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économie

  • Contestataires et oligarques au G20 : la même idéologie ?

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    politique, G20, société, économie, contestation, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    Dans les fameux « Souvenirs littéraires » de Léon Daudet réédités il y a peu dans une version expurgée des considérations politiques pouvant choquer les chastes oreilles des bourgeois pédagogues, on trouve quelques paragraphes croustillants sur les « anarchistes » de son époque : les vrais et les mondains, les sincères qui finissent mal comme Bonnot et les malins voyant là un bon moyen de piquer de l'argent aux bourgeois en leur promettant le fameux grand soir un de ces quatre matins, en leur procurant quelques frissons.

     

    Léon y remarque quelque chose de très juste, ces contestataires n'ont finalement qu'une vision juste un peu plus radicale que les bourgeois positivistes de la politique mais c'est exactement la même idéologie. Il avait aussi de la sympahie pour Bonnot qui terrifiait tant les nantis positivistes de l'époque qu'ils envoyèrent 300 flics pour l'abattre comme un chien.

     

    Cette idéologie mène directement à la destruction de toute espèce de vie intérieure, de tout ce qui reliaient traditionnellement les êtres humains jusqu'à faire de la société un empilement d’individus coupés non seulement les uns des autres mais aussi de leur milieu naturel. Les anarchistes ne faisaient au fond que réellement appliquer les préceptes des progressistes, des modernistes, pensée dominante au sein de la classe dominante.

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  • Des contradictions des militants de droite

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     politique, société, économie, inégalités, propriétaires, amaury watremezAussi sur Agoravox...

    Dans mon quartier, à Versailles où j'habite, quelques uns parmi mes voisins ont décidé de faire des travaux de ravalement de leur immeuble. La plupart de ces heureux copropriétaires sont de droite et voteront Fillon aux prochaines présidentielles pour sa défense apparente des valeurs morales, familiales et traditionnelles, de la Nation France. Je ne les en blâmerai certainement pas bien sûr, mais j'ai cru discerner aujourd'hui quelques incohérences dans la manière de ces vaillants patriotes de concevoir et de vivre leurs convictions.

     

    Ils sont eux aussi pour la préférence nationale, bien sûr, et non pour employer de ces migrants dont on ne sait pas trop pourquoi ils viennent en France. Dans ce milieu on ne vote que rarement Le Pen car ce serait s'allier avec une population que l'on méprise, pas du « bon » milieu, et puis « ma chèère cette Marine le Pene est tellement vulgaire ». Elle a beaucoup fait la fête quand elle était jeune, elle n'a même pas été « scoute ». Et je ne suis pas certain qu'elle ait fréquenté un pensionnat de jeunes filles comme il faut...

     

    Salauds de pauvres tellement peu soucieux de bonne attitude sociale, salauds de pauvres à qui les curés mondains ne songeraient pas à dire bonjour à la sortie de la messe dominicale...

     

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  • Les élites hier et aujourd'hui

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    politique, société, héritiers, économie, école, amaury watremez, élites, trumpLes élites sont aujourd'hui contestées de toute part. Pour une raison simple, elles s'auto-entretiennent et sont parfaitement étanches au reste du peuple. De toutes façons le peuple les indiffère, un ramassis de ploucs sans éducation ni revenus conséquents et encore moins de réseaux. Il a un défaut ce peuple, il ne vote plus ce qu'on lui intimait de voter auparavant et conteste les élites et les institutions dans leur ensemble. Il est vrai que bien souvent ceux qui contestent le pouvoir des élites en sont clairement issus. On ne peut leur reprocher d'être lucides et de désirer un monde plus équitable.

     

    J'ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre  ce reproche. Moi-même qui écrit ce texte j'ai fait des études supérieures et fait objectivement partie des professions que l'on pourrait classer dans ces "bourgeois pédagogues" que je brocarde allègrement par ailleurs. J'ai du mal à l'écrire sans rire mais je fais partie de ces "élites" indubitablement...

     

    La reproduction sociale des privilèges a toujours existé sous tous les cieux et tous les régimes politiques car "là où il y a de l'homme il y a de l'hommerie" et donc des injustices. Cependant, la société a toujours prévu un ascenseur social, une méritocratie afin de s'élever selon son travail et les services rendus aux autres pour le Bien Commun. Cela existait déjà sous l'Ancien Régime à travers la noblesse dite "de robe". Le chancelier Séguier sous Louis XIV est un exemple de cette méritocratie. Il est arrivé au sommet de l'État de par son travail. Rappelons que ses parents étaient épiciers en somme...

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  • L'économie de l'amour

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    amour, sexe, cou^ple, homme, femme, politique, économie, amaury watremezLes mariages d'intérêt sans beaucoup de sentiments, les amours de raison, ont toujours existé dans nos sociétés, ce n'est pas nouveau j'en ai conscience en écrivant ce qui suit. Par contre, ce qui change radicalement c'est l'amour directement perçu comme un marché financier et la relation amoureuse ainsi qu'une relation d'actionnaires à entrepreneur. Je l'ai compris en lisant en commentaire d'un « statut » de réseau dit social une jeune femme évoquant l'indispensable « optimisation » des sentiments.

     

    On optimise ses sentiments comme on optimise en définitive son capital, son investissement. L'on se doit d'entretenir son « capital corporel » et son « capital santé » afin de rester compétitif sur le marché. Ariane et Solal de « Belle du Seigneur » ont trop de doutes sur l'avenir économique d'où leur fin tragique, Madame Bovary a attendu trop longtemps avant de se lancer dans une stratégie commerciale audacieuse et le narrateur de « la Recherche » n'est pas assez agressif dans son plan communication avec Albertine ce qui motive en conséquence le départ de cette dernière...

     

    Les sentiments sont un frein, la passion un handicap certain.

     

    Comment montrer cette compétitivité pour une femme ?

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  • Domesticité en peer to peer

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    Depuis un siècle ou deux en particulier après la fin supposée des privilèges une certaine nuit du 4 Août, moment où leur milieu a pris le pouvoir, les bonnes ménagères bourgeoises le déplorent avec chagrin, hochant rituellement la tête selon les coutumes ancestrales de leur tribu : 

     domesticité2.jpg

    « Il n'y a plus de bons domestiques ma chèèère amie ! Trouver une bonne femme de chambre mondieumondieu est teeellement difficile ma chèèère sans parler d'un cuisinier ou d'un aide pour déménager le grenier de notre chèèère grand-tante (à héritage) ».

     

    Dorénavant, par la grâce du progrès technique en général et de l'internet en particulier on peut trouver des gens de maison pour peu cher. Il n'y a même plus besoin de les loger ma chèèère, il suffit de quelques « clicks » sur un site de cuisine livrée à domicile, de ménage pour trois francs six sous ou de services à domicile voire un chauffeur de maître docile et serviable, de « Uber » (TM°) à « Allo voisins » (TM°) en passant par « Alloresto » (TM°). Il suffit de faire passer cette véritable escroquerie morale pour de la solidarité en ligne afin de mieux faire digérer la pilule.

     

    Il n'y a même plus besoin de les engager pour une bonne partie de leur vie ainsi que l'on faisait avant !

     

    « N'est-ce pas si formidâââble ma chèère ? »....

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  • La chemise du ravi de la mondialisation heureuse

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    politique, société, économie, chômage, amaury watremez, Air France, précarisationAu fur et à mesure des années la mondialisation économique continue de progresser. Les « jeunes gens réalistes » ainsi que Bernanos les qualifiait de s'esbaudir encore et toujours des bienfaits incomparables d'un libéralisme sans plus aucun frein se doublant d'une conception libertaire des mœurs. Ils trouvent cela tellement génial une société perdant ses repères, ne lui restant que soit le nihilisme abject du consumérisme décérébré ou soit celui tout aussi lamentable émanant d'un radicalisme ou un autre  :

     

    Cela va du désastreux Traité Transatlantique dont étrangement il n'est nulle part question à la la politique monétariste de l'Union Européenne impliquant une rigueur budgétaire extrèmement difficile à supporter par les peuples et leurs paupérisation rationnalisée et organisée. Les Etats, les nations, les institutions sont peu à peu détricotés, réduites comme peau de chagrin, et ce sont les plus précaires en pâtissant le plus. Personne ne s'émeut réellement des pauvres à la rue, des familles mourrant de de faim, ne compte que l'égoïsme de chaque citoyen-consommateur.

     

    Et l'on s'étonne de la violence sans cesse plus pregnante au moment des conflits sociaux ?

     

    La violence c'est pâââs bien ! La violence c'est mâââl ! Mais les deux ravis de la mondialisation heureuse (enfin réputée heureuse) allant faire un petit sermon à leurs salariés avant d'annoncer le licenciement de 2900 personnes de « Air France » ; à quoi s'attendaient-ils ?

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  • L'Islam soluble dans le consumérisme

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    Avertissement : Ce texte est parsemé ça et là de quelques bribes d'ironie qu'en bon petit bourgeois hédoniste et réactionnaire je pratique souvent...

     

    politique,société,état islamique,fanatiques,économie,amaury watremezNos sociétés hyper-consuméristes souffrent encore d'un handicap très lourd aux yeux de leurs véritables maîtres qui sont les décideurs du « tout économique » : la liberté d'expression en général et dans le domaine politique en particulier. Certes, les citoyens-consommateurs l'utilisent très modérément voire même s'en méfient, mais il reste toujours quelques irréductibles, quelques « cailloux dans la chaussure » qui empêchent le système d'avoir une dynamique totalement efficiente, à savoir que les vrais décideurs gagnent encore plus d'argent.

