Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sport

  • Courir vers l'abîme

    Imprimer Pin it!

    sport, running, télévision, société, politique, bâtise, hypocrisie, amaury watremezNote ami lecteur que je nie pas le fait que courir peut faire du bien pour sa santé. Mais courir en 2016 ce n'est pas seulement courir, c'est un acte politique, c'est montrer son allégeance à des règles arbitraires absurdes. C'est rèver de réussite, de célébrité, harnaché d'objets connectés pour compter ses pas, ses battements de cœur, ses gouttes de sueur coulant sur son front. On ne court plus d'ailleurs, on fait du « running », on est un « runner ». C'est presque être un « winner » en somme, à deux lettres près « Runner » c'est sans doute aller plus vite que « jogger », c'est plus efficace.

     

    Et c'est dans la même fascination de l'Amérique que tout le reste de la société, une Amérique qui n'existe pas, celle des décors en dur hollywoodiens.

     

    Le matin et le soir, on peut croiser de plus en plus un peu partout en France ces personnages étranges, tous sur le même modèle, des clones sans doute, avancer rapidement à petites foulées sur les trottoirs, au milieu de la route parfois. Les hommes ont le bras gauche tatoué de ces motifs géométriques ressemblant aux motifs que l'on dessinait distraitement lorsque l'on était au téléphone. Ils ont la barbe soigneusement taillée, le cheveu rasé sur les tempes, long au-dessus comme il se doit. Les femmes sont en collant sculptant leurs formes « travaillés » au « fitness ».

    Lire la suite

  • Réveils au réel difficiles

    Imprimer Pin it!

    euro 2016, sport, politique, société, football, valls, hollande, amaury watremezHier soir, je l'avoue sans honte mais j'ai été presque ravi du but portugais contre la France. Je dis presque car aimant bien mon pays je préfère quand il est mis en valeur malgré tout, ne serait-ce que par du foot. Certains vont avoir ici l'impression que je suis véritablement un mauvais français finalement. Mais ainsi, ni François Hollande ni Manuel Valls ne pourront en profiter pour jouer sur ce « storytelling » habituel de la France « diverse » gagnant dans le rassemblement, l'effort commun et quelques sacrifices bien entendus indispensables pour que l'équipe soit efficace.

     

    Gagner en 2017 à la Présidentielle sera donc plus difficile et les chargés de com auront plus de travail à fournir pour les éléments de langage « ad hoc ».

     

    Car en cas de victoire de la France à l'Euro, le président actuel et son premier ministre seraient automatiquement remontés dans les sondages. C'est comme ça, sans doute engendré par de l'irrationnel national ou alors peut-on citer De Gaulle pour qui les français dans certaines circonstance « sont des veaux » ? On aimerait la même passion, le même emportement, la même colère, le même engagement lorsque des lois passent en force au mépris de la démocratie. Les gouvernants en tribune VIP s'obligeant à singer les comportements des « vraigens » autour d'eux en seront pour leur frais, la comédie ne servira à rien....

    Lire la suite

  • S'en fout du foot

    Imprimer Pin it!

    Ce texte est dédié aux deux flics au carrefour proche de chez moi qui laissaient faire d'un air débonnaire les hurlements divers, les cornes de brume, les pétards et klaxons jusque deux trois heures du mat' sans intervenir...

     

    cet article est aussi sur Causeur (avec un sondage en bonus)

     

    football, sport, politique, Euro 2016, télévision, amaury watremezJe n'ai aucune animosité contre le sport, encore moins contre le football en tant que tel y ayant joué avec plaisir en UNSS (comme arrière gauche) pendant ma scolarité dans le secondaire. Par contre j'ai toujours été complètement indifférent à toute l'hystérie, l'adulation excessive, autour des joueurs. Enfant, ou adolescent, je ne comprenais pas ce qui poussait mes camarades à s'échanger des images « Panini » de types jouant avec plus ou moins de talent au ballon. Je me contentais de boire du « Fruité » pomme-cassis avec Platini en photo sur l'étiquette parce que « Fruité » c'était plus musclé. J'étais sans hostilité, je faisais même des efforts pour m'intéresser mais c'était peine perdue.

     

    Je n'y arrivais pas c'est tout sans que cela par ailleurs ne me traumatise.

     

    Ce n'était pas par vanité, je ne me suis jamais en outre prétendu plus intelligent ou moins conformiste que les « footeux ». Je ne me sentais pas et ne me sens toujours pas supérieur à eux, c'était simplement que je m'en foutais du foot à la télé comme spectacle pénible car pour moi surtout ennuyeux à mourir...

     

    ...Et surtout, comme encore aujourd'hui, l'obligation de me réjouir de la façon la plus primaire possible car le reste du troupeau se réjouissait et se réjouit avec fracas m'emm..bêtait et m'embête toujours prodigieusement....

    Lire la suite

  • Le public de Roland Garros

    Imprimer Pin it!

    sport, tennis, roland garros, public, socété, vulgarité, amaury watremezAutant je trouve le Tennis à la télévision parfaitement assommant à de très rares exceptions et me fiche du tournoi se jouant actuellement Porte d'Auteuil comme de la première chaussette du général Gamelin, autant je trouve que l'observation du public s'y ruant en masse depuis des temps quasiment immémoriaux est -d'un certain point de vue- intéressant et excite la fibre caustique de toute personne doté d'un sens de la dérision ou d'une capacité de comprendre le second degré en état de marche. Je l'admets c'est plutôt rare de nos jours mais ces personnes existent encore.

     

    C'est en mangeant « sur le pouce » sur un banc devant la piscine Molitor au grand dam de certains de ces quidams pour qui j'étais sans doute un représentant insolent des « classes dangereuses » que je me faisais cette réflexion voyant passer les spectateurs et spectatrices se dirigeant vers les courts « Suzanne Lenglen » ou le fameux « court n°1 », le court des vrais « winners », le plus côté pour les spectateurs disposant de moyens conséquents et d'une « Mastercard » dodue.

     

    C'est un festival de vulgarités sans nom malheureusement d'époque, de vulgarités bien nettes diverses et variés, beaucoup plus insupportables en elles-même que les injures échangées par des « racailles » de banlieue, de vieux beaux se donnant des airs laborieusement guillerets, la clef du sacro-saint « SUV » compensateur de micro pénis voire de micro céphalie bien coincée dans la paume de la main droite, de mondaines et demie-mondaines émargeant visiblement hors des moyens du commun des mortels....

    Lire la suite

  • « Tudo Bem madame la marquise ! »

    Imprimer Pin it!

    stade-maracana-rio-decembre-2013-1495750-616x380.jpgSur la photo ci-contre, prise ici, le Christ du Corcovado ne bénit pas le stade, il engueule Dilma Roussef...

     

    Aujourd'hui, au cas où tu ne serais pas au courant ami lecteur car je me suis laissé dire que très peu de radios et de télévisions en ont parlé (sic) c'est l'ouverture de la Coupe du Monde au Brésil, « Tudo Bem ! ». Les politiques « vont chercher bonheur » grâce aux buts que marquera peut-être l'équipe de France, non pardon « de Fronche » pour faire oublier l'un ses affaires de surfacturation, l'autre sa fraude fiscale, d'Isabelle Balkany à ce conseiller de François Hollande, ou en parlant de notre président, sa nullité crasse (enfin c'est ce que dirait les mauvais citoyens dont je ne suis pas).

     

    Le monstre à trois têtes chenues dirigeant l'UMP (à mi chemin entre une hydre de Lerne fatiguée et les petits vieux du « Muppet show » (TM°), le Péhesse, adorent les matchs de foûtebôle gagnés, ça console de leur incurie le peuple au moins un temps. Et cela permet à l'hydre et aux caciques socialistes de mettre en place la comédie de « l'Union Sacrée », pour « la Patrie en danger » contre les « bruits de bottes » et autre retour des « z-heures les plus sombres de notre histoire » annoncées par les résultats des dernières Européennes selon eux.

     

    Ce n'est pas qu'ils s'inquiètent pour les idées, ils ont la trouille pour leurs carrières.

     

    On avait beau se dire qu'ils n'oseraient quand même pas aller si loin, on oubliait qu'une certaine catégorie de population ose tout...

