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Lu et vu sur le Net

  • Des premiers de cordée

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    politique, macron, intervention télévisée macron, société, télévision, Amaury WatremezAussi sur Agoravox

     

    Dimanche soir, monsieur Emmanuel Macron, notre président de la République a parlé des riches et de toute personne ayant réussie qui seraient des « premiers de cordée ». Il s'agirait de ne pas les jalouser, et ceux-ci seraient chargés d'entraîner tous les autres à leur suite. Les plus précaires, les plus faibles, les plus pauvres seraient donc inspirés de faire comme eux pour réussir. Chaque SDF se devrait en gros de fonder sa « start up » pour sortir de la rue en résumé. C'est le fantasme du « self made man » à l'américaine parti de rien pour arriver au pinacle de la société.

     

    La méritocratie serait donc encore efficiente ?...

     

    Monsieur Macron oublie ou feint d'oublier, on ne sait pas trop, que si les riches et les enfants de riches réussissent, c'est principalement pour deux raison : l'argent de leur famille, les réseaux dont elle dispose, sa capacité à les mettre en œuvre. Le reste est de la bonne blague : « Aide toi le ciel t'aidera ! » et toutes ces belles formules ne sont que des fables. Ne fonctionne dans notre société que le clientélisme le plus amoral, le plus abject, et ce à tous les niveaux et dans tous les camps politiques. Personne n'en a l'exclusive.

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  • Comment réussir dans la culture et l'éducation malgré son incompétence

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    Histoire, Shoah, société, politique, mémoire, amaury watremez

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    Vous êtes nul en orthographe, votre syntaxe est aléatoire ? Vous n'avez qu'une culture très limitée et vous n'avez pas beaucoup d'appétence pour le travail universitaire ? Rassurez vous il existe des techniques très simples afin de compenser le tout et de gravir un par un les échelons de la hiérarchie. Bien entendu, la qualité première est de faire preuve d'une obséquiosité de tous les instants, il faut savoir flatter les chefs, ceux qui possèdent l'autorité et qui parfois étaient tout aussi incompétents que vous l'êtes, le demeurant alors qu'au pinacle.

     

    C'est très bien de leur montrer alors à quel point vous vous sentez proche d'eux. Le processus d'identification les mènera à vous apprécier à ce que vous pensez être votre juste valeur. Vous savez très bien combien vous êtes inculte, ignorant, vaniteux, la culture c'est poussiéreux, c'est paternaliste, comme tous les bien pensants le pensent, mais le dire ne changera rien à la réalité de votre ignorance bien concrète.

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  • Puérilité sociale

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    martine.jpg

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    Des enfants qui se chamaillent comme des chiffonniers et qui vont ensuite rapporter soit à la maîtresse, soit à leurs "Papamaman", c'est normal. Qu'il y ait à l'école les fayots, les cancres, les chahuteurs, les enfants sages, les turbulents, rien d'étonnant. Des gosses qui se moquent d'eux et qui font pleurer parfois les autres, c'est la (pas si ) douce cruauté de l'enfance. Des minots qui se font des câlins et des papouilles pour dire et montrer combien ils s'aiment, rien de plus évident. Des gamins qui lorsqu'on les prend en photo aiment bien faire des grimaces, pourquoi pas ?

     

    Que des enfants soient parfois puérils, on ne peut le leur reprocher. Auparavant, on réclamait d'eux d'être des adultes en miniature, des petits hommes et des petites femmes avant l'heure. Passé cinq ans, on les habillait ainsi.

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  • La-le dernie-ère lubi-e bien-pensant-e

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    littérature, société, politique, écriture inclusive, orthographe, amaury watremez

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    L'écriture inclusive est la dernière lubie à la mode parmi les bourgeois pédagogues, ce genre de bien-pensant-e-s qui aiment bien donner des leçons de morale au reste du monde, et plus particulièrement aux petites gens. C'est d'ailleurs une lubie contradictoire car à les entendre l'orthographe serait une vieille manie de réacs fini-e-s, quelque chose d'insupportablement paternaliste, sauf quand cela les arrange (ou les dérange). A les entendre, l'écriture inclusive deviendrait obligatoire, indispensable pour développer l'égalité entre hommes et femmes.

     

    Notons que quand celle-ci est battue en brèche par des personnes 'issues de la diversité" se basant sur leur foi religieuse, alors ce ne sera pas pareil. Ils évoqueront le respect des cultures différentes, j'en passe et des pires, méprisant au fond ces minorités qu'ils perçoivent comme incapables de réfléchir par elles-mêmes et évoluer en abandonnant des coutumes parfois problématiques avec nos valeurs.

