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écologie

  • Le précaire cet écologiquement irresponsable !

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     Aussi sur Agoravox

    Écrit après avoir entendu le président Macron parler de « make ze planète grète euguène »...

     

    precarite-energetique.jpgDans notre monde tellement progressiste, la coupure a tendance a se creuser de plus en plus et de pire en pire entre les très riches et les très pauvres. Et la classe moyenne entre deux, ou plutôt ce qu'il en reste, trop riche pour être aidée, trop pauvre pour s'en sortir vraiment sans heurts ni crédits, se paupérise lentement mais sûrement. En même temps, comme le dit notre président, les riches développent des soucis sociaux et politiques, rajoutent aux prétentions matérielles des vanités politiques et l'envie très forte de se donner le beau rôle, en particulier celui de guides des peuples, ceux-ci n'ayant pourtant rien demandé...

     

    Leur dernière lubie, elle ne mange pas de pain et ne les force pas à un partage plus équitable des richesses, est une certaine conception de l'écologique, une conception « gadget », une conception « alibi » pour se donner bonne conscience et faire marcher le commerce en créant de nouveaux labels, de nouveaux produits beaucoup plus chers.

     

    Le précaire, lui, n'est pas écolo, il s'en fout du développement durable. Souvent même c'est un de ces « petits mâles blancs » qui se détend en regardant exclusivement la télévision et qui si ça se trouve n'est jamais allé voir une pièce d'« humour de résistance » de Jean-Michel Ribes. Pire encore, il prend sa voiture hors-d'âge, rempli bien des fois avec du diesel, pour aller travailler à Paris ou dans une autre grande ville, une bagnole qui bien souvent a un bilan carbone désastreux. Mais cela n'a pas l'air de l'angoisser, il ne se rachète pas une électrique, même pas une « hybride ».

     

    Parfois, il est bien obligé de prendre les transports en commun, de s'entasser avec on l'imagine un plaisir immense dans des wagons bondés, pour cause d'économies budgétaires décidées afin de mieux construire l'Europe. Il faut dire là encore que le précaire, des plus inconscients également sur cette question se fout complètement de la construction européenne. Et puis, en même temps (j'aime beaucoup ce que vous faites monsieur le président) quand il rentre dans son logement loué beaucoup trop cher pour une si petite surface, enfin c'est ce qu'il dit, il prétexte abusivement la fatigue à cause des retards, des pannes, des problèmes de cadencement et de personnels il ne s'inquiétera pas une seconde de faire le tri de ses poubelles avec ordre et méthode.

     

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  • Réchauffement quel réchauffement ?

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    rechauffement.jpgIl fait 36 degrés un peu partout en notre beau pays de France et nous sommes déjà le 12 septembre 2016. A Toulouse place Jean Jaurès on déguste un peu plus de glace que d'habitude chez « Octave » ainsi qu'à « Berthillon » à Paris.. Il fait 36 degrés et les déclinistes qui trouvent toujours à redire à tout, les réactionnaires, les malveillants caractériels, des hyper-sensibles inadaptés à la société, qui n'aiment pas la modernité vont s'en frotter les mains vous allez voir. Ceux pour qui le réchauffement n'est pas qu'une légende vont critiquer, railler, alerter, ils le font toujours. Il est midi tout le temps, le ciel est presque constamment bleu piscine.

     

    Ils vont évoquer la pollution endémique, les ravages des l'industrie et gnagnagna, ils vont reprocher la hausse des températures à la pollution automobile et gnagnagna, le progrès qui permet à n'importe quel pékin de rouler en S.U.V ou en 4x4 dans Paris. Ce n'est pas rien quand même.

     

    Mais ne s'aperçoivent-ils pas qu'en ces jours de canicule, certes, le plus important est qu'il fait quand même super beau ?

     

    On peut tout de même encore se baigner au bord de la mer et les touristes sont tous rentrés ?

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  • Papy « trente glorieuses » et le dérèglement climatique

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    économie, société, politique, écologie, amaury watremezJ'ai déjà évoqué l'influence délétère de « Papy trente glorieuses » sur la vie politique française au sens exact du terme, à savoir ce qui concerne toute la cité. Il est maintenant retraité, mais détient toujours les rênes du pouvoir, se tient encore aux postes clés auxquels il s'accroche comme la daphnie à son rocher, le morpion aux attributs masculins de Sébastien Chabal. Et à raconter sans cesse les mêmes histoires sur sa jeunesse et la société d'abondance, il fait rêver ses enfants et petits enfants qui voudraient bien continuer à gaspiller les ressources du monde avec entrain et ardeur comme lui l'a fait, sans aucun souci du lendemain.

     

    Il ne leur a transmis que cela, il est vrai, ses rêves consuméristes de masse, une sorte de déambulation continuelle dans des centres commerciaux géants, « ad vitam ». Les gosses le suivent donc docilement sur ce terrain en changeant de téléphone dit portable tous les deux mois docilement ainsi que le système leur enjoint de faire. Leur dirait-on que leur « smartphone » est fabriqué avec des terres rares uniquement présentes en Mongolie intérieure, que leur extraction tue des centaines de personnes chaque année et souille irrémédiablement ce pays, ils n'en auraient cure :

     

    C'est la rançon du progrès, et c'est loin la Mongolie, de plus comme ils ne savent plus la situer sur une carte, ils s'en foutent....

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  • Le Pape est-il un « vert pastèque » ?

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    pluie-acide-pollution-ecologie.jpgA la lecture de l'Encyclique du Pape François sur l'écologie, certains ont déploré, au sein de la droite libérale, ou se sont réjouis, dans la gauche sociétale, de la mue supposée du Souverain Pontife en écologiste « vert pastèque ». Un « vert pastèque » est un gauchiste prenant l'écologie pour alibi afin de justifier des opinions révolutionnaires. Dans les deux cas, c'est bien entendu une grossière erreur. L'« Écologie humaine », notion développée également par Benoît XVI ou Jean-Paul II, évoquée en France au moment des « Manifs pour tous » par Frigide Barjot et son mouvement « l'Avenir pour tous » n'est pas une idéologie.

     

    C'est « simplement » le rappel, particulièrement aux chrétiens occidentaux que la Foi implique des obligations morales envers son prochain et envers la Création toute entière, une « Révolution de la Bienveillance ». Personne ou presque, que ce soit dans l'un ou l'autre camp, n'est pour l'instant réellement prêt à abandonner les gadgets parfaitement inutiles réputés indispensables en notre époque, à accepter cette altérité exigeante que propose le Pape...

