samedi, 18 août 2007

Les bruits de la campagne

Je trouve cette nouvelle croustillante... 

Un arrêté municipal invite les citadins à accepter les bruits de la campagne
585630099563c7742fe45dd41196d9bf.jpgLe maire d'une petite commune proche de Caen a pris un arrêté demandant aux nouveaux habitants de cohabiter "sans plaintes" avec le chant du coq, le braiment de l'âne ou encore le son des cloches.

Les nouveaux habitants de la commune de Cesny-aux-Vignes, à une vingtaine de kilomètres de Caen, "devront cohabiter sans plaintes avec les animaux domestiques (coq, dinde, poule, pintade, vache, mouton, âne etc.)", proclame l'arrêté reçu au cours de l'été par les habitants de cette petite commune de près de 300 habitants.

"Les citadins devront entendre avec respect, s'ils ne peuvent pas les écouter avec plaisir, les bruits de la vie naturelle et sauvage encore existante", déclare encore le courrier signé du maire Jacques Bischoff, qui cite le chant du rossignol et de la tourterelle ou les hurlements de la chouette.

Le maire demande également aux nouveaux habitants de "s'accoutumer aux sons traditionnels" du village, tels que le son des cloches ou le passage des tracteurs et des moissonneuses et de "tout ce qui peut apporter de la vie à notre village".

L'arrêté a été pris alors qu'un nouveau lotissement est en construction.

Au cours des dernières années, les procédures judiciaires pour trouble du voisinage se sont multipliées.

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samedi, 23 juin 2007

Interview de Patrick Declerck sur ses livres

05d8041a41202fbb4c6353b8dd813ca0.jpgVoici une interview de l’auteur du livre "Les naufragés, avec les clochards de Paris", paru aux éditions "PLON" collection "Terre Humaine", Patrick Declerck, qui est ethnologue, psychanalyste et qui parle des processus de clochardisation et de grande désocialisation des individu(e)s dans notre société. Son approche et son travail d’ethnologue lui a permis de se plonger et de faire des observations, dans la rue, dans les centre d’hébergement, au plus près du milieu. Son travail d’analyste l’a amené à prendre en compte la dimension inconsciente des sujets à travers des consultations "psy" au sein même des centres d’accueil comme celui de Nanterre. C’est cette double approche qui rend intéressant cet ouvrage mais c’est également un engagement personnel ajouté à une sensibilité singulière qui fait surgir une parole, celle des clochards, qui n’est pas une population soulevant un intérêt considérable autre que la rubrique nécrologique dans les quotidiens en mal de sujets ou en mal de conscience. Cela nous porte vers une vision plus psychologique du phénomène mais cela nous mène aussi vers une critique de fond des dispositifs humanitaires et de leurs logiques normatives ou inéficientes. Cette première partie d’interview portera donc sur une présentation des clochards dont il parle ainsi que sur ce qui l’a conduit à ce terrain de recherche.

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mardi, 06 février 2007

Un officier américain jugé pour son refus d'aller servir en Irak

L'Irak semble être le nouveau "Vietnam" pour les Etats Unis. Cette histoire le démontre, elle témoigne aussi de la prise de conscience de quelques uns... 

medium_3738242167.jpg FORT LEWIS, Washington (Reuters) - Un officier de l'armée de terre américaine qui avait refusé d'être envoyé en Irak l'an dernier a plaidé lundi non coupable de plusieurs chefs d'accusation devant une cour martiale qui conteste le droit des officiers à s'exprimer contre une guerre.

Le lieutenant Ehren Watada, qui a 28 ans, est accusé d'avoir refusé d'être envoyé en Irak avec sa brigade en juin dernier. Il lui est aussi reproché une conduite malséante pour un officier, parce qu'il a jugé la guerre en Irak illégale et immorale.

Le lieutenant Watada, dont les partisans disent qu'il est le premier officier de l'armée de terre américaine à refuser publiquement de servir en Irak, est passible d'une peine allant jusqu'à quatre ans de prison et d'un renvoi pour manquement à l'honneur s'il est reconnu coupable de toutes les charges pesant contre lui.

