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Personnel et confidentiel

  • Histoires de couple

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    couple, sexe, société, littérature, femmes, hommes, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Il est toujours délicat pour un célibataire de parler de couple. Beaucoup plus que pour une célibataire, surtout si celle-ci est séduisante. De nombreux hommes se sentiront obligés de la « rassurer » non sans arrière-pensées. On le soupçonnera lui le vieux garçon de jalousie, d'aigreur et d'amertume s'il exprime quoi que ce soit de caustique sur la question.

     

    Ce qui bien sûr ne m'arrêtera pas.

     

    Il est des auteurs comme Jacques Chardonne qui en plus en ont beaucoup mieux parlé que moi. Le couple est une idée neuve en France, enfin un couple bâti sur une relation amoureuse. Auparavant, on se mariait par intérêt de famille, par devoir, et c'était souvent les parents qui choisissaient. Les futurs mari et femme n'en discutaient même pas. Quand ces arrangements étaient faits avec bon sens, que les futurs époux se connaissaient, se fréquentaient déjà cela donnait des couples solides.

     

    Parfois, lors du « devoir conjugal » la femme fermait les yeux et pensait à la France.

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  • La dette ! La dette !

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    dette.jpegAussi sur Agoravox

     

    Il s'agitent tous sur leur siège, ils gesticulent ridiculement, faisant de petits sauts de cabri, levant le petit doigt pour faire la leçon en criant « La dette ! La dette ! » pour paraphraser quelqu'un (voir vidéo ci-dessous). Il faut la rembourser, nous rappellent-ils, il faut diminuer absolument les dépenses publiques clament-ils. Pour d'autres il conviendrait de l'aggraver un peu plus, ce que la plupart des gouvernements de droite comme de gauche font depuis des décennies. Ils dilapident pourtant tous l'argent public. Ils récompensent les copains, et les copines. Ils remercient leurs militants, leurs électeurs en subventionnant l'un ou l'autre.

     

    Ils pratiquent le clientélisme à très haute dose, à tous les niveaux. Ils offrent un travail à tous ceux qui sont prêts à ployer l'échine devant eux. Au bout d'un moment, cela a fini par se voir, comme le nez au milieu de la figure et les bureaux des administrations locales n'étant pas extensibles, leur surpeuplement devenait trop flagrant...

     

    Et ensuite ils osent encore pleurnicher sur le budget et les finances publiques, leur déficit, plastronner comme raisonnables et réalistes, eux (voir à ce lien se voulant sans doute pédagogique)....

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  • Marlène, Najat, Sibeth et Anne

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    marlène schiappa, sibeth ndiaye, anne hidalgo, emmanuel macron, société, politique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Ce sont des femmes d'une trentaine d'années pour la plupart, des ambitieuses. On les trouve dorénavant à tous les niveaux au plus haut sommet de l’État et dans toutes les administrations à divers degrés. Elles ne se sont pas particulièrement distinguées la plupart du temps par des facultés intellectuelles exceptionnelles ou des compétences flagrantes, n'ont pas un parcours scolaire exemplaire. Elles ont cependant un énorme avantage sur les autres. Elles savent très bien comment fonctionnent les rouages du pouvoir, les réseaux, comment les utiliser à leur avantage, comment s'en servir pour leur ascension. Elles ont su également utiliser à leur avantage ce qui était à première vue de grandes faiblesses :

     

    Elles sont françaises de deuxième ou troisième génération venant des « quartiers », issues parfois de la « diversité » selon l'hypocrite appellation...

     

    Elles mettent en avant leur qualité de femmes, montant leur réussite en épingle.

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  • L'oubli crucial des nationalistes

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    ...quand ils parlent de la France.

     

    politique, société, réacs, christianisme, religions, France, amaury watremezA droite, et dans la sphère nationaliste, particulièrement la fameuse « fachosphère » ou « réacosphère » dans laquelle votre serviteur a été très souvent relégué (ce dont je me fiche complètement), on déplore la perte des valeurs, de la morale commune et individuelle, des idéaux. Mais on s'arrête là. Les nationalistes, cette droite bien de droite et non libérale libertaire, ne vont pas plus loin. Ils adoptent dans leur famille, dans leur vie personnelle exactement le même comportement que le reste de la population, à savoir de consommateur des biens et des personnes sans se poser guère plus de questions.

     

    Ils protestent même le plus souvent avec véhémence de leur « non-réactionnariat ». Ce qui ne sert strictement à rien puisque l'expression même très mollassone de leurs convictions les condamne d'avance aux yeux des gardiens de la doxa idéologique actuelle, de la bonne parole bien-pensante selon qui l'histoire de France commence en 1789 ou 93...

     

    Ces pseudo-réacs couchent avec qui ils veulent, ils ne sont pas de droite (ni de droite ni de gauche qu'ils disent), ils ne sont pas réacs non plus, ils s'affirment comme tout le monde d'ailleurs croient-ils bon de rajouter alors ils ont des amis homosexuels, pleins, ce qui prouve bien leur capacité de tolérance. Ils sont catholiques parfois, oui mais attention ils choisissent ce qui les arrange dans la Foi. Un peu de ceci, un peu de cela, pas trop d'obligations morales surtout.

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  • Versailles(s)

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    société,versaillais,catholiques bon teint,amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    J'aime bien Versailles. Il y a cette merveille que demeure le château même si c'est une boîte vide en somme. Et la ville en elle-même a une architecture remarquable, des avenues larges et ouvertes. On peut croiser au hasard des cafés de cette cité des ivrognes narquois, un rien goguenards et philosophes riant du touriste, du passant. Parfois même certains sont écrivains, ils observent, ils s'amusent, ils ont toujours "une oreille à Toulouse". Et puis il y a aussi le souvenir de ce gros type tenant dans sa patte la toute petite main d'une fillette par qui il se laissait mener par le bout du nez, tel un ours avec son anneau dans le nez.

