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Politique

  • « Quotidien » le journalisme des « on dit »

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  • Greta Messie des bourgeois pédagogues

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    Greta Thunberg, bourgeois pédagogues, nantis, amaury watremez, davosCes petits bourgeois nantis donneurs de leçons de morale, ces bourgeois pédagogues souffrant finalement de peurs millénaristes très classiques à cause de leur narcissisme (après eux la fin du monde), s'entichant maintenant d'écologie sont d'un pénible ! Ils l'étaient déjà avant mais c'est de pire en pire.

     

    De plus en plus insupportables....

     

    On se croirait a l'église, celle des bien-pensants.

    Celle du festivisme...

     

    L'écologie verte pastèque (rouge à l'intérieur) qu'ils prônent est enrobée de tout un ensemble d'idéologies autour des études de genre, de revendications LGBTQ+, d'un antifââchiiisme très classique de pacotille. Greta plaît aux CSP ++ des hyper-centres des grandes métropoles, ces endroits maintenant inaccessibles aux précaires, aux moins riches. Ils sont indifférents aux pauvres, aux petits, à tous ceux qui ont beaucoup moins qu'eux, toutes choses ne les encourageant pas dans leur vanité en somme.

     

    Greta, ce pauvre petit pantin manipulé, cette pauvre jeune fille qui aurait mieux à faire que d'être exhibée comme un animal de foire par ses parents proches de différents lobbyistes du capitalisme vert et du mondialisme libéral libertaire le plus abject n'est pas exactement en cause. Vu l'attitude et les mimiques haineuses et agressives qu'elle avait à l'ONU ; largement diffusées sur le net, elle est au bord d'une crise psychologique grave.

     

    Elle serait au bord de l'explosion que ça ne m'étonnerait pas...

    En étant si peu protégée par ceux qui sont censés le faire ce n'est guère étonnant...

     

    Ils parlent comme monsieur le curé tous les disciples de cette malheureuse marionnette de lobbys.

     

    Et Greta est pour eux comme un guide spirituel, un nouveau messie, un selon leur point de vue, sans que cela n'implique aucune obligation morale envers les autres, selon leurs prétentions, leurs vanités,, un qui leur donne d'eux-mêmes un reflet flatteur, le plus possible tout en se réclamant de la science, de la vraie, tout en suggérant toujours que ne pas penser comme eux c'est être complètement dingue...

    Finalement c'est le même discours que les adeptes de sectes, cela me rappelle toujours ce scientologue qui trouvant que je parlais trop bien pour lui répondre pensait que j'avais été formé forcément à la communication, comme lui...

     

    Dés que l'on ose seulement critiquer le discours de la petite et tout ce qu'il y a autour qui est des plus nébuleux ils réagissent non pas en être rationnels mais en croyants aveuglés par leurs croyances, eux qui par ailleurs accusent très facilement les croyants d'intégristes. Enfin, surtout les catholiques, car on est courageux mais pas téméraires...

     

    Les cathos ont un avantage, non seulement on peut leur taper dessus sans risque mais ils en redemandent, ils en rajoutent dans l'autoflagellation et la repentance, dans la détestation d'eux-mêmes.

     

    Ça moralise, ça raille, ça méprise, ça fait dans la condescendance, les vieux atavisme remontent toujours très vite ...

     

    Ça parle de développement durable et ça va en vacances au soleil en avion, faut quand même pas déconner merde on va pas aller à la plage avec les ploucs. Et curieusement ils sont tous sur internet pour se répandre sur la nécessité d'une écologie responsable très souvent et très longtemps alors que je crois savoir que le web est un grand consommateur d'équivalent carbone.

     

    Mais là cépapareil...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • L'invention de la jeunesse

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    A ce lien on trouvera un article sur "Mauvaise Nouvelle" où l'auteur de ce blog continue sa série d'articles sur le thème qui l'intéresse en ce moment

    Lien ici

    jeunesse, société, mauvaise nouvelle, amaury watremez

  • De bons présages

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    De Neil Gaiman et Terry Pratchett chez « J'ai lu »

     

    Série en six épisodes sur Amazon prime

     

    goodomens.jpgLe démon tentateur du jardin d’Éden, un diablotin secondaire du nom d'abord de Rampant puis Rampa, il préfère, et l'ange gardien d'un des portails du Paradis, Aziraphale, développent au fur et à mesure que les siècles passent une amitié dangereuse aux yeux de leurs « supérieurs » et inattendue. Ils ont en commun leur affection pour le genre humain. Ils habitent tous deux Londres. L'ange avait donné en douce son épée de feu à Adam et Eve quand ceux-ci sont chassés du paradis originel et le démon était un peu déçu que ses actes aient menés à la disgrâce des deux premiers êtres humains.

     

    L'un, l'ange, apprécie les livres,, il devient bouquiniste, et la gastronomie, l'autre, le démon, ne jure que par la musique et les voitures de collection des années 30. Tous deux ont en horreur le XIVème siècle, on ne sait trop pourquoi, ou plutôt si, mais je ne vais pas le dire ici il faut lire l'histoire...

     

    Et ils aiment bien la Terre telle qu'elle est même s'ils sont sans illusion sur les primates se tenant debout sur leurs pattes arrière la peuplant. Ils finissent au cours des siècles par passer entre eux un arrangement d'entraide mutuelle : quand l'un est occupé à autre chose l'autre le remplace.

     

    Les voilà bien embêtés et décontenancés quand leurs « autorités » leurs demandent de mettre en route la fin du Monde. Rampa est chargé de convoyer l'antéchrist et de procéder à l'échange avec un bébé normal, Aziraphale doit préparer la guerre ultime contre les légions infernales. Rampa confie l'enfant à des nonnes diaboliques pas très douées qui se trompent et le confient à un couple humain tout ce qu'il y a de plus banal et non aux diplomates prévus au départ (comme dans « la Malédiction » le film millénariste des années 70).

     

    Onze ans passent...

     

    Le soit-disant Antéchrist ne montre que peu de dispositions pour le Mal, enfin pas plus que n'importe quel adolescent de son âge. Et bientôt une des anciennes nonnes avouent aux deux compères l'erreur qu'elles ont commises. Ceux-ci se sont rapprochés de leur but véritable, dans l'idée d'empêcher la fin du monde, à la lecture de prophéties d'une voyante du XVIIème siècle, Agnès Barge. Pendant ce temps, une des descendantes d'Agnès et un petit petit enfant d'un inquisiteur se sont mis également en chasse du gosse maléfique.

     

    Ceci c'est juste le tout début du livre, ne croyez pas que j'allais raconter le reste...

     

    ...J'ai d'ailleurs omis volontairement plusieurs détails que vous découvrirez bien par vous mêmes.

     

    J'aime beaucoup Neil Gaiman, auteur entre autres de l'excellent « Neverwhere » et des scenarii du comic book « Sandman », plus original que les autres. Le livre est truffé de petites remarques et notations caustiques sur l'être humain, et sa capacité de faire le mal sans que finalement Rampa n'ait beaucoup de choses à faire pour les y amener ainsi qu'il le fait remarquer plusieurs fois à Aziraphale. Si on a lu le livre avant de regarder la série, on ne découvrira pas grand chose, Neil Gaiman également scénariste s'étant contenté de rajouter quelques détails et précisions. Cependant l'interprétation de Rampa par David Tennant et Aziraphale par Michael Sheen est tout bonnement exceptionnelle.

     

    Aux États-Unis, il paraît que l'histoire a provoqué quelques réactions de personnages n'ayant pas lu le livre et évoquant un livre sataniste. Neil Gaiman a trouvé ça inespéré, mieux que certaines protagonistes de son histoire. Concernant la bêtise humaine il n'invente donc rien, ce livre étant surtout une fable, à la manière de Swift...

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Les femmes fusibles en politique

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    politique, femmes, attachées parlementaires, dircab de rugy, amaury watremezL'histoire de la dir'cab de de Rugy est symptomatique (voir à ce lien), virée comme fusible à la place de son patron par son patron, car elle a gardé un logement de la ville de Paris douze ans comme pied à terre dans la capitale pour ses gosses. (Nicole Klein semble l'exemple type de ces femmes qui gravitent autour des politiques, progressivement se « masculinisant », se tannant le cuir...)

     

    Cela m'a remis en mémoire celle de quelques camarades de fac qui sont devenues attachées parlementaires après une maîtrise de sciences po et souvent des années de militantisme de gôche, de tractage dans le froid, de nombreuses tâches ingrates, etc


    L'esprit de sérieux parfaitement insupportable dominait chez ces demoiselles déjà...

     

    Je me souviens du mémoire de maîtrise de l'une d'elles en histoire antique qui prétendait donner des mœurs gauloises une vision féministe. On y parlait des guerriers gaulois qui « souillaient » les pures jeunes filles ce qui dénotait sans doute chez sa rédactrice un fantasme de viol inavoué.


    Toutes ces filles étaient bien entendu féministes progressistes et tout, toutes également issues de milieux hyper-favorisés, certaines avaient un « nom ». Toutes avaient quelques névroses très chic de pauvres petites filles riches, bien sûr, mais elles ont très vite compris en quoi consistait réellement le glorieux boulot d'attachée parlementaire :

     

    Bien porter la minijupe,

    Préparer tous les dossiers sans le dire surtout, le patron s'assurant de la « représentation »,

    Accepter de temps en temps un "furtif" "vite fait tout debout" sur un coin de bureau,

    Faire un joli sourire quand le patron parle, ne jamais l'interrompre, toujours être d'accord avec...


    Elles se disaient toutes que c''est le prix à payer pour leur ambition et rongent leur frein en fayotant le plus possible pour faire carrière quand même.
    La plupart des femmes ministres viennent de ce petit milieu d'ailleurs.

    Elles ont fayoté mieux que les autres en somme...

     

    Bien entendu depuis qu'il est considéré comme moderne, progressiste et tout le tintouin de faire son « coming out » chez les parlementaires et représentants du peuple, ça s'est un peu complexifié. Parfois ce sont des attachés parlementaires mâles qui jouent le même rôle.

    Il leur faut bien porter le costard, se faire discret, organiser des petits plans discrets « back room » de temps en temps tout en espérant un « bon » mariage eux aussi, sous les feux de la rampe.

     

    Ou alors le patron est une femme qui curieusement oublie son féminisme avec ses subordonnés...

     

    Les parlementaires femmes sont parfois encore plus « machistes » curieusement, ou pas, que les hommes. On dirait qu'elles prennent leur revanche sur un passé d'obséquiosité. Il y aurait tellement à dire sur ce microcosme d'une telle hypocrisie.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi Amen,

     

    Amaury-Grandgil

  • La France d'Audiard et la nôtre

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    Audiard, Littérature, cinéma, société, politique, amaury watremez"Valeurs Actuelles" a sorti un "hors série" sur Michel Audiard, sa vie, son œuvre, ses films et tout le toutim. L'acheter c'est commettre un acte doublement politiquement incorrect.

    C'est bien entendu du commerce, le moyen de faire du bénéfice à peu de frais.

     Et pourtant je me suis laissé avoir. Il faut avouer...

    J'ai mes compulsions littéraires : Bernanos, Marcel Aymé, Philip K. Dick, et Audiard et d'autres. Je m'attendais à des articles torchés à la va-vite, et ô surprise tout est bien écrit. C'est tellement bien écrit que les textes mettent à nu le mystère Audiard mieux que d'autres livres hagiographiques écrits sur le "petit cycliste" qui en rajoutent dans la nostalgie à deux centimes, celle des photos de Doisneau entre autres.

