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Personnel et confidentiel

  • "Salauds de Pauvres !"

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    Macron en premier...

    Il faut savoir, bande de décadents ramollis de téloche et de pâtés en croûte, que les Grecs sont à l’origine du pire des maux dont crève aujourd’hui le monde civilisé : la démocratie.

     
    Fonds de tiroir / Éditions du Seuil, Collection POINTS / 

    La sagesse populaire, on connaît. C’est elle qui a élu Hitler en 33.

     
    Chroniques de la haine ordinaire / Éditions du Seuil, Points, Warner 

    La télévision, d’Etat ou pas, c’est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser, ou n’importe quoi d’autre qu’on puisse soupçonner d’intelligence, sont reportés à la minuit pour que la majorité puisse s’émerveiller dès 20 heures 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d’un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire.

     
    Fonds de tiroir / Éditions du Seuil, Points

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  • Dupont de Ligonnès pris entre le Ciel et l'Enfer

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     à propos de « l'Eternité de Xavier Dupont de Ligonnès » de Samuel Doux aux éditions Julliard

     

    Ce n'est pas la première fois que j'évoque un fait divers marquant, voir à ce lien mon texte sur la tragique "Affaire Lubin"...

     

    xdl.jpgLa lecture de cet article (à ce lien) m'a encouragé à lire le livre de Samuel Doux sur Xavier Dupont de Ligonnès, un roman de non-fiction passionnant, autant que « l'Adversaire » ou les livres de Libérati sur Jayne Mansfield et Charles Manson. Des histoires se déroulant sur les marges, les crimes, les faits divers en disent beaucoup plus long sur notre société et sur toutes les couches sociales la composant que bien des articles et traités savants. J'ai toujours été passionné par les livres s'en inspirant car ils révèlent ce qu'il y a derrière les apparences, derrière les paravents moralisateurs, les beaux discours. Chez ces gens là on cache les abjections sous le boisseau, on les balaie soigneusement sous le tapis. L'important c'est de faire bonne figure. Toutes ces petites et grandes cachotteries vont de mise, on les considère comme obligatoires, allant de soi.

     

    Cet ouvrage de Samuel Doux m'intéressait d'autant plus que je connais sur le bout des ongles le milieu qu'il décrit et que j'ai côtoyé son personnage principal ayant fait partie jusqu'en 1990 du même mouvement catholique traditionaliste.

     

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  • Mètre-étalon d'altérité

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    santé, politique, société, art de vivre, vitiligo, amaury watremezEn matière de hors des normes physiquement parlant, je cumule. Je ne suis certes pas le seul mais cela occasionne des souffrances que l'on méprise un peu trop vite dans notre société. Il faut que la personne dont on se moque ne proteste pas : « c'est de l'humour, rigole ». J'ai trouvé progressivement la meilleure manière de me défendre en apprenant à avoir de la répartie, à être incisif voire caustique. Je me suis construit une cuirasse afin de me protéger, c'est ainsi...

     

    J'ai entre autres différences insupportables pour certains adeptes du conformisme un vitiligo comme certaines célébrités. Mais je danse moins bien que Michael Jackson. Je ne suis pas le seul à notre époque. Cela ne fait pas de moi un monstre. Il paraît que c'est de plus en plus courant hélas. On ne sait pas trop d'où vient cette maladie de peau (voir à ce lien), seules ses conséquences en sont réellement connus : la peau se décolore car la mélanine de l'épiderme est progressivement détruite.

     

    Ce serait selon l'hypothèse du moment une maladie auto-immune, une réaction psycho-somatique du sujet contre lui-même. C'est souvent ce que les médecins disent quand finalement ils ne savent pas trop diagnostiquer encore.

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  • Personne pour être Saint Petersbourg ?

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    politique, poutine, saint petersbourg, société, politique, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    En ce moment, on n'entend pas les candidats à la présidentielle sur la laïcité. Il faut dire que plus grand monde n'est Charlie quelques jours avant l'élection la plus importante de la Vème République. Dans la plupart des cas, les politiques préfèrent acheter la paix sociale en tolérant plus que de raison le port du voile intégral ou « ligh » pour les femmes, les mosquées salafistes. Ils sont pour la majorité persuadés qu'en étant très très gentils avec les islamistes, en sombrant dans le « pas d'amalgame » ou le « faut pas stigmatiser », ou encore le « c'est pas ça l'Islam », en traitant d'islamophobes ou de racistes les contradicteurs, cela changera les choses.

     

    Un genre de méthode Coué de nanti libéral-libertaire repu politiquement correcte en somme. Son cœur, sa cervelle, son foie sont alourdis par les mauvaises graisses, par le sucre des bonnes intentions lénifiantes.

     

    Ils préfèrent lâcher Bachar el Assad, certes tyran sanguinaire, mais laïc, protégeant les minorités dont les chrétiennes, et se rabattent sur des « barbus » loin d'être des « rebelles ». Il y a entre eux et « Daech » l'épaisseur d'un papier à cigarettes. Ils posent des bougies, des fleurs blanches pour se souvenir pour que « plus jamais ça » n'arrive, on ne sait jamais là aussi ça peut marcher. Ils conchient, conspuent et injurient Vladimir Poutine, le président russe, car il s'est allié avec le président syrien baassiste. Et qu'il ose être encore patriote, qu'il se fiche de la paix civile avec les tarés fanatiques.