     

    J'y habite depuis deux ans.

     

    Avant d'y arriver, je pensais que tout ce que l'on racontait sur certains versaillais, les plus favorisés matériellement, étaient des légendes, des caricatures ceux-ci étant souvent catholiques et de droite d'où les méchancetés. Mais en réalité, tous les clichés sont vrais et se vérifient chaque jour. Je pensais également que de par certaines de mes convictions et de par ma foi je serais proche d'eux et m'intègrerais à ce milieu. Ce ne fut pas le cas et j'en suis heureux finalement car c'est un milieu de faux semblants et d'hypocrisie morale, tout autant que les "bobos" pour qui les versaillais bon teint n'ont pourtant pas de mots assez durs alors que c'est "bonnet blanc et blanc bonnet". C'est d'ailleurs leur commune hypocrisie qui les rend totalement insupportables, car ils prétendent tous défendre des valeurs élevées dont ils se fichent complètement...

     

    Cette épithète de "bobo" se voulant méprisante c'est surtout une manière de se justifier de son ignorance et de son inculture (la culture c'est une lubie de "bobo" prétentiard)...

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  • Le précaire cet écologiquement irresponsable !

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    Écrit après avoir entendu le président Macron parler de « make ze planète grète euguène »...

     

    precarite-energetique.jpgDans notre monde tellement progressiste, la coupure a tendance a se creuser de plus en plus et de pire en pire entre les très riches et les très pauvres. Et la classe moyenne entre deux, ou plutôt ce qu'il en reste, trop riche pour être aidée, trop pauvre pour s'en sortir vraiment sans heurts ni crédits, se paupérise lentement mais sûrement. En même temps, comme le dit notre président, les riches développent des soucis sociaux et politiques, rajoutent aux prétentions matérielles des vanités politiques et l'envie très forte de se donner le beau rôle, en particulier celui de guides des peuples, ceux-ci n'ayant pourtant rien demandé...

     

    Leur dernière lubie, elle ne mange pas de pain et ne les force pas à un partage plus équitable des richesses, est une certaine conception de l'écologique, une conception « gadget », une conception « alibi » pour se donner bonne conscience et faire marcher le commerce en créant de nouveaux labels, de nouveaux produits beaucoup plus chers.

     

    Le précaire, lui, n'est pas écolo, il s'en fout du développement durable. Souvent même c'est un de ces « petits mâles blancs » qui se détend en regardant exclusivement la télévision et qui si ça se trouve n'est jamais allé voir une pièce d'« humour de résistance » de Jean-Michel Ribes. Pire encore, il prend sa voiture hors-d'âge, rempli bien des fois avec du diesel, pour aller travailler à Paris ou dans une autre grande ville, une bagnole qui bien souvent a un bilan carbone désastreux. Mais cela n'a pas l'air de l'angoisser, il ne se rachète pas une électrique, même pas une « hybride ».

     

    Parfois, il est bien obligé de prendre les transports en commun, de s'entasser avec on l'imagine un plaisir immense dans des wagons bondés, pour cause d'économies budgétaires décidées afin de mieux construire l'Europe. Il faut dire là encore que le précaire, des plus inconscients également sur cette question se fout complètement de la construction européenne. Et puis, en même temps (j'aime beaucoup ce que vous faites monsieur le président) quand il rentre dans son logement loué beaucoup trop cher pour une si petite surface, enfin c'est ce qu'il dit, il prétexte abusivement la fatigue à cause des retards, des pannes, des problèmes de cadencement et de personnels il ne s'inquiétera pas une seconde de faire le tri de ses poubelles avec ordre et méthode.

     

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  • La nouvelle trahison des clercs

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    pretrevélo.jpg

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    Les catholiques ne représentent certes plus grand monde en France. Je parle ici des catholiques pratiquants réguliers : de 1 à 2 % de la population globale. Et pourtant ce qu'ils disent, les valeurs qu'ils soutiennent, est encore largement commenté, critiqué, raillé voire injurié. Cela pour les catholiques qui ne sont pas en phase. Ceux qui le sont, dont le discours est comme il faut dans l'air du temps, sont tolérés comme des "cathos de service" gentils, bien braves mais un peu carencés intellectuellement. Dans ces catholiques je compte la majorité des clercs en France dont la conférence des évêques de France dans sa plus grande part.

     

    Ou alors, on aime bien le pape François qui a de grandes déclarations très belles, avec lesquelles tout le monde est d'accord mais qui n'engagent pas grand-chose....

     

    Quand les catholiques de ce genre sortent de ce rôle, ils sont tous mis dans le même sac de l'atroce réaction. Ils ne l'ont d'ailleurs pas encore compris et s'évertuent à répéter sur tous les tons qu'ils ne sont pas de droite, qu'ils ne sont pas traditionalistes, qu'ils aiment beaucoup le progrès, les changements sociétaux, qu'ils sont très, très ouverts. Rien n'y fait, ils sont rejetés dans les ténèbres extérieures de l'enfer des bien-pensants. Cela ne serait pas bien grave si ces catholiques d'âge mûr pour la plupart qui ne sont plus qu'une minorité n'avaient plus aucun pouvoir de nuisance.