Watada a refusé le statut d'objecteur de conscience, en expliquant qu'il combattrait en Afghanistan mais refusait de le faire en Irak. Au premier jour de son procès devant la cour martiale de Fort Lewis, base de l'armée de terre proche de Seattle dans l'Etat de Washington, Watada a expliqué qu'il avait jugé illégal l'ordre de servir en Irak parce que cette guerre, en soi, était illégale à ses yeux.

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samedi, 20 janvier 2007

La camisole chimique pour les syndicalistes récidivistes ? - article satirique de Brave Patrie

medium_Syndicat2.jpgA l’approche d’élections décisives, le livre noir du syndicalisme continue de s’écrire. Tous les jours, sous nos yeux, ses actions malveillantes plongent la France dans l’obscurantisme et la collectivisation.

La société française est sclérosée par les tabous. Les valeurs sont là présentes en chacun de nous, mais elles doivent se révéler : c’est la force de Brave Patrie de savoir les passer en revue et leur donner une bonne bourrade virile ou pour le moins une claque salutaire sur les fesses afin qu’elles retrouvent la place qui leur est dûe.

Et s’il est une valeur qu’il faut remettre en selle, tel un gaucho blessé par une jument rebelle, c’est encore et toujours celle du travail.
Pourtant un obstacle apparemment inamovible se présente pour que la France regagne son rang. Cet Everest d’immobilisme à un nom : le syndicalisme.

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vendredi, 12 janvier 2007

La mort de Jean-Pierre Vernant - revue de presse

Je ne partage pas certaine convictions de Jean-Pierre Vernant mais on ne peut qu'admirer son parcours remarquable. On ne peut que louer son esprit de résistance, de liberté, de ne pas accepter l'inacceptable. J'ai lu de lui la plupart de ses ouvrages d'Histoire à l'Université sur la Grèce antique, fondement de notre civilisation, et qui a essaimé dans toutes les cultures. La lecture de ses livres m'a fait regretter de ne pas avoir approfondi mes connaissances sur la question. On en trouve des traces partout y compris dans les trois religions monothéistes. Enfin, comme le note quelqu'un qui le connaissait bien, c'était un "bon vivant" ce qui nous aurait rapproché un peu plus. C'était aussi un grand-oncle aimé et admiré.

Article du Monde 

medium_jpv1.jpgJean-Pierre Vernant est mort mardi 9 janvier, à son domicile, à Sèvres (Hauts-de-Seine). Celui dont les travaux ont bouleversé le regard sur l'homme et le monde de la Grèce antique, du CNRS (1948) à l'Ecole pratique des hautes études (1958), puis au Collège de France (1975), venait d'avoir 93 ans.

Né à Provins (Seine-et-Marne) le 4 janvier 1914, Jean-Pierre Vernant reste orphelin à 8ans, après la mort de sa mère, puisqu'il n'a pas connu son père – ce qui lui fit dire qu'il ne savait pas trop ce qu'est le complexe d'Œdipe. Une boutade, puisque, même recomposée, la figure paternelle fut décisive. Engagé volontaire dans l'infanterie aux premières heures de la Grande Guerre, Jean est mort au front en 1915. Cet agrégé de philosophie, qui avait dû renoncer à la carrière universitaire pour reprendre l'entreprise de presse que son père avait fondée à Provins à la fin du XIXe siècle, sut défendre avec Le Briard les options éthiques d'une lignée d'intellectuels engagés dans le siècle, anticléricaux, voire antireligieux, et dreyfusards de la première heure. Un héritage que ses deux fils, Jacques et Jean-Pierre, reçus tous deux majors de l'agrégation de philosophie – un exploit inédit ! – n'eurent de cesse d'assumer. Quand l'aîné, Jacques, dénonce à l'été 1939 la signature du pacte germano-soviétique, Jean-Pierre, le cadet, rappelle que "le vrai courage, c'est, au-dedans de soi, de ne pas céder, ne pas plier, ne pas renoncer. Etre le grain de sable que les plus lourds engins, écrasant tout sur leur passage, ne réussissent pas à briser". Partager cette profession de foi suffit à vous faire adopter comme frère d'armes, puisque la résistance ne peut qu'être un combat, pour soi et les autres.