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  • Puisqu'on vous le dit qu'il n'y a pas de dérèglement climatique !

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    Puisqu'on vous le dit...

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  • La semaine du développement durable : un exemple sur le terrain, l'Eure

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    On parle aussi du Développement Durable sur Agoravox

    Semaine du Développement Durable : du 1er au 7 Avril (voir site)

    On parle beaucoup du développement durable au sujet de Paris, de l'Ile de France, et des grandes agglomérations mais jamais en région ou dans les petites villes de province (ou de banlieue).

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    Ci-contre l'hotel de ville d'Évreux, photo prise ici

    Les articles en traitant vont rarement sur le terrain, se contentant d'aligner les grands principes sans essayer de voir les problématiques concrètes, les ignorant, voire les laissant se développer. On proteste de ses bonnes intentions, on organise des « fêtes de l'écologie » des fêtes de la « responsabilité écologique », et finalement, rien n'est fait. Pour parler de terrain, il semble qu'Évreux et le département de l'Eure sont deux excellents exemples.

    Avant que l'on accuse ce texte d'être négatif, signalons les initiatives très positives quant au développement durable à Évreux comme ce blog signalant les initiatives d'un collectif de citoyens.

    Le principal problème de l'Eure, et de sa préfecture, Évreux, c'est la difficulté à exister face à trois grandes métropoles proches : Paris, Rouen et dans une moindre mesure, Caen. Évreux devient un gigantesque centre administratif de second ordre où se concentrent quelques services et reste considérée comme une sous-préfecture de la Seine-Maritime. Les couches sociales représentées à Évreux sont donc principalement des employés, des salariés issus de la classe moyenne supérieure, des « cols blancs ».

    Les eurois et les ébroïciens sont donc dans leur grande majorité obligés de prendre leur voiture ou les transports en commun, pour ceux qui travaillent à Paris ou à Rouen, pour aller travailler, donc d'émettre un peu plus de pollution.

    Or, dans les deux cas, un problème se pose.

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    ligne Evreux-Rouen désaffectée ci-contre : image prise ici

    Rappelons également en passant que pour aller de Évreux à Rouen en train il faut passer par Paris, ce qui est un non-sens. La liaison ferroviaire de ces deux villes est un peu un « serpent de mer » qu'invoque tous les politiques du département au moment des élections, pour l'oublier ensuite totalement.

    Ce projet est d'ailleurs combattu en sous-main, ou non, car tout le monde en veut tant que c'est le voisin qui est embêté.

    Ce serait pourtant une solution pour désengorger la circulation dans ces deux agglomérations, un investissement lourd rapportant à long terme. Mais, comme partout ailleurs en France, on pense surtout au court terme et aux bénéfices électoraux rapides.

    En voiture, le matin, il suffit de regarder les véhicules que l'on croise pour aller à Rouen, on y voit à chaque fois une personne et une seule. Si des solutions de covoiturage sont proposées (sur la base du volontariat, et des propositions des conducteurs, voir lien), elles tiennent pour l'instant du gadget.

    On note d'ailleurs que les propositions mises en ligne sur le site du Conseil Général ne sont pas actualisées, ce qui montre l'intérêt qui y est vraiment porté.

    Du fait de l'augmentation des prix de l'essence, il est incompréhensible que ce système ne se développe pas beaucoup plus car il permettrait aux personnes obligées de prendre leur voiture de faire des économies substantielles.

    Le covoiturage plus développé permettrait également d'aider les habitants des communes rurales autour d'Évreux et des grandes villes du département et qui sont excessivement mal desservies :

    Souvent les habitants ne disposant pas d'un moyen de transport personnel ont le choix entre un car à 6h, 6h30 du matin, et puis plus rien jusqu'en début d'après-midi. Le fait que le billet ne soit qu'à deux Euros, ce qui en soit est déjà un progrès afin d'encourager à utiliser le car, ne change donc rien, les horaies étant souvent conçus en dépit du bon sens.

    De plus, personne ne semble tenir compte des correspondances. Par exemple, une personne voulant se rendre d'Évreux à Gasny en car prendra le car de 6h40, qui arrive à 7h15 à Vernon, soient 5 minutes après le départ du car pour Gasny.

    Le car a aussi une image déplorable, c'est le moyen de transport, dans la tête des eurois, excepté pour celui qui va à Rouen curieusement, des « moins que rien », de pauvres hères que l'on méprise plus ou moins.

    Ceux qui habitent Évreux et prennent le train tôt n'ont pas d'autre choix que d'aller à pieds à la gare ou prendre la voiture car le service de bus commence trop tard, ou ne dessert pas la gare, ce qui implique de graves problèmes de stationnement et de circulation.

    Prendre sa voiture devient, comme ailleurs, un geste automatique pour faire des trajets courts voire très courts, et ce pour toutes les générations, contre toute logique parfois.

    Alors que leurs prédecesseurs venaient au lycée en bus ou emmenés par les parents, les élèves arrivent maintenant dans leur véhicule.

    Ne parlons pas du week-end, où beaucoup sorte la grosse et belle automobile du garage, rutilante et bien propre, pour la montrer (même si on ne sait pas la conduire d'ailleurs), comme avant on s'« habillait » le dimanche car cela reste un geste d'ostentation sociale fondamental.

    On prend le 4X4 pour aller chasser car cela reste important de montrer ce que l'on peut se payer. Selon les professions, il devrait être possible de reconnaître chaque profession ou secteur d'activités d'ailleurs, ou si les personnes sont en retraite ou pas.

    Le programme de l'actuel maire d'Évreux incluait pourtant la création d'une zone piétonne au coeur de la ville, pour l'instant, celle-ci se limite à deux petites ruelles de part et d'autres de la fontaine de la place de l'Hotel de ville. Les commerçants du centre n'en veulent pas, ne concevant les déplacements de leurs clients potentiels qu'en voiture pour le moment.

    On ne peut leur donner tort car c'est le cas également pour leurs clients.

    C'est tout juste symbolique.

    Les mentalités n'ont guère évoluées, que ce soit pour aller acheter du tabac, le journal, poster une lettre, les ébroïciens, comme les eurois venant à Évreux, préfèreront prendre leur automobile quitte à se garer en double-file ou sur les places handicapées, ce qui n'est de toutes façons que très rarement pénalisé.