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  • Le droit de s'ennuyer

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    ennui.jpgAussi sur Agoravox

     

    L'ennui en 2017 n'est plus acceptable. Je ne parle pas ici de l'Ennui au sens baudelairien du terme, ou ce "mortel ennui qui me prend dans ses bras" parfois. A notre époque il convient d'être occupé sans cesse, tout le temps, ne jamais s'arrêter. C'est une des choses que permettent les objets dits connectés qui permettent que jamais une personne n'ait un moment de répit, que jamais elle ne puisse se permettre un instant d'introspection ou de rêverie. Car s'ennuyer permet de rêvasser, de s'arrêter sur son âme, de faire pourquoi pas ce qu'on appelait un examen de conscience.

     

    Un enfant, un adolescent, un adulte se doit d'être perpétuellement occupé, perpétuellement à faire "quelque chose" plutôt que rien. Les gadgets électroniques comme autant de boulets à ses pieds le lui rappellent sans cesse, ils sonnent, "bipent", vibrent, résonnent, y compris durant la Nuit. Personne ou presque ne cherche jamais à les éteindre, de peur de se retrouver tout seul avec soi-même. Quand le réseau ne fonctionne plus, de temps en temps, les esclaves volontaires, incapables de prendre leur temps libre d'eux mêmes, sont tels des drogués en état de manque.

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  • La méthode Coué et l'Islam en France

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     « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre. »islam, islamisme, Société, politique, amaury watremez

    Une fusillade a été commise à Orly Sud ce samedi matin par un individu connu des services de police et du renseignement, donc suspect d'appétences terroristes. Il a été tué après avoir essayé de voler l'arme d'une militaire présente. Cela remet en lumière ou devrait le faire radicalement le problème de la radicalisation islamique en France.

     

    Pourtant à entendre les officiels, les institutions, les éditorialistes installés....

     

    Il n'y a pas de problèmes avec l'Islam en France et dans les pays européens. Tout va bien. A force de le répéter constamment depuis des décennies, et au fur et à mesure que la situation se dégrade lentement -de moins en moins- mais sûrement je ne sais pas, cela finira peut-être par fonctionner. On peut toujours essayer ce genre de « pensée magique », on ne sait jamais...

     

    Dire le contraire, émettre des doutes, c'est de toutes façons s'exposer à se faire traiter de raciste. Ou pire encore, voire d'être accusé du crime d'islamophobie, concept pourtant forgé par les mollahs d'Iran repris par les communautaristes musulmans dont les « Indigènes » de la joviale (sic) Houria Bouteldja et la majorité des bons apôtres, des lâches, de tout ceux qui préfèrent se coucher devant la haine objective de nos valeurs largement exprimée par les fondamentalistes musulmans en particulier.

     

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  • Génération docile

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    elois.pngAussi sur Agoravox

     

    Moi qui suis un irrécupérable réactionnaire, un anar de droite indécrottable, je viens d'une famille où l'idée même de docilité est une des pires insultes que l'on pouvait dire à quelqu'un. C'était l'épithète infamante, ça l'est toujours.  Nous étions éduqués à l'indocilité. Nous n'étions sans doute pas la seule. Je ne suis donc pas entièrement responsable de mon comportement scandaleux pour notre époque. J'ai le plus profond mépris pour ces paradigmes sociaux réputés obligatoires afin de conserver sa place de maillon dans la chaîne des esclaves volontaires. Et ce qui m'effraie le plus c'est la docilité absolue des plus jeunes générations, leur crédulité terrible, leur incapacité à faire preuve de sens critique, leur malléabilité terrifiante.

     

    Il suffit de tellement peu pour qu'ils tombent dans les bras d'un démagogue ou un autre, d'un fou furieux fanatique, d'un cinglé illuminé.

     

    Avant un vieux con pouvait déplorer qu'il n'y avait plus de jeunesse, que les jeunes étaient de plus en plus mal élevés, des rebelles provocateurs, chevelus ou non.

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  • Les célibataires dans l'Eglise Catholique

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    religions, célibat, christianisme, politique, société, sexe, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    C'est un sujet qui n'est presque jamais abordé par les catholiques, institutions et croyants. Ou rarement, ou alors sous un angle forcément misérabiliste ou culpabilisant pour les célibataires. On a souvent l'impression qu'être célibataire est une situation anormale dans l'Église alors que les personnes seules sont de plus en plus nombreuses, que leur célibat soit subi, qu'il soit la conséquence d'un divorce ou d'une séparation. Voire pire encore, on croirait que cela n'existe pas au sein du catholicisme. Je ne comprends pas du tout les raisons objectives de ce désamour.

     

    De temps en temps sont organisées des rencontres, des assemblées, des "jamboree" pour adultes spécialement pour les célibataires. C'est une manière d'offrir un moment de simili agence matrimoniale à des vieux garçons et des vieilles filles méprisés. Qu'ils se marient donc entre eux ! Qu'ils arrêtent de faire suer le monde avec leur solitude !

     

    Manquerait plus qu'ils soient exigeants !

     

    D'un autre point de vue bien sûr je sais parfaitement pourquoi :

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  • Les catholiques à l'orée du Carême

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    Christianisme, société, politique, religions, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    L’Église, toute l’Église, catholique, quelle que soit la sensibilité des croyants entre aujourd'hui en Carême qui n'est pas je le rappelle une sorte de « Ramadan chrétien » avec des privations obligatoires (ou une apparence de privations pour la galerie). Et plutôt que de « faire Carême » avec une face du même nom, il est préférable de garder en soi et avec les autres la joie qui pour un croyant est celle de Dieu. Je songe aussi à cette histoire des trois ermites orthodoxes venant demander à leur maître venu les visiter sur leur île ce qu'ils devaient faire pour s'améliorer après avoir marché sur l'eau pour rejoindre son bateau...

