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Personnel et confidentiel

  • Les sauvages

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    sauvages, écriture, sociétéQuand ils étaient petits enfants certains leur disaient déjà scandalisés et indignés :

     

    « Mais vous vous devriez vous trouver un groupe, rencontrer des gens, on ne vit pas comme ça, en sauvage , plus personne ne vit comme ça ».

     

    Ou encore :

     

    « Mais tu es vraiment un écorché vif à ne pas supporter les groupes, à détester ainsi la foule, il faut se confronter au monde, tu es bien obligé. C'est comme ça on a pas le choix ».

     

    Comme si faire partie du troupeau était somme toute le lot commun, hurler avec les loups, se fondre dans la masse en oubliant qui on est car c'est plus confortable de cette manière.

    Le confort de ce point de vue, le confort intellectuel s'entend, est donc abject.

    Comme si accepter l'hypocrisie sociale et les compromis était des plus normal, ne posait pas question.

     

    Les sauvages avaient juste le désir d'être libre et d'être eux-mêmes, en quoi était-ce illégitime, ils auraient bien aimé comprendre le raisonnement de leurs contradicteurs .

     

    Comme si il convenait de jeter aux orties son individualité, ce qui faisait que l'on est soi.

     

    Eux ne comprenaient pas une seconde pourquoi en quel honneur il aurait fallu absolument rejoindre le collectif, faire partie d'un grand tout informe et grégaire sans aucun intérêt à leurs yeux, et qui les révulsaient déjà à cause de leur goût précoce pour la liberté et leur indépendance d'esprit.

     

    Pourquoi quitter absolument ceux que l'on aime et s'obliger à vivre au sein d'une foule où c'était toujours les pires pulsions qui prédominaient sur le reste ? Ils se seraient bien vu dans un genre de désert, tranquilles, apprendre par eux-mêmes, cultiver et se cultiver sans cesse. Et rester les yeux vers l'infini à contempler ensemble la beauté du monde sous leurs yeux.

     

    De temps en temps bien sûr il fallait revenir vers le monde, pour gagner de quoi être libre et tranquilles, et paisibles. Ils l'admettaient sans difficultés. Tant qu'ils pouvaient demeurer sauvages, ils n'en avaient cure...

  • De bons présages

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    De Neil Gaiman et Terry Pratchett chez « J'ai lu »

     

    Série en six épisodes sur Amazon prime

     

    goodomens.jpgLe démon tentateur du jardin d’Éden, un diablotin secondaire du nom d'abord de Rampant puis Rampa, il préfère, et l'ange gardien d'un des portails du Paradis, Aziraphale, développent au fur et à mesure que les siècles passent une amitié dangereuse aux yeux de leurs « supérieurs » et inattendue. Ils ont en commun leur affection pour le genre humain. Ils habitent tous deux Londres. L'ange avait donné en douce son épée de feu à Adam et Eve quand ceux-ci sont chassés du paradis originel et le démon était un peu déçu que ses actes aient menés à la disgrâce des deux premiers êtres humains.

     

    L'un, l'ange, apprécie les livres,, il devient bouquiniste, et la gastronomie, l'autre, le démon, ne jure que par la musique et les voitures de collection des années 30. Tous deux ont en horreur le XIVème siècle, on ne sait trop pourquoi, ou plutôt si, mais je ne vais pas le dire ici il faut lire l'histoire...

     

    Et ils aiment bien la Terre telle qu'elle est même s'ils sont sans illusion sur les primates se tenant debout sur leurs pattes arrière la peuplant. Ils finissent au cours des siècles par passer entre eux un arrangement d'entraide mutuelle : quand l'un est occupé à autre chose l'autre le remplace.

     

    Les voilà bien embêtés et décontenancés quand leurs « autorités » leurs demandent de mettre en route la fin du Monde. Rampa est chargé de convoyer l'antéchrist et de procéder à l'échange avec un bébé normal, Aziraphale doit préparer la guerre ultime contre les légions infernales. Rampa confie l'enfant à des nonnes diaboliques pas très douées qui se trompent et le confient à un couple humain tout ce qu'il y a de plus banal et non aux diplomates prévus au départ (comme dans « la Malédiction » le film millénariste des années 70).

     

    Onze ans passent...

     

    Le soit-disant Antéchrist ne montre que peu de dispositions pour le Mal, enfin pas plus que n'importe quel adolescent de son âge. Et bientôt une des anciennes nonnes avouent aux deux compères l'erreur qu'elles ont commises. Ceux-ci se sont rapprochés de leur but véritable, dans l'idée d'empêcher la fin du monde, à la lecture de prophéties d'une voyante du XVIIème siècle, Agnès Barge. Pendant ce temps, une des descendantes d'Agnès et un petit petit enfant d'un inquisiteur se sont mis également en chasse du gosse maléfique.

     

    Ceci c'est juste le tout début du livre, ne croyez pas que j'allais raconter le reste...

     

    ...J'ai d'ailleurs omis volontairement plusieurs détails que vous découvrirez bien par vous mêmes.

     

    J'aime beaucoup Neil Gaiman, auteur entre autres de l'excellent « Neverwhere » et des scenarii du comic book « Sandman », plus original que les autres. Le livre est truffé de petites remarques et notations caustiques sur l'être humain, et sa capacité de faire le mal sans que finalement Rampa n'ait beaucoup de choses à faire pour les y amener ainsi qu'il le fait remarquer plusieurs fois à Aziraphale. Si on a lu le livre avant de regarder la série, on ne découvrira pas grand chose, Neil Gaiman également scénariste s'étant contenté de rajouter quelques détails et précisions. Cependant l'interprétation de Rampa par David Tennant et Aziraphale par Michael Sheen est tout bonnement exceptionnelle.

     

    Aux États-Unis, il paraît que l'histoire a provoqué quelques réactions de personnages n'ayant pas lu le livre et évoquant un livre sataniste. Neil Gaiman a trouvé ça inespéré, mieux que certaines protagonistes de son histoire. Concernant la bêtise humaine il n'invente donc rien, ce livre étant surtout une fable, à la manière de Swift...

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • "Génération dégonflée"

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    quinquado.jpgL'auteur de ces lignes vient de fêter ses cinquante ans, et toutes ses dents. A trente ans on lui disait :

    "Ahlala Trente ans c'est jeune !"

    A quarante, on lui dit la même chose, et à cinquante de même.

    Mon âge n'est pas un problème, c'est le lot commun et à cinquante ans on peut se sentir tout neuf, ce qui ne signifie pas pour autant se sentir infantile.

    Cinquante ans en 2019, c'est vrai ce n'est pas très vieux. Certains poussent même un peu loin l'idée en se comportant en ado post-pubère le cinquantenaire atteint, en refusant toute responsabilités morales, entre autres choses.

     

    Dans "White" de Brett Easton Ellis, que décidément il faut lire, l'auteur utilise plusieurs fois une expression de son invention pour désigner les fameux "millenials", (ou "milléniaux" en frangliche), la génération des jeunes actuels, la "génération" Y ou Z je ne sais plus trop la lettre, soit statistiquement entre l'adolescence et le début de la maturité supposée, au moins physiologique. Le terme pourrait être utilisé à mon avis également pour la grande majorité des adultes.

     

    C'est la génération de l'affect roi, de la réaction mièvre, de la sensiblerie toute puissante. Tout en méprisant les personnalités bienveillantes assimilées à des débiles, on oppose au contradicteur, à celui qui refuse la standardisation d'être méchant, un grand méchant. On pleurniche en cœur, on se tient par la main en sanglotant, on se fait des câlins en groupe. D'aucuns se forcent même à rigoler de concert, le rire étant alors vu comme une sorte de gymnastique. On rigole alors sur rien, on s'amuse du rien, de l'anecdotique...