     

    Ces décideurs adorent par contre la philosophie du capitalisme d'état chinois, contrôlé par le Parti Communiste. Là-bas un salarié est payé une poignée de riz, et il travaille plus de quatre-vingt heures par semaine au son de musiques douces et lénifiantes ce qui adoucit sans doute son sort ? La liberté d'association n'existant pas non plus dans ce pays, il ne pourra pas se défendre, risquant de toutes façons une balle dans la nuque s'il s'y risque, balle facturée ensuite à la famille du malheureux exécuté car il n'y a pas de petites économies...

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  • Papy « trente glorieuses » et le dérèglement climatique

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    économie, société, politique, écologie, amaury watremezJ'ai déjà évoqué l'influence délétère de « Papy trente glorieuses » sur la vie politique française au sens exact du terme, à savoir ce qui concerne toute la cité. Il est maintenant retraité, mais détient toujours les rênes du pouvoir, se tient encore aux postes clés auxquels il s'accroche comme la daphnie à son rocher, le morpion aux attributs masculins de Sébastien Chabal. Et à raconter sans cesse les mêmes histoires sur sa jeunesse et la société d'abondance, il fait rêver ses enfants et petits enfants qui voudraient bien continuer à gaspiller les ressources du monde avec entrain et ardeur comme lui l'a fait, sans aucun souci du lendemain.

     

    Il ne leur a transmis que cela, il est vrai, ses rêves consuméristes de masse, une sorte de déambulation continuelle dans des centres commerciaux géants, « ad vitam ». Les gosses le suivent donc docilement sur ce terrain en changeant de téléphone dit portable tous les deux mois docilement ainsi que le système leur enjoint de faire. Leur dirait-on que leur « smartphone » est fabriqué avec des terres rares uniquement présentes en Mongolie intérieure, que leur extraction tue des centaines de personnes chaque année et souille irrémédiablement ce pays, ils n'en auraient cure :

     

    C'est la rançon du progrès, et c'est loin la Mongolie, de plus comme ils ne savent plus la situer sur une carte, ils s'en foutent....

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  • Le Pape est-il un « vert pastèque » ?

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    pluie-acide-pollution-ecologie.jpgA la lecture de l'Encyclique du Pape François sur l'écologie, certains ont déploré, au sein de la droite libérale, ou se sont réjouis, dans la gauche sociétale, de la mue supposée du Souverain Pontife en écologiste « vert pastèque ». Un « vert pastèque » est un gauchiste prenant l'écologie pour alibi afin de justifier des opinions révolutionnaires. Dans les deux cas, c'est bien entendu une grossière erreur. L'« Écologie humaine », notion développée également par Benoît XVI ou Jean-Paul II, évoquée en France au moment des « Manifs pour tous » par Frigide Barjot et son mouvement « l'Avenir pour tous » n'est pas une idéologie.

     

    C'est « simplement » le rappel, particulièrement aux chrétiens occidentaux que la Foi implique des obligations morales envers son prochain et envers la Création toute entière, une « Révolution de la Bienveillance ». Personne ou presque, que ce soit dans l'un ou l'autre camp, n'est pour l'instant réellement prêt à abandonner les gadgets parfaitement inutiles réputés indispensables en notre époque, à accepter cette altérité exigeante que propose le Pape...

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  • Réaliser la vérité

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    Que dire d'autre, c'est juste la réalité de notre société consumériste, libérale-libertaire...

    Les gouvernements ne sont au mieux que des "employés du mois", le vrai pouvoir ce sont les banques et les grandes entreprises qui l'ont, celles qui te vendent du rêve pré-mâché, pré-digéré et à l'obsolescence programmée ami lecteur.

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  • Le bourgeois 2.0 est toujours un bourgeois avide

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    politique, société, économie, bourgeois, libéraux libertaires, Amaury Watremez

    Rien ne change depuis Molière (voir ci-contre, image prise ici) ou le "Monsieur Bertin" d'Ingres, voir ci-dessous)

     

    J'avoue, c'est mal, on ne devrait jamais se réjouir du malheur d'autrui, mais ce qui arrive à Geoffroy Didier et d'autres, comme Aquilino Morelle il y a quelques mois ne percevant pas le paradoxe qu'il y a à se faire cirer les pompes pour très cher aux frais du contribuable, après avoir il est vrai dû cirer les pompes de ses maîtres, ne voyant pas de problèmes comme ce jouvenceau sensible et émotif de Didier, si romantique dans sa chemise semi-ouverte sur un torse que l'on pense à peine pubère, « espoir » de l'UMP, à profiter de privilèges indus qui n'ont plus rien de républicain, tout cela me fait largement sourire, sans parler de Bastien Millot et de ses « réseaux » d'amis, de bons amis seulement promis, juré, ce n'est pas de sa faute si des malveillants y ont vu du copinage amoral !

     

    Le bourgeois veut de la morale sociale, plein, un retour à des « valeurs simples » qui inclinent à penser qu'il a de ces « valeurs simples » le même point de vue qu'un « créatif de pub » pour bouffe industrielle réputé bio, ou du moins donc un genre de fac-similé de morale qui « tienne » le peuple dans l'allégeance et la soumission à un système économique lui permettant de continuer à s'enrichir ainsi que le bon monsieur Guizot l'encourageait à le faire aux débuts du libéralisme en France, mais ce fac-similé, cette moraline, il le veut pour les autres, pas pour lui, lui n'est pas concerné, lui sait ce qui est bon pour les « classes dangereuses » et surtout pour lui et les siens, il sait que le peuple n'a pas besoin de littérature, d’élévation spirituelle, de hauteur, encore moins d'arts.

     

    Le bourgeois 2.0 ne voit pas que la crise morale c'est principalement lui et son avidité qui l'ont causé et rien d'autres.

     

    Il sait que le peuple n'a besoin que de divertissement le plus léger possible quitte à ce que la télévision ressemble à celle que regardait les « flashés » décérébrés du film de Science-Fiction français qui se voulait seulement une fable un peu sombre à l'époque : « Paradis pour tous » d'Alain Jessua. Ceux-ci s'amusaient à regarder des pubs abêtissantes et des émissions se voulant proches des « vraigens ». Ayant tellement peur d'être humains, de la liberté, de leurs sentiments ils finissaient par y renoncer définitivement et muer en bêtes de somme dociles baisant, bouffant et buvant sans penser à rien d'autres.

     

    Le bourgeois résolument moderne à des prétentions politiques et matérielles qu'il a toujours eu rajoute maintenant des prétentions de « coach » de vie pour les « masses », pour aider les moins favorisés à se sentir bien dans leur précarité car il se sent quand même un peu coupable d'avoir voté pendant plusieurs décennies pour la mise en place d'une Europe hyper-libérale qui le flatte dans son ego car il est incorrigible, comme un gosse gâté qui est encore un peu trop narcissique, bloqué au stade anal et centré sur son nombril :

     ingres_bertin.jpg

    « Merde quoi tu 'ois ! L'euro c'est super pratique quand tu vas à Venise ou Londres en ouiquende !» et puis il faut bien savoir que « vu des States l'exception culturelle française, le système social qui protège c'est dépassé merde quoi ! On n'est plus le village gaulois, tu vois? », et puis aussi les « le multiculturalisme c'est de la richesse en plus pour notre culture tu 'ois, on devrait plus s'inspirer du « melting pot » des américains » (note : comme le « lascar » de cité le bourgeois 2.0 rêve d'Amérique, une Amérique fantasmée et idéalisée qui n'existe que dans les pubs pour sodas).

     

    On entend souvent ces énormités, on les lit aussi grâce aux fabuleux progrès techniques des réseaux sociaux, car ils osent l'écrire, provenant de pintades d'élevage, qui sortent généralement de basse-cours très chic et de pintadeaux tendres et roses hermétiques aux souffrances des moins bien lotis qu'eux, des mécheux germanopratins aux adeptes du velours vert bouteille. Cette volaille insupportable à force, bien que charmants en soirée, ne voit pas le monde qui croule sous ses yeux, ne veut pas en entendre parler, ça ne la regarde pas.

     

    Et le pire est que c'est toute la société qui rêve de « s'embourgeoiser » de cette manière alors que cet « embourgeoisement » est une impasse !

  • Faire trembler la clique pour une fois

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    BCE.jpgIl y a deux jours à la télévision, sur BFMTV, à un débat concernant les européennes, où étaient invitées Florian Philippot, Pervenche Perès, eurodéputée PS, et Marie-Laure Harel, conseillère municipale UMP à Paris, également toutes deux têtes de liste aux européennes. Elles auraient voulu mettre en lumière la collusion qui existe entre les oligarques de diverses obédiences dont elles sont d'éminentes représentantes, je n'ai pas dit larbines, qu'elles ne s'y seraient pas prises autrement. Je m'étonne toujours de ces gens qui semblent découvrir l'influence de ces obédiences, pourtant de notoriété publique (ce sont des « marronniers » des « newsmags »), et qui s'étale au grand jour comme la franc-maçonnerie (on discute publiquement et au grand jour dans les loges de la PMA, du « mariage pour tous » et de l'euthanasie depuis déjà quelques décennies, le Bildesberg, les « agences » de notation, le FMI...

     

    Elles n'ont même pas besoin de se cacher car leur pouvoir est accepté par tout le monde. Ou presque. Et ceux qui continuent à voter UMP après avoir combattu les lois Taubira n'ont pas compris que ces transformations dites sociétales sont voulues aussi par la droite libérale.

