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  • Piéton de Paris

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    à propos de « Le piéton de Paris suivi de D'après Paris » de Léon-Paul Fargue chez « l'Imaginaire » aux éditions Gallimard

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezIl y a des livres dont on sait à en parcourir seulement quelques lignes chez son dealer habituel qu'ils seront essentiels pour vous, ainsi « le Piéton de Paris » de Léon-Paul Fargue. Paris est maintenant une ville muséifiée pour touristes et parvenus, et leurs « héritiers », une ville « gentryfiée » dans la plupart des anciens quartiers populaires. Les endroits véritablement authentiques, loin du ripolinage que l'on trouve partout ailleurs, sont de plus en plus rares. Mais ils existent encore, je ne les donnerai pas ici, il faut qu'ils demeurent secrets.

     

    Il convient que vous les cherchiez, et découvriez ensuite, par vous-mêmes.

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezJ'ai une passion presque amoureuse pour Paris où je suis né, j'adore en arpenter les rues. Et je déteste viscéralement les clichés perpétués depuis des décennies sur cette ville entre « chromos » pénibles à la Doisneau et mythes autour de « témoins » à la Michel Audiard ou à la Antoine Blondin. On exalte le soiffard ayant le sens de la formule argotique en oubliant combien il devait être pénible dans la vraie vie, en particulier avec les femmes. On est fasciné par les « mauvais garçons » que certains d'entre eux étaient pour jouer les affranchis par procuration tout en restant bien sages par ailleurs.

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  • Vers la déesse...

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    Pier Paolo Pasolini – « la longue route de sable » Arléa éditions

    littérature, voyage, société, pasolini, cinéma, amaury watremezJe suis, le rappellerais-je, un sale petit bourgeois réactionnaire hédoniste, mais aussi étrange que celui puisse paraître mes écrivains préférés ont tous eu pour la plupart une conduite que la morale réprouve, ce qui en plus ne me choque absolument pas, surtout lorsque l'on parle littérature : j'aime entre autres Oscar Wilde, un homosexuel flamboyant, Proust un inverti notoire, Capote, une grande folle tordue, et un écrivain au destin tragique, Colette qui a eu des aventures féminines, et Pasolini, auteur du film chrétien le plus réussi qui ait été tourné, selon l’Évangile selon Saint Mathieu lu un soir qu'il s'arrêta seul dans une auberge perdue d'Ombrie alors qu'il tournait avec la Callas.

     

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  • Ambiances parisiennes

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    J'aime Paris, tu l'auras compris depuis longtemps ami lecteur...

     

    J'aime Beaubourg pour son ambiance foutraque, turbulente, irrévérencieuse, cosmopolite, les "forains", les montreurs de bulles de savon, les musiciens, les clowns de rue...

     

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    Le premier qui me dit que "Beaubourg ça ressemble à une  raffinerie", je le tape et c'est surtout qu'il ne comprend pas la poésie de ces endroits, un peu mieux cachée que parmi les chtites fleurs et les petits z-oiseaux.

     

    Le bourgeois déteste, ça trouble sa conception du repos, de la tranquillité de jouir de son magot en toute quiétude et de la certitude que son pognon justifie sa fatuité...

     

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    La fontaine de Niki de Saint Phalle est un des lieux que je préfère depuis mon enfance...

     

     

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    Le parvis de Notre Dame reste presque le même qu'au 

    Moyen Age, un petit peuple bigarré, une "Cour des miracles" pas toujours reluisante, un mélange que les uns ou les autres trouveront tellement vulgaire, les bourgeois mêmes bohèmes détestent encore les "classes dangereuses"

     

     

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    "Shakespeare and company" est l'une des plus belles librairies de Paris, on y croise les fantômes d'Hemingway et Fitzegerald, j'aime ce lieu depuis vingt-cinq ans déjà...

     

    Je n'ai aucune envie de dire adieu ou même au revoir à Paris, me promenant le matin du 15 Août dans le quartier de Notre Dame des Victoires j'y retrouvais comme soudain mon enfance, je ne veux pas la perdre encore...

    Toutes les photos Amaury Watremez (TM°)photos,paris,littérature,amaury watremez

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  • le "vieux dégueulasse" chez les hurons d'Europe

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    Charles Bukovski - « Shakespeare n'a jamais fait ça », en « Points Seuil »

    shakespeare-n-a-jamais-fait-ca-de-charles-bukowski-974818823_ML.jpgCharles Bukovski, écrivain sulfureux et « underground » dans son pays, est allé non sans curiosité en 1978 en Europe à la rencontre de ses nombreux lecteurs français et allemands. Ce n'est pas lui le « persan », le « huron », dans l'histoire mais toutes les personnes qu'ils croisent, de son traducteur allemand à son éditeur français dont il ne retient jamais le nom, est-ce Rodin ou Jardin ? On ne sait pas trop et peu importe au bout du compte. Bukovski s'en fiche de faire des courbettes à son découvreur français, tout ce qui compte pour lui c'est d'écrire, le nombre d'exemplaires vendu ensuite n'est pas son souci.

     

    Il est accompagné dans son périple par sa compagne Linda Lee, sa bonne âme aux faux airs de Diane Keaton, attentionnée, fine, toujours derrière lui, qui l'aide à écrire, à ne pas trop se laisser aller à la boisson, à la noirceur et la misanthropie, la nostalgie des bars de L.A et de ses champs de courses. On aperçoit la figure de Barbet Schroeder, réalisateur talentueux et conducteur téméraire.

     

    « Buk » ne se cache pas dans ce livre, ainsi que dans « Hollywood », derrière son alter-ego de papier, Henry Chinaski, il se livre tel que, sans masques, observe ce qui n'intéresse pas les écrivains officiels, les auteurs concernés : les petites gens, les clochards dans les gares, les putains de Hambourg ou de Pigalle, les poivrots qui ressassent vingt fois par jour leur histoire à la tête des passants qui passent, à l'époque pas encore tout à fait noyés dans les gadgets informatiques qui les encouragent au narcissisme. Bien sûr, et contrairement à ce que d'aucuns parmi les lecteurs s'imaginent, un écrivain qui fait mine de se livrer ne le fait pas entièrement, il garde toujours une part de pudeur, de jardin secret, d'enfances au sens classique du terme, et comme chez tous les écrivains intéressants cette part d'enfance est fondamentale.