     

    La plupart des "grandes personnes" ne veulent pas grandir, ne veulent pas changer et progresser. Ils aimeraient demeurer éternellement prisonniers de leur adolescence, de leurs goûts d'adolescents, que des choses mignonnes à les entendre. Le mignon devient fondamental. Le mignon et non la beauté, trop élitiste, trop adulte.

     

    Les critères de beauté actuels sont en définitive de ressembler à un adolescent, ou une adolescente, post-pubère, si possible anorexique et le plus androgyne, un individu indifférencié, noyé dans la masse, s'habillant, mangeant, parlant, écoutant, regardant, se conduisant comme on lui dit de faire pour conserver sa tranquillité d'esprit.

    La société libérale-libertaire refuse l'âge mûr, l'âge des cheveux blancs. La vieillesse lui fait horreur. Elle va contre la représentation flatteuse de son "moi" que le citoyen-consommateur se fait de lui et qu'il répand à qui mieux mieux en toute inconscience sur les réseaux sociaux.

     

    Cette génération ne sait pas quoi répondre aux accidents de la vie, à la douleur, à la tragédie, toutes choses qui la gêne, la dérange terriblement. Elle ignore un comportement adéquat face à la pauvreté, au dénuement. Et elle ne sait pas se défendre. Elle préfère la fuite. Courage fuyons pourrait être sa devise...

    Face à l'intégrisme religieux, face à la violence, elle ne sait pas se défendre. Elle ne sait pas répondre aux injures encore moins à la haine. Et curieusement, la plupart des "milléniaux" sont fascinés dans le même temps par les personnes sans surmoi, à la brutalité primaire.

    Des gosses se voyant comme "non cisgenrés" et "inclusif", ayant bien intégré le néo-féminisme, se rêvent en mâles alpha, en mâles tout court qu'ils ne sont plus censés être. Parfois, de manière rarissime, l'un d'eux se "lâche", tirant sur la foule ou commettant des horreurs ainsi qu'au quatrième niveau du dernier jeu vidéo en réseau...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand

     

    Amaury - Grandgil

     

    image empruntée ici

  • Nick C., l'arbre qui cache la forêt

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    On ne mettra pas de photos du rappeur incriminé dans ce texte, et on n'écrira pas son nom en entier afin de ne pas lui faire de la pub, car parler de lui même en mal équivaudrait à lui en faire encore...(illustration du premier procès dudit rappeur empruntée ici)

     

    conrad.jpgLa gauche morale n'aime pas le réel, pour elle il est « nauséabond », il rappelle les z-heures les plus sombres de notre histoire, c'est un discours « méchant », « agressif », un « discours de haine », tous reproches qui seront faits à ce texte, je n'ai aucun doute là-dessus. Bien entendu les représentants de la « gauche morale » se gardent bien de mettre les pieds dans les « quartiers sensibles », ils ne sont pas complètement dingues. Les français vivant dans ces endroits se doivent de tout subir, à cause du masochisme mémoriel constant qu'on leur impose depuis des décennies. Et gare s'ils votent Rassemblement National, on les qualifie alors de « franchouillards » ou de « ploucs » voire pire encore...

     

    Car la gauche morale n'aime le peuple que « divers »...

     

    Nick C., ce rappeur tellement courageux qui pensait cracher sa haine de la France pour se faire de l'argent sur le dos des « babtous » (blancs en argot africain) fragiles en sera pour ses frais. Il est clair et net quand même que les gens en ont marre, marre de la détestation des français sans cesse crachée au visage par des populations pourtant largement aidée, subventionnée, portée par la redistribution. Le rappeur vengeur, courageux mais pas téméraire, a fini par porter plainte pour injures devant la justice de ce pays qu'il veut « baiser » je cite ses vers d'une telle délicatesse (sic).

     

    Curieusement défendue par une jeune femme qui a bien appris son bréviaire bien-pensant, il invoque maintenant le second degré et l'ironie, bien sûûûr ! Et la provocation évidemment, bien sûûûr là encore ! L'imbécile se fait étriller et ne sait que répondre que ses contradicteurs sont racistes, forcément. Le pauvret ne voulait que défendre des pauvres africains immigrés en France à qui l'accès à la culture serait fermée ou celui à la réussite sociale par la faute des méchants français xénophobes.

     

    Car en plus, il nous prend pour des imbéciles, pensant que la culpabilisation va encore fonctionner. Il faut dire à sa décharge que certains « idiots utiles » (voir à ce lien) parlent pour le défendre de Brassens, Gainsbourg et d'autres, la seule différence étant que eux avaient du talent . Le bougre de rappeur de mes deux n'en est pas à son premier « coup d'éclat », il avait déjà été condamnée « lourdement » (re-sic) par une justice bien clémente à 5000 euros d'amende avec sursis. On songe là à tous les « gilets jaunes » dont la vie a été foutue en l'air par une garde à vue pour des broutilles autrement moins graves.

     

    Ce n'est hélas pas le seul tant s'en faut à tenir ce genre de discours dorénavant insupportable. On l'entend tous les jours à jet continu en banlieue, dans les « quartiers », les administrations, les magasins, dans les transports. Il justifie tout, les pires incivilités, les pires violences, les menteries, la connerie fanatisée, des trafics en tout genre :

     

    Un prof qui ose dire que des élèves d'origine africaine sont juste un peu fainéants et que c'est pour ça qu'ils ont de mauvaises notes, un chauffeur de bus qui réclame le paiement d'un titre de transport, une personne de la caisse d'allocations familiales qui demande un dossier en bon ordre, un policier, un politique qui veut mettre bon ordre à un commerce souterrain dans son quartier, son arrondissement, sa circonscription, une jolie femme qui refuse de se faire « draguer » lourdement par des demies-brutes etc...

     

    Tous racistes forcément.

    Ce qui est raciste d'ailleurs, et vraiment pour le fait là-dedans, c'est surtout de croire que les populations d'origine étrangère en France seraient donc incapables d'avoir des devoirs civiques comme tous les autres français dans ce pays.

    L'auteur de ces lignes se rappelle de son année passée à Élancourt à raccompagner le soir à la gare des collègues féminines qui curieusement d'ailleurs excusaient encore un comportement intolérable dés le départ. Il n'a pas compté les innombrables insultes nettement racistes dans les faits entendues depuis des années et des années dans les cours d'école et les salles de classe, des insultes jamais reprises, jamais sanctionnées, des insultes également homophobes et antisémites sans aucuns scrupules.

     

    Certains tolèrent tout ça, laissent faire, les bourgeois pédagogues, les complices de la violence, la vraie, les lâches en fait, des lâches d'une lâcheté abominable ne méritant que le mépris le plus absolu.

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand

     

    Amaury - Grandgil

  • Prof et de droite

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    prof2.jpg
     
     
    Quelqu'un me disait il y a peu qu'en fait en France il n'y a pas réellement de Droite, juste une gauche molle, centriste, une gauche sociétale et une gauche concrètement révolutionnaire, ce qui n'est pas faux, la droite étant assimilée depuis 1945 ce qui historiquement est faux à la collaboration.
     
    Que cette gauche "marais" un rien fangeux domine tous les débats arbitrairement depuis, distribuant les bons et mauvais points...
    Bien entendu ce marais 'est largement représenté chez les profs...
     
    Je suis prof et de droite, et d''éducation catholique, et dans le public. Je cumule...
    Les opinions que j'ai, sur la morale, le civisme, la citoyenneté, se transcrivent tangiblement dans ma perception du rôle d'un enseignant. Ce qui fait que je suis bien entendu considéré depuis 27 ans que je suis dans l'Educ nat comme réac, facho, j'en passe et des pires...
     