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  • Loin de la foule en pleurs

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    handicap, philippe croizon, société, politique, amaury watremezDans un train, un contrôleur a demandé sa carte d'handicapé à Philippe Croizon, amputé des quatre membres rappelons le. Certes on pourrait dire que cet employé de la SNCF ne faisait que son travail, qu'il obéissait aux ordres. Mais il me semble que le handicap de monsieur Croizon est suffisamment visible pour qu'il ait à le prouver. Tant d'aveuglement buté frappe l'esprit. Tant de sottise satisfaite aussi. C'est aussi le genre d'épisodes montrant ce qui peut se passer sous un régime totalitaire, ils sont alors nombreux celles et ceux ne faisant que leur travail.

     

    L'anecdote a provoquée de nombreuses réactions courroucées et, ou émotionnelles sur le net. De la colère et des larmes d'indignation très éloignées de la réalité de la perception quotidienne des handicapés loin des statuts "facebook" ou "twitter" ronflants et "pleurnichogènes", loin de la pseudo communion humanitariste du "Téléthon", prétexte "festiviste", alibi pleins de bons sentiments. Il y a un côté aussi très hypocrite à toutes ces saintes colères naissant aussi et surtout de la célébrité médiatique de Philippe Croizon.

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  • Réécrire l'histoire

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    weil.jpgL'histoire n'est pas une science exacte, elle n'a rien d'objectif contrairement tout ce que les historiens des Annales, entre autres, ont pu dire. On ne peut pas réduire les êtres humains en poudre et conduire dessus des expériences scientifiques. Quand j'étais étudiant dans la matière c'était une grande discussion avec un ami pour qui la matière historique aurait dû devenir une science dite « dure ». Il n'était pas le seul. C'était même la raison pour laquelle la plupart des thèses étaient à l'époque écrites dans un français le moins littéraire possible, pour montrer que l'histoire pouvait être aussi ennuyeuse que la physique en quelque sorte.

     

    Nota Bene : Je conçois que certains trouvent la physique passionnante et excitante, à commencer par les poseurs de bombes, mais ils doivent être relativement rares.

     

    Cependant, rappeler les faits, tous les faits y compris ceux qui gênent suffirait à faire de l'histoire au moins une science humaine au moins « honnête ».

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  • Le meilleur ennemi de Macron

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    politique, mélenchon, société, la france insoumise, amaury watremez

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    Lors d'une rencontre chez Pierre Mauroy dans les années 70 son épouse avait lancé à mon grand-père qui s'étonnait du luxe déployé chez cet homme prétendument de gauche que « la politique est une comédie et qu'il s'agit de bien la jouer ». Chacun a son emploi de comédie. On y trouve des Géronte ridicules, des petits marquis, des séductrices, des matamores, des larbins rusés. Et ainsi la farce que l'on joue sous nos yeux perdure, et la bourgeoisie arrivée au pouvoir il y a un peu plus de deux-cent ans en conserve les rênes.

     

    Depuis le début de la Vème République en 1958, les présidents de la République, les politiques se prétendant plus républicains que les autres ont leur « meilleur ennemi » qui les met en valeur, leur « Goldstein », du nom de l'adversaire politique imaginaire du système dans « 1984 ». A partir de Mitterrand deuxième époque, c'était le Jean-Marie Pen et le FN. Sa fille Marine lui a succédé ensuite dans le rôle d'épouvantail utile, les repoussoirs des hommes et femmes de progrès se partageant le pouvoir.

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  • Après Saint Martin la métropole?

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    politique, saint martin, société, sous préfète de saint martin, amaury watremez, politique

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    Un ouragan terrifiant s'est abattu sur les Antilles mettant des milliers de personnes à la rue, celles-ci ayant tout perdu en quelques heures. Face à cette catastrophe abominable, le gouvernement tarde abominablement à réagir.

    J'ose espérer que les responsables ne seront surtout pas recasés quelque part à pantoufler telle Agnès Saal...

     

    ...Mais il ne faut pas rêver.

     

    Ces grands serviteurs de l’État pour se disculper se disent en « état de choc ». S'ils sont tellement émotifs, je leur conseillerai plutôt la peinture sur soie (voir à ce lien)...

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  • Masochisme télévisuel de droite

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    télévision, ruquier, société, on n'est pas couché, amaury watremez

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    Chaque lundi depuis quelques années, c'est la même sérénade, sur les sites dits de droite, et, ou "réacs" on commente à qui mieux mieux "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier. Comme si finalement il était urgent et indispensable de lui faire de la publicité. Je ne comprends pas ces réactions. Il y a quelque chose de beaucoup plus simple à faire. Il suffirait de ne pas regarder voire d'éteindre carrément sa télévision pour, je ne sais pas, lire par exemple, ou discuter en famille. Je ne saisis pas non plus l'intérêt de regarder cette purge très bien-pensante un peu plus intéressante cependant quand il y avait Zemmour et Naulleau.