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Article de "l'Express" 

medium_jpv2.jpgC'était un des plus grands spécialistes français de la Grèce antique. Jean-Pierre Vernant est décédé hier à 93 ans. Helléniste de renommée internationale, mais aussi philosophe et anthropologue, il était professeur honoraire au Collège de France.

Il laisse de nombreux ouvrages, notamment Les origines de la pensée grecque (1962) ou Mythes et religion en Grèce ancienne (1990), un de ses sujets de prédilection.

Compagnon de la Libération
D'abord élève en philosophie, Jean-Pierre Vernant avait été reçu premier à l'agrégation, dans cette discipline, en 1937. Adhérent aux Jeunesses communistes, il entra dans la Résistance dès 1940 et rejoint le réseau Libération-Sud, fondé par Emmanuel d'Astier de la Vigerie. Il commanda par la suite les Forces françaises de l'Intérieur (FFI) de Haute-Garonne sous le pseudonyme du "colonel Berthier". Compagnon de la Libération, Jean-Pierre Vernant était
aussi membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il soutenait, depuis sa création en 2001, le fonds associatif Non-Violence XXI.

Bibliographie non exhaustive : 

Chez Maspero : Mythe et pensée chez les Grecs (1965) ; Mythe et société en Grèce ancienne (1974) ; Religion grecque, religions antiques (1976) ; Religion, histoires, raisons (1979).

Chez d'autres éditeurs : Les Origines de la pensée grecque (PUF, 1962) ; La Mort dans les yeux (Hachette, 1985) ; L'Individu, la mort, l'amour (Gallimard, 1989) ; Mythe et religion en Grèce ancienne (Seuil, 1990) ; L'Univers, les dieux, les hommes. Récits grecs des origines (Seuil, 1999).

Les Mémoires : Entre mythe et politique (Seuil, 1996) et La Traversée des frontières (Seuil, 2004).

Avec Pierre Vidal-Naquet : Mythe et tragédie en Grèce ancienne (tome 1 : éd. Maspero, 1972 ; tome 2 : La Découverte, 1986) ; Travail et esclavage en Grèce ancienne (Complexe, 1988).

Avec Marcel Détienne : Les Ruses de l'intelligence (Flammarion, 1974) ; La Cuisine du sacrifice en pays grec (Gallimard, 1979).

Sous la direction de Jean-Pierre Vernant : L'Homme grec (Seuil, 1993) ; Mythes grecs au figuré, de l'Antiquité au baroque (Gallimard, 1996).

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jeudi, 21 décembre 2006

Niki dans le "Jerusalem Post"

Jerusalem Post, 12 décembre 2006
"Le bal des casse-pieds", Stéphane Elkaïm

medium_Niki.jpgArtiste multiforme, Niki-Vered Bar a créé en observant ses semblables un personnage désopilant : le Bollog.
Claire Brétecher a ses frustrés, Cabu son beauf et Sempé son petit Nicolas. Niki Vered-Bar, elle, a ses Bollogs.
"Des Bollogs on en connaît tous, soutient-elle. C�est le technicien qui arrive des heures en retard pour faire la réparation, le chauffeur de taxi qui emprunte l�itinéraire le plus long, le type qui vous passe devant dans la file d'attente. Des gens agaçants que l'on voudrait éviter mais qui font forcément partie de notre quotidien".
Sur son site Internet tout juste mis en ligne, Niki a ainsi publié une douzaine de textes succulents décrivant les petits méfaits de ces casse-pieds ordinaires. Le Bollog n'est parfois qu'un rigolo un peu ridicule. Comme celui qui saute sur la pointe des pieds derrière une personne interviewée pour le seul plaisir de passer à la télévision. Ou plus gravement celui qui, résolu toute sa vie à "ne pas passer pour une poire", en vient à haïr son prochain. Dans un style alerte et grinçant, Niki Vered-Bar met en scène ses Bollogs et donne ingénument quelques tuyaux pour s'en défaire. Au-delà de la douce satire sociale pointe une vraie tendresse et surtout un authentique sens de l'humour. "Ces personnages me sont venus en observant la société israélienne, raconte Niki. Je vis ici depuis trente cinq ans. Je connais donc tous les bons côtés des Israéliens mais aussi tous leurs travers. Cela dit, quand j'ai parlé de mes Bollogs israéliens à mes amis français, les gens m'ont dit : "mais on a les mêmes chez nous !" La suite sur Nikibar