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  • Les Lettres contre la connerie

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    à propos de "Endetté comme une mule" de Eric Losfeld réédité chez Tristram en "souple"

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    Littérature, société, politique, censure, connerie, amaury watremezJ'ai eu envie de lire ce livre car au-delà de tous les clivages, des brouilles, des colères, la littérature et l'appétence pour icelle est toujours la plus forte dans ce que je partage avec d'autres (de "vieilles connaissances pour reprendre le terme de l'auteur de l'article en lien) comme moi passionnés par les Lettres. Dans cette biographie, Eric Losfeld, éditeur célèbre de livres sulfureux en son temps, des ouvrages des surréalistes, des bouquins érotiques à deux sous, des BD novatrices pour adultes telles "Barbarella" ou "Pravda la surviveuse", évoque cette même passion pour la chose écrite et comment il en est venu à l'édition après un parcours personnel pour le moins original. Il raconte ses rencontres avec des personnages connus, d'autres plus modestes, leur accordant à chacun la même bienveillance, la même sympathie. Il est également heureux qu'il soit très subjectif quant à ses affections littéraires, qui ne sont pas toujours les miennes. Mais quelle importance ?

     

    Cette pseudo objectivité affichée depuis quelques décennies par les critiques, les auteurs, les critiques est de toutes façons particulièrement pénible. Elle les encourage à une vision scolaire, laborieuse, trop appliquée et difficile à supporter de la littérature. Celle-ci doit automatiquement servir à porter une cause, fût-ce de manière parfaitement ridicule, fût-ce bien après ce que l'on dénonce. Quand l'on ne sait pas trop quoi dénoncer, contre quoi s'indigner, il est d'usage de dénoncer encore et toujours le nazisme au nom du "plus jamais ça". Cela ne mange pas de pain, tout le monde est d'accord. Et personne n'osera dénoncer le ridicule d'une telle démarche par peur d'être assimilé au camp du Mal englobant toute la droite en général....

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  • Poujadisme qu'ils disaient

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    macronpresse.jpgQuand un électeur de droite, ou de gauche, ça arrive aussi, ou un éditorialiste, ou un journaliste, évoquait même de manière timide, nuancée, argumentée, la collusion, la connivence, pourtant plus qu'évidente :

     

    Entre les médias et la plupart des oligarques,

     

    entre les politiques issus des partis de gouvernement,

     

    entre tous les obligés de la caste, on leur objectait immédiatement un des mots « magiques ». On les objecte toujours même si cela n'a plus l'effet terrorisant d'avant sur les populations.

     

    Ils étaient soient poujadistes soient populistes, ou démagogues. Très vite on enchaînait sur le fait que cela rappelait les heures les plus sombres de l'histoire politique française, que c'était une idée « nauséabonde » ou tortueuse. Celle ou celui l'exprimant était forcément un nostalgique du nazisme caché, ou du régime de Vichy, un « antidreyfusard », un antisémite forcément. Il est en clair excommunie de l'église des bons apôtres, il est hors du monde, rejeté dans les limbes de la « France périphérique » avec les « ploucs »...

     

    Curieuse chose d'ailleurs d'imaginer que des pensées, des convictions aient une odeur...

     

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  • Le retour des heures les plus sombres de notre histoire

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    Je me disais qu'ils avaient compris fort naïvement :

     

    présidentielles 2017, société, politique, marine le pen, emmanuel macron, amaury watremezLes journalistes, les éditorialistes comme il faut, les politiques, les militants, les citoyens z-engagés, les bons apôtres....

     

    Je me disais qu'ils allaient entendre réellement l'expression démocratiques des électeurs sans les injurier...

     

    Je pensais qu'ils n'allaient pas refaire le coup des refrains habituels moralisateurs, des couplets entendus depuis des décennies dés que quelqu'un s'avise d'être de droite sans barguigner car ce genre de moralisation est une des raisons de la progression du vote FN. J'avais tort. Si pendant quelques jours, on ne les entendit pas beaucoup, ils étaient comme éteints. Depuis ce qui s'est passé à « Whirlpool » à Amiens, c'est le concert à tout va et dans tous les sens, l'affolement. Comme des fourmis dont un coup de pied a secoué le refuge ils courent partout sans même penser encore au pique-nique.

     

    Je pense aussi que Macron a raison de dire qu'il y a une « clarification » de la vie politique française, excepté que j'y vois une signification toute autre. Il y a maintenant deux France, celle des nantis, le pays dit « légal », des très nantis aux encore un peu nantis, et celle dite « pérphérique », le pays dit « réel » en voie de précarisation, d' «überisation »accélérées voire de paupérisation ; la France des ravis de la mondialisation et celle de ceux en subissant douloureusement les conséquences.

     

    Christophe Guilluy il y a déjà quelques mois dans une interview à « Marianne » avait souligné l'absolue nécessité pour cette France des riches de faire son « aggiornamento » quant à son mépris des classes moyennes, des précaires « indigènes ». Il soulignait également qu'ils n'allaient pas le faire...

     

    ...Mais qu'ils soient aveugles à ce point sur leur responsabilité majeure dans la catastrophe actuelle, amphigouriquement vaniteux à ce point, qu'ils rajoutent autant de prétentions à poser en guides progressistes des peuples sans leur demander leur avis, cela me surprend encore malgré tout et me sidère à m'en décrocher la mâchoire.

     

    Il fallait entendre cet après-midi dans le train de banlieue, dans le métro, tous ces militants se proclamant avec emphase « anti-fââchiistes ». L'un évoquait Hitler, l'autre prétendait que Marine le Pen était nazie, allait nous y mener et que les foules qui la suivaient étaient uniquement composées de racistes et xénophobes indécrottables violents, et en plus ce n'était rien que des ploucs affreux. Le tout en parlant de leur achat prochain d'une maison de vacances, rêve inaccessible de nombreux français plus assez riches pour s'en sortir, pas assez pauvres pour avoir le droit aux aides sociales.

     

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  • "Salauds de Pauvres !"

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    Macron en premier...

    Il faut savoir, bande de décadents ramollis de téloche et de pâtés en croûte, que les Grecs sont à l’origine du pire des maux dont crève aujourd’hui le monde civilisé : la démocratie.

     
    Fonds de tiroir / Éditions du Seuil, Collection POINTS / 

    La sagesse populaire, on connaît. C’est elle qui a élu Hitler en 33.