     

    L'auteur raconte entre autres son passage catastrophique, amusant et finalement dans la veine de ce qu'en aurait fait l'Ignatius de « la Conjuration des Imbéciles », à « Apostrophes » avec Pivot, que vin blanc et « sunlights » télévisuels ne font pas bon ménage quand il s'agit de rester cohérent, et que les « anars syndiqués » comme Cavanna, invités à la même émission, sont plus des sujets de pendule pour intérieurs bourgeois, et parfois des baudruches, des auteurs bien sages au fond, qui pensent qu'aligner des gros mots et un vocabulaire ainsi qu'un style finalement artificiels suffit à faire populaire et authentique.

     

    L'argot et les expression qui se veulent « vraies » chez ces auteurs effectivement bien proprets sonnent toujours faux, on sent qu'ils les utilisent comme à regrets, contrairement à Audiard ou Dard qui connaisaient le « jus de la rue », tout comme Céline ou Marcel Aymé, tous deux piétons de Montmartre, de la « Butte » où l'on disait son fait au bourgeois fat et prétentieux, où l'on n'hésitait pas à remettre à sa place les beaux messieurs se donnant le genre cultivé et les belles dames lettrées. « Buk » aussi vient de la rue, il y a grandi, exercé de multiples boulots avant que de devenir célèbre, et presque riche.

     

    L'expérience de la rue ne se singe pas, ne s'imagine pas, même par procuration, elle se vit. Et elle n'est ni pittoresque, ni drôle, ni charmante...

     

    tumblr_mb4a7blxsq1r93a64o1_1280.pngLes ivrognes ne sont pas tous des philosophes en devenir, balançant des paroles de sagesse, la plupart du temps ils puent de la gueule, éructent des banalités sans queue ni tête, ils insultent les mères de famille, les péripatéticiennes ne sont pas toutes des « filles de joie » au regard clair, pétulantes, la plupart du temps, elles ont toutes le même regard triste, qui sombre progressivement, au fur et à mesure que leurs traits s'affaissent l'âge venant, les travestis au petit matin sont souvent d'une tristesse à pierre fendre, le bourgeois égrillard qui les croise d'aventure ne s'en rendra jamais compte.

     

    L'on devine aussi que ce qui compte vraiment pour « Buk » ce n'est pas tellement les lectures en public, les articles de journaux, les interviews agrémentées de questions souvent ridicules, mais surtout de revoir Andernach où il est né en 1920, son oncle Heinrich âgé de quatre-vingt dix ans avant qu'il ne meurt. « Buk » redevient alors un gosse turbulent, un gosse qui a commis de nombreuses bêtises, en ayant un peu honte et voulant se faire pardonner, un gosse en recherche de simple tendresse.

     

    Il est un gosse certainement non désiré par son père, souffrant de plus dans son enfance et d'une bonne partie de son adolescence d'une acnée qui a dévasté son visage et son corps à l'âge où les garçons ont envie de plaire aux filles. « Buk » a développé sa colère envers les grandes personnes, sa révolte, se gardant bien d'accepter les compromis sociaux obligatoires, ne s'inquiétant que d'écrire. L'écriture est pour lui un enjeu existentiel ainsi que pour les écrivains qui ont quelque talent. Il est des imbéciles qui ne lisent jamais de romans, jamais de poésies, encore moins de livres dits de genre, ils n'ouvrent que des « livres sérieux », tant pis pour eux.

     

     

    Ils ne liront jamais ces chroniques...

     

    couverture du livre prise sur "priceminister.com"

    photo du bas sur "novaplanet"

  • Je continue à me faire mon cinéma

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    Une vidéo variante des précédentes sur Paris toujours...

    Sur une chanson d'Arnaud Fleurent-Didier

  • Walk on the wild side in Paris

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    "Paris je t'aime", Pas Paris Hilton hein, je précise...

    Les héritières mal élevées, anorexiques, droguées et, ou alcoolo, je ne peux vraiment pas.

    Rien d'autres à dire sur ce troisième montage, il faut le regarder...

  • Encre, pastels et fusain dans Paris

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    Dessins, arts, photos, Amaury WatremezUn troisième montage de dessins à l'encre, au fusain et aux pastels sur Paris, sur un air que j'aime bien de Gainsbourg avec quelques dédicaces à des écrivains que j'admire...

     

    Au départ j'ai eu envie de concrétiser les toiles de Grandgil-Gilouin dans "Traversée de Paris", la nouvelle originelle...

     

     

  • Ballade dans Paris bis

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    photos,société,paris,nostalgieUn deuxième montage sur Paris de photos toutes personnelles, sur deux chansons de Gainsbourg, quelques souvenirs, et un zeste de nostalgie...

     

    Merci de votre indulgence pour les deux premiers, le réalisateur novice prend de l'assurance et sème ici un autre caillou blanc en quelque sorte.

     

    La place des Victoires a pour moi un parfum d'enfance, et la promenade vers Montparnasse et la place Clichy me rappellent le fantôme de ma "Johnny-Jane". 

     

  • Les rues de Paris - montage de photos personnelles

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    Un petit montage photo d'un vidéaste novice mais enthousiaste...

    Toutes les photos sont de moi, à l'exception de celle montrant les escaliers der la Butte qui sont du site "titeparisienne"...

     

    En espérant votre indulgence... 

  • Puisqu'on vous le dit que la pollution ne provoque pas de dérèglements climatiques !

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    politique, société, météorologie, dérèglement, sottisePuisqu'on vous le dit, merde, que la pollution ne provoque pas de dérèglements climatiques !