    Si cela s'arrêtait au débat d'idées, ce ne serait pas grave mais il y a toujours un collègue qui fait du zèle et qui en parle à la direction ou l'administration ce qui me vaut de me retrouver régulièrement suspecté de diverses intentions perfides envers la démocratie, de par des lettres anonymes envoyées à ma hiérarchie.
     
    Je ne suis pas pourtant pas le seul prof de droite statistiquement parlant, mais le simple fait d'affirmer son indépendance d''esprit fait que l'on est irrémédiablement ostracisé. En salle des profs, ça chuchote, ça murmure me prêtant divers engagement obscurs. Je m'étais dit qu'à Paris je ne subirai plus ça, que l'ouverture y serait supérieure, ce qui était faux archi faux.
     
    C'est pire.
    Le politiquement correct et l'idéologie bien-pensante y sont très durement représentés...
     
    Car dans l'EN si on peut être LGBTQ+ militant, communautariste, ou d’extrême gauche on a pas le droit d'être de droite, tout simplement, ce qui ne va pas s'arranger avec la fameuse école dite de la confiance de Blanquer où là il ne vaudrait mieux pas être autre chose que libéral libertaire.
     
    Sic Transit Gloria Mundi, Amen
     
    Amaury - Grandgil
     

  • Benalla heureux et soulagé ? Et le peuple ?

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    benalla.jpgCe qui stupéfie dans l'affaire Benalla et ses multiples rebondissements c'est qu'il y a de quoi mettre le peuple normalement très en colère, beaucoup plus qu'il ne l'est. Elle montre que l'oligarchie au pouvoir méprise copieusement la nation, qu'elle dédaigne les lois sans scrupules, les règles les plus élémentaires de la démocratie. Il y a de quoi aller chercher toutes ces belles dames et ces beaux messieurs dans leurs bureaux dorés, il y a de quoi se révolter. Mais dans l'histoire, tout le monde, y compris les « gilets jaunes » demeurent d'une timidité que je trouve absolument effarante. Je pense également à toutes ces dénégations maladroites face aux accusations de fââchiisme, face à cette stratégie pourtant grossière de fascisation des contradicteurs.

     

    Qu'est-ce qu'on attend nous le peuple pour se mettre vraiment en rogne ?

    Ce n'était que des échauffements toutes ces manifestations le samedi, rassurez moi ?

     

    Parmi les groupes de « gilets jaunes » sur les réseaux dits sociaux, on s'indigne, on s'étonne avec dépit, on se scandalise de la libération des deux nervis de Macron comme si l'on pensait qu'ils n'allaient pas quitter leurs cellules, on découvre visiblement que le droit s'applique différemment « que vous soyez puissant ou misérable ». Quelle découverte en effet ! Et là encore, vous attendez quoi de plus pour montrer à l'oligarchie et aux bourgeois pédagogues à qui appartient vraiment le pouvoir dans une démocratie ? Il vous faut quoi pour vous rebeller contre cette collusion des pseudo élites, contre cette comédie farce qui se joue sous vos yeux ? Car ce n'est que cela, et en plus elle est très mal jouée.

     

    Alexandre Benalla et Vincent Crasse sont sortis de taule. Le premier a dit qu'il était « heureux et soulagé » (voir à ce lien) aux journalistes pas du tout serviles c'est évident qui l'attendaient à la sortie de la Santé. Tu ne vas pas me dire ami lecteur que ça t'étonne ? L'ancien garde du corps a des dossiers sur tous les petits secrets honteux de ses anciens patrons, toutes ces petites saloperies intimes, ces habitudes douteuses, toutes les petites saletés qu'ils pensent bien cachées, bien camouflées, le deuxième aussi doit en savoir long sur ces messieurs-dames du nouveau monde se prenant tellement au sérieux.

     

    Et sont finalement très ancien monde, juste des nantis qui tiennent à profiter encore longtemps de leurs prébendes payés par vous, amis lecteurs. Et par moi, par nos impôts, ainsi que toute la cohorte de larbins prêts à ramasser toutes les miettes qui tombent des bonnes tables.

     

    Bizarrement depuis quelques temps, ils ne se souvenaient plus l'avoir croisé quelque part. Une sorte d'amnésie politique antérétrograde étrange, de vrais poissons rouges ces notables « en Marche » (comme chacun sait le poisson rouge a une mémoire de très courte durée ainsi il ne s'emmerde jamais en tournant en rond dans son bocal).

     

    Il est permis de penser, enfin je ne sais pas, je ne demande pas la permission je ne vais pas m'en priver, que ces quelques jours en prison était une sorte d'avertissement le concernant et qu'il a donné des gages pour garder motus et bouche cousue, au moins tant que ça l'arrange. On peut se poser des questions sur les contrats russes qu'il a signé avec son comparse (voir ici). Finalement, Benalla ne travaille-t-il pas pour Poutine finalement ? Il y a des bruits qui font de lui un agent marocain également (voir source). Pourquoi n'aurait-il pas mangé à tous les râteliers ? Tant que la cantine est bonne et le salaire mirobolant pourquoi se gênerait-il ? Et ils fascinent tous ces premiers de la classe, tous ces fils de famille tellement sages tellement dociles. On note souvent chez les « héritiers » cette appétence pour fréquenter des voyous des « affranchis » comme pour compenser d'avoir été si raisonnable, comme si également toute cette bonne éducation, ce phrasé délicat n'étaient que du vernis qui se craquelle vite.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • J'aime plus Paris

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    Paris, société, France, politique, amaury watremezJ'ai eu un regard critique sur toute nostalgie quand j'ai emmené une personne qui m'est proche voire « Amélie Poulain » croyant au début lui faire plaisir, voulant parler avec elle de Paris. Celle-ci qui y avait vécu n'a pas aimé du tout cette vision bien gentillette de la capitale. Elle m'a parlé de l'odeur de chou cramé dans les escaliers, des mains baladeuses des pervers, des clodos qui dormaient dans les coins, qui puaient la vinasse. Le passé n'avait rien de paradisiaque et encore moins d’idyllique. Et dans la réalité Amélie Poulain serait sous neuroleptiques voire enfermée depuis longtemps.

     

    J'aime bien Paris mais le Paris que j'aimais a presque complètement disparu. Je sais le faire revivre par l'imagination, par la rêverie mais il n'est plus de ce monde depuis bien longtemps. Il est devenu une ville-musée, un repaire de clichés pour touristes étrangers qui voient des vendeurs de ballons à béret basque partout et pour qui Paris est la ville de « l'amûûr toujours l'amûûr ». Le français est un petit gros à moustache qui sait se débrouiller pendant les guerres mondiales, et il protège les couples illégitimes mais sorti de là finalement on ne sait pas grand chose. La vision de Paris et la France se réduit comme peau de chagrin, il faut dire que les parisiens qui demeurent n'aident pas beaucoup à l'enrichir.

     

    C'est aussi une ville de riches, de riches qui ont ripoliné les façades, ont cru, parfois sincèrement, les garder dans leur jus, alors qu'ils n'en ont rien à faire. Derrière les devantures « à l'ancienne », « comme avant », ils « revisitent » la pâtisserie, la cuisine, les vins, les fromages, tout ce qui se boit et se mange. Revisiter revient pour eux à redécouvrir l'eau tiède. Il paraît par exemple que pour réussir de bons gâteaux il faut de bons ingrédients : sans blague ? Il paraît que pour un vin soit bon il ne doit pas être trop trafiqué...

     

    ...On s'en doutait à peine.