     

    Ceux-ci me font horreur, et je pense lui auraient fait horreur aussi. Comme tous ces livres où l'auteur se place en disciple, en héritier de...

     

    On suit son parcours, du journalisme au cinéma, en passant par le "Vel d'Hiv" et sa passion pour la littérature, ses amitiés, les auteurs et acteurs avec lesquels il entretient des liens, un genre de "communion des saints" en somme.  Curieusement alors qu'il écrivait pour tout le monde, Audiard est devenu un genre d'icône élitiste pour petits enfants sages qui n'osaient pas être insolents ou indociles et qui trouvent dans son cinéma et son sens de la jactance une compensation bienvenue à leur servilité intrinsèque.

     

    A l'époque un gamin des rues comme lui pouvait avoir de l'ambition sans pour autant cirer les bottes des uns ou des autres, sans avoir des réseaux, ni de nom. En 2019 les grossiums et leur progéniture se sont arrangés pour que seuls leurs rejetons et leurs obligés puissent avoir accès au cinéma ou à l'édition. De temps en temps on monte en épingle un cas parmi des milliers d'autres pour bien montrer que l'ascenseur social fonctionne encore alors qu'il est au point mort depuis des décennies.

     

    Audiard a son moment fondateur comme chacun d'entre nous, et lui il le vit à la Libération quand il passe devant le corps supplicié d'une jeune fille brutalisée par des résistants de la dernière heure (car elle cachait un allemand). Les abrutis l'avaient dénudée, puis s'étaient amusés à lui balancer des pavés jusqu'à ce que la mort s'ensuive. Le futur scénariste découvre à ce moment là que la très grande majorité des gens ne vaut rien, pas un fifrelin. Ce qui rend les amitiés et les amours avec des personnes de qualité d'autant plus précieuses qu'elles sont rares.

    Et avec elles les moments de convivialité, de partage, qui ne sont pas juste de la bouffe pour la bouffe sans souci de l'hygiène de vie, concept inédit en ces temps là. Le plaisir de bien manger, nos hygiénistes l'oublient. il faudrait s'auto flageller tout le temps.

     

    Les personnages d'Audiard parlent mieux que les vrais truands, les petits voyous et les gens du peuple de la "vraie" vie, lui-même l'avouait, ses gangsters ont plus d'esprit, plus de cervelle et de classe. Il invente une langue qui est plus littéraire que réelle, excepté peut-être le sens de la formule que l'on trouve, ou plutôt que l'on trouvait partout dans le vieux pays de France. Si on savait vivre dans le temps d'avant, on savait aussi parler et pas pour ne rien dire. On savait lire aussi, sans pour autant se laisser prendre à l'esprit de sérieux qui maintenant envahit tout.

     

    Et Audiard a beaucoup lu, les "classiques", les "modernes", en particulier les "Hussards", et les "infréquentables" aux yeux des beaux esprits. Dans les articles on retient surtout Céline, de par son aura de diable des bibliothèques, mais Audiard aimait aussi beaucoup Marcel Aymé et Antoine Blondin, le "jardinier" de la rue Mazarine (un soir après une bonne cuite au bar Bac, Blondin et ses copains sont allés acheter des fleurs au quai aux fleurs non loin et ont fleuri toute une rue).

     

    Quand on fait le compte des différences entre cette France et la nôtre on a un peu le tournis. Pour beaucoup la France d'Audiard, c'est la "France rance", une France où l'on n'avait pas peur de dire clairement les choses, et en particulier aux cons. Forcément, on comprend qu'ils n'aiment pas. Quand on traite quelqu'un de con ce n'est d'ailleurs pas une injure, juste un diagnostic, et un sévère. Les trois quarts et demie des propos qu'Audiard tenait, ce qu'il écrivait, tomberait sous le coup de la loi de la députée "mordeuse" qui en est l'auteur-e (Laetitia Avia).

     

    Elle comme d'autres de son parti, de son idéologie, ne peut pas aimer la France d'Audiard, elle sait très bien qu'elle n'en fait pas partie, qu'elle n'en sera jamais. Elle et ses semblables préfèrent donc essayer, vainement, d'en effacer toute trace dans les mentalités et d'en interdire l'évocation, sous des prétextes divers.

    Mais quelle importance ? On va se gêner...

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Andrée avec un «e »

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    andrée chédid, société, littérature, bac français, perles, amaury watremezDes bacheliers ont fait part de leur étonnement catastrophé après l'épreuve de français que Andrée Chédid était une femme (voir à ce lien). Plus que leur inculture manifeste cela montre aussi leur absence de bon sens, Andrée avec un « e », ça ne pouvait être qu'un prénom féminin. Certains internautes se sont permis de se moquer de leur méconnaissance de l’œuvre de la poétesse mais je me demande combien parmi eux serait capable de citer un seul de ses poèmes sans recourir à Gougueule ou Wikipèdia ? Au moins se souvient-on vaguement chez leurs parents que c'est la mère de Louis Chédid et la grand mère de « M ». Qu'ils en rigolent bruyamment sur leurs réseaux dits sociaux montrent également qu'ils n'en ont strictement rien à foutre.

     

    Comment finit « Game of thrones » voilà le sujet fondamental qui intéresse la jeunesse ?

    On frémit au « buzz » d'enfer s'il y avait eu un texte de George Sand au programme sans oublier Yasmina Khadra (lui c'est un homme qui a pseudo de femme, pardon de « meuf »).

     

    Il faut dire que la lecture qui était un acte naturel il y a une quarantaine d'années, même quand elle était contrainte et scolaire, même quand elle était rare chez certains individus, est devenue quelque chose d'exceptionnel pour les potaches de 2019 qui ne le font qu’utilitairement et si ils y sont vraiment contraints et forcés. Un livre ça coûte cher. Bien entendu on trouvera toujours des exceptions et il y aura toujours des lycéens plus malins que les autres pour prétendre avoir lu « la recherche » de Proust ou Chateaubriand afin de toucher le billet de 100 promis par papymamy ou tontontata. La culture qui était déjà revenue vers l'élitisme, de plus en plus réservée aux plus riches est dorénavant hyper-élitiste.

     

    Voire.

    Dans certaines bonnes « boîtes » des bons quartiers, je pense hélas que les futurs bacheliers ont eu strictement les mêmes réactions. Comment une femme peut-elle porter un prénom d'homme ?

    En passant, cela en dit long sur la pénétration réelle (si j'ose dire) des « gender studies » dans les cerveaux des adolescents. Très superficiellement et c'est plutôt bon signe cela...

     

    J'ai lu aussi quelques imbéciles se désoler que soit proposé au bac un auteur libanais plutôt que français ignorant que des écrivains francophones d'origine allogène ont porté la culture française beaucoup plus que certains français qui vont quand même pas lire un livre, Y'a Hanouna ce soir en « prime time ». Ils n'ont pas le temps...

     

    Ces jeunes incultes ne sont pas totalement responsables de leur inculture quoi que en sortir nécessitera un effort individuel de leur part que personne ne pourra faire à leur place.

     

    Il faut dire à leur décharge que les bibliothécaires, les documentalistes et de nombreux éducateurs chargés de leur communiquer la passion de la littérature se chargent surtout d'expurger celle-ci de tous les ouvrages pouvant contredire la bonne parole libérale-libertaire, des auteurs jetés à la poubelle, remisés aux orties, et cela va de Barbey d'Aurevilly à Bernanos en passant par Flaubert et Nabokov, Céline Minard, William Burroughs et j'en passe. Et si on évoque Bradbury c'est surtout pour se féliciter que les périodes de grands autodafés sont passées, en effet, il n'y a même pas besoin de pompiers pyromanes comme dans « Farenheit 451 ». Les adolescents dédaignent les livres beaucoup moins pratiques que l'internet pour copier-coller leur exposé dans leur devoir.

     

    On terminera cet inventaire pas tellement à la Prévert par les « ravis de la crèche » pour qui il n'y a aucune alerte, les jeunes lisent de plus en plus (hé oui, pour eux, je songe par exemple à André Tricot auteur d'un essai sur la lecture numérique, la lecture d'une notice de Iphone ça compte et ça se met sur le même plan que celle de Voltaire ou d'autres)...

     

    Illustration capture d'écran personnelle

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Actualité de "1984" d'Orwell

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    1984, société, politique, internet, livre, littérature, amaury watremezJ'ai lu "1984" en 1984 justement. Je l'ai lu en le prenant au départ comme un simple roman de Science-Fiction, une dystopie (anti-utopie) pour se faire peur. Mais comme tous les bons livres de Science-Fiction justement, "1984" est une fable sur nous, une fable lucide, d'un auteur clairvoyant  qui dans cet ouvrage est visionnaire.

    J'ai eu envie d'évoquer ce livre de nouveau après en avoir lu une "critique" de lycéens, critique à la fois très drôle et effarante dont les auteurs retenaient qu'Orwell avait forcément écrit "1984" pour rechercher la célébrité et se faire connaître, se faire remarquer, tout le contenu prophétique ayant été consciencieusement oublié.

     

    Quand Orwell écrit "1984" il ne fait pas œuvre d'anticipation, il choisit l'année 1984 en inversant les chiffres de son année de rédaction, 1948. Ayant sans doute confiance dans la nature humaine, Orwell pensait qu'il était nécessaire que se déroule une guerre interminable afin de faire accepter le cauchemar totalitaire qu'il décrit. Dans le monde de "1984" Océania et Eurasia sont sans cesse en conflit donc, imposant un régime policier et dictatorial, une surveillance consentie des esprits grâce aux "télécrans" présents dans chaque domicile, et qu'il est interdit d'éteindre.

     

    Afin de maintenir le pouvoir en place, la langue officielle est appauvrie progressivement jusqu'à devenir une "novlangue" simpliste ne permettant aucune nuance d'expression. Sous prétexte d'amener la culture à tous, sous prétexte de combattre l'élitisme. l'histoire et l'actualité sont sans cesse transformées, la vérité est mouvante selon les désidératas des dirigeants. D'ailleurs sur le fronton des principaux ministères régissant la société sous la férule sévère de "Big Brother" la couleur est vite annoncée :

     

    "La guerre, c’est la paix".

    "La liberté, c’est l’esclavage".

    "L’ignorance, c’est la force.".

     

    Les relations hommes-femmes sont strictement surveillées également. S'aimer est interdit, car l'amour, appelé "crimesexe", va contre la logique du groupe, la logique implacable de la société standardisée. Une ligue de jeunes filles et jeunes gens embrigadés permet de maintenir ces règles absurdes. Ceux-ci sont éduqués à refuser tout lien autre que leur soumission collective à "Big Brother", dictateur omnipotent que personne n'a jamais vu. On ne sait même pas s'il existe. Tout comme Goldstein, l'ennemi "officiel" du régime qui aurait écrit un livre circulant parmi les "dissidents".

     

    Tous les jours, ceci afin de servir de soupape en quelque sorte, sont organisées les deux minutes de la haine. On projette le visage de Goldstein qui est hué par le public qui décharge alors aussi toute son aliénation et se défoule de ses frustrations.

