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Lu et vu sur le Net

  • De la montée d'un illettrisme global

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    école, illetrisme, bac, rené chiche, amaury watremezDans cet article d'Atlantico, dans un entretien chez Pascal Praud, sur le site du figaro (voir à ce lien), René Chiche, professeur de philosophie, a soulevé un point fondamental du problème de l'Éducation Nationale en 2019. Je pourrais reprendre chacun de ses mots sans aucun souci, et dans l'Éducation Nationale nous sommes quand même quelques uns :

     

    Malgré une succession de réformes diverses et variées, à chaque ministre de l'éducation la sienne depuis Jospin, l'illettrisme ne cesse de progresser et avec lui un hyper-élitisme de plus en plus problématique. Et il progresse à cause de décisions absurdes et coupés du réel, de déni de celui-ci, et d'une idéologie dorénavant mortifère. Jérôme Leroy au début de "Physiologie des lunettes noires" a parfaitement résumé ce qui s'est passé suite à l'instauration des IUFM quand ils évoquent les moinillons hyper-anxieux et les nonnes névrosées du pédagogisme le plus absurde. Et pourtant dieu sait si cet auteur et moi nous nous sommes écharpés sur d'autres points, mais sur celui-là il voit parfaitement clair

     

    C'est un illettrisme parfaitement assumé par les adolescents dans une société où le savoir et la culture ne sont plus considérés comme des valeurs acceptables, à commencer par la culture littéraire.

     

    "Le français ça sert à rien msieur, lire Baudelaire et Corneille ça va nous servir à quoi dans la vie msieur ?" me disaient souvent mes élèves quand j'enseignais les lettres et l'histoire en lycée professionnel. Un peu comme ce candidat à la présidentielle qui considérait démagogiquement que lire "la princesse de Clèves" pour une guichetière de la poste c'est complètement inutile (voir vidéo).

     

    Je répondais aux élèves qu'en effet le français et la culture littéraire sont effectivement complètement dispensables. Dans la vie, qui est obligé de lire Proust ou Chateaubriand pour travailler ou vivre ? Personne. On peut vivre en étant complètement ignorants de toute culture. Voire même l'orthographe, la syntaxe, la grammaire, on pourrait très bien s'en passer et ne communiquer que par gestes et grognements. Cela éviterait certaines hypocrisies sociales après tout...

     

    En plus de ce dénigrement des Lettres par les jeunes, il fallait subir également des instructions ubuesques sur l'enseignement du français : interdits la grammaire, la syntaxe, et l'orthographe. Alors que c'est justement par là qu'il faudrait commencer avant d'enseigner des classiques. Je passais outre l'interdiction et commençais toujours l'année par deux mois de "rappel" de ces fondamentaux pour certains élèves jamais étudiés auparavant. Eux le comprenaient bien qu'ensuite l'étude des textes était largement plus simple pour eux.

     

    On peut étudier les classiques et éveiller n'importe quel jeune à la culture à ces conditions. Et non par le nivellement par le bas de rigueur depuis quelques décennies, celui qui conduit les bibliothécaires et les documentalistes scolaires à expurger les rayons des bibliothèques de tout ce qui pourrait déranger le "vivrensemble" et la "doxa" béate actuelle.

     

    Curieusement, ce ne sont pas forcément les collègues de droite les plus enclins à défendre l'école traditionnelle ainsi que j'ai pu le constater dans mon parcours professionnel mais les anciens gauchistes, les anciens libertaires, tous soucieux, ce qui peut sembler paradoxal, de l'exigence, du travail, du sens de l'effort. Ils étaient finalement aussi réacs que moi sur la question. Voire plus.

    Bien sûr on peut aussi demeurer dans le déni la tête dans le sable...

     

    ...A chacun de voir.

     

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    Sic Transit gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • La France d'Audiard et la nôtre

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    Audiard, Littérature, cinéma, société, politique, amaury watremez"Valeurs Actuelles" a sorti un "hors série" sur Michel Audiard, sa vie, son œuvre, ses films et tout le toutim. L'acheter c'est commettre un acte doublement politiquement incorrect.

    C'est bien entendu du commerce, le moyen de faire du bénéfice à peu de frais.

     Et pourtant je me suis laissé avoir. Il faut avouer...

    J'ai mes compulsions littéraires : Bernanos, Marcel Aymé, Philip K. Dick, et Audiard et d'autres. Je m'attendais à des articles torchés à la va-vite, et ô surprise tout est bien écrit. C'est tellement bien écrit que les textes mettent à nu le mystère Audiard mieux que d'autres livres hagiographiques écrits sur le "petit cycliste" qui en rajoutent dans la nostalgie à deux centimes, celle des photos de Doisneau entre autres.

     

    Ceux-ci me font horreur, et je pense lui auraient fait horreur aussi. Comme tous ces livres où l'auteur se place en disciple, en héritier de...

     

    On suit son parcours, du journalisme au cinéma, en passant par le "Vel d'Hiv" et sa passion pour la littérature, ses amitiés, les auteurs et acteurs avec lesquels il entretient des liens, un genre de "communion des saints" en somme.  Curieusement alors qu'il écrivait pour tout le monde, Audiard est devenu un genre d'icône élitiste pour petits enfants sages qui n'osaient pas être insolents ou indociles et qui trouvent dans son cinéma et son sens de la jactance une compensation bienvenue à leur servilité intrinsèque.

     

    A l'époque un gamin des rues comme lui pouvait avoir de l'ambition sans pour autant cirer les bottes des uns ou des autres, sans avoir des réseaux, ni de nom. En 2019 les grossiums et leur progéniture se sont arrangés pour que seuls leurs rejetons et leurs obligés puissent avoir accès au cinéma ou à l'édition. De temps en temps on monte en épingle un cas parmi des milliers d'autres pour bien montrer que l'ascenseur social fonctionne encore alors qu'il est au point mort depuis des décennies.

     

    Audiard a son moment fondateur comme chacun d'entre nous, et lui il le vit à la Libération quand il passe devant le corps supplicié d'une jeune fille brutalisée par des résistants de la dernière heure (car elle cachait un allemand). Les abrutis l'avaient dénudée, puis s'étaient amusés à lui balancer des pavés jusqu'à ce que la mort s'ensuive. Le futur scénariste découvre à ce moment là que la très grande majorité des gens ne vaut rien, pas un fifrelin. Ce qui rend les amitiés et les amours avec des personnes de qualité d'autant plus précieuses qu'elles sont rares.

    Et avec elles les moments de convivialité, de partage, qui ne sont pas juste de la bouffe pour la bouffe sans souci de l'hygiène de vie, concept inédit en ces temps là. Le plaisir de bien manger, nos hygiénistes l'oublient. il faudrait s'auto flageller tout le temps.

     

    Les personnages d'Audiard parlent mieux que les vrais truands, les petits voyous et les gens du peuple de la "vraie" vie, lui-même l'avouait, ses gangsters ont plus d'esprit, plus de cervelle et de classe. Il invente une langue qui est plus littéraire que réelle, excepté peut-être le sens de la formule que l'on trouve, ou plutôt que l'on trouvait partout dans le vieux pays de France. Si on savait vivre dans le temps d'avant, on savait aussi parler et pas pour ne rien dire. On savait lire aussi, sans pour autant se laisser prendre à l'esprit de sérieux qui maintenant envahit tout.

     

    Et Audiard a beaucoup lu, les "classiques", les "modernes", en particulier les "Hussards", et les "infréquentables" aux yeux des beaux esprits. Dans les articles on retient surtout Céline, de par son aura de diable des bibliothèques, mais Audiard aimait aussi beaucoup Marcel Aymé et Antoine Blondin, le "jardinier" de la rue Mazarine (un soir après une bonne cuite au bar Bac, Blondin et ses copains sont allés acheter des fleurs au quai aux fleurs non loin et ont fleuri toute une rue).

     

    Quand on fait le compte des différences entre cette France et la nôtre on a un peu le tournis. Pour beaucoup la France d'Audiard, c'est la "France rance", une France où l'on n'avait pas peur de dire clairement les choses, et en particulier aux cons. Forcément, on comprend qu'ils n'aiment pas. Quand on traite quelqu'un de con ce n'est d'ailleurs pas une injure, juste un diagnostic, et un sévère. Les trois quarts et demie des propos qu'Audiard tenait, ce qu'il écrivait, tomberait sous le coup de la loi de la députée "mordeuse" qui en est l'auteur-e (Laetitia Avia).

     

    Elle comme d'autres de son parti, de son idéologie, ne peut pas aimer la France d'Audiard, elle sait très bien qu'elle n'en fait pas partie, qu'elle n'en sera jamais. Elle et ses semblables préfèrent donc essayer, vainement, d'en effacer toute trace dans les mentalités et d'en interdire l'évocation, sous des prétextes divers.

    Mais quelle importance ? On va se gêner...

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Un nouvel être humain sur le marché

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    PMA.jpgLa PMA, ou procréation médicalement assistée, va être discutée au Parlement et donc sans doute légalisée pour tout le monde de par l'arithmétique, LREM étant majoritaire. On n'a pas le droit d'être contre, de s'y opposer, c'est prendre le risque immédiat de se faire qualifier de réac, de rétrograde, voire pire encore de "tradi" catho : islamiste bon c'est grave, mais tradi catho s'opposant aux lois sociétales, ça l'est visiblement encore plus dans la doxa bien-pensante. Qu'un islamiste fasse péter des bombes, finalement c'est dans l'ordre des choses en somme. Et sa radicalité est assimilée à la foi de tous les musulmans en somme.

