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Lu et vu sur le Net

  • "La lecture ça sert à rien"

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    littérature, société, politique, culture, école, enfance, amaury watremezQuand je fais visiter ma bibliothèque à des jeunes je leur demande toujours :

     

    "A quoi ça sert de lire ?" en rajoutant aussitôt après que c'est une question piège.

     

    Comme je fais cela dans un quartier bourgeois où les enfants sont bien élevés en général, ils sont tout  gentils, tout calmes et bien polis, et très scolaires, et me répondent généralement bien gentiment tout ce qui leur a été soufflé précédemment par leurs enseignants de Lettres. A savoir lire, ça permet de développer le vocabulaire, d'apprendre les conjugaisons etc...

     

    Il est très rare que l'un d'eux me dise que lire est pour son plaisir personnel, qu'il ouvre un livre par goût. Lire pour eux c'est une corvée imposée par l'école, un passage obligatoire pour obtenir une bonne moyenne et faire les études que l'on souhaite en répondant à tout ce qu'implique les obligations engendrées par le paradigme social en vigueur en 2018.

     

    Je leurs répond toujours de manière un peu provocatrice que lire dans l'absolu ne sert strictement à rien d'immédiatement quantifiable, mesurable avec une règle ou un pied à coulisse, que l'on peut très bien vivre et mener son existence en étant parfaitement et complètement inculte. Et Dieu sait qu'il y en a des ignares. L'inculture contrairement à ce que les ignorants prétendent (ils pensent avoir trouvé la parade ultime) n'est pas quelque chose de subjectif qui découlerait des "humanités" que Bourdieu appelait "bourgeoises" avec mépris, ou une question de "goûts et de couleurs". Rien de plus objectif que l'inculture et son corollaire habituel : la sottise "à front de taureau".

     

    Comme ce que l'on gagne en lisant n'est pas immédiatement mesurable, et donc pas contrôlable réellement, notre société déteste et fait mine de mépriser. En dehors de la figure du "nerd" ou du "geek" rendue sympathique ces derniers temps, celle de "l'intello" l'est toujours aussi peu dans les médias, dans la pub et les fictions en général. Le "méchant" des films d'action est le plus souvent un sale type lettré qui cite de la poésie avant d'exposer son plan machiavélique au héros, ou qui pose sur son fauteuil de salaud diabolique devant ses belles reliures tout en caressant son chat langoureusement. Le lecteur affirmé, avéré, est soit un prétentieux soit un pervers, c'est sûr et certain dans beaucoup d'esprits.

     

    Je demande d'ailleurs aux jeunes ensuite pourquoi "intello" est une telle insulte pour eux. Pourquoi on l'entend même dans les cours d'établissements scolaires très chics ? Ils sourient un peu, ont des attitudes gauches, ils ne savent pas trop quoi dire, la docilité au paradigme social leur ayant été martelée depuis leur plus petites enfance. On me dira que cela a toujours un peu existé, que la culture -je parle de la vraie pas celle qui fait dans l'épate bourgeois- a toujours été réservée à un petit nombre de personnes finalement, consentantes. La culture n'a pas à voir avec les diplômes, l'instruction ou les études mais surtout avec l'appétence de la personne ayant envie de s'élever, de grandir dans le savoir...

     

    Curieusement, je m'en étonne toujours, elle provoque chez la grande majorité des gens un complexe d'infériorité ahurissant alors que dédaignée apparemment ou très relativisée. Ce n'est pas si grave au fond car cela montre finalement qu'elle est toujours importante d'une manière ou d'une autre dans les esprits.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Pour en finir avec les geeks

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    geek, culture pop, société, adulescent, politique, feuilletons, amaury watremezCe n'est pas que je n'aime pas la "pop culture" que chérissent les "geeks" et autres "nerds". Bien au contraire, j'aime beaucoup certaines vieilles séries télé que l'on peut regarder avec la "suspension d'incrédulité" que les enfants pratiquent sans réfléchir. Que des effets spéciaux soient rudimentaires n'a en fait aucune importance si le spectateur croit à l'histoire, si celle-ci est bien racontée. Mais certaines de ses vieilles séries que l'on trouve toutes sur internet, pouvant vivre

     

    J'aime bien aussi la bande dessinée, en particulier l'anglo-saxonne, mais de là à sombrer dans des fixettes et autres lubies à leur sujet il y a un abîme. Le geek sait quel est le modèle de tournevis sonique que le Docteur Who a à la main dans le comic book dessiné par Dave Gibbons en 1974. Il a cru remarquer que dans les premières minutes du troisième "Star Trek" cinématographique Kirk a son insigne plus à droite sur son uniforme qu'à la fin du long métrage. Il a tous les manuels pour faire voler les dragons et les vaisseaux spatiaux de "Star Wars" dont il connaît les plans par cœur,

     

    Des savoirs fondamentaux à n'en pas douter. Pour le "geek" ses compulsions télévisuelles ou cinématographiques sont sacrées. C'est plus que tout, c'est important. Et ça le relie à son enfance alors qu'il est coincé dans un corps d'adulte qui vieillit...