     
    Chroniques de la haine ordinaire / Éditions du Seuil, Points, Warner 

    La télévision, d’Etat ou pas, c’est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser, ou n’importe quoi d’autre qu’on puisse soupçonner d’intelligence, sont reportés à la minuit pour que la majorité puisse s’émerveiller dès 20 heures 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d’un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire.

     
    Fonds de tiroir / Éditions du Seuil, Points

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  • Dupont de Ligonnès pris entre le Ciel et l'Enfer

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     à propos de « l'Eternité de Xavier Dupont de Ligonnès » de Samuel Doux aux éditions Julliard

     

    Ce n'est pas la première fois que j'évoque un fait divers marquant, voir à ce lien mon texte sur la tragique "Affaire Lubin"...

     

    xdl.jpgLa lecture de cet article (à ce lien) m'a encouragé à lire le livre de Samuel Doux sur Xavier Dupont de Ligonnès, un roman de non-fiction passionnant, autant que « l'Adversaire » ou les livres de Libérati sur Jayne Mansfield et Charles Manson. Des histoires se déroulant sur les marges, les crimes, les faits divers en disent beaucoup plus long sur notre société et sur toutes les couches sociales la composant que bien des articles et traités savants. J'ai toujours été passionné par les livres s'en inspirant car ils révèlent ce qu'il y a derrière les apparences, derrière les paravents moralisateurs, les beaux discours. Chez ces gens là on cache les abjections sous le boisseau, on les balaie soigneusement sous le tapis. L'important c'est de faire bonne figure. Toutes ces petites et grandes cachotteries vont de mise, on les considère comme obligatoires, allant de soi.

     

    Cet ouvrage de Samuel Doux m'intéressait d'autant plus que je connais sur le bout des ongles le milieu qu'il décrit et que j'ai côtoyé son personnage principal ayant fait partie jusqu'en 1990 du même mouvement catholique traditionaliste.

     

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  • Mètre-étalon d'altérité

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    santé, politique, société, art de vivre, vitiligo, amaury watremezEn matière de hors des normes physiquement parlant, je cumule. Je ne suis certes pas le seul mais cela occasionne des souffrances que l'on méprise un peu trop vite dans notre société. Il faut que la personne dont on se moque ne proteste pas : « c'est de l'humour, rigole ». J'ai trouvé progressivement la meilleure manière de me défendre en apprenant à avoir de la répartie, à être incisif voire caustique. Je me suis construit une cuirasse afin de me protéger, c'est ainsi...

     

    J'ai entre autres différences insupportables pour certains adeptes du conformisme un vitiligo comme certaines célébrités. Mais je danse moins bien que Michael Jackson. Je ne suis pas le seul à notre époque. Cela ne fait pas de moi un monstre. Il paraît que c'est de plus en plus courant hélas. On ne sait pas trop d'où vient cette maladie de peau (voir à ce lien), seules ses conséquences en sont réellement connus : la peau se décolore car la mélanine de l'épiderme est progressivement détruite.

     

    Ce serait selon l'hypothèse du moment une maladie auto-immune, une réaction psycho-somatique du sujet contre lui-même. C'est souvent ce que les médecins disent quand finalement ils ne savent pas trop diagnostiquer encore.

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  • Personne pour être Saint Petersbourg ?

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    politique, poutine, saint petersbourg, société, politique, amaury watremez

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    En ce moment, on n'entend pas les candidats à la présidentielle sur la laïcité. Il faut dire que plus grand monde n'est Charlie quelques jours avant l'élection la plus importante de la Vème République. Dans la plupart des cas, les politiques préfèrent acheter la paix sociale en tolérant plus que de raison le port du voile intégral ou « ligh » pour les femmes, les mosquées salafistes. Ils sont pour la majorité persuadés qu'en étant très très gentils avec les islamistes, en sombrant dans le « pas d'amalgame » ou le « faut pas stigmatiser », ou encore le « c'est pas ça l'Islam », en traitant d'islamophobes ou de racistes les contradicteurs, cela changera les choses.

     

    Un genre de méthode Coué de nanti libéral-libertaire repu politiquement correcte en somme. Son cœur, sa cervelle, son foie sont alourdis par les mauvaises graisses, par le sucre des bonnes intentions lénifiantes.

     

    Ils préfèrent lâcher Bachar el Assad, certes tyran sanguinaire, mais laïc, protégeant les minorités dont les chrétiennes, et se rabattent sur des « barbus » loin d'être des « rebelles ». Il y a entre eux et « Daech » l'épaisseur d'un papier à cigarettes. Ils posent des bougies, des fleurs blanches pour se souvenir pour que « plus jamais ça » n'arrive, on ne sait jamais là aussi ça peut marcher. Ils conchient, conspuent et injurient Vladimir Poutine, le président russe, car il s'est allié avec le président syrien baassiste. Et qu'il ose être encore patriote, qu'il se fiche de la paix civile avec les tarés fanatiques.

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  • Le droit de s'ennuyer

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    ennui.jpgAussi sur Agoravox

     

    L'ennui en 2017 n'est plus acceptable. Je ne parle pas ici de l'Ennui au sens baudelairien du terme, ou ce "mortel ennui qui me prend dans ses bras" parfois. A notre époque il convient d'être occupé sans cesse, tout le temps, ne jamais s'arrêter. C'est une des choses que permettent les objets dits connectés qui permettent que jamais une personne n'ait un moment de répit, que jamais elle ne puisse se permettre un instant d'introspection ou de rêverie. Car s'ennuyer permet de rêvasser, de s'arrêter sur son âme, de faire pourquoi pas ce qu'on appelait un examen de conscience.