     

    Le personnage principal du livre, Winston Smith (Winston car extraordinaire par son indocilité, Smith car c'est un homme du peuple, un homme comme les autres), se rebelle contre cette horreur mais finit par se soumettre. Winston commence à se rebeller par la lecture. A la fin lui aussi aime "Big Brother". Et on apprend entre temps de la bouche de son tortionnaire O'Brien que Goldstein n'existe pas, qu'ils n'y a pas de sédition, que c'est juste un moyen d'identifier les individus qui voudraient se rebeller...

     

    En 2019, il y a des "télécrans" partout, des "télécrans" acceptés par tous et que très peu de personnes songe à éteindre de temps à autres. La vérité est mouvante, elle évolue au gré des caprices des vrais maîtres de ce monde. Contester leur vérité est de plus en plus puni et judiciarisé sévèrement. Et pour faire aimer "Big Brother" nul besoin de torturer les nouveaux Winston Smith, la majorité des populations se soumettant toute seule. Les "deux minutes de la haine " (ou "la journée de...") sont constantes, ce sont les réseaux sociaux, un défouloir que le pouvoir tolère à condition que cela ne débouche sur rien de concret.

     

    La société n'a pas qu'un seul Goldstein mais plusieurs afin de parquer les mécontents en ridiculisant leur colère et leur révolte. Marine le Pen est un de ces Goldstein fort pratique. Ne parlons pas de l'inversion des valeurs, acceptée par la grande majorité des gens qui obéissent par peur de perdre ce qu'on leur laisse encore. Que la majorité de la société aime "Big Brother" est évident, nos ancêtres quand ils voulaient contester des décisions du pouvoir utilisaient différents moyens d'action radicaux et efficaces pour se faire comprendre, nous, nous râlons sur "Facebook" ou "Twitter" ou des considérations pertinentes peuvent se perdre dans un océan de sottises anodines...

     

    ...L'indocilité se dilue dans un océan de guimauve.

     

    Et nous aimons "Big Brother"

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Les damnés de la terre des gares parisiennes

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    sans abris, sdf, société, politique, pauvreté, amaury watremezOn les croise dans toutes les gares parisiennes et celles de banlieue aussi, des damnés de la terre qui croient trouver un refuge dedans pour se sentir comme les autres. Dans les gares ils font semblant d'aller au travail, ils regardent les journaux, parfois certains ne trichent pas et dorment sur les banquettes pour attendre les trains, épuisés par la misère. Beaucoup soignent le mieux qu'ils peuvent leur apparence se leurrant comme la plupart des gens sur eux-mêmes. On voit les yeux fatigués, les regards perdus, les pupilles minuscules, les odeurs aussi...

     

    Les voyageurs passant par Saint Lazare dans les années 90 se souviendront sans doute de ce grand type blond en "duflle coat" très BCBG qui demandait "un peu de monnaie" pour prendre son billet pour repartir car "on l'avait détroussé". Je m'y étais fait prendre la première fois comme beaucoup. Et un jour je le vis revenir de Nanterre le crâne rasé, l'air beaucoup plus sombre, le manteau plus élimé après une rafle dans un "squat". Il ne tenta plus ensuite le coup du pauvre petit bourgeois égaré et petit à petit sa barbe poussa, la vermine l'envahit...

     

    Les damnés de la terre tournent en rond un peu hébétés le matin, après avoir été réveillés sans douceur dés potron-minet par la police, ils s'agglutinent en hiver autour des grands radiateurs qui ressemblent à de gigantesques lampes tempête devant les trains. Des sans abris par terre ça ne fait pas une jolie carte postale du Paris "so romantic", ça ne colle pas trop.  De temps en temps, ils tentent de faire la manche, de chaparder une chose ou l'autre, d'obtenir une cigarette ou autre, ils lorgnent sur les grosses valises des voyageurs en transit, qui ne les voient pas, qui leurs sont indifférents, insouciants. Ils se disputent, se chamaillent, se tapent dessus. Il n'y a pas de solidarité entre miséreux, la nature humaine est le plus souvent toute aussi déplorable que dans d'autres milieux.

     

    Ils sont comme des ombres...

     

    Cette misère est de plus en plus criante, soulagée un peu -très peu- par des associations distribuant un peu de café ou des sandwichs, des associations qui sont pleines de bonne volonté et de bons sentiments mais qui ne peuvent pas compenser grand-chose. Le problème est sociétal, global. C'est aussi une constatation objective, la France, et particulièrement la région parisienne, ne peuvent pas accueillir toute cette misère qui fait ressembler le Nord-est de Paris à des métropoles du Tiers Monde.

     

    Dans les gares, les étrangers se retrouvent. Comme ce sont des lieux de plus en plus anonymes -les gares parisiennes sont toutes reconstruites tels des centres commerciaux géants- ils ne s'y sentent pas agressés par une culture qui n'est pas la leur, qu'ils rejettent par toutes les fibres de leur être. eux voient bien notre histoire, d'où nous venons, tout ce passé qu'il est impossible de cacher, de camoufler, notre civilisation bien que beaucoup s'efforcent de nier tout cela, niant l'évidence, le nez au milieu de la figure.

     

    Ceux qui n'ont pas vécu l'expérience d'expatriation ne comprendront pas, mais à l'étranger, le sens des racines se décuple. Quand on est coupé de son identité, on la rêve on la fantasme, on l'idéalise, on s'attache à du superflu, à ce qui dans son pays n'a aucune importante et qui en prend une démesurée loin de chez soi. Et pour la plupart des personnes d'origine étrangère en France, ce pays n'est pas et ne sera jamais le leur, qu'ils soient de la première, deuxième, troisième génération...

     

    L'être humain peut supporter beaucoup de souffrances, beaucoup de privations, beaucoup de pauvretés, mais un jour il est certain que la misère débordera et qu'elle envahira les quartiers de bourgeois...

    ...Mais là il sera trop tard.

     

    image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Homosexuels : l'obligation du militantisme

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    pierre palmade, polémique, société, homosexualité, sexe, gays, homosexuels, amaury watremezLa polémique (à ce lien) autour des propos de Pierre Palmade  certainement téléguidés par son envie de faire le "buzz" pour la "promo" de son livre (qui est dupe ?) a mise en lumière un peu plus cette obligation totalement arbitraire. Il y a bien une différence majeure entre "homos" et "gays". Au regard de l'histoire et la vie de nombreux auteurs, poètes, artistes et politiques, l'acceptation existait déjà depuis longtemps dans les faits. La plupart des maîtres ayant œuvré à Saint Pierre de Rome l'étaient tous de notoriété publique sans que cela n'ait posé problème à la Papauté qui ne les a pas voué aux gémonies...

     

    Un auteur comme Proust qui a abordé le sujet dans "la Recherche" est montré comme un auteur militant ce qui n'est jamais le propos de ses écrits. Et on imagine mal le délicat Marcel en slip de cuir à côté d'un char vomissant de la techno à fond, ne parlons pas d'Oscar Wilde...

     

    En France, il y a pour les homosexuels une obligation au militantisme. C'est une astreinte contradictoire avec le désir de reconnaissances des couples de même sexe, ou le droit à l'indifférence.  Il existe une contradiction flagrante entre l'ostentation des parades de fierté diverses et variées et le souhait d'être des couples comme les autres. Et il y a aussi ces couples qui ne veulent aucune publicité. Notons aussi la différence majeure entre l'homosexualité vécue dans des milieux favorisés matériellement et protégés et dans les "cités" ou dans des endroits plus "durs".

     

    Curieusement (sic), aucune "grande conscience" n'en fait jamais état de cette homophobie pourtant violente. Elle n'existe pas.

     

    Au moment de la loi sur "le mariage pour tous", il y avait cette dichotomie marquée entre ce besoin exprimé bruyamment de reconnaissance sociale, comme si finalement la société devait cautionner forcément apporter son blanc-seing aux aspirations et inclinations des uns et des autres.

     

    Parfois c'est à se demander si ceux-là, si celles-ci sont vraiment si bien que ça dans leur peau en tant qu'homos...

     

    Il y a aussi pour les personnes se vivant homos une obligation sociale en 2019 au "coming out" selon des critères finalement qui seraient qualifiés d'homophobes. Il y a même des associations comme "Act Up" qui font cet "outing" à la place de certaines personnalités (voir ici). Ainsi un garçon un peu "précieux" ou "maniéré", une fille "garçon manqué", sont désignés comme étant attirés par des personnes de leur propre genre. Alors qu'un homosexuel peut être très masculin, et une lesbienne très féminine...

     

    ...il n'y a pas de règles.

     

    Je m'étonne enfin toujours de la pression sociale énorme sur les jeunes ou moins jeunes étiquetés homos, forcés de choisir une identité sexuelles, devenant bien souvent en cour de récré "l'homo de service" voire la "folle" ou le "garçon manqué" de service. Alors qu'ils ne sont pas homos, juste mal dans leur peau...

     

    illustration prise ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Des mégots ignifugés

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    Illustration empruntée ici

     

    Notre Dame, incendie, mégots, politique, amaury watremezDans la presse « mainstream » hier on pouvait lire un certain nombre d'articles que je trouve personnellement abjects suggérant que c'était les ouvriers travaillant sur le chantier de restauration de Notre Dame qui avaient mis le feu en jetant leurs mégots sur les poutres, des mégots que l'on a d'ailleurs retrouvé intacts (une petite recherche google de cinq secondes pour trouver lesdits articles à ce lien). Ce sont des cigarettes drôlement résistantes, il conviendrait de reconstruire la charpente de la cathédrale avec pour avoir du solide. Ce serait original et très français, une charpente toute en « gitanes » maïs.

     

    Imaginons...

     

    Les calomniateurs, qui ont finalement le mépris habituel des petits bourgeois envers les métiers manuels, n'ont même pas de bon sens. Ont-ils vu ce que ça donne un mégot sur une poutre ? On se demande aussi s'il est tellement certain que la cause est accidentelle pourquoi jeter l'opprobre et la suspicion sur des professionnels faisant bien leur métier, qui vont y perdre leur réputation, qui vont eux-mêmes se sentir très mal. On imagine très bien un « communicant » de Freluquet se frapper le front persuadé de son idée géniale : on va accuser les prolos comme ça ce sera emballé...

     

    On ne sait pas remarquez, peut-être que c'était un mégot de la taille de celui en illustration, on le fume à vingt ou trente. C'est de la tabagie conviviale.

     

    Bien sûr, ce n'est pas dit de manière aussi directe, mais il est largement suggéré que c'est ça la cause de la tragédie, ces « ploucs » d'ouvriers. Je trouve le concert de toutes ces saloperies en chœur littéralement parlant abject, et on la sent encore mieux ici la collusion entre les médias et le pouvoir. Pouvoir qui rappelons le connaissait parfaitement à l'entendre les causes « accidentelles » le soir-même avant toute enquête, décrétant ensuite que tout questionnement de bon sens était soit fââchiiste, soit complotiste. Le procédé est ici criant, il faudrait être idiot pour ne pas le voir. Plus c'est gros, plus ça passe, et là c'est bien martelé un peu partout...

     

    Mais cela fonctionne encore sur trop de monde dans la terreur d'être catalogués parmi les fââchiistes !

     

    On l'a bien vu encore avec ce qui est arrivé à Nathalie Loiseau, dont on a retrouvé des traces de son engagement au GUD pendant sa jeunesse, un mouvement dont elle assure ne pas avoir compris l'orientation, nous prenant pour des andouilles. Pourquoi n'assume-t-elle pas d'avoir eu des convictions nationalistes ? Alors que d'autres ont écrit des livres de mémoires atroces sur leur goût pour les petits enfants, que d'aucuns ne se sont jamais excusés d'avoir été des « porteurs de valise », donc complices de terroristes. Il a fallu qu'elle se justifie. Elle rappelle d'ailleurs par son comportement de dénégation fébrile ces curés défroqués qui demeurent quoi qu'ils arrivent des curés, passant le reste de leur vie à se justifier de leur retournement de veste, à ètre encore plus radicaux que les autres.

