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photo de vacances

  • Ambiances parisiennes

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    J'aime Paris, tu l'auras compris depuis longtemps ami lecteur...

     

    J'aime Beaubourg pour son ambiance foutraque, turbulente, irrévérencieuse, cosmopolite, les "forains", les montreurs de bulles de savon, les musiciens, les clowns de rue...

     

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    Le premier qui me dit que "Beaubourg ça ressemble à une  raffinerie", je le tape et c'est surtout qu'il ne comprend pas la poésie de ces endroits, un peu mieux cachée que parmi les chtites fleurs et les petits z-oiseaux.

     

    Le bourgeois déteste, ça trouble sa conception du repos, de la tranquillité de jouir de son magot en toute quiétude et de la certitude que son pognon justifie sa fatuité...

     

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    La fontaine de Niki de Saint Phalle est un des lieux que je préfère depuis mon enfance...

     

     

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    Le parvis de Notre Dame reste presque le même qu'au 

    Moyen Age, un petit peuple bigarré, une "Cour des miracles" pas toujours reluisante, un mélange que les uns ou les autres trouveront tellement vulgaire, les bourgeois mêmes bohèmes détestent encore les "classes dangereuses"

     

     

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    "Shakespeare and company" est l'une des plus belles librairies de Paris, on y croise les fantômes d'Hemingway et Fitzegerald, j'aime ce lieu depuis vingt-cinq ans déjà...

     

    Je n'ai aucune envie de dire adieu ou même au revoir à Paris, me promenant le matin du 15 Août dans le quartier de Notre Dame des Victoires j'y retrouvais comme soudain mon enfance, je ne veux pas la perdre encore...

    Toutes les photos Amaury Watremez (TM°)photos,paris,littérature,amaury watremez

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  • « Kyrios Missel... » - « Le balcon de Spetsai » de Michel Déon

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    littérature, michel déon, Amaury Watremez, Grèce, SudÀ propos de « le Balcon de Spetsai » de Michel Déon en Gallimard Folio

     J'évoquais ici mes envies de Sud déjà...

    image ci-contre prise sur Amazon

     

    Je suis tombé tout à fait par hasard sur ce livre qui invite à partir vers le Sud, qui je rappelle n'est pas le Sud réel mais un Sud utopique et rêvé, patrie des rêves et de ceux qui ont encore une âme, grâce à une opération du genre de « Paris plage » à Évreux, où des livres « mis au pilon » par la médiathèque locale, généralement des bouquins considérés comme « poussiéreux » et pas assez « dans le vent » de la modernitude sont proposés à la lecture des ébroïciens esseulés sur les bancs et chaises longues à disposition des « aoûtiens ».

     

    Ces livres sont tellement méprisés qu'ils sont là pour « faire genre » comme disent les djeuns : on sait très bien qu'ils ne seront pas lus. Déon, généralement classé à droite et parmi les « réacs » n'allait pas échapper à la main lourde des bibliothécaires de l'endroit dont la tâche de nos jours ressemble de plus en plus à celle des pompiers pyromanes de « Fahrenheit 451 ».

     

    Je dois te l'avouer ami lecteur, à l'exception du « Jeune Homme Vert », je ne suis pas vraiment fanatique des romans de cet auteur bien que moi-même « réac » et petit bourgeois hédoniste. Ce livre n'en est justement pas, c'est le journal de l'auteur racontant sa vie frugale mais heureuse sur son île perdue en Grèce avec sa femme avant qu'ils ne partent vivre en Irlande, autre paradis perdu. Toujours les esprits libres, dotés d'un minimum de sensibilité aux autres et au monde, ont eu à cœur de rechercher ces « déserts » loin de la sottise universelle, des préjugés, des lieux communs.

     

    Pourtant, ouvrant « le Balcon de Spetsai », je me suis laissé prendre et n'ai lâché ce livre qu'au bout d'une centaine de pages alors que des nuages menaçants s'amoncelaient au-dessus de la ville. Le bleu du ciel, le soleil éclatant un petit moment, et le bruit de l'eau de la rivière toute proche, ont été ce court instant qui me parut éternel le bleu du ciel de Méditerranée, le bruit de la rivière était celui des vagues à Nauplie ou Athènes, et le soleil était celui tiré par le char d’Apollon. Qu'à cela ne tienne j'ai alors continué ma lecture sous les portes du théâtre « à l'italienne » la pluie tombant comme une pluie tropicale comme sous ces latitudes à la verticale du soleil.