     

    Les invités à l'époque ne pouvaient se contenter de faire simplement leur promo la bouche en cœur. Ils devaient faire un effort d'argumentation supplémentaire, ils leurs arrivaient même de souffrir un peu. Et les politiques comme les éditorialistes dans les rails avaient à aller plus loin que leurs éléments de langage tout préparés. C'était déjà ça. En dehors de ça, c'était quand même une émission de télévision standardisée. Et avant d'entendre Zemmour ou Naulleau il fallait quand même se payer les blagues de Ruquier ou les saintes colères de l'un ou l'autre gardien du temple.

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  • Des sauvageons à la Mouffe

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    Lire le récit de l'algarade à ce lien

     

    politique, société, démocratie, élections, LREM, sauvageons, violence, M'jid el guerah, amaury watremezJ'ai travaillé de 1992 à 2014 en zone sensible avec des élèves dits « difficiles ». Je n'en suis pas mort, bien loin de là, bien au contraire, en conservant des souvenirs inoubliables. J'y ai rencontré des jeunes avides d'infini, d'idéaux que personne ne songe à leur transmettre. Nous essayions toujours de faire en sorte pour leur bien que la violence ne soit pas le seul moyen d'échange des jeunes. Je peux parfaitement imaginer la scène qui s'est déroulé rue Broca :

     

    « M »sieur c'est lui qu'a commencé, j'voulais pas être violent la vie de ma daronne mais y m'a traité, j'étais bien obligé ».

     

    Donc le député de « La République en marche » M'Jid El Guerrab élu des français de l'étranger dans la circonscription des Français d'Afrique du Nord rencontre Boris Faure, directeur de campagne de son adversaire, devant un restaurant. La discussion s'envenime et les témoins voient alors M'jid se mettre à frapper à coups de casque son interlocuteur. L'excuse de ses proches est que Boris Faure l'avait agressé verbalement en le traitant, je cite, de « sale arabe ». Comme si cela justifiait que le député macroniste le frappe jusqu'au au sang.

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  • Les nouveaux rosiers de madame Husson

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    politique, société, réacs, amaury watremezCe petit texte est dédié à « ffff ». « ffff » était un commentateur quotidien de mon blog durant quelques années, surtout quand il était jumelé avec celui des « Moissonneuses », ces pestes fort séduisantes. Il s'est avéré que « ffff' » est un jeune historien « politiquement incorrect » qui nous explique doctement dans deux ouvrages que certains évènements comme la Vendée Militaire ne sont pas abordés par l'histoire officielle afin de ne pas contredire certains mythes éculés construisant la psyché républicaine : quelle découverte en effet...

     

    Dans les nouvelles et romans de Guy de Maupassant, il y a toute l'humanité, parfois il en a une vision vraiment noire, mais il est toujours lucide. Dans « le Rosier de madame Husson », il raconte l'histoire de ce pauvre garçon sage et bien gentil de Gisors qui récompensé pour son apparente vertu s'empresse de filer à la capitale, ébloui par ses plaisirs, pour faire la fête. Les auteurs du net ou d'ailleurs se voulant politiquement incorrects, indépendants, voire antisystème sont pour beaucoup de ces nouveaux rosiers de madame Husson.

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  • La lucidité face au terrorisme

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    attentat levallois, islam, politique, société, emmanuel macron, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Encore un attentat commis sur le sol français, à Levallois-Perret (voir à ce lien), ayant blessé des militaires cette fois-ci, les attendant alors que quittant leur casernement. Encore les mêmes déclarations de fermeté et de solidarité avec l'armée des ministres. Encore les mêmes questions qui suivront sur les moyens alloués à l'armée et à la gendarmerie. Encore le même questionnement sur la nécessité de mettre en place un « Islam de France ». Encore les mêmes interrogations sur le parcours de ou des individus responsables.

     

    Les mêmes envolées martiales, les mêmes coups de menton. Et puis ?

     

    Et puis les vraies questions ne seront encore une fois pas posées, les mesures concrètes devant être prises ne le seront pas et ce sera ainsi jusqu'à la prochaine tuerie.

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  • La dette ! La dette !

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    dette.jpegAussi sur Agoravox

     

    Il s'agitent tous sur leur siège, ils gesticulent ridiculement, faisant de petits sauts de cabri, levant le petit doigt pour faire la leçon en criant « La dette ! La dette ! » pour paraphraser quelqu'un (voir vidéo ci-dessous). Il faut la rembourser, nous rappellent-ils, il faut diminuer absolument les dépenses publiques clament-ils. Pour d'autres il conviendrait de l'aggraver un peu plus, ce que la plupart des gouvernements de droite comme de gauche font depuis des décennies. Ils dilapident pourtant tous l'argent public. Ils récompensent les copains, et les copines. Ils remercient leurs militants, leurs électeurs en subventionnant l'un ou l'autre.

     

    Ils pratiquent le clientélisme à très haute dose, à tous les niveaux. Ils offrent un travail à tous ceux qui sont prêts à ployer l'échine devant eux. Au bout d'un moment, cela a fini par se voir, comme le nez au milieu de la figure et les bureaux des administrations locales n'étant pas extensibles, leur surpeuplement devenait trop flagrant...