     

    Un enfant, un adolescent, un adulte se doit d'être perpétuellement occupé, perpétuellement à faire "quelque chose" plutôt que rien. Les gadgets électroniques comme autant de boulets à ses pieds le lui rappellent sans cesse, ils sonnent, "bipent", vibrent, résonnent, y compris durant la Nuit. Personne ou presque ne cherche jamais à les éteindre, de peur de se retrouver tout seul avec soi-même. Quand le réseau ne fonctionne plus, de temps en temps, les esclaves volontaires, incapables de prendre leur temps libre d'eux mêmes, sont tels des drogués en état de manque.

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  • La méthode Coué et l'Islam en France

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     « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre. »islam, islamisme, Société, politique, amaury watremez

    Une fusillade a été commise à Orly Sud ce samedi matin par un individu connu des services de police et du renseignement, donc suspect d'appétences terroristes. Il a été tué après avoir essayé de voler l'arme d'une militaire présente. Cela remet en lumière ou devrait le faire radicalement le problème de la radicalisation islamique en France.

     

    Pourtant à entendre les officiels, les institutions, les éditorialistes installés....

     

    Il n'y a pas de problèmes avec l'Islam en France et dans les pays européens. Tout va bien. A force de le répéter constamment depuis des décennies, et au fur et à mesure que la situation se dégrade lentement -de moins en moins- mais sûrement je ne sais pas, cela finira peut-être par fonctionner. On peut toujours essayer ce genre de « pensée magique », on ne sait jamais...

     

    Dire le contraire, émettre des doutes, c'est de toutes façons s'exposer à se faire traiter de raciste. Ou pire encore, voire d'être accusé du crime d'islamophobie, concept pourtant forgé par les mollahs d'Iran repris par les communautaristes musulmans dont les « Indigènes » de la joviale (sic) Houria Bouteldja et la majorité des bons apôtres, des lâches, de tout ceux qui préfèrent se coucher devant la haine objective de nos valeurs largement exprimée par les fondamentalistes musulmans en particulier.

     

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  • Génération docile

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    elois.pngAussi sur Agoravox

     

    Moi qui suis un irrécupérable réactionnaire, un anar de droite indécrottable, je viens d'une famille où l'idée même de docilité est une des pires insultes que l'on pouvait dire à quelqu'un. C'était l'épithète infamante, ça l'est toujours.  Nous étions éduqués à l'indocilité. Nous n'étions sans doute pas la seule. Je ne suis donc pas entièrement responsable de mon comportement scandaleux pour notre époque. J'ai le plus profond mépris pour ces paradigmes sociaux réputés obligatoires afin de conserver sa place de maillon dans la chaîne des esclaves volontaires. Et ce qui m'effraie le plus c'est la docilité absolue des plus jeunes générations, leur crédulité terrible, leur incapacité à faire preuve de sens critique, leur malléabilité terrifiante.

     

    Il suffit de tellement peu pour qu'ils tombent dans les bras d'un démagogue ou un autre, d'un fou furieux fanatique, d'un cinglé illuminé.

     

    Avant un vieux con pouvait déplorer qu'il n'y avait plus de jeunesse, que les jeunes étaient de plus en plus mal élevés, des rebelles provocateurs, chevelus ou non.

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  • Les célibataires dans l'Eglise Catholique

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    religions, célibat, christianisme, politique, société, sexe, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    C'est un sujet qui n'est presque jamais abordé par les catholiques, institutions et croyants. Ou rarement, ou alors sous un angle forcément misérabiliste ou culpabilisant pour les célibataires. On a souvent l'impression qu'être célibataire est une situation anormale dans l'Église alors que les personnes seules sont de plus en plus nombreuses, que leur célibat soit subi, qu'il soit la conséquence d'un divorce ou d'une séparation. Voire pire encore, on croirait que cela n'existe pas au sein du catholicisme. Je ne comprends pas du tout les raisons objectives de ce désamour.

     

    De temps en temps sont organisées des rencontres, des assemblées, des "jamboree" pour adultes spécialement pour les célibataires. C'est une manière d'offrir un moment de simili agence matrimoniale à des vieux garçons et des vieilles filles méprisés. Qu'ils se marient donc entre eux ! Qu'ils arrêtent de faire suer le monde avec leur solitude !

     

    Manquerait plus qu'ils soient exigeants !

     

    D'un autre point de vue bien sûr je sais parfaitement pourquoi :

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  • Les catholiques à l'orée du Carême

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    Christianisme, société, politique, religions, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    L’Église, toute l’Église, catholique, quelle que soit la sensibilité des croyants entre aujourd'hui en Carême qui n'est pas je le rappelle une sorte de « Ramadan chrétien » avec des privations obligatoires (ou une apparence de privations pour la galerie). Et plutôt que de « faire Carême » avec une face du même nom, il est préférable de garder en soi et avec les autres la joie qui pour un croyant est celle de Dieu. Je songe aussi à cette histoire des trois ermites orthodoxes venant demander à leur maître venu les visiter sur leur île ce qu'ils devaient faire pour s'améliorer après avoir marché sur l'eau pour rejoindre son bateau...

     

    Lorsque sont évoqués les catholiques en France en 2017 il est surtout question d'archétypes, d'un côté des cathos « versaillais », en veste de chasse verte, en pantalons de couleur, les mamans jeunes et modernes à la ligne impeccable même après trois accouchements, les messieurs tellement dignes en « loden ».

     

    L'on montre aussi ces chrétiens adeptes des grands rassemblements sur-affectifs, accompagnés de guitares, où l'on se prend tous par la main, où l'on pleure en chœur, où l'on rit en chœur. On s'aime tous le temps du rassemblement et on s'oublie dehors. Les jeunes retournent à leurs « grandes » écoles et boîte de papa, les plus mûrs à leur PEL et à leur grosse voiture.

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  • Relire Yourcenar

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    "Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent" était sa devine toute empreinte de morale aristocratique au vrai sens du terme...