     

    Le "geek" regarde "Games of Thrones" parce que c'est un "Seigneur des Anneaux" avec du sexe dedans et des nudités en "full frontal".  Il adorait également "Breaking Bad" parce qu'il pouvait croire alors qu'un type comme lui, un binoclard, pouvait devenir un truand, un dur de dur, un homme un vrai, un mâle alpha. C'est toute la culture qui se "geekise" et qui met au même niveau Proust, Céline et Georges R. Martin (l'auteur du "Trône de Fer). Alors que culturellement ce n'est pas tout à fait la même chose bien que l'on puisse trouver les livres de ces auteurs dans les mêmes rayons à la FNAC.

     

    C'est en fait toute la culture qui est vampirisée par les "geeks" ou toute œuvre se doit d'avoir ses gadgets en relation, ou "goodies" en langue geek, voire son jeu vidéo, ses dessous de plats, ses "mugs" etc....

     

    Plus grand monde ne reconnaît de hiérarchie réelle dans les goûts culturels en affirmant le poncif habituel : "tous les goûts sont dans la nature". Alors que celle-ci existe et que l'inculture n'est pas quelque chose de subjectif, un "sentiment". Lire Stephen King avant ou la saga "Harry Potter" ou toutes les dystopies (contre-utopies) adolescentes à la mode en ce moment ce n'est déjà pas si mal me dira-t-on. Au moins cela permet que beaucoup de jeunes continuent à lire. Mais Rien ne leur interdit de passer à l'étape supérieure et de lire de la littérature un peu plus exigeante intellectuellement, de celle qui fait mûrir et qui ne cantonne pas le lecteur à un rôle d' "adulescent" perpétuel.

     

    Ce que sont beaucoup trop de grandes personnes de nos jours vivant dans un perpétuel présent, celui de leur post-puberté.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

  • Racisme au second degré ?

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    musique, nick conrad, société, politique, racisme anti blancs, amaury watremezUn rappeur dont je ne dirai pas le nom ici, il a eu bien assez de pub, a diffusé un clip abject incitant à "pendre les blancs" je cite. Mais attention, c'était du second degré et c'était pour choquer en faisant réfléchir sur le racisme des dits blancs, c'était de l'ââârt (voir à ce lien). En fait il aurait voulu inverser les rôles et montrer ce que ça fait de subir le racisme que les blancs feraient subir aux africains depuis de toute éternité. En bref, ledit rappeur ne manque pas d'air, et , ou il est bien "briefé". En bref, il se paie notre tête...

     

    Sur "France Inter" et d'autres médias "mainstream" bien entendu on appuie bien sur le fait que ce scandale ne serait de la responsabilité que de la fachosphère, ce truc nébuleux invoqué dés que l'on contredit la "bonne" parole. Ce serait du racisme au "second degré"...

     

    Un blanc, un "caucasien", dés qu'il parle sans faire dans l'angélisme ou le mièvre des africains ou de la culture arabe est forcément un raciste. C'est automatique. Un blanc doit être constamment dans le "masochisme mémoriel" et l'auto flagellation continuelle il est automatiquement coupable de tout l'esclavage, de la colonisation dans son ensemble. Toute personne d'origine africaine, arabe en France ne peut pas être raciste. Cela contredit la vision rose-bonbon de la diversité il faut dire. C'est du réel, celui qui fait mal, alors évidemment ça déplaît fortement.

     

    On commence tout juste à évoquer officiellement -du bout des lèvres- l'antisémitisme qui sévit dans les milieux musulmans. Mais par contre un "noir" ne peut pas être raciste. Un "noir" ne peut être que victime du racisme.

     

    Alors qu'il suffit de prendre les transports en commun, d'aller en banlieue pour s'apercevoir que ce racisme africain existe bel et bien. Pas chez tous bien sûr, pas partout mais il est bel et bien là. Il suffit par exemple de faire l'expérience de demander son chemin dans ou à côté de la gare de Cergy (entre autres endroits). Il y a là une majorité d'africains. Ils ne répondent pas ou alors indiquent une direction contraire, ou bien ils ne savent pas. Le, la "toubab" n'a qu'à se débrouiller tout seul ("toubab" ou "babtou" signifiant "patron" et employé ironiquement pour désigner les blancs).  Le "babtou" est réputé fragile il, elle ne sait pas se défendre. On peut lui piquer son pognon, il n'ira pas se plaindre. qui sait même si ce n'est pas lui qui a commencé ?

     

    Le toubab n'est pas un "frère" ainsi que l'on s'appelle entre membres de la diversité, le toubab est un toubab. Car si une bonne majorité des africains et des arabes de France s'appellent "frères" ce n'est qu'entre eux, leurs voisins caucasiens en sont exclus. Par contre c'est à eux que l'on fera des leçons sur le "vivrensemble". C'est à eux que l'on expliquera que lorsqu'un noir parle de "pendre des blancs" c'est de l'ironie attention, qu'il ne faut pas prendre ça au premier degré...

     

    ...et mon œil ?

     

    Ce qui est surprenant est que la majorité des brutes primaires qui font de l'ââârt en faisant du rap le font en étant visiblement fascinés par la ségrégation qui existait dans le Sud des États-Unis, par toute la "culture" des prisons US (des jeans "baggys" au bling-bling en passant par une vision des femmes là encore assez primaire mais chut faut pas le dire). Certains pensent-ils que la ségrégation raciale existait en France ? Ce qui n'a jamais été le cas. On constate d'ailleurs que dans les transports la plupart s'assoient là où celle-ci les aurait obligé de se mettre, qu'ils l'ont comme intériorisée tout en se révoltant contre.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • La Gaule contre le pouvoir de l'argent

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    macrongalette.jpgMacron ironise sur les gaulois mais se verrait bien en monarque visiblement. Pour l'instant cela ne semble pas encore convaincant (voir fig 1 ci-contre, empruntée )

     

    J'avais aussi :

     

    Emmanuel Macron a la Gaule devant lui quand ils parlent des français. Évoquer la nation rappelle toujours la Gaule au président...