     

    Ils revisitent la décoration et la mode et semblent penser qu'en s'habillant mal ils camoufleront leurs privilèges matériels, qu'en n'ayant plus l'air de privilégiés, ils n'en sont plus, que leur statut ne serait qu'une affaire de sentiments. Mais un riche qui n'a pas le sentiment d'être aisé, qu'il en ait le sentiment ou pas en est un. Ils vit une situation objective. Depuis quelques années tous les bourgeois pédagogues parisiens pouvaient rêver laisser croire qu'ils avaient pour beaucoup des convictions de gauche. Ils ne croisaient comme « pauvres » que ceux qu'ils avaient choisi, issus de l'immigration.

     

    C'était plus flatteur pour leur image...

     

    Bien entendu, ils ne vont pas jusqu'à habiter dans les quartiers où ils ont « leurs » pauvres, ils ne sont pas fous. Ils aiment bien le multiculturalisme mais de loin. Donnant de temps en temps une piècette dans le métro, cotisant à l'une ou l'autre association, achetant des produits dits « équitables », ils pouvaient s'imaginer tellement proches des petites gens ». Mais c'était un leurre, les pauvres ça se plaint tout le temps, parfois même quand on leur coupe l'eau, ça sent mauvais dans le bus ou dans le métro...

     

    Les nantis s'approprient dorénavant tout ce qui faisait la culture, le mode de vie des milieux populaires qui habitaient aussi la capitale auparavant, tous relégués en banlieue, voire beaucoup plus loin en ceinture péri-urbaine dans de grands lotissements de pavillons certes plus riants que des grands ensembles construits en copiant les formes de boîtes de « Corned beef » retournées. Il leur est intimé de surtout être encore ravis de ce qu'on leur laisse. Il leur est interdit de se rebeller, de protester, sinon ils passeront pour de sales ingrats, des jaloux de la « réussite » des bourgeois pédagogues profitant surtout de leurs réseaux, de leur famille, de leur magot amassé auparavant.

     

    Il est strictement impossible pour un salarié précaire d'habiter Paris ou ne serait-ce que sa proche banlieue.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici

  • L'éléphant dans le magasin de porcelaine

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    elephant-thumb.jpgQuand on est le nez plongé dans son malheur, dans sa tristesse, c'est comme un écran posé devant ses yeux, on ne voit pas clairement les choses, on n'est pas très lucide. Ce qui nous rend triste, ce qui nous fait de la peine est tout le temps présent, étendant une ombre sans pitié au-dessus de nous. Elle recouvre tout, modifie tout ce que nous voyons autour de nous. Ce n'est pas une accusation, juste un constat. Ce n'est pas un jugement globalisant et généralisant puisque ici en plus je parle de ma propre expérience et exclusivement d'elle :

     

    J'avais une petite vie tranquille. Elle n'était pas forcément très heureuse ni très drôle mais avec ses petites routines, ses petits plaisirs tristes dont surtout 2.0 je la menais malgré tout, pas d'accrocs, pas d'aspérités. J'étais tout le temps ou presque sur Facebook à dialoguer sur divers sujets, ce qui n'est pas forcément inintéressant, à échanger, à dragouiller aussi mais sans désir réel que cela aille plus loin, juste pour le petit frisson en somme. Les après-midi de libres, quand je ne m'étourdissais pas dans le travail et formations annexes, je les passais en terrasse devant un verre, toujours seul, à une ou deux exceptions.

     

    Ce qui m'allait très bien même si cela devenait à la longue une habitude préoccupante. La solitude était mon mode de fonctionnement. Je m'étais construit un bunker tout autour de moi, une solide carapace, mais je ne vivais plus vraiment, sans m'en apercevoir. Ce que je m'acharnais à faire, à prouver n'avait guère de sens puisque je cherchais de la reconnaissance de personnes ne pouvant ou ne voulant m'en donner. De temps en temps je rêvais à d'autres possibilités qui pour moi étaient désormais derrière moi car j'étais maintenant trop vieux. J'aurais bien aimé ceci ou cela quand j'étais plus jeune me disais-je, mais je ne l'étais plus...

     

    Et puis je me suis épanoui, j'ai trouvé le bonheur. Le bonheur c'est un éléphant dans un magasin de porcelaine, il renverse forcément deux ou trois tasses que l'on avait soigneusement rangées par ordre, taille et couleurs sur des étagères. On les regardait tous les soirs c'était rassurant, moi c'était mes livres mon magasin de porcelaine. Ils étaient là, présence calmante, seulement pour moi. De temps en temps, j'en prenais un, j'en éprouvais la matière, je tournais les pages, en lisais quelques lignes. Mais je n'en parlais vraiment que de temps en temps sur un site ou un autre et cela commençait à me peser.

     

    J'ai ramassé les deux ou trois morceaux dans le magasin de porcelaine, je ne l'ai pas fermé, je l'ai même redécoré. Il est plus gai, plus joyeux. Les clients ont plus envie de venir, de bavarder, d'entrer. Mais ce n'est pas pour autant que n'importe qui pourra entrer. Mon éléphant personnel en effet sélectionne à l'entrée...

     

    ...Soyez aimable avec lui !

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury – Grandgil

    image empruntée ici

  • Des exploits d'un jeune Don Juan à la maturité

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    amour, affection, amour toujours, amaury watremez

    Bien entendu cet article n'ira pas sur Agoravox...

     

    Quand j'étais un petit garçon aux grands yeux innocents et à la peau duvetée (et e) et que j'ai commencé à m'intéresser aux filles, je croyais sincèrement que tous les exploits sexuels dignes des « exploits d'un jeune Don Juan » ou des « onze-mille Verges » que me racontaient certains de mes camarades étaient forcément vrais. Je ne comprenais pas que l'on puisse mentir là-dessus, cela m'échappait, pourquoi mentir sur ces choses-là ? Car en plus le mensonge se verrait rapidement ensuite ? Et la plupart était sans doute toujours vierges quand il me parlait de tout cela. C'était finalement humain et maintenant je trouve ça émouvant d'un certain point de vue.

     

    C'est une façon de dédramatiser « la » chose que de s'inventer toute une vie de grand séducteur en herbe.

     

    En grandissant, j'en ai développé des timidités, des blocages, voire quelques inhibitions. Comment se faisait-il que moi je ne vive pas ces agapes et délices sardanapalesques ? Je ne devais pas être normal me disais-je. Et grandissant, j'ai vu aussi des camarades se mettre en couple et, ou faire l'amour ensemble sans pourtant ressentir de sentiments les uns pour les autres, à peine un genre de contrat d'intérêts en quelque sorte. « On couche ensemble » et comme ça on souscrit au paradigme social du couple, voire on a des enfants pour parachever le tout...

     

    ...Même si l'on n'y croit pas tellement on passe quand même devant monsieur le curé, après tout ça fait une belle fête et de jolies images à la sortie de l'église. Après tout pourquoi s'en priver ?

     

    Ce n'était pas vraiment ma perception de l'amour, et je pensais bien à tort que si je ne vivais pas ainsi c'est que là encore j'avais un problème. Même là-dessus je ne suis pas exactement de mon époque. Je ne suis pas pour autant un moralisateur. Je n'ai jamais compris certains croyants là-dessus, si le corps est une création divine, il est beau en soi, dans son ensemble, pourquoi vouloir absolument le réduire à une possibilité de damnation ? D'oubli du Bien ? Au fond faire l'amour est aussi une forme de louange de deux personnes qui s'aiment au créateur ?