    Il ne devrait pourtant pas y avoir autant de problèmes de stationnement du fait du parking de la place du marché et de celui derrière l'hotel de ville, sans parler des plus petits emplacements pourtant très proches, ou des possibilités de circulation en bus.

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    photo ci-contre à Guichainville prise ici

    Et alors qu'il était question de largement développer les transports en commun afin de rassurer justement les commerçants du centre-ville, « l'ébroïbus » qui était une navette très pratique pour les personnes âgées comme pour les enfants, ou les habitants sans moyen de locomotion, a été supprimé alors qu'il aurait été largement plus pertinent d'envisager une deuxième ligne l'utilisant !

    A l'agglomération d'Évreux, on parle beaucoup du développement durable, mais on se contente pour l'instant de quelques mesures qui sont certes spectaculaires mais très modérément et concrètement incitatives, tout en favorisant les quartiers électoralement les plus intéressants (coutume française qui est effectivement répandue un peu partout dans notre pays et qui n'est pas le fait seulement de cette commune).

    Sur le lien indiqué ci-dessus, j'ai eu beau chercher également une information sur la question des livraisons intempestives en plein Évreux à n'importe quelle heure du jour, ce qui bloque la circulation à chaque fois alors que cela n'aurait pas lieu d'être, je n'ai rien vu. On est assez étonné de constater que des poids lourds continuent à circuler dans Évreux malgré les préoccupations affichées par la droite et la gauche au Conseil Général ou à la municipalité quant à l'écologie.

    Il est même question de réhabiliter le quartier de Nétreville en en faisant un quartier écologiquement responsable, ce qui est bel et beau, et qui entraîne un effet d'annonce là aussi tout bénéfices pour les futures échéances , mais avant peut-être conviendrait-il de songer à résoudre les problèmes de développement durable en urgence.

    Il s'agit finalement pour les politiques et les décideurs de faire preuve de courage, sans pour autant stigmatiser forcément les automobilistes, qui sont déjà des « vaches à lait » quant aux taxes qu'ils subissent déjà

  • La promesse du grand soir

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    Sur Agoravox

    Au lendemain des grands soirs promis, et que l'on attend toujours...

    « Grands soirs et petits matins », c'est titre d'un film de William Klein et c'est aussi une question, la révolte, les idéaux, c'est bien, mais que fait-on de manière tangible pour y arriver.

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    photo ci-contre prise ici

    C'est très beau de promettre le « grand soir », plus de justice et d'équité sociale, plus de paix, plus de démocratie. C'est également facile de prononcer des grands mots qui font plaisir à dire, par contre il est beaucoup moins aisé de leur donner une suite concrète. Enfin, on remarquera que sur le long terme, ceux qui font des promesses ont du mal à tenir.

    Au moment du deuxième tour des présidentielles, ils furent pourtant nombreux à appeler à entrer en résistance contre le FN et Jean-Marie Le Pen, non pas d'ailleurs pour lutter contre la xénophobie, les problèmes d'insécurité ou les questions religieuses mais surtout pour permettre aux mêmes de rester au pouvoir et de s'y accrocher.

    La plupart des manifestants étaient sincèrement persuadés de faire oeuvre utile contre le racisme et pour la citoyenneté pensant naïvement qu'une fois Chirac élu, il n'en ferait pas qu'à sa tête et dialoguerait au moins une seconde ou deux avec ceux qui l'avaient porté au pouvoir.

    Curieusement, la majorité des électeurs est prête à se laisser prendre au même piège mais cette fois ci pour élire Dominique Strauss-Kahn qui est quant à lui encore plus libéral que Nicolas Sarkozy.

    On assiste sur Internet mais pas seulement à ce spectacle étrange de commentateurs et blogueurs divers de gôche, voire centriste, appeler de leurs voeux, alors que l'idéologie qui sous-tendrait son programme est à l'inverse de leurs idéaux, à une candidature nette de DSK.

    On sait bien que c'est pour lui que Jean-Luc Mélenchon ou Cécile Dufflot demanderaient de voter au deuxième tour des présidentielles en cas de 21 Avril à l'envers, même « en plissant le nez ».

    Au début de l'hiver, il y eut des grèves et manifestations diverses augurant d'un « sursaut social » possible aux yeux de certains persuadés que la révolution était en marche. Il n'était plus temps de littérature, plus temps de parler d'idéaux, ça y est, « Mai 68 » était de retour et la jeunesse allait tout changer.

    radioactive.jpgBien sûr, comme d'habitude, certains défendaient leurs acquis et système de retraite, entraînant lycéens et étudiants dans leur sillage, ceux-ci réllement persuadés que les premiers, qui disposaient d'un statut solide, se souciaient réellement de leur avenir. Que ce soit dans les médias ou au café du commerce, parfois on me dira c'est la même chose, on n'entend plus parler de rien.

    On aura beau dire que c'est la faut des médias qui cache les conflits sociaux, mais le public n'a pas l'air de s'en soucier vraiment qu'il soit de gauche ou de droite. On aimerait voir les mêmes manifestations qu'en novembre et en décembre.

    Pourtant, au 15 mars, on pouvait dénombrer 100 000 expulsions potentielles, sans solutions et il y a toujours et de plus en plus de français subissant le surendettement, la précarité et la pauvreté.

    Il y a à peine un mois, ils étaient nombreux les commentateurs, blogueurs et journalistes, à comparer les révolutions au Maghreb/Machrek à la Révolution Française, à une renaissance démocratique, y compris en Libye. On constate que si quelques uns parlent de la nécessité d'une intervention militaire afin de stopper les meurtres que commet Khadafi envers son peuple, ces évènements sont loin de provoquer quelque réel sursaut que ce soit, prise de conscience, démonstrations dans les rues. Il n'est pas demandé de forcément s'immoler, mais on aimerait voir un peu plus de gestes concrets ou de paroles de soutien ou de compassion. Ils sont certes une majorité, ceux qui versent une petite larme de crocodile sur la Libye, et embrayent aussitôt sur leurs craintes de voir l'essence augmenter.

    8337331-la-personne-dans-les-v-tements-de-protection-avec-un-parapluie-attend-une-pluie-radioactif.jpgEt la plupart des observateurs, professionnels de la profession ou pas, ou citoyens, sont pris par le court terme de l'actualité qui est de plus en plus rapide puis s'évapore très vite. Ils sont passés à autre chose, aux conséquences de la crise nucléaire japonaise entre autres, qui les inquiétent parfois de la manière la plus irrationnelle, achetant et ingérant à l'avances des pastilles d'iode qui ne servent strictement à rien, cet achat et cet ingestion montrant surtout leur préoccupation essentielle à savoir leur petite personne d'abord.