     

    Les deux dernières se sont bornées à énoncer un bréviaire euro-enthousiaste connu et déjà ressassé maintes et maintes fois en divers endroits, autant de lieux communs et d'alibis justifiant que la bourgeoisie, qui a pris le pouvoir en 1789 et l'a conservé depuis, le conserve ainsi que le luxe et tous les avantages qui vont avec.

     

    Il n'y avait guère de différences entre elles, l'une étant juste sociale-libérale et l'autre libérale-libertaire décomplexée, toutes deux finalement en bonne position comme groupies de Mario Draghi, président de la BCE, un des rares italiens qui ne soit pas gai quand il y a de l'amour et du vin, mais qui lui a besoin d'une politique monétariste rigoureuse et sans pitié, et d'un euro fort sur les places financières ceci afin de garantir des fonds de pension élevés aux retraités allemands qui dictent leur politique à « Frau Merkel », « Mutti Merkel », qui elle-même dicte sa politique à l'Union Européenne.

     

    Pour madame Harel tout comme madame Perès, invectivant ensemble monsieur Philippot, n'ayant pas de mots assez durs aussi pour Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupondt-Aignan, tous deux souverainistes et partisans du « Non » au Traité constitutionnel, l'affaire était entendue, la France et l'idée de nation en elle-même sont mortes et enterrées et forcément signes de repli sur soi et de chauvinisme, alors que bien connaître la culture de son pays, dont sa littérature, au contraire ouvre au monde et aux autres, sachant que depuis quelques décennies déjà, ceux qui sont censés la transmettre la haïssent, la conchient et n'hésitent pas à supprimer des bibliothèques les livres qui dérangent l'avènement de « l'utopie » hyper-libérale.

     

    Leur Europe bien entendu n'est pas pour tout le monde, elle est pour les plus riches, les privilégiés, les favorisés, le petit peuple les petites gens on les laisse patauger dans un « grand tout » vaguement universaliste, vaguement multi-culturelle, sans identité donc, ce qui facilite leur soumission au tout-économique et au consumérisme le plus abject, un individu sans histoire ni racines, sans lignée gobant plus docilement la « vulgate » libérale et européiste, un peu plus docilement depuis qu'il est perdu dans le vacarme pseudo informatif ou musical et la logorrhée continuels jaillissant sans cesse des écrans sur lequel il a constamment le nez.

     

    Le vrai clivage en politique n'est plus à droite ou à gauche, il est dans la conception de l'Europe, de la nation et de la culture d'un peuple. Il est aussi dans le fait de faire partie de la « clique » ou pas, cette clique dont tous les présidents depuis trente ans sont des représentants dociles, ayant tous peu ou prou les mêmes caractéristiques : profiter au maximum des ors du pouvoir, se laisser à une « queutardise » (TM°) qu'ils ne cachent plus, et obéir bien docilement aux vrais maîtres, ceux qui détiennent le vrai pouvoir.

     

    La fascination du fric et du pouvoir a toujours été la plus forte. Ils ne peuvent pas s'en empêcher ni échapper à leurs appétits de valets serviles. Aquilino Morelle, cireur de pompes officiel et professionnel, en en faisant venir un, d'un autre genre de cire-bottes, à l’Élysée, n'a fait que copier ses maîtres qui eux-mêmes singent leurs patrons. La fascination du fric est tout ce qui reste peu ou prou des valeurs que les grandes personnes tellement raisonnables transmettent aux enfants d'où l'engouement de ceux-ci pour des causes où ils retrouvent des raisons de vivre un peu plus élevées que le consumérisme et le cyber-autisme, des idéaux (mot grossier en 2014).

     

     

    La colère monte, les maîtres et les valets le savent bien, cela leur fait peur, ils n'ont pas encore assez peur... 

     

    Il a pourtant urgence, on voit ce que en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande, la clique a fait à ceux qui ne sont pas dans la norme

     

    image prise ici (site le sens de l'etat), siège de la BCE

  • Un homme enfin globalisé

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    78344941_o.jpgCe que l'on peut considérer comme paradoxal dans les « Manifs pour tous », comme celle de dimanche, c'est que la plupart de leurs participants voteront aux prochaines européennes et aux municipales pour des politiques libéraux qui sont partisans sans scrupules ni questionnement superflu, à leurs yeux, du darwinisme social, de la marchandisation du corps, de l’annihilation pure et simple des liens traditionnels, de la désagrégation à leurs yeux indispensable de tout ce qui gêne « les marchés » et entrave l'apparition de l'utopie libérale, du rêve humide de Milton Friedmann, la cause des dernières pollutions nocturnes de Jacques Attali ou Alain Minc avant l'andropause.

     

    Au bout du compte la gauche sociétale actuellement au pouvoir, du moins ce qu'il en reste, et la droite, ont donc la même vision de l'avenir.

     

    Finalement ce qui domine depuis quelques années dans la plupart des considérations théoriques que l'on peut lire sur l'humanité et l'humain, c'est leur quasi-universelle détestation, jusqu'à réclamer l'avènement d'une société post-humaine voire trans-humaine et donc « libérée » des sentiments, de l'art, de la création, de l'individualité, et partant de là de la liberté. Il faut dire que dans la logique d'une société de production de masse, il faut disposer de consommateurs dociles, soumis, en échange d'un confort matériel, et intellectuel, minimal, ce qui implique de priver chaque personne de son libre arbitre et de sa capacité à réfléchir....

     

    ...Un homme fonctionnel en somme.

     

    Ils ne sont pas loins d'y réussir. Docilement, jeunes et vieux achètent ce qu'on leur dit d'acheter, regardent ce qu'on leur impose de regarder, ne se posent aucune question, ne remettent strictement rien en cause, se défoulant à l'occasion de quelque « quarte d'heure de la haine ». Ne reste plus qu'à espérer qu'un de ces êtres dans une centaine d'années trouve un livre ou un film de notre époque et que cela le pousse à faire preuve d'indépendance, à expérimenter la liberté par lui-même.

     

    Et cela part aussi d'un bon sentiment de la part de ceux qui nous gouvernent vraiment, à savoir les dirigeants du système économique et financier, et non les fantoches comme Hollande ou Sarkozy. Selon eux, un individu normé, standardisé, quasiment indifférencié, un « être humain nouveau » naissant en somme « ex nihilo » selon leurs désirs, cet être humain là sera en plus grande sécurité que les précédents. Bien sûr, ce genre de sécurité est celle de la bête de somme dans son étable, nourrie à heure fixe, et destinée à l'abattoir quand elle n'est plus « socialement utile », le pire étant que cela se fera avec son assentiment joyeux et irréfléchi, « pour ne pas être une charge » de la société.

     

    Après avoir détruit les valeurs qui reliaient l'individu à son pays, à une histoire, à une lignée, après avoir explosé la famille et les liens familiaux, et en avoir fait des survivances diaboliques, réactionnaires, il est temps de s'attaquer aux différenciations les plus marquées, et donc aux différenciations sexuelles, différenciations qui mènent la plupart des rapports entre hommes et femmes, de manière à la fois délicieuses et parfois cruelles, pouvant paraître futiles pour l'intérêt du grand nombre et donc indispensables. Là encore, ceux qui nous gouvernent vraiment ne peuvent pas comprendre, car ils mesurent la vie quantitativement et seulement quantitativement.

     

    Ce genre d’obsession de la sécurité que l'on retrouve partout, de l'encadrement de la personne quelle que soit son activité, est le propre des systèmes totalitaires, tout comme la volonté de « remodeler » l'homme en laboratoire, ou de prôner le plus abject eugénisme social, le tout pour le bien commun, évidemment. Ils sont certainement persuadés du bien-fondé de leurs desiderata absurdes, de ce « bonheur insoutenable » qu'ils sont prêts à imposer à leurs semblables tout en se ménageant étrangement une autorité de « guides » dans ce nouveau monde de bonheur parfait où l'humanité se réduira à un peuple de marionnettes.

     

     

    La plupart des idéologies dites globalisantes, quelles que soient les bonnes intentions de leurs adeptes, ont toujours eu en tête depuis qu'elles existent de transformer l'être humain selon leurs vues sur le bonheur, un bonheur qu'elles ne conçoivent que d'après leurs idées, confondant la nécessaire transformation du monde ou de la société à laquelle l'humanité a tout à gagner avec celle de la nature humaine. La nature humaine est imparfaite, pleine de failles, de faiblesses insignes, mais c'est cette imperfection ontologique qui la rend si précieuse...

     

    Image : couverture de la version années 70 de l'édition "J'ai Lu" de "Un bonheur insoutenable" d'Ira Levin 

     

    En illustration vidéo ci-dessous un petit plaisir "bis" coupable, le générique de la saison 5 de "Fringe" qui montre que le "genre" en dit plus long sur n'importe quoi que bien des pensums (Non, pas cet article ami lecteur...)