     

    J'ai eu des aventures plus ou moins poussées, des amitiés amoureuses dangereuses, j'étais même amoureux d'être amoureux. Je ne suis pas le seul. Et bien souvent hélas je ne savais pas voir les personnes qui m'ont aimé sans que je ne le comprenne, à côté de moi, sous mon nez. Une jolie femme se retournant sur moi, me souriant, cela ne pouvait être qu'une erreur ou alors elle était myope. Beaucoup de timidité accumulée, et aussi le fait que j'étais parfaitement incapable de simuler le moindre désir avec quelqu'un avec qui je m'apercevais que je ne ressentais rien.

     

    Et puis je me suis rappelé de la devise de Yourcenar :

     

    « Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent »

     

    Elle me va très bien encore maintenant.

     

    Sic Transit Gloria Mulndi, Amend

     

    Amaury – Grandgil

     

    photo de l'auteur copyright l'auteur

  • Le petit Nicolas entre au collège

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    Il y a longtemps que je n'ai produit ce genre de petit hommage au personnage de Sempé et Goscinny, ça me manquait.

     

    Le_petit_Nicolas+%282%29.jpgCe matin, après mon petit déjeuner (du chocolat et un croissant drôlement bon que Maman avait acheté pour moi) Maman a voulu remettre ma mèche qui remonte tout le temps sur mes cheveux et a retiré sa main au dernier moment en disant que j'étais un grand maintenant. Papa de toutes façons est venu juste après et m'a ébouriffé les cheveux que j'avais essayé de coiffer juste avant pendant dix minutes. Alceste, mon copain qui est très gros je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de lui, est venu me chercher à la porte. Il a dit bonjour madame à Maman et a serré la main de Papa comme un monsieur.

     

    Et puis il a accepté le croissant avec un peu de confiture que Maman lui a donné. Et nous sommes partis. J'avais une petite boule à la gorge mais je n'osais pas le dire à Alceste qui mangeait nerveusement son deuxième croissant, celui qu'il a de secours dans son cartable.

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  • Desproges et ses héritiers

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    Pierre Desproges, société, radio, télévision, politique, irrévérence, amaury watremezComme beaucoup de quadragénaires maintenant bedonnants après avoir été d'une beauté affolante dans leur jeunesse et perdant leur magnifique chevelure auparavant aussi épaisse qu'un champ de blé scandinave (je m'arrête là dans la description, ça m'excite), j'ai découvert Desproges à la radio dans les années 80 à l'heure du repas. Je me dépêchai de rentrer du collège pour écouter "les flagrants délires" de 1981 à 1983 et surtout le plus intéressant, le réquisitoire de Desproges et la plaidoirie de l'avocat le plus "bas d'Inter", à savoir Luis Rego.

     

    Il fallait auparavant écouter les bavardages du Raminagrobis en chef à savoir Claude Villers, certes pas toujours désagréable et le plus souvent tout aussi insolent voire irrévérent que son avocat et son procureur.

     

    Quand j'avais cours pile à ce moment là, c'était une vraie frustration. Desproges était présent à la radio et la télé depuis "le Petit Rapporteur" et les "Aventures du professeur Corbiniou" pendant Casimir. Il faut bien vivre. De temps en temps on l'apercevait aux côtés de le Luron, en particulier en intervieweur obséquieux avec Giscard au coin du feu. Plus tard, il se fâcha avec Villers et le Luron, eut une petite traversée du désert et ne revint qu'en 1986 avec "les Chroniques de la Haine ordinaire" qui était devant un public également, un peu plus restreint.

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  • Karnaval

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    carnaval de dunkerque,société,carnaval,humour,politique,amaury watremezLa tradition du Carnaval, du Charivari, du Tohu bohu, remonte au Moyen Age. C'était une période où tout était inversé, les rapports entre les hommes, les femmes, les rapports de pouvoir, les riches laissaient entrer les mendiants, les prêtres étaient raillés, le blanc devenait le noir et inversement. C'était un joyeux bazar. Il y a encore quelques années les adolescents, les écoliers se déguisaient et défilaient en ville arrosant généreusement les bourgeois qu'ils croisaient, qui n'osaient pas répliquer quoi que ce soit ou en appeler aux forces de l'ordre.

     

    Votre serviteur, mézigue l'auteur de ces lignes, l'a fait quand il était lycéen, il adorait ces journées où l'indocilité devenait la norme pour une fois...

     

    Depuis quelques temps, cette joyeuse coutume s'est plus ou moins perdue au profit de Halloween, en partie, car même dans ce dernier cas on ne se déguise plus tellement pour s'amuser au XXIème siècle. Et l'on pourrait croire aussi que le goût de l'irrévérence a été abandonné en route.L'époque actuelle serait même on ne peut plus révérencieuse, s’aplatissant devant ceux ne le méritant aucunement. Les nantis, les donneurs de leçon ayant sans doute des problèmes de foie, les bourgeois pédagogues ont donc repris du poil de la bête. Ils se pensent vainqueurs...

     

    Et n'importe quel imbécile par le miracle technique des réseaux sociaux de réclamer le respect qu'il estime indispensable pour ses raisonnements abscons (on le comprend, au fond il sait très bien qu'il est stupide), et de judiciariser ou menacer de le faire dés qu'il ne l'obtient pas, de faire planer sur tout et n'importe quoi leur pénible esprit de sérieux...

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  • Hommage à la Catalogne

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    Avec le titre, je rappelle aux lecteurs ayant subi plusieurs réformes de l'enseignement des Lettres que je fais mon intéressant avec une petite allusion à un livre de Georges Orwell..

     

    Ces derniers temps il a beaucoup été question de la Catalogne dans les médias français suite aux deux référendums sur l'indépendance de cette province espagnole. Comme d'habitude on a entendu beaucoup de sottises proférées par nos spécialistes distingués et grands esprits assermentés. Les catalans ne voudraient pas partager leurs richesses, les catalans à l'inverse devraient être indépendants du fait du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes alors qu'au fond, personne ne sait très bien de quoi il est question quand on évoque cette question, à savoir un « pan-catalonisme » qui ressusciterait en quelque sorte le vieux royaume d'Aragon. Mais les autres régions que les indépendantistes catalans voudraient rattacher à cette grande Catalogne ne sont évidemment pas d'accord du tout...

     

    Pour les catalans ne désirant pas l'indépendance cela ne signifie pas pour autant de renoncer à une identité très forte et aimée, et profondément enracinée. Le visiteur attentif est également heureusement surpris de cette connaissance intime que tous paraisse avoir de leurs grands hommes, de leur histoire commune.

     

    rambblas.JPGCependant, quand un français se rend dans un pays du Sud de l'Europe, il aura souvent tendance à faire preuve d'un peu de condescendance consciente ou non. Au Sud, il fait beau tout le temps, on boit frais à l'ombre des parasols et on mange pleins de plats épicés en s'en mettant plein les doigts. On a envie de faire l'amour tranquillement avec la bruit de la mer en fond sonore. Les femmes y sont belles et court vêtues, et faciles. Au Sud, pour un français se sentant quand même supérieur, on travaille quand on a le temps et on fait la sieste dés que l'on peut car on y serait un peu fainéant. La chaleur rend languide et un peu apathique, et il y a toutes ces maison couleur pastel qui sont autant de cartes postales...

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  • Ils sont pas méchants ils veulent jouer

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    politique, société, cités sensibles, ZEP? France, saint sylvestre, nuit, amaury watremez

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    1031 voitures incendiées en France la nuit du Nouvel An (voir à ce lien). Tout le monde a l'air de trouver ça normal, de ne pas s'en formaliser. « C'est comme ça que voulez-vous... ». On attend juste le chiffre le matin du 1er janvier. Le pire là-dedans est que ce sont des personnes aussi précaires socialement que les incendiaires qui en sont victimes. 1031 est le chiffre que le ministère avoue, on peut donc penser que c'est plus...