     

    La « Fronche » comme dans « chont froncs l'ââmour » selon la phrase traditionnelle des pittoresques travailleurs et accortes travailleuses brésiliens et brésiliennes que l'on peut croiser déjà près du Bois de Boulogne depuis déjà de nombreuses années. Au Brésil, d'aucuns parmi les mauvais esprits pas encore imprégnés de ce qu'il convient de penser sont persuadés que quand un brésilien n'est pas travesti, il joue au « foûtebôle », recruté par des « entraineurs » à la sortie des « favelas ». C'est quand même un autre triomphe de la « diversitude » que ces expressions riantes et joviales soient entrées dans le langage courant.

     

    Le Brésil est un pays dont certains ont critiqué la lenteur pour finir les travaux de la Coupe du Monde, les stades, les infrastructures, le nouveau métro de Rio en particulier, d'autres ayant suggéré, les mauvais esprits, que tout cet argent aurait pu être utilisé à meilleur escient, pour l'éducation, contre la misère dans les « favelas ». Mais « chut » n'en parlons pas, ne gâchons pas la fête, ne chagrinons pas Platini...

     

    Ceux, je trouve cela ironique, qui d'ailleurs s'élèvent contre ces dépenses certes indécentes étaient les premiers pourtant il y a quelques années à faire l'éloge de Dilma Roussef, la présidente du Brésil, icône de la gôche sociétale, qui n'a fait qu'appliquer à son pays le même genre de programme que celui d'Anne Hidalgo à Paris, quelques cautères sur une ou deux jambes de bois, des mesures spectaculaires dans tous les sens du terme et rien d'autres.

     

    Un méchant misanthrope, un cynique c'est sûr, le prétendait déjà pendant l'Antiquité, pour soumettre le peuple, le distraire de sa condition, l'empêcher de se poser trop de questions, il lui faut « du pain et des jeux », du pain mais pas trop non plus, pour lui faire sentir que même si elle est longue, la longe qui le tient est toujours là, et du divertissement par contre à foison, et l'encourager depuis la merveilleuse invention du « portable » à se laisser aller à la logohhrée continuelle, au bavardage incessant avec sa « communauté » dont on lui fait croire qu'il est le centre, « l'omphalos » ; le silence c'est connu, force à réfléchir.

     

    La société se doit d'encourager tout cela très tôt, au risque de sédentariser un peu trop les plus jeunes. Mais des légers problèmes de diabète et, ou cardiaques chez les jeunes ce n'est rien en comparaison des manifestations de colère qu'ils seraient en droit de montrer à cause de l'état du monde qui leur sera légué par les « grandes personnes », de l'état des valeurs que celles-ci leurs ont transmis à savoir l'amour du pognon et le culte de l'apparence, d'ailleurs reine au Brésil, pays champion pour le nombre d'interventions de chirurgie esthétique par habitant, le corps y étant un peu plus réifié, un peu plus « machinisé » qu'ailleurs.

     

    Article sur l'air de « Soul Bossa Nova » de Quincy Jones (voir ci-dessous) ainsi qu'un petit rappel de Desproges

  • Orwell, coupe ultra-courte et hooliganisme

    Imprimer Pin it!

    Skinheads-John-King.jpgCe livre relève de cet ensemble vague que l'on peut appeler « l'écriture Rock » ; l'on y trouve aussi bien Lester Bangs et ses chroniques toujours incisives sur une musique qu'il déclare morte dés son premier texte, que Nik Cohn, qui écrit sur les mêmes thèmes que John King dans « Anarchy in UK », ou Greil Marcus dans le grandiose « Lipstick Traces », des auteurs pour la plupart anglo-saxons à l'exception de Patrick Eudeline ou Alain Pacadis en France. Ceux-ci s'interrogent sur la culture populaire : des films dits « de genre », désignation facile dans laquelle les arbitres des élégances culturelles collent tout ce qui ne défend pas leur « vision » idéologique et.ou politique à la musique « populaire ».

    Lire la suite

  • « La France « black, blanc, beur », mon cul » (article rappelant les z-heures les plus sombres de notre histoire)

    Imprimer Pin it!

    Depuis lundi soir, les « pleureuses », « pleureurs » et commentateurs sincèrement sensibles, plus rares, nous ressortent le vieux refrain de la « France, black, blanc, beur », unie dans sa diversité, qui a montré que dans l'adversité, elle pouvait gagner, à condition de faire confiance. Depuis hier soir, l'on pointe du doigt les méchants, les caustiques, les cyniques, les malveillants, les « skeptiques » qui faisaient rien qu'à dire du mal des bleux et qu'ils ont gagné, ce qui ferait que les « skeptiques » l'auraient dans l'os depuis le 3-0 qui permet à de nombreux patrons de se rassurer sur les bénéfices qu'ils feront du spectacle, des maillots vendus, le spectacle lui-même conservant sa dynamique intacte ce qui permet de distraire le citoyen-consommateur du reste...

     

    karim-benzema-c-fete-avec-ses-co-equipiers-la-victoire-de-l-equipe-de-france-de-foot-le-19-novembre-2013-contre-l-ukraine_4532010.jpg

    Attention, minute !, les bleus ne sont pas Athos et son valet coincés par les gardes du cardinal à cinquante contre un dans la cave d'un aubergiste félon, ce sont des sales gosses, des « affreux jojos », qui sont restés des gosses de banlieue, de milieux pauvres, intellectuellement et matériellement, sans connotation péjorative, des milieux où pour s'en sortir et réussir, on ne peut pas faire « normale sup », on n'a pas d'autre choix que de courir derrière un ballon.

     

    Un vrai beau symbole de réussite d'union nationale, ce serait plus de gosses de « cités » en « prépas », quelle que soit leur origine, plus de médecins issus de ces « quartiers » du fait d'un système d'éducation favorisant l'excellence et le goût de l'effort, le mérite. Un vrai beau symbole d'intégration, ce serait aussi de ne pas brandir l'oriflamme de l'anti-racisme dés que l'on souligne que les droits légitimes des « affreux jojos » supposent aussi des devoirs, et qu'évoquer ces devoirs ce n'est pas être xénophobe ou sectaire.

     

    A propos de sectarisme, la France issue de la diversité hier c'était surtout des drapeaux portugais et algériens qu'elle avait dans les mains sur les Champs Elysées...

     

    C'est avoir une haute idée de ces gosses et considérer qu'ils sont capables du meilleur. En quoi est-ce raciste ? Il faut m'expliquer.

     

    Vendredi soir, ils se sont fait engueuler par le proviseur du lycée et lundi soir, ils ont mis un coup de collier et se sont mis à bosser vraiment, s'apercevant avec une candeur touchante, je ne raille pas, combien l'effort et la passion pour la nation peuvent enthousiasmer beaucoup plus que le nombre de zéros sur un chèque de sponsor. C'est un début on me dira, mais ce n'est qu'un début. Ce serait dommage de s'arrêter là.

     

    Des opportunistes dont le locataire actuel de l'Elysée, plus un genre de squatter qu'autre chose vu sa côté de popularité bientôt négative, en ont profité pour bien insister sur la mise en parallèle entre les nouveaux héros du jour, jusqu'à la prochaine connerie, le prochain caprice, la prochaine bouderie, et le gouvernement Ayrault (note l'allitération de la phrase ami lecteur).

     

    Il a dit cet opportuniste :

    «L'entraîneur ça compte » (gros clin d’œil et coup de coude, l'entraîneur c'est lui).

     

    Et aussi :

    « C'est une victoire d'une équipe qui s'est battue de la première à la dernière minute, qui y a cru, qui s'est rassemblé», (re-gros clin ; re-coup de coude).

     

    Et enfin le dernier clin et le dernier coup de coude, un peu plus appuyés encore que les précédents si on n'avait pas encore tout compris :

     

    « C'est souvent le cas en France, on prend pas le chemin le plus direct. Le principal c'est d'y arriver ». On voit à peine où il veut en venir, à ce point on ne parle plus de gros sabots mais plutôt de semelles orthopédiques.

     

     

    On note qu'au départ, il n'y croyait pas à la victoire des bleus, il n'était pas présent au stade au début du match par peur de se faire huer sous le feu des projecteurs en cas de défaite, puis sentant le vent tourner, finalement, son service de com lui a conseillé d'y aller, c'était mieux pour le « storytelling ». Heureusement qu'il n'est pas venu plus tôt me dira-t-on, ainsi, on a évité la flotte.


    la photo  vient de

  • Des fouteux qui n'en ont rien à foutre

    Imprimer Pin it!