     

    Et puis désigner les clopes que ces travailleurs honnêtes fumaient en faisant leur boulot c'est aussi être dans l'hygiéniquement correct. Cela permet une leçon de morale supplémentaire faite au petit peuple. Je précise que je n'ai jamais fumé et que je n'ai jamais compris le plaisir de la clope, mais il ne me viendrait jamais à l'esprit de faire de la leçon de morale à ces types qui travaillent très dur. Un ouvrier non seulement doit travailler dur, et beaucoup plus d'années comme Freluquet va sans doute l'annoncer, mais en plus il devrait n'avoir aucun moment de petit plaisir pour décompresser.

     

    D'autres encore rejetteront la faute sur les ecclésiastiques, ceux-ci de toutes façons prompts à tendre la verge pour se faire battre. Ils se feront accuser des brèches de sécurité sans réagir, on a déjà pu entendre le père Chauvet, recteur de Notre Dame, évoquer un bug informatique du système faisant battre les cloches, sans trop savoir...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Amaury - Grandgil

  • Pâques

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    société, politique, christianisme, amaury watremez, pâquesIl y a un peu plus de 2000 ans les disciples d'un "rabbi" qui traînait sur les routes de Judée avec ses amis en mangeant et buvant chez tous ceux qui avaient la plus mauvaise réputation à l'époque, tous les infréquentables (des publicains, un pharisien, des pêcheurs, des petits voyous, un "collabo"...), annoncèrent sa Résurrection après sa mort peu glorieuse à vue humaine sur une croix de honte à son époque.

    Un bel échec apparent que sa prédication en apparence, trahi par tous, mort misérablement et torturé..

    C'est précisément de cet événement que découlent en grande partie toutes nos lois, notre vision du monde que l'on soit croyant ou pas, c'est là le creuset de notre civilisation. C'est sur la ferveur qu'il a suscité que les cathédrales étaient bâties par nos ancêtres. Et que nous l'oublions depuis quelques temps déjà, que l'on soit chrétien ou pas.

    La photo montre le tombeau vide du Saint Sépulcre, qui n'est pas le vrai lieu (ce serait plutôt la crypte dite de sainte Hélène) les croisés s'étant trompés ainsi que pour beaucoup de lieux saints. Mais qu'importe, c'est là que nos anciens se sont rappelés de ce moment le plus souvent. On ne prie pas mieux à Jérusalem que dans une petite église de nos campagnes, mais c'est là le point nodal de notre civilisation, ou ce qu'il en reste, vers ce point que Notre Dame est tournée...

  • "Bientôt la tournet !"

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    musique, mythomanie, société, politique, sosies, amaury watremezLa réalité dépasse très souvent largement la fiction. Ainsi je me souviens très bien des habitants de Nézel, petit village que j'habitais non loin d'Épône : le cafetier était un géant de deux mètres aux mains comme des battoirs marié à une toute petite femme, il avait comme client une ancienne prostituée parisienne dévouée à son mari mourant, et un retraité de la SNCF qui parlait comme dans les films d'Audiard, surnommé "pot aux roses" car il prétendait connaître tous les secrets cachés de cette micro-société. Aucun écrivain n'aurait osé écrire le genre de scènes que l'on pouvait voir sans se dire que ça ferait vraiment trop exagéré.

     

    Yann Moix dans "Podium" (voir à ce lien) est ainsi largement en deçà de la réalité quand il parle de son "héros" sosie de Claude François. J'en veux pour preuve les "pages" facebook de sosies officiels ou non du chanteur dont ils enjolivent l'histoire, tous persuadés que leur ressemblance souvent très mince saute aux yeux, tous persuadés qu'ils ont au moins une parcelle de son talent, tous convaincus d'être devenus eux-mêmes des idoles, arc-boutés sur leurs certitudes contre l'évidence même de leur anonymat au-delà d'un certain cercle.

     

    J'avoue faire partie d'un de ces fan-clubs (voir à ce lien) qui sont à la fois attendrissants par la dévotion des fans et très drôles par le ridicule involontaire de l'idole ou de ses adorateurs, de leur fautes d'orthographe énormes à rédiger des "prières" de dévotion pontifiantes et se voulant d'un sérieux de pape sur la vie ordinaire des sosies transformée en aventures formidable.

     

    On me rétorquera que bien entendu ils ont le droit de vivre dans un rêve après tout, s'ils ne causent pas de tort à leurs proches. Pourquoi les obligerait-on à se replonger dans un réel pour eux très déplaisant et grisâtre si leur monde de fantaisie leur convient ?   

     

    Ils rappellent un des types de "cons", dans l'acceptation psychologique du terme dont il est question dans le livre "Psychologie de la connerie" (voir mon article à ce lien), de la catégorie des inoffensifs :

    Les naïfs mythomanes totalement sincères car ne doutant pas eux-mêmes une seconde de la véracité des sottises qu'ils racontent sur eux-mêmes et leur entourage, toujours au premier degré, certains devenant des tyrans domestiques, tel ce  Dgilly Claude François filmé dans une émission de "témoignages" avec sa compagne Paola, voir à ce lien, au nom de leur "art" et celui de la vedette. Et pour DGilly de son perfectionnisme dans le mimétisme avec "Claude". Il en sûr, comme il le dit "Claude m'habite", "le pénètre" avant chacun de ses spectacles.

     

    Car il a parfois aussi, comme tous ses semblables des formules involontairement malheureuses...

     

    DGilly est sans doute le roi des sosies, le meilleur d'entre eux, le plus flamboyant, le plus inconscient sans doute de tout les travers évoqués ci-dessus. Il s'est même essayé à enregistrer un "45 tours" d'une de ses compositions (voir à ce lien). On l'admirera sur la pochette entouré de jolies femmes, rêvant sans doute de faire autre chose que de chanter sempiternellement "Alexandrie, Alexandra" lors de "foires à la saucisse" ou de "journée Bacalhau" dans des restaurants disons moyens qu'il est certain d'illuminer de sa présence.

     

    Et puis que l'on parle de lui en bien ou en mal, au fond on parle de lui.

     

    Ces mythomanes trouvent dans Internet et les réseaux dits sociaux le moyen d'amplifier considérablement leur mythomanie, persuadés de la rendre réelle en l'évoquant. Il n'y a pas que les sosies de Claude François, on ne compte pas les auteurs en herbe, les musiciens autodidactes tous génies méconnus bien entendu. Certes il y en a qui ont un vrai talent, mais ils sont rares. Et eux aussi sont très naïfs ignorant que ce qui fait la réussite et la célébrité de certains c'est l'endogamie sociale, les réseaux et l'argent au départ, les compromissions etc...

     

    DGilly, notre roi des sosies, la fameuses "idole années 80", loin des paillettes et de la nostalgie disco, de sa "tournet" européenne en devenir et du "suxée" bientôt de retour (pour employer son orthographe à moins que ce ne soit celle de  sa production, pardon de "la Prod" comme on dit parmi les initiés), est beaucoup plus sympathique dans le documentaire qui a été réalisé sur sa région l'Auvergne qu'il évoque finalement très bien (voir à ce lien). Mais s'en rend-il bien compte ?

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

     

    Ci-dessous "l'hommage" d'un certain Yannick à Claude, un usurpateur du trône de DGilly c'est certain

  • "Che n'ai chamais édé membre du barti nazi !"

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    Les cinquante ans et plus de "les Producteurs" de Mel Brooks

    les producteurs, mel brooks, société, cinéma, films, amaury watremezEn 1968 sortait "les Producteurs" de Mel Brooks réédité cette année en 4k (voir au lien et vidéo ci-dessous) dans une version restaurée. Autant l'avouer tout de suite, ce film est ma comédie préférée. Le rire y est considéré à notre époque encore comme de très mauvais goût, c'est ce qui en rend la vision d'autant plus jouissive. J'ai parcouru les sites de critiques qui tous froncent le nez devant je cite les scènes sexistes, homophobes et suspectes de bien d'autres choses. Je n'évoquerai pas ici la gérontophilie certes intéressée d'un des personnages. Le thème même de l'histoire est en soi scandaleux, pour les bourgeois pédagogues, une comédie musicale sur Hitler.

    Et le fait que Mel Brooks (voir sa bio ici) lui-même soit juif n'y change pas grand-chose.

     

    Un petit comptable, Léo Bloom, joué par Gene Wilder, vient questionner un producteur de Broadway déchu, Max Bialystock, Zéro Mostel, acteur auparavant "blacklisté", sur ses affaires peu florissantes. Incidemment, Léo qui s'ennuie ferme dans sa profession donne une idée lumineuse à Max : monter un spectacle qui soit un "four" annoncé, un désastre planifié, afin de gagner beaucoup d'argent (si la pièce est un échec commercial, ils n'auront pas à rembourser leurs créanciers). C'était une plaisanterie qui paraît-il tournait dans Broadway.

    Quant à Bialystock il serait inspiré du premier patron de Mel Brooks qui aurait eu pour habitude de séduire de vieilles veuves pour garder ses comptes à flots.

     

    Ils se mettent en quête du pire auteur qui soit, un ancien nazi complètement cinglé, Franz Liebkind, l'hénaurme Kenneth Mars, ayant écrit un texte à la gloire du führer : "Springtime for Hitler".

    Ils dénichent le pire metteur en scène qui soit ; Roger Debris, joué par Christopher Hewlett, un homosexuel flamboyant flanqué de son assistant et petit ami Carmen Ghia, Andreas Voutsinas, un ancien danseur qui a le "look" de Méphistophélès avec les attitudes de Marilyn Monroe, et le pire interprète pour le rôle d'Hitler, Lorenzo Saint-Dubois, un ersatz de Jim Morrison qui s'est trompé de casting et qui prétend oublier ses textes...

    Roulant désormais sur l'or les deux escrocs s'offrent une secrétaire suédoise prétendument et une "Rolls".

     

    Bien entendu, la pièce est un triomphe absolu car elle est prise au second degré par les spectateurs qui pensent avoir affaire à une parodie enjouée. Au grand scandale de l'auteur, Franz Liebkind, qui tente d'interrompre la représentation. Pour s'en sortir, Léo et Max, dans l'obligation de rembourser leurs créancières désormais, avec son aide dynamitent le théâtre, et se retrouvent donc en prison. Les spectateur peut alors penser qu'ils ont compris la leçon mais les deux lurons avec la complicité de leur "auteur" réitèrent leur arnaque, escroquant les prisonniers...

     

    Bien entendu, ce film serait impossible à monter de nos jours, il rit de beaucoup trop d'interdits moralisateurs édictés par les bourgeois pédagogues. si un "remake" a été monté, en 2005, il atténue largement l'amoralité des protagonistes et appuie bien pour dire combien le nazisme et le sexisme et l'homophobie c'est mâââl ce que la version de Brooks, plus fine, n'avait pas besoin de faire.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • La Vérité (sur la sexualité dans l'Église) rend libres

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    ozon.jpgL'auteur de ces lignes a vécu deux ans à Jérusalem. J'y ai vu des comportements chez de nombreux religieux ou pèlerins, que ce soit des pèlerins plutôt traditionnels ou des "nouvelles" communautés, m'ayant beaucoup choqué. En particulier des comportements homophiles, homosexuels très clairs. Je me souviens de ce séminariste très "grande folle" avouant en riant son goût pour le travestissement, sans parler de cet autre qui sortait en boîte "gay" toutes les fins de semaine, sans aucune discrétion. Loin de leur paroisse, loin de leur famille ou de leur hiérarchie d'aucuns pouvaient se croire affranchis de toute règle morale et jeter bas leur hypocrisie disons habituelle.