     

    Face à la bassesse avérée d'une époque, il n'existe parfois pas de solution réelle, pas d'alternative tangible. La bêtise peut être trop forte, plus que le reste. Comment se heurter à la sottise à « front de taureau » ? C'est d'ailleurs déjà l'accepter souhaiter argumenter contre elle. Pourquoi alors ne pas se retirer dans une refuge propice et passer ses journées durant l'orage à lire les auteurs que l'on aime à l'abri du soleil sous les feuilles d'une branche propice.

     

    En la matière, on en revient toujours à ses anciennes amours, ses anciennes passions à tort ou à raison. La nostalgie, le sentiment que l'on n'aimera jamais quelqu'un aussi bien. C'est idem en littérature où l'on relit des auteurs encore et encore, en redécouvrant encore et toujours quelque chose à chaque fois. Marguerite Yourcenar est de ce genre d'amour. Tant d'intelligence, tant de finesse, tant de culture ne peuvent laisser indifférents. Certes, elle a écrit et dit quelques sottises sur les bébés phoques entre autres ou le nécessaire malthusianisme à l'entendre mais c'est tellement infime dans son œuvre que cela n'a guère d'importance.

     

    Des imbéciles, ils sont légions, se manifesteront peut-être pour s'étonner du fait qu'un réac indécrottable dans mon genre, du moins c'est ce qu'ils pensent, puisse se passionner pour une lesbienne très libertaire, très cosmopolite. Mais Yourcenar a beau invoquer le bouddhisme, se dire citoyenne du monde, parler du hasard de la naissance voire de son inconvénient, elle n'en est pas moins une des dernières incarnations de la civilisation française à son point le plus élevé.

     

    Ne voir en elle qu'une vieille femme laide comme malheureusement Albert Cohen serait réducteur...

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  • La maternité c'est supêêr

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    Femmes, ménagères desespérées, Société, politique, féminisme, amaury watremez

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    Dans Versailles où j'habite on croise plein de mamans avec les poussettes et tout, des mamans socialement favorisées pour la plupart. Précisons que Versailles est constitué de plusieurs quartiers, selon les revenus, et que normalement l'on ne doit pas se mêler. Il y a même près de la gare des « Chantiers » un quartier plus « populaire ». Par contre on rencontre de ces mamans partout. Et dans les parcs et petits jardins les milieux se côtoient grâce aux mères. Une jeune femme « moderne » peut ainsi échanger sur son expérience avec une jeune femme « voilée » en « hijab » et se trouver des points communs.

     

    Cela a des côtés plaisants tous ces enfants surtout pour un misanthrope comme moi qui ne s'entend facilement qu'avec les tout petits gosses et les animaux. Les gosses ont ceci pour eux qu'ils ne sont pas encore trop marqués par les préjugés des grandes personnes, les conformismes, les lieux communs. Ils leurs arrivent, pas toujours, d'être plus ouverts, plus sensibles aux autres bien que souvent la nature humaine étant ce qu'elle est, ils sont loin d'être tous idéalisables. Une cour de récréation peut être un endroit tout aussi cruel que « l'open space » d'une grande entreprise.

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  • Paris, Audiard et le goût du verbe

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    à propos de « le Paris de Michel Audiard » de Philippe Lombard chez Parigramme

     

    cinéma, audiard, littérature, amaury watremez

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    Dans ce petit texte, je ne fais pas dans la nostalgie, dans le violon, j'évoque...

     

    Le Paris d'Audiard a quasiment entièrement disparu métastasé par la gentryfication, les bourgeois « équitables » et, ou « durables », « citoyens ». Il est pourtant encore là, plus ou moins présent, caché dans des endroits que les prétentieux, les malfaisants ne connaissent pas. Il reste des traces, des vestiges pour qui veut bien les voir. Le Paris d'Audiard était celui des petites gens, des gamins combinards, des petits voyous gouailleurs, des escrocs à la petite semaine un rien mythomanes, des filles faisant le trottoir et s'usant petit à petit entre « l'affectueux du dimanche » et le client « qui venait en voisin ».

     

    On s'y mélangeait, on s'y fréquentait, on s'y parlait entre prolos et notables, bonnes dames et catins. Les milieux se croisaient, se jaugeaient, parfois aussi échangeaient autre chose que des cartes de vœux. Les plus riches étaient dans la « part de gâteau » décrite par Céline dans le « Voyage au bout de la nuit », de l'Arc au Triomphe aux serres d'Auteuil. On n'allait pas dans le XVIème, on n'y croisait que des petits vieux, des matrones sans âge, parfois des sous-maîtresses montées en grade, ayant fidélisé le client d'une manière ou d'une autre.

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  • Gros lard !

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    société, politique, témoignage, gros, obèse, physique, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    On ne peut plus dire comme Pierre Desproges il y a une trentaine d'années que l'Occident est en train de crever de sa mauvaise graisse. Ce serait plutôt l'inverse, il crèverait plutôt d'anorexie. Il ne s'agira pas dans ce petit billet de dire du mal de ce qui peut nous tenir en bonne santé, mais juste de se moquer encore un peu de l'hygiénisme quasiment totalitaire sévissant en 2017 afin de standardiser les corps humains. Les femmes se doivent d'être minces jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'anorexie, jusqu'à la maigreur, les hommes également. Il s'agit de montrer que l'on est un individu performant, sportif et dynamique.

     

    Je n'ai rien contre la pratique du sport sauf quand elle devient une manière d'affirmer à tout crin son adaptation, combien on est un rouage docile des diktats totalement délirants que sont les normes modernes pesant sur chaque personne, des normes étouffantes et aliénantes ne serait-ce que pour les jeunes filles. Juger une personne sur son physique est de mise, des « quartiers » aux salons feutrés des bourgeois pédagogues où «vraiment ma chèèère on ne supporte pas les zobèzes ». Je pense particulièrement à celles qui cherchent par exemple à avoir le même « drop tights » que les mannequins maigrichonnes à la mode.