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lundi, 18 décembre 2006

Article d'Anne Mansouret sur les écologistes

L’écologie, c’est comme la diététique!

medium_ecolo.jpgCécile Duflot, jeune mère de famille de 31 ans, vient de prendre la direction des “Verts”; Elle est la plus jeune dirigeante d’un parti politique, n’a pas la langue de bois, elle est jolie et intelligente. Comme Dominique Voynet, qui, au terme d’une élection gagnée d’un cheveu contre Yves Cochet, a obtenu l’investiture du parti à la présidentielle… mais n’arrive pas à réunir les parrainages requis, et ne décolle pas dans l’opinion à 4 mois de l’élection. Surprenant paradoxe, alors même que l’écologie est au coeur de tous les débats, et que Nicolas Hulot est plébiscité par la classe politique unanime. Certes, il parait compétent et son émission TV lui a donné une image de baroudeur sexy, mais ça ne suffit pas à expliquer l’engouement qu’il suscite.

En fait, ce qui est en train de se passer me rappelle un épisode de ma vie “antérieure”, alors que je devais concevoir une campagne de communication pour une chaine de magasins diététiques qui venait de relooker son identité visuelle. Je me suis pris la tête pendant des semaines, j’ai analysé, imaginé, conceptualisé…en vain. J’ai séché pendant des heures, interprété avec l’aide d’un bataillon d’experts l’ensemble des études commandées à des sociétés spécialisées, j’y ai mis tout mon professionnalisme et des doses colossales de bonne volonté, pour arriver à un constat inéluctable: Les produits diététiques ne devaient pas être distribués sous une enseigne exclusive; ils ne devaient pas être confinés dans des petites boutiques spécialisées, à l’image un peu ringuarde et sectaire. Leur commercialisation devait faire l’objet d’une pénétration tout azimut dans les circuits généralistes, les rayons alimentaires des petites, moyennes et grandes surfaces. Inutile de vous préciser que ma démonstration, aussi pertinente fut-elle, m’a fait perdre le budget, ce qui ne m’a pas valu les félicitations de mes associés!

L’écologie obéit aux mêmes règles. Elle concerne l’universel, et à ce titre, ne peut être estampillée par une formation politique. C’est un fond commun de principes et de valeurs qui doit être adopté transversalement par tous, et mis en oeuvre par chacun, quelles que soient ses sensibilités et ses options partisanes. Mais hélas pour eux, si tous les Verts sont écologistes…Tous les écologistes ne sont pas Verts!

Son blog (il y a par exemple un article très bon intitulé "Tous ringards") 

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dimanche, 17 décembre 2006

Note de Manu Larcenet contre la peine de mort

medium_larcenet.JPG

Note emprunté au blog de Manu Larcenet

Mercredi, Angel Nieves Diaz a mis 34 minutes à crever pire qu'un clébard par injection létale, à la prison d'Etat de Starke, en Floride, USA. En fait, il a fallu lui en faire deux. Mais, honte à lui, il n'a pas battu le record des Etats Unis qui semble être de 1h45mn, soit la durée d'un match de foot. Mais c'est quand même mieux que Stanley "Tookie" Williams qui, cette nuit, a mis le temps réglementaire à mourir, c'est à dire entre 10 et 15 minutes.

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lundi, 04 décembre 2006

La réélection d'Hugo Chavez

lundi 4 décembre 2006, 7h01

Hugo Chavez triomphalement réélu au Venezuela

medium_chavez1.3.jpgCARACAS (Reuters) - Au cri de "longue vie à la révolution", le président vénézuélien Hugo Chavez a proclamé dimanche sa victoire à l'élection présidentielle, après l'annonce de résultats officiels partiels le donnant largement en tête.