    Je me rappelle aussi de ces prêtres exaltant le célibat à un point tel que cela devenait presque suspect et posait question sur eux, sur leurs motivations réelles. Écoutant certaines conférences sur le mariage lorsque je tenais un stand de l'Œuvre d'Orient à Paray le Monial, j'entendais aussi des propos effarants sur la sexualité. Ce qui ne pouvait signifier qu'une chose, la création divine pour ces croyants était donc maléfique en somme puisque Dieu nous a créé sexués et dotés d'organes pouvant nous mener au plaisir...

    Je pense aussi à ces cathos jeunes ou moins jeunes exaltant de façon un peu trop illuminée les sororités ou fraternités pour que cela ne signifie pas autre chose, sinon leur homosexualité latente non assumée. Je rappellerai aussi de nombreux passages de la correspondance entre Julien Green et Jacques Maritain évoquant déjà ces questions...

     

    Devant ce genre de déballage je ressentais et ressens toujours un mélange de mépris et de pitié. Cela crève tellement les yeux leur mal-être et leur malaise quant à leur sexualité réelle et fort mal intériorisée avec tout un ensemble de frustrations, de ressentiments, de carences évidentes compensées de temps en temps dans un mysticisme extraverti qui cesse dés que ces personnes rencontrent quelqu'un, ce qui est tout le mal que je leur souhaite.

     

    Bien entendu, j'ai rencontré aussi des chrétiens sincères que ce soit en Terre dite Sainte ou en France, cohérents avec l'idéal évangélique, je songe entre autres aux petites sœurs de Foucauld au couvent de sainte Véronique sur la Via Dolorosa.

     

    Sort bientôt en France le livre "Sodoma" (voir à ce lien) de Frédéric Martel déjà auteur de "le Rose et le Noir" ouvrage déjà très intéressant sur en particulier la libération des mœurs. L'auteur parle de ce qui serait selon lui la plus grande communauté homosexuelle dans le monde, le Vatican. A l'écouter, il n'a aucune malveillance, aucune envie de dénoncer tel ou tel personnage se cachant hypocritement derrière sa charge ou son sacerdoce, il veut juste comprendre.

     

    Il me semble d'ailleurs que c'est justement à cause de toute cette abjection bien hypocrite que Benoît XVI a démissionné rebuté par l'ampleur de la tâche et des dégâts.

     

    Demain sur les écrans, on pourra voir également "Grâce à Dieu" (voir à ce lien) de François Ozon qui relate l'affaire Barbarin, montrant, c'est le moins que l'on puisse dire, les "maladresses" de communication des ecclésiastiques dans l'histoire.

    Dans la bande-annonce on peut voir une ancienne victime du père Preynat interpeller Barbarin sur la violence de son "Grâce à Dieu les faits sont prescrits" et j'avoue que je suis entièrement d'accord, les clercs ont été en dessous de tout (des témoignages sur les actes du prêtre en accusation à ce lien). Comment a-t-on pu laisser un salopard pareil, déjà coupable d'actes similaires, en contact avec des enfants, avec des adolescents ? Tout comme monseigneur Gaillot l'avait d'ailleurs fait avec le père Vadeboncoeur dans le diocèse d'Evreux. Il n'y a pas d'excuses valables, pas de défense possible, d'alibis compréhensibles, pas de linge sale à ne laver qu'en famille.

     

    Comment peut-on être à ce point étranger en somme à l'humain ? A la simple humanité ? A la compassion ?

     

    En réponse à ces deux sorties de nombreux catholiques sont dans le déni absolu et le mode de défense maintenant habituel : ça arrive dans les autres grandes religions et on n'en parle pas (ce qui est vrai). Mais ça n'est pas un argument. Je crois savoir que dans l'Évangile un certain Jésus Christ affirme aussi que la Vérité nous rendra libre. Il évoque aussi le sort promis entre autres à ceux qui font du mal aux petits, donc aux enfants, et c'est sans ambigüité aucune ni circonvolution ou verbiage inutile :

    Une pierre de meule de Judée autour du cou et jetés dans la Géhenne (et c'est lourd une meule de cette région, la Géhenne étant la vallée la plus sèche de Jérusalem (car c'est aussi un vrai lieu).

    C'est pourtant clair.

     

    Je ne saurai trop conseiller aux catholiques d'avoir ces deux passages de leur livre saint en mémoire.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Bon Anniversaire Tintin

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    bande dessinée, littérature, société, politique, amaury watremez

  • Les gilets jaunes et l'église de France

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    politique, société, catholiques, France, déconnexion, gilets jaunes, amaury watremezPendant les manifestations des gilets jaunes il y eut des gestes symboliques de la part de certains prêtres bénissant  CRS et "Gilets jaunes" (voir à ce lien). Des évêques ont voulu entrer dans le débat (voir ici). Ils disent vouloir "écouter la colère" et ont peu finalement le même discours que les politiques, les syndicats et les journalistes. On est un peu hors-sol aussi en voulant prier pour la fin du dialogue et contre la violence comme si celle-ci n'était pas causé par l'abandon du "pays légal" envers le "pays réel". On note que ce sont des prêtres plutôt "traditionnels" qui sont le plus proche des "Gilets Jaunes" (voir ce que dit Monseigneur Ginoux ici).

     

    La déconnexion des institutions dites républicaines n'est pas la seule à déplorer, il y a aussi celle de l'Église de ce pays avec cette France dite périphérique, rurale, périurbaine. Auparavant dans les années 50-60 il existait des patronages, des paroisses populaires où les enfants de familles précaires pouvaient ainsi partir en vacances, voir la mer ou la montagne. Les prêtres qui venaient souvent de ces milieux simples, souvent de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, les ouvraient à la culture, à d'autres choix parfois aussi. On ne se contentait pas de la télé ou autres médias répandu à l'époque comme la radio et les journaux pour s'ouvrir au monde.

     

    En outre ils transmettaient des valeurs. Pendant la Seconde Guerre de nombreux curés avaient incité les jeunes à continuer de combattre, de résister, je songe entre autres à Hélie de Saint-Marc et quelques uns de ses camarades.

     

    A partir des années 70, le mouvement s'accélérant durant les années 80, l'Église de France ne s'est plus intéressé qu'aux "bons" milieux, aux familles matériellement "aisées" pour qui le catholicisme, le scoutisme et le reste sont devenus une manière de conservatoire social, de protection d'un certain mode de vie. La charité depuis lors s'arrête au parvis des églises. Les prêtres et séminaristes à quelques exceptions notables, toujours les mêmes que l'on monte en épingle, viennent tous de ces milieux sociaux hyper-privilégiés. Comment pourraient-ils comprendre ce que je viens d'évoquer dans le premier paragraphe ?

     

    Eux se contentent d'aller vers les familles avec qui le contact est le plus facile, à savoir les privilégiées.

     

    Alors oui bien sûr, il y a encore le Secours Catholique, l'AED ou d'autres associations caritatives qui font du bien, les familles aisées ont "leurs" pauvres en quelque sorte. L'on monte en épingle régulièrement des prêtres qui sont autant d'exceptions comme le père Jean-Marie Petitclerc ou Guy Gilbert. Il est de bon ton également parmi les "cathos" d'évoquer les liturgies de chrétiens africains en France comme si c'était la panacée pour les catholiques indigènes. On vante leur simplicité, leur côté bon enfant, leur liturgie tellement joyeuse en oubliant qu'elle ne  correspond pas à grand chose chez nous. C'est une manière de s'excuser de cette déconnexion, de faire comme les bourgeois pédagogues qui ont "leurs" pauvres, toujours choisis dans la "diverstitude".

     

    Je me souviens aussi de ces jeunes de quartiers qui venaient de réaliser une belle action pendant trois mois avec des enseignants, dont moi, qui avait essayé de prolonger ce bel acte en réfléchissant sur leur spiritualité et accueillis tellement froidement par la paroisse locale où il était pourtant tellement question d'accueillir la jeunesse.

     

    Mais globalement, la plupart des prêtres sont incapables d'aller vers la France dite périphérique qui les fait froncer du nez, pour qui ils ont le même mépris que nos pseudo élites. Après tout c'est normal, ce ne sont que de pauvres êtres humains comme nous tous, issus de milieux favorisés. Je me souviens cependant de ce curé de paroisse qui pour faire rire son auditoire de nantis imita la samaritaine comme une femme vulgaire, accentuant l'accent de ses paroissiens ricanant en chœur, dégoûté, écœuré j'étais parti sans aucun remords...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée sur le site de "la Croix"

  • L'inventeur des surhommes fragiles est mort

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    Le "comic book" naît dans la presse Hearst au début du XXème siècle, dans le supplément du dimanche et en "strips" quotidiens avec "The yellow kid". Ces bandes dessinées paraissent ensuite en cahiers édités sur du mauvais papier (de la pulpe d'où le nom "pulp") vendus à 25 cents l'unité. Les surhommes naissent en 1938 avec le "Superman" De Joe Shuster et Jerry Siegel, un super-héros au départ très prolétaire, défendant les petits contre les mauvais patrons, les banquiers, les scientifiques fous. "Batman" qui naît un an plus tard est le lointain cousin du "Shadow", justicier ambigu et diabolique, et des personnages du polar "hard boiled".

     

    comic book, bande dessinée, société, Stan Lee, amaury watremez Si les héros portent un slip par-dessus leur costume c'est surtout à l'époque pour que l'imprimeur ait un repère pour les couleurs. Car tout cela est souvent très mal imprimé. Deux grands éditeurs essentiellement se partagent déjà le marché sur ces personnages : DC Comics (Detective Comics) et Timely Comics (avec un petit pourcentage aux comics des éditions Charlton reprises rapidement par DC. DC est plutôt républicain, WASP, patrimonial. Timely édite aussi des "pulps" et des "comics" avant tout patriotiques dont les premières aventures de "Captain America".

     

    Mais on trouve déjà des monstres ambigus et des héros complexes tel "Namor the submariner", atlante au service de l'Amérique, ou la première "Torche humaine", robot à forme humaine.

     

    C'est dans cette maison que débute Stanley Lieber alias Stan Lee, jeune juif de New York en 1941. Après la prohibition des "comics" de super-héros jusque dans les années 50 suite à la publication de l'essai de Frederick Wertham, psy plutôt conservateur, il scénarise de nombreuses histoires sentimentales et fantastiques. "Timely" devient entre-temps "Marvel" et au début des années 60 Stan Lee en devient l'âme éditoriale avec des dessinateurs talentueux comme Jack Kirby, autre juif new yorkais, Steve Ditko ou Marie Severin. Stan Lee invente en 1961 les "4 fantastiques", une famille de super-héros blessés, torturés par la vie et c'est là que "Marvel" décolle vraiment obtenant un succès faramineux.