     

    Mais ce n'est pas dans ma nature de faire des jeux de mots lourdement allusifs aussi lamentables.

     

    Il s'est amusé mardi à comparer les danois, « ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années », et les français « gaulois réfractaires au changement » après avoir dit que le peuple danois n'existait pas, tout comme la culture française il y a quelques mois (voir à ce lien). En passant, on constate que dans certains cas on a le droit de rappeler la Foi religieuse traditionnelle dans un pays et en même temps d'affirmer que l'on combat cette affirmation des peuples à vivre pleinement leur identité, tous les fameux nationalismes que not'président dit combattre (voir ici).

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  • Où sont les pauvres ?

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    société, pauvreté, économie, politique, amaury watremezAmi lecteur je te préviens, il y a peut-être un peu d'ironie de ci de là dans ce texte. J'aurais pu mettre des émoticônes pour t'aider à les trouver mais je préfère faire confiance à ton intelligence...

     

    La pauvreté n'a jamais été bien perçue par l'être humain, quelle que soit la société dans laquelle il vit, la latitude, la longitude. Être pauvre c'est risquer de crever de faim, de soif, cela fait donc peur aussi. Être pauvre fait honte forcément, on colle le « parent pauvre » en bout de table, parce que l'on veut être gentil, parce qu'il est de la famille, mais on ne veut pas trop le voir non ou qu'il risque de parler avec quelqu'un et d'ennuyer des invités plus chanceux. On compte les petites cuillères et les bouteilles à la fin du repas. On surveille ses poches, on ne sait jamais bien que les pauvres soient réputés avoir les poches crevées.

     

    C'est la raison pour laquelle on aime bien les pauvres exotiques même quand ils migrent pas loin de nos centre-villes, eux ne culpabilisent pas. On s'identifie plus difficilement à eux, donc leur pauvreté fait moins peur, voire elle paraît pittoresque. On les considère avec un peu de condescendance cependant.Et on évite d'aller vers eux de trop quand même car les pauvres ça sent mauvais n'est-il pas ? Les enfants des riches n'ont pas ces pudeurs quand ils vont acheter leur herbe en banlieue...

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  • Les cathos victimes consentantes ?

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    religion, pédophilie église, société, politique, sexe, amaury watremezA chaque affaire de pédophilie dans l’Église (voir à ce lien), c'est le même « storytelling » qui ressort même si le Pape condamne sans ambiguïté (voir ici) :

     

    Suspicion sur l'ensemble du clergé et des catholiques, leçons de sexualité de divers « spécialistes », cathos en rupture de ban évoquant le mariage des prêtres, c'est haro sur les cathos ! Des « spécialistes » distribuent les bons et mauvais points (voir ici) et on reparle encore de « la manif pour tous », on insiste bien sur tous ces cathos tellement coincés, si possible on interroge des paroissiens de saint Nicolas du Chardonnet, des militants de « Civitas » qui sont pour beaucoup des idiots utiles, des charismatiques dans la dénégation fébrile d'être réac et de droite, ce qui ne sert à rien car ils sont déjà catalogués de toutes façons etc...

     

    Il faut dire que la communication des responsables est toujours plus qu'hasardeuse et hésitante, on sent leur malaise palpable. Il y a une constante, les pires sont souvent les plus progressistes, tel monseigneur Gaillot couvrant des années le père Vadeboncoeur dans son diocèse d’Évreux.

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  • A l'assaut des conformismes de la génération Z

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    société, politique, génération Z, informatique, internet, zombielennials, amaury watremezEn France comme dans tout l'Occident, il n'est pas bien vu d'avoir l'esprit critique. Je veux dire par là le véritable esprit critique, celui qui remet en cause réellement la dogmatique actuelle. Il est de moins en moins bien perçu d'exprimer une opinion contraire au reste de la société. La pluralité est mal vécue, elle est anxiogène, et puis elle suppose de se conduire en adulte, de réfléchir par soi-même, de faire en somme un effort insupportable pour beaucoup en 2018. On dirait que la plupart aimerait se comporter en gamins irresponsables, à charge pour les « pions » de sonner la fin de la récré de temps en temps...

     

    Je ne vous dis pas dans cette optique le sacrilège qu'est l'acte de s'attaquer au conformisme des plus jeunes. Et pourtant ce n'est pas exactement eux qui sont pour moi le problème, mais leurs parents et tous les éducateurs qui ont omis de leur apprendre, de leur donner le goût de remettre les certitudes en question. Et conventionnels ces jeunes le sont, à un degré rarement atteint auparavant qu'ils. appartiennent aux « Millenials » ou à la très docile « génération Z ». Celle-ci frappe, elle fait peur, cette obéissance irréfléchie à des règles d'un arbitraire extrêmement fort, plus dures que celles qui pouvaient exister auparavant.