     

    Elles font des régimes ahurissants pour y arriver, se font vomir, sont dans la compétition par l'entremise des réseaux dits sociaux et finalement sont tout aussi soumises que leurs aînées au regard des mâles, lui-même biaisé par la pornographie omniprésente, celle-ci allant de pair avec une ignorance -apparemment paradoxale- de la sexualité.

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  • Dans la tête des jeunes filles sages - « Et devant moi le monde » de Joyce Maynard

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    à propos de « Et devant moi le monde » de Joyce Maynard

     

    littérature, écriture, société, joyce maynard, amaury watremez, et devant moi le mondeLe sujet de ce texte n'est plus tellement d'actualité. Les jeunes filles sages ne lisent plus, elles rêvent plus en parcourant les « tweets » des « pipeaules » et autres « statuts » facebook mais ne se passionnent plus du tout pour la littérature et les auteurs. Elles ne peuvent donc pas vivre de grandes passions qui risqueront de les mener au bord du gouffre dont elles sortiront par l'écriture telle Joyce Maynard. J'avais bien aimé « une adolescence américaine » de cet auteur dans lequel la jeune fille qu'elle était se racontait et racontait sa génération des années 60 un peu à la manière d'une Holden Caufield au féminin. Ce roman faisait suite et développait un article du « Times » dans lequel elle avait esquissé ce portrait en creux des jeunes de juste avant la « parenthèse enchantée ».

     

    Elle était de ces jeunes filles sages capables de passion, capables de brûler et se brûler pour un amour sans y réfléchir aucunement avant...

     

    Les femmes y sont plus hardies quoique les petits garçons sages également partagent cette qualité ou ce défaut jusqu'à risquer d'en mourir.

     

    Il demeurait quelques scories dues à son immaturité mais j'avais largement préféré ce livre à « l'Attrape Coeurs ». Dans « Et devant moi le monde », elle a quarante-quatre ans et raconte l'amour à sens unique qu'elle a vécu avec le père d'Holden Caufield, la rupture brutale s'en étant ensuivi et les années qu'elle a passé à se reconstruire. Elle avait dix-neuf ans. Elle aborde tout crûment et de front, sans aucune vulgarité, y compris la sexualité avec un homme à l'époque de trente-cinq ans son aîné. Elle était une de ces adolescentes inadaptées brûlant d'un feu intérieur que personne ne voyait ou ne voulait voir, déjà passionnée par les lettres comme tous les gosses qui ont du mal à s'adapter à la société des êtres humains. Elle avait des parents très artistes et largement excentriques dont le couple était déséquilibré, un père peintre raté et une mère flamboyante mais frustrée de reconnaissance envers ses dons.

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  • Jacqueline Sauvage ou la victoire de la pleurniche

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    jacqueline sauvage, dictature de l'affectif, grâce présidentielle, société, Amaury WatremezLe propos de mon petit texte n'est pas de demander à remettre Jacqueline Sauvage en prison. Je ne me donne aucune autorité morale. Dans le meilleur des mondes personne ne devrait avoir à subir l'enfermement pour protéger la société, personne ne devrait avoir à souffrir de vivre dans une cellule de 9m2, j'écris bien dans le meilleur des mondes, donc certainement pas dans le nôtre. Dans un monde débarrassé des travers de la nature humaine, on pourrait envisager de se passer de moyens de coercition afin d'empêcher les pitoyables primates que nous sommes de faire le mal. Mais hélas, c'est surtout la « peur du gendarme » et celle de la punition qui les empêchent encore de commettre des fautes, des délits, des crimes, l'irréparable.

     

    Jacqueline Sauvage a donc reçu la grâce présidentielle et a donc été libérée de prison. François Hollande n'ayant plus de souci électoraliste fait ce qui lui chante se soumettant pour se faire plaisir à la dictature de l'affectif, de l'émotion, à la pleurniche qui domine dans notre société dés que l'on aborde un sujet sensible. C'est un peu comme si la plupart des français, en particulier sur internet, étaient devenus incapables de réflexion, incapables de nuances et dans le même temps des spécialistes judiciaires. Ils sont également incapables de se libérer de l'instinct grégaire virtuel consistant à pleurnicher à seaux dés qu'on leur en intime l'ordre.

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  • La compagnie des femmes

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    femmes, séduction, féminisme, politique, sexe, amour, amaury watremezDepuis ma petite enfance, ce qui ne nous rajeunit pas, j'ai toujours préféré, et de loin, la compagnie des femmes à celle des mâles, mes semblables, mes frères. Et ceci à un point tel que j'ai souvent été soupçonné par des personnes peu capables de nuances d'homosexualité latente, comme si la sensibilité à l'art et au monde, à la beauté, l'attrait pour la féminité étaient pour un homme, pour un garçon, une tare indigne. Ce n'est pas que j'idéalise les femmes, je sais parfaitement combien elles peuvent être triviales, voire grossières. Elles peuvent être retorses, malignes, moqueuses. Elles peuvent même être hélas, ainsi que les hommes, complètement idiotes et conformistes.

     

    Ou hommasses, ce qui est pire que tout...

     

    Cependant, une femme, même celle qui se croit laide, même celle qui se croit sans charmes, sans séductions, aura toujours un moment où croyant échapper aux regards inquisiteurs elle s'abandonnera à être elle-même, et ce tellement plus que l'autre sexe. Elle sera alors infiniment émouvante, étourdissante de beauté sans le savoir, sans s'en rendre tout à fait compte elle-même. Car si toutes les femmes ne sont pas toujours belles, elles peuvent l'être...