     

    Lorsque sont évoqués les catholiques en France en 2017 il est surtout question d'archétypes, d'un côté des cathos « versaillais », en veste de chasse verte, en pantalons de couleur, les mamans jeunes et modernes à la ligne impeccable même après trois accouchements, les messieurs tellement dignes en « loden ».

     

    L'on montre aussi ces chrétiens adeptes des grands rassemblements sur-affectifs, accompagnés de guitares, où l'on se prend tous par la main, où l'on pleure en chœur, où l'on rit en chœur. On s'aime tous le temps du rassemblement et on s'oublie dehors. Les jeunes retournent à leurs « grandes » écoles et boîte de papa, les plus mûrs à leur PEL et à leur grosse voiture.

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  • Relire Yourcenar

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    "Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent" était sa devine toute empreinte de morale aristocratique au vrai sens du terme...

     

    Face à la bassesse avérée d'une époque, il n'existe parfois pas de solution réelle, pas d'alternative tangible. La bêtise peut être trop forte, plus que le reste. Comment se heurter à la sottise à « front de taureau » ? C'est d'ailleurs déjà l'accepter souhaiter argumenter contre elle. Pourquoi alors ne pas se retirer dans une refuge propice et passer ses journées durant l'orage à lire les auteurs que l'on aime à l'abri du soleil sous les feuilles d'une branche propice.

     

    En la matière, on en revient toujours à ses anciennes amours, ses anciennes passions à tort ou à raison. La nostalgie, le sentiment que l'on n'aimera jamais quelqu'un aussi bien. C'est idem en littérature où l'on relit des auteurs encore et encore, en redécouvrant encore et toujours quelque chose à chaque fois. Marguerite Yourcenar est de ce genre d'amour. Tant d'intelligence, tant de finesse, tant de culture ne peuvent laisser indifférents. Certes, elle a écrit et dit quelques sottises sur les bébés phoques entre autres ou le nécessaire malthusianisme à l'entendre mais c'est tellement infime dans son œuvre que cela n'a guère d'importance.

     

    Des imbéciles, ils sont légions, se manifesteront peut-être pour s'étonner du fait qu'un réac indécrottable dans mon genre, du moins c'est ce qu'ils pensent, puisse se passionner pour une lesbienne très libertaire, très cosmopolite. Mais Yourcenar a beau invoquer le bouddhisme, se dire citoyenne du monde, parler du hasard de la naissance voire de son inconvénient, elle n'en est pas moins une des dernières incarnations de la civilisation française à son point le plus élevé.

     

    Ne voir en elle qu'une vieille femme laide comme malheureusement Albert Cohen serait réducteur...

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  • La maternité c'est supêêr

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    Femmes, ménagères desespérées, Société, politique, féminisme, amaury watremez

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    Dans Versailles où j'habite on croise plein de mamans avec les poussettes et tout, des mamans socialement favorisées pour la plupart. Précisons que Versailles est constitué de plusieurs quartiers, selon les revenus, et que normalement l'on ne doit pas se mêler. Il y a même près de la gare des « Chantiers » un quartier plus « populaire ». Par contre on rencontre de ces mamans partout. Et dans les parcs et petits jardins les milieux se côtoient grâce aux mères. Une jeune femme « moderne » peut ainsi échanger sur son expérience avec une jeune femme « voilée » en « hijab » et se trouver des points communs.

     

    Cela a des côtés plaisants tous ces enfants surtout pour un misanthrope comme moi qui ne s'entend facilement qu'avec les tout petits gosses et les animaux. Les gosses ont ceci pour eux qu'ils ne sont pas encore trop marqués par les préjugés des grandes personnes, les conformismes, les lieux communs. Ils leurs arrivent, pas toujours, d'être plus ouverts, plus sensibles aux autres bien que souvent la nature humaine étant ce qu'elle est, ils sont loin d'être tous idéalisables. Une cour de récréation peut être un endroit tout aussi cruel que « l'open space » d'une grande entreprise.

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  • Paris, Audiard et le goût du verbe

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    à propos de « le Paris de Michel Audiard » de Philippe Lombard chez Parigramme

     

    cinéma, audiard, littérature, amaury watremez

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    Dans ce petit texte, je ne fais pas dans la nostalgie, dans le violon, j'évoque...

     

    Le Paris d'Audiard a quasiment entièrement disparu métastasé par la gentryfication, les bourgeois « équitables » et, ou « durables », « citoyens ». Il est pourtant encore là, plus ou moins présent, caché dans des endroits que les prétentieux, les malfaisants ne connaissent pas. Il reste des traces, des vestiges pour qui veut bien les voir. Le Paris d'Audiard était celui des petites gens, des gamins combinards, des petits voyous gouailleurs, des escrocs à la petite semaine un rien mythomanes, des filles faisant le trottoir et s'usant petit à petit entre « l'affectueux du dimanche » et le client « qui venait en voisin ».

     

    On s'y mélangeait, on s'y fréquentait, on s'y parlait entre prolos et notables, bonnes dames et catins. Les milieux se croisaient, se jaugeaient, parfois aussi échangeaient autre chose que des cartes de vœux. Les plus riches étaient dans la « part de gâteau » décrite par Céline dans le « Voyage au bout de la nuit », de l'Arc au Triomphe aux serres d'Auteuil. On n'allait pas dans le XVIème, on n'y croisait que des petits vieux, des matrones sans âge, parfois des sous-maîtresses montées en grade, ayant fidélisé le client d'une manière ou d'une autre.

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  • Gros lard !