     

    Il évoque également des personnages littéraires de cette époque, des auteurs grecs, Katsimbalis et Katzanzakis, auteur de « Alexis Zorba » et de « le Christ recrucifié » et plus particulièrement les figures de Jacques Chardonne, charmeur avec les dames et cynique encore à soixante-dix-huit ans passés, et Paul Morand, deux autres écrivains rigoureusement « infréquentables » en nos temps de moralisation culturelle à tous crins, lui ayant rendu visite en ces lieux bénis par les dieux, les visages des villageois et des touristes, des étrangers qui sont contrairement à eux des « xenos » incapables de s'adapter, croyant bon d'affirmer sans cesse leur supériorité d'occidentaux libertaires, persuadés de venir guérir de leurs névroses comme ce peintre américain ne peignant que des phallus en diverses situations et sa compagne dont Déon raconte les tribulations tragi-comiques se terminant sur le suicide de l'« artiste ».

     

    Beaucoup plus que des pensums savants et doctes, beaucoup plus que des autofictions de voyage pénibles et narcissiques, Déon sait transmettre avec talent l'essence de ce qui est vraiment la Grèce et la Méditerranée en général, cette douceur de vivre et de respirer paradoxalement mêlées à une violence de sentiments et de sensibilités à fleur de peau. Il y arrive car son écriture a de la chair, du corps, qu'elle coule dans ses veines, qu'elle n'est pas sèche et seulement intellectuelle, que lorsqu'il décrit la peau des vieilles femmes et des vieux pêcheurs l'on a envie de leur caresser leurs rides, de même lorsqu'il peint la beauté des jeunes filles le lecteur sent sous sa paume frémir la douceur d'un sein rond et doux.

     

     

    Il est proche de ces gens dits « simples » par les bourgeois qui les méprisent, enviant leurs liens plus vrais au monde. Et alors qu'il rapporte de Paris des romans de jeunes auteurs, il les jette à la mer, n'en ayant pas besoin, connaissant un bonheur de tous les instants sur cette terre pour lui sainte, bonheur que je comprend l'ayant ressenti de même dans ces régions turbulentes mais que l'on se prend à aimer passionnément de Méditerranée, berceau de nos civilisations.

  • Vive la neige !

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    C'est bien la neige, ça bloque les bagnoles, ça empêche le consumérisme obligatoire des fêtes, ça donne envie de relire les livres qu'on aime etc...

    J'ai fait un peu de photos d'Évreux sous la neige...

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  • La SNCF modernisée c'est beaucoup moins rapide

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    sncf.jpgEn revenant hier de vacances de Cherbourg, j'ai pu expérimenter le fonctionnement de la SNCF paraît-il modernisée et en passe d'être privatisée : le train que je prenais avait été supprimé et remplacé par le train précédent, en retard quant à lui de 50 minutes, le train supprimé devait s'arrêter à Lisieux, Bernay et Evreux, finalement le train dans lequel on nous fît monter fonça jusqu'à Paris après un arrêt à Caen. Le contrôleur répétait régulièrement, cerise sur le gâteau, que nos réservations n'étaient plus valables, de même pour les correspondances, sans pour autant expliquer ou excuser le retard. Arrivés à Paris, devant le tollé soulevé par tant d'incompétence, on s'est décidé à distribuer aux gens des enveloppes de remboursement, procédure qui on le sait dure à peu près six mois.

    Comme pour mieux narguer le "cochon de payant" de voyageur, deux panneaux affichaient fièrement la "régularité" des lignes de Saint Lazare...

    Quand je relis "Confessions d'un enfant du rail" de Vincenot qui parle des cheminots d'il y a cinquante ans, un train en retard était vécu comme une honte par tous ces travailleurs. Maintenant, tout le monde s'en fout, dans la SNCF actuelle qui privilégie les TGV, donc les plus riches, et laisse tomber progressivement sa mission de service public.

