes présentes autour de lui qui lui expliquent avec pédagogie combien il se trompe et combien il est arriéré, ce qui leur offre l'opportunité au passage de se mettre en valeur dans leur rôle de « phares de sagesse » d' « anti-brouillards » du progrès social et de tous les mythes en corollaires.

    Depuis que Copé a parlé du fameux « pain au chocolat » ce qu'il a fait certes certainement cyniquement et pour se faire élire mais ce qui se rapporte à des réalités bien concrètes de choc des cultures et des origines, il est classé comme étant de la droite « mauvaise » voire l'extrème-droite, ce qui permet d'exclure tout débat raisonnable sur le vécu quotidien de l'insécurité par exemple, les personnes souhaitant en parler étant aussitôt et systématiquement suspectées de racisme ou de faire le lit du Front National.

    Évoquer ces questions liées aux cultures, aux religions, aux origines ce n'est que du simple bon sens au fond, bon sens populaire ou paysan méprisé largement par la plupart des belles consciences qui l'assimilent au poujadisme ou au populisme.

    Devenir français, devenir citoyen, ne se fait pas en ayant simplement les papiers dans la poche, c'est un apprentissage qui suppose aussi une politique éducative forte, des compromis acceptables pour chacun afin de tous vivre en bonne entente, ou du moins d'être prêts à le faire sans heurts et favoriser justement le fameux "vivrensemble" mieux que la politique du "plus petit commun dénominateur" ne le fait.

    Par contre, l'on aime bien les « réacs » pittoresques qui sentent bon la « vieille France », que l'on sait morte depuis longtemps, une France qui n'a jamais réellement existée, qui rappellent qui un grand-père bourru mais sympathique, qui un oncle amusant qui sort des horreurs salées z-et épicées entre la poire et le fromage, du genre à faire rougir les dames et rire grassement les messieurs.

    Ces « réacs » pittoresques servent d'exutoire aux belles âmes qui sont généralement des petits garçons très sages et très dociles et des petites filles tout à fait raisonnables, sérieuses et travailleuses, et dociles également, et puis cela permet de se croire ainsi proche du peuple, du « prolo », un « prolo » fantasmé comme dans les films réalistes poétiques et sociaux des années 30, la casquette de travers, la « gitane maïs » au coin du bec, dont la gauche est coupée dans sa grande majorité depuis fort longtemps, coupure dont elle est très loin d'avoir réalisée l'ampleur, voire acceptée.

    Ainsi Michel Audiard mais pas seulement ont actuellement la « carte », dans l'évocation nostalgique finalement de l'enfance des « quinquas » et « quadras » qui sont dans le « c'était mieux avant » et la larme de crocodile facile.

    Dans le cas d'Audiard, je me demande d'ailleurs si les belles consciences qui le portent aux nues ont lu ses souvenirs de la Collaboration qui contredisent un par un tous leurs préjugés sur cette période, entre autres, la Résistance et la Collaboration.

    Les belles âmes et les belles consciences distribuent les « bons » points aux « bons » élèves, se faisant arbitre des élégances morales, le tout d'ailleurs en prônant paradoxalement par ailleurs une morale individuelle plutôt libertaire.

    La plupart des commentateurs appartenant à ce camp de la gauche dite morale arguent de la supériorité supposée de leurs convictions en la matière, la justifiant qui par le souvenirs des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire (TM°) pendant lesquelles la droite est soupçonnée d'avoir eu à chaque fois un comportement dangereux pour la liberté et la démocratie, ce qui, concernant le régime de Vichy par exemple, est un non-sens historique.

    Ainsi, toute tentative de réforme, tout essai de réflexion, ou d'« aggiornamento » se heurtent à un immobilisme constant, le reste de la population ayant également très peur d'être largué par le train du progrès, ou de passer pour un méchant réactionnaire opposé au progrès, ce qui est une sorte de crime moral de nos jours, d'avoir une mauvaise image.

    illustration prise sur ce blog

  • Le grand soir à un train de sénateur...

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    Aussi sur Agoravox

     La gauche, enfin la gauche, nous parlons surtout du PS et des « verts » a remporté la majorité absolue dimanche à la chambre haute du Parlement français. C'est un camouflet à la figure de Sarkozy, et la politique qu'il mène avec Fillon depuis bientôt cinq ans. Beaucoup voit la chute de la maison Sarkozy et espère la fin de la politique ultra-libérale, ordonnée par l'Europe et les monétaristes à sa tête, la fin du diktat des agences de notation.

    photo prise ici

    12108_une-senat.jpgBeaucoup au PS feignent d'y voir des retrouvailles avec l'électorat populaire alors qu'il s'agit d'un vote de grands électeurs qui pour autant représentatifs qu'ils soient du peuple ne sont pas exactement l'expression de celui-ci. A entendre les caciques du PS, la victoire de dimanche devient une victoire des petites gens, du petit peuple contre le « bling, bling » élyséen.

    C'est en partie vrai.