    Sources des images : site de Ouest France et de Europe 1

    politique, société, météorologie, dérèglement, sottisepolitique, société, météorologie, dérèglement, sottise

  • L'enfant sur le banc

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    nostalgie, enfance, société, politique, idéaux, fidélitéSur son blog, dans un article, un écrivain dont j'aime en particulier les nouvelles et ses essais personnels sur les lunettes noires ou les « départementales » des temps anciens, maintenant hélas révolus, ces routes que l'on voyait en couleurs « pastel » sur les cartes « Vidal de Lablache » (des cartes sur lesquelles on apprenait à découvrir un pays ami jeune, et son identité, c'était bien plus profond et charnel que d'écouter la voix enregistrée d'un GPS, fût-il perfectionné), se demande s'il est resté fidèle au jeune homme qu'il était à dix-neuf ans alors qu'il arrive à l'orée de la cinquantaine.

     

    J'ai souvent été injuste avec lui, bêtement méchant et facilement caustique, j'en ai conscience. Et la part d'enfance caché derrière ma cuirasse de causticité déteste cela. Je devrais plus l'écouter.

     

    Toi qui me lis encore, amie lectrice pour qui parfois j'écris exclusivement, tu le disais déjà, selon toi je suis comme les ours, par peur d'être dressé contre mon gré, par peur d'être blessé, je donne des coups de patte brutaux parfois là où il ne faut pas et je fais mal beaucoup plus que je ne le devrais alors que je pourrais être simplement amical et fraternel au delà de ce qui nous sépare.

     

    nostalgie, enfance, société, politique, idéaux, fidélitéJe me suis demandé également à quelle part de mon enfance ou de mon adolescence je suis fidèle. Un de mes proches le dit souvent, de toutes façons on reste d'une manière ou d'une autre l'enfant que l'on a été, avec ses peurs, ses angoisses, ses espoirs.

     

    Quelque part, au fond de mon âme, derrière les pétarades caustiques, la rigueur appuyée et les répliques se voulant cinglantes, je suis resté ce petit garçon qui adorait se promener dans les jardins du Luxembourg, qui se croyait dans un parc enchanté quand il découvrait les petits ânes sur lesquels on faisait monter les enfants, qui rêvait de voyages fabuleux en regardant les bateaux sur le bassin en face du Sénat, et qui dans le métro, vers la Tour Eiffel ou devant quelque monument « art déco » en poutrelles métalliques et rivets, pensait que le « Nautilus » du film de Richard Fleischer allait surgir des entrailles des rues déchirant soudain les pavés ou le bitume en vagues majestueuses.

     

    Dans les rues parisiennes, celles du quartier de la place des Victoires où ses parents habitaient, à l'époque ce n'était pas une réserve « bobo » et aisée, ou celles du quartier latin où ses parents l'emmenaient souvent, il croyait croiser les personnages des contes de Pierre Gripari, lui aussi il connaissait un épicier kabyle qui avait un petit garçon comme papa Bachir, mais aussi le « Passe-Murailles » ou le garçon portant les « bottes de Sept Lieues » imaginés par Marcel Aymé, histoires dans lesquelles il a appris à lire avec « les contes du Chat perché ». Il avait une marraine toujours entourée d'animaux qui était comme une "vouivre"  parisienne. Parfois, au « Luco » ou près du Panthéon, lorsque je me promène, je sens le parfum du tabac blond que fumait mon grand-père qui m'emmenait souvent aux chevaux de bois près de « la Mouffe »...

     

    Le quotidien devient merveilleux pour les enfants capables de rêver, même de rêvasser. Ils ont la poésie qui leur vient plus naturellement.

     

    On ne devrait jamais empêcher un potache de soupirer en regardant avec nostalgie derrière la fenêtre de la salle de classe, ce qu'il fait de moins en moins on m'objectera, le potache ayant malheureusement le nez collé à l'écran du gadget électronique superflu qui ne quitte jamais la paume de sa main. Ces gadgets empoisonnent toutes les rêveries, y compris quand l'on suit d'un regard admiratif les jolies jambes d'une jeune femme et que l'on s'aperçoit que cette conne est pendue à son téléphone dit « portable » à débiter les pires « anodineries » à un correspondant parfois imaginaire, le téléphone permettant paraît-il de se donner une contenance.

     

    Ce petit garçon ne supportait pas d'être séparé de ses proches, c'était toujours pour lui un déchirement, et sa plus grande peur. Et  parfois je le vois ouvrir de grands yeux horrifiés quand je lance une méchanceté ou une horreur qui se veut ironique, il n'aime pas ça du tout. Ce sont les imbéciles qui rit méchamment, qui ont la tentation de sombrer dans le mépris, pas les personnes gentilles pour ce petit gosse. Il ne comprenait pas les mauvaises blagues et les ricanements, du moins jusqu'à un certain âge où il a saisi que les grandes personnes se contentaient de très peu de choses comme idéaux de vie, et qu'elles sont rarement dignes de confiance. Et il s'est protégé en ayant de la répartie...

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    Ce petit garçon au fond de moi, il se souvient souvent de ses soirs délicieux sur Paris quand les « tambours » noirs et rouges des bus étaient comme autant de repères magiques pour emprunter la voie de songes éveillés au milieu des briques, des bruits des voitures, des pavés et des parisiens pressés. Je l'avais perdu de vue depuis longtemps cette part d'enfance, d'insouciance et d'ouverture au bonheur, je l'ai retrouvé dans un square de banlieue avec des enfants qui me sont proches il y a quelques jours et hier dans le jardin de la « Chapelle Expiatoire » alors que je regardais poindre le crépuscule au dessus de l'immeuble où vécut ce « feu follet » qui était Proust.

     

    Le petit garçon était revenu à côté de moi sur le banc de bois, il me suggéra que je pouvais rester là toute la vie, même en étant sans le sou, à condition d'avoir des bons livres à livre, et un peu de papier pour écrire ou dessiner...

     

    Mais comme je suis devenu une grande personne et que les grandes personnes ne sont décidément pas raisonnables, je me levais et le laissais là, le regard perdu dans ses pensées...


    photos de l'auteur - Amaury Watremez (TM°)

  • Lectures de vacances et Ego trip

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    Les trois photos avec les lunettes noires c'est juste parce que l'on sait bien que les types qui lisent, voire qui écrivent, sont des prétentieux égotistes et narcissiques, et puis c'est tellement bon d'emmerder les cons que cela va bien faire suer...