     

    Ce qu'il y a derrière la PMA c'est "le droit à l'enfant", comme si l'enfant finalement était un bien comme un autre que l'on puisse se payer quand on en a envie, au moment de sa carrière, de sa vie où on le désire, du sexe que l'on souhaite bientôt quand on ne choisira pas la couleur des yeux, des cheveux sur catalogue, ou mieux encore le caractère et les dons. Voire pourquoi ne pas étudier un moyen de garantir la réussite scolaire des enfants sans que les parents n'aient quoi que ce soit à faire ? On aurait plusieurs options, plusieurs packs. Tout serait déterminé d'avance.

     

    Ce serait donc un combat d'arrière-garde.

    Tout comme de rappeler que derrière la PMA il y a la GPA, ou Gestation pour autrui, terme valise pour désigner finalement les mères-porteuses, ces femmes qui "loueront" leurs corps donc à leurs semblables plus riche plus favorisées ne voulant pas avoir un corps déformé par les grossesses, ne voulant pas s'arrêter pour attendre leur enfant, et l'éduquer, ne seront pas les femmes de milieu aisé on s'en doute bien. En attendant la conception des enfants "in vitro" de A à Z en laboratoire dans de jolis éprouvettes puis dans des incubateurs tellement performants.

     

    "Mon papa  c'est l'incubateur ZX 47 !" diront fièrement les futurs enfants qui rêveront de travailler en laboratoire comme leur géniteur.

     

    Car il y a aussi derrière tout cela une haine profonde de la paternité.

     

    Pour les couples désirant des enfants et ne pouvant en avoir pour des raisons physiologiques, personne ne s'opposera à la PMA, à cette aide médicale en somme. Ce sera eux qui seront d'ailleurs certainement mis en exergue dans des représentations bien lacrymales dans les semaines à venir.

    Ce n'est pas ça les questions soulevées par la PMA mais tout ce que j'aborde ci-dessus. Des questions graves dont la "réification" du corps humain, sa "chosification" et sa mise sur le marché comme n'importe quel bien. Mais le dire ce doit être aussi un combat d'arrière-garde je suppose....

     

    C'est devenu l'argument-massue cliché pour éviter toute discussion un peu sensée...

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Andrée avec un «e »

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    andrée chédid, société, littérature, bac français, perles, amaury watremezDes bacheliers ont fait part de leur étonnement catastrophé après l'épreuve de français que Andrée Chédid était une femme (voir à ce lien). Plus que leur inculture manifeste cela montre aussi leur absence de bon sens, Andrée avec un « e », ça ne pouvait être qu'un prénom féminin. Certains internautes se sont permis de se moquer de leur méconnaissance de l’œuvre de la poétesse mais je me demande combien parmi eux serait capable de citer un seul de ses poèmes sans recourir à Gougueule ou Wikipèdia ? Au moins se souvient-on vaguement chez leurs parents que c'est la mère de Louis Chédid et la grand mère de « M ». Qu'ils en rigolent bruyamment sur leurs réseaux dits sociaux montrent également qu'ils n'en ont strictement rien à foutre.

     

    Comment finit « Game of thrones » voilà le sujet fondamental qui intéresse la jeunesse ?

    On frémit au « buzz » d'enfer s'il y avait eu un texte de George Sand au programme sans oublier Yasmina Khadra (lui c'est un homme qui a pseudo de femme, pardon de « meuf »).

     

    Il faut dire que la lecture qui était un acte naturel il y a une quarantaine d'années, même quand elle était contrainte et scolaire, même quand elle était rare chez certains individus, est devenue quelque chose d'exceptionnel pour les potaches de 2019 qui ne le font qu’utilitairement et si ils y sont vraiment contraints et forcés. Un livre ça coûte cher. Bien entendu on trouvera toujours des exceptions et il y aura toujours des lycéens plus malins que les autres pour prétendre avoir lu « la recherche » de Proust ou Chateaubriand afin de toucher le billet de 100 promis par papymamy ou tontontata. La culture qui était déjà revenue vers l'élitisme, de plus en plus réservée aux plus riches est dorénavant hyper-élitiste.

     

    Voire.

    Dans certaines bonnes « boîtes » des bons quartiers, je pense hélas que les futurs bacheliers ont eu strictement les mêmes réactions. Comment une femme peut-elle porter un prénom d'homme ?

    En passant, cela en dit long sur la pénétration réelle (si j'ose dire) des « gender studies » dans les cerveaux des adolescents. Très superficiellement et c'est plutôt bon signe cela...

     

    J'ai lu aussi quelques imbéciles se désoler que soit proposé au bac un auteur libanais plutôt que français ignorant que des écrivains francophones d'origine allogène ont porté la culture française beaucoup plus que certains français qui vont quand même pas lire un livre, Y'a Hanouna ce soir en « prime time ». Ils n'ont pas le temps...

     

    Ces jeunes incultes ne sont pas totalement responsables de leur inculture quoi que en sortir nécessitera un effort individuel de leur part que personne ne pourra faire à leur place.

     

    Il faut dire à leur décharge que les bibliothécaires, les documentalistes et de nombreux éducateurs chargés de leur communiquer la passion de la littérature se chargent surtout d'expurger celle-ci de tous les ouvrages pouvant contredire la bonne parole libérale-libertaire, des auteurs jetés à la poubelle, remisés aux orties, et cela va de Barbey d'Aurevilly à Bernanos en passant par Flaubert et Nabokov, Céline Minard, William Burroughs et j'en passe. Et si on évoque Bradbury c'est surtout pour se féliciter que les périodes de grands autodafés sont passées, en effet, il n'y a même pas besoin de pompiers pyromanes comme dans « Farenheit 451 ». Les adolescents dédaignent les livres beaucoup moins pratiques que l'internet pour copier-coller leur exposé dans leur devoir.

     

    On terminera cet inventaire pas tellement à la Prévert par les « ravis de la crèche » pour qui il n'y a aucune alerte, les jeunes lisent de plus en plus (hé oui, pour eux, je songe par exemple à André Tricot auteur d'un essai sur la lecture numérique, la lecture d'une notice de Iphone ça compte et ça se met sur le même plan que celle de Voltaire ou d'autres)...

     

    Illustration capture d'écran personnelle

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Actualité de "1984" d'Orwell

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    1984, société, politique, internet, livre, littérature, amaury watremezJ'ai lu "1984" en 1984 justement. Je l'ai lu en le prenant au départ comme un simple roman de Science-Fiction, une dystopie (anti-utopie) pour se faire peur. Mais comme tous les bons livres de Science-Fiction justement, "1984" est une fable sur nous, une fable lucide, d'un auteur clairvoyant  qui dans cet ouvrage est visionnaire.

    J'ai eu envie d'évoquer ce livre de nouveau après en avoir lu une "critique" de lycéens, critique à la fois très drôle et effarante dont les auteurs retenaient qu'Orwell avait forcément écrit "1984" pour rechercher la célébrité et se faire connaître, se faire remarquer, tout le contenu prophétique ayant été consciencieusement oublié.

     

    Quand Orwell écrit "1984" il ne fait pas œuvre d'anticipation, il choisit l'année 1984 en inversant les chiffres de son année de rédaction, 1948. Ayant sans doute confiance dans la nature humaine, Orwell pensait qu'il était nécessaire que se déroule une guerre interminable afin de faire accepter le cauchemar totalitaire qu'il décrit. Dans le monde de "1984" Océania et Eurasia sont sans cesse en conflit donc, imposant un régime policier et dictatorial, une surveillance consentie des esprits grâce aux "télécrans" présents dans chaque domicile, et qu'il est interdit d'éteindre.

     

    Afin de maintenir le pouvoir en place, la langue officielle est appauvrie progressivement jusqu'à devenir une "novlangue" simpliste ne permettant aucune nuance d'expression. Sous prétexte d'amener la culture à tous, sous prétexte de combattre l'élitisme. l'histoire et l'actualité sont sans cesse transformées, la vérité est mouvante selon les désidératas des dirigeants. D'ailleurs sur le fronton des principaux ministères régissant la société sous la férule sévère de "Big Brother" la couleur est vite annoncée :

     

    "La guerre, c’est la paix".

    "La liberté, c’est l’esclavage".

    "L’ignorance, c’est la force.".

     

    Les relations hommes-femmes sont strictement surveillées également. S'aimer est interdit, car l'amour, appelé "crimesexe", va contre la logique du groupe, la logique implacable de la société standardisée. Une ligue de jeunes filles et jeunes gens embrigadés permet de maintenir ces règles absurdes. Ceux-ci sont éduqués à refuser tout lien autre que leur soumission collective à "Big Brother", dictateur omnipotent que personne n'a jamais vu. On ne sait même pas s'il existe. Tout comme Goldstein, l'ennemi "officiel" du régime qui aurait écrit un livre circulant parmi les "dissidents".

     

    Tous les jours, ceci afin de servir de soupape en quelque sorte, sont organisées les deux minutes de la haine. On projette le visage de Goldstein qui est hué par le public qui décharge alors aussi toute son aliénation et se défoule de ses frustrations.