  • De l'épicerie au surconsumérisme : à propos de l'émission "50 ans qui ont changé notre quotidien"

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    Cet article où le spleen transparait est aussi sur Agoravox

    Hier j'ai regardé le premier documentaire de M6 dans la série « 50 ans qui ont changé notre quotidien » (suivi par un deuxième à 22h30 concernant le logement) à la gloire des progrès en matière de consommation que nous aurions connu depuis les années 60 et de ce que cela aurait apporté de bénéfique à l'humanité, le tout bien enrobé pour convaincre en somme le consommateur docile et soumis qu'il a raison de l'être, et qu'il faut absolument qu'il le reste pour pouvoir continuer à bénéficier des bienfaits du progrés qui va toujours de l'avant (lien sur la création du premier hypermarché).

    le-premier-carrefour-c3a0-annecy-haute-savoie.jpg?w=375&h=249Ce dogme du progrès quel que soit le domaine dont on parle est quasiment unanimement consensuel, de la gauche à la droite, du centre vers un peu partout. On ne doit pas le remettre en question, on ne doit pas le critiquer sous peine de passer pour un réactionnaire ou un affreux rétrograde. Alors que le progrès dont notre monde se gargarise consiste surtout, comme le disait Montaigne à « se créer de nouveaux bagnes » plus qu'à aider l'homme à s'émanciper de ses pulsions primaires.

    De ces « nouveaux bagnes » je trouve que ceux des nouvelles technologies censées favoriser la communication sont les pires. Endoctrinés, matraqués sans cesse, les jeunes générations comme parfois les plus agées se demandent candidement comment on pouvait bien faire avant sans téléphone cellulaire pour rester « sans cesse en contact » (et localisable) et sans Internet, où la publicité est de plus en plus envahissante.

    C'est même plutôt l'inverse, le progrès fait de l'être humain un puits sans fond de désir et d'insatisfaction qui le conduit à la haine de celui qui ose dire qu'il n'a pas besoin de tous les objets que le système lui impose, ou l'effarement, tel celui de la jeune génération qui est née avec les nouvelles technologies.

    Des adolescents se sont sincèrement étonnés devant leur professeur de savoir qu'avant il n'y avait ni Internet, ni téléphone cellulaire.

    « Mais comment faisait-on avant ? » ont-ils demandé épouvantés ? La plupart ne peuvent reconnaître que ce ne sont que des besoins imposés et non consentis, des besoins totalement artificiels, sans aucune nécessité.

    Devant les yeux du spectateur/consommateur ébahi par tant de merveilles techniques et d'innovations financières lui permettant de dépenser l'argent qu'il n'a pas et de rêver à des objets dont il n'a pas besoin ont défilé des archives des années 60 sur l'ouverture du premier hyper-marché en France, dont la marque est abondamment montrée à l'écran, il ne saurait y avoir de petits profits, des interviews avec des spécialistes en consommations se rappelant les époques tellement arriérées semble-t-il à leurs yeux où les ménagères faisaient les courses à l'épicerie du coin, et perdaient leur temps, à les entendre, à discuter avec l'épicier, l'épicière ou les autres clients.

    A entendre ce qui est dit dans ce documentaire

    Je m'étonne que personne ne relève la vulgarité intrinsèque de cette société.

    Minority-Report-shopping.jpgLes individus sont fiers de se vendre et d'être vendus, d'ailleurs on conseille aux jeunes qui vont se lancer dans la vie active de "se vendre", donc de se prostituer en quelque sorte.

    On s'étonne que la prostitution soit tellement taboue encore puisque toute la société marche selon ce principe.

    Tous ceux qui prétendent "donner aux pauvres" en "prenant aux riches", comme Robin des Bois, me font rire, car la société dans son ensemble se fout complètement des pauvres, dont elle connaît très bien la situation, dont elle est consciente, ce n'est pas son problème en fait.

    Ce sont les fondements mêmes de nos raisonnements en matière sociale qui clochent, et qui sont toujours dans le prolongement des « valeurs » de la bourgeoisie industrielle, positiviste et matérialiste du XIXème siècle.

    La personne qui impose sa conversation au téléphone aux autres dans la rue ou les transports en commun est vulgaire, la jeune fille à qui l'on apprend à se conduire uniquement dans une optique de séduction est vulgaire (elle pense souvent que sa vie en dépend, ainsi que sa dignité, et qu'elle doit absolument plaire quitte à se conduire comme une péripatéticienne), la pub et la télévision imposent aux jeunes filles de se balader le nombril à l'air, encore, ce n'est pas si grave, mais quand c'est combiné avec le string bien apparent remonté sur les hanches et le djin ultra taille basse, c'est grossier et moche, les programmes de téléréalité, que tout le monde conspue, et que tout le monde regarde, sont d'une vulgarité sans nom, un peu plus chaque année.

    Nos dirigeants eux-mêmes font preuve de vulgarité, jetant l'argent au visage des citoyens, qui hélas en redemandent ou ne se souciant de leur expression démocratique que lorsque les citoyens votent dans le sens qui leur est fortement suggéré.

    Ce qui a changé dans notre quotidien du fait du consumérisme, c'est l'infantilisation progressive et le contrôle des êtres humains.

    Aux Champs Elysées ("auux champs z-élysées, pala-lala...") on a considéré comme un immense progrès d'installer trois ou quatre panneaux de pub dits biométriques, qui déterminent et photographient de suite le poids, la taille, et l'âge, ou le look, des passants qui jettent un oeil. Beaucoup de curieux viennent s'y faire ausculter électroniquement pour le plaisir sans doute d'être sur la photo.

    Dans quelques temps, la plupart des feux rouges seront équipés de caméras et de radars qui empêcheront les infractions. Tout cela est présenté comme un grand progrès, un bien indépassable, au troupeau de consommateurs de plus en plus infantilisé, pouponné, de plus en plus immature qui trouve ça génial. Il n'est pas loin le monde totalement contrôlé des dystopies de Philip K. Dick.

    Le plaisir, la joie, la famille, les relations sociales, la douleur deviennent progressivement rigoureusement virtuelles dans la société d'hyper-consommation où nous vivons.

    Il est tellement plus simple de parler à l'écran d'une machine souvent colorée agressivement dans des tons enfantins.

    On est dans le cauchemar d'une des héroïnes de l'écrivain précité, un cauchemar de pavillons de banlieue coquets et automatisés, parfaitement fonctionnel, d'être humains assexués et incapables de passer à l'àge adulte, qui finit par s'écraser sur lui-même. Le troupeau également festiviste trouve cela cool d'avoir une puce dans le bras, qu'on le piste dans ses tribulations, d'être à la pointe des dernières inventions favorisant les nouvelles prisons mentales en vogue, de payer ses courses avec, d'être catalogué, sondé, fiché avec.

    Comme argument, on dira bien sûr que si quelqu'un ne commet rien de répréhensible, pourquoi refuserait-il d'être surveillé après tout ?

    Et d'y perdre toute liberté en toute conscience plutôt que de chercher à améliorer les rapports sociaux, et d'aider les personnes à mûrir enfin. Je trouve étonnant que cette infantilisation entraîne finalement également une déférence et une révérence à l'égard du pouvoir et des autorités jamais vues avant.

    En conclusion il est intéressant de citer Étienne de la Boétie et quelques mots extraits du « Discours de la Servitude volontaire » :

    « Mais, ô grand Dieu, qu’est donc cela ? Comment appellerons-nous ce malheur ? Quel est ce vice, ce vice horrible, de voir un nombre infini d’hommes, non seulement obéir, mais servir, non pas être gouvernés, mais être tyrannisés, n’ayant ni biens, ni parents, ni enfants, ni leur vie même qui soient à eux ? »

    Un peu plus de la Boétie ici

    Image de supermarché prise ici sur le site brainbooming

    Image tirée de "Minority Report" prise ici sur le site travel industry

    Ci-dessous la scène du centre commercial dans l'adaptation de "Minority Report" par Steven Spielberg

  • DSK ira-t-il se faire voir chez les grecs ?

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    Je suis surpris d'entendre par la voix de diverses commentateurs et centristes, et de gôche rebellocrates ou bien-pensants, ou sous leur plume leur souhait que DSK soit candidat en 2012.

    La crise grecque révèle que DSK est le champion de l'hyper-libéralisme et des privatisations en masse en Grèce, tout cela passant par le sacrifice de la classe moyenne.


    GRECE DSK champion des privatisations et... par inet

    DSK en Tunisie au temps du bonheur et de l'amitié heureuse et épanouie

  • A bas le crédit revolving !

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    A bas le crédit à découvert !

    Cartes-de-cr%C3%A9dit-contrefaites-.jpgIl faudrait interdire  les saloperies de crédits revolving qui prêtent de l'argent à taux usuraire pour que le troupeau consumériste puisse acheter le dernier gadget à la con dans le vent, car ce sont vraiment d'infâmes saloperies. Vous savez, il y en a un, de ces organisme, qui est représenté par un petit bonhomme en haie de jardin tout vert, qui incite les gens qu'ils croisent dans la rue à claquer leur fric, un autre ayant osé piquer la chanson « the ecology » de Marvin Gaye. Les accumulant, ces saloperies de crédits, car c'est souvent très tentant pour simplement équilibrer une trésorerie de puiser dedans ou également pour se faire plaisir (car parfois on peut en avoir marre d'économiser les bouts de chandelle), ils finissent par représenter la moitié des revenus d'un ménage si ce n'est plus, obligés de bouffer des pâtes pour que le petit dernier puisse buter le boss du niveau 72 du jeu « Crash them all » sur la « playwiitendo » 82, le fameux jeu qui raconte l'histoire d'un serial killer amateur de meurtres au couteau à beurre (cherchez pas les djeuns, ça n'existe pas). Le pire est qu'il faut que ce soit un gouvernement de droite, plutôt libéral, pour prendre ce genre de mesure véritablement efficace pour commencer à moraliser un minimum le système (note personnelle : je ne crois pas une seconde que l'on puisse arriver à le moraliser mais au moins c'est déjà ça que les psychopathes qui sont censés réguler le marché n'auront pas).