     

    Mais ce n'est pas bien grave pour nos responsables et journalistes graves et compassés et progressistes distingués, ces jeunes ils sont pas méchants, ils veulent jouer....

     

    Une jeune policière a été lynchée à Champigny alors qu'intervenant dans une cité sensible. Elle a été frappée à terre de nombreux coups (à terre précisons le encore une fois, voir à ce lien). C'est de la barbarie, ni plus, ni moins. Il n'y a aucune excuse à un tel déchainement de violence aussi lâche. Il n'y a pas de circonvolutions de langage à avoir, il serait temps d'être clair. Et aussi contre tous les salopards s'en réjouissant sur les réseaux sociaux...

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  • Rire de la tragédie

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    à propos de « la Comédie à l'italienne » de Enrico Giacovelli paru chez Gremese

     

    (un extrait de "mes chers amis" et la bande annonce américaine de "le Pigeon"' en illustrations)

     

    cinéma, italie, société, dérision, amaury watremezDans le cinéma italien, il y a la grosse comédie bien lourdaude, bien grotesque qui au moins avait le mérite de n'avoir aucune prétention. Les italiens l'appelaient « italiote ». Et il y a eu des années 60 aux années 80 un âge d'or de la comédie plus grave, plus mature aussi. Il vint après les films « téléphones blancs » des années fascistes, se déroulant tous dans des environnements de rêve le plus irréalistes possibles, après les pitreries des comiques plus traditionnels des années 30 et découle en grande partie du néo-réalisme rose, ces films évoquant la pauvreté mais idéalisée, sans jamais montrer les ravages qu'elle implique.

     

    Dans ces comédies à l'italienne dans ces grandes années on riait de choses sérieuses, du tragique et de l'absurde de l'existence. On y moquait la bêtise du mode de vie née dans ces tristes années consistant à consommer tout ce qui passe à portée de la main, choses et êtres. Certains réalisateurs utilisaient pour cela le genre du film à sketchs, donnant à la nouvelle une gloire cinématographique s'inspirant d'auteurs contemporains tel Dino Buzzati ou Italo Calvino.

     

    Ce genre de films ne prenait pas le spectateur pour un demeuré, on le croyait capable de réfléchir par lui-même. Illusion bien entendu. L'homme moderne adore qu'on réfléchisse à sa place.

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  • Appel à l'esprit de révolte

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    Bernanos écrivait cela il y a plus de 70 ans, c'est encore d'une actualité brûlante.
     
    Mais on l'écoute quand le "grand d'Espagne" ?
     
    politique, bernanos, société, foi, amaury watremez« J’en appelle à l’Esprit de révolte, non par une haine irréfléchie, aveugle, contre le conformisme, mais parce que j’aime encore mieux voir le monde risquer son âme que la renier. » Georges Bernanos (in Lettre aux Anglais, p. 197)
     
    Nous nous réveillons quand ?
     
    « On comprendra trop tard alors que les régimes totalitaires n’avaient fait que parcourir en peu d’années le même chemin que les démocraties réalistes et matérialistes devaient parcourir en un siècle ou deux. » Georges Bernanos (in Lettre aux Anglais, p. 209)

  • Les pieds nickelés de l'ultra-droite

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    Ah la belle anecdote tombant à pic que voici !

    politique, société, ultra droite, amaury watremezQuelques pieds nickelés et gamins paumés issus de la « France périphérique », cette France rurale abandonnée par les arbitres des élégances politiques, ont joué les types dangereux sur les réseaux dits sociaux. Multipliant les provocations maladroites et violemment exprimées ils se sont pris pour les défenseurs virtuels de l'Occident. Comme tous les groupuscules de droite de la droite ils sont noyautés au dernier degré par la police et sont inoffensifs. Et les voilà accusés d'être des boutures de terroristes par la police...

     

    L'occasion est trop belle. Et là curieusement les journalistes, les bourgeois pédagogues, les donneurs de leçons de morale ne se privent pas de pratiquer l'amalgame à haute dose et le stigmatisation, comme ils disent (voir à ce lien). Là, curieusement, c'est permis. Personne ne parle de malades psy, de « loups solitaires », encore moins de « déséquilibrés » qui s'est radicalisé tout seul dans son coin. Non, dans ce cas précis, cela rappelle bien les heures les plus sombres de notre histoire, les ordres noirs et Vichy.

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  • Secte Appeal - chez les marcheurs

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    enmarche.jpg

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    Dimanche, durant les journées du patrimoine, je suis allé jeter un coup d'œil au nouveau siège de "En Marche" de Macron (voir à ce lien). Drôle d'idée, je sais, mais la curiosité l'a emportée. Il m'a fortement rappelé celui de la scientologie dans lequel j'avais été entraîné un soir d'errance alcoolisée avec des camarades de fac (nous nous étions vite désenglués), et les militants présents des adeptes de la secte.

    Même comportement, sourire pseudo rayonnant sculpté sur le visage, bonne humeur artificielle, même certitude absolue que le gourou est le sauveur du pays, même appétence pour une "positive attitude" décérébrée....

     

    Même adulation dégoulinante de bons sentiments sans aucun recul ni réflexion personnelle, elle en est presque religieuse....

     

    Et même look pseudo-moderne ostentatoire :

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  • Histoires de couple

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    couple, sexe, société, littérature, femmes, hommes, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Il est toujours délicat pour un célibataire de parler de couple. Beaucoup plus que pour une célibataire, surtout si celle-ci est séduisante. De nombreux hommes se sentiront obligés de la « rassurer » non sans arrière-pensées. On le soupçonnera lui le vieux garçon de jalousie, d'aigreur et d'amertume s'il exprime quoi que ce soit de caustique sur la question.

     

    Ce qui bien sûr ne m'arrêtera pas.

     

    Il est des auteurs comme Jacques Chardonne qui en plus en ont beaucoup mieux parlé que moi. Le couple est une idée neuve en France, enfin un couple bâti sur une relation amoureuse. Auparavant, on se mariait par intérêt de famille, par devoir, et c'était souvent les parents qui choisissaient. Les futurs mari et femme n'en discutaient même pas. Quand ces arrangements étaient faits avec bon sens, que les futurs époux se connaissaient, se fréquentaient déjà cela donnait des couples solides.

     

    Parfois, lors du « devoir conjugal » la femme fermait les yeux et pensait à la France.

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  • La dette ! La dette !

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    dette.jpegAussi sur Agoravox

     

    Il s'agitent tous sur leur siège, ils gesticulent ridiculement, faisant de petits sauts de cabri, levant le petit doigt pour faire la leçon en criant « La dette ! La dette ! » pour paraphraser quelqu'un (voir vidéo ci-dessous). Il faut la rembourser, nous rappellent-ils, il faut diminuer absolument les dépenses publiques clament-ils. Pour d'autres il conviendrait de l'aggraver un peu plus, ce que la plupart des gouvernements de droite comme de gauche font depuis des décennies. Ils dilapident pourtant tous l'argent public. Ils récompensent les copains, et les copines. Ils remercient leurs militants, leurs électeurs en subventionnant l'un ou l'autre.

     

    Ils pratiquent le clientélisme à très haute dose, à tous les niveaux. Ils offrent un travail à tous ceux qui sont prêts à ployer l'échine devant eux. Au bout d'un moment, cela a fini par se voir, comme le nez au milieu de la figure et les bureaux des administrations locales n'étant pas extensibles, leur surpeuplement devenait trop flagrant...

     

    Et ensuite ils osent encore pleurnicher sur le budget et les finances publiques, leur déficit, plastronner comme raisonnables et réalistes, eux (voir à ce lien se voulant sans doute pédagogique)....