    J'ai pu même entendre de ces bons apôtres, après un discours flamboyant et larmogène sur le Japon, s'inquiéter pour leurs vacances en Nouvelle-Calédonie, tout près du nuage radioactif et d'autres se soucier du décollage des avions soudain tous radioactifs potentiellement.

    Remarquons que personne parmi les grandes âmes ne sait ce qu'est la radioactivité.

    Et pourtant, on aimerait que la réponse à la question de soeur Anne qui ne voit rien venir toujours et encore soit « je vois des êtres humains qui se réveillent face aux malheurs de leurs semblables ».

    Un tout petit peu...

    Ci-dessous des consommateurs se posent des questions métaphysiques et eschatologiques.


    Monty Python Le sens de la vie Part7 Death par e-boueur

  • Militons sans mirlitons, ni tambours, ni trompettes

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    2-photos-people-politique-images-segolene-7-Segomania-chez-les-militants-aout-2006-Segolene-Royal_galleryphoto_paysage_std.jpgJ'ai un peu de mal avec la psychologie militante actuelle, je dis bien actuelle, j'ai bien conscience que sans des militants des époques héroïques je ne bénéficierai pas d'autant de droits que maintenant (ce ci posé à l'intention des militants qui me liraient), que décidément je ne comprend pas. J'ai du mal avec la psychologie de groupes en général et tout ce qui implique de suivre un groupe justement, sans réfléchir et en laissant son libre-arbitre de côté ou son discernement.

    Je suis comme Brassens, « mourir des idées d'accord mais pas trop vite, et pas tout de suite ». Le militant est prêt à mentir pour sa cause ou l'homme providentiel (ou la femme) qu'il défend, quitte à sombrer dans le ridicule ou le grotesque, ou le tragique quand le militantisme confine au sectaire.

    C'est pratique pour les gourous et gourouesses (c'est plus rare mais elles ont le même genre de sexualité exigeante, comme les gourous, elles la conçoivent parfois en groupe) pour s'équiper à peu de frais en électro-ménager et HI FI de pointe sans oublier le Jacuzzi et la douche avec palpeurs intégrés. L'un d'eux avait besoin instamment d'un bain à remous pour deux pour mieux méditer. On promet à peu près n'importe quoi aux frustrés et aux insatisfaits, aux blessés de la vie et ça marche.

    Encore mieux que Conforama.

    C'est renoncer à sa liberté, même si l'on prétend la défendre, c'est travailler seulement pour les puissants, enfin tout est relatif, cela dépend. J'en connais de ces sherpas de partis politiques, jamais, au grand jamais, sur la photo dans les journaux et qui laissent la place une fois les élections remportées aux opportunistes qui savent comment flatter l'égo du notable local. A de rares exceptions, le militantisme est une farce grotesque, il s'agit surtout de sauver l'emploi d'un baron ou d'un petit marquis de ce qui reste de la République. Il existe des militants, et des militantes, capables de se lever à cinq heures du matin pour tracter dés l'aurore devant la gare SNCF, emmitouflés dans leurs écharpes et boudinés dans leurs manteaux étriqués alors que Phoebus ne darde pas grand-chose sur la ville endormie ; ou bien sur les marchés à l'heure ou bobos bios et péquenots locaux n'y traînent jamais les guêtres.

    Souvent, celles et ceux qui tractent sont usés par leurs activités, mais ils continuent d'y croire alors que rien ne change et surtout pas les privilèges des uns ou des autres. Ils sont bien coiffés, la raie bien rectiligne, la chemise repassée, le sourire de rigueur ils sont prêts à faire preuve de pédagogie avec une patience infinie, (patience naissant en fait de leur propre autisme idéologique) pour convaincre les indécis.

    Cela dépend des partis, où les qualités et les défauts et le louque sont différents selon les opinions. Au PS, on porte souvent l'anorak vert ou noir, ou la parka, et le chapeau de gaucho, pour les hommes, les élus ayant le privilège du manteau léonblumesque.

    Les plus insupportables sont les écolos, les verts-pastèques et les « Umpistes », le pire étant dans ce cas les militantes.

    J'ai horreur, une sainte horreur, de la militante écolo, presque autant que d'un ou une européaniste qui essaierait de me faire croire que l'Europe m'apportera la paix, le bonheur et la félicité, à ne pas confondre avec les femmes ou les hommes soucieux de bien vivre et qui sont simplement de bon sens quant au gâchis des ressources, la militante écolo est pour moi une espèce des plus nuisibles, une de mes plus grandes craintes, je me signe rien qu'à la voir approcher, j'invoque le noms des saints, elle est incapable de remettre en causes ses certitudes, psycho-rigide, imbue d'elle-même et de ses opinions, castratrice et cinglante quand on ose la contredire, elle aurait finalement besoin d'une bonne paire de gifles. Elle est toujours ultra-positive, elle rappelle une caricature de cheftaine scoute. Elle aime le naturel, le simple mais elle raisonne sur le sujet comme un créatif de pub pour gel-douche.

    Elle a un mari ou un petit ami qui portera bientôt leur gosse sur son ventre comme les femmes africaines. Il dit oui à tout, il est gentil et effacé, ou bien c'est un nouveau mâle, qui pleure à « Bambi » et regarde les films de filles avec sa compagne et ses copines en pleurant à chaudes larmes avec elles. Elle le traite comme un affreux phallocrate mangeur d'andouillettes et buveur.

    h-3-1468185-1237831219.jpgOn me dira que ce portrait correspond à toutes les épouses ou bonnes filles frustrées et ayant besoin de compenser par autre chose pour sublimer, ceci pour faire de la psychologie de base.

    Les militants UMP sont souvent tout autant insupportables, tout comme ceux du Modem, qui eux, sont infiniment persuadés que le chef a raison de parler dans le désert et parler aux murs (c'est un peu le cas pour tous les chefs politiques il est vrai). On les voit fiers de leur adhésion, grégaires et dociles, hilares en tongs sur les plages en été, hilares sur les marchés, revêtus du ticheurte du mouvement avec le portrait du lideure en pied ou souriant de toutes ses dents retouchées.

    Ce qui me gêne dans le militantisme c'est donc le troupeau, la meute, l'approbation inconditionnelle sans même se soucier des conséquences.