     

    Et ensuite ils osent encore pleurnicher sur le budget et les finances publiques, leur déficit, plastronner comme raisonnables et réalistes, eux (voir à ce lien se voulant sans doute pédagogique)....

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  • La culture du narcissisme

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    à propos de « la culture du narcissisme » de Christpher Lasch, précédé d'une préface de Jean-Claude Michéa chez Flammarion dans la collection « Champs » (à ce lien)

     

    société, politique, Christopher lasch, narcissime, égo, hypocrisie, festivisme, amaury watremezJe ne pense pas comme d'autres que le « moi » soit forcément haïssable. Il était important que cette idée apparaisse vers la fin du XVIIème siècle et que l'individu se libère de contraintes collectives pour se réaliser. Mais le « moi » a fini par prendre une importance démesurée, presque insupportable et envahir tout le reste. Cela amène le résultat suivant : nous devenons de plus en plus incapables de supporter la contradiction, d'apprécier le débat et de fréquenter des personnes autres que des reflets même déformés de nos aimables personnes.

     

    Je trouve cela des plus ironiques. En un temps où les moyens de communication offrent des possibilités infinies nous sommes de moins en moins capables de le faire, en un temps où ils pourraient permettre plus d'équité sociale nous la désirons de moins en moins...

     

    La littérature politique peut être intéressante mais quand l'analyse d'un auteur peut être pertinente l'ouvrage peut se conclure sur des propositions de solutions totalement hors-sol et dégagées du réel, ou inversement. Aucun livre politique ne donne de point de vue réellement global sur la crise morale grave que traverse notre société. Ce qui fait l'intérêt de « la culture du narcissisme » c'est que Christopher Lasch le donne justement dans les pages de ce travail de réflexion. Il le fait en se basant sur la psychologie sociale individuelle et collective. Son essai a plus de vingt ans mais il est d'une actualité toujours plus brûlante...

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  • Lire Charles Maurras en 2017

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    à propos du « Petit dictionnaire maurrassien » de Stéphane Blanchonnet paru aux éditions Nouvelle Marge

     

    littérature, société, politique, Maurras, Action Française, amaury watremezLe talon d'Achille de nombreux mouvements, revues et publications se voulant en dehors du discours actuel est d'être encore beaucoup trop sensibles aux oukases idéologiques des arbitres des élégances politiques. Toujours et encore, la plupart en viennent à se justifier maladroitement, à se défendre d'être réactionnaires ou pire aux yeux des donneurs de leçons :

     

    hédoniste ou anar de droite, et catholique, le pire pour eux (Nota Bene : je suis le tout et me fiche bien de l'anathème des bourgeois pédagogues).

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  • L'oubli crucial des nationalistes

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    ...quand ils parlent de la France.

     

    politique, société, réacs, christianisme, religions, France, amaury watremezA droite, et dans la sphère nationaliste, particulièrement la fameuse « fachosphère » ou « réacosphère » dans laquelle votre serviteur a été très souvent relégué (ce dont je me fiche complètement), on déplore la perte des valeurs, de la morale commune et individuelle, des idéaux. Mais on s'arrête là. Les nationalistes, cette droite bien de droite et non libérale libertaire, ne vont pas plus loin. Ils adoptent dans leur famille, dans leur vie personnelle exactement le même comportement que le reste de la population, à savoir de consommateur des biens et des personnes sans se poser guère plus de questions.

     

    Ils protestent même le plus souvent avec véhémence de leur « non-réactionnariat ». Ce qui ne sert strictement à rien puisque l'expression même très mollassone de leurs convictions les condamne d'avance aux yeux des gardiens de la doxa idéologique actuelle, de la bonne parole bien-pensante selon qui l'histoire de France commence en 1789 ou 93...

     

    Ces pseudo-réacs couchent avec qui ils veulent, ils ne sont pas de droite (ni de droite ni de gauche qu'ils disent), ils ne sont pas réacs non plus, ils s'affirment comme tout le monde d'ailleurs croient-ils bon de rajouter alors ils ont des amis homosexuels, pleins, ce qui prouve bien leur capacité de tolérance. Ils sont catholiques parfois, oui mais attention ils choisissent ce qui les arrange dans la Foi. Un peu de ceci, un peu de cela, pas trop d'obligations morales surtout.

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  • Les morts-vivants descendus de l'écran

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    cinéma, Georges A Romero, société, horreur, épouvante, EC comics, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Georges A. Romero est mort il y a une semaine. Il se peut que de ses zombies soient, sortis de l'écran, qu'il y en a un ou plusieurs qui l'ont mordu et qu'il les a rejoint enfin. Peut-être même était-ce à dessein car au fond les morts-vivants les vrais c'est tous les citoyens-consommateurs de notre société aux appétits très étriqués, de plus en plus restreints, aux cerveaux de plus en plus standardisés. Nous sommes pour beaucoup comme les masses apathiques et parfois violentes du film de Romero « Dawn of the dead », « Zombie » en France dans lesquels les morts revenus à la vie se précipitent au centre commercial mécaniquement. Il y eut deux versions du film, une américaine et une européenne montée par Dario Argento et agrémentée d'une musique du groupe « Goblin »...