    Bref.

    Pendant ces vacances, pour éloigner le souvenir des malfaisants, des fâcheux, des cons, je retourne à Vemilion Sands avec Ballard, je me plonge avec délices dans les vapeurs du cinéma Bis, et dans la vie de Jack London....

    La lecture est déjà un voyage en soi, qui emmène loin, loin des imbéciles, qui rapproche de ceux qui ont encore une 

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    . Et j'écoute la musique que j'aime...

    Thelonious Monk, Marvin Gaye et Solomon Burke...

    Et bien sûr, je continue mon journal de Palestine...

    En attendant une citation pour ton édification aimable lecteur, mon sensable mon frère (ou ma soeur)

    "A mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle à tendance à s'accroître 

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    en compensation. Et le dictateur (à moins qu'il n'ait besoin de chair à canon et de familles pour coloniser les territoires vides ou conquis) fera bien d'encourager cette liberté-là. 

    Conjointement avec la liberté de se livrer aux songes en plein jour sous l'influence des drogues, du cinéma et de la radio, elle contribuera à réconcilier ses sujets avec la servitude qui sera leur sort." 

    Le Meilleur des mondes - Aldous Huxley.

  • Le Paradis déjà ici

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    308085_10150297251388396_1880766_n.jpgCes photos, prises non loin de chez Barbey à Carteret, m'ont rappelé quelque chose de tellement évident.

    312576_10150297251573396_6652028_n.jpgLe Paradis est déjà là, il est dans la beauté tout autour de nous, celle de la Nature, la beauté des femmes, la douceur des paysages qui incitent simplement à vivre et jouir de la vie, ce qui n'exclut pas de partager les joies les peines.

    Le reste est de la littérature...

  • Place des Victoires et ailleurs

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    On se souvient du Paris d'avant aussi sur Agoravox

    à propos de la sortie du livre « le Paris de Céline » de Patrick Buisson et Lorànt Deutsch

    littérature, société, politique, photographie, ParisIl y a quelques semaines, je suis retourné place des Victoires à Paris, dans mon quartier d'enfance, qui était encore il y a une quarantaine d'années un quartier accessible financièrement pour un jeune couple avec un enfant, ce qui n'est plus du tout le cas maintenant, ou alors un jeune couple fortuné, fût-ce un couple « moderne » attendant avec impatience que passe la loi sur le « Mariage pour tous ».

    Je croyais avoir tout oublié et rien ne me rappeler du tout, et puis, comme en un éclair, mes souvenirs sont tous revenus :

    Les enseignes rouge et jaune des bus, avec une plate-forme sur la ligne qui passait dans ces rues, la couleur marron des réverbères, l'odeur de cuisine qui venait de « Chez Georges », un restaurant place Notre Dame des Victoires, les lumières de la galerie Vivienne, aujourd'hui « liftée » et « botoxée » comme il convient, mais sans beaucoup d'âme, les échoppes de bouquinistes que l'on y trouvait, le bruit caractéristique des hauts talons des dames sur le pavé, leurs parfums, les effluves de cuisson du pain des boulangers les petits matins.

    J'y étais revenu lors d'une « virée tzigane » avec une jeune femme aux yeux gris profonds, dans lesquels beaucoup d'hommes avaient cru se perdre et ont cru se perdre après moi. Une « virée tzigane » consiste à se laisser aller à deux ou plus à l'ivresse de moments partagés précieux qui seront pris par les esprits empreints de gravité ou de moralisation hâtive pour de l'hédonisme insupportable alors que les « virées tziganes » ne sont qu'un moyen comme un autre d'éloigner la bêtise alentours, les mesquineries, la haine, la violence de manière infiniment plus saine que par l'étalage de quelques lieux communs, ceux-ci fussent-ils étalés en partant de bonnes intentions.

    Nous avions quitté le soir venu le petit café rappelant ceux des enquêtes de Maigret qui existait encore face à la statue équestre de Louis XIV en allant vers le quartier des Halles, à la place dorénavant un fripier bourgeois mais « équitable » (c'est lui qui l'assure) y vend, entre autres babioles inutiles, des sacs à main « racés z-et contemporains » aux « executive women » « qui veulent rester élégantes, minces et féminines tout étant modernes z-et actives » (TM° pour le slogan, s'adresser à l'auteur pour les droits si besoin pour tout commerce).

    littérature, société, politique, photographie, ParisElle qui aimait, qui aime, Paris autant que moi m'avait invité à nous appuyer sur le socle de la royale statue pour admirer une dernière fois pensions nous alors à juste titre ce qui restait de la vie populaire de ce quartier non loin du « Ventre de Paris ». Les villes qu'on aime restent vivantes aussi grâce aux rencontres que l'on y fait, aux amours que l'on y vit, ceux-ci fussent-ils éphémères ou malheureux.

    Et lorsque l'on y revient il n'est pas rare que l'on y ressente le même désenchantement que le « Feu Follet » de Drieu la Rochelle place des Vosges.

    Mais l'endroit ressemble maintenant davantage à une boîte vide, une belle boîte, élégante, avec un joli nœud posé dessus, agréable mais qui a perdu son âme, un musée en plein air, car on y trouve surtout maintenant des boutiques de mode et de prêt à porter de grand luxe et des cafés ripolinés dans le genre pittoresque, singeant le plus souvent très maladroitement l'atmosphère des photos de Robert Doisneau qui a fixé sur la pellicule un Paris déjà idéalisé, plus ou moins rêvé et disparu lors des prises de vue du célèbre photographe.

    A ses chromos un peu mièvres on peut lui préférer le « Paris de Céline », sorti dernièrement, par un auteur qui n'est pas moins que le diable aux yeux des beaux esprits actuels, Patrick Buisson, avec un complice, Lorànt Deutsch qui n'est pas non plus en odeur de sainteté après son rappel de quelques faits qui contredisent la version idéalisée de certains épisodes historiques, sur les quartiers parisiens vus à travers les yeux d'un auteur qui sent lui aussi et considérablement le soufre.