    Les Inconnus - La grève
    envoyé par Mozinor25. - Plus de vidéos fun.

  • Cécile Duflot ? Du flan !

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    (aux agrumes, spécialité des Maldives)

    L'histoire de Cécile Duflot, qui rentre du Danemark en avion, puis part en vacances aux Maldives, ça me rappelle un sketch de « Groland » qui tapait juste : un pauvre type chauffe son appartement à l'électrique et grille de l'énergie en se collant devant la téloche tous les soirs car il n'a pas d'argent pour faire autre chose, tout en bouffant des chips car il n'est pas très hygièniquement correct ; pendant qu'en parallèle on nous montre un autre individu, lui beaucoup plus aisé, qui multiplie les initiatives pour compenser son carbone puis finit par prendre l'avion pour partir aux vacances aux Maldives ou ailleurs. Nos écolos sont vraiment nuls. Alors qu'elle est du genre à multiplier les avertissements « citoyens », les leçons de morale sur le développement durable et pas seulement, on se lâche contre le Pape ou tout ennemi du bien actuel tel qu'il est en vigueur, à déplorer la disparition de la mouche du coche à poil dur ou du teckel mollasson à queue molle ; Cécile Duflot a été prise la main dans le sac. Et les Maldives où l'on flagelle les femmes adultères, ça le fait pas, comme on dit en ébroïcien, à moins qu'il ne s'agisse d'un fantasme caché.


  • Tartuffe se met à l'écologie

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    Dawnofthedead4.jpgChez nous, on serait content si on était réellement obligés d'être vraiment écolos car le cheval reviendrait alors à la mode comme moyen de transport, on serait tous derrière et lui devant (merci Georges). Et quand nous voyons le béat photographe paysagiste vedette en ce moment, Yann Arthus Bertrand, prendre ces photos d'hélicoptère, on rigole bien aussi, les adultes, les enfants et le chat, car il prétend sincèrement aider la planète en répandant largement dans l'atmosphère plusieurs dizaines de tonnes d'hydrocarbures sans complexes ni scrupules En quarante ans, la consommation a été multipliée par trois ; la production de biens a donc été largement augmentée et avec elle la consommation de matières premières et d'énergie. Cela on n'en parle jamais, on veut bien être écolo mais sans rien changer à notre mode de vie. Ou finalement est-ce que tout le monde, en somme, s'en fout.

    embouteillage.gifEt la voiture reste toujours le produit engendrant chez le pékin moyen le plus de fantasmes, fantasme de puissance (ainsi il prend sa revanche sur les humiliations subies à son travail ou chez lui, car la plupart du temps il est marié à une femme castratrice à table et insaisissable au lit), de domination sur au moins un objet. Il compense sa médiocrité intellectuelle de fait. Et c'est de plus en plus un produit fantasmatique, il y a vingt-cinq ans, un adolescent attendait l'âge adulte pour avoir son véhicule et conduire, maintenant il va au lycée en bagnole sous peine de passer pour un minable si il y va à pieds ou en bus. Pas une petite voiture, il faut que le phallus de substitution soit le plus gros possible (on le comprend). Enfin, après quelques années de pubs faux derches, pseudo vertes, les constructeurs automobiles reviennent à des bons gros clichés de néanderthal de base pour vendre leur camelote. Je crois que quand la voiture ne sera plus le rêve du consommateur mâle ou femelle maintenant aussi, l'écologie fera des bonds de géants, mais à mon sens c'est pas demain la veille.

    Les politiques prétendent également développer les transports en commun afin d'inciter les gens à laisser le tas de boue au garage, or le prix des billets de train ont encore augmenté et les horaires des cars sillonnant les régions sont d'abord fixés dans l'intérêt des chauffeurs et de leurs patrons, et non des usagers des transports ; on préfère souvent visiblement un car vide à 10h du matin qu'un car rempli à 7h ou 8h. En plus, cela rapporterait plus aux collectivités, mais il semble qu'il y a loin de la coupe aux lèvres et des paroles aux actes. Le métro coûte de plus en plus cher, et devient quasiment un luxe.

    Et la taxe carbone ne changera rien, ripolinée ou non. Il y a une différence majeure entre Daniel Conne Bendit, Dominique Voynet, Cécile Du flan et Paul Watson, ou les memes en comparaison des verts allemands qui sont d'ailleurs largement plus concrets.

    Photo : Zombie de Georges A. Romero qui nous montre un consommateur mécontent, un embouteillage quelconque dans un non lieu sans importance

    Ci-dessous présentation du film "le grand embouteillage" de Luigi Commencini à l'ambiance inspirée semble-t-il de nouvelles de Buzatti

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  • « Avatar » - Blockbuster misanthrope

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    arton1335-3a58a.jpgJe sors de voir le dernier film de James Cameron, que j'ai vu en 3D, et qui excepté le « happy end » sirupeux et peur crédible est un excellent film. Dans cette bande, ce sont les êtres humains les ennemis, à part deux ou trois personnes, qui viennent d'une version post-Copenhague de notre planète (mais si vous savez, cet échec total, ce Münich de l'écologie, dont personne n'a compris les conséquences : « Il n'y a pas de réchauffement de la planète, il neige » dira le troupeau sans cervelle). La terre est dévastée, cela n'empêchera pas les pitoyables primates qui la foulent d'aller chercher même à cinq années lumières d'autres endroits à piller, comme dans le film, ceci afin de combler leur avidité. L'histoire a un point de vue très sombre sur l'âme humaine, montrée comme motivée par la haine et seulement par la haine, quand elle se laisse aller à oublier son humanité. Les êtres humains du film ont des machines dont ils dépendent à faire fonctionner, ils ne sauraient s'en passer, ils n'y pensent même pas, c'est la forme ultime de la marchandisation de tout ce qui nous entoure, sans tenir compte des des personnes coupées de la nature et de leurs congénères, désespérément seuls.

    Le « héros » d'« Avatar », Jake Scully, est un inadapté dans les deux mondes, un paria car souffrant dans sa chair, et qui a perdu toute possibilité d'être performant aux yeux de la société, ce qui est inacceptable déjà de nos jours où il faut absolument se montrer impitoyable. Ce film montre aussi que ce qui arrive dans le monde est dû surtout, et principalement, à la soif de biens, de matières premières et de pouvoir, des plus riches et des plus favorisés, prêts à un génocide, à en laisser commettre un, à le camoufler en défense de la civilisation pour ne pas perdre une miette de leurs privilèges. Personne n'écoutera l'avertissement du film, les êtres humains se fichant complètement de marcher à la catastrophe, mais s'y précipitant d'un bon pas, comme des lemmings. Alors, oui, il y a des clichés (et alors ? Depuis l'« Illiade et l'Odyssée » on raconte toujours les mêmes histoires), oui, c'est aussi un putain de blockbuster à pop-corn, mais c'est un film à voir pour se tenir éveillé (je veux parler de la conscience que tout le monde porte en soi).