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    société, politique, témoignage, gros, obèse, physique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    On ne peut plus dire comme Pierre Desproges il y a une trentaine d'années que l'Occident est en train de crever de sa mauvaise graisse. Ce serait plutôt l'inverse, il crèverait plutôt d'anorexie. Il ne s'agira pas dans ce petit billet de dire du mal de ce qui peut nous tenir en bonne santé, mais juste de se moquer encore un peu de l'hygiénisme quasiment totalitaire sévissant en 2017 afin de standardiser les corps humains. Les femmes se doivent d'être minces jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'anorexie, jusqu'à la maigreur, les hommes également. Il s'agit de montrer que l'on est un individu performant, sportif et dynamique.

     

    Je n'ai rien contre la pratique du sport sauf quand elle devient une manière d'affirmer à tout crin son adaptation, combien on est un rouage docile des diktats totalement délirants que sont les normes modernes pesant sur chaque personne, des normes étouffantes et aliénantes ne serait-ce que pour les jeunes filles. Juger une personne sur son physique est de mise, des « quartiers » aux salons feutrés des bourgeois pédagogues où «vraiment ma chèèère on ne supporte pas les zobèzes ». Je pense particulièrement à celles qui cherchent par exemple à avoir le même « drop tights » que les mannequins maigrichonnes à la mode.

     

    Elles font des régimes ahurissants pour y arriver, se font vomir, sont dans la compétition par l'entremise des réseaux dits sociaux et finalement sont tout aussi soumises que leurs aînées au regard des mâles, lui-même biaisé par la pornographie omniprésente, celle-ci allant de pair avec une ignorance -apparemment paradoxale- de la sexualité.

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  • Dans la tête des jeunes filles sages - « Et devant moi le monde » de Joyce Maynard

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    à propos de « Et devant moi le monde » de Joyce Maynard

     

    littérature, écriture, société, joyce maynard, amaury watremez, et devant moi le mondeLe sujet de ce texte n'est plus tellement d'actualité. Les jeunes filles sages ne lisent plus, elles rêvent plus en parcourant les « tweets » des « pipeaules » et autres « statuts » facebook mais ne se passionnent plus du tout pour la littérature et les auteurs. Elles ne peuvent donc pas vivre de grandes passions qui risqueront de les mener au bord du gouffre dont elles sortiront par l'écriture telle Joyce Maynard. J'avais bien aimé « une adolescence américaine » de cet auteur dans lequel la jeune fille qu'elle était se racontait et racontait sa génération des années 60 un peu à la manière d'une Holden Caufield au féminin. Ce roman faisait suite et développait un article du « Times » dans lequel elle avait esquissé ce portrait en creux des jeunes de juste avant la « parenthèse enchantée ».

     

    Elle était de ces jeunes filles sages capables de passion, capables de brûler et se brûler pour un amour sans y réfléchir aucunement avant...

     

    Les femmes y sont plus hardies quoique les petits garçons sages également partagent cette qualité ou ce défaut jusqu'à risquer d'en mourir.

     

    Il demeurait quelques scories dues à son immaturité mais j'avais largement préféré ce livre à « l'Attrape Coeurs ». Dans « Et devant moi le monde », elle a quarante-quatre ans et raconte l'amour à sens unique qu'elle a vécu avec le père d'Holden Caufield, la rupture brutale s'en étant ensuivi et les années qu'elle a passé à se reconstruire. Elle avait dix-neuf ans. Elle aborde tout crûment et de front, sans aucune vulgarité, y compris la sexualité avec un homme à l'époque de trente-cinq ans son aîné. Elle était une de ces adolescentes inadaptées brûlant d'un feu intérieur que personne ne voyait ou ne voulait voir, déjà passionnée par les lettres comme tous les gosses qui ont du mal à s'adapter à la société des êtres humains. Elle avait des parents très artistes et largement excentriques dont le couple était déséquilibré, un père peintre raté et une mère flamboyante mais frustrée de reconnaissance envers ses dons.

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  • Jacqueline Sauvage ou la victoire de la pleurniche

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    jacqueline sauvage, dictature de l'affectif, grâce présidentielle, société, Amaury WatremezLe propos de mon petit texte n'est pas de demander à remettre Jacqueline Sauvage en prison. Je ne me donne aucune autorité morale. Dans le meilleur des mondes personne ne devrait avoir à subir l'enfermement pour protéger la société, personne ne devrait avoir à souffrir de vivre dans une cellule de 9m2, j'écris bien dans le meilleur des mondes, donc certainement pas dans le nôtre. Dans un monde débarrassé des travers de la nature humaine, on pourrait envisager de se passer de moyens de coercition afin d'empêcher les pitoyables primates que nous sommes de faire le mal. Mais hélas, c'est surtout la « peur du gendarme » et celle de la punition qui les empêchent encore de commettre des fautes, des délits, des crimes, l'irréparable.

     

    Jacqueline Sauvage a donc reçu la grâce présidentielle et a donc été libérée de prison. François Hollande n'ayant plus de souci électoraliste fait ce qui lui chante se soumettant pour se faire plaisir à la dictature de l'affectif, de l'émotion, à la pleurniche qui domine dans notre société dés que l'on aborde un sujet sensible. C'est un peu comme si la plupart des français, en particulier sur internet, étaient devenus incapables de réflexion, incapables de nuances et dans le même temps des spécialistes judiciaires. Ils sont également incapables de se libérer de l'instinct grégaire virtuel consistant à pleurnicher à seaux dés qu'on leur en intime l'ordre.

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  • La compagnie des femmes

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    femmes, séduction, féminisme, politique, sexe, amour, amaury watremezDepuis ma petite enfance, ce qui ne nous rajeunit pas, j'ai toujours préféré, et de loin, la compagnie des femmes à celle des mâles, mes semblables, mes frères. Et ceci à un point tel que j'ai souvent été soupçonné par des personnes peu capables de nuances d'homosexualité latente, comme si la sensibilité à l'art et au monde, à la beauté, l'attrait pour la féminité étaient pour un homme, pour un garçon, une tare indigne. Ce n'est pas que j'idéalise les femmes, je sais parfaitement combien elles peuvent être triviales, voire grossières. Elles peuvent être retorses, malignes, moqueuses. Elles peuvent même être hélas, ainsi que les hommes, complètement idiotes et conformistes.