    Mais on aurait aimé que les grands électeurs soient cohérents jusqu'au bout en refusant l'indemnité à laquelle ils ont droit en allant voter, ce qui est pour eux obligatoire, ce qu'a proposé un parlementaire Modem. Certes, celle-ci est plus que symbolique, 15,75 Euros, mais cela aurait été un geste important.

    Et ce geste aurait accéléré la réconciliation avec le peuple qui devient une donnée accessoire comme on l'a vu sous la plume d'un participant de la fondation « Terra Nova », proche du PS et de DSK. Cet organisme se contente de faire le constat du divorce du PS d'avec l'électorat populaire sans le regretter le moins du monde.

    Il aurait été appréciable aussi d'entendre les nouveaux sénateurs renoncer à leur régime spéciale de retraite et aux privilèges dont bénéficient les membres du sénat, mais les ors du pouvoir endorment parfois les idéaux affirmés avant une élection, est-ce étrange ?

    Ce serait aller un peu vite en besogne de croire que les belles promesses seront tenues.

    Car la LOLF, Loi d'Orientation Loi de Finances, instituant le principe de la réduction des dépenses publiques exigée pour maintenir l'Euro à flots, entre autres choses, a été instituée par le gouvernement Jospin et non par un gouvernement de droite libérale dure, les uns le faisant simplement par angélisme, les autres appliquant leur programme idéologique. Dans les deux cas, cela a mené au même résultat, un monétarisme très dur à l'échelle européenne.

    Rappelons aussi que la « gauche » française, je parle du PS et des députés européens écologistes ont voté à chaque fois à Strasbourg dans son ensemble dans le sens d'un pouvoir finalement plus grand des « marchés » et « des banques ».

    Rappelons qu'avant d'être un pêcheur repentant en état de faute morale, un pénitent à l'allure de Raminagrobis, DSK n'aurait jamais envisagé pour les grecs de reporter quoi que ce soit de la dette de ce pays...

    On remarque, c'est le cas dans chaque camp, que lorsqu'un camp perd les élections dans la chambre haute, celle-ci ne sert à rien, tandis que depuis dimanche, le sénat, cette chambre réputée une chambre de notables conservateurs par la gauche depuis des décennies est devenue par la grâce de la majorité absolue l'assemblée représentative, ce qu'elle n'est pas, encore moins que l'Assemblée Nationale où la diversité sociale des représentants du peuple n'est plus qu'un lointain souvenir, si tant est qu'elle ait jamais réellement existé.

    Certains « socialistes » au PS ne perdent pas le nord et gardent un sens politique aiguisé, ainsi Elisabeth Guigou s'est hâté de rappeler sur son blog qu'il faudrait poser la question très vite du vote des étrangers aux élections locales, ce qui redonnerait une base électorale populaire à son parti.

    De plus, du fait de la politique politicienne, des jeux de pouvoir de l'UMP avec le centre, il y a encore un risque que l'UMP conserve la présidence du Sénat...

  • Ils y pensent tous en se rasant

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    Martine_Aubry.jpg

    Comme on le voit, la mode est au djoggingue pour les partis bipolaires de notre beau pays...

    Hier soir, je lisais « les sentinelles du soir » d'Hélie de Saint-Marc, auteur très peu correct dans les bibliothèques actuelles, que je n'aime pas d'ailleurs simplement parce qu'il est « incorrect politiquement » (on peut être « politiquement incorrect » et écrire avec les pieds) mais parce que c'est un type bien tout simplement, qui racontait cette anecdote. Un des présidents français de ces trente dernières années traversait en limousine avec vitres fumées la capitale d'un pays pauvre, regardant par la fenêtre, il ne put s'empêcher de dire : « Quel bonheur de ne pas faire partie de l'humanité grouillante et misérable ! » devant Hélie de Saint-Marc médusé.

    Cela signifiait pour ce président, survivant de deux républiques, qu'il n'était pas humain mais surhumain du fait du pouvoir et de son exercice.

    En 2010, avec le quinquennat, l'élection présidentielle devient l'élection la plus importante. Et tous les hommes politiques, et les femmes, ne pensent qu'à ça, s'estimant tous appelés, quasiment divinement, l'un d'entre eux prétend même avoir entendu des voix comme une pucelle lorainne, à diriger le peuple forcément crétin qui ne demande que ça, être guidé par eux. Martine, par exemple, fait mine de s'offusquer d'une saillie de Frêche, pour mieux racoler les écolos, ensuite, elle met des boucles d'oreille et admet que « oui, bien sûr, si on lui demande si elle sera candidate, il y a des chances pour que ce soit le cas ».

    sarko_jogging.jpgLes cancans et calomnies contre Ali Soumaré, c'est toujours la présidentielle qui est en vue, l'UMP va chercher le chaland du FN avec des ficelles aussi grosses qu'une cuisse de Sébastien Chabal. Bayrou se prend pour De Gaulle, enfin le De Gaulle des livres d'histoire, le De Gaulle fantasmé, pas l'homme politique retors. Villepin se verrait bien en Hugo de retour de Jersey et le technocrate lubrique aussi de gauche que moi je suis chiantologue. Je crois aussi que Marie-Ségolène y pense tout le temps quand elle se rase, enfin les cuisses veux-je dire dans son cas, chez elle c'est une vocation, un apostolat ; faisant du Poitou sa base arrière pour conquérir le Royaume de France et peut-être après le monde, Obama comme chacun sait s'étant inspiré de sa campagne. Derrière eux, on a toute une cohorte de courtisans prêts à la moindre bassesse auprès du micro-leader pour se placer et avoir quelques miettes du gâteau (de même auprès de la micro-leadeuse du PS).