     

    Il commença sa carrière en tournant des films commerciaux et d'entreprise à Pittsburgh avec les moyens du bord sans connaissance technique particulière, se cultivant sur l'éclairage, le cadre ou l'étalonnage grâce à sa cinéphilie boulimique depuis l'adolescence. Il préférait le cinéma à la vie banale de « teenager » sous Eisenhower, indifférent aux bals de fin d'année, aux rituels scolaires et sociaux. Comme tous les enfants et les adolescents peu doués pour la vie sociale et ses conformismes il adorait tout ce qui lui permettait d'y échapper.

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  • Plus jamais de « Vel d'Hiv » ?

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    Vel d'hiv, Emmanuel macron, histoire, politique, mémoire, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, deux visions de l'attitude des français durant cette période dominent, une angéliste : les français étaient tous résistants de cœur, une à l'inverse : ils étaient tous collabos. La vérité se situe sans doute entre les deux. Selon Robert Paxton qui écrivit un ouvrage de référence sur Vichy, il semble qu'il n'y ait eu que 100 000 résistants tout au plus et autant de collaborationnistes de conviction. Et quarante millions d'attentistes, quarante millions de personnes songeant surtout à sauver leur peau, quitte pour cela à oublier toutes valeurs morales, toute humanité.

     

    Et parmi eux quelques héros méconnus dont on ne parle jamais. Quand il arrivve que l'un d'eux soit connu, il avoue généralement qu'il ne voit pas d'héroïsme dans ce qu'il a fait, et que cela lui semblait aller de soi. De tels êtres humains sont rares, voire rarissimes...

     

    Il y en eut pendant la rafle du « Vel d'hiv ».

     

    Il y en eut en effet parmi les policiers français pour prévenir les familles juives allant être raflées la veille et leur éviter un sort funeste. Beaucoup ne purent le croire et furent déportées.

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  • Des chercheurs d'or dans Paris

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    Paris, paris souterrain, société, politique, hypocrisie, invisibles, amaury watremezIl y a ceux qui voient Paris comme dans les photos de Robert Doisneau et qui auraient souhaité que rien ne change depuis les années 40 et un pittoresque évoquant une ville n'ayant en somme jamais existé (NB: je n'aime pas du tout Doisneau). Ce Paris là n'était pas des plus agréables non plus, il sentait la pisse des clochards, les odeurs de choux brûlé. On entendait les gueulements des voisins et les moins fortunés pouvaient s'entasser à sept dans une trentaine de mètres carrés.

     

    Il y avait certes des compensations, les milieux se mélangeaient, les parisiens riches et bourgeois, les précaires et le « populo » se croisaient parfois. Les mêmes ne voient qu'un Paris patrimonial, des « vieilles pierres » qui dans la capitale ne le sont pas tant que ça datant pour leur majorité d'Haussmann et dont le but premier était déjà d'éloigner le petit peuple du centre-ville.

     

    Ce à quoi la « bobolisation » arrive tout aussi bien à faire, elle est dans la stricte continuation de l'haussmanisation censée domestiquer ce Paris si turbulent...

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  • Se souvenir des belles choses

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    politique, société, georges bernanos, religions, foi, amaury watremez

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    Quand j'étais adolescent, un après-midi notre professeur d'économie nous montra un documentaire sur la malnutrition, chapitre du programme à peine abordé en cours. Ainsi il n'avait pas besoin de se fouler de trop. Je regardai la chose distraitement quand soudain je vis sur l'écran une mère tentant en vain de nourrir son enfant d'une maigreur terrifiante, comme elle. Je fus révolté et ému aux tripes, je regardais mes camarades autour de moi m'attendant à ce que tous ressentent la même chose...

     

    Cela n'était pas possible, tous devait le ressentir...

     

    Mais tout ce que j'entendis tendait au fatalisme, à l'acceptation et en grande majorité relevait de l'indifférence.

     

    Quand dans la rue je vois sur un trottoir un homme, une femme, des enfants en train de crever de sa misère là sous nos yeux, ce sont les mêmes sentiments à chaque fois. S'y rajoutent l'impuissance, la fureur de ne rien pouvoir faire de plus. Là encore, je m'attendrai à ce que tous réagissent ainsi mais les miséreux ne sont surtout que des obstacles ralentissant le rythme, empêchant de se sentir pleinement un rouage enthousiaste de la chaîne économique gardant l'espoir illusoire d'être un jour un de ceux mettant en branle le mécanisme...