     Ami lecteur, tu le sais, je ne suis pas un grand amateur de foûtebôle qui n'est plus vraiment un sport mais surtout un business juteux. Et finalement, le résultat d'hier implique qu'au fond on nous bassinera beaucoup moins dans la pub, les journaux, la télévision et le Net avec les banalités prononcées par les joueurs et les supporters, les sponsors divers et variés, leur sottise crasse et assumée étalée sans vergogne ainsi que leur amour du pognon qui est leur seule motivation. Et au fond la plupart reste des petits « lascars » de « cités » avides de « cash » et qui ont parfaitement intégré les règles de réussite sociale selon les préceptes libéraux-libertaires...

     

    Hollande-maillots-de-foot.jpgCependant, j'aimais bien quand mon pays gagnait les compétitions car je préférais toujours être fier, même pour quelque chose d'aussi anecdotique que le football, de mon pays qu'en avoir honte comme hier soir.

     

    J'avais malgré tout de la sympathie pour les petites équipes semi-amatrices comme Lens il y a quelques années où le football était pratiqué vraiment dans l'amour du jeu. Et voir les joueurs de Lens accéder à un titre prestigieux m'avait enthousiasmé. Cela faisait plaisir de les voir réellement jouer au football, sans autre considération parasite. Enfin, l'ambiance au stade Bollaert est toujours bon enfant et familial, sans violences verbales et crétins ou autre semi-brutes venus là surtout pour se défausser de leurs haines et frustrations.

     

    Finalement, il est normal que la France ait perdue hier au match contre l'Ukraine, les joueurs de l'équipe dite de France n'en avaient rien à fiche au fond sachant pour l'un qu'il retrouverait ensuite son club espagnol, l'autre son club allemand, et les millions qu'ils ont au coffre. Le drapeau, la nation, le maillot n'ont pour eux aucune signification, à l'exception hier des trois petits nouveaux qui jouaient hier, et ce même depuis qu'on les pousse à chanter « la Marseillaise » les soirs de match.

     

    Et ils se fichent complètement des revenus, des métiers, des salaires que leurs victoires auraient pu amener, et sur lesquels leurs défaites aura des conséquences désastreuses. Ce n'est pas leur affaire.

     

    Ce n'est pas un affreux droitard réac et nostalgique des ordres noirs qui le faisait remarquer hier, mais un certain Ali qui était dans un bar avec des amis à Paris pour voir le match, interrogé sur la question par une journaliste de I-télé, le CNN de « Boboland » :

     

    « Ils ne sont pas patriotes alors que les ukrainiens l'étaient ».

     

    Tout est dit...

     

    Bien sûr, ce n'est pas entièrement leur faute à ces joueurs qui pourraient être aussi pour la plupart des modèles civiques d'intégration, de sens du devoir, des modèles de citoyenneté. Cela fait des années, pour ceux qui sont « issus de la diversité » (TM°) et les autres qu'on leur serine sur tous les tons une version de l'histoire de France qui se cantonne à l'auto flagellation constante et au déni de tout ce qui a pu faire le grandeur de ce pays. Certains en arrivent à proférer une ou deux énormités comme celle consistant à affirmer que la France a été entièrement construite par une main d'œuvre étrangère.

     

    Et bien entendu le contre-modèle que ces sportifs sont devenus fait des ravages parmi les jeunes français de première, deuxième ou enième génération. Et ce depuis le fameux « coup de boule » débile de Zidane. Ce dont ces types se fichent là encore complètement. Le match d'hier est l'image de ce pays qui doute de tout y compris de son identité.

     

    Donc, mardi, ou bien, dans un sursaut héroïque, ils se réveillent, et se comportent comme ils le devraient (on peut toujours rêver) ou bien ils font encore un dernier petit tour de piste et dégagent définitivement ainsi qu'ils auraient dû le faire depuis longtemps. Cela permettra également de ne pas entendre chanter sur tous les tons le refrain maintenant éculé de la « France black blanc beur », qui n'existe pas, qui gagne parce que « diverse »...


    image du joueur peut-être à faire jouer mardi prise ici

  • "Le bordel au Trocadéro, c'est toujours du spectacle, Coco"

    Imprimer Pin it!

    politique,foutebôle,société,littératureOn ne peut pas dire que je sois vraiment un amateur de foot. Que la baballe soit dans les cages, peu me chaut, je n'en ai pas grand chose à fiche. 


    Soyons honnête cependant, quand mon pays gagne, je suis content, quand même c'est déjà ça. J'ai la fibre chauvine, ce doit être ça. J'ai d'ailleurs enragé cette fois où un crétin a cru bon de donner un coup de boule à un autre joueur tout ça car il croyait qu'il avait mal parlé de sa soeur, alors qu'il y avait des choses plus grandes en jeu, plus grandes que lui en tout cas...


    Et puis une victoire de la France c'est toujours une occasion de plus d'une bonne tablée avec des amis, tout en sachant très bien que la plupart des joueurs de l'équipe nationale s'en foutent un peu de la Nation, autant que leur premier chèque de pub au fond...


    Cependant, les rares fois où j'ai tenté de regarder un match quand j'étais plus jeune, cela m'a convaincu de ne pas recommencer la tentative, après avoir entendu un commentateur se demander avec anxiété si les joueurs allaient pouvoir s'en donner à coeur joie pour déraciner la pelsouse au Heysel, alors qu'il y avait déjà 36 morts, se posant la même question après l'effondrement d'une tribune à Furiani.


    Ce n'est pas que je n'aime pas le foûte, j'ai même joué en UNSS (et non en URSS on appréciera le mot d'esprit), l'exaltation du sport, la montée d'adrénaline que certaines petites équipes donnent encore, rarement, ce n'était pas si mal cet esprit du "beau jeu", ce bon esprit dont la plupart des gosses qui jouent au foûte n'ont rien à faire en 2013, ils rêvent de gagner le fric que gagnent leurs idoles...


    Ce soir, quelques multimilliardaires pour la plupart décérébrés, esclaves dociles du spectacle, ont défilé eà Paris, et se sont arrêtés au Trocadéro pour avoir la Tour Eiffel en fond derrière, "pour faire une belle image, coco, la France, coco, les baguettes, les franchouillards derrière en béret, et la ville "so romannntic" à vendre au américains coco !"...


    "Tu vois ce que je veux dire, coco !"

    Des petits mâles "alphas", qui ont un besoin constant d'être rassuré dans leur masculinité, des brutes sans cervelle et des gamins perdus y ont vu une bonne occasion de se défouler de leur colère, et de leurs frustrations, de leur haine, et puis surtout parce qu'on ne leur a laissé que leur violence. S'ils sont la lie, ce n'est pas seulement de leur faute...


    "Et pas de stigmatisation coco, qui te dit que c'est pas les CRS qui ont commencé ?"


    On pourrait lancer un sujet d'étude sur l'homosexualité latente chez les groupes de supporters, leur passion pour les étreintes brutales, leur appétence pour les cris et chants de guerre entre hommes. Les néà-barbares vus à la télévision ne sont pas loin des chars de la "Gay Pride" et c'est presque le même genre de festivisme.


    Au lieu de leur belle image, les propriétaires du club et les multimilliardaires de la baballe ont eu une belle émeute urbaine, c'est pas grave ça coco, ça fait quand même le spectacle. Et puis leur donner de temps en temps un ou deux gendarmes pour se bagarrer, ça coûte toujours moins cher que d'essayer de les éduquer, Coco, ou de leur donner de la culture.

    Ci-dessous la tirade de Desproges contre le foot, que je partage

  • La haine modern-style

    Imprimer Pin it!

     "L'homme ne s'avise jamais de se mesurer à son cercueil, qui seul néanmoins le mesure au juste."