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  • Monsieur de La Palice, MacMahon et Nicole Belloubet

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    Nicole Belloubet, Redoine Faïd, évasion, justice, politique, société, amaury watremezJe fais partie d'une famille où le verbe est roi. Une personne ne sachant pas s'exprimer, n'ayant pas le goût des mots et le sens de la formule tranchante avait du souci à se faire à notre table. Ce sens des mots, ce goût du verbe et de la "disputatio" n'est pas une question de culture ou d'érudition. Il naît souvent d'un trop-plein de sensibilité au monde, qu'il faut bien canaliser ou duquel il faut bien se protéger.

     

    Les vérités pontifiantes et d'une évidence rare énoncées avec beaucoup de sérieux nous ont toujours fait hurler de rire. Nous n'aurions pas invité Nicole Belloubet, nous l'aurions évitée

     

    La Palice pour mémoire est l'auteur de phrases immortelles comme "Quelques minutes avant de mourir il respirait encore" ou bien "Quand la pluie tombe elle mouille le sol" ou enfin "Le vainqueur a remporté la victoire" et le fameux "Le jour de sa mort a été le dernier jour de sa vie" . Il est resté dans la mémoire collective qui lui rend hommage dés qu'elle le peut lorsque quelqu'un prononce une formule dans le même genre, une évidence proférée souvent pour flagorner le pouvoir. Cette postérité moqueuse n'est pas de sa faute mais de celle de ses soldats qui ramenant son corps d'Italie chantèrent :

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  • Français de papier

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    islam, france, politique, citoyenneté, amaury watremezÉvoquer les "français de papier" car un des thèmes favoris de l'extrême-droââte serait un moyen rapide de se faire injurier et traiter de fââchiiiste ceci afin d'interdire toute réflexion raisonnable. De plus en plus les gardiens du temple idéologique judiciarisent le tout. Et beaucoup se taisent par peur des jugements de morale voire des procédés de basse police qu'affectionnent les bourgeois moralisateurs. La calomnie et l'injure du contradicteur demandent il est vrai moins d'efforts qu'une argumentation mesurée.

     

    On connaît le procédé habituel.

     

    Il n'y aurait pas de "français de papier", ça serait une pure illusion, il n'y aurait que des français tous à la même enseigne, tous citoyen, tous dans le même sac, tous conscients du poids de l'histoire nationale et des valeurs du pays, tous engagés pour la liberté, l'égalité, la fraternité et surtout pour le "vivrensemble". Un français de papier rappelons le ne l'est que pour la carte d'identité et tous les avantages afférents, mais dans son cœur il reste de son ancienne nationalité.

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  • Boudard et Céline c'est kiffe kiffe

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    Boudard, la métamorphose des cloportes, livre, amaury watremezJ'aime particulièrement le film "la métamorphose des cloportes", scénarisé et dialogué par Audiard, réalisé par Pierre Granier-Deferre, la vérité de ses décors parisiens, la noirceur de l'histoire et des personnages et puis bien sûr la fin. On a quand même rarement entendu manière plus sensuelle de traiter quelqu'un de "Dupont-Lajoie". L'autre avantage du long métrage est qu'Audiard n'y "audiardise" pas trop, fait moins dans le bon mot qu'à l'habitude ou dans le truand farcesque.

     

    Audiard est devenu une statue du commandeur du cinéma français. Certes une statue qui se marre avec la casquette vissé sur le crâne mais pas le droit de dire ce que l'on pense de cézigue dans certains films où il aurait mieux fait de s'abstenir, pas le droit de remarquer que parfois il se laissait aller à ses facilités dans la jactance. Il le reconnaissait d'ailleurs souvent lui-même, lui qui était amoureux de la littérature. Il est vrai qu'un ratage du "petit cycliste" vaut plusieurs comédies française actuelles.

     

    Faut reconnaître, faut avouer...

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  • Les migrants sont sympas

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    mamoudou gassam, société, migrants, immigration, politique, société, amaury watremezCe que j'écris ci-dessous ne remet pas en question la beauté du geste de Mamoudou Gassama (voir à ce lien) que l'on attendrait vainement de français "souchiens" au foie trop gras. Ce n'est pas lui le problème mais tout le "storytelling" fait autour de son acte, tout le battage sentimentalo-mièvre médiatique, toute la pleurniche sur les réseaux sociaux. On veut nous faire comprendre qu'il y a des migrants sympathiques et capables de grandeur d'âme, qu'un migrant sans papiers ça peut être gentil tout plein. Nous le savions déjà.

     

    Quand il y a "de l'homme il y a de l'hommerie", de la sottise, de la haine mais aussi de la grandeur d'âme parfois, plus rarement...

     

    Je trouve cela étrange comme raisonnement de la part des bien-pensants, en quoi la nationalité, la couleur de peau et le statut administratif de quelqu'un sont-ils importants pour mesurer sa qualité ? C'est plus fort si le héros est "issu de la diversité" ? C'est plus fort s'il est sans papiers ? De plus, le bruit médiatique autour de l'épisode montre surtout que en gros c'est tellement extraordinaire pour un migrant qu'il convient absolument d'en parler en long, en large et en travers. Comme si vraiment les migrants étaient incapables de telles actions méritoires par ailleurs.