  • Ulysse 31 - l'Odyssée psychédlique pour les enfants

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    J'avais dit que je parlerai de ce feuilleton il y a un an déjà, comme le temps passe...

    yulysse31zd6.jpgDepuis quelques temps, j'ai la Té-ènne-Té. Comme il y a dix huit chaînes, les chances de regarder une connerie sont multipliées par 3. Sur NRJ12, une chaîne de djeuns qui remplit ses grilles en passant en boucle de vieux feuilletons ou des fonds de tiroir, j'ai revu quelques épisodes d'Ulysse 31. Je pense que le scénariste de cette oeuvre ne devait pas tout à fait être dans un état de conscience ordinaire quand il a conçu ça. L'histoire garde à peu près les grandes lignes de "l'Odyssée" : Ulysse voyage dans les étoiles avec son fils et ses compagnons. Son vaisseau, "l'Odysseus", sombre dans un trou noir, et il entre dans un univers régi par des entités qui prétendent être les dieux de l'Olympe. Dans le premier épisode, il détruit le cyclope, une sorte de robot organique géant, construit par Poséïdon, qui absorbe l'énergie des enfants pour la communiquer à des moines aveugles qui retrouvent alors la vision gràce un cristal enfoncé dans leur front (Ouais, je sais, c'est cool, hein ?). Ulysse sauve en même temps son fils, et deux enfants extra-terrestres, Thémis et Noumaïos. Pour se venger de l'affront, les dieux figent ses compagnons et effacent de l'ordinateur de bord, une sorte de GPS géant qui s'appelle Sheerka, et il se retrouve seul avec son fils et Thémis et le robot de compagnie de son fils. Il combattra des fleurs électroniques géantes, les parques, Circé, qui construit une tour de Babel...et j'en passe. A les revoir, je ne m'étonne pas d'apprécier maintenant les romans délirants, aux yeux des profanes, de Philip K. Dick. Ce genre de feuilleton intelligent (car blague à part c'est une série qui ne prenait pas les gosses pour des crétins contrairement à maintenant ou les cartoons servent à vendre des jouets), un dessin animé pareil pour les enfants n'aurait maintenant aucune chance car il supoosait des enfants un peu de connaissances sur la mythologie. 

    Ci-dessous un extrait de l'épisode "les lotophages"

  • Ironie du sort politique - Sarkozy en off sur France 3

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    Sarkozy, pour protéger les français, propose d'installer des caméras partout. Comme argument massue, il nous dit ainsi que quelques uns de ses larbins, dont Jean-Marc Morandina, que si "l'on n'a rien à se reprocher", il ne voit pas pourquoi on serait dérangés à être filmés, il n'a donc pas été piègé contrairement à ce qu'il prétend et ce que la presse aux ordres relaie. C'est que quand c'est son tour de voir son intimité explorée, il n'aime pas du tout, ça le met en colère, et il y a déjà une enquête interne à France 3. On ne respecte pas sa vie privée, mais pourtant il ne fait rien de mal, il n'a rien à se reprocher, lui, il est méprisant avec les techniciens de la chaîne et Gérard Leclère mis au placard deux ans, par lui. Ce n'est pas le seul homme politique à agir de cette manière, c'est tellement réjouissant quand ils se révèlent enfin. Les êtres humains ne sont pas des insectes sous l'oeil d'un entomologiste, ils n'ont pas à l'être...

  • Les deux recruteurs

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    manipul2.jpgTout à l'heure, à un carrefour d'Evreux, en face du café où je me trouvais, je pouvais observer deux garçons enchemisettés de blanc, chaussés de mocassins noirs à glands, cravatés tous les deux de rouge, le même sac au dos sur les épaules, contenant plusieurs numéros de la bonne parole de leur gourou, essayer d'arrrêter les passants et de les intéresser afin de remplir, je suppose, leur quota d'embrigadement mensuel de pige...brebis qui étaient égarées. Je ne savais s'ils étaient témoins de Jéovah ou scientologues. Comme dans toutes les sectes, ils marchaient par deux, l'un surveillant l'autre, vérifiant que sa foi ne flancihit pas. Ils avaient visiblement envie de s'installer à la terrasse du café et de boire un truc bien frais en lisant, ou en discutant. Ils se jetaient alors de petits regards à la dérobée qui voulaient dire "si on flanche tous les deux, ce serait plus simple". Mais le bourrage de crâne était le plus fort. Dans les pays où les types dans leur genre sont majoritaires, boire un pot à la terrasse d'un café est quasiment un geste subversif, tout comme lire un livre en prenant le soleil. Je me souviens de ces juifs "loubavitvh", par exemple, qui priaient pour le salut de notre âme égarée -nous buvions de la bière et d'autres boissons du diable- à la sortie des cafés de la rue Ben yehuda les jours de shabbat...