    Tant de cynisme mesquin commence à lasser, de bons sentiments hypocrites, de grandes déclarations enfarinées, ayant autant à voir avec le réel que Raël avec les vénusiens qu'il prétend ses copains.

  • Mon anti-boussole politique

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    J'ai connu deux « anti-boussoles » dans ma vie, le premier était une « anti-boussole » gégraphique, il suffisait qu'il indique un chemin, une route, un raccourci pour nous inciter à Boussole2gold.jpgprendre rigoureusement à l'opposé. Ce genre d'intuitions contraires s'avéraient très bénéfiques car nous étions tout le temps à l'heure en faisant exactement le contraire de ce qu'il préconisait pour l'être.

    C'était pratique.

    J'ai aussi une anti-boussole politique, un ami qui se trompe toujours complètement quant aux résultats, mais si on inverse son point de vue, finalement au bout du compte il a toujours raison. En 2002, il m'avait prétendu avec force et beaucoup d'aplomb que Lionel Jospin serait au deuxième tour des présidentielles loin devant, « allons donc, ça ne pose même pas question » et Sarkozy, et bien sûr Le Pen qu'il estimait « grillé » en cette période. Nous étions dans un café, le printemps était timide cette année là, la chaleur de l'endroit apaisait, c'était idéal pour la lecture de la presse politique. Je n'ai donc pas eu de surprises lors du premier tour des présidentielles cette année là car je m'attendais à Le Pen au deuxième tour et Jospin derrière. Plus tard, je lui demandais ce qu'il pensait de Bayrou, il affirma alors que ce serait le troisième homme tant attendu et qu'il serait au deuxième tour en 2007 sans trop de mal, il le voyait comme un nouveau De Gaulle capable de rassembler tous les camps. Il était également certain, lors d'une soirée je le vois encore, confortable et paisible, un verre de vin à la robe cardinalice à la main, convaincu au dernier degré de la victoire de Marie-Ségolène Royal devant Nicolas Sarkozy, « trop petit, trop nerveux, pas assez politique, incapable de remporter une élection politique majeure ». Il faisait suivre son affirmation d'une mimique un peu dégoûté. Je ne posais alors plus aucune question, Sarkozy serait élu avec une confortable avance sur tous les autres, je n'avais plus aucun doute là-dessus. Je ne l'ai pas encore entendu sur les régionales, je crois savoir qu'il met « Europe Écologie » en tête...

  • Il y en a qui se demandent encore pourquoi la gauche s'est planté..

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    ...Alors que la réponse n'est pas bien compliquée.

    9782213621296.jpgA cause de la Loi d'Orientation Loi de Finances de 2002 : mise en place par le gouvernement Jospin pour l'harmonisation (libérale) des politiques publiques européennes, résultat : 6000 précaires virés de la Fonction Publique un an après.

    A cause des votes au parlement européen : Modem, UMP et PS votent les mêmes décisions au Parlement, l'électeur préfère toujours le modèle à sa copie. Il n'y a pas de différences majeures entre les trois "grands" partis sur l'Europe. Et tous sont d'accord pour déréglementer et déréguler, alors que la Crise montre que c'est suicidaire...

    A cause de la casse sans réaction du Service public : la privatisation en douce du service public n'est pas contesté par le PS dans les faits et quant aux décisions, c'est bien là le problème.

    A cause du maintien aux affaires d'une génération qui pantoufle : on ne tient compte ni des compétences, ni du parcours d'une personne et ce qu'il pourrait apporter, mais des accords et des clientèlismes locaux ou nationaux.

    A cause des ambitieux qui pervertissent le débat, à cause des ministres d'ouverture "bling-bling", à cause de Rachida Dati : ça aurait dû être une décision de gauche. A cause des candidats de gauche "chaud bize" comme Besancenot, ou téléguidés comme Cohn-Bendit.

    A cause de la déconnexion du réel, à cause de la lenteur de l'action et de la prise de décisions. Parce que les décisions qui pourraient réformer la société ne sont jamais prises et/ou appliquées au compte-gouttes.

    A cause du manque de soutien aux précaires, dont le statut et les problèmes ne sont jamais concrètement pris en compte : contractuel multipliant les CDD, rien de concret à proposer, stagiaire payé une misère, rien de concret à proposer.

    A cause de ceux qui n'ont rien compris comme ce militant PS ce matin qui avait peur "que Ségolène en profite".

    A cause de tous ceux qui préfèrent voter plusieurs fois pour "la nouvelle Cruche" ou "Connard Academy" et payer très cher et qui ne se sont pas déplacés hier.