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  • L'autre côté du monde musulman

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    littérature, société, politique, livres, amaury watremez, rue al muttanabi, irakOn le remarque dans la plupart des moments historiques dramatiques, quand un arbitraire menace qu'il soit idéologique ou religieux, les tyrans qu'ils soient seuls ou pluriels s'attaquent très vite à la Littérature. C'est dire l'aspect transgressif qu'elle a pour eux. Elle contredit leurs idées absurdes et va contre le bonheur universel qu'elles prétendent imposer sans demander le consentement de qui que ce soit. C'est ce qu'on fait aussi les islamistes. Une tyrannie commence toujours par un décervelage intensif et un ou deux autodafés.

     

    La littérature encourage le rêve, l'expression des sentiments, des sensations. Elle encourage au libre-arbitre, à l'indépendance d'esprit. On comprend qu'ils la détestent.

     

    On n'évoque jamais dans les médias officiels comme ceux prétendant ne pas l'être l'autre face du monde musulman qui est celle des quatrains d'Omar Khayyam ou des histoires de Shéhérazade racontées dans les Mille et Une nuits, celle que l'on peut trouver à Bagdad rue al Muttanabi, l'artère de la culture de cette ville.

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  • Les autres causes du drame des urgences de Strasbourg

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    politique, société, urgences, naomi musenga, amaury watremezDans la région de Strasbourg, Naomi Musenga, jeune femme de 22 ans est morte en décembre à cause du traitement plus que léger de son cas par la personne qu'elle a eu aux urgences sans parler des railleries qu'elle a subi. Celle-ci serait même allé jusqu'à se moquer d'elle avec d'autres collègues (voir à ce lien). Comme d'autres sur les réseaux dits sociaux, je me suis ému de ce qui est arrivé. La faute est il est vrai inexcusable, il y a là un manque flagrant d'empathie, de simple humanité....

     

    Mais cependant elle peut s'expliquer et se comprendre très bien, sans que je ne cherche à absoudre les fautives. Bien sûr évoquer les vrais questions que cela soulève derrière est encore largement tabou. Ce qui ne veut pas dire que je vais m'arrêter là.

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  • Pas de marche blanche pour Robert Ménard ?

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    politique, citoyenneté, robert ménard, citoyenneté, gauche, intolérance, amaury watremezLe maire de Béziers Robert Ménard a été violemment agressé, ce samedi, à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), par des militants dits de l'ultra-gauche (ils n'aiment pas que l'on parle d’extrême gauche ça les rapproche trop de l’extrême droite à leurs yeux), voir à ce lien. Cela se fit sous les yeux d'élus socialistes qui non seulement ne bougèrent pas un cil mais filmèrent la scène pour la balancer sur les réseaux dits sociaux :

     

    Un joli comportement citoyen que voilà, du civisme, du civisme et encore du civisme mesdames, messieurs !

     

    De la haute conscience citoyenne !

     

    Qu'est-ce qu'on se marre en effet quand un autre élu de la République se fait taper dessus !

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  • Le monde merveilleux de la gauche

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    politique, étudiants, tolbiac, société, grèves, amaury watremezForte de sa prédominance idéologique évidente depuis des décennies et de la terreur panique qu'elle inspirait, qu'elle inspire toujours, aux serreurs de fesses effarés ayant la trouille de la contredire, la gauche de la gauche de la gauche vit dans un monde enchanté, un monde merveilleux. Ne serait-ce que le monde enseignant tient à perpétuer cela en étant plus royaliste que le roi, mais pour les autres. Pour soi, pour sa progéniture, on aime la sélection, on aime l'excellence et les « bonnes » écoles. Pendant toutes mes années au sein de l'enseignement professionnel, je n'y ai jamais croisé, aussi étrange que cela puisse paraître, aucun enfant de prof.

     

    Voilà qui est bizarre, non ? Et ce malgré leur amour de l'égalité...

     

    C'est bien normal. Tout d'abord, la gauche de la gauche, la vraie, celle qui si elle ne retenait pas mettrait la tête de tous les riches au bout d'une pique, a raison, sur tout. La gauche de la gauche ne se trompe jamais. Quand elle est encore plus à gauche que les autres, elle aime bien qu'on l'appelle l'ultra-gauche, parler d’extrême-gauche ça la rapprocherait trop du camp d'en face, ça fait mauvais genre. Cela naît aussi d'un mépris plus ou moins conscient de classe de par l'origine sociale de la plupart des électeurs d’extrême droite, plutôt prolétaires réels eux.

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  • Desproges et ses héritiers

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    Pierre Desproges, société, radio, télévision, politique, irrévérence, amaury watremezComme beaucoup de quadragénaires maintenant bedonnants après avoir été d'une beauté affolante dans leur jeunesse et perdant leur magnifique chevelure auparavant aussi épaisse qu'un champ de blé scandinave (je m'arrête là dans la description, ça m'excite), j'ai découvert Desproges à la radio dans les années 80 à l'heure du repas. Je me dépêchai de rentrer du collège pour écouter "les flagrants délires" de 1981 à 1983 et surtout le plus intéressant, le réquisitoire de Desproges et la plaidoirie de l'avocat le plus "bas d'Inter", à savoir Luis Rego.

     

    Il fallait auparavant écouter les bavardages du Raminagrobis en chef à savoir Claude Villers, certes pas toujours désagréable et le plus souvent tout aussi insolent voire irrévérent que son avocat et son procureur.