     

    Ou hommasses, ce qui est pire que tout...

     

    Cependant, une femme, même celle qui se croit laide, même celle qui se croit sans charmes, sans séductions, aura toujours un moment où croyant échapper aux regards inquisiteurs elle s'abandonnera à être elle-même, et ce tellement plus que l'autre sexe. Elle sera alors infiniment émouvante, étourdissante de beauté sans le savoir, sans s'en rendre tout à fait compte elle-même. Car si toutes les femmes ne sont pas toujours belles, elles peuvent l'être...

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  • Pas de tag « je suis copte »

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    chrétiens d'orient, chrétiens orientaux, société, politique, christianisme, amaury watremez, terre sainteSur les réseaux sociaux, sur les forums, sur les fils de discussion c'est devenu une habitude impérative à chaque attentat, à chaque tuerie causée par les fanatiques, on est « la ou les victimes » du massacre. Sauf pour les chrétiens orientaux en général, et les coptes en particulier. La dictature de l'affectif ne va pas jusqu'à eux. L'indignation n'a pas cours pour ces minorités persécutées aux Proche et Moyen Orient, chez qui que ce soit.

     

    Alors certes, de temps en temps, quelques jours, on voit bien fleurir quelques « statuts » sur le sujet mais ça ne dure pas bien longtemps. Les chrétiens arabophones fuient leur pays sans être aidés en quoi que ce soit par les occidentaux, à commencer par leurs frères et sœurs dans la Foi, à quelques notables exceptions près, le reste n'en ayant strictement rien à faire « de facto ».

     

    Bientôt il n'y aura plus de chrétiens « originels », grecs catholiques, assyriens, arméniens, syriaques en Terre dite Sainte. Pourtant je ne vois nulle part de « marche blanche » organisée avec dépôt de gerbe, de bougies et dessins de gosses, ce qui permet les « selfies » éplorés que l'on poste ensuite su « fècebouc ». Le soir de Noël avant d'aller becqueter la bûche, les zuitres et le foie gras Labeyrie, peut-être qu'une intention sera prononcée ? Peut-être même sera-t-elle par miracle entendue ? Elle provoquera sûrement une petite larmichette vite écrasée, mais après ?

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  • Wes Craven et le Mal sur grand écran  

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    à propos de "Wes Craven, quelle horreur ?" de Emmanuel Levaufre aux éditions Capricci, novembre 2016.

     

    cinéma, wes craven, société, politique, cinéma bis, amaury watremezLes éditions Capricci viennent encore de sortir un excellent de livre de cinéma et sur le cinéma, ici sur l'Horreur et le Gore, l'Épouvante. Mais aimer le cinéma n'est-ce pas aimer Orson Welles ET Ridley Scott, Fellini ET John Carpenter, Visconti ET Wes Craven ? L'auteur s'intéresse à la personnalité de Wes Craven, le créateur du "croquemitaine" le plus célèbre du Fantastique, Freddy Krueger, et à sa mise en abyme des films horrifiques dés "La dernière maison sur la gauche". Emmanuel Levaufre recadre également ce qui relève des "séries B", du cinéma dit d'exploitation et ce qu'est vraiment un "film culte", à savoir une œuvre ne trouvant le succès que grâce au bouche à oreille des "happy few". Il s'intéresse aussi aux réflexion "méta" que sont nombre de films de Wes Craven mais aussi de John Carpenter.

     

    Il ne tombe pas dans le travers maintenant habituel de nombreux critiques de cinéma qui est de porter aux nues des "zèderies" immondes, et qui le resteront jusqu'à la fin des temps (et des siècles et des siècles amen) et ce malgré leur côté toujours involontairement rigolo au trente-sixième degré, car ignorées, croient-ils, du reste des cinéphiles. A leur décharge il faut dire que la culture cinématographique de nombreux auteurs commence en 1992, 93 avec les premiers films ultra-référentiels de Tarantino.  Ne parlons pas de la majorité des spectateurs brouteurs abrutis de "pop corn" devant des "blockbusters" qui ne sont que des "séries B" gonflées...

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  • Les cathos tous dans le même sac

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    joffrin, Christianisme, fillon, société, réacs, amaury watremez, christianismeLa sortie de Laurent Joffrin considérant qu'un nouvel activisme catholique politique tout aussi dangereux à ses yeux que l'islamisme de Daech ne vaudrait même pas la peine d'un coup d’œil distrait si elle n'était pas représentative de ce que la gauche morale pense très fort des catholiques, tous les catholiques. Le plus amusant, si l'on veut, est qu'il balance ça sans scrupules ni remords au sujet de la course en tête aux primaires de la droite de Fillon dorénavant réputé « réac », ce qui fait littéralement quand même mourir de rire car le nouveau champion de « Les Républicains » a tout de l'ancien notable « rad soc » de la IIIème République et rien d'un héraut du catholicisme.

     

    Celui-ci a certes dit ce qu'il ne fallait pas, il a commis le crime idéologique ultime :

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  • Les grandes naïvetés du vote catholique de droite

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    politique, vote catholique, sens commun, LR, FN, jean-frédéric poisson, François Fillon, amaury watremezParcourant les forums, sites, et « pages » de catholiques de droite, discutant avec eux, je suis encore une fois très surpris par la grande naïveté de leurs points de vue face aux primaires de la droite et du centre. Ne serait-ce le fait de croire que voter pour « choisir » le candidat « naturel » de la droite et du centre apporte plus de démocratie est le signe d'une grande crédulité. Mais ils ne sont pas les seuls. Voient-ils que pour les médias et la « France d'en haut » il est même déjà élu, le vieux cheval de retour Alain Juppé ou « Péju »).