     

    La guerre fait rage un peu partout dans ce monde, plus encore et surtout dans les pays les plus pauvres. Tout les jours devant la télévision ou son ordinateur, l'homme moderne favorisé somnole en attendant l'émission « d'infotainement ». Il soupire parfois, « on s'en fout » pense-t-il mais il n'ose pas encore trop le dire. De temps en temps il pousse l'hypocrisie à mettre une bougie sur le rebord de sa fenêtre, à faire une « marche blanche » voire à acheter des produits dits « équitables ». Il « est » le pays ou la ville martyrisée sur les réseaux dits sociaux. Mais qui trompe-t-il ?

     

    Pourquoi tout le monde ou presque s'en satisfait-il ?

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  • Cette droite traditionnelle en marche avec Macron

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    politique, société, Emmanuel Macron, En Marche, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Henri Guano, même si contrairement à ses dires, affirme cela surtout parce qu'il a vécu une lourde défaite dans la circonscription parisienne où il s'est présenté a néanmoins tout à fait raison. L'électorat très bourgeois de l'endroit est à vomir, qu'il soit "bobo" ou "bourgeois pédagogue" ou de cette bourgeoisie plus traditionnelle allant à la messe et mettant ses enfants dans le privé.  Comme il se retire de la vie politique, Guaino peut enfin parler sans filtres. On se demande pourquoi il ne se l'est pas autorisé plus tôt car ce fut réjouissant...

     

    Je n'avais pas besoin de lui, madame Mauroy l'avait avoué il y a déjà quelques décennies à mon grand-père paraphrasant Shakespeare :

     

    "La politique est une comédie dont les électeurs sont spectateurs, encore faut-il bien la jouer"

     

    Après tout le doit être loin d'être le seul, je pense que la plupart de ces collègues sont tout autant méprisants des électeurs prêts il faut dire à élire une potiche sur la base d'un discours très simpliste de renouveau, de pseudo-rajeunissement...

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  • Désir de respect à tous les étages

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    respect.jpgActuellement, en 2017, tout le monde veut du respect, désire qu'on le respecte tout le temps et pour tout. C'est respectable, c'est le cas de le dire, mais cela a pris des proportions déraisonnables. Je me demande aussi si par respect les gens n'entendent pas l'acceptation de toutes leurs opinions, penchants, tendances même les plus détestables, les plus ignobles...

     

    Chacun veut le respect sur des coutumes mêmes barbares même les plus abjectes.

     

    Chacun veut le respect d'opinions injustifiables, d'idéologies ou de théocraties stupides au nom de la diversité, de la liberté d'expression. Tout le monde le réclame pour des goûts au ras du sol, pour des blagues chaussées de semelles de plomb comme celles que l'info-bouffon Hanouna a coutume de faire dans son émission. Mais il est loin d'être le seul.

     

    Chacun veut le respect pour son apparence, pour son envie de tout montrer, se débrailler au risque de pour le coup manquer de respect envers le reste du genre humain.

     

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  • Le roi du gimmick (mais pas que)

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    À propos de « Comment j'ai terrifié l'Amérique » - 40 ans de séries B à Hollywood, autobiographie de William Castle chez Capricci

     

    cinéma, politique, littératiure, sociétéWilliam Castle est un des rois du cinéma d'exploitation et de la « série B ». Né Schloss, (Castle en anglais donc), il grandit à New York dans le « Village » où il découvre le cinéma et le théâtre. Gamin débrouillard et très sûr de lui, il devient régisseur de scène sur un malentendu, un coup de bluff. Les compulsifs de cinoche le connaissent bien car on le voit, ou un personnage s'inspirant fortement de lui dans « Panic à Florida Beach » de Joe Dante, ce personnage de producteur à gros cigare aimant les gros effets pour faire frémir un maximum le public :

     

    Micro-décharges électriques dans les sièges, squelettes volants, assurance-vie pour les spectateurs qui mourraient de peur etc...

     

    Il est légendaire à tel point que dans « la Conspiration des ténèbres » un livre fantastique Theodore Roszak imagine qu'il a tourné un film maudit qui ouvrirait vers une conspiration ésotérique mondiale extrêmement dangereuse (voir à ce lien).

     

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  • L'indolence terminale

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    Depuis quelques jours...

     

    macnhester.jpgLe soleil est haut dans le ciel. Dans les rues on se débraille, on se déshabille, c'est à qui montrera le plus de peau...

     

    Tous à poil obéissant tous à l'injonction de se détendre sans réfléchir, sans penser par soi-même, un truc de vieux, un truc de vieux con rasoir, d'aigri, de jaloux !

     

    Puisqu'on vous le dit !

     

    Indolence des corps sous le soleil du dérèglement climatique global ! Indolence des esprits ! Le gadget électronique dans une main, une cannette de boisson dans l'autre, on se laisser aller à un plaisir de plante verte : prendre le soleil sans penser à quoi que ce soit d'autres...