    « Sermons » de Jacques-Bénigne Bossuet

    Image, toile de Francis Bacon intitulé "Figure with Meat" prise ici

    Francis-Bacon-Figure-with-Meat-1954-Huile-sur-toile.jpgLa haine est un des sentiments les plus effrayants dont les êtres humains, ces primates lamentables, « sans qualités », sont capables, beaucoup plus que l'amour d'ailleurs, qui est systématiquement porté en dérision de nos jours. C'est d'autant plus effrayant que l'on a peur de s'y laisser aller, et que l'on y prenne garde.

    L'amour est perçu comme étant ridicule, vaguement incommodant, inconfortable car il coupe de la fausse douceur du troupeau, peu respectable. La haine, l'agressivité, la violence, la dérision aussi, qui en est une autre forme, sont au contraire vues comme étant le privilège des esprits forts, de ceux qui sont des vainqueurs, qui savent se faire respecter.

    Je ne parle même pas des croyants qui osent parler d'un Dieu d'Amour voire des idéalistes qui parlent de partage, de fraternité, de gestes de charité concrets, ils sont tout de suite moqués, jetés comme le bébé avec l'eau du bain. Ce qui est au fond incompréhensible pour le monde moderne, c'est justement l'amour de Dieu pour sa créature.

    Si elle est terrifiante, la haine moderne est aussi vraisemblablement séduisante, malgré sa facilité, peut-être justement à cause de celle-ci, terriblement fascinante aux yeux de tout le monde.

    La haine de soi mène rapidement à la haine de tous les autres.

    Si l'on est incapable de s'aimer, comment pourrait-on aimer les autres ?

    On ne s'aime que rarement soi, on aime bien le personnage que l'on joue, qui permet d'oublier combien l'on est faible et médiocre au fond, et facilement gagné par la boue dans laquelle on se roule au bout du compte avec délices plutôt que de chercher à s'élever.

    Image ci-dessous, montrant les violences au stade du Heysel prise ici

    25878_111438875537309_111342235546973_267574_4458704_n.jpgJouer la comédie, se fabriquer un personnage, c'est tellement plus facile que d'affronter sa propre vérité, que de regarder en face ce que l'on voit dans son miroir chaque matin. La haine de soi implique le dégoût de la vérité toute nue, de la vérité des faits, de s'apercevoir qu'au fond l'on se fait beaucoup d'illusions sur soi. En un sens, c'est normal, voire légitime, ou humain, sauf quand ces illusions mène au dégoût de soi et de l'entourage. Les moins protégés contre ces illusions que le désir inassouvi entretient sont les plus jeunes qui sont devenus depuis quelques années des cibles pour les marchés.

    Comme le dit Robert Musil dans « Les désarrois de l'élève Törless » (1906) :

    « Les sentiments empruntés aident les jeunes gens à franchir le terrain psychique si dangereusement mouvant de ces années où l'on voudrait tant être quelqu'un alors qu'on n'en a pas encore les moyens. »

    Ce qui est étrange est que cette haine réelle, concrète, tangible, va de pair avec l'affirmation d'un humanitarisme béat et universel reposant sur deux ou trois clichés et l'affirmation exaltée de lieux communs bêtifiants qui n'ont jamais rien changés à quoi que ce soit. L'individu moderne a le culot de justifier sa haine, sa rancœur, sa frustration en se faisant pour le champion du bien, seul contre tous.

    A notre époque de moyens de communication de plus en plus développés et performants, on pourrait croire que la haine, que les haines reculent. Finalement, il n'en est rien, c'est même plutôt l'inverse, elles circulent encore plus rapidement qu'avant et elles se diversifient un peu plus chaque jour, elles se cristallisent, se cuisent et se recuisent, finissent par sentir de plus en plus mauvais, en particulier grâce à l'Internet.

    Ces haines vont dans tous les sens, elles ne sont pas l'apanage d'un parti ou d'un autre, d'une idéologie ou d'une autre. Elles conduisent à abandonner toute nuance, à nier toute possibilité de contradiction à celui qui ne pense pas de la même manière.

    Certains parlent souvent du danger du retour des heures les plus sombres de notre histoire, selon la formule consacrée, du fait de déclarations souvent bénignes et de bon sens quant aux causes de l'insécurité, et sur l'intégrisme le plus dangereux, qui cause souvent des victimes dans l'indifférence quasi-générale surtout si celles-ci n'entrent pas dans la grille de lecture du « storytelling » politique dans le vent ces temps-ci, qui permet de raconter et de se raconter beaucoup d'histoires pour se mettre en valeur.

    La société hyper-consumériste fait de l'être humain un puits sans fonds de désirs sans limites, de désirs qui doivent absolument rester inassouvis pour que le système continue de fonctionner. Il veut pouvoir réussir comme les modèles qu'on lui présente, il veut pouvoir avoir la même apparence que celle qui est préconisée dans la publicité pour les hommes et les femmes, il veut tous les objets qui lui sont montrés comme absolument obligatoires à sa dignité. Il y a dans cette affirmation du désir l'alliance objective des libéraux et des libertaires ainsi que le rappelle ce slogan de « Mai 68 » :

    « Prenons nos désirs pour des réalités ! »

    Bien sûr, quand l'individu n'arrive pas à obtenir tout cela, cela crée beaucoup de frustration de la rancœur, de la colère, de la haine, des jalousies puissantes. Pour sublimer cette violence, pour lui donner une impression d'honorabilité, on lui alors donne différents prétextes :

    politiques, artistiques et j'en passe.

    On justifie d'abord la haine en affirmant que c'est l'autre qui est haineux.

    On la justifie également et de plus en plus en la faisant passer pour la défense de grandes causes, quitte à ce que la pseudo-défense d'un peuple cache, mal, un racisme comme les autres.

    C'est dur d'avouer, de s'avouer qu'en fait, c'est parce que l'on ressent de la haine, en particulier envers soi, que l'on joue cette comédie du rebelle, de l'outsider, de l'artiste incompris, du génie des Carpates méconnu, forcément.

    Et parfois à juste titre simplement.

    La sublimer permet d'en faire porter le chapeau, la responsabilité, à d'autres que soi. C'est la faute de l'autre, c'est la faute de sa famille, de ses amis, de l'école, des profs, de son chef de service, et j'en passe, si l'on hait autant.

    Image ci-dessous prise ici

    2009_03_19_Jeunes_Violents.jpgOn sait bien pourtant que la haine, elle vient de soi-même, mais le reconnaître c'est reconnaître que le personnage que l'on joue est complètement virtuel. Et ça c'est trop compliqué, car on finit souvent par croire que ce personnage c'est nous. C'est la vie qui devient virtuelle, l'amour, que l'on vit par procuration, en rêvant sur le passé, sur son enfance, son adolescence idéalisées car si l'on ne veut pas reconnaître ses haines, sa violence, ses frustrations, on ne veut pas non plus reconnaître que l'on a mûri, que l'on est devenu adulte, quitte pour cela à se laisser tenter par l'autodestruction engendrée par un mode de vie que l'on imagine encore jeune.

    D'où le romantisme autour de l'alcool ou de la drogue. On ne veut pas remarquer qu'un alcoolique c'est un type, ou une femme, souvent lourdingue, et non un poète qui se trouverait l'inspiration en buvant, idem quant aux drogués.

    On notera que lorsque l'on essaie de revoir des amis d'enfance retrouvés sur le réseau, c'est toujours très difficile, on préfère continuer à rêver, et puis l'on sait bien au bout du compte que l'on n'aurait pas grand-chose à se dire.

    Tout comme les mouvements de rébellion vécus par d'autres à l'autre bout du monde, on a vraiment l'impression d'en faire partie en étant bien au chaud derrière son écran, dans un pays riche, où le risque de guerre civile est minime.

    Les scènes montrées dans "Orange Mécanique", voir di-cessous, se sont comme banalisées, on a pris l'habitude du fait de la banalisation du mal...

    A ce lien, un texte d'Hannah Arendt sur la banalité du Mal

  • Le dernier match des bleus, la vidéo que l'on nous cache

    Imprimer Pin it!

    Attention, pour mettre en ligne cette vidéo, j'ai du soudoyer trois joueurs, un entraîneur et un président de fédération, elle coûte cher !!

  • Enculé, sélectionneur de l'Équipe de France - une note du Père Fouettard sur le sport

    Imprimer Pin it!