    En France, not' président a dit qu'il était contre, mais depuis on chipote, la grande asperge de l'économie est presque d'accord mais elle attend le feu vert du chef qui lui ne sait pas quoi faire. Et bizarrement, le PS n'a rien à dire là-dessus, tout comme les évêques de France si prompts à la dénonce d'habitude.

    Et pourtant, qu'est-ce qu'on attend ?

  • Trop d'économie dans la Grèce

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    La crise en Grèce s'est encore largement aggravée, à cause de mauvaises nouvelles économiques, sociales et financières venues tout droit d'Athènes. L'agence de notation financière Standard & Poor's accorde désormais le statut de « junk bond » ou « obligation pourrie » à la dette des grecs. Leur ministre des finances, Georges Papaconstantinou, a condamné ce qu'il moon.jpgappelle pudiquement le manque de clarté de ses partenaires de l'Eurogroupe. Solon d'Athènes, un de ses compatriotes de l'Antiquité l'avait pourtant déjà dit : « A tes concitoyens conseille non ce qui est le plus agréable, mais ce qui est le meilleur ». Les syndicats grecs se préparent là-bas à une grève générale très dure tout comme les jeunes dont les réactions violentes des derniers mois avaient effrayé la plupart des dirigeants européens qui craignaient une contagion. Ils sont pourtant encore nombreux à crier « L'Europe », « l'Europe » en sautant comme des cabris pour paraphraser le général De Gaulle pendant la campagne présidentielle de 1965 qui dit pendant une conférence de presse : « Alors il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en disant : l'Europe ! l'Europe ! l'Europe !... mais ça n'aboutit à rien et ça ne signifie rien. »

    On aimerait que la colère monte, mais le troupeau de cabris reste très sage, très obéissant, soumis. Étant donné que les français « sont des veaux », nous voilà bien lotis. Et pourtant on aime bien l'Europe car c'est sur ce continent que demeure une poignée de pays à autoriser encore quelques libertés publiques ce que les intégristes à pilosité développée et les autres, parfois paradoxalement -de prime abord- les bien-pensants les plus acharnés, ne supportent pas.

    La Grèce, gràce aux aides et subventions de l'Union Européenne, a pu construire des autoroutes à quatre voies comme dans n'importe quelle consumérocratie et remiser au garage les locomotives et trains achetés en Allemagne de l'Est, ou les très vieux trains de banlieue de France, qui roulaient à quinze à l'heure (l'auteur de ce texte peut témoigner qu'il y a vingt ans, on pouvait descendre du train qui faisait le trajet Patras-Athènes et marcher à côté puis remonter sans trop de problèmes) pour se payer des wagons flambants neufs sans vendeur de café ou de souvlakis (il faut dire que c'est maintenant un plat très culinairement incorrect). Ce pays a fait comme n'importe quel ménage de la classe moyenne qui veut avoir SON écran plat comme tout le monde, SON gros 4X4 comme tout le monde et le I-phone pour chacun des membres de la famille, tout les joujoux qui permettent de compenser une microcéphalie, par exemple, et il a dépensé en vivant largement au-dessus de ses moyens des années durant. Même, pendant les Jeux Olympiques et après, les grecs ont pu augmenter les prix autant que chez les voisins et se hisser ainsi au nadir du matérialisme et de la civilisation du progrès. Comme ils ont du mal à rembourser, les banques, pourtant elles-mêmes « dans le rouge » depuis bien longtemps chaque fin de mois, Périandre, un sage de Corinthe, les avait pourtant averti « un gain honteux constitue une accusation pour notre nature », agitent maintenant le petit doigt réprobateur et leur ont concocté un dossier de surendettement aux petits oignons. Les grecs n'ont pas de toutes façons de bonus à toucher pour Noèl comme n'importe quel irresponsable jouant en bourse, donc, ils remboursent tout.

    Les grecs étaient pourtant certains qu'avec l'Union Européenne ils avaient tout un chouette tas de copains qu'ils pouvaient taper à l'occasion, voire chez qui ils pourraient squatter et se dorer la pilule le temps de se refaire une sante financière. Chez les chouettes copains, ce n'est pas malheureusement la joie, celui qui est un peu psycho-rigide, l'allemand, et qui travaille beaucoup ne l'entend pas de cette oreille, il n'a pas envie de payer pour ceux qu'il considère comme un tas de fainéants du Sud, en plus ce sont tous des pédérastes, Pierre Desproges le rappelle dans une de ses chroniques : « Les grecs s'appellent aussi hélène : c'est dire à quel point ils sont pédés. Quelquefois, ils enculent même leurs chevaux et roulent des pelles aux poneys ».

    Quant aux autres, ils se disent que c'était prévisible. Si on a trouvé de l'argent en masse pour les banques c'était normal, ce sont des gens tellement sérieux et travailleurs, les « traders », dotés d'une éthique sans faille, tout le monde le sait. Tel, là encore, le philosophe Solon d'Athènes, on pourrait leur rétorquer que : « Si tu juges bon que les autres te rendent des comptes, consens à en rendre toi aussi. »

    Mais pour les grecs, il ne faut pas y penser, si encore c'était des pauvres estampillés par Télérama ou Golias, la philosophie, la naissance des sciences, des arts, la mythologie, tout ça c'est loin, non ?

    Et ils ont été turcs un bout de temps ma bonne dame, les vieilles pierres c'est bien gentil mais il faut faire de la place pour le progrès, vous comprenez.

    Dans le Sud, c'est bien connu on passe son temps à regarder le temps passer au dessus de la blancheur lumineuses des villes, en buvant du café turc ou de la bière « Amstel », en fumant le nargileh, et en jouant avec son « komboloï » (chapelet grec) comme les vieillards à la terasse des cafés, ou de la tapette, à cause des moustiques.

    Des européens qui font un peu « bougnoules » en plus, ça lui déplaît, mais il n'ose pas le dire à cause de son passé ou de la bien-pensance, ceci qu'il soit chrétien de gauche ou pas. Et comme ils le pensent au fond de lui, c'est le genre qui cherche surtout à l'arnaquer, lui qui est pourtant si pur et si naïf et qui a un peu de bon pognon à dépenser.

    Ce qu'il ne dit pas non plus, c'est qu'il y a quelques années il venait en vacances en Grèce avec ses amis, sa famille et ses rejetons cyber-autistiques, parce que ce n'était pas cher, et que n'étant pas chez lui il pouvait se conduire en gougnafier, en gros con, en plouc éthylique et adipeux, vomir tout son soûl du haut d'un ferry en Méditerranée, ou devant le stade d'Olympie, tout en regardant de haut le peuple qui l'accueillait, des européens comme lui ce qui lui faisait son Tiers Monde rien qu'à lui, sans avoir besoin d'aller voir les chtits n'enfants noirs ou les chtits n'enfants asiatiques pour pleurnicher plus tard sur la pauvreté et se trouver tellement généreux.

    A la décharge des touristes, quand on venait en Grèce avec un sac à dos, en la parcourant à pieds et en car, on était plutôt mal vu, tant que l'on ne sortait pas le portefeuille qui avait un effet, semble-t-il euphorisant sur les marchands, les cafetiers, les hôteliers, surtout autour des sites les plus fréquentés. C'était de bonne guerre, en considérant le niveau de vie de l'époque et les salaires moyens, et je versais pas de larmes sur les troupeaux de types en short beige clair, chaussettes dans les sandalettes, avec le sac « banane » bourré de liquidités pendant assez lamentablement devant leur ventre pourtant déjà rebondi ; avec leurs matrones en robes d'été à fleurs rappelant instantanément les motifs de papier peint des années 70.

    Derrière la crise grecque il semble s'en dessiner une autre au Portugal, et juste derrière le Portugal, les suivants sur la liste des créanciers sont les français qui eux aussi usent et abusent du credit « revolving » de l'Union Européenne depuis belle lurette.

    Amaury Watremez

  • Un beauf devenu pédégé, en France tout devient possible

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    Dans le cadre de la parité quant à l'expression des opinions, voilà le quart d'heure d'expression libre UMP.

    Les fonctionnaires ? Tous des fainéasses. D'ailleurs, depuis qu'Orange est privatisé, et bientôt la poste, y z-ont du se mettre au boulot, ces paresseux. Bientôt ce sera le tour de la Poste et des enseignants, ces fainéants qui passent leur temps à faire grève. Avec Nicolas Sarkozy tout devient possible vraiment comme on le voit en-dessous où un beauf peut devenir pédégé.

  • La Crise est loin d'être finie - article de Pierre Laroutourou

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    C’est un chiffre inquiétant que vient de publier la Banque centrale américaine : en trois mois, la dette publique des Etats-Unis a augmenté de 520 milliards. En un an, elle a bondi de 2.000 Mds, soit 14 % du PIB. 2.000 milliards, c’est la totalité des réserves de change de la Chine. En un an, les Etats-Unis ont “brulé” l’équivalent de toutes les réserves accumulées par la Chine en vingt ans…

    Quant à la Chine elle-même, c’est peu dire que son économie est instable : “88 % de la croissance vient de l’investissement. Jamais, dans aucun pays, on n’a vu une croissance aussi déséquilibrée” explique Stephen Roach, Chef-économiste de Morgan Stanley. La consommation stagne. Les exportations ne redécollent pas. 37 millions d’emplois ont été détruits en six mois… Pour éviter un effondrement de la croissance, le gouvernement chinois a ouvert tout grand les vannes du budget et du crédit. A court terme, cette politique a permis d’éviter un effondrement de l’économie et une explosion sociale mais personne ne pense que cette relance peut être durable.