     

    Le personnage principal du livre, Winston Smith (Winston car extraordinaire par son indocilité, Smith car c'est un homme du peuple, un homme comme les autres), se rebelle contre cette horreur mais finit par se soumettre. Winston commence à se rebeller par la lecture. A la fin lui aussi aime "Big Brother". Et on apprend entre temps de la bouche de son tortionnaire O'Brien que Goldstein n'existe pas, qu'ils n'y a pas de sédition, que c'est juste un moyen d'identifier les individus qui voudraient se rebeller...

     

    En 2019, il y a des "télécrans" partout, des "télécrans" acceptés par tous et que très peu de personnes songe à éteindre de temps à autres. La vérité est mouvante, elle évolue au gré des caprices des vrais maîtres de ce monde. Contester leur vérité est de plus en plus puni et judiciarisé sévèrement. Et pour faire aimer "Big Brother" nul besoin de torturer les nouveaux Winston Smith, la majorité des populations se soumettant toute seule. Les "deux minutes de la haine " (ou "la journée de...") sont constantes, ce sont les réseaux sociaux, un défouloir que le pouvoir tolère à condition que cela ne débouche sur rien de concret.

     

    La société n'a pas qu'un seul Goldstein mais plusieurs afin de parquer les mécontents en ridiculisant leur colère et leur révolte. Marine le Pen est un de ces Goldstein fort pratique. Ne parlons pas de l'inversion des valeurs, acceptée par la grande majorité des gens qui obéissent par peur de perdre ce qu'on leur laisse encore. Que la majorité de la société aime "Big Brother" est évident, nos ancêtres quand ils voulaient contester des décisions du pouvoir utilisaient différents moyens d'action radicaux et efficaces pour se faire comprendre, nous, nous râlons sur "Facebook" ou "Twitter" ou des considérations pertinentes peuvent se perdre dans un océan de sottises anodines...

     

    ...L'indocilité se dilue dans un océan de guimauve.

     

    Et nous aimons "Big Brother"

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Transgresser l'universelle imbécillité

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    Brett Easton Ellis, White, amaury watremez littérature, livre, sociétéà propos de « White » de Brett Easton Ellis chez Robert Laffont

    (photo de la couverture par votre serviteur)

     

    Dans les romans de Brett Easton Ellis les personnages transgressent systématiquement les comportements et clichés imposés par la majorité. Ils le font de manière radicale. Le rapport à la transgression de certains lecteurs de ces livres est étrange comme on le constate souvent car ils prennent les délires du psychopathe d'« American Psycho » ou ceux du « héros » de « Glamorama » pour des faits réels voire pour la perception de l'auteur du livre, alors que ce sont sûrement des fantasmes des personnages.

    Brett Easton Ellis ne pourrait plus publier ces deux livres en 2019, il aurait sur le dos des dizaines d'associations, des plaintes à n'en plus finir de « communautés » diverses et variées le lisant sans aucun sens de la nuance.

     

    Kubrick avec « Orange Mécanique » que de nombreux imbéciles prenaient pour une apologie de la violence eut les mêmes critiques...

     

    Dans « White » Brett Easton Ellis commet une transgression beaucoup plus forte que toutes les autres, finalement inspirées à l'époque par sa connaissance encyclopédique des films d'horreur des années 70 (sang rouge vif jaillissant à gros bouillons, découpage de barbaque etc...) . Il s'oppose à toutes les communautés, au décervelage intensif, au triomphe du plus grand nombre et des communautés...

     

    Dans ce livre l'auteur raconte qu'il a essayé d'écrire un roman mais que la forme d'un essai lui a semblé plus radical, lui permettant d'aborder clairement tout ce qui lui déplaît dans la société contemporaine, cette incapacité à communiquer réellement avec l'autre dans un monde où les techniques permettent pourtant l'envoi de messages instantanés, de textes, de vidéos, d'images, d'infos et la mise en ligne de textes sans délai. N'importe « génie méconnu » et ce souvent à juste titre (sic) peut se croire ainsi soudain célèbre et son opinion pertinente et intéressante parce que en théorie le monde entier peut le lire. Sa connerie fait 36000 kilomètres dans l'espace et est distribuée partout dans le monde grâce à un système sophistiqué de satellites.

     

    Il y en a beaucoup qui pensent redécouvrir l'eau tiède, qui déterrent des « complots » éculés dont il était déjà question au XIXème siècle et finalement l'ignorance progresse, une ignorance crasse, atroce, et satisfaite d'elle-même, doublée le plus souvent d'une sottise à « front de taureau » où l'expression politique consiste d'abord à balancer des slogans simplistes ou vanter les mérites de théories globalisantes coupées forcément de la réalité.

    Et surtout les affects dominent tout, une sorte de gentillesse « über alles » et une définition pervertie de celle-ci, la vraie bienveillance étant assimilée à de l’imbécillité ou de la débilité mentale, un respect de toutes les imbécillités, les pseudo traditions et coutumes, le sentiment d'être différent des uns ou des autres alors qu'ils ne vivent qu'un énorme mal-être.

     

    Comme l'auteur de « White » on remarque que sur le net, on n'a plus le droit d'avoir un point de vue complexe ou nuancé sur une personne ou un sujet. On est pour ou contre, il n'y a pas d'entre deux. On ne peut être de droite et trouver intéressant un auteur de gauche, et inversement, on ne peut être hétérosexuel et apprécier des créateurs homosexuels sans être soupçonnés de l'être, et inversement là aussi, on ne peut dire que l'on aime bien les films de Polanski et Woody Allen sans être suspect d'appétence pour la pédophilie. Faire la part des choses en somme. Il est strictement interdit de lire Céline ou d'autres sans être désigné immédiatement comme forcément antisémites.

     

    Alors que l'on peut très bien considérer que Céline était un immonde bonhomme ET un immense écrivain.

     

    Je suis considéré comme réac, catho tradi, moralisateur, d'estrème drouate et pourtant ici je fais l'éloge d'un écrivain notoirement bisexuel, certains de mes lecteurs eux aussi emplis de bienveillance j'en suis certain ne vont rien y comprendre...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

     

    Amaury - Grandgil

  • Les quatre-vingt ans de Desproges

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    416x277_gettyimages-110145177.jpgCertains ont écrit que Desproges aurait eu 80 ans ces derniers jours mais c'est faux, par son œuvre Desproges a bel et bien près de deux tiers d'un siècle, il a 80 ans. Peut-être serait-il entré à l'Académie, inaugurant des médiathèques à son nom, bavotant au dessus de son verre de mousseux un discours soporifique ? Quoi que j'ai un peu de mal à me l'imaginer en "papy vert" ou en "bon client" des émissions politiques des chaînes d'info en ligne.

     

    Quand j'avais onze douze ans, comme beaucoup de gamins de mon âge, je me dépêchais de rentrer vite chez moi pour écouter le réquisitoire de Pierre Desproges dans "les flagrants délires", c'était plus important que le repas de midi presque. Les textes avaient un petit parfum d'interdit, celui de la dérision tous azimuts ou presque. La plupart des célébrités dans le box des accusés en prenait pour leur grade à un degré inimaginable maintenant. Le procureur que Desproges incarnait et son juge, Claude Villers, en serait à plusieurs procès par mois :

     

    Pour irrévérence principalement.

     

    Je l'ai redécouvert un peu plus tard quand il est revenu avec les "Chroniques de la haine ordinaire". Depuis cette période, je continue à vénérer les textes de Desproges qui ont cette qualité rare en 2019 quand on considère la majorité des humoristes de pacotille d'être très écrits, travaillés fouillés. Il adorait Vialatte et Marcel Aymé, l'absurde du quotidien, les "clichés" de langage, la bêtise banale. Il aurait sans doute détesté notre époque qui le lui aurait bien rendu. Il aurait adoré ça également, lui tout seul contre la meute des cons et des pontifiants imbéciles.

     

    Les bons apôtres n'osent pas trop encore s'attaquer à lui mais on commence à trouver par ci par là des articles de l'un ou de l'autre pour chipoter ou faire la fine bouche, froncer un peu le nez. Raison de plus pour continuer à le lire ou l'écouter l'INA ayant eu l'excellente idée de mettre en ligne ses fameux réquisitoires et des "minutes de monsieur Cyclopède" (voir à ce lien). Pour l'enterrer un peu plus ils essaient tant bien que mal de le statufier, en répétant "ad nauseam" le dorénavant classique :

    " Ahlala il nous manque" qui est aussi un "ahlala" de soulagement finalement. L'imbécile croit en ses certitudes absconses, ça l'embêterait que quelqu'un les raille. Et en plus en lui rappelant son inculture car Desproges avait des lettres. Boulonner un peu plus la statue de l'idole c'est se protéger de ses saillies.

     

    Aujourd'hui les cons préfèrent le "standeupe"...

     

    Même lui a eu ses petits moments de moralisation. Son réquisitoire contre le Pen durant "les flagrants délires" de 1982, celui où il rappelle cette phrase depuis mis à toutes les sauces et qui n'est pas de lui au départ, "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui",  est très chrétien de gauche auditeur de France Inter, très "Télérama". En gros "Acaca" le Pen, "a pas bien le Front National" (à ce lien). La pseudo plaidoirie de Luis Régo ensuite ("la journée d'un fasciste" est pour cette fois autrement plus drôle, et pertinente, elle se prend aussi beaucoup moins au sérieux, (voir ici).

     

    portrait en Cyclopède emprunté à ce lien

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

     

    Amaury - Grandgil

  • Dans quel cas une religion devient-elle de la superstition ?