    En ce moment, à la télévision, dans les journaux, il semble qu'il n'y ait rien de plus important que les sottises des vingt-deux anelka_domenech.jpgcaïds sans cervelle de l'équipe de France, tous rêvant d'être Tony Montana ou rien : le fric, les filles faciles, les bagnoles puissantes ceci pour compenser leur problème visiblement très grave de microcéphalie (pas de problèmes de micro-génitoires visiblement, cela devient même préoccupant). Tous viennent de milieux plutôt modestes, et se sont hissés par leur haut niveau sportif et leur ambition, ce sont un peu les modèles d'intégration que l'on voudrait nous vendre, drôles de modèles soit dit en passant puisque si je comprend bien les français d'origine africaine ou arabe, les français de souche de petite extraction, ne seraient capables que de ça : bien jouer à la baballe et non réussir de bonnes études, devenir enseignant, médecin, avocat, que sais-je. Non, c'est ou la baballe ou faire rigoler à la télévision (on ne compte plus dans les collèges et lycées ceux qui se prennent pour autant d'Eddie Murphy, ou Djamel Debbouze, dés qu'ils ont un peu de tchatche, se conformant d'eux-même au cliché du noir tchatcheur et marrant ou du petit « beur » sympa et tellement drôôôle quand il dit des gros mots comme les lascars de banlieue mais sur une scène (le rire lié à une condescendance certaine que l'on a du mal à s'avouer est alors d'autant plus confortable).

    Il se murmure également que les communautés représentées par tous les joueurs, la fameuse équipe « black, blanc, beur », ne s'entendent pas entre elles et ce depuis longtemps : les africains ne peuvent pas piffer les joueurs qui viennent des DOM-TOM, les musulmans ont du mal avec les non-musulmans, les lascars avec les gosses bien élevés. C'est une sorte de laboratoire du communautarisme qui montre bien où ça mène, à savoir nulle part, ou dans le mur. Sans parler des joueurs qui n'en ont rien à foutre du pays pour lequel ils jouent, ce qui change cette fois-ci, on descend un peu plus dans la vase à chaque fois

    Au moins avant jouaient-ils au foûtebôle, maintenant c'est le psychodrame boueux à chaque match. Je n'aime pas vraiment le foot, ou du moins j'aimerais bien un football moins pro, avec des amateurs qui y jouent pour le plaisir du sport et du geste, un peu comme celui du Nord de la France. Et qui sont réellement tristes quand leur pays perd. Quand je vois la comédie jouée par Ribéry hier je ne peux m'empêcher de penser à certains gamins de banlieue, ces « cas-soss » (pour cas sociaux), qui font dans la pleurnicherie pour se trouver des excuses parce qu'ils savent bien au fond qu'ils sont indéfendables, tout comme Anelka. Et je rigole bien quand même en songeant à tous les contrats de pub signés par les bleus, qui ridiculisent, ringardisent, les marques dont ils font la réclame. Il suffit d'aller dans un magasin qui positive, on les voit partout, du débouche-chiotte aux céréales du matin.

  • Ribéry et les footeux au confessionnal

    Imprimer Pin it!

    J'ai regardé il y a deux jours « le Grand Journal » avec Daniel Bravo, Jacques Vandroux et un responsable de la FFF à l'élégance disons pachydermique. C'était un festival de beauferie et de vulgarité rance justifiant presque Ribéry, qui n'est d'ailleurs pas la moitié d'un imbécile, mais aussi les autres footeux pris la main dans la sac mais pas que. 92459_une-ribery-govou.jpgL'un des « animateurs » de l'émission prétend que « les putes, la flambe » font partie de la mythologie des sportifs, Ariane Massenet à côté ricane bruyamment, du rire de gorge de la fille de salle, que donc tout est normal à les entendre. Ensuite les mêmes excusent les trois néanderthal, la prostituée mineure aurait pu montrer ses papiers en somme, c'est donc de SA faute. Le responsable de la FFF finit par affirmer sans trop de vergogne que « à cause de cette affaire, les joueurs vont mal jouer ». En effet, les pôvres, ça va même les empêcher de dormir, eux qui émargent à des millions d'Euros par an pour jouer avec la baballe et la mettre dans les « bois », et cela n'empêchera pas le spectateur télévisuel de regarder les matchs. Et puis il y trop de contrats de pub avec du bon gros pognon pour que l'on remette en cause le comportement de queutards décervelés des joueurs. Ce qui gêne finalement, ce n'est pas que la fille soit mineure au moment des faits, c'est que ça s'apprenne.

    C'était un peu la même argumentation que l'on entendait dans la bouche des défenseurs de Polanski, qui avaient finalement le même niveau que celle en faveur des footeux, « on n'est pas sérieux quand on est un artiste et que l'on a 43 ans, la preuve on fait que que des conneries, et en plus la fille était certainement une « salope » comme a pu l'écrire un philosophe de mes deux libéralo-pouèt pouèt ».

    Les mêmes commentateurs, de par leur acharnement contre l'Église, ses prêtres et le Pape, finissent par créer un soupçon de pédophilie sur tous les prêtres et les catholiques, tous suspectés de déviances sexuelles ignobles (elles sont ignobles quand elles concernent les catholiques qui sont tous des frustrés c'est bien connu).

    On me demandera encore après pourquoi cette société me débecte...

  • La main d'Henry

    Imprimer Pin it!

    La main du scandale - Parlons « foûtebôle »

    photo_1258645940913-1-0.jpgJe n'ai jamais été vraiment passionné par le ballon rond, en l'occurence, je crois même que je m'en suis toujours complètement foutu. Cependant en tant que chauvin crypto-pétainiste, onaniste de sacristie, lieu propice s'il en est, et calotin de pissotière (n'en jetons plus), bien sûr que je suis presque content que la France gagne, même de manière malhonnête, un petit bonhomme patriochard en agiterait presque un petit drapeau sous mon crâne. Mais objectivement, Thierry Henry a triché mercredi pour gagner au match contre l'Eire (sur la photo, on le voit, le geste est parfaitement volontaire), capitaine d'une équipe qui a passé deux heures à ne pas jouer au sport pour laquelle elle est normalement payée 200% du PNB du Nigéria afin de représenter notre pays. Parce qu'il y a des intérêts financiers très importants, plus que l'honneur et le beau jeu. C'est totalement l'anti-morale du libéralisme libertaire actuel et de la Sarkozie : la fin justifie toujours les moyens quand il est question de pognon. Ce n'est pas le premier à tricher, ça ne justifie rien. Le match ne sera pas rejoué, en plus les irlandais sont de mauvais clients, c'est eux qui avaient commencé, ils ont voté « Non » au traité de Lisbonne puis « Oui » du bout des lèvres.

    (Les salauds ! C'est bien fait ! )

    Bientôt les profs d'EPS apprendront aux gosses : tu vois pour gagner il faut tricher, ou bien il vaut mieux coller un coup de boule à l'adversaire que garder l'esprit sportif...

    Dans le film ci-dessous, "Coup de tête" de Jean-Jacques Annaux, excellent de justesse, quelqu'un dit : "je paye 11 abrutis pour en calmer 8000", que rajouter de plus sur le foûtebôle actuel ?

  • Le foot, le foot, le foot, ouh ! (geste)

    Imprimer Pin it!

    P1105357D1097263G_apx_470__w_ouestfrance_.jpgIl y a une polémique autour du « Paris Foot Gay » qui ne jouera pas avec le club « Bebel » de Créteil (un hommage à Belmondo ?) car ceux-ci ne veulent pas, car musulmans convaincus et que cela heurte leurs convictions, et qu’ils ont droit de penser ce qu’ils veulent, et qu’on est quand même en République, qu’il y a la liberté de pensée et patati et patalère. Mon cul, oui  comme dirait Zazie, c’est surtout qu’en fait ils ne veulent pas passer pour des tarlouzes à jouer avec des pédoques ou assimilés à leurs yeux (enfin pas tous car au « Paris Foot Gay » jouent quelques z-hétérosessuels qui n’ont pas peur de casser leurs ongles ou faire couler le rimmel de l’adversaire, pour bien appuyer sur leur non-communautarisme). Mais enfin pourrait-on leur rétorquer, tout ce côté rigolades dans les vestiaires, douches collectives tout nus, amitiés saines et viriles, on n’est pas loin du back room et de l’homosessualité latente qui ne veut pas dire son nom comme dirait Jean-Maxence X… qui est garçon coiffeur de mon merlan habituel. Le coach de l’équipe « Paris Foot Gay », complaisamment interviewé dans les médias, qui se dit complètement intégré et tout et pas du tout communautariste, brille sous les sunlights d’une manière inhabituelle car sa peau est abîmée par l’usage intensif des maquillages de « Drag Queens ». Il dit, tout comme le coach du « Bebel » que leurs équipes n’ont pour but que de jouer au football ensemble, sans faire de différences (geste) et rien d’autres, alors que ce sont déjà deux manifestations tangibles de communautarisme bien affirmé chacun prétextant faire appel à l’universalité de la démocratie pour se justifier, et justifier les sottises qu’il soutien, et alors qu’il n’en croit pas un mot.