    Les descriptions que l'auteur du « Voyage au bout de la nuit » en fait sont largement plus évocatrices de la réalité de ce qu'était Paris, des quartiers dits respectables aux quartiers où logeaient les classes dites « dangereuses ». Céline n'y montre certes pas les côtés reluisants de l'humanité et de sa nature assez déplorable, mais après tout ce n'est pas de sa faute.

    littérature, société, politique, photographie, ParisIl n'y a plus malheureusement maintenant que des quartiers « respectables », y compris les quartiers « alibis » où se rassemblent les populations « issues de la diversité » (TM°) qui connaissent la même précarité que leurs ascendants « dangereux ». A noter que comme leurs ancêtres du XIXème siècle, les « bobos » qui peuplent les quartiers anciennement populaires, comme Montmartre, ont en horreur le fait que leurs bambins côtoient la progéniture des habitants des quartiers « alibis » (ainsi dans cette école de la « Goutte d'Or »).

    Dedans on y sert du café « équitable » car le bourgeois-bohème se veut concerné par les problèmes du monde, enfin il veut surtout en donner l'impression par quelques gestes à la fois sans conséquences et un rien grotesque, des « cupcakes », ces horribles pâtisseries colorées façon criard anglo-saxonnes à la mode, sans goût, très sucrées mais tellement esthétiques dans un intérieur « vintage » (TM°). Je m'étonne cependant qu'un « Starbuck Coffee », établissement impersonnel proposant de la lavasse en guise d'« expresso » et de l' « easy-listening » pour permettre au cadre moderne mais stressé de se détendre entre deux rendez-vous ou à la secrétaire pressée de se prendre pour une émule de Bridget Jones ou Carrie Bradshaw (un des personnages de « Sex and the city »), n'y soit pas encore sorti de terre tel un champignon malsain.

    photos de l'auteur

     

  • Un parfait véhicule pour partir en voyage...

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    187135.jpgJe viens de recevoir une excellente bouteille de vin d'Israèl par l'entremise de Thérèse Zrihen (qu'elle en soit remerciée), auteure de "Marrakech la juive", d'un vignoble du Golan qui travaille à partir du Syrah un nectar qui ressemble à de l'or liquide (en soi un vin du Golan est un cadeau extrêmement politiquement incorrect ce qui me réjouit au plus haut point, emmerder les cons étant un plaisir de gourmet).

    Ses parfums fruités, d'agrumes, de plantes aromatiques, me rappellent instantanément un paysage baigné de soleil, tout en sensualité, en douceur paradoxale, que la haine et la sottise polluent parfois, mais sans en altérer la féminité et la plénitude d'un Sud de rêve, un Sud où la sottise est moins prégnante et où la convivialité n'est pas un vain mot.

    L'ivresse est un voyage, le bon vin un véhicule parfait.

    Après avoir dit cela, me voilà définitivement compromis pour entrer au paradis des calotins et des bigots en tout genre, dont les adeptes de la société libérale-libertaire qui rajoutent l'hygiénisme le plus bête au reste des absurdités qu'ils prônent, pour les autres, mais peu importe.

    A votre santé !

  • Marilyn, victime expiatoire des fantasmes sur celluloïd

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    à propos de « My week with Marilyn », film marilynmonroe-0418a-5_980-616019a36.jpgde Simon Curtis

    Aussi sur Agoravox

    photo de Milton Greene, d'une des "black sessions" prise ici

    Je sors de voir ce film qui raconte huit jours de romance que Marilyn auraient vécu avec Colin Clark, jeune assistant de Lawrence Olivier, devenu ensuite documentariste et écrivain, lors du tournage mouvementé, comme tous les tournages avec Marilyn de « The prince and the showgirl », premier film produit par Marilyn elle-même qui voulait échapper à la tutelle de Darryl Zanuck, un autre des génies fous du cinéma, et de la Fox à qui elle devait encore quelques apparitions dans des films anodins où on lui demandait d'être juste sexy.

    Son nom dit forcément quelque chose aux cinéphiles car il participa aussi au renouveau du cinéma britannique dans les années 80, après les jeunes gens en colère de la nouvelle vague anglaise des années 70, du « Free cinema » emmenés par Laurie Anderson.

    Je reste un rien dubitatif cependant sur « My week with Marilyn », car la plupart du temps, ces moments où la star est censée vivre une brève rencontre avec le jeune homme sonnent faux, que ce soit les grandes déclarations que son personnage lance, qui sont trop belles pour être vraies, ou ce que lui répond la blonde la plus célèbre du cinéma.

    Ce long métrage a aussi le défaut d'être très scolaire, et tellement appliqué dans sa réalisation, les acteurs portent tous des costumes sans un faux pli, les rues sont d'une propreté remarquable et les passants vraiment très discrets et bien élevés.

    Par contre, les moments qui parlent de la création cinématographique pure, la différence entre jouer la comédie au cinéma ou sur les planches, le jeu instinctif de Marilyn, naturellement douée pour la comédie, qui par manque de confiance écoutait comme parole d'évangile les sottises pseudo-intellectuelles de Lee et Paula Strasberg qui la bridait plus qu'autre chose, comme on peut le voir dans « Bus Stop », réalisé par Joshuah Logan ou la fameuse « méthode » suivie à la lettre par le réalisateur la rend presque mauvaise, éteinte, totalement artificielle.

    « Pourquoi ne pas simplement jouer ? » ainsi que demanda un jour Lawrence Olivier à Dustin Hoffman qui fut longtemps un autre partisan de « la Méthode ».

    affiche du film prise ici

    My-Week-With-Marilyn.jpgUne réplique du film dit sur l'entourage de la star tout ce qu'il y a à dire, son entourage de parasites bien ou mal intentionnés a profité d'elle et de son aura de Marilyn, « elle » comme elle disait, l'autre, celle qu'elle devenait devant les caméras. Marilyn était la victime expiatoire, l'agneau à l'abattoir de la machine à rêves, ne voulant pas la quitter car si elle était accro à divers médicaments, et à l'alcool, elle l'était aussi aux films qu'elle tournait, les meilleurs étant sans doute les deux tournés avec Billy Wilder, « Some like it hot », une comédie qui sait à être totalement amorale de manière guillerette, et « The seven year itch », où elle se moque de son image, le film étant cependant plus théatral, et celui où elle joue pour Howard Hawks, « Gentlemen prefer blondes », elle y est une croqueuse de diamants faussement naïve et un rien cynique que les bijoux rendent folle.