     

    Pourtant il y a bien eu un attentat sanglant à Manchester, commis encore une fois par un « loup solitaire » réputé intégré, discret, gentil, sans problèmes, un garçon né là-bas dans cette ville berceau de musiques nouvelles depuis déjà quelques décennies, des « Smith » à « l'électro » en passant par "Oasis" ou "Police" (j'en avais parlé il y a quelques mois, voir à ce lien). Encore des minutes de silence, encore des marches blanches, encore des petites fleurs et des bougies devant les photos d'une des disparus. Des enfants ! Des bombes perversement conçues dans l'intention de tuer un maximum de gosses ! Le salopard s'est fait exploser avec.

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  • La nouvelle trahison des clercs

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    Les catholiques ne représentent certes plus grand monde en France. Je parle ici des catholiques pratiquants réguliers : de 1 à 2 % de la population globale. Et pourtant ce qu'ils disent, les valeurs qu'ils soutiennent, est encore largement commenté, critiqué, raillé voire injurié. Cela pour les catholiques qui ne sont pas en phase. Ceux qui le sont, dont le discours est comme il faut dans l'air du temps, sont tolérés comme des "cathos de service" gentils, bien braves mais un peu carencés intellectuellement. Dans ces catholiques je compte la majorité des clercs en France dont la conférence des évêques de France dans sa plus grande part.

     

    Ou alors, on aime bien le pape François qui a de grandes déclarations très belles, avec lesquelles tout le monde est d'accord mais qui n'engagent pas grand-chose....

     

    Quand les catholiques de ce genre sortent de ce rôle, ils sont tous mis dans le même sac de l'atroce réaction. Ils ne l'ont d'ailleurs pas encore compris et s'évertuent à répéter sur tous les tons qu'ils ne sont pas de droite, qu'ils ne sont pas traditionalistes, qu'ils aiment beaucoup le progrès, les changements sociétaux, qu'ils sont très, très ouverts. Rien n'y fait, ils sont rejetés dans les ténèbres extérieures de l'enfer des bien-pensants. Cela ne serait pas bien grave si ces catholiques d'âge mûr pour la plupart qui ne sont plus qu'une minorité n'avaient plus aucun pouvoir de nuisance.

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  • Les Lettres contre la connerie

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    à propos de "Endetté comme une mule" de Eric Losfeld réédité chez Tristram en "souple"

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    Littérature, société, politique, censure, connerie, amaury watremezJ'ai eu envie de lire ce livre car au-delà de tous les clivages, des brouilles, des colères, la littérature et l'appétence pour icelle est toujours la plus forte dans ce que je partage avec d'autres (de "vieilles connaissances pour reprendre le terme de l'auteur de l'article en lien) comme moi passionnés par les Lettres. Dans cette biographie, Eric Losfeld, éditeur célèbre de livres sulfureux en son temps, des ouvrages des surréalistes, des bouquins érotiques à deux sous, des BD novatrices pour adultes telles "Barbarella" ou "Pravda la surviveuse", évoque cette même passion pour la chose écrite et comment il en est venu à l'édition après un parcours personnel pour le moins original. Il raconte ses rencontres avec des personnages connus, d'autres plus modestes, leur accordant à chacun la même bienveillance, la même sympathie. Il est également heureux qu'il soit très subjectif quant à ses affections littéraires, qui ne sont pas toujours les miennes. Mais quelle importance ?

     

    Cette pseudo objectivité affichée depuis quelques décennies par les critiques, les auteurs, les critiques est de toutes façons particulièrement pénible. Elle les encourage à une vision scolaire, laborieuse, trop appliquée et difficile à supporter de la littérature. Celle-ci doit automatiquement servir à porter une cause, fût-ce de manière parfaitement ridicule, fût-ce bien après ce que l'on dénonce. Quand l'on ne sait pas trop quoi dénoncer, contre quoi s'indigner, il est d'usage de dénoncer encore et toujours le nazisme au nom du "plus jamais ça". Cela ne mange pas de pain, tout le monde est d'accord. Et personne n'osera dénoncer le ridicule d'une telle démarche par peur d'être assimilé au camp du Mal englobant toute la droite en général....

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  • Les perles précieuses et moins précieuses du cinéma d'exploitation

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    à propos de « Drive-in & grindhouse cinema : 1950's-1960's » paru aux éditions IMHO

     

    cinéma, télévision, société, grindhouse, amaury watremezLe cinéma est un tout, ce n'est pas seulement les « grandes » œuvres, les « classiques » reconnue comme tels, les œuvres réputées obligatoires. Le cinéma c'est aussi et surtout le « cinoche », ces films populaires qui se permettaient parfois d'innover et d'aller beaucoup plus loin que les œuvres plus honorables. Rester curieux sur les « petits » films permet de temps en temps de dénicher des talents extraordinaires. Henri Langlois lui-même voulait sauver tout les films, s'angoissait à l'idée d'en oublier un seul.