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    La réponse va être rapide.

    Foi, dérision, société, politique, charlie, attentats, amaury watremezA notre époque bénie, (sic), le catholicisme est toujours de la superstition. Et quand un croyant catholique exprime sa foi clairement, il suffit juste parfois de dire "je crois" sans passer par des justifications alambiquées et maladroites. il est considéré aussi sec comme fanatique, un intégriste, un extrémiste.

    On peut rire des cathos, les railler, les caricaturer, les traîner dans la boue, faire un amalgame rapide net et sans bavures entre les pédophiles ecclésiastiques et le reste des croyants, c'est autorisé, voire c'est encouragé. S'émouvoir d'une chanson, c'est vouloir interdire la dérision, souhaiter le retour de la censure (voir à ce lien). Sofia Aram qui adore taper sur les cathos, mais ne dit pas un mot quant au sexisme d'autres religions, c'est de l'ordre de la routine (lien)...

     

    Les cathos ont un avantage, ils sont censés tendre la joue gauche quand on frappe la droite (les "bouffeurs de curés" s'improvisent souvent exégètes de l'Evangile, ce sont d'ailleurs eux qui distribuent en France les brevets de bonne catholicité, ceci avec l'acquiescement implicite des croyants eux-mêmes).

     

    Par contre, un croyant juif a forcément toute légitimité, quel que soit son degré de pratique. Émettre ne serait-ce que l'embryon du début d'une remise en cause de sa manière de vivre sa foi ce serait risquer l'accusation ultime dans notre société, le crime d'antisémitisme, le racisme des racismes, celui qui rappelle les z-heures les plus sombres de notre histoire....

    ...De l'antisémitisme ! Des propos nauséabonds ! (les bien-pensants ont l'indignation olfactive développée).

    La condition déplorable des femmes chez les juifs orthodoxes, la conception obscurantiste de la sexualité, des prescriptions quotidiennes d'une sottise parfois ahurissante, de l'antisémitisme !...

     

    Puisqu'on vous le dit...

    Ces manières de voir c'est la culture, une autre culture que la nôtre et se poser des questions serait de l'ethnocentrisme.

     

    Se questionner sur l'Islam en France, c'est risquer aussi l'accusation de fââchiisme, de xénophobie, d'être un méchant réac. On ne peut pas réellement évoquer les "crimes d'honneur", le sort des femmes jeunes et moins jeunes, celui des homosexuels. On n'a pas le droit de parler de l'excision, des coutumes alimentaires n'ayant pas vraiment de sens, signifiant d'ailleurs qu'une partie de la création "divine" serait donc maléfique ? Les interdictions de manger de tel ou tel animal sont des blasphèmes si on se place d'un point de vue rationnel.

    De la culture là encore, des coutumes différentes des nôtres mais non contestables...

    Quelques années après l'attentat du Bataclan, le massacre de "Charlie Hebdo" les bonnes âmes curieusement ne sont plus tellement "Charlie" ou "plujamaiça". Seraient-elles devenues lâches à ce point ?

     

    illustration empruntée à ce lien

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Amaury - Grandgil

  • Ballade dans le Paris mondialisé...

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    paris, ballade, mondialisation, société, politique, amaury watremezJe suis d'une longue lignée de « piétons de Paris ». On ne découvre et on apprécie bien cette ville qu'à pieds. J'aime bien me balader et retrouver des quartiers, des rues de mes souvenirs ou du cinéma des années 50-60. Je ne suis pas dans la nostalgie à tout crin, ce n'était pas parfait ces époques. On est loin des belles histoires à la « Amélie Poulain », les immeubles à la « Amélie Poulain » ça sentait la pisse, le chou cramé et dans les escaliers les clodos essayaient de peloter les jeunes filles. Mais on y trouvait malgré tout encore un art de vivre populaire bien particulier. 

     

    Il a totalement disparu.


    Dans les bus, des africains ne parlant qu'entre eux et fort 
    Qui crient au racisme des qu'on leur met le nez sur leurs incivilités …

    Ils ne montent que par l'arrière du bus et se sentent offensés, ou jouent l'offense dés que quelqu'un s'aventure à leur demander de payer leur billet.

    Les commères s'entassent toutes ensembles, parfois poussettes contre poussettes au milieu des transports en commun.

     

    Ils veulent vivre comme « au pays » et non comme en France. Dans des quartiers parisiens où ils sont majoritaires, les marchés sont comme en Afrique ce qui permet à quelques bourgeois pédagogues de se procurer quelques émotions fortes à peu de frais, de l'exotisme bon marché, et du personnel de maison sans charges...


    Des pakistanais dont on croirait qu'ils causent une langue inventée par des gosses, ils palabrent encore et toujours, parfois s’engueulent, mais contre le blanc qui demande du calme, on se ligue tous ensemble... 

     

    ...Cela arrive tellement rarement il faut dire.


    Il y a ces arabes qui s'interpellent en s'appelant frère mais seulement entre eux. Ne sont frères et éventuellement sœurs que leurs coreligionnaires.


    Ce sont des endroits traversés qui ressemblent à Jérusalem Est.
    De plus en plus.

    Jérusalem Est pendant la guerre des six jours...


    De loin en loin on a quelques français qui font semblant de rire en rougissant à la première provocation...

     
    Qui font mine de se concentrer fébrilement sur leur smartphone...

     

    ...Mais cela ne trompe personne.


    Qui se replient sur eux.


    Qui font semblant de ne pas voir la haine à leur encontre exprimée sans complexes...

     

    D'aucuns semblent même l'accepter, la trouver normale, vu leur discours de masochisme mémoriel continuel...

     

    Qui se lèvent aussi le sourire un peu de travers si un « divers » demande leur place, on le voit souvent.

     

    Voire même, on peut croiser de plus en plus de ces personnes s'habillant comme les gamins des banlieues, avec le même « survêt » informe, la même casquette, le même sabir incompréhensible qui n'est plus du français. Parce qu'ils sont lâches et qu'ils préfèrent se fondre dans le clan que rester eux-mêmes. Il y a même de ces « rastas blancs ».

     

    Les jeunes filles sont toutes sur le même modèle, toutes copiant le « louque » des « influenceuses » de « Youtube » ou autres réseaux dits sociaux comme bien entendu Kim Kardachiant : jean slim, sourcils épais « artistiquement » taillés, « Stan Smith » aux pieds, le gadget électronique comme vissé à la paume de la main, tout comme les écouteurs dans les oreilles...


    Au bout d'un moment le plaisir de la promenade s'estompe. 


    On se frotte les yeux.


    On est bien à Paris...

     

    On va reprendre le train pour la banlieue...

     

    Dans la gare on croise quelques touristes qui cherchent des traces du Paris des films romantiques, des « bobos » en trottinettes électriques glissant silencieusement au milieu de la foule, indifférents à ce qui les entoure...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    photo d'illustration de l'auteur

  • Des mégots ignifugés

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    Illustration empruntée ici

     

    Notre Dame, incendie, mégots, politique, amaury watremezDans la presse « mainstream » hier on pouvait lire un certain nombre d'articles que je trouve personnellement abjects suggérant que c'était les ouvriers travaillant sur le chantier de restauration de Notre Dame qui avaient mis le feu en jetant leurs mégots sur les poutres, des mégots que l'on a d'ailleurs retrouvé intacts (une petite recherche google de cinq secondes pour trouver lesdits articles à ce lien). Ce sont des cigarettes drôlement résistantes, il conviendrait de reconstruire la charpente de la cathédrale avec pour avoir du solide. Ce serait original et très français, une charpente toute en « gitanes » maïs.

     

    Imaginons...

     

    Les calomniateurs, qui ont finalement le mépris habituel des petits bourgeois envers les métiers manuels, n'ont même pas de bon sens. Ont-ils vu ce que ça donne un mégot sur une poutre ? On se demande aussi s'il est tellement certain que la cause est accidentelle pourquoi jeter l'opprobre et la suspicion sur des professionnels faisant bien leur métier, qui vont y perdre leur réputation, qui vont eux-mêmes se sentir très mal. On imagine très bien un « communicant » de Freluquet se frapper le front persuadé de son idée géniale : on va accuser les prolos comme ça ce sera emballé...

     

    On ne sait pas remarquez, peut-être que c'était un mégot de la taille de celui en illustration, on le fume à vingt ou trente. C'est de la tabagie conviviale.

     

    Bien sûr, ce n'est pas dit de manière aussi directe, mais il est largement suggéré que c'est ça la cause de la tragédie, ces « ploucs » d'ouvriers. Je trouve le concert de toutes ces saloperies en chœur littéralement parlant abject, et on la sent encore mieux ici la collusion entre les médias et le pouvoir. Pouvoir qui rappelons le connaissait parfaitement à l'entendre les causes « accidentelles » le soir-même avant toute enquête, décrétant ensuite que tout questionnement de bon sens était soit fââchiiste, soit complotiste. Le procédé est ici criant, il faudrait être idiot pour ne pas le voir. Plus c'est gros, plus ça passe, et là c'est bien martelé un peu partout...

     

    Mais cela fonctionne encore sur trop de monde dans la terreur d'être catalogués parmi les fââchiistes !