     

    Dans les "comic books" les paysages des "Rocheuses" sont remplacés par les avenues, des panoramas urbains. La ville devient un personnage à part entière, à tel point qu'un super-héros sera créé qui aura le don de "sentir" les immeubles, les rues, les trottoirs et de résoudre ainsi de nombreux crimes...

     

    comic book, bande dessinée, société, Stan Lee, amaury watremez Alors que les super-héros DC sont hiératiques, nobles, presque des demi-dieux, les super-héros 'Marvel" imaginés par Stan Lee ont des failles. Et leurs pouvoirs sont très souvent plus des malédictions que des bénédictions. Dans les "4 fantastiques" "la Chose", surhomme de pierre, est désespéré de son état au début de sa transformation. Lee poussera cette idée dans ces retranchements en inventant "Hulk", produit du lobby militaro-industriel, surhomme atomique incontrôlable, Mister Hyde du docteur Banner, scientifique d'abord au service de l'armée américaine. Et en 1963 avec Steve Ditko il crée "Spiderman" ne sachant pas quoi faire d'un titre de "Marvel" qui bat de l'aile "Strange tales", anthologie d'histoires fantastiques.

     

    Spiderman est un super héros adolescent. Très humain. Au début, Peter Parker, c'est son nom civil agit comme n'importe quel ado aurait fait dans la même situation, il en profite d'abord pour lui, il a envie de gagner beaucoup d'argent pour plaire aux jolies filles du quartier. Mais après la mort de son oncle Ben tué par un voleur que le personnage a laissé fuir auparavant, rongé par la culpabilité il devient un héros, un héros du quotidien, du voisinage finissant par vivre des aventures "bigger than life" voire cosmiques. Peter a des problèmes de fin de mois, il n'est pas très doué avec les filles, il veut se marier mais il a du mal à choisir, il habite avec sa vieille tante May, bien que prenant ensuite de l'assurance.

     

    Sous les crayons de John Romita, il devient une icône des années 60 et des mouvements de ces années-là. Les personnages féminins de John Romita sont souvent accrochés aux murs des chambres d'adolescents comme des "pin up" d'autres publications dont ils connaissent bien les posters centraux.

     

    Il crée dans le même temps avec son frère Larry "Iron Man" alias Tony Stark, marchand d'armes douteux au départ devenu héros au service de son pays, surtout contre les communistes au départ. Stark a de nombreux défauts, il est cynique, arrogant, caustique, misanthrope, il a un penchant pour la bouteille et finit même alcoolique dans les années 80. Mais il est aussi capable d'héroïsme et d'abnégation pour les autres.

     

    Stan Lee bien que s'attribuant souvent le mérite de ces créations les créent avec les dessinateurs. La "méthode" Marvel est très différente de celle de "DC", les histoires doivent être comprises à 80% par les dessins. Et bien souvent ce sont les dessinateurs qui font des propositions et créent des "bandes" muettes que Lee "enrichit" ensuite. Tout cela naît d'une alchimie créative complexe très intéressante. Le "comic book" devient la "pop culture" par excellence, même si en 2018 leurs histoires ont un peu trop envahies les cinémas. Les apparitions que Stan Lee fait dans tous ces films sont toujours réjouissantes. Avec sa mort c'est un peu de cette "pop culture" dorénavant bien aseptisée qui meurt...

     

    Les "comics" c'était la lecture un peu transgressive, celle qui faisait hurler les adultes, qui énervait les bien-pensants, à notre époque même les grandes personnes en lisent...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration du haut empruntée ici

    illustration du bas empruntée là

  • Bourgeoise contre bourgeoise

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    feéminisme, metoo, bourgeoisie, minorité, amaury watremezLes militants de droite de "bonne famille", de milieu matériellement aisé, voire de droite droite ou de droite très très de droite m'ont très souvent rappelé le fiancé anglais de "On est toujours trop bons avec les femmes" de Raymond Queneau. La jeune femme, demoiselle de la poste, futée maline, qui passe le livre à faire l'amour joyeusement avec les quelques pieds nickelés rebelles irlandais l'ayant prise en otage les accuse avec une horreur surjouée de l'avoir obligée à montrer ses mollets. "Shocking" dit son naïf promis qui finit par tous les faire fusiller pour cet affront. Ce qui fait dire avec dépit aux pauvres types et indépendantistes de la verte Erin la phrase du titre avant de recevoir les balles bien entendu fatales.

     

    Pour ces hommes d'un milieu circonscrit au XVIème et à Versailles pour la majorité d'entre eux, souvent appréciateurs "d'amitiés saines et viriles" et en somme d'homosexualité latente criante, une femme ne saurait être qu'une épouse docile, et une épouse qui ne cesse de lui faire des enfants, une pondeuse en somme. A charge pour elle d'entretenir sa maison et d'élever les gosses dans ce paradigme social un rien hypocrite. L'hypocrisie se remarque vite par les looks de ces dames. Tel ou tel vêtement, tel ou tel accessoire finement suggestif, intelligemment transparent, évoquera que madame est finalement encore disponible pour des "cinq à sept" voire des siestes crapuleuses à condition évidemment d'être discrets.

     

    Ces dames ressemblent énormément à la demoiselle des postes du roman cité plus haut.

     

    Les séducteurs malins savent repérer ces genre de détails et le reproducteur pas très malin n'y verra que du feu. Bien sûr, faut aimer les  bibelots, les petits "biscuits" certes mignons mais apprêtés et un rien artificiels que sont devenus ces dames.

     

    On croit toujours bêtement dans les milieux conservateurs que ce genre de femmes inspirées par les valeurs traditionnelles, tout ça, est excessivement différente des petites bourgeois éduquées dans un milieu plus libertaire. Alors que ce sont exactement les mêmes à quelques nuances près. Ces boboes, bourgeoises pédagogues superficielles, rêvent toutes d'un "bon" mari comme dans les contes de fées qui leur permettra de quitter leur boulot souvent un job trouvé par PapaMaman dans la pub ou le cultureux.

     

    Mais elles ne veulent pas se l'avouer alors elles vadrouillent entre le studio de leur meilleur ami "gay" ou en passe de faire son "outing" et diverses chambres de rejetons eux aussi de milieux "respectables". De "Jean-Eudes" qui fait de l'histoire de l'art précolombienne à Tolbiac et qui était très actif à "Nuit debout" qu'il a dû arrêter pour partir en vacances aux Barbades à "Charles" qui lui écrit dans un journal anarchiste dont il a installé la rédaction dans son loft de 250 mètres carrés de "République".

     

    Derrière les poses de façade de ces milieux hyper-minoritaires mais disposant d'un pouvoir et d'avantages bien concrets exorbitants au regard de leur poids réel dans la société, on trouve exactement le même réflexe de préservation des privilèges matériels. On trouve cette même passion pour l'endogamie la plus absolue, je parlerai même de consanguinité sociale. Et finalement au bout de quelques années de mariage installé selon les convenances de l'un et l'autre milieu ces personnes finissent par toutes se ressembler par l'apparence et l'expression.

     

    Je n'ai rien contre elles finalement, si cela leur convient mais il est toujours amusant de leur retirer leurs faux semblants...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Des solutions à la crise morale

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    société, agriculture, culture, politique, écologie, développement, amaury watremezNotre société se croyant tellement avancée, tellement moderne traverse une grave crise morale, sans précédent, certainement la pire de son histoire. Elle affecte tous les aspects de notre vie et crée une aliénation à laquelle il est compliqué de remédier. La plupart des personnes sentent bien qu'elles vivent mal, sentent bien que beaucoup de choses -intangibles- leur manquent. Il ne s'agit pas de creuser bien loin :

     

    Je parle de l'alimentation, de la vie quotidienne, des habitudes déplorables prises très tôt, de l'addiction à des objets connectés qui s'ils sont des outils formidables ne doivent pas prendre trop de place. Je parle aussi du déni de l'histoire, de la littérature, de tout ce qui au fond peut mobiliser les individus vers plus d'indépendance d'esprit.

     

    Je ne suis pas le seul à faire ce constat sur tout le spectre de l'éventail politique on trouve des personnalités lucides dont les constats se rejoignent tous, de Jean-Claude Michéa à François-Xavier Bellamy en passant par Michel Onfray ou Christophe Guilluy. Sociologue, géographe, philosophe, ils en tirent tous les mêmes conclusions.

     

    Cette aliénation nous fait oublier un aspect fondamental de notre récit national, nous concernant collectivement, la France était un pays essentiellement rural, un pays où la terre devrait être le premier des patrimoines à protéger (voir celui de l'Europe, voir à ce lien l'initiative « People for soil » et la pétition qui s'en était suivie en 2017). Quand on lit le journal de Paul Léautaud, quand j'écoutais mes grands parents parler de leur enfance, même Paris était une grande ville paysanne, Montmartre était un village et personne n'oubliait ses liens avec la nature.

     

    Pourtant, dans les années 60-70, la grande industrie a encouragé le regroupement des parcelles et le développement d'une culture intensive dépensière en capitaux, en gas-oil, en maintenance, et donc impliquant un endettement maximum des agriculteurs. Certains actuellement gagnent à peine un RSA en travaillant beaucoup plus que 35 heures par semaine.

     

    Ceux qui n'y arrivent pas sont donc condamnés à remplir les rangs du « lumpenprolétariat » le plus précaire.

     

    Pourtant les solutions existent. Elles nécessitent bien entendu un discernement sur ses envies, ses capacités et sur notre perception du réel car elles supposent des efforts dont nous n'avons plus l'habitude et plus de patience que dans notre « Barnum consumériste » (TM°) adepte de l'immédiateté absolue. Celles-ci existent en dehors de tout discours politique ou idéologique, de tout enrobage intellectuel qui est souvent le fait d'ailleurs de bourgeois pédagogues qui idéalisent la campagne et une vie qu'ils seraient pour beaucoup incapables de mener. Ce n'est pas comme dans une pub de jambon sous vide...

     

    Combien de « retours à la terre » désastreux pour des ménages qui n'y avaient pas beaucoup réfléchi ! Et qui finissent par faire le spectacle pour des voisins qui s'en seraient bien passé...

     

    Il y a « le potager du paresseux » de Didier Helmstetter (voir à ce lien), une de ses idées parmi d'autres. Il préconise en effet beaucoup plus que cela, suggérant de revenir à une culture avec beaucoup moins de machines et qui permettent justement aux agriculteurs de vivre décemment, de revenir à des gestes anciens, des techniques pratiquées par nos ancêtres, de laisser du temps à la nature...

     

    Son « potager du paresseux » est cependant intéressant pour les familles, les ménages, tous ceux se souciant de vivre de manière équilibrée sans pesticides, sans engrais, sans travailler la terre à outrance, la tournant et la retournant en la maltraitant à outrance. Il tond l'herbe d'une prairie et recouvre la partie du terrain de foin, l'herbe en pourrissant nourrit et attire les vers de terre, ce qui la fertilise. La balle de foin vient d'un agriculture voisin, elle ne présente pas les risques de la paille ou du Bois Raméal Fragmenté (des branches d'arbres broyées) qui permet cependant d'économiser le foin en ayant juste un broyeur chez soi, le BRF convenant mieux à certains végétaux. Il est composé des parties les plus riches en nutriments pour la terre de l'arbre (voir la définition complète à ce lien).

     

    Cette technique permettrait aux particuliers de se nourrir sainement et intelligemment, en respectant le cycle des saisons, avec des efforts physiques minimum, de vivre sur leur production voire même d'en vendre une petite partie pour les plus doués. Bien sûr, cela suppose de se baisser, d'abandonner toutes les habitudes de facilité (prendre la nourriture sur les rayons du supermarché, payer en caisse des fruits et légumes sur-traités), de ne pas être paresseux justement.