     “Le rétablissement chinois n’est ni stable, ni solide, ni équilibré” admettait le 10 septembre le Premier Ministre, Wen Jiabao. Le même jour, Xu Xionian, Professeur à la China Europe International Business School, affirmait : “Pour apaiser sa soif, la Chine a bu du poison.”

     

    Quoiqu’en disent les adeptes de la méthode Coué, la crise n’est pas finie. Loin de là 

    La suite ici

  • Un missile sur un moustique

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    photo : quartier de Meah Shearim (les 100 portes) à Jérusalem

    Ce week-end, un taré a dessiné une croix gammée à la bombe sur la porte du local d'une association d'étudiants de confession juive. Ce genre de tarés ne manque pas, fasciné par le nazisme, l'esthétique cuir, les rassemblements sains et virils qui lui permettent d'exprimer son homosexualité latente sans se compromettre et sans se faire traiter de "pédé" ce qu'il n'arrive pas à s'avouer le plus souvent. Leur racisme n'est pas forcément le plus nocif, beaucoup moins que le racisme ordinaire des braves gens en tout cas. Car les débiles on les voit venir de loin au moins...

    En face de cet acte certes d'une grande connerie, les responsables du MRAP et de plusieurs associations, dont SOS Racismes, ont réagi en sortant la grosse artillerie, en ont appelé à la République et la Patrie en danger. Ce n'est pas qu'il ne faut pas réagir mais c'est le genre de réactions qui pousse ce type de taré à en rajouter plusieurs couches car enfin on parle de ce qu'il a fait, (même si c'est une connerie il s'en fout). Dans le même temps, il y a des cimetières chrétiens profanés chaque semaine sans que les mêmes ne s'en émeuvent, ou des mariages forcés dans des familles musulmanes quand celles-ci sont dociles aux traditions les plus avilissantes pour les femmes, comme à Meah Shearim aussi, là pour se justifier ils invoquent les différences culturelles et en gros la relativité des droits de chacun, et j'en passe.skinhead.jpg

    Ce genre de missile bombardé sur un moustique pousse les uns ou les autres à réclamer son quartier, avec ses coutumes et ses petites habitudes, son communautarisme. Au lieu de chercher à développer l'éducation, la culture ou une conscience collective (C'est d'ailleurs pour cela que l'exaltation de la couleur de peau d'Obama est idiote, on le limite à ça, on ne tient aucun compte de ses compétences). Cela permet aussi aux extrèmistes de laisser croire qu'ils représentent leur religion, comme les loubavitch à Paris ainsi que le signale Elisabeth Lévy dans cet article excellent.

    Ci-contre, quelques tarés en réunion

  • Overdose de guimauve consumériste

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    is9.jpgLe but principal de cette société c'est de consommer et pouvoir consommer. Il domine tout. Il rend fou aussi. Ceux qui ne peuvent plus consommer, acheter, se laisser mener par la société spectaculaire la rejettent, ou font mine de la rejeter, ou expliquent ça par une sorte de pseudo-nihilisme sur la politique et l'intellectuel mais la consommation domine et reste la valeur la plus importante, le centre de la vie. Quand ils arrivent à récupérer un peu de fric d'un côté ou l'autre, un peu de moyens, ils se remettent à acheter tel gadget ou tel autre. Les SDF dans la rue sont pour la plupart aliènés par cette impossibilité pour eux de continuer à consommer et si autant de peuples du Sud de la planète émigrent vers nos pays c'est, excepté la grande ou très grande pauvreté, la faim, la privation des libertés, pour la même raison. vache-a-lait.jpg

    C'est quand même effarant, je trouve, cette manière de placer sa dignité dans la possession d'un objet que les médias, la pub et l'entourage conditionnent à acheter. C'est une société d'aliénés poussée à son paroxysme, comme ces jeunes qui dansent ensemble, les écouteurs vissés sur les oreilles, mais n'écoutent pas la même musique, chacun perdu dans son monde. C'est comme ces hommes qui téléchargent du porno au kilomètre sur le net, en se disant que ça ne portera pas à conséquence, et qui s'enferment progressivement sur eux-mêmes, sans s'en rendre compte, en se persuadant d'être libres quant à la morale commune, et finissent par oublier les sentiments. Faut pas leur dire, on se ferait traiter de moralisateur (Soyons bien clairs, ce sont les conséquences qui me choquent le plus et la fréquence, et la violence des images, le véritable érotisme étant une chose bien différente de cette bouillie sexuelle d'internet).

    Note personnelle pour des commentaires éventuels : prière d'éviter aussi le "c'est çui qui dit qui y est".

    On enrobe ça souvent avec la même guimauve, on exalte une pseudo-simplicité des vrais gens simples (les intellos sont des emmerdeurs qui empêchent de consommer dans la joie) de Philippe Delerm à Anna Gavalda en passant par à peu près toutes les émissions de télévision, pour stigmatiser ceux qui osent critiquer cette pierre angulaire de la société spectaculaire on leur oppose toujours le même genre de discours : on traite l'autre au choix de "gauchiss", de "facho" ou de "réac," ce qui revient toujours à la même imbécilité. C'est le genre de qualificatifs qui ferment la discussion et c'est souvent que l'imbécile sait très bien qu'il a tort, mais il voudra quand même avoir le dernier mot. Et puis critiquer les objets qu'il ne peut s'empêcher d'acheter, c'est le critiquer lui (ou elle). Car sa personnalité est d'après lui dans ces choses inertes (mais chères).

    L'indocilité à cette sacro-sainte règle de la consommation comme seule dynamique de l'existence est perçue comme de la folie et comme insupportable. La plupart des participants de cette société spectaculaire ont une mentalité d'esclaves, se félicitant de l'être comme cette dame, dans les premiers temps du portable, qui se flattait que maintenant son patron pouvait l'appeler à toute heure du jour et de la nuit, bref elle était contente d'être taillable et corvéable à merci. Sur un forum où j'ai cité l'anecdote, un des participants m'a répondu avec une force d'argumentation qui frise le sublime : "Et si ça lui plaît?". Il avait raison, ça plaisait à cette dame d'être esclave et à lui aussi. Car l'esclave aime son esclavage même s'il est chargé de chaînes. C'est la liberté d'esprit et de ton qui lui fait peur.

  • "Les temps modernes" de Chaplin - classique pour aujourd'hui

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    C'est mon film préféré de Chaplin. Il y évite les scènes de mélodrame pleurnichard des "Lumières de la ville", et le propos reste intemporel par le choix d'éviter les dialogues. La scène que j'y retiens est celle où ramassant le drapeau rouge d'un ouvrier qui refait la route, il devient malgré lui le meneur d'une manifestation de chômeurs, ces gens qui voudraient bien se lever tôt pour travailler plus stigmatisés par la sottise populaire. Il y a des classiques qui permettent de mieux comprendre ce que nous vivons, des romans comme "l'Éducation Sentimentale", ou "la Chartreuse de Parme", ce film ou "Citizen Kane" de Welles, ou enfin "la Règle du jeu" de Renoir et d'autres commes les diamants noirs des séries B des années 40 à nos jours.

    D'autres scènes du film dans les vidéos relatives...

  • Littérature performante

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    Encore il y a peu, parlant de livres livres%20pile.jpgavec des convives pendant une des nombreuses soirées mondaines où l'on m'invite pour mon esprit et mon sens incroyable de la répartie (note pour les cons et les non-comprenant ceci n'est pas vraiment sérieux, c'est de l'h-u-m-o-u-r), l'un d'eux, qui ne lit jamais, n'ouvre jamais un bouquin, n'a pu s'empêcher de sortir : "Moi je ne lis pas, comme j'ai plein de choses à faire, je n'ai pas le temps". Sous-entendu, la littérature est un divertissement, un amusement pour rigolos, pour des types et des bonnes femmes pas vraiment sérieux. C'est aussi une manière de justifier son inculture. Un autre a dit qu'il ne lisait que des livres "sérieux", là on sous-entend que les romans, la poèsie, les livres dits de genre, ce n'est pas sérieux. Ce n'est pas seulement le commun des quidams qui sort pareilles absurdités,  on trouve aussi les mêmes sur Causeur.fr sous la plume de Renaud Camus interrogé par Elisabeth Lévy qui considère la SF comme un sous-genre ainsi que la BD, article remarqué en causant sur Causeur (ah, ah, ah, suis-je spirituel) où je me fais passer pour la nourrice de Zeus (on est bien peu de choses, on me pardonnera cette facétie). Cela n'exclut pas que la littérature peut être seulement une détente mais elle est loin de s'y réduire exclusivement. Lire beaucoup n'est pas convenable dans l'esprit étriqué des petits bourgeois qui préfèrent une petite vie paisible mais bornée entre les planches d'une clôture morale confortable qui leur évite de sortir du troupeau bêlant des bonnes gens comme les autres bien vus par leur crémière.