     

    On l'a bien vu encore avec ce qui est arrivé à Nathalie Loiseau, dont on a retrouvé des traces de son engagement au GUD pendant sa jeunesse, un mouvement dont elle assure ne pas avoir compris l'orientation, nous prenant pour des andouilles. Pourquoi n'assume-t-elle pas d'avoir eu des convictions nationalistes ? Alors que d'autres ont écrit des livres de mémoires atroces sur leur goût pour les petits enfants, que d'aucuns ne se sont jamais excusés d'avoir été des « porteurs de valise », donc complices de terroristes. Il a fallu qu'elle se justifie. Elle rappelle d'ailleurs par son comportement de dénégation fébrile ces curés défroqués qui demeurent quoi qu'ils arrivent des curés, passant le reste de leur vie à se justifier de leur retournement de veste, à ètre encore plus radicaux que les autres.

     

    Et puis désigner les clopes que ces travailleurs honnêtes fumaient en faisant leur boulot c'est aussi être dans l'hygiéniquement correct. Cela permet une leçon de morale supplémentaire faite au petit peuple. Je précise que je n'ai jamais fumé et que je n'ai jamais compris le plaisir de la clope, mais il ne me viendrait jamais à l'esprit de faire de la leçon de morale à ces types qui travaillent très dur. Un ouvrier non seulement doit travailler dur, et beaucoup plus d'années comme Freluquet va sans doute l'annoncer, mais en plus il devrait n'avoir aucun moment de petit plaisir pour décompresser.

     

    D'autres encore rejetteront la faute sur les ecclésiastiques, ceux-ci de toutes façons prompts à tendre la verge pour se faire battre. Ils se feront accuser des brèches de sécurité sans réagir, on a déjà pu entendre le père Chauvet, recteur de Notre Dame, évoquer un bug informatique du système faisant battre les cloches, sans trop savoir...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Amaury - Grandgil

  • Un homme nommé Macron

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    (projet de spectacle dans la veine de ceux de Robert Hossein)

     

    macron, notre dame, société, politique, anne hidalgo, amaury watremezLecture du jeudi Saint du 18 Avril 2019, deuxième année de l'an de grâce de la Start Up Nation :

    Or, il advint qu'en sa quarantième année, la grande église du centre de sa capitale brûla d'une grande fumée jaunâtre qui n'était pas du tout provoquée par l'emploi de thermite ou de produits pétroliers. Sa flèche qui se dressait jusque là au-dessus de la tête de la populace s'effondra et son toit avec. Macron et ses disciples de se réunir aussitôt pour décider quels actes prendre ou sinon le peuple gronderait.  Ils allèrent bien vite sur le parvis de la cathédrale en compagnie des saintes femmes de Paris. Anne Hidalgo était à sa droite et Edouard Philippe son premier disciple à sa gauche.

     

    La sainte mè...épouse d'Emmanuel tenait sa main. Comme ça il avait moins peur des flammes...

     

    Emmanuel ne fit qu'esquisser quelques gestes de bénédiction de la foule forcément ingrate et fit demi-tour. Pendant ce temps, les gilets jaunes complotaient et méditaient de lui couper la tête avec les réactionnaires et tous les séditieux. Heureusement, Christophe, le disciple qu'Emmanuel aimait veillait et se posta devant l'entrée de la nef endommagée, nef nommée crypte par des journalistes qui y voyaient sans doute un signe de la mort de leur culture.

     

    Sa sainte mè...épouse lui souffla alors de faire appel à ceux qui le suivaient en cachette depuis le début et qui l'aidaient modestement, taisant les secours qu'ils apportaient à Emmanuel. C'était des marchands du temple que dans sa grande mansuétude il ne voulait pas chasser du temple si ceux-ci donnaient de leurs deniers, au contraire il promit de leur rendre honneur ensuite en montrant leur nom un peu partout dans Notre Dame où la masse des fidèles croyant était de plus en plus clairsemée.

     

    On y voyait surtout la longue cohorte des touristes et peu de pèlerins...

     

    Las, Emmanuel n'en pouvant plus voulait faire une déclaration solennelle dont il avait le secret :

     

    "Mes amis, en vérité je vous le dis, en cinq années nous rebâtirons ce temple, en cinq ans, nous la referons plus belle et adaptée à notre époque, plus moderne. Je pense d'ailleurs à demander l'installation de la fibre pour que tous les fidèles sans exception aient accès à la wifi. Bienheureux les paroissiens de demain qui pourront consulter leur mail et continuer de prier, bienheureux les touristes qui viendront au moment des Jeux Olympiques".

     

    La sainte femme qui le suivait qui s'appelait Anne se réjouit et chanta ses louanges. Elle avait eu très peur que ses jeux, ses jeux à elle, soient annulés. Mais ils auraient lieu grâce aux bienfaits du très haut, du très bon, du miséricordieux. "Et c'est ainsi qu'Allah est grand" se dit-elle.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Bientôt un "ministère de la vérité"

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    politique, schiappe, Denormandie, brigade anti discrimination, amaury watremezL'inénarrable et finalement sinistre Marlène Schiappa et le non moins inénarrable Julien Denormandie lancent une "brigade anti-discrimination" (voir à ce lien). C'est en somme un encouragement à la victimisation de certaines "communautés" qui ne les ont pas attendu pour commencer. N'importe quel employé incompétent, n'importe quel cossard, élève ou étudiant paresseux, n'importe quelle femme ne faisant pas son travail pourra désormais avertir cette brigade pour justifier qui sa paresse qui son incompétence par du racisme, de l'homophobie, quelque chose qui rappelle les "z-heures les plus sombres de notre histoire" (TM°) en quelque sorte...

     

    La délation va marcher à plein, c'est paraît-il déjà le cas dans les CAF et agences de Pôle Emploi. Certains ne perdent pas les bonnes habitudes depuis l'Occupation.

     

    Toute personne un peu avisée sait très bien que toutes les discriminations ne seront pas vraiment combattues. Ainsi la pire qui est celle au physique.  C'est déjà le cas avec la Halde qui a l'indignation sélective. En 2008 je l'avais averti pour le principe qu'un employeur qui aurait pu me recruter ne l'avait pas fait à cause "de mon apparence", je cite ses termes. J'étais encore très naïf. J'avais eu au téléphone une personne s'étant ouvertement payé ma tête.

     

    J'avais compris. J'aurais dû évoquer de l'antisémitisme ou que sais-je encore ? Là j'aurais eu des chances d'être écouté.

     

    Il faut dire que les "divers" qui sont la clientèle visée par ce "coup de com" bien démago représenteront bientôt 10% du corps électoral, de quoi gagner ou perdre une élection, faire carrière ou pas pour tout ces cyniques et autres opportunistes.

     

    Emmanuel Macron ses sbires et LREM continuent comme la gauche sociétale avant eux à suivre point par point la stratégie électorale suggérée par "Terra Nova" (voir à ce lien). A savoir, comme les couches populaires votent maintenant en majorité RN on les considère comme perdues et on se tourne vers l'électorat issu de l'immigration afin de retrouver une assise autre que les bourgeois pédagogues et autres nantis prétentieux. D'où leur laxisme et complaisance à laisser faire et monter en puissance les pires extrémismes religieux obscurantistes. Ils savent très bien ce qu'ils font, le pouvoir à leurs yeux justifie sans doute d'abandonner des populations entières à des fanatismes d'un autre âge, enfin un fanatisme particulièrement, l'islamiste.

     

    Après cette brigade qui aura des conséquences liberticides alors que déjà la moindre communauté même rêvée, même idéalisée, le moindre groupuscule judiciarise toute expression lui paraissant contrevenir à la vision qu'il a de lui-même, à quand un ministère de la Vérité qui dictera quoi penser, quoi dire au bon peuple ? On me dira, ça existe déjà plus ou moins, c'est l'Éducation Nationale.

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • La Droite française introuvable

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    La Droite existe-t-elle en France ?

    politique, droite, société, gauche, social démocratie, amaury watremezDepuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale la Droite est honnie, vilipendée et rejetée car accusée d'être le seul camp politique à avoir collaboré durant l'Occupation. D'ailleurs on évoque l'extrèème droite ou l'ultra-droite à son sujet, celle dite "républicaine" étant plutôt composée de sociaux démocrates conservateurs dans les mœurs collectives et individuelles en somme. Quand on regarde le film de Depardon (voir extrait ci-dessous) sur la campagne de Giscard en 1974, on se dit que les idées de celui-ci sont de gauche, de la gauche sociétale, mais bel et bien de gauche. Chirac a été formé politiquement à gauche, Macron aussi...

    Avec une appétence plus forte pour le libéralisme que les autres quant à lui et malgré son "éthos" bonapartiste. Rappelons d'ailleurs en passant que Bonaparte lui-même arrive au pouvoir pour "sauver" la Révolution et éviter le retour de la monarchie, instituant un pouvoir tyrannique pour cette raison.

     

    Historiquement que la Droite ait été majoritaire dans les rangs des "collabos" est d'ailleurs complètement faux :

    La "chambre " des députés qui donne les pleins pouvoirs à Pétain est celle du Front Populaire de 36, celui des "congés payés". Ce ne sont pas des députés spécialement de droite...

    Pierre Laval est un radical, et non issu de l'Action Française, et je ne parle même pas de tous les hauts fonctionnaires - dont Bousquet- faisant carrière à Vichy, ce sont tous des "républicains" bon teint. Quant au Maréchal lui-même il est considéré comme un militaire "progressiste" malgré sa répression des révoltes de "poilus" de 1917, un militaire inoffensif qui se laissera manipuler sans problèmes ...