    L'exploitation de l'image de Marilyn a continué après sa mort, on ne compte pas les biographies sur elle, des plus mauvaises aux meilleures, la toute meilleure étant celle de Norman Mailer, ses « Mémoires imaginaires » de Marilyn, la moins bonnes étant celle de Donald Spotto, spécialiste des bios à l'américain, vaguement psychanalisante et basée sur des ragots, sur sa mort, sur ses liaisons, sur les papiers qu'elle a laissé, sur son suicide ou son assassinat, sur à peu près tout de son existence devenue totalement transparente. Norman Mailer et Arthur Miller, deux écrivains de talent, Milton Greene, celui qui l'a le mieux photographiée, dans les « black sessions », ont continué à construire leur célébrité sur son dos après sa mort.

    Le seul qui l'ait peut-être vraiment aimée c'est certainement Joe Di Maggio...

    C'est assez logique, les génies sont parfois aussi des salopards. A noter que « Blonde », la pavé « non-fiction/fiction » sur Marilyn, de Joyce Carrol Oates à l'intention dé départ certainement honorable se base sur un parti pris chichiteux et intellectualisant qui devient pénible à la longue, donnant un genre de Claude Simon américanisé.

    Pour revenir au film, le jeu de Michelle Williams qui joue Marilyn est tout bonnement remarquable, elle est sont personnage, quel dommage qu'on lui fasse dire des répliques manquant tellement de vérité.

    Elle rend toute la complexité de Marilyn qui excitait chez les hommes le complexe du chevalier blanc, l'alibi qu'ils se trouvaient pour justifier leur désir, qui aimait et détestait ça, qui aurait voulu être Norma Jean et qui aimait beaucoup, passionnément, être Marilyn. « La caméra l'aimait » disait de Marilyn son premier agent, Johnny Hyde, et on peut rajouter qu'elle aimait le cinéma en retour.

    A en mourir...

  • Paris qui change

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     article illustré par mézigue (d'autres photos à ce lien)

    littérature,cinéma,politique,société,parisComment peut-on ne pas aimer Paris ?

    C'est très subjectif et très partial, mais à chaque fois que je vois des photos de cette ville, que j'entends telle ou telle ritournelle sur cette ville, je me pose la question, moi qui en suis natif.

    Le moment le plus dur quand je suis à Paris, c'est quand je dois reprendre le train.

    Cela dit, cela ne me dérange pas que l'on n'aime pas Paris, car je suis exigeant et jaloux dans mon amour pour cette ville, où je croise parfois des fantômes amicaux, et surtout des parisiennes qui ont encore, mais hélas de plus en plus rarement, un petit « quelque chose » en plus, il faut quand même admettre.

    Mais si je comprend que l'on n'aime pas Paris, je ne comprend pas que ceux qui l'exècrent soient toujours dans la comparaison avec leur ville, bourg, village, bled ?..

    J'aime l'esprit de Pantruche, Paris-Paname où comme le disait Forain on dit « leur fait aux bourgeois, leur fatuité aux prétentieux », où les gamins des rues savent très bien que ces gens si respectables qu'ils croisent, qui jouent le dédain et le mépris à leur encontre sont des êtres humains pathétiques comme les autres.

    Depuis nos grand-mères, voire nos arrière grand-mères, ça ne date pas d'hier, ceux qui habitent en province sortent toujours la même et lancinante « scie » : « Paris j'aime bien pour visiter mais je ne pourrais pas y habiter », avant de renchérir en un couplet désolé sur l'insécurité qui règne dans Paris.

    On a toujours peur en province de subir les prétentions et vanités exagérées que l'on prête souvent aux parisiens en affirmant qu'on a exactement les mêmes choses chez soi, et que c'est bien sûr plus authentique, l'authenticité rurale étant alors perçue comme dans les publicités pour jambon sous vide.

    Trop de monde, trop de voitures, trop de populations mélangées, trop de repères fichus en l'air, trop de bobos qui font dans l'authenticité frelatée, trop d'étrangers, trop de touristes, trop de tout ça en même temps...

    Et bien sûr à Paris, pas assez de « vraigens », de gens simples.

    littérature,cinéma,politique,société,parisAlors certes, les quartiers populaires de Paris se vident petit à petit de leurs populations remplacées par celle des bobos ou des cadres supérieur à fort pouvoir d'achat qui s'imaginent alors qu'ils ne sont plus des bourgeois mais des prolos comme les autres car habitant Belleville ou Montmartre, ou Pigalle. Ils aiment bien l'authenticité frelatée de Paris que l'on trouverait selon eux dans les photos de Doisneau, ou « Amélie Poulain », et s'approprient sans vergogne les films dialogués par Michel Audiard qui les aurait certainement cordialement méprisés en son temps, ou « monsieur Bob ».

    Tous ces jouvenceaux et jouvencelles à la tête bien pleine qui jouent les apaches, sont des petits garçons et des petites filles bien dociles et bien sages, sans grand relief ni aspérités..

    Le fait que leur connaissance de ce genre de films et de littérature ne va pas très loin car ils ne connaissent que lui, oubliant Jeanson, Prévert et Kosma, Boudard, Albert Simonin et d'autres auteurs qui buvaient le jus de la rue avec délices chaque jour retranscrivant leur plaisir à le faire dans leurs œuvres.

    Ils vont boire de l'eau colorée et brouter des plats « équitables » dans des cafés ripolinés, colorés comme des attractions à Disneyland, en se souciant surtout d'une chose : est-ce qu'il y a la wifi pour continuer à communiquer avec leur réseau.

    Et la plupart des parisiens actuels, qui ne sont plus tellement des vrais parisiens d'ailleurs mais surtout des privilégiés qui font étalage de leurs richesses en habitant la capitale, ne connaissent pas du tout leur ville.