A 52 ans, Chavez a facilement obtenu un troisième mandat, qui va lui donner les coudées franches pour poursuivre "la révolution bolivarienne" dont il s'est fait le chantre depuis son accession au pouvoir en 1998 et créer un front uni des dirigeants de gauche en Amérique latine afin de lutter contre "l'impérialisme" américain.

Ses détracteurs, au premier rang desquels les Etats-Unis dont il est devenu la nouvelle "bête noire" en Amérique latine, craignent que cette large victoire ne le conforte et qu'il gagne encore en influence dans la région, grâce notamment à la manne financière que représentent les revenus du pétrole.

Le Conseil électoral national a annoncé qu'Hugo Chavez réunissait 61% des voix, contre 38% pour son adversaire, le gouverneur de la riche province pétrolifère de Zulia, Manuel Rosales, après dépouillement de 78% des bulletins.

Vêtu d'un tee-shirt rouge, sa marque de fabrique, Chavez a célébré son triomphe en levant le poing et en chantant l'hymne national au balcon du palais présidentiel.

medium_chavez2.5.jpgL'ancien parachutiste, qui avait déjà traité par le passé le président américain George Bush d'"âne" et de "Monsieur Danger", l'a cette fois appelé "satan" dans un discours où il a dédié sa victoire à son mentor, le dirigeant cubain Fidel Castro.

"C'est une nouvelle défaite pour le diable qui veut dominer le monde", a-t-il déclaré devant des centaines de partisans.

Agitant le drapeau vénézuélien, ils scandaient "Chavez n'est pas parti", alors qu'un feu d'artifice illuminait le ciel. Des soldats manifestaient leur joie après la victoire de l'ancien parachutiste.

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Bourde de Ségolène Royal au Liban - dépêche AFP

Les premiers pas de Ségolène Royal à l'étranger déclenchent une polémique

Par Sylvie MALIGORNE

medium_Segoliban.jpgPARIS (AFP) - Les premiers pas de Ségolène Royal sur la scène internationale avec son déplacement au Proche-Orient ont déclenché ce week-end un début de polémique en France, la droite criant à la "faute" tandis que le PS prenait sa défense.

Pour son premier voyage à l'étranger depuis sa désignation comme candidate du PS à la présidentielle, Ségolène Royal a placé la barre haut en choisissant d'aller au Proche-Orient.

De cette tournée, ses adversaires attendaient le faux pas qui allait leur permettre de tacler celle qui fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy dans les sondages. L'occasion leur en a été fournie par une rencontre vendredi entre Mme Royal et des députés libanais, parmi lesquels un élu du Hezbollah qui a assimilé le comportement d'Israël au Liban au "nazisme".

Aussitôt, la droite s'y est engouffrée pour dénoncer, qui "une faute lourde", qui une candidate "ne connaissant pas ses sujets". Mme Royal a eu beau affirmer samedi n'avoir pas entendu ces propos --pas plus que l'ambassadeur de France qui était à ses côtés--, ajoutant que si tel avait été le cas, elle aurait "quitté la salle", la polémique était lancée.

Dimanche, le numéro un du PS François Hollande a pris sa défense, en expliquant l'absence immédiate de réaction de la candidate par un problème de traduction. Deux traducteurs étaient présents lors de la rencontre, l'un pour la délégation française et l'autre pour les journalistes. "La traduction donnée à Ségolène Royal et à l'ambassadeur n'était qu'une traduction abrégée, sommaire, qui ne comportait pas tous les propos rapportés par ailleurs aux journalistes", a affirmé M. Hollande, jugeant "la polémique déplacée".

"L'incident est clos", a tranché dimanche soir le co-directeur de campagne de Mme Royal, François Rebsamen, en qualifiant de "dérisoires et consternantes les petites polémiques franco-françaises"

PS de Jeanne : Retrouvez François Hollande au club du Net de Karl Zéro sur http://karlzero.aol.fr/ 

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