     

    Rien n'y fait, la gauche dite morale s'est instituée en arbitre des élégances politiques et demeure dans ce rôle distribuant les bons et mauvais points. Et le pire avec l'assentiment de la droite elle-même qui passe son temps à se justifier d'être de droite, à se justifier d'être souverainiste, soucieuse de l'identité de ce pays, de sa culture, de son histoire. Y compris la droite de "Debout la République" ou du "Rassemblement National". On  y donne sans cesse des gages aux bourgeois pédagogues. Ainsi dans la plupart des groupes de "gilets jaunes" ou sur les "pages" et sites de droite réputée bien à droite droite...

     

    N'importe quelle tribu reculée de Papouasie Nouvelle-Guinée a le droit le plus strict aux yeux des bien pensants le plus strict de se réclamer de celle-ci, les français non. On les accusera immédiatement de racisme, de xénophobie, j'en passe et des pires. Cela évite de se pencher sur des sujets de réflexion graves ou ennuyeux comme en ce moment l'insécurité endémique dans ces quartiers où la loi française n'a "de facto" plus cours.

     

    Las ! Le nationalisme c'est le Mal absolu dans la tête de nos élites qui ont déjà enterré depuis longtemps la France  -y compris dans la tête de nos élites dites "politiquement incorrectes" qui ne dépassent jamais cette ligne rouge-. Le nationalisme, les idées de droite, c'est ce qui conduit à la guerre forcément, aux dictatures, aux pogroms, à la brutalité des "nuits de Cristal", des "ordres noirs".

     

    On nous prédit depuis longtemps déjà un "retour de balancier" vers le conservatisme et la Droite mais qui ne vient pas. Il faut qu'il soit toujours enrobé dans de la guimauve "sociale-démocrate"...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Prof et de droite

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    prof2.jpg
     
     
    Quelqu'un me disait il y a peu qu'en fait en France il n'y a pas réellement de Droite, juste une gauche molle, centriste, une gauche sociétale et une gauche concrètement révolutionnaire, ce qui n'est pas faux, la droite étant assimilée depuis 1945 ce qui historiquement est faux à la collaboration.
     
    Que cette gauche "marais" un rien fangeux domine tous les débats arbitrairement depuis, distribuant les bons et mauvais points...
    Bien entendu ce marais 'est largement représenté chez les profs...
     
    Je suis prof et de droite, et d''éducation catholique, et dans le public. Je cumule...
    Les opinions que j'ai, sur la morale, le civisme, la citoyenneté, se transcrivent tangiblement dans ma perception du rôle d'un enseignant. Ce qui fait que je suis bien entendu considéré depuis 27 ans que je suis dans l'Educ nat comme réac, facho, j'en passe et des pires...
     
    Si cela s'arrêtait au débat d'idées, ce ne serait pas grave mais il y a toujours un collègue qui fait du zèle et qui en parle à la direction ou l'administration ce qui me vaut de me retrouver régulièrement suspecté de diverses intentions perfides envers la démocratie, de par des lettres anonymes envoyées à ma hiérarchie.
     
    Je ne suis pas pourtant pas le seul prof de droite statistiquement parlant, mais le simple fait d'affirmer son indépendance d''esprit fait que l'on est irrémédiablement ostracisé. En salle des profs, ça chuchote, ça murmure me prêtant divers engagement obscurs. Je m'étais dit qu'à Paris je ne subirai plus ça, que l'ouverture y serait supérieure, ce qui était faux archi faux.
     
    C'est pire.
    Le politiquement correct et l'idéologie bien-pensante y sont très durement représentés...
     
    Car dans l'EN si on peut être LGBTQ+ militant, communautariste, ou d’extrême gauche on a pas le droit d'être de droite, tout simplement, ce qui ne va pas s'arranger avec la fameuse école dite de la confiance de Blanquer où là il ne vaudrait mieux pas être autre chose que libéral libertaire.
     
    Sic Transit Gloria Mundi, Amen
     
    Amaury - Grandgil
     

  • Le devoir d'irrévérence

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    à propos de "Éloge de l'irrévérence" de Georges Kiejman et Richard Malka chez Grasset (voir à ce lien)

     

    irrévérence.jpgDans cet ouvrage les deux auteurs racontent le procès du 7 et 8 mars 2007 des caricatures de "Charlie Hebdo". Ils racontent leurs plaidoiries, leurs échanges avec l'UOIF en face, leurs tentatives pour expliquer l'irrévérence et le sens de la dérision à des gens qui ne les comprennent pas, ne veulent pas les comprendre. Mahomet en 'Une" se lamentait en disant : " « C'est dur d'être aimé par des cons.... ». Ce procès fait écho à la représentation empêchée à la Sorbonne de la pièce d'Eschyle "les Suppliantes" par le CRAN et autres associations de défense des africains en France, pièce jugée "racialiste" et "promouvant la colonisation" (voir lien ici).

     

    Deux reproches complètement anachroniques...

     

    Le metteur en scène utilisait comme procédé de mise en scène les masques à l'antique (blancs et noirs) pour caractériser les personnages, procédé assimilé au "blackface" par les groupuscules se disant antiracistes (voir ici la définition du terme). Rappelons également que la pièce a été écrite il y a deux-mille cinq-cents ans par un auteur n'ayant comme ambition que de dire que l'Humanité est "Une" en étant multiple. Notons aussi l'ignorance des "censeurs" d'un soir sur l'auteur et son œuvre qui finalement met en avant des idées et convictions qu'ils affirment être les leurs également. Elle recule l'irrévérence. Maintenant, douze ans après, la plupart des gens défendraient les caricatures de Mahomet avec beaucoup moins d'ardeur.

     

    Notons au passage donc que ces militants associatifs ne se définissent finalement que par leur couleur de peau et rien d'autres, ce qui est une conception raciste au sens premier du terme de leur identité. Tout comme d'autres militants de diverses communautés, groupes ethniques, minorités sexuelles passent leurs temps à ne se référer qu'à leur reflet narcissiquement contemplé dans le miroir. Et qu'ils ont pris l'habitude de judiciariser tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à de la dérision, de l'humour.

     

    L'irrévérence dont se prévale les deux auteurs du livre n'est pas exactement la mienne. La leur est plus ou moins teintée de bien-pensance, le problème étant que croyant s'attaquer à l'Islam sans risques ainsi que pour les chrétiens ils ont déclenché des réactions barbares auxquelles ont pouvait s'attendre. La différence entre les deux religions est que lorsque les chrétiens sont attaqués, raillés, vilipendés, ils passent leur temps à se justifier le plus souvent maladroitement, voire à approuver leurs persécuteurs et insulteurs qui savent qu'ils ne courent aucun risque.

     

    Mais je pense aussi, qu'en nos temps troublés, il n'y a pas de question à se poser entre personnes de bonne volonté et alors que la barbarie parfaitement assumée de certains menace, et la tentation arbitraire de certains dirigeants qui voudraient bien d'un peuple plus docile, soucieux du bien-être de l'oligarchie et des puissants mais pas du sien.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Les symboles actuels de notre culture

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    saintsulpice.jpgDonc le "Fouquet's" incendié lors de l'acte 18 des "gilets jaunes" (voir à ce lien) à écouter les médias en boucle sur la question depuis samedi et la plupart des politiques serait de notre patrimoine le plus précieux. C'est donc aussi un symbole fort pour ceux qui y ont fichu le feu, que ce soit les CRS ou les "casseurs". Personne n'a l'air de se questionner sur le fait que si tout ce qui reste de notre Bien Commun c'est un bistro pour riches pratiquant l'endogamie (grand bien leur fasse) c'est que la situation est un peu plus grave que prévu. Certes depuis les attentats de "Charlie" il paraît que notre art de vivre se résume à prendre un pot en terrasse à Paris dés qu'il y a un peu de soleil.

     

    (D'ailleurs, pour ouvrir une parenthèse, les loufiats parisiens ne semblent pas être très "Charlie" non plus vu leur absence d'amabilité sauf envers les "habitués" pleins aux as, ils sont alors des plus obséquieux).

     

    Et là dans ce cas c'est sûr les "gilets jaunes" en veulent à notre façon de vivre eux aussi, pires que les islamistes auxquels les bien-pensants les comparent. Bien-pensants s'en fichant d'ailleurs complètement de notre patrimoine commun, eux qui sont mondialisés et pour qui la France est déjà un vieux souvenir poussiéreux peuplée de rustres que l'on aimerait ne plus croiser à Paris le week-end quand on va faire ses courses dans une boutique de luxe. C'est regrettable, c'est pas bien du tout d'incendier un café, c'est mââââl mais on ne va tout de même trop verser dans le chagrin surjoué pour ce repère d'oligarques consanguins.

     

    Ils ont  confisqué le pouvoir au peuple depuis longtemps, à peu près depuis 1789, ils ne vont pas le redonner comme ça en leur demandant gentiment, ne vont pas redistribuer leurs biens aussi facilement.

     

    Curieusement (c'est une façon de parler ironique, je le précise à l'intention des lecteurs socialistes éventuels qui se seraient égarés sur ce blog), l'église Saint Sulpice elle aussi brûlée à la suite d'un "acte de malveillance" ne serait pas de ce patrimoine puisque personne ou presque n'en cause (voir à ce lien). Personne dans cette affaire pour accuser Renaud Camus ou Zemmour, ou Finkie, de cet acte criminel. Les médias sont extrêmement circonspects (un exemple ici) tout comme pour le dingue sans doute fanatisé qui a tué à Utrecht. Dans les deux cas, tout comme dans l'assassinat au couteau d'une jeune fille pour un portable (voir ici), l'amalgame est interdit.