     

    Quand j'avais cours pile à ce moment là, c'était une vraie frustration. Desproges était présent à la radio et la télé depuis "le Petit Rapporteur" et les "Aventures du professeur Corbiniou" pendant Casimir. Il faut bien vivre. De temps en temps on l'apercevait aux côtés de le Luron, en particulier en intervieweur obséquieux avec Giscard au coin du feu. Plus tard, il se fâcha avec Villers et le Luron, eut une petite traversée du désert et ne revint qu'en 1986 avec "les Chroniques de la Haine ordinaire" qui était devant un public également, un peu plus restreint.

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  • Fais toi peur avec les cathos

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    politique, société, religions, catholicisme, spiritualité, amaury watremez, macron, bernardins,Emmanuel Macron est allé tenir un discours aux Bernardins déplorant que les relations entre l'état français, la république, se soit distendu avec les catholiques. Il est vrai que nos valeurs, notre société, se sont construites sur celles du catholicisme qu'on le veuille ou non. Les droits de l'homme ne sont en somme qu'une laïcisation de la morale évangélique. Dés que quelqu'un ose le rappeler ne fût-ce que timidement, il risque aussi une levée de boucliers moralisateurs, une bordée d'injures de tous ceux qui haïssent le catholicisme encore maintenant alors qu'il ne concerne que de 1 à 2% de pratiquants réguliers.

     

    Il faut dire qu'après des décennies à avoir affirmé aux catholiques que la pratique des sacrements n'était pas bien importante, il ne faut pas trop s'en étonner.

     

    C'est plus simple et moins risqué de le faire avec eux qu'avec d'autres religions monothéistes beaucoup plus susceptibles. Il faut dire aussi que les catholiques ne savent généralement pas se défendre ou répondre à la haine contre eux. Ils ont toujours peur de déplaire, d'être assimilés aux méchants réactionnaires, à la droite bien de droite.

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  • Francofonie

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    Où l'auteur fête à sa manière la semaine de la langue et de la francophonie du 17 au 25 mars 2018 (à ce lien)

     

    francofonie.jpgJe suis d'une famille où la langue est chose fondamentale. Nous ne sommes sûrement les seuls mais chez nous, bien s'exprimer et bien comprendre le français dans ses nuances est important, y compris l'ironie ou les antiphrases. Il n'était pas rare que petit garçon je me fasse gronder pour un mot mal employé ou omis. Eugène Ionesco au théâtre ne pouvait que nous plaire dans sa déconstruction des clichés de langage et l'absurdité des expressions toutes faites ne voulant rien dire. Bien entendu, il y a un revers de la médaille à cette prédominance de la langue qui est de tout analyser à outrance, second, troisième, trente-deuxième degrés, alors que bien souvent, il n'en existe qu'un seul.

     

    Finalement, nous étions des lacaniens sans le savoir...

     

    Les littéraires se reconnaissent entre eux. Ils sont les parents pauvres d'une éducation les considérant très mal. Les matheux dominent, ceux qui quantifient, qui rangent tout dans des petites boîtes bien utiles même si ainsi que me l'a dit une petite fille « les maths ça sert à rien, ça sert juste à faire la guerre ». L'enseignement des Lettres depuis la mirifique réforme Haby en 1977 n'ont pas cessé d'être méprisé, diminué, rabaissé. Les adeptes de Bourdieu comme de Philippe Meirieu considèrent en effet que la littérature c'est un truc d'héritiers, de la « culture bourgeoise », des ces « humanités » patrimoniales et paternalistes stigmatisant les travailleurs et les plus précaires.

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  • Les écrivains de Paris

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    à propos de « Paris et ses écrivains » chez Massin collection « essentiels du patrimoine »

     livres, littérature, société, paris, écrivains, amaury watremez

    illustration empruntée ici

     

    J'aime Paris passionnément, j'aime Paris pour la mémoire vivante qu'elle est de ma vie, de mes amours, de mes peines. J'aime me promener dans mes souvenirs. Paris s'embourgeoise, Paris verse de plus en plus dans les prétentions des nantis. Et les quartiers populaires ou pittoresques, peuplés auparavant des « classes dangereuses » disparaissent petit à petit. Ces « classes dangereuses » n'ont plus les moyens d'habiter la capitale. De temps en temps on les laisse se balader dans les quartiers des nantis, les salauds de pauvres adorent, ils rêvent devant les belles bagnoles et retournent le cœur plus léger s'abrutir le cortex devant Hanouna et ses comparses décérébrés...

     

    Je ne sais certes pas si j'ai le recul nécessaire pour en juger mais ces temps sont décevants...

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  • Le plouc cet ingrat

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    ploucse.jpgLe plouc, d'habitude, depuis déjà très longtemps, obéissait aux exhortations politiques. Il votait comme on lui disait de voter et filait droit de peur de se faire sermonner par les gens qui savent. Dés que l'un d'eux essayait tant bien que mal d'exprimer ses angoisses, ses inquiétudes pour lui et ses proches, il parlait comme au « café du commerce ». Et bien sûr, bien vite, l'on invoquait le populisme. Comme la plupart des observateurs après les élections en Italie qui ont vu la victoire d'une coalition de droite, et réellement à droite, à savoir ni libérale molle, ni libérale libertaire, de droite.

     

    Le plouc, Cabu se payait sa tête en dessinant « mon beauf » et les ploucs se croyaient obligés de rire aussi...

     

    Voire, depuis quelques temps, les nantis tentaient même de lui piquer ses manières et son langage afin de montrer combien ils sont affranchis et libres de tout préjugés.