     

    Bien entendu, profitant de l'aliénation des populations, de leur mal-être certains ainsi que le rappelle Didier Helmstetter, en profitent pour gagner de l'argent sur le dos de naïfs ne connaissant rien au jardinage et à l'agriculture. Ces charlatans laissent entendre que n'importe qui peut gagner un SMIC en se débrouillant bien sur une toute petite surface cultivable. Sa méthode ne tombe pas non plus dans l'écueil de la « permaculture » qui est une idéologie forgée dans les années 70 (voir à ce lien plus de détails). Elle naît avec le livre « Perma-Culture 1, une agriculture pérenne pour l'autosuffisance et les exploitations de toutes tailles » de Bill Mollison et David Holgren. Leur discours est teinté de toutes les idées « new age », d'un syncrétisme spirituel un peu pénible, toutes choses inutiles car il s'agit juste d'être pragmatique...

     

    En parlant de pragmatisme, je terminerai cet article en présentant l'initiative BRF 276. Celle-ci rejoint les initiatives et projets comme ceux de Didier Helmstetter et certains ingénieurs agronomes en évoquant l'utilisation du BRF pour la plupart des culture plutôt que des machines agricoles trop chères, et là encore sans pesticides, sans glyphosates d'aucune sorte, avec un rendement aussi important pourtant (voir les vidéos à ce lien). Il faut juste sortir du moule, des schémas imposés, des idées prêtes à penser sans se soucier de correspondre à tel ou tel camp politique, ni néo-pétainiste, ni écolo, ni baba-cool adorateur de Gaïa.

     

    Je songe aussi à ce rêve de mon grand-père paternel qui avait imaginé pour l'Aisne un semis de petites exploitations sur lesquelles des populations précaires auraient vécu largement mieux qu'en allant se paupériser à tous les niveaux, dont culturel et intellectuel, dans les grandes villes. Il rêvait, il n'avait pas pris en compte que son projet supposait de faire des efforts ce à quoi beaucoup encore maintenant ne sont pas prêts. Mais tout n'est pas perdu, les solutions existent, elles sont là, à nous d'en faire quelque chose, de reprendre la main...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration empruntée ici

    (Camille Pissarro la cueillette de pommes de terre)

  • La politique sans fond

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    Le remaniement en bref (voir à ce lien)

     

    remaniement gouvernemental, société, politique, LREM, amaury watremezA lire divers articles sur le remaniement, à écouter les uns et les autres, on a vraiment l'impression que la politique n'a plus aucun fonds sérieux, que ce soit intellectuel ou idéologique. Il n'y a plus d'idées réduites à des slogans ronflants. Tout est affaire de communication et d'apparence de plus en plus, mais aussi de compétition d'egos et de petites ambitions personnelles. Sont récompensés les bons valets bien dociles, les larbins. Les mauvais esprits diraient ici que je pense à Christophe Castaner (LaREM) nommé Ministre de l'Intérieur. Il faut dire qu'il menaçait de démissionner du mouvement de Macron, "En Marche", et qu'ayant sans doute des dossiers sur les uns et les autres, cela aurait été dangereux pour le président et son entourage.

     

    Castaner à l'Intérieur, vu que l'ancien patron de "En Marche" a fermé les yeux visiblement sur la présence illégale d'armes au siège du parti présidentiel, cela ferait presque rigoler. Il travaillera en duo avec Laurent Nunez actuel patron des renseignements, homme de terrain lui.

     

    La nomination de Jacqueline Gourault (MoDEM, très proche de Bayrou) à la cohésion des territoires et des collectivités territoriales est dans cette logique d'image et de communication : une dame que l'on pourrait croiser au marché dans une ville de province, qui a apparemment un franc-parler "populaire" très éloigné de l'image désastreuse qu'ont les français de la morgue et de l'arrogance du président de la République. On se doute bien qu'elle n'est pas exactement là pour prendre quelque décision courageuse ou pas que ce soit mais pour redorer le cadre. En plus, voilà qui doit faire plaisir au maire de Pau se posant en mentor du "nouveau monde".

     

    Un peu de "proximité" qui fera bien sur la photo...

     

    Toujours dans ce désir d'image renouvelée, l'arrivée de Franck Riester à la Culture est facile à comprendre. Il est plusieurs "en même temps" à lui tout seul. Personnalité de droite depuis longtemps, il rassurera certains amoureux du patrimoine pour qui il sera une caution morale en quelque sorte. Finies les expositions contemporaines ineptes, les délires et autres "happenings". Et il est aussi un des premiers politiques de droite à avoir fait son "outing" homosexuel en 2011. C'est mieux afin de faire oublier les tribulations immobilières de madame Nyssen qui s'assoit sur des lois et codes que son ancien ministère est théoriquement chargé de faire respecter.

     

    Peut-être bientôt de sa part un livre de recettes "vegans" à base de ce régime à picorer qu'elle semble apprécier...

     

    Il n'y a pas grand chose à dire sur Marc Fesneau chargé des relations avec le Parlement, "godillot" archétypal, soutien docile du président, voire servile, tout ce qu'il faut pour montrer l'exemple aux autres, en particulier ces représentants qui ont refusé de donner un statut pérenne aux AVS accompagnant les élèves handicapés à l'école. Didier Guillaume, type même du roitelet local, est tout aussi transparent à l'agriculture.

     

    Curieusement on peut penser que c'est Sébastien Lecornu, ministre auprès de Jacqueline Gourault, ambitieux, qui prendra les vraies décisions et non sa ministre de tutelle. Lecornu a tout du jeune technocrate provincial sachant bien s'y prendre avec la proximité, selon la com jusque là millimétrée du gouvernement, tout en étant d'une stricte observance orthodoxe de la doxa technocratique, européiste et mondialisante, cette doxa pourtant désastreuse, on le voit tous les jours.

     

    Bien entendu on peut toujours penser que cela changera quelque chose à la pauvre situation de ce pays, on peut.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Pétillon est mort : Jack Palmer reprend l'enquête

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    Voir ici le générique de l'adaptation en animation des enquêtes de Jack Palmer

     

    René Pétillon, société, bande dessinée, politiqueJack Palmer, le détective le plus nul de Paris, attendait dans son bureau qu'un de ses clients, sans doute inconscient, vienne le voir pour lui demander d'enquêter sur un vol de bijoux, l'enlèvement d'une pop-star, les attentats en Corse, l'assassinat de Kennedy à moins que ce ne soit pour assurer la protection d'un top-model. Palmer avait tout les attributs de l'archétype immortalisé au cinéma par Bogart, le trench-coat, le feutre mou mais c'était un nabot. Palmer ne pouvait pas mettre les pieds sur son bureau d'un air dégagé, il avait les jambes trop courtes.

     

    Et il ne valait mieux pas lui confier une arme, Soit il tuait la personne qu'il était chargé de protéger, soit il se blessait...

     

    Palmer était une création de Pétillon, un demi-Columbo mais qui ne résolvait les énigmes qu'on lui soumettait que malgré lui ou totalement par hasard. Palmer est improbable, c'est un personnage de cartoon égaré dans un univers réaliste, un « privé » qui ne tient pas l'alcool et qui est nul avec les femmes. René Pétillon venait de mourir à 72 ans il y a quelques jours. Pour le micro-détective c'était un crime c'est certain. Et il allait enquêter dessus !

     

    Mais qui avait tué ?

    Les pisse-froids, les donneurs de leçons, les moralisateurs ?

    Les comiques nuls ?

    Tous les imbéciles se prenant au sérieux détestant de plus en plus la satire et qu'on se paie leur tête dans les grandes largeurs ?

     

    Car !Pétillon était aussi dessinateur satirique dans divers journaux, il faisait preuve de mauvais esprit. D'un trait au départ inspiré par les dessinateurs de « Mad » comme beaucoup (un dessin hyper-fouillé, des détails dans tous les coins, une lecture forcément au second degré) il était passé à un dessin beaucoup plus épuré. Palmer ne comprit pas ce mot, il en nota la signification dans un carnet en parlant de me faire signer un contrat en « bonnet duform » pour devenir son traducteur attitré bien que lui affirme préférer les contrats en « feutre stetson », je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire.

     

    Nous allâmes boire un coup au café du coin et le cafetier dit bonjour au détective en l'appelant « monsieur Bardou », Palmer m'expliqua qu'il buvait sous couverture, il avait les yeux plissés dans une mauvaise imitation de Clint Eastwood, il m'expliqua qu'il était bien obligé à cause des risques fous qu'il prenait dans son métier. Je le soupçonnais d'avoir plutôt une « ardoise » conséquente quand je vis le patron revenir avec une note conséquente dans la main...

     

    Ce fut à cet instant que Palmer prétextant une enquête urgente m'embarqua vers la sortie dans sa 4L pourrie que nous utilisâmes en trottinette pour échapper aux vociférations du bistrotier. Je convainquais le détective de ne pas sortir son revolver du sac Tati qu'il s'entêtait à trimballer partout comme « camouflage ». Je le quittais là. J'appris quelques jours plus tard, prenant de ses nouvelles que Palmer s'était enrhumé alors qu'il avait pris la ministre d'Emmanuel Macron Marlène Schiappa en filature...

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Le ciné de Charles

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    cinéma, société, aznavour, hommage, mort, amaury watremezSi j'aime bien quelques chansons d'Aznavour, j'ai largement tendance à le préférer au cinéma....

     

    Il promène sa gueule caractéristique dans de nombreux films "noirs" des années 50-60, son accent de "titi" parisien pur sucre, son physique faussement frêle car il jouait toujours des "hommes" des durs. Il disait très bien aussi les dialogues d'Audiard. Il les avait en bouche aussi bien que les autres habitués du "petit cycliste". Celui-ci, faux dilettante, avouait d'ailleurs s'inspirer des expressions originelles  des acteurs et les utiliser pour leurs personnages. La plupart des répliques de Ventura et Blier dans "les Tontons Flingueurs" sont des phrases que l'un ou l'autre a dit auparavant dans des contextes bien entendu différents...

     

    "Éparpillé par petits  bouts façon puzzle" par exemple, c'est de Blier, "il commence à me les briser menu" c'est de Ventura aussi à la base, ou "tu veux quand même pas qu'on forme une amicale", réplique qu'il lance à Annie Fratellini dans "La métamorphose des cloportes" également...

     

    Dans "Tirez sur le pianiste" de François Truffaut, d('après David Goodis, polar bavard qui se la raconte un peu, Charles est le seul intérêt du film avec la merveilleuse Marie Dubois. On me rétorquera que c'est déjà pas mal, mais ce film noir qui nous dit, nous hurle, qu'attention le réalisateur n'est pas dupe des ficelles du film de genre qu'il entend déconstruire, tout ça, ne m'enchante pas. Et certes bien sûr il y a aussi la scène avec Michèle Mercier au début de l'histoire pour la bonne bouche et l'anecdote gauloise. Je crois que l'on est en droit de préférer "la mariée était en noir", plus sobre, plus "à l'os". C'est Charles qui dans "un taxi pour Tobrouk", film de guerre inoubliable et pacifiste dans le meilleur sens du terme, qui dit la réplique immortelle :

     

    "Deux intellectuels assis vont moins loin qu'un con qui marche"....