  • Un peu de politique locale (suite) – centre-ville piétonnier encore

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    RTEmagicC_01_cathedrale-_photo_ot_Evreux.jpg.jpgSamedi matin, j'ai vu dans les rues d'Évreux des affiches appelant les ébroïciens à se rendre à une réunion publique le 11 avril au Mata Hari à 11 heures pour débattre de la question de la présence des voitures en centre-ville. Je ne sais pas s'il y a un lien de cause à effet entre mon précédent texte et cette décision (mon ego démesuré m'assure que oui bien sûr) mais je suis content que l'idée fasse son chemin et soit mise en débat. Toutes les villes qui sont étudiantes, qui ont eu le courage d'aller parfois contre la volonté des commerçants (qui comprennent ensuite qu'ils se trompaient quant aux résultats) ont vu leur centre retrouver un dynamisme perdu et surtout une convivialité bénéfique. Le cœur des villes qui développent les zones piétonnes redevient vraiment le centre-ville. Certains se demandent ensuite comment ils ont fait pour vivre sans. Par contre, s'il y en a qui préfèrent être empuantis, pollués et aliénés par le bruit, je n'irai pas contre leurs désirs en essayant de les convaincre du contraire. Il y en a pourtant marre des pétarades de l'imbécile boutonneux qui croit assurer en même temps sa dignité, ou des grondements de moteur de l'abruti post-prostatique qui laisse de temps sa monstrueuse bagnole substitut de pénis évident aux mains d'une blondinette trophée.

  • Le Père Ubu et les terrasses de café chauffées

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    Attention la proposition des trois conseillers du Père Ubu est vraie, lire ça par là...

    A peu près d'Alfred Jarry

    Ubu consulte à voix basse trois de ses conseillers dont l'un a une moustache impressionnante. Il se dirige vers le devant de la scène.

    ubu2.pngUbu : Merdre Mère Ubu, qu'estoit encore que ce délire merdeux, je n'ai nul plaisir à ce que l'on chauffe les terrasses de café de par ma chandelle verte ! Que l'on fasse quérir sur le champ cet idiot de Venceslas pour punir les méchants à coups de bâton à phynances !

    Mère Ubu : Je te reconnois bien grand sauvage, tu apprécies de te promener en carriole puante, tu voles en aéroplane fumeux mais tu vois plus loin que le bout de ton gros nez et tu punis ces sauvages qui brûlent le tabac au lieu de le chiquer ! Tu est un sot, Père Ubu !

    Ubu : Prends garde, grosse matrone bouffie d'orgueil et de colère sardonique, je te punirai peut-être à coups de bâton à phynances !

    Venceslas : Vous m'avez fait quérir mon souverain ? J'estois en train de compter fleurette à la cafetière du palais. On me dit que je dois guerroyer contre les étranges champignons qui chauffent les trottoirs devant les cafés. J'ai déjà mené moult combats glorieux contre les tabagiques consommateurs de l'herbe à Nicot, contre les coquins qui boivent du bon produit de la vigne diabolique, et aussi contre ces femelles dégoûtantes que l'on trouve dans les musées.

    Ubu : Va Venceslas et occis les tous, ces misérables !

    Venceslas : Souverain merdeux, je me couvrirai de gloire contre les méchants cafetiers. Ils finiront tous sur le pieu de mon courroux. Dois-je aussi occire les fainéants qui sont en courroux contre toi car toutes leurs phynances ont disparu par la magie puissante des grands argentiers ? Ils le méritent.

    Ubu : Occis les aussi, ils me font la morvelle verte, bon Venceslas.

    Mère Ubu : Oui, Bon Venceslas, et ensuite tu n'omettras point de t'occire aussi car ton père estoit un fieffé ivrogne. Elle ricane.

    Ubu : Ah, Mère Ubu, je t'avais prévenu, tu recevras donc ta volée de bâton à phynances, merdre de merdre !

  • Nouvelles idées de taxes écologiques à la manière du gouvernement

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    2506089155_08eed0bdf3.jpg?v=0Alors qu'une vraie taxe pour l'écologie serait de plomber les conducteurs de 4X4 ou les parkings commerciaux trop proches des centre-villes, voire en plein milieu des centres, le gouvernement propose de taxer les couverts et les verres en plastique qui, c'est bien connu, sont le premier vecteur de pollution. Je pense qu'une taxe efficace pour améliorer l'écologie serait une taxe sur la connerie et le syndrôme du "petit nez" (qui empêche de voir "plus loin que le bout"), là le gouvernement comble son déficit en quelques jours, car il faut vraiment être con et imprévoyant, totalement égocentrique, pour conduire un véhicule qui pollue quatre fois plus que tous les autres. Je propose donc de taxer le PQ ; en effet on en consomme une quantité astronomique par an sans que cela ne porte à conséquence, la question étant de le taxer à la feuille ou au rouleau, et de se demander si l'on tient compte de son épaisseur ou de sa douceur (le PQ SNCF étant donc dispensé de prélèvement et les diarrhéiques bénéficiront d'une dispense). Je pense aussi que l'on devrait taxer ceux qui n'utilisent qu'un petit morceau de sucre au café pour boire leur expresso alors qu'il y en a deux par emballage, sans parler des touillettes en plastique dans les administrations. On devrait également instaurer un droit de péage devant les machines à café des bureaux, pour éviter une trop grande consommation de gobelets, on ferait ainsi d'une pierre deux coups car çà améliorerait tout de suite la rentabilité des services concernés.

  • Peut-on guérir quand on est Pétrole addict ?

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    Il y a diverses addictions, il y a les addictions personnelles et les addictions collectives, comme celle que notre monde a au pétrole. Bien sûr, le petit film rigolo didactique en dessous ne sert à rien. Car l'automobiliste moyen s'achète de plus en plus de 4X4 sur la base du fameux "Et pourquoi que j'pourrais pas polluer comme mes ancêtres moi aussi, et pourquoi que j'aurais pas le droit de me faire plaisir (et compenser mes micro-génitoires, mes problèmes de prostate ou un micro-cervelet) en dégueulassant les poumons des autres ?". Et puis comme on entend souvent : "et puis d'abord les scientifiques y disent que des conneries sur le réchauffement". Qui ne gêne pas les américains il est vrai, ni les russes car ils accèderont aux gisements les uns de Sibérie, les autres de l'Alaska. 