     

    Le cinéma dit « bis », les « séries Z » selon le terme en vigueur un peu méprisants, sont devenues à la mode depuis déjà quelques années. N'importe quel pékin moyen peut se déclarer cinéphile en déterrant de l'oubli un film d'épouvante, de SF fauchée ou d'horreur. Un peu à cause de Tarantino, se voyant comme grand cinéphile devant l'éternel, et de « Pulp Fiction » où il cite de nombreux films « d'exploitation » qu'il connait par cœur. Car plutôt que d'évoquer des « séries B » ou « Z » sans trop savoir ce qu'il y a derrière ces termes, il convient plutôt de parler pour les longs métrages parfois transgressifs, parfois talentueux, mettant en scène des extra-terrestres aux yeux pédonculés poursuivant des jeunes filles terrifiées en bikini, ou sans bikini.

     

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  • Tenir compte du vote barrage ?

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     politique, société, présidentielles 2017, emmanuel macron, société, politiqueAussi sur Agoravox

    Ainsi qu'en 2002 votant Chirac après un certain 21 avril, ils ont été nombreux à voter Macron pour, disent-ils, faire barrage au Front National, la Le Pen ayant à les entendre des intentions « putschistes ». Ils se boucheraient le nez en votant qu'ils disaient, ils voteraient à contrecœur qu'ils disait. Ces fiers antifascistes de la vingt-cinquième heure concernés et responsables l'ont dit, affirmé, leur vote Macron n'est en aucun cas un vote d'adhésion, il voulait juste résister contre les risques de nouvelle dictature rappelant les z-heures les plus sombres de notre histoire qui seraient advenues de nouveau derechef si l'autre candidate serait arrivé au pouvoir.

     

    Ce soir de dimanche, on les vit clairement reprendre du poil de la bête. Ils bombaent le torse non sans noblesse, croyaient-ils, se frappaient la poitrine avec majesté et énergie, là encore selon eux, attention, il faudrait bien que Macron ne prenne pas leur vote pour un vote réellement pour lui. Il faudrait qu'il les respectât, ce sont des résistants contre le fascisme. Il faudrait qu'il tienne compte de leurs desiderata. Sinon, gare à leur sainte colère, on verrait ce qu'on verrait. Et là ils continuaient à prendre la pose, une pose avantageuse, sur les réseaux dits sociaux ou dans les soirées « fooding » entre potes...

     

    Et je pense aussi intimement que la plupart d'entre eux croit encore sincèrement au Père Noël.

     

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  • Tous addicts à la technocratie

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     ob_ae846d_emmanuel-macron-meeting-paris-720x403.jpgNotre pays est gouverné depuis maintenant plus de 70 ans par la technocratie, par des hauts fonctionnaires formés pour cela, ce qu'est Emmanuel Macron, modèle de « réussite » selon les critères des nantis, des oligarques. Ceux-ci sortent tous des mêmes grandes écoles, ont tous les mêmes perceptions des situations, ont tous les mêmes propositions en réponses. Tous ces gouvernants professionnels considèrent que le politique doit se plier impérativement à l'économique, et donc à des obligations de rentabilité ou de performance. Ils n'ont pas d'idées, pas d'idéologies, ils choisissent généralement tel ou tel parti comme le comédien choisit son "emploi" de théâtre. Ils sélectionnent un "créneau" pour eux porteur pour leur carrière.

     

    Rien de sincère là-dedans, seule leur réussite personnelle compte. Si encore d'aventure ils avaient le souci du Bien Commun...

     

    Si encore ils avaient une vision pour notre société, des rêves, des idéaux...

     

    ...Ce qui était au départ une idée pouvant sembler rationnelle est devenu le principal mal de notre système politique, le principal vecteur de manque de représentativité de nos représentants théoriques et par là leur manque total d'empathie envers le « pays réel ».

     

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  • Poujadisme qu'ils disaient

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    macronpresse.jpgQuand un électeur de droite, ou de gauche, ça arrive aussi, ou un éditorialiste, ou un journaliste, évoquait même de manière timide, nuancée, argumentée, la collusion, la connivence, pourtant plus qu'évidente :

     

    Entre les médias et la plupart des oligarques,

     

    entre les politiques issus des partis de gouvernement,

     

    entre tous les obligés de la caste, on leur objectait immédiatement un des mots « magiques ». On les objecte toujours même si cela n'a plus l'effet terrorisant d'avant sur les populations.

     

    Ils étaient soient poujadistes soient populistes, ou démagogues. Très vite on enchaînait sur le fait que cela rappelait les heures les plus sombres de l'histoire politique française, que c'était une idée « nauséabonde » ou tortueuse. Celle ou celui l'exprimant était forcément un nostalgique du nazisme caché, ou du régime de Vichy, un « antidreyfusard », un antisémite forcément. Il est en clair excommunie de l'église des bons apôtres, il est hors du monde, rejeté dans les limbes de la « France périphérique » avec les « ploucs »...

     

    Curieuse chose d'ailleurs d'imaginer que des pensées, des convictions aient une odeur...

     

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