  • Deux poids, deux mesures

    Imprimer Pin it!

    300x170_74078.jpgLa banderole anti-chtis qui avait été déployée à un match du PSG par des microcéphales haineux était aussi conne et haineuse que les sifflets retentis hier au début du match amical avec la Tunisie. On nous a dit que tous les hymnes des visiteurs étaient sifflés, mais pas à ce niveau, pas autant. L'hymne n'est pas beau, ses paroles sont laides, mais c'est l'hymne de notre pays, la France, on doit donc le respecter quand on est invité d'un pays, tout comme l'on respecte son hôte ou son hôtesse, on n'imaginerait pas insulter le maître ou la maîtresse de maison en soirée en l'invectivant sur sa cuisine ou ses goûts en matière de déco. Certes, la plupart du temps les joueurs ne le chantent pas, et finalement ils sont quelques uns à se foutre de jouer en équipe nationale, mais c'est comme ça que ce soit une minorité ou pas qui siffle (hier ce n'était pas le cas). On a bien vu d'ailleurs que l'angélisme, les bonnes intentions et les idées sucrées ne donnent rien ; les joueurs tunisiens et français sont arrivés main dans la main comme dans une pub Benetton (on est dans l'antiracisme Benetton) mais le symbole n'a servi à rien.

    Quelques fois, il ne faut pas avoir peur de s'affirmer et affirmer son identité, cela n'implique pas forcément la haine comme on le dit trop souvent. Enfin je ne suis pas spécialement fan de Lââm mais aller jusqu'au bout des quelques couplets qu'elle avait chanté il fallait avoir des tripes.

    Etre pour le respect de chacun c'est l'être dans tous les cas de figure, je dis bien tous. Ce qui me désole est que les abrutis qui ont sifflé ont gagné en somme, vu la décision prise cette après midi. Inversons le problème, que se serait-il passé si c'est l'hymne tunisien qui avait été hué ainsi ? Et finalement tout cela ne serait pas si grave si cela ne soulevait pas une question sérieuse : les jeunes et moins jeunes qui ont sifflé ne se sentent pas d'ici. C'est le communautarisme qui s'impose peu à peu loin devant l'ancien contrat social.

    Le moment dont il est question

  • Manaudou : idole déchue

    Imprimer Pin it!

    laure-manaudou_diaporama.jpgLaure Manaudou a été l'idole tant qu'elle a gagné les médailles comme si cela n'était pour elle qu'une distraction et un jeu. Elle a été encensée, idolâtrée, on l'a fait parler sur tous les sujets. Et puis elle a grandi, elle est tombée amoureuse, d'un petit con vicieux qui a ensuite mis des photos d'elles dénudées sur Internet, après l'avoir poussée à venir travailler en Italie, là la chute a commencé. Pour le public, l'idole est assexuée et déshumanisée, elle n'existe pas en dehors de ses victoires et du culte du corps parfait. Souvent, on se dit que les images des J.O. ne sont finalement pas si loin des documentaires de Leni Riefenstahl, exaltant un homme nouveau, mutant et post-moderne, dépourvu de conscience et uniquement conçu pour la performance, comme une machinerie. Après ces épisodes, Laure Manaudou a encore changé d'entraîneur, au grand dam du public et de l'intéressé qui ne comprend pas qu'on ne parle pas de la même manière à une gamine de 14 ans et à une jeune femme. Aux jeux de Pékin, elle n'était que l'ombre d'elle-même aux yeux du public ingrat, mais ses larmes montraient qu'elle s'était relevée de tout ce qu'elle a vécu, comme une combattante dure au combat. Le public n'a pas compris car pour lui une idole qui tombe doit périr, comme au bon vieux temps des jeux du cirque...

  • Les gosses de Maltot : des vacances pour les gosses de Drancy

    Imprimer Pin it!

    Quand des gamins s'occupent à jouer au foot, faire du canoé, s'essayer au base-ball, et qu'il y a des personnes formées à cela pour les entourer, cela donne des gosses épanouis et heureux de vivre, mieux dans leur tête et leur corps. C'est ce que ce blog dont Eric, le directeur du site de Maltot, entre autres activités, m'a envoyé le lien, démontre.

    Sur la photo, ils sont au match Caen/Valenciennes

    match.jpg

  • Mauvais français !

    Imprimer Pin it!

    1.jpgDes J.O en direct, le festival a déjà commencé. Écoutant la retransmission de la cérémonie d'ouverture à la radio, j'entend un des commentateurs affirmer que s'il y a des policiers et des militaires, dont certains au volant de véhicules lance-missiles, "c'est pour la sécurité des J.O parce que le monde a changé et qu'il faut se protéger". Les journalistes nient la réalité de la dictature du Parti Communiste Chinois et on sent que l'auditeur ou le spectateur de base des J.O s'en fout complètement des libertés en Chine. Par la suite, quand les épreuves commencent, je suis partagé entre la fierté, quand mon pays remporte des médailles, et l'envie qu'ils en ramènent le moins possible afin de comprendre qu'aimer le sport n'empêche pas de prendre conscience des réalités du monde qui nous entoure, et non simplement de venir à Pékin "pour s'éclater" dans son sport comme le disait un judoka (battu en 25 secondes)... 

  • Du pain, du foot et de la philosophie

    Imprimer Pin it!

    La défaite d'hier soir est simplement dûe au fait que la douzaine de milliardaires qui jouent au foot pour divertir tout ou globalité des soixante millions de français plus pauvres n'a plus envie de taper dans la baballe pour plaire au bon peuple. Le comble du mauvais goût a été atteint quand leur entraîneur a demandé sa copine de jeux en mariage après que l'équipe qu'il était censé motiver se soit pris une grosse dégelée. Finalement, il n'en avait rien à foot, pardon, à foutre (ah, ah, ah, suis-je donc spirituel) du match ou de la compétition. Afin de continuer à donner du pain et des jeux aux foules, et aussi à participer à leur édification intellectuelle, je propose d'organiser des rencontres du genre de celle que nous propose les Monty Python ci-dessous. En plus, les étudiants réviseraient pour le bac ou leurs examens sans s'ennuyer car il faut avouer que la plupart ne comprend plus grand-chose à ce qu'ils sont censés, eux aussi, apprendre. Qui va gagner à la prochaine Star Ac' ? Voila ce qui les motive...

    D'autres sketchs à la touche "menu" en bas à droite de l'écran (flèche pointée vers le haut)

  • La défaite de la France contre la Hollande

    Imprimer Pin it!

    henry.jpgAvouons le tout net, je n'en ai pas grand-chose à foutre en l'occurrence : cette douzaine de types multimillionnaires, qui gagne de 3000 à 10000 SMIC par matchs et/ou par mois, se paie la tête du peuple, car ils se paient le luxe de se prendre une déculottée sévère, le bon peuple qui n'y trouve rien à redire aime qu'on se paie sa tête donc. J'ai posé la question souvent à des personnes de gauche comme de droite, qui trouvent toutes normal que ces gars soient autant payés, et que pour la plupart ils placent leur magot en Suisse (je suis sûr que l'on va me dire qu'ils paient des impôts, et patati et patalère, mais non), tout le monde trouve ça normal "parce qu'ils nous font rêver". Un coucher de soleil, des jolies jambes de femme, un Watteau, voilà ce qui fait rêver, un match de foot permet surtout de se défouler. C'est depuis la primaire que les footeux m'ennuient, que les footballeurs me semblent tous ridicules sortis des terrains. Je me souviens des gosses qui s'échangeaient les images "Panini" dans les cours de récré, vingt-cinq ans après, beaucoup n'ont pas énormément mûri, et pourtant j'aimais bien jouer au foot, y compris en UNSS, comme je l'ai fait quatre ans, mais l'idolâtrie, je rejette. Je plains surtout les épouses ou compagnes des supporters de l'équipe de France, car il paraît que les soirs de défaites, il n'y a pas que les drapeaux qui sont en berne. Il y a une chose qui me réjouit, c'est qu'il n'y aura pas de victoire exploitable par le pouvoir en place. Et si les français ont perdu, c'est pour une raison simple, les hollandais ont seulement joué...