  • Promenade dans Péquenotland

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    katkat4.jpgA Péquenotland, on parle beaucoup du voisin : au salon de coiffure (ne pas oublier le pantalon de cuir, moderne, de la coiffeuse ou de la femme du coiffeur), au marché, chez le marchand de journaux/échotier, c'est très important. C'est mieux que le téléphone arabe, car les racontars sur son compte se répandent comme un traînée de poudre. On regarde, on scrute, on cherche ce qui ne va pas, ce qui choque. Le voisin fera souvent de même, avec un autre clan. Car, à Péquenotland on se divise en clans. A Péquenotland, l'exotisme commence à la sortie du village, de la sous-préfecture, quand on se hasarde à franchir cette frontière, on le fait avec prudence, quand on va à Paris, on sortira le sempiternel : "c'est très beau mais je ne pourrais pas y habiter". On fait de gros complexes quant aux grandes villes en général et Paris en particulier, d'ailleurs, un habitant d'une grande ville est un "parisien" à Péquenotland. On s'imagine des trucs sur lui, on le dit vaniteux et prétentieux. Mais on essaie quand même de s'habiller à la mode qui vient de ces villes (on suit donc les grandes tendances à cinq ou dix ans de retard, les pires tendance souvent : djin ultra taille basse de 12 à 65 ans, trop petit -car en province les filles ne sont pas anorexiques- mais qui laisse toujours apercevoir l'amorce de la raie culière ou d'un string à la mode auparavant dans les bordels de la rue Saint Denis, mini-jupes noires sur leggigns blancs, et réciproquement qui tirebouchonnent aux genoux, le grand classique qui est le pantalon fuseau blanc transparent à pattes d'eph sales, il laisse voir toute la cellulite, et j'en passe).

    Les jeunes de Péquenotland vont faire leurs études à Paris ou dans les grandes villes avoisinantes, quand ils reviennent ils en sont fiers, sont auréolés de la Image005.jpggloire de vivre dans une grande cité, bien sûr ils rajouteront tout de suite après qu'ils préfèrent largement leur petite sous-préfecture ou leur petit village d'origine parce que "c'est plus mignon et que les gens y sont plus vrais". Ce qui est faux, à Péquenotland, il y a autant de faux-culs, de vaniteux ou de prétentiards, on les remarque plus. A Péquenotland, on doit afficher sa réussite : s'acheter un gros 4X4 pour rouler dans la bourgade, bien monstrueux et qui fait le plus de bruit, décorer sa baraque de la manière la plus ostentatoire qui soit. Les autres en seront jaloux, mais ils rêveront tous en secret de faire de même. A Péquenotland, on reste un étranger très longtemps, même si on y habite depuis trois décennies, l'acceptation étant plus rapide si l'on fait partie du Rotary's ou si l'on affiche son fric (d'où l'importance de l'ostentation). Enfin, à Péquenotland il y a plusieurs dynasties locales, dont plusieurs roitelets : le coiffeur, le boucher, le boulanger, les politiques sont tous des "fils de" depuis belle lurette. Souvent les jeunes rêvent d'échapper à tout cela, mais leurs visages laissent souvent présager ce qu'ils donneront comme adultes, et ils seront pareils que leurs aînés, perpétuant Péquenotland encore longtemps.

    Ici, un blog très drôlequi confronte deux milieux de Péquenotland

  • L'incident de Bollène

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    photo_1215542864767-1-0.jpgNon loin de Bollène, à la centrale du Tricastin, de l'uranium à l'état naturel contenu dans une solution a été déversé dans une rivière avoisinante. Les autorités clament qu'il ne faut pas s'affoler, qu'il n'y pas lieu de s'inquiéter mais qu'il vaut mieux quand même ne pas se baigner, boire de l'eau du robinet, pêcher, se laver les mains, sinon on le droit de sortir quand même un peu de chez soi, mais pas trop longtemps, et au cas où,  on a quand même fait distribuer des capsules d'iode car on ne sait jamais. Effectivement, ce n'est pas dangereux du tout, comme le répète Lawrence Olivier, qui joue un criminel nazi qui s'apprête à torturer Dustin Hoffman dans "Marathon man" avec une roulette de dentiste, c'est "sans danger". Bien sûr, l'on pourrait revenir aux solutions sans danger et de bon sens que nos ancêtres employaient auparavant pour conserver la chaleur ou la fraîcheur, et les adapter au monde moderne, mais personne ne semble y songer, par paresse intellectuelle.

  • Un nouveau carburant inépuisable... - L'autosatisfaction

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    1876182445.jpgJe suggère un nouveau carburant inépuisable, tout le monde en exsude au moins un tout petit peu, je veux parler bien sûr de l'autosatisfaction. Ceux qui ont l'ego le plus sur-dimensionné pourront remplir le réservoir de gros 4X4 ou de "Rolls'Royce" qui, enfin, ne pollueront plus. Quant aux plus modestes et aux plus humbles, cela suffira amplement pour démarrer un petit vélomoteur ou une petite monoplace. Les blogueurs quant à eux, du moins quelques uns parmi eux, serviront à remplir les réservoirs des avions gros porteurs, certains blogueurs politiques, par exemple, ou idéologues compenseront efficacement le manque de kérosène des A380, les idéologues les plus satisfaits de leurs pensées profondes auront enfin une utilité pour que le Concorde soit de nouveau rentable. De plus, ce carburant d'un nouveau type sera enfin écologique à 100% car ne rejetant dans l'atmosphère qu'un tout petit peu de gaz délétère et qui n'est absolument pas nocif pour l'organisme bien que pouvant monter à la tête de celui ou celle qui l'émet. On dit que l'autosatisfaction de nos hommes et femmes politiques sera expérimentée sur un prototype aux prochains "24 heures du Mans".

    Par là un blog qui, hélas, ne livrera pas un gramme de ce carburant nouveau 

    en illustration, "Narcisse" par le Caravage 

  • La croissance accèlère le réchauffement climatique - dépêche Reuters

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    LA CROISSANCE ACCÉLÈRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
    Pollution industrielle

    Voila quelques faits objectifs concernant l'écologie... 