     

    A la décharges des français actuellement il faut avouer que l'histoire est bien mal transmise à travers l'enseignement et l'éducation. De toutes façons l'histoire c'est "paternaliste", c'est un truc d'héritiers" on le sait depuis Bourdieu, cela fait partie des "humanités" dites bourgeoises. Tout et n'importe quoi se mélange et se télescope dans la petite tête de beaucoup de gens, chacun pense se faire sa petite idée en copiant-collant intellectuellement l'une ou l'autre chose trouvée sur le net. Bien entendu, on préfèrera les délires de l'un ou de l'autre que les faits historiques beaucoup moins rigolos que la fameuse base secrète nazie sur la lune ou la théorie de la "Terre creuse"...

     

    ...Il est très compliqué de convaincre quelqu'un de ses errements quand il évoque ces délires car il a l'impression lorsqu'il en parle d'être soudain un "initié", quelqu'un qui sait, qui connait les secrets de ce bas monde.

     

    Et il est bien tard pour remédier à tout cela...

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Les trois France irréconciliables

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    Il existe dorénavant trois France bien distinctes et fâchées ou indifférentes au mieux les unes avec les autres :

     

    climat1.jpgCelle des bourgeois pédagogues qui défilait avec sa progéniture à "la Marche pour le Climat" (une progéniture tellement "rebelle" que ce sont les parents, les profs, les éducateurs qui décident par injonctions morales de ses révolte, le tout paternellement encadrées par les flics), la France des riches de plus en plus riches,

     

    Celle dite "périphérique" des classes moyennes précarisées de plus en plus, dont vient la majorité des "gilets jaunes", la France rurale ou "rurbaine" méprisée par les précédents, la France des "ploucs" pour les arbitres des élégances politiques, qu'ils dédaignent surtout car elles les culpabilisent d'être aisés matériellement,

     

    Et celle des "quartiers", des populations dites issues de la diversité. Celles-ci sont les "pauvres" des premiers, leur valetaille taillable et corvéable à merci, pour laquelle on ne paie pas de charges, et des salaires même pas décents, et qui a en plus le mérite d'un peu "d'exotisme" tellement "pittoresque ne trouvez vous pas chèèèèr ami ?". Dans cette "France" on est indifférent aux deux autres, à leur culture voire même on y est de plus en plus ouvertement hostiles en attendant la partition déjà entérinée dans les faits de certaines parties du territoire.

     

    climat2.jpgOn a pu constater en regardant les photos des panneaux brandis par les jeunes à "la marche pour le climat" (l'exemple ci-dessus à ce lien) l'absence totale de sens critique et d'élégance de ces gosses embrigadés par le capitalisme "vert" et quelques crypto-gauchistes se voulant écolos, persuadés que la trottinette électrique est un moyen de transport alternatif viable. On pouvait voir tous ces gens bien sages, bien proprets, bien dociles (voir illustration ci-contre prise à ce lien). Plus tard ils feront des consommateurs comme il faut, bien obéissants du pseudo capitalisme "vert' tout aussi destructeur pour la planète. Et puis "merdalors tous ces gueux qui manifestent pour leurs salaires, pour le fric ne sont-ils pas vulgaires à parler tout le temps d'argent chèèèr ami ?".

     

    Le président qu'ils ont fait élire sur la base d'une escroquerie intellectuelle : c'était lui ou  le fââchiiisme, a tonné, disputé, grondé, il va de toutes façons interdire les manifs sur les Champs Elysées. Les riches vont pouvoir recommencer à y acheter, à y baguenauder entre eux sans risquer d'y croiser un précaire, un des ces "gilets jaunes" (voir photo, prise ici). Ils veulent l'endogamie sociale la plus stricte possible.

     

    climat3.jpgD'aucuns ne veulent surtout pas entendre parler de toutes ces questions pour éviter la guerre civile qu'ils disent, pour ne pas jeter de l'huile sur le feu qu'ils disent, parce que on devrait rêver de changer la société et non parler de toutes ces contingences matérielles contraignantes rappelant aux favorisés leurs privilèges matériels. Le pauvre se doit de tenir son rang, de s'y cantonner, de ne pas chercher autre chose que ce qu'il est, que ce qu'il a. Malheureusement pour ces bonnes âme ils auront quand même le sang et les larmes à plus ou moins brève échéance et ce malgré leurs bonnes intentions affichées.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Aurore et Marlène : un nouveau genre de féministes

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    aurore bergé, marlène schiappa, société, présidence macron, politique, amaury watremezQuand j'habitais Versailles, j'ai souvent croisé un grand nombre de clones de Marlène Schiappa (son nom signifiant cancre en italien, son itinéraire ici) et, ou Aurore Bergé (voir son parcours à ce lien), ou d'autres femmes soutiens de Emmanuel Macron à qui elles sont visiblement complètement dévouées. Je les trouvais ces clones très dures et toujours dans la sensiblerie, un "cœur sec et des tripes molles" selon l'expression de Bernanos. Elles avaient toutes un vernis de culture, certainement pour avoir de la conversation dans les mondanités dû à leurs quelques années d'études.

    Elles avaient toute la même apparence, les mêmes habits, le même "look" général sans parler de leur timbre de voix de petites filles choyées. J'ai toujours trouvé cela étrange ces personnes s'affirmant libres et féministes soumises à l'autorité d'un homme dont elles ne remettent jamais rien en question suivant aveuglément tout ce qu'il dit.

     

    Certains cyniques en profiteraient sans aucunes scrupules...

     

    Des mères "dynamiques", avec famille nombreuse mais attention, moderne, minces comme dans les magasines et pimpantes, à la fois bourgeoises et libertaires, conservatrices (pour l'argent) et libertaires sur les mœurs (enfin sur une partie des mœurs), travaillant souvent dans la politique après des engagement de jeunesse logiques dans leur milieu social très favorisé. Ce sont toutes les deux des "héritières". Elles étaient des cantinières en plus modernes et, ou plus séduisantes de ces mouvements, pas si différentes que ça finalement de leurs ancêtres en robes à corset ou en crinolines dont certaines étaient plus indépendantes..

     

    Elles n'ont strictement aucune limite dans l'allégeance au chef de parti dans le but non pas de garantir la victoire de leurs idées mais celle de leurs ambitions. Elles se fichent des règles habituelles, de la séparation des pouvoirs ou du rôle de chacun. Je peux même penser qu'elles se fichent complètement de la nécessaire pluralité de pensée ou de l'expression démocratique. On ne compte plus les sorties de l'une et de l'autre ayant fait soit scandale, soit toujours provoqué un énorme bruit médiatique. Elle ne recule devant aucune bourde, à moins que tout cela ne soit calculé pour accompagner le pays vers une réduction des libertés publiques

     

    Marlène Schiappa vient par exemple de compare "la Manif pour tous" aux islamistes (voir source), Aurore Bergé quant à elle met en doute l'honnêteté des sénateurs de la commission d'enquête sur l'affaire Benalla (lien ici). Elles ont toutes les deux suscité un tollé mais n'en ont cure. L'essentiel est atteint, montrer leur suivisme au chef, le président de la République, et conserver ainsi leur poste et prébendes allant avec. Je ne me fais pas trop de soucis pour elles, elles sont du genre à retomber sur leurs pattes du bon côté, celui du manche. Ces dames ne supportent pas la dérision ou l'humour, qu'elles comprennent très bien mais qui les insupportent.

     

    Quand Desproges avait commencé un de ses "réquisitoires" par "Jacques Séguéla est-il ou non un con ?" Celui-ci n'avait pas osé porter plainte par sens du ridicule comme le soulignait Desproges lui-même ("meussieur meussieur y'a Desproges qui fait rien qu'à me traiter de con"). Marlène et Aurore elles ne réfléchissent pas si loin...

     

    Il n'y a pas plus pénible et plus lourd comme militantes.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Rigodon 2.0

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    pauvreté, France, banlieue, Chelles, société, amaury watremez, célineOn va me dire, tu fais ton célinien, ton professeur Y. Les petits points et tout le tremblement, l'argomuche, les exclamations, l'outrance !...Le verbe à fleur de peau, l'hyper-sensibilité autour du cou encore ! Un joug ! Un fardeau ! Mais non...

    La seule manière juste de parler de la misère, la vraie, la sale, la pourrie, celle qui retourne le cœur, qui n'est pas jolie à regarder...

    Pas exotique, pas pittoresque. C'est rien que de la saleté à l'intérieur, à l'extérieur, des entrailles qui se vident n'importe où...L'animal qui revient toujours derrière les belles paroles, les belles pensées...Celui qui a droit au point d'eau, celui qui n'en a pas...Celui qui a des griffes, celui qui n'en a pas...

     

    J'habite en banlieue et je travaille à Paris. Pas de pleurnicherie là-dedans c'est comme ça. A Pantruche le plus petit réduit est à prix d'or. Pas de prix d'ami, pas de philanthropie, "business ize business" mon cher monsieur qu'ils disent tous si bien élevés, si policés....

    Faut de l'espace pour leur progéniture aux yeux de veau, aux grands cils délicats et vides d'un peu de tout...