     

    Pourquoi donc aller voter en avril 2017 se demande-t-on puisque cela ne paraît être qu'une simple formalité ?

     

    Pourtant, ils se sont déjà faits suffisamment avoir au cours des dernières décennies. Je me souviens entre autres de Sarkozy face à « Sens Commun » promettant ce que les personnes qu'il avait en face de lui voulaient entendre. De la même manière qu'un vendeur de cravates l'aurait fait. Juste après avoir dit qu'il ne reviendrait pas sur le mariage gay, subissant des huées, il leur dit quelque chose du genre « vous voulez l'abrogation je vous la donne (bande d'imbéciles, c'est sous-entendu dans le ton). Et le pire est qu'il se fait alors acclamer...

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  • Éloge des beaufs

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    politique, société, spiritualité, beaufs, ploucs, prolos, amaury watremez, dédain, mépris, bourgeois pédagoguesQue l'on ne se méprenne pas, je ne vais pas faire dans ce petit texte l'éloge des beaux-frères. Ils n'en ont pas besoin le moins du monde en effet. Les beaux-frères, particulièrement les miens, sont des individus d'élite, des personnes hors normes. Non, il est question de ceux que les bourgeois pédagogues appellent avec beaucoup de condescendance des « beaufs » à cause de celui dessiné par Cabu. Le « beauf » du dessinateur était un sale type raciste, xénophobe, inculte et fier de l'être, alcoolique, violent, grossier, serpillère avec les puissants, agressif avec les faibles. Je ne dis pas que cela n'existe pas, mais il me semble que toute généralisation serait hâtive.

     

    Pour les bourgeois pédagogues, pour les donneurs de leçon de morale politique est beauf un type qui ne pense pas comme ils leurs intiment de penser. De plus un beauf ne semble jamais faire partie d'une communauté « issue de la diversité ». il n'en existerait pas issu des minorités. Le beauf habite en banlieue, il colle des nains en plâtre dans son jardinet. Un beauf a un boulot précaire mais en somme, lui c'est de sa faute.

     

    Un électeur de le Pen est un beauf, un électeur de Donald Trump aussi tout comme un soutien du « Brexit » ou du « Non » au Traité Consitutionnel Europée ».

     

    Un lecteur de Éric Zemmour est un beauf. Un patriote également ou quelqu'un opposé au communautarisme, sans parler de la plupart des souverainistes. Des sales types qui n'aiment pas les spectacles de danse contemporaine, les « happenings », les fêtes « citoyennes » sont des beaufs.

     

    Sans parler de leurs femmes !

     

    Des vulgaires, des grasseyantes, des malveillantes...

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  • Les élites hier et aujourd'hui

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    politique, société, héritiers, économie, école, amaury watremez, élites, trumpLes élites sont aujourd'hui contestées de toute part. Pour une raison simple, elles s'auto-entretiennent et sont parfaitement étanches au reste du peuple. De toutes façons le peuple les indiffère, un ramassis de ploucs sans éducation ni revenus conséquents et encore moins de réseaux. Il a un défaut ce peuple, il ne vote plus ce qu'on lui intimait de voter auparavant et conteste les élites et les institutions dans leur ensemble. Il est vrai que bien souvent ceux qui contestent le pouvoir des élites en sont clairement issus. On ne peut leur reprocher d'être lucides et de désirer un monde plus équitable.

     

    J'ai toujours eu beaucoup de mal à comprendre  ce reproche. Moi-même qui écrit ce texte j'ai fait des études supérieures et fait objectivement partie des professions que l'on pourrait classer dans ces "bourgeois pédagogues" que je brocarde allègrement par ailleurs. J'ai du mal à l'écrire sans rire mais je fais partie de ces "élites" indubitablement...

     

    La reproduction sociale des privilèges a toujours existé sous tous les cieux et tous les régimes politiques car "là où il y a de l'homme il y a de l'hommerie" et donc des injustices. Cependant, la société a toujours prévu un ascenseur social, une méritocratie afin de s'élever selon son travail et les services rendus aux autres pour le Bien Commun. Cela existait déjà sous l'Ancien Régime à travers la noblesse dite "de robe". Le chancelier Séguier sous Louis XIV est un exemple de cette méritocratie. Il est arrivé au sommet de l'État de par son travail. Rappelons que ses parents étaient épiciers en somme...

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  • Tous les moyens pour la bonne conscience

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    politique, société, cosse emmanuelle, amaury watremezQue l'on ne se méprenne pas, l'auteur des lignes ci-dessous bien que souvent qualifié de réactionnaire, j'en passe et des pires, a littéralement horreur du racisme primaire qui peut sévir un peu partout en France, et ce dans tous les milieux. Il hait également les racismes dont on parle moins, tel celui contre les asiatiques. Mais il a également en horreur la moralisation à haute dose et le dédain avec lesquels les pseudo élites traitent la France dite périphérique et son inquiétude vis à vis de l'afflux massif de migrants. J'en veux pour preuve la dernière saillie de madame Baupin.

     

    Il n'est pas non plus question ici de justifier les balles tirées contre une maison d'accueil de migrants, ou de la tentative d'incendie contre celle du XVIème arrondissement. On peut se demander si cette violence n'est pas la conséquence de l'absence totale de dialogue entre les oligarques et les français.