    Il est bien rare que ceux-ci quittent leur quartier pour s'aventurer un peu plus loin qu'à côté de chez eux. Des habitants du XVème ne vont jamais à Montparnasse, et d'autres de Bastille n'iront jamais jusqu'à Montmartre, ils gardent finalement l'esprit de clocher dans Paris.

    Celui-ci a toujours existé mais a tendance à enfler depuis quelques temps, et engendrer une certaine étanchéité entre les milieux, alors que ce qui fait l'esprit de Paris c'est le brassage des populations, certains allant jusqu'à parler de « provincialisation » de Paris qui devient une agglomération de « petit vieux » dans l'âme frileux du cœur et de l'esprit (il y a des jeunes et vieux « petits vieux) qui ont peur de tout car ils craignent finalement pour leur magot et les privilèges que leur statut leur apporte.

    littérature,cinéma,politique,société,parisCes « petits vieux » dans l'âme ont beau singer les existentialistes dans le Quartier latin, pour les hommes qui semblent croire que leur existentialisme tient dans la mèche arborée sur le front, ou balader pour les femmes des névroses distinguées de pauvres petites filles riches qui se noient dans leur alcoolisme mondain pour tromper leur ennui.

    Ces riches qui trompent leur ennui, cette faune endogame et vaguement cultureuse, des écrivains comme les « Hussards » ou pas s'en moquaient déjà après la Seconde Guerre. Et il était de bon ton comme le rappelle Claude Dubois, parisiologue distingué pour les belles dames et les beaux messieurs de se déguiser en « apaches » ou en « catins » et d'aller se donner des frissons dans les bals populaires. Un diariste décrit de ses spécimens lors des funérailles nationales de Victor Hugo.

    Se dire que Paris n'est plus Paris à cause de tout les coups de boutoir de la bêtise « à front de taureau » des petits bourgeois prétentieux, des touristes, c'est s'avouer vaincu, leur abandonner le terrain et prendre lâchement la fuite.

  • Paris en photos

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    P1000625.JPGPlusieurs alboumes photos de votre serviteur sur Google.fr/picasa, lien ici.

    Pour celles et ceux qui aiment Paris.

    " Conduire dans Paris, c'est une question de vocabulaire." Michel Audiard

  • Nouvel album du blog - "Chez une vieille maîtresse"

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    Sur la droite du blog, un nouvel album consacré à Barneville-Carteret, à la Manche, à la liberté que l'on y ressent face à la mer...

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  • La banlieue sur scène et dans les coulisses

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    On en parle aussi sur Agoravox

     « On se rend alors compte où qu'on vous a mis. Les maisons vous pos­sèdent, toutes pisseuses qu'elles sont, plates façades, leur cœur est au propriétaire. Lui on le voit jamais. Il n'oserait pas se montrer. I1 envoie son gérant, la vache. On dit pour­tant dans le quartier qu'il est bien aimable le proprio quand on le rencontre. Ça n'engage à rien.

    image ci-dessous empruntée ici

    ChellesDSR42CV.jpg

     

    La lumière du ciel à Rancy, c'est la même qu'à Détroit, du jus de fumée qui trempe la plaine depuis Levallois. Un rebut de bâtisses tenues par des gadoues noires au sol. Les cheminées, des petites et des hautes, ça fait pareil de loin qu'au bord de la mer les gros piquets dans la vase.

    Là dedans, c'est nous. »

    « En banlieue », Céline, dans « La Voyage au bout de la Nuit »

    « J'ai une vision romantique et quelque peu oblique de la banlieue: j'admire sincèrement ces familles qui tentent de survivre en s'endettant pour se payer une maison identique à toutes les autres. »

    Interview de Harlan Coben dans « Lire », juin 2005.

    La banlieue n'a jamais été très belle, jamais très agréable. La banlieue c'est moche, c'est souvent gris, ça pue l'essence mais je m'y sens à la maison.

    En banlieue, comme à Paris, du moins pour ce qu'il en reste, on peut dire à un vaniteux qu'il est vaniteux, à un con qu'il est con, à un poète local qu'il est nul, à un érudit de sous-préfecture qu'il est ignare, personne ne s'en offusque. On ridiculise aussitôt les bons apôtres, les chefs de rayon qui jouent les esprits avancés, les anars syndiqués et les révolutionaires , tous ceux qui aimeraient bien être sortis de la cuisse de Jupiter alors qu'ils ne sont qu'à peine ses rognures d'ongles.

    On pourrait vite sombrer dans le misérabilisme, la noirceur et les descriptions bien sordides, ne voir que la pauvreté, l'accent faubourien, aux accents traînants, et la délinquance. On pourrait parler des foules compactes sur les quais de gare, les VRP en veste orange qui attendent le train à côté des poivrots désoeuvrés, des filles vulgaires et des petits voyous bruyants.

    On pourrait avoir des formules à la Céline, quand il parle de « Rancy » dans « le Voyage au bout de la nuit », avec des points de suspension et d'exclamation bien placés.

    On passerait à côté de la poésie que même les barres de béton peuvent dégager, une poésie noire, anthracite, mais une poésie quand même.

    C'est la lecture de ce livre de Laurent Quesnel, qui en vient, y vit et y vivra encore longtemps, sur la ville de Chelles à travers les cartes postales et autres photographies en noir et blanc qui m'a donné envie d'évoquer la banlieue. Dans cet ouvrage on suit son évolution au cours des décennies, quand celle-ci est encore plus ou moins rurale, voire paysanne, quand les parisiens viennent y danser, à la guinguette, du nom du premier propriétaire de ce genre d'établissement.

    Elle a bien changé la banlieue, y compris en trente ans, si elle a gardé certains de ses anciens aspects, elle est surtout devenue une zone de complète relégation sociale, communautariste au dernier degré.

    On ne la reconnaît plus vraiment.

    Ceux qui n'y habitent pas ont de soudains enthousiasmes pour ce qu'ils s'imaginent être des mouvement artistiques féconds, qu'ils transforment parfois à leur idée pour adoucir les choses, ainsi le slam, plus agréable et confortable pour les oreilles des plus favorisés qui trouvent là l'occasion de montrer combien, en toute modestie, ils sont ouverts et cultivés, et modernes.