    ...au foot.

  • Les nazis ont inventé le voyage de la flamme olympique

    Imprimer Pin it!

    1974222523.jpgComme on le voit par ici, la coutume du voyage de la flamme olympique a été inventée par les nazis aux J.O de 1936. Donc, David Douillet, Bernard Laporte, le président Sarkozy s'indignent des perturbateurs d'une coutume nazie à la base. Auparavant, on se contentait de rallumer la flamme à Athènes, ce qui au plan symbolique était mieux. Comme quoi, les intellectuels, ces prétentieux qui nous pompent l'air et qui se pensent au-dessus des autres, et qui sont tous des privilégiés, qui ne rigolent même pas à Bigard ces vaniteux, ont leur utilité, ils éviteraient, si on les écoutait un peu plus, de dire ou de faire des conneries, ou de se lancer dans des grands mots sans fondement réel. de plus, cette "fête du sport", cette exaltation du sportif, tout cela sent sa Leni Riefenstahl, tout cela pue, il n'y a qu'un pas vers l'exaltation de la race supérieure, Leni la walkyrie cinéaste officielle du régime nazi, je le précise à l'intention des lecteurs scientologues ou incultes, ou ceux qui ont commencé leurs études sous le ministère de François Bayrou. Elle a pu ne pas aller en taule après la guerre du fait de ses relations (elle savait pas qu'Hitler était si méchant).

  • La suite des aventures de David Douillet et ses amis

    Imprimer Pin it!

    359717552.jpg Hier, la France s'est montrée très courageuse devant les chinois qu'elle a laissé faire ce qu'ils voulaient sur notre territoire ce qui est la preuve d'une grande humilité, tellement grande que certains esprits chagrins font passer notre gouvernement pour un groupe de carpettes premier choix. Des activistes sans scrupules ont gâché la fête ont dit David et ses amis, des salauds agressifs qui ont gâché la fête du sport. Et à cause d'eux, le téléspectateur du petit peuple, qui se fout comme l'an 40 du Tibet comme d'ailleurs des autres pays opprimés aura eu, devant la télé, la digestion des cacahouètes et des olives perturbée par ces méchants, qui, selon lui, se conduisent aussi mal que les chinois. C'est ma foi comparable. Il est évident que le régime chinois est aussi démocratique que le nôtre et que notre police est aussi brutale que la police chinoise. et on sait que des "laogaï" existent aussi en France Que ce soit Jérôme Béglé, directeur de "Paris Match", journal objectif bien connu, ou David, ce bon géant, on le dit, ceux qui dénoncent la Chine exagèrent, dans la balance, entre les droits de l'homme et le fric que l'on peut se faire avec les J.O, et rajoutons là-dessus l'ego surdimensionné de David et ses amis. Il a le droit, c'est un grand champion qui en plus paie des impôts pour que les chômeurs et les Rmistes, ces grosses fainéasses, on le sait gràce au président, puissent toucher une allocation. Quelle ingratitude de la part de ceux qui dénoncent les atteintes aux droits de l'homme en Chine !

    Sur la photo David est avec le chanteur à textes, conscience de l'ère sarkoziste, Francis Lalanne 

    Lien permanent Catégories : Sport
  • David Douillet n'est pas la moitié d'un con ou ce héros au sourire si doux

    Imprimer Pin it!

    1991892413.jpgDavid Douillet est un héros, un vrai, un type qui en a, pas la moitié d'un ou une femmelette. Quand il a entendu dire que les chinois ne respectaient pas les droits de l'homme, son sang n'a fait qu'un tour et il a décidé d'agir et de se mettre au travail. Il faut dire que David, faut pas le prendre pour un con, c'est un type qui réfléchit David. Mais aussi il était face à un dilemme, car en regardant les larmes déjà monter aux yeux des sportifs français qui n'allaient pas pouvoir récolter autant de médailles que d'habitude, il était ému, car il a un coeur, un gros coeur, un très gros coeur, et cela lui faisait de la peine dans son gros coeur. Il avait une grosse peine dans le coeur (Attention, bande de petits saligauds, il n'y a là aucun double sens sexuel à ce que je viens d'écrire). Et il a trouvé la solution, la solution géniale. Bon, si ce n'était que lui, s'il ne se maîtrisait pas violemment, il n'irait pas aux JO, il serait d'accord pour le boycott, mais on ne fait pas ce que l'on veut dans la vie. Donc, les sportifs français pour dénoncer le peuple chinois en esclavage et opprimé porteront un "pins" et des ticheurtes vachement dénonciateurs, je suis sûr qu'ils en tremblent les dirigeants chinois et que les tibétains se sentent moins seuls devant l'abandon général de toutes les nations occidentales.

    Post scriptum : Il n'est pas le seul à faire preuve d'un grand courage, la gauche se fait remarquer sur le sujet par son assourdissant silence, encore une fois...

  • Le supporter du PSG est-il le chaînon manquant ?

    Imprimer Pin it!

    1680144228.jpgEn France, il y a des différences de comportement majeures entre les régions : dans l'une, l'étranger, le "horsain" est jaugé, jugé, avec méfiance et on ne lui parlera pas, on restera entre soi, ou bien alors on se bornera aux préjugés les plus débiles sur la région d'origine de celui qui restera un intrus. Et puis, il y a le Nord, où le nouveau venu est considéré avec sympathie a priori, on essaie qu'il se sente bien, qu'il soit à l'aise et s'adapte vite à une région. Il y a ces régions où les gens ne sont pas heureux et font la tête continuellement, et il y a celles où, une expatriée normande dans le Nord le constatait les premiers temps où elle y habitait : "les gens ont une tête bizarre", oui, ils sourient, ça doit paraître bizarre quand on n'est pas habitué. De plus, on peut aller assister à des matchs de foot à Lens au stade Bollaert sans craindre le racisme "petit blanc", les cris de haine, ou la xénophobie la plus basse affichée sans vergogne, et tous les milieux, y compris en famille s'y mêlent. De plus, là bas, les joueurs "sang et or" jouent encore pour le plaisir du beau jeu et du sport. Par contre, au PSG, même si les dirigeants de clubs de supporters s'en défendent : "Nous raciistes ?!!", c'est d'ailleurs bien malgré eux que l'on trouve inscrit chez eux des types encartés dans les groupuscules nazillonants les plus débiles, il n'en reste pas moins qu'à chaque fois on y a droit, et il y a deux jours aux débilités contre le Nord, une région c'est bien connu, où il n'y a que des pédophiles. Et chez les supporters du PSG, il n'y aurait donc que des fascistes en bouture ou du connard en plein pot ?

    ci-dessous, l'ambiance à "Bollaert" 

    Lien permanent Catégories : Sport
  • Boycott or not boycott des J.O. ?

    Imprimer Pin it!

    1904384689.jpgOn nous explique en ce moment qu'il ne faut pas boycotter les J.O. de Pékin car "il faut être patient" avec les chinois et "ne pas les braquer" comme le dit monsieur Kouchner qui fût maoïste comme d'autres, Geismar par exemple, prônant la même tolérance. En gros, il faudrait traiter les dirigeants chinois, dont le régime est déjà responsable de la mort de 100 millions de personnes, certainement de dangereux réactionnaires, comme l'on fait avec un gosse trop gâté "à problèmes", en grondant un peu, en gardant l'index levé, mais sans couper les ponts. De toutes façons, si l'on boycottait les J.O. il faudrait aussi boycotter toute l'économie chinoise, ce capitalisme d'état ultra-libéral qui a mis en esclavage 1 milliards 800 000 personnes. Il faut dire que les moines tibétains sont très dangereux face aux soldats de l'armée populaire, ils n'ont que leurs robes de moines à opposer aux balles. C'est quand même de la mauvaise volonté, les dirigeants chinois veulent faire le bonheur de leurs concitoyens, même malgré eux. Finalement, on se dit qu'en France, tout le monde s'en fout d'ailleurs, certains voulant les compétitions envers et contre tout, d'autres ne voulant absolument pas renoncer à leurs gadgets "high tech" fabriqués à bas prix.