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  • Marlène, Najat, Sibeth et Anne

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    marlène schiappa, sibeth ndiaye, anne hidalgo, emmanuel macron, société, politique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Ce sont des femmes d'une trentaine d'années pour la plupart, des ambitieuses. On les trouve dorénavant à tous les niveaux au plus haut sommet de l’État et dans toutes les administrations à divers degrés. Elles ne se sont pas particulièrement distinguées la plupart du temps par des facultés intellectuelles exceptionnelles ou des compétences flagrantes, n'ont pas un parcours scolaire exemplaire. Elles ont cependant un énorme avantage sur les autres. Elles savent très bien comment fonctionnent les rouages du pouvoir, les réseaux, comment les utiliser à leur avantage, comment s'en servir pour leur ascension. Elles ont su également utiliser à leur avantage ce qui était à première vue de grandes faiblesses :

     

    Elles sont françaises de deuxième ou troisième génération venant des « quartiers », issues parfois de la « diversité » selon l'hypocrite appellation...

     

    Elles mettent en avant leur qualité de femmes, montant leur réussite en épingle.

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  • L'oubli crucial des nationalistes

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    ...quand ils parlent de la France.

     

    politique, société, réacs, christianisme, religions, France, amaury watremezA droite, et dans la sphère nationaliste, particulièrement la fameuse « fachosphère » ou « réacosphère » dans laquelle votre serviteur a été très souvent relégué (ce dont je me fiche complètement), on déplore la perte des valeurs, de la morale commune et individuelle, des idéaux. Mais on s'arrête là. Les nationalistes, cette droite bien de droite et non libérale libertaire, ne vont pas plus loin. Ils adoptent dans leur famille, dans leur vie personnelle exactement le même comportement que le reste de la population, à savoir de consommateur des biens et des personnes sans se poser guère plus de questions.

     

    Ils protestent même le plus souvent avec véhémence de leur « non-réactionnariat ». Ce qui ne sert strictement à rien puisque l'expression même très mollassone de leurs convictions les condamne d'avance aux yeux des gardiens de la doxa idéologique actuelle, de la bonne parole bien-pensante selon qui l'histoire de France commence en 1789 ou 93...

     

    Ces pseudo-réacs couchent avec qui ils veulent, ils ne sont pas de droite (ni de droite ni de gauche qu'ils disent), ils ne sont pas réacs non plus, ils s'affirment comme tout le monde d'ailleurs croient-ils bon de rajouter alors ils ont des amis homosexuels, pleins, ce qui prouve bien leur capacité de tolérance. Ils sont catholiques parfois, oui mais attention ils choisissent ce qui les arrange dans la Foi. Un peu de ceci, un peu de cela, pas trop d'obligations morales surtout.

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  • Versailles(s)

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    société,versaillais,catholiques bon teint,amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    J'aime bien Versailles. Il y a cette merveille que demeure le château même si c'est une boîte vide en somme. Et la ville en elle-même a une architecture remarquable, des avenues larges et ouvertes. On peut croiser au hasard des cafés de cette cité des ivrognes narquois, un rien goguenards et philosophes riant du touriste, du passant. Parfois même certains sont écrivains, ils observent, ils s'amusent, ils ont toujours "une oreille à Toulouse". Et puis il y a aussi le souvenir de ce gros type tenant dans sa patte la toute petite main d'une fillette par qui il se laissait mener par le bout du nez, tel un ours avec son anneau dans le nez.

     

    J'y habite depuis deux ans.

     

    Avant d'y arriver, je pensais que tout ce que l'on racontait sur certains versaillais, les plus favorisés matériellement, étaient des légendes, des caricatures ceux-ci étant souvent catholiques et de droite d'où les méchancetés. Mais en réalité, tous les clichés sont vrais et se vérifient chaque jour. Je pensais également que de par certaines de mes convictions et de par ma foi je serais proche d'eux et m'intègrerais à ce milieu. Ce ne fut pas le cas et j'en suis heureux finalement car c'est un milieu de faux semblants et d'hypocrisie morale, tout autant que les "bobos" pour qui les versaillais bon teint n'ont pourtant pas de mots assez durs alors que c'est "bonnet blanc et blanc bonnet". C'est d'ailleurs leur commune hypocrisie qui les rend totalement insupportables, car ils prétendent tous défendre des valeurs élevées dont ils se fichent complètement...

     

    Cette épithète de "bobo" se voulant méprisante c'est surtout une manière de se justifier de son ignorance et de son inculture (la culture c'est une lubie de "bobo" prétentiard)...

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  • Le précaire cet écologiquement irresponsable !

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    Écrit après avoir entendu le président Macron parler de « make ze planète grète euguène »...

     

    precarite-energetique.jpgDans notre monde tellement progressiste, la coupure a tendance a se creuser de plus en plus et de pire en pire entre les très riches et les très pauvres. Et la classe moyenne entre deux, ou plutôt ce qu'il en reste, trop riche pour être aidée, trop pauvre pour s'en sortir vraiment sans heurts ni crédits, se paupérise lentement mais sûrement. En même temps, comme le dit notre président, les riches développent des soucis sociaux et politiques, rajoutent aux prétentions matérielles des vanités politiques et l'envie très forte de se donner le beau rôle, en particulier celui de guides des peuples, ceux-ci n'ayant pourtant rien demandé...

     

    Leur dernière lubie, elle ne mange pas de pain et ne les force pas à un partage plus équitable des richesses, est une certaine conception de l'écologique, une conception « gadget », une conception « alibi » pour se donner bonne conscience et faire marcher le commerce en créant de nouveaux labels, de nouveaux produits beaucoup plus chers.

     

    Le précaire, lui, n'est pas écolo, il s'en fout du développement durable. Souvent même c'est un de ces « petits mâles blancs » qui se détend en regardant exclusivement la télévision et qui si ça se trouve n'est jamais allé voir une pièce d'« humour de résistance » de Jean-Michel Ribes. Pire encore, il prend sa voiture hors-d'âge, rempli bien des fois avec du diesel, pour aller travailler à Paris ou dans une autre grande ville, une bagnole qui bien souvent a un bilan carbone désastreux. Mais cela n'a pas l'air de l'angoisser, il ne se rachète pas une électrique, même pas une « hybride ».

     

    Parfois, il est bien obligé de prendre les transports en commun, de s'entasser avec on l'imagine un plaisir immense dans des wagons bondés, pour cause d'économies budgétaires décidées afin de mieux construire l'Europe. Il faut dire là encore que le précaire, des plus inconscients également sur cette question se fout complètement de la construction européenne. Et puis, en même temps (j'aime beaucoup ce que vous faites monsieur le président) quand il rentre dans son logement loué beaucoup trop cher pour une si petite surface, enfin c'est ce qu'il dit, il prétexte abusivement la fatigue à cause des retards, des pannes, des problèmes de cadencement et de personnels il ne s'inquiétera pas une seconde de faire le tri de ses poubelles avec ordre et méthode.

     

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  • La nouvelle trahison des clercs

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    pretrevélo.jpg

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    Les catholiques ne représentent certes plus grand monde en France. Je parle ici des catholiques pratiquants réguliers : de 1 à 2 % de la population globale. Et pourtant ce qu'ils disent, les valeurs qu'ils soutiennent, est encore largement commenté, critiqué, raillé voire injurié. Cela pour les catholiques qui ne sont pas en phase. Ceux qui le sont, dont le discours est comme il faut dans l'air du temps, sont tolérés comme des "cathos de service" gentils, bien braves mais un peu carencés intellectuellement. Dans ces catholiques je compte la majorité des clercs en France dont la conférence des évêques de France dans sa plus grande part.