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  • Le monde de demain en direct

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    politique, société, citoyenneté, réseaux sociaux, photo, égocentrisme, amajury watremezQuel que soit le bord politique on aime bien à notre époque se poser plein de questions existentielles ou non, se regarder le nombril avec passion :

     

    Quel monde laisserons-nous à nos enfants ?

    Est-ce que le monde de demain sera plus juste ?

    Plus écolo ? Plus équitable ? Plus citoyenne ? Aura-t-on encore le droit de faire la fête dans son coin ?

    Consommera-t-on encore de l'électricité nucléaire ?

    Y-aura-t-il encore des véhicules à carburant fossile ?

    Dans trente ans nos épagneuls seront-ils encore bretons ?

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  • Arsène, un grand monsieur

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    A propos de « Arsène Lupin une vie » aux éditions Hélios par Xavier Mauméjean ( voir à ce lien )

     

    lupin.jpgcouverture empruntée ici

     

    Je ne suis pas très objectif en lisant cette biographie historique, historique car chacun sait que Lupin était un personnage historique tout ce qu'il y a de plus réel. Dans ce livre il est confronté à d'autres personnages tout aussi historiques que lui comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou l'aventurier anglais Raffles. Que je n'attende pas plus pour le dire, comme beaucoup d'enfants des années 70 qui regardait le feuilleton avec Georges Descrières (de la comédie française !) Lupin est le héros de mon enfance, je l'ai toujours préféré à tous les autres héros. Je voulais parler comme lui, alterner le registre très soutenu puis soudain mettre les pieds dans le plat de la bienséance avec un ou deux mots d'argomuche bien placés.

     

    Car si Arsène rend la plupart du temps la justice, allant jusqu'à tutoyer les grands de ce monde avec gouaille et insolence, il se fiche complètement de respecter la morale commune et les lieux communs des bons bourgeois. Il les envoie promener avec finesse et ironie. Il déteste la fatuité, les vanités...

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  • Le mètre étalon du politiquement correct depuis plus de quarante ans

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    jean-marie le pen, front national, société, politique, amaury watremezJean-Marie le Pen sort ses mémoires (voir à ce lien). Les journalistes en ont révélé quelques bonnes feuilles en feignant d'être surpris par leur contenu. Comment ? Quoi ? Le Pen est de droite ? Il est anti-gaulliste ? Il ne dit pas de mal de Pétain ? Il réhabilite sa figure ? Il a encore de la nostalgie pour « l'Algérie française » ? A une époque où il est de bon ton d'afficher son masochisme mémoriel constant, de s'autoflageller sans cesse sur notre histoire, que les enfants des enfants des enfants des français de 40 supposés tous collabos expient encore les « crimes » de leurs aînés, évidemment ça fait tâche.

     

    Et en déboulonnant la statue du commandeur de la Vème République, celle de mongénéral, alors que tout le monde actuellement se prétend gaulliste, c'est un genre de cerise sur le gâteau....

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  • La gérontophilie des pauvres petites choses

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    femmes, féminisme, laeticia hallyday, société, politique, sexe, amaury watremezC'est un fait entendu depuis le début de l'affaire Weinstein, les femmes sont toutes de pauvres petites choses soumises à des hommes qui seraient tous des maniaques en puissance. Caroline de Haas n'a rien vu quand elle travaillait à l'UNEF de toutes les atteintes au femmes, terrorisée on n'en doute pas par les mâles (voir à ce lien). Ainsi, Laeticia Hallyday est une pauvre petite chose victime de la méchanceté des gens qui suggèrent qu'elles en avaient surtout après le magot de son mari maintenant décédé. Toute sa famille est aux postes clés de la gestion du patrimoine du chanteur, même sa mère, sans doute « femme de paille » pour d'autres.

     

    Ce n'est pas moi qui le dit mais un journaliste, sans doute une mauvaise langue, un mauvais esprit... (voir ici).

     

    Je trouve ça très drôle pour ma part que les féministes relaient constamment cette image de la jeune femme en détresse forcément et ne valorisent pas des figures plus fortes comme Yourcenar. Non, les femmes sont des victimes, forcément.

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  • Théo avait menti, quelle surprise !

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    politique, société, théo, hypocrisie, déliquance, amaury wattremez La vidéo de l'interpellation de Théo L s'est retrouvée en ligne (voir à ce lien) et quelle surprise, Théo a menti, il n'y a pas eu de viol, encore moins de tortures, les policiers n'ont pas descendu son pantalon de survêtement pour le commettre. Ce n'est pas une opinion que j'expose ici ou une argumentation mais des faits précis. Ce n'est pas une version des faits parmi d'autres, c'est la seule version des faits, une conjonction de hasards malheureux dus surtout à l'irresponsabilité et la violence dont Théo a fait preuve lors de l’événement.

     

    Comment aurait-il pu en être autrement ? Cela fait des décennies que ces semblables et lui, ces délinquants « issus de la diversité » sont systématiquement excusés de leurs délits, de leur comportement violent, que toute personne les évoquant est automatiquement traitée de raciste voire pire encore. Cela fait également une éternité que l'on apprend à ces jeunes que rien dans l'histoire de France n'est à retenir et qu'avoir des droits n'implique en aucun cas avoir des devoirs et faire preuve d'une citoyenneté à toute épreuve.