    Lien permanent Catégories : Politique, Sport
  • Fierté ou foutage de gueule ? - Alain Bernard un champion ordinaire

    Imprimer Pin it!

    1139736812.jpgUn champion de natation vient de battre un record du monde à la nage et il est français, Alain Bernard. En dehors du fait qu'il ressemble à Cornedurus dans Astérix, le champion olympique romain, un type baraqué plus que de nature, on lui fait le coup que l'on fait avec tous les sportifs, on essaie de le faire parler sur tout les sujets alors que lui, son truc, c'est surtout nager. il n'a pas l'intention de devenir le nouveau Jean-Sol Patre ou le dernier Simon de Beauvoir. Il sort à peine d'une mononucléose ce qui a suffi pour le suspecter de dopage. Moi je dis, est-ce que c'est sa faute à lui s'il y a des corticoïdes dans les nouveaux médicaments pour les bronches (drôlement efficaces les médocs vu son torse) ? Est-ce que c'est sa faute si on lui a mis des vitamines dans son petit déjeuner ? Naaan, mais sérieusement, ceux qui le suspectent de dopage c'est rien que des jaloux, des intellos maigrichons qui aimeraient bien être aussi forts que lui. Les gens sont jaloux. Évidemment, le seul inconvénient est qu'il est obligé de rester enfermé dans une cage les nuits de pleine lune car il pourrait être dangereux pour les autres.

    Lien permanent Catégories : Sport
  • Le cas Lucas

    Imprimer Pin it!

    902a9b898ec4f7b2d798b905ecdeb346.jpgQuand on voit Philippe Lucas apparaître la première fois, on voit surtout son look improbable entre le fan de Djohnny et le "biker" avec un peu de surfer australien. On n'a pas envie de rigoler car il est salement costaud, même bien à l'abri devant son poste de télévision. A chaque fois qu'il parle au journal télévisé ou dans d'autres émissions, excepté depuis quelques temps où je le trouve assagi, il met à chaque fois les pieds dans le plat, dit ce qu'il pense, ne se gêne pas pour aller droit au but. Les "Guignols" en ont fait une caricature assez réussie au demeurant. Mais c'est l'entraîneur qui a permis à la France d'avoir une championne absolue en natation en remettant au goût des jours des valeurs bien oubliées qui sont l'excellence et l'exigence, on n'est pas si éloigné de Cécile Ladjali. Le sport fait donc bien partie intégrante de la culture. Sa façon de faire semble rude, il est en fait exigeant et tire de ses sportifs le meilleur en les poussant à se dépasser et relever les défis qu'on leur pose, Ce n'est pas non plus le cliché habituel du "self-made-man" libéral à l'américaine. C'est l'histoire d'un entraîneur qui pousse au dépassement...

    Son livre(écrit certainement en "collaboration" mais qu'importe) pour ceux que cela intéresserait sur chapitre.com

    Une photo extraite de ce site où l'on retrouve de très belles photos de compétitions de natation d'Éric

    fdd888985c53209df41510165fd66f4a.jpg

  • Les chroniques du Tour de France de Blondin

    Imprimer Pin it!

    "Plouc, populaire, et fier de l'être"
    41f0ff08888d0146b88f3f2304102cb5.jpgIl faut être bien froid ou étroit d'esprit pour ne pas voir la chaleur et la convivialité qui se dégagent des évènements sportifs de ce genre : la proximité des classes sociales entre elles, l'abolition de certaines barrières, l'envie d'être ensemble et de vibrer ensemble finalement, sans prendre forcément la compétition pour une tragédie grecque. Cela ne signifie pas pour autant que l'on doit laisser de côté sa cervelle. Il y avait déjà beaucoup de cas de dopages à l'époque, les coureurs ayant des moyennes déjà exceptionnelles pour des êtres humains normaux. Maintenant, comme ça passe à la télévision, que ce soit commenté, souvent très connement en plus, il faut qu'ils arrivent avant le tirage du loto et la météo, donc ils sont encore plus chargés.

    93f7846a6d042d4ca927d9af5e84b6c6.jpgC'est ce que fait Blondin, il parle des êtres humains qu'il rencontre, des personnages côtoyés, des archétypes remarquables, de ses tribulations dans les villes traversées entre les étapes (il logeait dans une maison de passe différente, où il était comme "pensionnaire" et non comme "client"), l'ivresse des grands soirs, dans tous les sens du terme. Blondin aime bien ceux que l'on appelle à tort les "petites" gens, ou les "vraies" gens selon certaines hommes politiques, malgré leurs défauts, leurs petites faiblesses, il s'y sent mieux qu'ailleurs. Etre lucide sur eux ne l'empêche pas de les aimer quand même.

    Pour ceux qui connaissent, qu'ils ne lisent pas la suite, ils comprendront sans autres précisions : à Lens, il y a le stade Bollaert, l'ambiance de camaraderie, sans prétention ni fausse simplicité, les friteries, et la bière, les ouvriers qui retrouvent leur humanité dans la promiscuité du stade et des tribunes. Il n'y a pas de gros cons dans les tribunes qui viendraient là pour défouler leur haine ou leur xénophobie, à Lens, seulement le plaisir du sport et de faire la fête ensemble. On n'idéalise pas, on évoque. Vivre l'arrivée du "Paris-Roubaix", "l'enfer du Nord", est aussi dans la même veine. "Panem et circenses", maintenant de plus en plus, fût une époque où c'était encore bon enfant et sans dévoiement par le fric. 

    Titre : Tours de France, chroniques de "l'Équipe" : 1954-1982 | Auteur : Antoine Blondin | Editeur : Table Ronde

    Lien permanent Catégories : Sport
  • Une "fricandelle" en regardant le Foot...

    Imprimer Pin it!

    J'inaugure une nouvelle rubrique sur la suggestion pertinente d'un ami...

    67840d4687477bf68235f43de354d966.jpgEn France, il y a toujours eu une dichotomie entre les "intellectuels" ou réputés tels, et les "sportifs", ou réputés tels contrairement aux pays anglo-saxons. Les "hussards" en ont beaucoup parlé dans leurs livres, à commencer par Antoine Blondin pour le Tour de France, ou Roger Nimier pour le rugby, mais il faut dire que ce ne sont pas des intellectuels aux yeux de l'élite auto-proclamée de notre beau pays, sans parler du cliché qui veut qu'un sportif soit forcément un crétin décérébré.

    Quand j'étais gosse, les camarades de classe qui s'échangeaient des petites images "Panini" de joueurs de Foot me faisaient bien suer, je ne comprenais pas l'idolâtrie devant tel ou tel sportif, et même plus tard, jusqu'à maintenant, regarder un match ne me passionne pas vraiment, sauf quand l'enjeu est national, je suis finalement assez chauvin. Et à part l'équipe de Lens, sympathique car presque amateur, composée de joueurs qui ont plus la passion du sport que du fric -Il paraît que l'ambiance du stade Bollaert est beaucoup plus familiale et conviviale que les autres endroits du même genre en France, et que c'est encore mieux avec une bonne "fricandelle" (des bonnes frites à la mayonnaise)- les autres clubs me laissent froids, excepté deux ou trois personnalités intéressantes. La spéculation et l'argent ont bouffé la plupart du temps l'esprit sportif dans le cerveau des footballeurs, tout comme leur "pipôlisation" grotesque ou les calendriers narcissiques. Cependant, je n'étais pas l'intello archétypal, je ne le suis toujours pas d'ailleurs, scolairement brillant mais dans son coin et paumé sur la pelouse d'un terrain de Foot auquel j'ai joué, comme arrière-gauche, pendant quatre ans.

    Un article sur Antoine Blondin et le cyclisme par là (http://www.humanite.fr/2003-07-17_Sports_Blondin-chronicour-et-hussard-du-Tour)

    Lien permanent Catégories : Sport