     

    Ou alors, on aime bien le pape François qui a de grandes déclarations très belles, avec lesquelles tout le monde est d'accord mais qui n'engagent pas grand-chose....

     

    Quand les catholiques de ce genre sortent de ce rôle, ils sont tous mis dans le même sac de l'atroce réaction. Ils ne l'ont d'ailleurs pas encore compris et s'évertuent à répéter sur tous les tons qu'ils ne sont pas de droite, qu'ils ne sont pas traditionalistes, qu'ils aiment beaucoup le progrès, les changements sociétaux, qu'ils sont très, très ouverts. Rien n'y fait, ils sont rejetés dans les ténèbres extérieures de l'enfer des bien-pensants. Cela ne serait pas bien grave si ces catholiques d'âge mûr pour la plupart qui ne sont plus qu'une minorité n'avaient plus aucun pouvoir de nuisance.

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  • Les Lettres contre la connerie

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    à propos de "Endetté comme une mule" de Eric Losfeld réédité chez Tristram en "souple"

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    Littérature, société, politique, censure, connerie, amaury watremezJ'ai eu envie de lire ce livre car au-delà de tous les clivages, des brouilles, des colères, la littérature et l'appétence pour icelle est toujours la plus forte dans ce que je partage avec d'autres (de "vieilles connaissances pour reprendre le terme de l'auteur de l'article en lien) comme moi passionnés par les Lettres. Dans cette biographie, Eric Losfeld, éditeur célèbre de livres sulfureux en son temps, des ouvrages des surréalistes, des bouquins érotiques à deux sous, des BD novatrices pour adultes telles "Barbarella" ou "Pravda la surviveuse", évoque cette même passion pour la chose écrite et comment il en est venu à l'édition après un parcours personnel pour le moins original. Il raconte ses rencontres avec des personnages connus, d'autres plus modestes, leur accordant à chacun la même bienveillance, la même sympathie. Il est également heureux qu'il soit très subjectif quant à ses affections littéraires, qui ne sont pas toujours les miennes. Mais quelle importance ?

     

    Cette pseudo objectivité affichée depuis quelques décennies par les critiques, les auteurs, les critiques est de toutes façons particulièrement pénible. Elle les encourage à une vision scolaire, laborieuse, trop appliquée et difficile à supporter de la littérature. Celle-ci doit automatiquement servir à porter une cause, fût-ce de manière parfaitement ridicule, fût-ce bien après ce que l'on dénonce. Quand l'on ne sait pas trop quoi dénoncer, contre quoi s'indigner, il est d'usage de dénoncer encore et toujours le nazisme au nom du "plus jamais ça". Cela ne mange pas de pain, tout le monde est d'accord. Et personne n'osera dénoncer le ridicule d'une telle démarche par peur d'être assimilé au camp du Mal englobant toute la droite en général....

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  • Poujadisme qu'ils disaient

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    macronpresse.jpgQuand un électeur de droite, ou de gauche, ça arrive aussi, ou un éditorialiste, ou un journaliste, évoquait même de manière timide, nuancée, argumentée, la collusion, la connivence, pourtant plus qu'évidente :

     

    Entre les médias et la plupart des oligarques,

     

    entre les politiques issus des partis de gouvernement,

     

    entre tous les obligés de la caste, on leur objectait immédiatement un des mots « magiques ». On les objecte toujours même si cela n'a plus l'effet terrorisant d'avant sur les populations.

     

    Ils étaient soient poujadistes soient populistes, ou démagogues. Très vite on enchaînait sur le fait que cela rappelait les heures les plus sombres de l'histoire politique française, que c'était une idée « nauséabonde » ou tortueuse. Celle ou celui l'exprimant était forcément un nostalgique du nazisme caché, ou du régime de Vichy, un « antidreyfusard », un antisémite forcément. Il est en clair excommunie de l'église des bons apôtres, il est hors du monde, rejeté dans les limbes de la « France périphérique » avec les « ploucs »...

     

    Curieuse chose d'ailleurs d'imaginer que des pensées, des convictions aient une odeur...

     

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  • Le retour des heures les plus sombres de notre histoire

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    Aussi sur Agoravox 

    Je me disais qu'ils avaient compris fort naïvement :

     

    présidentielles 2017, société, politique, marine le pen, emmanuel macron, amaury watremezLes journalistes, les éditorialistes comme il faut, les politiques, les militants, les citoyens z-engagés, les bons apôtres....

     

    Je me disais qu'ils allaient entendre réellement l'expression démocratiques des électeurs sans les injurier...

     

    Je pensais qu'ils n'allaient pas refaire le coup des refrains habituels moralisateurs, des couplets entendus depuis des décennies dés que quelqu'un s'avise d'être de droite sans barguigner car ce genre de moralisation est une des raisons de la progression du vote FN. J'avais tort. Si pendant quelques jours, on ne les entendit pas beaucoup, ils étaient comme éteints. Depuis ce qui s'est passé à « Whirlpool » à Amiens, c'est le concert à tout va et dans tous les sens, l'affolement. Comme des fourmis dont un coup de pied a secoué le refuge ils courent partout sans même penser encore au pique-nique.

     

    Je pense aussi que Macron a raison de dire qu'il y a une « clarification » de la vie politique française, excepté que j'y vois une signification toute autre. Il y a maintenant deux France, celle des nantis, le pays dit « légal », des très nantis aux encore un peu nantis, et celle dite « pérphérique », le pays dit « réel » en voie de précarisation, d' «überisation »accélérées voire de paupérisation ; la France des ravis de la mondialisation et celle de ceux en subissant douloureusement les conséquences.

     

    Christophe Guilluy il y a déjà quelques mois dans une interview à « Marianne » avait souligné l'absolue nécessité pour cette France des riches de faire son « aggiornamento » quant à son mépris des classes moyennes, des précaires « indigènes ». Il soulignait également qu'ils n'allaient pas le faire...

     

    ...Mais qu'ils soient aveugles à ce point sur leur responsabilité majeure dans la catastrophe actuelle, amphigouriquement vaniteux à ce point, qu'ils rajoutent autant de prétentions à poser en guides progressistes des peuples sans leur demander leur avis, cela me surprend encore malgré tout et me sidère à m'en décrocher la mâchoire.

     

    Il fallait entendre cet après-midi dans le train de banlieue, dans le métro, tous ces militants se proclamant avec emphase « anti-fââchiistes ». L'un évoquait Hitler, l'autre prétendait que Marine le Pen était nazie, allait nous y mener et que les foules qui la suivaient étaient uniquement composées de racistes et xénophobes indécrottables violents, et en plus ce n'était rien que des ploucs affreux. Le tout en parlant de leur achat prochain d'une maison de vacances, rêve inaccessible de nombreux français plus assez riches pour s'en sortir, pas assez pauvres pour avoir le droit aux aides sociales.

     

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  • "Salauds de Pauvres !"

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    Macron en premier...

    Il faut savoir, bande de décadents ramollis de téloche et de pâtés en croûte, que les Grecs sont à l’origine du pire des maux dont crève aujourd’hui le monde civilisé : la démocratie.

     
    Fonds de tiroir / Éditions du Seuil, Collection POINTS / 

    La sagesse populaire, on connaît. C’est elle qui a élu Hitler en 33.

     
    Chroniques de la haine ordinaire / Éditions du Seuil, Points, Warner 

    La télévision, d’Etat ou pas, c’est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser, ou n’importe quoi d’autre qu’on puisse soupçonner d’intelligence, sont reportés à la minuit pour que la majorité puisse s’émerveiller dès 20 heures 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d’un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire.

     
    Fonds de tiroir / Éditions du Seuil, Points

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