     

    Dans "La métamorphose des cloportes" d'après Boudard, il est Edmond le copain d'enfance d'Alphonse qui finit par le trahir par trop de rancœur et de jalousies accumulées. Edmond, c'est le copain petit dur à carrure d'ablette, le petit voyou qui ne s'en laisse pas compter mais qui reste le petit qui a besoin d'un grand pour être protégé. Après avoir essayé de jouer la comédie de l'apaisement, du brave type transformé par la spiritualité indienne et tout le tremblement, Edmond finit par cracher son dépit à Alphonse qui le retrouve dans un petit pavillon meulière après avoir fait quelques années de "cabane" à cause de lui et qui veut lui casser la figure mais qui n'aura finalement pas à se donner cette peine.

     

    Et bien sûr il est le "petit" Kachoudas dans "Les fantômes du chapelier" (voir à ce lien) de Claude Chabrol d'après Simenon, le petit tailleur plus courageux que les tous les fiers-à-bras qui ose montrer à l'assassin Serrault qu'il le surveille, qu'il l'empêchera de commettre d'autres meurtres. Après ce film il ne tourna pas grand-chose de notable excepté un petit rôle dans "le Tambour". Quand je regarde ces films j'ai toujours l'impression que Charles est un de mes oncles parigots, un oncle de rêve, un de ceux que l'on sent un peu fragile derrière la carapace...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration  empruntée ici

  • L'éléphant dans le magasin de porcelaine

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    elephant-thumb.jpgQuand on est le nez plongé dans son malheur, dans sa tristesse, c'est comme un écran posé devant ses yeux, on ne voit pas clairement les choses, on n'est pas très lucide. Ce qui nous rend triste, ce qui nous fait de la peine est tout le temps présent, étendant une ombre sans pitié au-dessus de nous. Elle recouvre tout, modifie tout ce que nous voyons autour de nous. Ce n'est pas une accusation, juste un constat. Ce n'est pas un jugement globalisant et généralisant puisque ici en plus je parle de ma propre expérience et exclusivement d'elle :

     

    J'avais une petite vie tranquille. Elle n'était pas forcément très heureuse ni très drôle mais avec ses petites routines, ses petits plaisirs tristes dont surtout 2.0 je la menais malgré tout, pas d'accrocs, pas d'aspérités. J'étais tout le temps ou presque sur Facebook à dialoguer sur divers sujets, ce qui n'est pas forcément inintéressant, à échanger, à dragouiller aussi mais sans désir réel que cela aille plus loin, juste pour le petit frisson en somme. Les après-midi de libres, quand je ne m'étourdissais pas dans le travail et formations annexes, je les passais en terrasse devant un verre, toujours seul, à une ou deux exceptions.

     

    Ce qui m'allait très bien même si cela devenait à la longue une habitude préoccupante. La solitude était mon mode de fonctionnement. Je m'étais construit un bunker tout autour de moi, une solide carapace, mais je ne vivais plus vraiment, sans m'en apercevoir. Ce que je m'acharnais à faire, à prouver n'avait guère de sens puisque je cherchais de la reconnaissance de personnes ne pouvant ou ne voulant m'en donner. De temps en temps je rêvais à d'autres possibilités qui pour moi étaient désormais derrière moi car j'étais maintenant trop vieux. J'aurais bien aimé ceci ou cela quand j'étais plus jeune me disais-je, mais je ne l'étais plus...

     

    Et puis je me suis épanoui, j'ai trouvé le bonheur. Le bonheur c'est un éléphant dans un magasin de porcelaine, il renverse forcément deux ou trois tasses que l'on avait soigneusement rangées par ordre, taille et couleurs sur des étagères. On les regardait tous les soirs c'était rassurant, moi c'était mes livres mon magasin de porcelaine. Ils étaient là, présence calmante, seulement pour moi. De temps en temps, j'en prenais un, j'en éprouvais la matière, je tournais les pages, en lisais quelques lignes. Mais je n'en parlais vraiment que de temps en temps sur un site ou un autre et cela commençait à me peser.

     

    J'ai ramassé les deux ou trois morceaux dans le magasin de porcelaine, je ne l'ai pas fermé, je l'ai même redécoré. Il est plus gai, plus joyeux. Les clients ont plus envie de venir, de bavarder, d'entrer. Mais ce n'est pas pour autant que n'importe qui pourra entrer. Mon éléphant personnel en effet sélectionne à l'entrée...

     

    ...Soyez aimable avec lui !

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury – Grandgil

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  • Les gens importants pensent-ils mieux que les autres ?

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    à propos de "21 leçons pour le XXIème siècle"

     

    yuval noah harari, société, politique, solutions, histoire, paix, amaury watremezL'avantage de travailler dans une bibliothèque c'est que l'on dispose d'un accès à tous les périodiques dont "le Point". Le magasine titre aujourd'hui sur le penseur le plus important du XXIème siècle qui serait Yuval Noah Harari, intellectuel israélien, historien émérite ayant écrit "21 leçons pour le XXIème siècle". Le titre pose problème en soi, le XXIème siècle n'est pas encore tout à fait commencé. Comment pourrait-on déjà décerner des accessits et autres médailles à qui que ce soit ? Cela demande un peu de recul.

     

    C'est un peu comme parler des plus grands écrivains, des plus grands cinéastes, c'est la postérité qui décide.

     

    Ce n'est pas que je méprise les personnes pouvant apporter quelque chose, pouvant partager avec les autres un savoir, une culture, un savoir-faire. Bien au contraire. Tout le monde ne peut pas être au même niveau, tout le monde n'est pas égal face à l'intelligence. La nature est cruelle là-dessus. Tout le monde n'est pas brillant dans tous les domaines non plus, cela se saurait. Cela peut créer de la rancœur, les médiocres n'aimant pas du tout que d'autres soient plus doués qu'eux.

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  • Et si Macron traversait la rue ?

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    traverser.jpgEt si les riches traversaient vraiment la rue ?

    Le président Macron avisant un jeune horticulteur au chômage lui parlant de ses difficultés à trouver du travail lui a répondu qu'en traversant la rue il lui trouvait rapidement un emploi (voir à ce lien). Comme si cela suffisait. Le mépris conscient ou pas de cette phrase envers les personnes sans emploi, précaires, pauvres, est évident. C'est le genre de formule que les nantis, les privilégiés aiment sortir aux « gens de rien », aux petites gens. « Quand on veut on peut » disent-ils souvent, auparavant c'était « aide toi le ciel t'aidera ». Ils se justifient ainsi de leur égoïsme, de leur incapacité à aider, à faire preuve de solidarité. Quelques familles parmi eux vont pourtant à la messe, exercent leur dévotion, ont « leurs » œuvres mais la charité s'arrête au parvis de l'église, je dirais même à sa porte...

     

    Macron tout comme sa femme, tout comme la grand majorité du personnel politique actuel, viennent des milieux nantis. On y sait quelles études faire, quels cordons tirer pour obtenir ce que l'on veut...

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  • Les fameuses valeurs chrétiennes

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    Foi, valeurs chrétiennes, société, amour, bonheur, amaury watremezBien entendu, il existe des chrétiens qui vivent véritablement en cohérence avec  l’Évangile et leur foi au moins un tout petit peu. Ceux-là n'ont pas besoin d'évoquer les fameuses valeurs chrétiennes à tire-larigot, n'ont pas besoin d'en parler puisqu'ils les vivent. Elles vont de soi pour eux ainsi que pour beaucoup de personnes non-croyantes pour qui l'altérité n'est pas un vain mot, la véritable altérité, celle qui partage sans contrepartie, qui donne sans demander de reconnaissance de dettes, qui accepte l'autre tel qu'il est et non tel que l'on voudrait qu'il soit, celle qui ne consiste pas à modeler son prochain selon ses vœux, selon un arbitraire revenant finalement à faire entrer un coin carré dans un trou rond. A la fin on finit toujours par donner des coups de marteau pour que ça rentre...

     

    ...Et cela revient à ne pas aimer son prochain du tout au fond, en se parant de bonnes intentions.

     

    Parfois même c'est beaucoup plus simple les frustrations, la rancœur bien mal camouflée recuite, le ressentiment contre le monde entier enjoint certains pharisiens à déployer beaucoup d'efforts afin que ceux qui ont le malheur d'apporter quelque importance à leurs laïus soient aussi frustrés et malheureux qu'ils le sont eux.

     

    Je les plains malgré tout ces personnes.

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  • Les habits neufs du président Macron

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    politique, macron, emmanuel, benalla, société, sénat, amaury watremezCe qui est bien avec ce qu'a pu dire Alexandre Benalla contre le Sénat (voir ici à ce lien, et là la "plainte" du président) c'est que cela révèle la véritable conception des institutions du président, ressortie sans doute un peu maladroitement par son ancien nervi. Le Sénat serait une assemblée de "petites gens" qui ne serait pas élu démocratiquement, et devant qui il ne devrait pas avoir à se présenter. Et les institutions doivent toutes aller dans le même sens, toutes acquiescer au président, tels les députés godillots de LAREM, à l'exception notable de Sonia Krimi. Ils apprendront tous les deux qu'il ne faut jamais sous-estimer des bons vivants comme le sont certains sénateurs.

     

    Ce sont des Raminagrobis, on les croit des vieux chats ensommeillés, digérant tranquillement leur dernier repas, somnolant en goûtant la chaleur de l'endroit, alors qu'ils ont encore le coup de griffe acéré.

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  • Des stéréotypes et des bobos

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    politique, bobos, bourgeois pédagogues, société, stéréotypes, amaury watremezDans le courant des années 90 est arrivé le terme "bobo" ou "bourgeois bohème" désignant des personnes issues de classes matériellement très favorisées mais plutôt libertaires dans leur acceptation de la morale sociale et sexuelle, sans se cacher. Ils se seraient voulus plus ouverts, moins étroits d'esprit que leurs prédécesseurs qui ne l'étaient pas tous loin de là. Du moins c'est ce qu'ils affirmaient. C'était tous les quadras et quinquas nostalgiques de "Soissantuite" en particulier. C'est sans doute une façon pour eux de déculpabiliser, de compenser leurs privilèges petits et grands...

     

    ...Certains ont clamé qu'être bourgeois même bourgeois bohème c'était un sentiment. On se sentait ou non "bobo", ou "bourgeois". Alors que c'est une situation matérielle objective, des réseaux, une "expertise" sur les études.

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  • Le petit Nicolas entre au collège

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    Il y a longtemps que je n'ai produit ce genre de petit hommage au personnage de Sempé et Goscinny, ça me manquait.

     

    Le_petit_Nicolas+%282%29.jpgCe matin, après mon petit déjeuner (du chocolat et un croissant drôlement bon que Maman avait acheté pour moi) Maman a voulu remettre ma mèche qui remonte tout le temps sur mes cheveux et a retiré sa main au dernier moment en disant que j'étais un grand maintenant. Papa de toutes façons est venu juste après et m'a ébouriffé les cheveux que j'avais essayé de coiffer juste avant pendant dix minutes. Alceste, mon copain qui est très gros je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de lui, est venu me chercher à la porte. Il a dit bonjour madame à Maman et a serré la main de Papa comme un monsieur.

     

    Et puis il a accepté le croissant avec un peu de confiture que Maman lui a donné. Et nous sommes partis. J'avais une petite boule à la gorge mais je n'osais pas le dire à Alceste qui mangeait nerveusement son deuxième croissant, celui qu'il a de secours dans son cartable.

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