    Certes, il a raison au début de son propos, il y a actuellement une confusion des genres et un mélange des goûts, du fait de la marchandisation, qui fait que l'on place sur le même plan Chaplin et "les Bidasses au pensionnat", mais ce n'est pas ce qui permet de condamner la Science-Fiction ou la Bande Dessinée dont certaines oeuvres deviennent des classiques de la littérature tout court : ainsi "Little Nemo" rivalise avec "Alice in Wonderland" et K.Dick ou Ballard valent bien le "nouveau roman" ou l'auto-fiction. Autre exemple, je me souviens de cet homme d'Église, extatique, proche de la transe mystique, à qui l'on demande son livre préféré qui répond "la Bible" croyant bon d'ajouter que tout le reste de la littérature est inutile, approuvé en cela par le cercle de ses fans qui se ressemblaient tous. C'est plutôt dommage car la littérature permet d'aller vers les autres, d'ouvrir à la beauté et l'imagination au lieu de se contenter du réel ou de ce que l'on appelle ainsi. Les jours derniers, on vient d'ailleurs de constater que les "traders" et les banquiers, que l'on croit proche du réel plus que les autres, étaient beaucoup plus irresponsables qu'un poète de sous-préfecture ou un écrivain de romans noirs éthylique. "La gravité est le bonheur des imbéciles", dit Nitche à moins que ce ne soit Miss France, c''est l'esprit de sérieux qui mène à la catastrophe actuelle, pas l'imagination ou la liberté que donne la littérature qui ouvre à la vie tout simplement.

  • La criiise !

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    Sur plusieurs blogs, les discussions font rage concernant la crise. J'ai repris là quelques commentaires laissés sur un salon de discussion.

    070420_bourse_contexte.jpgL’épargne des particuliers entretient la capitalisation de l’économie qui crée une dynamique capitaliste, au début Adam Smith ou Jean-Baptiste Say pensaient que la richesse retomberait ainsi, comme par magie ?, sur la tête des riches et des petites gens car c'est également une idéologie profondément matérialiste ; Il me semble que cela n’a pas eu lieu, 7.3 millions de personnes vivent actuellement en France en dessous du seuil (statistique) de pauvreté. Maintenant, depuis quelques années, des économistes comme les Friedmann père et fiston se satisfont qu’il y en ait quelques uns qui restent en rade (ce que l’on appelle les “Left behind”) saloperie justifiée par les pentecôtistes américains relayés chez nous par d'autres bons apôtres et Raminagrobis doucereux. La solution ahurissante trouvée par les dirigeants des sociétés consuméristes actuels est ahurissante : Injectons des liquidités encore et encore et encore dans l’économie, capitalisons de plus en plus jusqu’à l’explosion sociale (ça ils omettent de le préciser).
    gare.jpgLe concept de “middle class”, je crois ne pas le tirer de mon chapeau. Il est employé par les sociologues depuis quelques temps déjà. Et il correspondait à une réalité symbolisée en France par le développement des lotissements en périphérie des villes et la rurbanisation. On en arrive maintenant à revenir vers la situation antérieure aux “30 glorieuses”, à savoir des très riches d’un côté et des très pauvres de l’autre. C’est cela je pense que les libéraux persistants appellent l’avenir.
    Prenons l’exemple de l’agriculture. L’agriculture hyper-capitalisée mène au lessivage des sols, à la ruine des campagnes désertifiées ou servant de refuges à quelques bourgeois bohèmes ou libéraux-libertaires en quête d'authenticité frelatée de bons sentiments, à l’endettement surréalistement immense des paysans, à la hausse des prix et la spéculation sur des denrées indispensables. Un tissu de petites exploitations, basées sur une utilisation rationnelle et mesurée des ressources assurent la continuité du marché, la survie des exploitants et en plus permet de donner à manger à tout le monde. Cela a été très timidement développé par l’agriculture dite bio.

    cuve_depart.jpgAu “take off” économique de la France en 1842, le capitalisme a d’abord entraîné la perte de leurs terres pour les petits agriculteurs puis leur exode massif vers la ville où ils sont devenus ouvriers ainsi que tous leurs compagnons de misère moins fortunés encore comme les manouvriers ruraux, sans aucun droit de rassemblement ou de revendication bien sûr. On pourrait parler des gamins de 4 ans dans les mines pour dénicher les poches de grisou, des fillettes employées en ateliers, des femmes ouvrières sur lesquelles le contremaître avait tous les droits etc…C’était chouette. Et je ne parle pas des filles-mères, à qui l'on avait tout ôté y compris leur dignité et le respect d'elle-même, obligées de choisir entre le bordel et les aiguilles de l’avorteuse, c’était cool. Les gros porcs hypocrites pouvaient alors en basculer une ou deux de temps à autres dans les maisons dites de tolérance en payant ce qui leur donnait l’illusion de faire la charité.

    Ce système économique a entraîné par sa dynamique un progrés technique et industriel sans précédent, de la machine à vapeur à Internet qui permet de faire voyager ses bêtises d'un bout à l'autre de la planète de manière instantanée. Mais il a coûté aussi cher en vies humaines, si ce n'est plus, que les totalitarismes, et a engendré cette société qui nous entraîne chaque jour un peu plus vers l'abîme.

    Mes sources : "Histoire du capitalisme" de Paul Bairoch, universitaire américain ; les livres de Milton et David Friedmann, Naomi Klein, les cours d'histoire économique de Jacques Marseille à Nanterre (hé oui j'ai subi, je connais bien donc), les chroniques de Bernard Maris.

  • Sauver les banques ou aider ceux qui souffrent ?

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    Comptes d'apothicaires

    Question de chiffres....

    2139.jpgJe m'étonne que tous ceux qui se disent tellement sérieux graves et raisonnables ne voient pas cette hypocrisie majeure. Qui a dit le premier que les comptables et les financiers, ou les scientifiques, raisonnaient avec plus de rigueur que les poètes et les rêveurs ?

    80 milliards d'Euros déboursés pour nationaliser des sociétés d'assurances.

    700 milliards de Dollars proposés pour sauver les finances américaines.

    300 milliards d'Euros proposés pour aider les banques européennes.

    Il suffirait de 30 milliards d'Euros pour assurer la sécurité alimentaire de chacun sur Terre.

    Jusque là, étrangement personne de ces décideurs d'une si grande sagesse qui nous gouvernent ne l'a décidé. Ci-dessous, des petits épargnants en conciliabule...

  • Les pays riches vont-ils devoir se vider les bourses ?

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    1207756254Qg1IGm.JPGCeux qui verront dans ce titre une odieuse allusion scabreuse et surtout gauloises ont tout à fait raison. Cette crise montre tout le grotesque du système libéral qui a échoué également. A la chute du Mur, on a dit que c'était l'échec du communisme, le libéralisme, devenu une religion avec ses dogmes, a attendu vingt ans pour mourir lui aussi. Les dogmes étaient simples et tirés des bouquins torche-culs de Milton Friedmann et son fiston David : des taux d'intérêts très élevés, (il a suffi qu'ils baissent -un peu- pour ça aille mieux un temps), des salaires bas, des droits des salariés réduits à la portion congrue, un état qui abandonne toutes ses prérogatives, l'éducation, la santé, des déficits réduits et une politique de mondialisation à outrance. Tout cela est stupide quand on y pense, car ces idées s'opposent même aux fondamentaux du libéralisme, aux théoriciens du début du système qui n'allaient pas jusque là. En France, au PS ou à l'UMP, on a cru que c'était la seule politique à mener. On voit où cela mène. La consommation à outrance pousse à la destruction de la planète, car il est impossible que le monde entier vive selon les critères du consumérisme occidental. Les scientifiques spécialistes de l'environnement, les zoologues, les anthropologues le disent, nous en sommes à la sixième extinction (c'est-à-dire quand une espèce dominante sur terre est en train de s'éteindre). En l'occurrence, tout le monde s'en fout plus ou moins. Il ne s'agirait pas seulement de remettre le système à plat, mais de le changer radicalement. Bien sûr, il faudrait pour cela que l'être humain soit autre chose qu'un primate pitoyable.

  • L'enfant du miracle ou Bernard Laporte devrait-il la fermer ?

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    photo-rachida-dati-sarkozy-relation-amoureuse.JPGBernard nous dit hier, personne ne lui avait rien demandé, que c'est pas lui le père de l'enfant de Rachida Dati. Moi-même à ce propos, je peux le dire sans ambages, je ne suis pas président de la République quoique certains détails auraient pu laisser accroire le contraire, je ne suis pas marié avec Angelina Jolie, je le déments formellement, nous n'avons eu qu'une liaison sans lendemains il y a quelques années. Je ne suis pas non plus le fils caché de Kennedy et je n'ai pas de villa de 400 mètres carrés à Miami. Par contre, je sais de source sûre que dix minutes avant de mourir monsieur de la Palisse respirait encore. J'ai un soupçon effroyable qui me vient, Bernard Laporte essaierait-il de détourner l'attention des journalistes de la crise actuelle pour créer un pseudo évènement pipôle ? Naaan, ce n'est pas possible. En plus, ce n'est pas très sympathique pour madame Dati qui passe pour une femme un peu revêche et assez castratrice, ce n'est quand même pas sa faute si la douzaine de chefs de cabinet qui se sont succédés dans son ministère étaient si sensibles ? (On ne le dirait pas mais un énarque pleure facilement, la plupart ont Bambi en DéVéDé chez eux). Depuis, par nostalgie, beaucoup vont se consoler au "Donjon" à Montmartre, par dépit (la dernière spécialité étant de se faire frapper avec le "Financial Times"). Ce gouvernement c'est plus de la politique, c'est "Hélène et les Garçons"...