     

    La gauche sociétale, celle des bourgeois pédagogues, quand il s'agit de défendre ce qu'elle estime le bien suprême ne recule devant aucun procédé dont l'appel à la délation même anonyme. Tous les moyens sont acceptables voire encouragés y compris les plus abjects pour maintenir la bonne conscience. Entre autres, citons Emmanuelle Cosse qui intime aux français de dénoncer ce qu'elle désigne comme actes racistes qui serait commis contre les migrants (voir à ce lien).

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  • La littérature c'est dangereux

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    12049180_1634898010118914_676968919393246799_n-2.jpg?itok=dVyAPNp0Premier article d'une série d'une dizaine...

     

    D'un côté l'on prétend que le niveau aurait tellement baissé que l'on ne pourrait plus évoquer Baudelaire ou Chateaubriand à des jeunes, ou des adultes, uniquement préoccupés du dernier modèle de « smartphone », apparaissant comme)des « digital natives » rivés à leurs écrans. Sur ce côté de la rive l'on déplore le retour de la Littérature comme domaine réservé uniquement à une élite. C’est il est vrai- le cas. Après une période de démocratisation des livres, ne fût-ce que par la création du « Livre de Poche » à la Librairie Générale Française ou des collections « Folio » chez Gallimard et « Points » au Seuil, la lecture ne concerne plus qu'une niche de jeunes et de moins jeunes disposant d'un « background » et d'un environnement de plus en plus rares.

     

    De l'autre, l'on affirme qu'il faudrait ne considérer les Lettres et leur enseignement que sous un angle utilitaire voire utilitariste, toujours le plus possible proche de l'univers mental et des préoccupations des générations actuelles, qu'il faut délaisser les littérateurs poussiéreux, les mettre au pilon, car leur propos ne serait plus suffisamment adapté à la modernité. Il faudrait sans cesse renvoyer les lecteurs à leur présent, leurs centres d'intérêt, à eux-mêmes sans que l'on ne précise ce qu'il en est de la nécessaire ouverture à d'autres perceptions, d'autres univers mentaux.

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  • Chroniques du réel – Subversion efficace du pédagogisme

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    école, chroniques du pays réel, éducation, Education Nationale, société, amaury watremezL'histoire vraie que je raconte ci-dessous montre combien les clichés sur les « jeûnes » sont abscons, combien aussi cette société est criminelle laissant leurs aspirations aux idéaux, à la culture souvent en friche volontairement. C'est mieux d'avoir des individus uniquement soucieux de leur dernier gadget électronique que des personnes véritablement capables de mûrir et remettre en question leurs certitudes et celles de leurs groupes, de leur ethnie, de leur religion. Et puis les encourager à réfléchir par eux-mêmes c'est aussi les encourager à se libérer de l'arbitraire de notre monde consumériste.

     

    Quand j'étais enseignant en Lettres et Histoire en enseignement professionnel, dans un lycée de « cités » d'Évreux, je devais ainsi que les collègues des autres matière mettre en œuvre un « machin » pédagogiste s'appelant le PPRE (ou Programme Personnalisé de Réussite Éducative). Comme le contenu de la chose était loin d'être clairement précisé, nous ne savions pas trop quoi en faire. L'une d'entre nous se dit alors que cela pourrait être l'occasion d'ouvrir les élèves à une association humanitaire. Nous aurions présenté quelque chose aux élèves les faisant sortir un peu du cocon de leurs préjugés.

     

    Ce serait au moins ça...

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  • Le retour des hordes familialistes le 16 octobre

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    société, religions, LMPT, manif pour tous, christiane taubira, politique, amaury watremezLa « Manif pour Tous » revient le 16 octobre prochain. Elle s'annonce par des affiches un peu partout dans la capitale et d'étranges tags roses et bleus effrayant les bourgeois pédagogues sur les trottoirs. Les hordes « familialistes » vont à nouveau investir les rues de Paris et effrayer madame Hidalgo après avoir fait peur à Bertrand Delanoé qui implorait le ciel de ses mains tendues en vain vers la divinité du « festivisme » de lui épargner ce supplice.

     

    Mais il ne fut pas exaucé et dut boire le calice jusqu'à la lie. Des français catholiques pour beaucoup, de cette part du pays méprisé, moqué, conchié, défilaient exaspérés dans la rue contre une loi qui était surtout un cadeau à un tout petit milieu moralement libertaire. Contre l'homophobie « ordinaire » dans les « cités » ou dans les milieux ruraux rien n'a été prévu, étrangement. Il faut dire qu'aux yeux de la « France d'en haut », pour reprendre l'expression de Christophe Guilluy, l'homophobie n'existe pas, ne peut pas être possible, dans les milieux dits « issus de la diversité » alors que c'est là qu'elle est le plus violente.

     

    Et Anne Hidalgo ne le sera donc pas plus, apaisée.

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  • Les odeurs encore méphitiques du vote le Pen

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    FN, le Pen, histoire, politique, société, amaury watremez, les HLPSDNH

     En 2016 encore et toujours, le vote pour la famille le Pen, que ce soit pour la fille, pour la nièce, pour le patriarche peut-être, sent encore la soufre à plein nez pour les oligarques, les journalistes et les éditorialistes. Que ceux-ci soient des bourgeois pédagogues ou des éditorialistes réputés « politiquement incorrects ». Ceux-là, on le sent bien en parlent encore avec des pincettes, comme s'ils s'approchaient trop près du gouffre des enfers, respirant déjà les vapeurs méphitiques de l'Hadès. Ce n'est pas pour eux un vote républicain ou respectable. Même Zemmour n'est pas très à l'aise quand il l'évoque.