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  • Pas de tag « je suis copte »

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    chrétiens d'orient, chrétiens orientaux, société, politique, christianisme, amaury watremez, terre sainteSur les réseaux sociaux, sur les forums, sur les fils de discussion c'est devenu une habitude impérative à chaque attentat, à chaque tuerie causée par les fanatiques, on est « la ou les victimes » du massacre. Sauf pour les chrétiens orientaux en général, et les coptes en particulier. La dictature de l'affectif ne va pas jusqu'à eux. L'indignation n'a pas cours pour ces minorités persécutées aux Proche et Moyen Orient, chez qui que ce soit.

     

    Alors certes, de temps en temps, quelques jours, on voit bien fleurir quelques « statuts » sur le sujet mais ça ne dure pas bien longtemps. Les chrétiens arabophones fuient leur pays sans être aidés en quoi que ce soit par les occidentaux, à commencer par leurs frères et sœurs dans la Foi, à quelques notables exceptions près, le reste n'en ayant strictement rien à faire « de facto ».

     

    Bientôt il n'y aura plus de chrétiens « originels », grecs catholiques, assyriens, arméniens, syriaques en Terre dite Sainte. Pourtant je ne vois nulle part de « marche blanche » organisée avec dépôt de gerbe, de bougies et dessins de gosses, ce qui permet les « selfies » éplorés que l'on poste ensuite su « fècebouc ». Le soir de Noël avant d'aller becqueter la bûche, les zuitres et le foie gras Labeyrie, peut-être qu'une intention sera prononcée ? Peut-être même sera-t-elle par miracle entendue ? Elle provoquera sûrement une petite larmichette vite écrasée, mais après ?

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  • Wes Craven et le Mal sur grand écran  

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    à propos de "Wes Craven, quelle horreur ?" de Emmanuel Levaufre aux éditions Capricci, novembre 2016.

     

    cinéma, wes craven, société, politique, cinéma bis, amaury watremezLes éditions Capricci viennent encore de sortir un excellent de livre de cinéma et sur le cinéma, ici sur l'Horreur et le Gore, l'Épouvante. Mais aimer le cinéma n'est-ce pas aimer Orson Welles ET Ridley Scott, Fellini ET John Carpenter, Visconti ET Wes Craven ? L'auteur s'intéresse à la personnalité de Wes Craven, le créateur du "croquemitaine" le plus célèbre du Fantastique, Freddy Krueger, et à sa mise en abyme des films horrifiques dés "La dernière maison sur la gauche". Emmanuel Levaufre recadre également ce qui relève des "séries B", du cinéma dit d'exploitation et ce qu'est vraiment un "film culte", à savoir une œuvre ne trouvant le succès que grâce au bouche à oreille des "happy few". Il s'intéresse aussi aux réflexion "méta" que sont nombre de films de Wes Craven mais aussi de John Carpenter.

     

    Il ne tombe pas dans le travers maintenant habituel de nombreux critiques de cinéma qui est de porter aux nues des "zèderies" immondes, et qui le resteront jusqu'à la fin des temps (et des siècles et des siècles amen) et ce malgré leur côté toujours involontairement rigolo au trente-sixième degré, car ignorées, croient-ils, du reste des cinéphiles. A leur décharge il faut dire que la culture cinématographique de nombreux auteurs commence en 1992, 93 avec les premiers films ultra-référentiels de Tarantino.  Ne parlons pas de la majorité des spectateurs brouteurs abrutis de "pop corn" devant des "blockbusters" qui ne sont que des "séries B" gonflées...

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  • Les cathos tous dans le même sac

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    joffrin, Christianisme, fillon, société, réacs, amaury watremez, christianismeLa sortie de Laurent Joffrin considérant qu'un nouvel activisme catholique politique tout aussi dangereux à ses yeux que l'islamisme de Daech ne vaudrait même pas la peine d'un coup d’œil distrait si elle n'était pas représentative de ce que la gauche morale pense très fort des catholiques, tous les catholiques. Le plus amusant, si l'on veut, est qu'il balance ça sans scrupules ni remords au sujet de la course en tête aux primaires de la droite de Fillon dorénavant réputé « réac », ce qui fait littéralement quand même mourir de rire car le nouveau champion de « Les Républicains » a tout de l'ancien notable « rad soc » de la IIIème République et rien d'un héraut du catholicisme.

     

    Celui-ci a certes dit ce qu'il ne fallait pas, il a commis le crime idéologique ultime :

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  • Les grandes naïvetés du vote catholique de droite

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    politique, vote catholique, sens commun, LR, FN, jean-frédéric poisson, François Fillon, amaury watremezParcourant les forums, sites, et « pages » de catholiques de droite, discutant avec eux, je suis encore une fois très surpris par la grande naïveté de leurs points de vue face aux primaires de la droite et du centre. Ne serait-ce le fait de croire que voter pour « choisir » le candidat « naturel » de la droite et du centre apporte plus de démocratie est le signe d'une grande crédulité. Mais ils ne sont pas les seuls. Voient-ils que pour les médias et la « France d'en haut » il est même déjà élu, le vieux cheval de retour Alain Juppé ou « Péju »).

     

    Pourquoi donc aller voter en avril 2017 se demande-t-on puisque cela ne paraît être qu'une simple formalité ?

     

    Pourtant, ils se sont déjà faits suffisamment avoir au cours des dernières décennies. Je me souviens entre autres de Sarkozy face à « Sens Commun » promettant ce que les personnes qu'il avait en face de lui voulaient entendre. De la même manière qu'un vendeur de cravates l'aurait fait. Juste après avoir dit qu'il ne reviendrait pas sur le mariage gay, subissant des huées, il leur dit quelque chose du genre « vous voulez l'abrogation je vous la donne (bande d'imbéciles, c'est sous-entendu dans le ton). Et le pire est qu'il se fait alors acclamer...

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