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  • Charles Maurras et « Che » Guevara

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    maurras.jpgMadame la sémillante ministre de la Kultur, Françoise Nyssen (on devrait toujours se méfier des « vegans » qui ne boivent pas de vin) vient de le faire annoncer par ses services, Maurras, auteur de « l'Avenir de l'intelligence », académicien français, laudateur du Félibrige, ne sera pas des célébrations officielles de son ministère en 2018. Vous me direz, on s'en fiche un peu, il n'y a pas besoin d'autorisation officielle pour lire cet auteur (voir à ce lien).

     

    Et on continuera de le lire après...

     

    Madame Nyssen semble considérer tout comme les associations de curés laïcs ayant demandé cet anathème que les français sont trop bêtes pour faire la part des choses dans l'œuvre d'un auteur entre ses haines et ce qu'il apporta véritablement à la culture. C'est comme si lire Céline impliquait de devenir judéophobe, comme si tourner les pages des écrits de combat de Bernanos supposait de tourner catholique ardent, comme si se plonger dans le « Lolita » de Nabokov signifiait devenir pédophile sans autre forme de procès.

     

    Dans le même temps, la maire de Paris, Anne Hidalgo, à l'engagement très proche de celui de madame la ministre croit bon de célébrer la figure de Ernesto « Che » Guevara dont une exposition raconte en ce moment la vie, de manière très édulcorée à Paris (voir à ce lien). Rappelons que loin, très loin d'être une figure romantique et sans tâches, le « Che » dont le visage orne encore trop de ticheurtes et de « mugs » était un salopard absolu capable de toutes les exactions au nom de l'idéologique qu'il prétendait défendre.

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  • Dis Maman c'était quoi être un homme ?

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    ecto.jpgUn petit texte sur un cauchemar matriarcal, un rêve de féministes

    A ce lien sur "Mauvaise Nouvelle"

     

    Je n'ai fait qu'extrapoler ce qu'elles préconisent...

     

    illustration empruntée ici

     

    ça pourrait même être le début d'un roman...

  • Portraits sensibles

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    à propos de "Oui et Non" d'Adriana Langer paru aux éditions Valensin (site de l'éditeur à ce lien)

     

    adriana langer, littérature, société, nouvelleSi en France de trop nombreux auteurs parlent surtout d'eux-mêmes et rien d'autres, exécutant leurs psychanalyse sauvage devant tous les passants à travers leurs livres, appelant ça abusivement des livres d'ailleurs, il existe aussi des écrivains qui savent encore évoquer toute l'humanité des personnes qu'ils côtoient quotidiennement que ce soit dans la vie réelle ou dans la vie rêvée. C'est d'ailleurs un des aspects les plus puissants et les plus intéressants de la littérature, ouvrir à l'autre, ouvrir d'autres univers mentaux que le sien...

     

    Radiologue de profession, déjà auteure de quelques livres, Adriana Langer est de ceux-là. Son livre est d'ailleurs un peu comme une radiologie des cœurs et des âmes de ses personnages.

     

    Elle est aussi de celles et ceux défendant un genre méprisé et dédaigné dans notre pays en 2018 qui est celui de la nouvelle. Pourtant il eut ses grands maîtres. Celle-ci est souvent plus exigeante que le roman, elle demande plus de réflexion sur l'écriture car elle doit en quelques pages esquisser des personnages, leur psyché, leurs pensées, leurs sentiments, leurs joies, leurs peines, autant de portraits sensibles. Elle est dans la tradition de Guy de Maupassant, Ivan Tourgeniev et d'autres tel Marcel Aymé qui lui ont donné ses lettres de noblesse.

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  • Il leur faudrait un bon autodafé

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    Céline, pamphlets, gallimard, littérature, société, amaury watremez politiqueJe ne suis pas vraiment un fan de l'antisémitisme de Céline, encore moins des écrits où il l'étale avec délectation semble-t-il, celle-ci engendrant un malaise immédiat chez un lecteur avisé. Cette haine judéophobe était d'ailleurs la manifestation d'une détestation universelle du genre humain dans sa globalité. Il y a chez l'auteur du « Voyage au bout de la nuit » et de « Rigodon », ses deux livres m'ayant le plus marqué un ressentiment de tous les instants contre ces semblables.

     

    Ce n'est pas exactement une colère, une vocifération ainsi qu'on l'a cru très longtemps mais l'expression d'une émotivité à fleur de peau. Blessé dans sa chair par le monde, par la sottise de ses semblables, Céline ne sait plus les aimer bien que paradoxalement il fut jusqu'au crépuscule de son existence un médecin dévoué aux pauvres.

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  • La politesse c'est pas ringard

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    politesse, société, politique, art de vivre, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Prenant le train de banlieue ce matin je vois encore comme tous les matins blêmes :

     

    Une dame d'un certain âge bâillant à s'en décrocher la mâchoire...

     

    Un jeune homme qui écoute de la musique à se rendre sourd dans ses écouteurs sans se soucier de ses voisins...

     

    Un type gardant les pieds sur le siège devant lui apparemment sans se rendre compte qu'il bloque le passage aux autres voyageurs...

     

    Un monsieur ayant déposé son sac sur deux sièges à côté de lui, se fichant visiblement de bloquer trois places...

     

    Ils étaient tous de milieux différents, aucune exclusive...

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