    Ceux qui n'y vivent pas en loue parfois la diversité, ils trouvent ça tellement beau. Ils ne comprennent pas que ce sont souvent des personnes qui ne veulent pas se mélanger entre habitants de la banlieue, d'une part, et qui ne veulent surtout pas entendre parler d'autres cultures que la leur.

    image ci-dessous empruntée à ce lien

     

    tardi-en-banlieue.jpgTardi aussi a aimé se promener en banlieue. Son album, « Tardi en banlieue », n'est pas exactement une oeuvre littéraire à part entière car il s'agit en fait du recueil de dessins au fusain et peintures acryliques du père de « Adèle Blanc-Sec » avec un texte de Vautrin.

    Le dessinateur s'y montre peut-être plus célinien que pour ses illustrations du "Voyage au bout de la nuit" qui ne valent pas Gus Bofa, et que l'on peut trouver plus chichiteuses. Il y conchie le grisâtre de la banlieue, les tours, les petits bourgeois qui promènent le chien, les boutures de milicien qui tiennent un molosse au bout d'une laisse, les vieilles cachées derrière leur rideau, les abrutis bêtement repliés sur eux-mêmes et souvent alcooliques, les employés de bureau maussades, les vigiles et leurs chiens, les solitudes, les petitesses, les préjugés.

    Ses dessins ont cependant tous bien une certaine poésie, celle de la nostalgie de quelque chose paraissant définitivement enfui. Les lignes à haute tension sont autant de barreaux qui cachent le ciel. Mais le ciel on continue à le voir quand même. Car au bout du compte, c'est tout ce qui importe.

  • Ballade parisienne

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    "Être parisien, ce n'est pas être à Paris, c'est y renaître"

    Sacha Guitry

    C'est totalement vrai, je le certifie.

    Un album de photos parisiennes de votre serviteur a été ajouté à droite...

    J'adore Paris, c'est mâââl de nos jours, mais je m'en fous, amis péquenots.

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  • Vive la neige !

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    C'est bien la neige, ça bloque les bagnoles, ça empêche le consumérisme obligatoire des fêtes, ça donne envie de relire les livres qu'on aime etc...

    J'ai fait un peu de photos d'Évreux sous la neige...

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  • De vieilles photos du Proche Orient

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    Ces très belles photos m'ont été envoyées par quelqu'un qui aime autant la terre de Palestine en particulier et le Proche Orient en général. Je les partage ici...

    On agrandit ces photogrammes en cliquant dessus : Un village de Judée, des bédouins du Negev, des vendeurs de pain à Jérusalem, un point de vue sur la ville depuis le Mont des Oliviers (je pense du clocher de l'église d'un couvent russe) et sur le petit village de Lazarieh au sommet du mont des oliviers, un village de la vallée du Jourdain, en l'occurence Jéricho, à la fin du XIXème siècle.

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  • L'érotisme féminin et l'érotisme des porcs

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    T11549.jpgLes femmes sont souvent beaucoup plus fines et intelligentes que les hommes dans l'expression de la sensualité, celle qui élève l'âme en même temps que le corps. C'est la raison pour laquelle j'aime beaucoup les photos qu'a prises Bettina Rheims dans le recueil "chambre close" ou celles de Nan Goldin (voir photo), même si, comme tout artiste ayant un peu de succès en ce moment, il lui arrive de péter un câble et de croire que, par audace, elle est obligée de s'en moquer et de tourner en dérision la religion catholique mais passons. L'érotisme de ses photos exalte le corps des femmes et leur sensualité contrairement aux tonnes de photos pornos que l'on trouve sur papier glacé ou qui font le succès d'Internet où les femmes sont principalement vues comme des objets ou des animaux soumis (il faut voir les poses), réduites à de belles mécaniques ou des trophées. Les "élites" de la société partagent alors avec le bas-peuple les mêmes pulsions basses et vulgaires, le maître de conférences fraternise avec le camionneur comme dans un grand sex-shop universel. Quand ce genre de photos assument ce qu'elles sont, c'est cependant moins insupportable que lorsque l'on y accole un prétexte littéraire ou autre alibi vaguement intellectuel. La pornographie vulgaire n'est pas une masturbation intellectuelle de toutes façons, et elle tourne très vite à l'étalage de viandes, à de la gynécologie, c'est cela l'érotisme des porcs. Non pas que je sois meilleur que les autres sur ce plan là, mais je préfère rechercher ce qui m'élève plutôt que ce qui m'abaisse et me rappelle que le corps est par essence d'une beauté que nous avons souvent du mal à comprendre nous laissant aller parfois à des pulsions de muletier ivre.

  • Photos licencieuses

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    medium_scarlett-johansson3.jpgmedium_ricci.jpgJe ne peux faire que çà pour vous aujourd'hui chers visiteurs en manque de photos licencieuses qui soupçonnez ce blog de pubibonderie du fait des restrictions en vigueur sur l'ordinateur d'où j'officie chaque jour. J'espère que cela vous sera agréable et vous fera patienter.

    Dernière minute, je rajoute cette photo de Bettie Page medium_Bettie_Page_1.jpgtrouvée chez les Moissonneuses...  

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  • Le but de mon régime

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    medium_style.jpgVoilà quel est le but de mon régime, ressembler à ce personnage, être aussi mince et distingué. Ou à peu près. J'en ai marre de ma grossitude : les gros sont sympas, des bons vivants mais ce sont aussi des types, ou des femmes, tragiques. Remarquons que c'est gràce à ce sens de la dérision dont ils sont parfois dotés, tous n'ont pas cette chance, qu'ils peuvent rencontrer des personnes dotées de sensibilité.

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  • Scène de vie rustique

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    medium_daisy.2.jpgJ'aime bien cette photo promise si vous étiez sages. Elle me rappelle de bons souvenirs de Provence et me procure comme une envie de liberté et d'évasion. La chienne s'appelait Daisy. j'avais des tantes qui adoraient les animaux, l'une d'elle recueillait les chiens errants dont un spécimen entre le caniche et un fauteuil Louiis XV.

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