    SYDNEY (Reuters) - Le réchauffement climatique se produit plus rapidement que prévu car la croissance économique a engendré des émissions de gaz à effet de serre (GES) plus fortes que prévues depuis 2000, affirme une étude scientifique australienne publiée mardi.

    Les émissions de GES ont augmenté de 3% par an depuis 2000, contre 1% d'augmentation au cours des années 1990, affirme la plus haute autorité scientifique australienne, l'Organisation pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO).

    "Une des principales raisons de l'accélération de la croissance des émission est que, globalement, nous brûlons davantage de carbone par dollar de richesse créée", a expliqué dans un communiqué Mike Raupach, du CSIRO.

    "Cela signifie que le changement climatique intervient plus vite que ce qui était prévu par la plupart des études réalisées dans les années 1990 et au début des années 2000."

    Raupach a dirigé une équipe internationale d'experts des questions de cycle du carbone, d'émissions de GES et d'économistes, dans le cadre du Global Carbon Project du CSIRO, pour quantifier les émissions mondiales de carbone et la demande en énergies fossiles.

    La suite ici 

  • Dans les coulisses de "Greenpeace" - Philippe Lequenne

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    L'urgence écologique
    medium_ecologie-spirituelle.jpgOn vit apparaître un jour, fugacement, à "Nulle part ailleurs" en 1995, sur les écrans de télévision français le visage de Paul Watson, un des fondateurs de Greenpeace, qu'il a maintenant quitté pour créer son propre mouvement plus radical. La lutte contre l'environnement est une des nouvelles rébellions qui gênent considérablement les pouvoirs car la tête de Paul Watson est mise à prix par toutes les mafias du monde. Il semble donc qu'il n'y ait rien de plus urgent que la lutte réelle pour l'écologie, non plus simple prétexte pour politicards ambitieux mais vrai combat. Du plouc qui laisse tourner son moteur des heures "pour faire chauffer la voiture" et détruire un peu plus la couche d'ozone aux industries polluantes, tous sont concernés et sans doute plus tôt qu'ils ne l'auraient cru. medium_formateur_relais_ecologie_environnement.jpg Greenpeace montre simplement qu'il y a encore de la place pour d'autres utopies que les libérales qui sont celles qui subsistent encore, ayant largement montrées leur échec à dispenser les mêmes ressources pour tous. Bien sûr, on peut vite ringardiser ce genre de mouvements en pointant du doigt les barbus "soissantuitards" attardés, les cédéroms de chants des baleines, le côté un rien mièvre de certaines de leurs publications, mais cela est plus sympathique et plus humain que la gestion d'un "yuppie" sans âme de ces problèmes même depuis qu'il prend la panoplie "bobo".

    Titre : Dans les coulisses de Greenpeace | Auteur : Philippe Lequenne | Editeur : Harmattan (Editions de L')

  • "Governator" contre Bush

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    Lire la presse néo-libérale est parfois intéressant. En lisant le titre, on a envie de dire : "c'est pas trop tôt !" mais c'est loin d'être suffisant. Est-ce à force d'avoir tourné dans des "actioners" post-apocalyptiques que Schwarzenegger a pris conscience du problème ?

     

    La Californie adopte la première loi contre les gaz à effet de serre aux États-Unis 

    Par La Tribune lun 04 sep, 15h31         medium_bushjr.jpgLa loi vise à plafonner les émissions de ces gaz en Californie afin de les ramener à leur niveau de 1990 d'ici à 2020. Une première aux États-Unis, dont le président rejette le protocole de Kyoto.

    Le président américain George W. Bush va bientôt manquer d'arguments pour justifier son rejet du protocole de Kyoto. Non seulement les projets de réduction d'émissions de gaz à effets de serre (GES) progressent à vive allure dans les pays en développements (PED), mais en plus, le plus gros État du pays, la Californie, vient de se démarquer du tabou présidentiel en adoptant une loi limitant les GES.

    Depuis des mois, le célèbre gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, prépare l'opinion à un coup d'éclat. Cet été, il a profité d'une visite du Premier ministre britannique, Tony Blair, pour signer une déclaration d'intention par laquelle il s'est engagé à lutter contre les émissions de GES, responsables des changements climatiques. Jeudi, l'assemblée californienne a approuvé une loi historique faisant de la Californie le premier État américain à se doter de plafonds obligatoires en matière de rejets de GES.

    Le Global Warming Solution Act prévoit de ramener les émissions à leur niveau de 1990 d'ici à 2020, soit une réduction d'environ 25 %. Pour sa part, le protocole de Kyoto impose aux pays développés qui l'ont ratifié (France, Grande-Bretagne...) de réduire leurs émissions de 5,2 % en moyenne d'ici à 2012. Les républicains, dans les rangs desquels la résistance à la nouvelle loi a été la plus forte, ont repris l'argumentaire du président Bush (menace pour les intérêts économiques nationaux...).

    Vertueux Vieux Continent. Pourtant, certains industriels américains soutiennent la nouvelle loi californienne qui peut leur offrir la possibilité de créer un jour un marché transatlantique des émissions de CO2. L'Europe a mis en place un tel marché, qui donne aux vertueuses entreprises du Vieux Continent la possibilité de vendre les droits d'émission qu'elles ne consomment pas à celles qui émettent au-delà de leur quota. Fin juillet, Tony Blair a milité pour rallier au marché européen du CO2 ceux des États américains qui le souhaitent.

    medium_shwarz.jpgL'autre argument dont George Bush risque d'être privé est lié à la délicate question de la participation des PED. S'il est exact que des pays comme la Chine ou l'Inde ne sont soumis à aucun objectif contraignant de réduction des rejets par Kyoto, leurs efforts pour participer à cette lutte vont devenir moins négligeables. Selon Det Norske Veritas (DNV), une fondation qui contrôle la moitié du marché mondial de la certification des projets de réduction des rejets de GES, les programmes de diminution des émissions menés sous l'égide de l'ONU pourraient doubler d'ici à 2012. Le secrétariat des Nations unies chargé de la question a indiqué en juin que les projets de réduction des GES d'ores et déjà validés par ses soins ou en cours de validation, selon la procédure des " mécanismes de développement propre ", se solderont par la diminution des émissions de 1 milliard de tonnes de CO2 d'ici à 2012 - l'équivalent des rejets annuels de l'Espagne et la Grande-Bretagne.