  • Parler de questions existentielles

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    17.jpg

    Causerie dominicale

    J'ai déjà parlé sur ce blog....passionnant (applaudissements après un temps de silence)...je sais, de questions existentielles graves telles que : Pourquoi Donald Duck se sent-il obligé de mettre une serviette quand il sort de la douche ? Superman défèque-t-il ? Le docteur Banner a-t-il une garde-robe suffisante et suffisamment de chemises bûcheron ? Mickey est-il homosexuel ? Tintin est-il névrosé ? et j'en passe (rires du public, applaudissements nourris). La plus grave question existentielle étant : D'où viens-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre ? (rires derechef). Des experts graves et sérieux, aussi sérieux que Bozo le clown quand il se prend un coup de pied au cul de son comparse, nous disent que le Net est un espace de dialogues (rires) d'échanges (rires plus forts) et surtout d'écoute (crise cardiaque d'un spectateur à force de rire). Non le Net est un moyen pour beaucoup d'exprimer sans contraintes leurs frustrations, leur ego, leurs névroses, et généralement de laisser couler le robinet à clichés : les riches c'est pas beau, les pauvres sont gentils, si je suis riche et que je dis ce qui précède c'est comme si je n'étais pas riche, dire des blagues racistes, sexistes ou homophobes c'est politiquement incorrect, les explications complexes c'est trop compliqué, faut être simple sans oublier les tonnes de pensées positives à la con qui font voir la vie en rose (protestations du public, quelques sifflets et lazzi).

    Généralement il s'agit de montrer ses organes voués normalement à la reproduction, ou du moins de commettre un acte équivalent (certains rêvant secrètement de le faire je pense). Les personnes intelligentes qui sont sur le réseau, c'est un peu comme les belles filles dans la vie, on leur prête des turpitudes odieuses car leur beauté énerve et rend jaloux, ou comme les personnes gentilles, on les prend pour des idiots : cliché parmi d'autres, la gentillesse est systématiquement assimilé à de l'imbécilité, le fonctionnement normal de nombreuses personnes étant l'agressivité et le rapport de forces (silence dans le public, des spectateurs regardent le plafond). Ce genre de constatations qui rend toujours un rien tristes. Le con persistera dans ses certitudes quoi qu'il arrive.

    préjugés.JPGLes abrutis qui se laissent aller au robinet à clichés sont pathétiques mais souvent ils ne se rendent pas compte de ce qu'ils disent et finalement c'est surtout grotesque et rigolo. Le pire, c'est quand ce sont des gens intelligents qui égrènent ces clichés, se parant qui de sagesse ou de vertu, se plaçant au-dessus de la mêlée alors qu'ils ont au milieu. Ces personnes sont finalement tout aussi stupides au bout du compte car elles enfilent les perles sans se rendre compte de leur vacuité : quelques exemples, un homme, un vrai, a une barbe de trois jours, il picole du ouiski, et il a une cravate dénouée, faîtes cela et vous aurez automatiquement du talent pensent les naïfs ; d'autres ne font que s'inspirer de leur entourage ; quelqu'un lit un auteur qui semble super-cool, adopté, sans le lire, dire que l'on est libre ou rebelle implique forcément que ses deux constatations sont vraies, je pense quelque chose donc c'est vrai, les jolies filles sont sottes (alors que l'on peut être moche et con) et l'on pourrait continuer des heures.

    (Applaudissements nourris)

    Ci-dessous, un dessin animé de Tex Avery qui se moque des clichés de langages justement

  • Jeunes, choisis un métier d'avenir : banquier

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    Ami jeune ou moins jeune, lis cette note sans crainte, en plus c'est au programme de troisième, à celui du brevet, de seconde, de première et de terminale, du BEP, du bac pro et du BTS, un peu plus encore si tu est en ES (tu vas voir que tu aurais dû parfois mieux écouter certains cours qui sont maintenant indispensables pour comprendre ce qui se passe). Tu vas voir aussi que l'on peut réussir en étant complètement irresponsable, ignare et débile, comme banquier.

    galetPrestation.jpgDans notre société on méprise les littéraires, les poètes, les musiciens, les artistes, tous ceux qui n'ont pas des métiers matériellement quantifiables ou rapportant des espèces sonnantes et trébuchantes. Ceux qui sont mis en avant sont les matheux, parce que les chiffres on se dit que c'est du concret, comme les sciences, et que tout ce qui n'est pas immédiatement tangible ou compréhensible est sans intérêt. Or, les banques et les institutions de crédit à la consommation prêtent à des taux que personne ne dénonce jamais, c'est pire qu'au "Mont de piété" ou quand l'on emprunte des sous à la Mafia pourtant et les conséquences quand l'on n'arrive plus à rembourser sont extrêmement difficiles à supporter car il faut alors subir l'incompréhension et le quasi-mépris de ceux qui ne connaissent pas encore cette précarité. Le surendetté, le précaire est traité en gamin. C'est la banque qui a raison, c'est lui qui se trompe.

    Ami jeune ou moins jeune ne décroche pas ici, je vais être plus précis (j'ai encore quelques souvenirs extrêmement précis de mes cours d'économie et d'histoire économique).

    Pourtant, ce sont les banques qui se comportent en irresponsables préférant par exemple prêter des John%20Maynard%20Keynes%20by%20Duncan%20Grant.jpgmillions à un escroc pour racheter la MGM comme le Crédit Lyonnais, maintenant LCL, ou à Bernard Tapie. Cela consiste à refuser 50 000 francs il y a quelques années à une micro-entreprise qui aurait crée quelques emplois, et en accorder 1 million voire plus à une entreprise ayant la même activité, déficitaire depuis longtemps, qui licencie "ad nauseam".  C'est favoriser les prêts sans risque qui ne favorisent pas l'activité mais permettent de capitaliser sans difficulté. Et l'on pourrait citer des dizaines d'autres histoires qui, curieusement, montrent toutes la même chose, au bout du compte, les banquiers ne sont pas assez libéraux car leur intérêt est également d'arriver à un équilibre de l'emploi et du capital (la fameuse équation économique LS = KS, Labour savings = Capital Savings, si je ne me trompe pas dans les termes, dont la signification est que le travail et le capital doivent s'équilibrer pour éviter la crise, que la réduction des déficits publics, presque obligatoires, le service public ne peut se concevoir comme une entreprise bénéficiaire, amène une augmentation du capital, un chômage endèmique du fait de ce déséquilibre et par la spéculation une crise des entreprises ).

    Nota Bene : En fait, et j'ai entendu cela de manière suprenante de la bouche de Madame Parisot, il aurait fallu écouter Keynes et créer dés les accords de Bretton Woods en 1944 une monnaie d'échange et de référence mondiale, et non choisir le dollar, ce qui a eu pour conséquence que les Etats Unis, première économie mondiale, ont fait payer leur déficit pendant 60 ans par les autres, déficit qui a pris des proportions maintenant gigantesques.

    En conclusion une chanson de Marvin Gaye qui parle des conséquences de cette course à l'abîme sur un air faussement léger ("Mercy, mercy me" (the ecology)).

  • Déjà la France d'après

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    s.jpgLa France d'après, on y est. Mais je crois que les électeurs de Sarkozy ont la mémoire très courte, ceux qui l'ont un peu plus développée que chez le poisson rouge comprennent maintenant qu'avant de voter il faut réfléchir. Sarkozy décide de suivre les États Unis sur l'économie et la politique étrangère, quelle chance, les problèmes américains arriveront beaucoup plus tôt chez nous. D'autres qui ont des personnes proches d'eux travaillant qui dans l'Éducation Nationale, qui dans la fonction publique, s'aperçoivent que quand il disait qu'il ferait des économies dans la Fonction publique comme d'ailleurs en restreignant les minima sociaux, c'était sérieux. A droite, on a sonné le clairon, appelé à faire barrage à Ségolène Royal, vue comme la passionnaria de gauchistes inavoués, de révolutionnaires le couteau entre les dents, voire pire encore, de débauchés s'affichant comme tels et prônant la liberté totale des moeurs : la patrie, que dis-je la vertu, l'honneur de la France étaient en danger, les socialistes avaient vidé les caisses. Au fait, savez-vous que l'on s'apprête à verser 300 milliards d'Euros pour aider les banques européennes ? Il y a donc encore de quoi aider les moins favorisés. Madame Lagarde dément, aussi bien que Pinnochio d'ailleurs.

    Enfin, je rappellerais également qu'un type qui est divorcé trois fois, coureur et infidèle, qui prône une politique familiale, le retour aux vraies valeurs alors qu'un de ses premiers gestes est de s'augmenter de 172% se paie allègrement votre tête, chers électeurs de droite que vous soyez villiéristes ou UMP. A gauche, on a chipoté sur Royal, les chefs l'applaudissaient du bout des mains, on minaudait un peu, et on se disait : "on a encore le temps, on peut voter ce qu'on veut au premier tour, se faire plaisir, se mettre un peu en valeur, il sera toujours temps de se rattraper ensuite". Et puis Ségolène, on la trouvait un peu trop de droite, bien qu'il n'y aurait pas eu le licenciement de 25000 personnes en deux ans ne serait-ce que dans l'Éducation Nationale, qu'il n'y aurait pas eu de privatisation de la poste, mais çà encore faudrait-il pour cela voir un peu plus loin que le bout de son nez. Donc, ne réfléchissant pas, certains électeurs de gauche se sont dit que finalement au deuxième tour, ils allaient s'abstenir car ils avaient peur que Ségolène suive une politique de droite. Maintenant, pour avoir une politique de droite, ils en ont une, sévère et raide. Une vraie. Mais plutôt que de se réveiller du coma dans lequel ils sommeillent depuis des années, ils préfèrent se chamailler sur le chef, ou sur des peccadilles, et surtout ne pas agir. Cela pourrait changer les choses.