     

    Les bourgeois pédagogues le vote le Pen « les inquiète » confient-ils gravement en adoptant l'attitude « ad hoc » pour montrer combien ils sont inquiets les pauvres : la main sous le menton deux doigts pointant vers le haut de leur front large de grandes consciences politiques. Ce sont encore des censeurs redoutables de tous ceux qu'ils soupçonnent de sympathies mal placées. Moi-même ami lecteur qui ait accueilli sur mon blog des articles de Myriam le Corre très bienveillants pour le FN, précisant pourtant à chaque fois en introduction que je n'ai jamais mis un bulletin de vote pour ce parti dans une urne et n'en mettrai jamais, je suis suspect, excommunié, anathémisé par toutes ces grandes consciences citoyennes.

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  • Les contradictions de l'auteur politiquement incorrect

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    politique, société, médias, télévision, politiquement incorrect, hypocrisie, amaury watremezInternet est une providence pour les auteurs politiquement incorrects de gauche et de droite ou du moins se prétendant tels, plus lucides, plus raisonnables, plus fins, plus ceci, plus cela. L'auteur politiquement incorrect n'a de cesse de dénoncer le système et les oligarques, de se donner une image de justicier courageux, sans peur et sans reproches. Il ne devrait donc pas se plaindre de rester dans l'ombre car finalement cela demeurerait logique dans son optique d'indépendance politique. Etre un redresseur de torts masqué est son destin et son horizon.

     

    Seulement voilà...

    Parfois il arrive qu'un de ses articles parvienne au regard d'un "pipeaule" quel qu'il soit et que ce "pipeaule" lui réponde. Le "lone ranger" du clavier, le "zorro" de l'azerty, ne pourra alors s'empêcher de se sentir flatté. Voilà qu'il entre dans l'intimité d'une vedette, d'un des "grands" de ce monde. L'un d'eux s'adresse au petit littérateur du net qui n'en revient. Ébloui, voilà qu'il trouve des qualités à la célébrité que quelques jours plus tôt il s'évertuait à descendre en flammes.

     

    Comme celle-ci est magnanime, elle peut même faire de l'écriveur du web un "bon client" de la télé, un de ceux qui font le "beuze", une des "grandes gueules" prétexte afin de laisser entendre que le pluralisme est toujours une réalité dans les médias. L'auteur politique correct ne se sent alors plus de joie, il est transporté et les cuisses de l'attachée de presse dans sa mini-jupe en cuir lui semblent bien attirantes. Il commence alors à mettre de l'eau dans son vin. Pas trop, un peu, tout doucement, progressivement son foie s'amollit, s'engourdit ainsi que ses tripes...

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  • Aux amis dont je n'ai pas sauvé la vie

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    politique, société, témoignage, solitude, nostalgie, amitié, amaury watremezCe n'est pas seulement mon scepticisme qui m'enjoint de ne pas croire et encore moins suivre les idéologies globalisantes. Faire mon bonheur contre mon gré et selon des modalités insupportables qui passent toujours par quelques massacres préliminaires n'est pas exactement ma tasse de thé. Mais c'est aussi l'expérience de la vie et de la tragédie qui m'encourage à être beaucoup plus méfiant si c'est possible envers toutes ces théories le plus souvent fumeuses, et aussi à détester encore un peu plus profondément cette époque tellement médiocre.

     

    Je suis loin d'être le seul à avoir perdu des proches dramatiquement. C'est même le lot commun de la plupart de mes semblables. Tout le monde subit de telles pertes. On continue pourtant à se croire très fort, plus que tout le monde, à se dire qu'on réussira à sauver ceux qui ne le veulent pas, qui sont déjà trop blessés pour être secourus, qui ont d'ores et déjà trébuché au fond de l'abîme. Personne n'est assez fort pour porter les souffrances des autres, leur joug. Et puis avant de sauver les autres, il conviendrait

    aussi de se sauver soi-même, de savoir raison garder.

     

    Mais la nature humaine est ainsi faite que l'on oublie tout cela constamment, moi le premier.

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  • Les pauvres à la porte des églises de France

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    politique, société, religions, christianisme, patronage, jeunesse, curés, catholicisme, amaury watremezLa déchristianisation de la France en général, la désaffection des églises, et des messes dominicales en particulier, trouvent leur origine dans l'abandon par l'église de France des populations précaires et, ou pauvres. Il n'y a guère plus de 4% de français se disant catholiques pour pratiquer régulièrement ou pas trop irrégulièrement. Bien sûr, je n'oublie pas qu'il existe encore maintenant des associations catholiques s'occupant de fournir des aides d'urgence comme le « Secours Catholique », ou de reloger des « sans abris », ainsi « Habitat et Humanisme ». Il demeure des croyants, souvent dans l'ombre, on ne parle pas beaucoup d'eux, aidant encore leurs prochains.

     

    Mais la pratique religieuse est surtout devenue objectivement un conservatoire social permettant à un milieu de « bonnes » familles de se protéger des influences néfastes des « classes dangereuses » si vulgaaaires. Parler des pauvres c'est bien joli, mais les Béatitudes sont oubliées une fois le parvis de l'église franchi...

     

    Ce n'est pas que les précaires ou les pauvres soient rejetés des paroisses avec brutalité ou dans les discours. Les intentions, à commencer par les intentions de prières, sont toujours de bonnes intentions. Cela va même jusqu'à la mièvrerie il est vrai de temps à autres. Mais la pratique active active de l'entre-soi par la plupart des paroissiens actuels, souvent plus ou moins inconsciemment, constitue un repoussoir infranchissable. Leurs manières de se comporter à la sortie de la messe en premier : on ne se dit bonjour qu'entre personnes du même milieu voire de la même profession libérale ignorant les autres...

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