    Alors je suis revenu à Chelles, souvenir d'enfance en Seine et Marne, il y a un peu plus de quarante ans, presque bourgeois que c'était, parole, des petits employés, des petites gens qui économisaient sou après sou et qui achetaient leur petite baraque. Maintenant, fini, terminé, effacé le souvenir heureux du passé !

    Pas de nostalgie ! Verboten ! Il n'y a plus que la misère du monde entier comme presque partout autour de la Ville-Lumière, phare de la grande sagesse des bourgeois pédagogues.

     

    Un soir, rentrant chez moi, dans mes pénates, voilà que j'aperçois au pied d'un immeuble, devant la grille qu'il y a maintenant à chaque entrée, des formes indistinctes. Des grilles partout devant les maisons, les résidences de standinge ou non, faut bien ça, des codes, des clés, des serrures solides...

    Derrière les portes, ça crève de trouille, on sort pas, on bouge plus, on fait plus ses courses, on va plus chercher son mou, sa petite bouteille consolatrice, on n'ose plus...

    Des esprits partout dans l'obscurité du crépuscule qui descendait ?

    Des esprits au-dessus des dépotoirs ?

    Des mouches cantharides de bonne taille ?

    Des fantômes ? Des chats parias ?

    Des clebs abandonnés en train de se mettre dessus ? Des bêtes qui criaillent et qui piaillent ?

    Foutredieu ! Des humains ! Des comme moi, des comme vous, deux bras, deux jambes et un cerveau !

    En train de fourailler dans les sacs poubelles des moins pauvres qu'eux, les éventrant d'un coup d'ongle nerveusement, fouillant dedans en s'engueulant dans leur propre baragouin....Des femmes sans âge, toutes la même couleur de peau, les mêmes , des enfants les cheveux dans tous les sens, des vieux...

     

    Même plus des mendigots ! Ils se montraient leurs maigres trophées, s'apostrophaient, se couraient après sur le trottoir puis revenaient, se collaient des beignes, des horions, c'était pas beau à voir. Un voile sur des cheveux qui débordent les femmes qu'elles me houspillent, de trop que je les regarde. Agitent les bras genre sémaphore !

    Elles sont trop dans l'aigu ! Envie d'hurler ! De se mettre en colère ! Pas envie de les entendre piailler encore plus alors on se maîtrise...

    Et puis la pitié, l'affreuse pitié...

    C'est ça la diversité, c'est pas des cartes postales...

    Toutes couvertes de plusieurs couches de vêtements, de gilets dégueulasses ! Des tâches marrons un peu partout qu'elles avaient...

    Et puis elles se calment, elles tendent le bras, la main, elles réclament, elles quémandent, le bourgeois, le français, le mécréant il va bien donner une pièce...

    "Sivoplé"qu'elles répètent en se lamentant ! La poitrine maigre, sèche, décrépite, elles se frappent avec le poing, avec l'autre main !

     

    Pas de carte postale ! La France moderne mon bon monsieur ! La France électronique ! La France 2.0...

    Perdue en chemin, perdue en route, égarée, paumée...La réalité...

    Défigurée, maltraitée, en sang, à terre...

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée là

  • Indignation à géométrie variable

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    société, politique, tag antisémite, gilets jaunes, amaury watremez

    Un tag antisémite sur la vitrine d'un magasin "Bagelstein" à Paris et revoilà le chœur habituel des pleureuses d'hurler au retour des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire, UN tag tracé par UN taré. Bien entendu, les mêmes pleureuses bien pensantes et bourgeoises pédagogues, en particulier le dessinateur Joann Sfar sur "Twitter", ont vite fait d'accuser les gilets jaunes alors que le patron lui-même de l'établissement dit que la chose a été faite dans la nuit du vendredi au samedi (voir à ce lien).

     

    NB : Que l'on ne se méprenne pas, je ne cautionne pas une seconde ce tag mais il faut savoir raison garder me semble-t-il.

     

    Rien n'y fait :

     

    D'aucuns parlent tout de suite de "Nuit de Cristal" on balance de grandes citations de vigies de la pensée progressiste, on se fait peur, on est fasciné. Certains commentateurs en auraient presque une demie-molle, le voilà ce fascisme dont il parle depuis des décennies. Notons que dés que le peuple les contredit c'est forcément du fascisme. Toutes  ces grandes déclarations sur les totalitarismes c'est disons le en passant une banalisation du nazisme et de ses haines collatérales bien pire que celle induite par ce tag. Cette fascination des nazis chez les bien-pensants en dit beaucoup sur eux finalement, beaucoup plus qu'ils ne le croient.

     

    Plusieurs profanations d'Eglise ont lieu dans le même temps, des profanations, des actes de haine anti-chrétiens qui arrivent de plus en plus (voir à ce lien), on notera le silence radio assourdissant des mêmes pleureuses. Ami lecteur, me diras-tu, les cathos eux-mêmes se défendent bien mal. Contre ces profanations, contre ces actes de malveillance, il en est qui font des chaînes de prières, d'autres de ces chaînes d'amitié où l'on se prend tous par la main, on s'aime tous. On ne doute pas que cela soit efficace du moins dans leur esprit (sic). Je pense aussi à ceux-là qui diront qu'il ne faut pas jeter d'huile sur le feu, donc qu'en gros il convient de fermer sa bouche. C'est un peu comme lorsque l'on tente d'éveiller les consciences dont celles des cathos français au drame des chrétiens d'Orient. Invariablement on obtiendra ce genre de réponses.

     

    (un exemple au lien plus bas, on y parle de "sentiment" de christianophobie et non de réalité bien entendu, le lecteur attentif ne sera pas surpris de la source, "La Croix").

     

    A de rares exceptions...

     

    D'où vient cette haine profonde des chrétiens ? Si dans un ou deux cas il s'agira de petits bourgeois se croyant satanistes voulant célébrer qui une "messe noire" qui un "sabbat" de sorcières, elle est issue de notre "diversité", musulmane. En son sein, est chrétien tout occidental, tout français dit de souche, que celui-ci soit croyant, agnostique ou totalement athée. Ceux qui font la fine bouche ou froncent du nez face aux croyants auront des surprises quand ils se retrouveront eux-aussi massacrés car chrétiens aux yeux de ceux qui les tueront.

     

    Les valeurs sur lesquelles nous vivons encore un tout petit peu en France d'où viennent-elles d'ailleurs ?

     

    Illustration prise ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • On s'affole chez Freluquet

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    benalla.jpgPlutôt que de s'émouvoir de la perquisition ubuesque à Médiapart (voir à ce lien), en contradiction formelle avec tous les principes censés régir ce pays, il faudrait presque s'en réjouir plutôt que d'hurler à la dictature. Car finalement c'est bon signe, cela signifie que l'on perd ses nerfs chez Freluquet et sa cour à cause de l'affaire Benalla, que tout ce monde s'affole et court dans tous les sens comme après un bon coup de pied dans la fourmilière. Vous savez cette affaire qui s'est terminée en juillet dernier selon Gilles le Gendre le chef de file des LREM à l'Assemblée Nationale, on le connait bien, celui qui n'est pas la moitié d'un con et qui se voit comme trop intelligent (sic) (voir à ce lien).

     

    J'en rirai encore si c'était réellement drôle.

     

    Je ne suis pas exactement un fan d'Edwy Plenel, ce ravi de la crèche qui ne voit pas le danger à la montée de l'islamisme dans nos quartiers en France, mais ce que lui et sa publication ont subi hier est honteux pour la France. Sur la base en plus d'une accusation farfelue, une "intrusion" dans la vie privée d'Alexandre Benalla qui en ayant cette conversation avec son ancien collègue Vincent Crasse désobéit formellement à plusieurs décisions de justice (voir à ce lien). Clairement, ils n'en ont strictement rien à faire se croyant protégés en toute impunité par l'Elysée ainsi que s'en vante Alexandre.

     

    Chez tous ces types venant des "quartiers" la "caillera" finit toujours par ressortir derrière les beaux atours, les jolies coiffures et le langage plus policé à force d’entraînements.

     

    Quand on lit leurs échanges on a l'impression d'entendre deux petites frappes se vanter d'être les obligés d'une autre petite frappe encore moins scrupuleuse qu'eux. On voit crûment toute la médiocrité de ces deux personnages mais pas qu'eux. Comme un caïd de cité leur protecteur veut museler l'expression d'opinions contradictoires à la sienne par l'intimidation et la coercition brutale, voire même en payant lui-même les journalistes qui auraient l'honneur de parler de sa politique en bien évidemment et non en mal, ou simplement en la nuançant. Et l'allégeance de toute ou partie de la médiasphère "mainstream" ne lui suffit pas, ce n'est pas encore assez dans l'obséquiosité et le léchage de bottes. Et sa mèr...femme s'en inquiète elle qui se sent à l'Elysée comme dans sa maison familiale de bonne bourgeoise, la faisant refaire avec le même manque de goût que n'importe quel parvenu.

     

    Elle-même qui est si formidable, si étonnante, si libre selon les parasites mondains et autres fayots profitant de leur proximité avec la présidence s'en chagrinent dés qu'une petite polémique sans doute mesquine rejaillit remettant en cause ses dépenses sur le dos des contribuables, ces "ploucs" "cochons de payants". Ce qui est curieux, très curieux (re-re-re sic) est que chez les lèche-bottes autour d'elle ou de son époux on ne se souvient plus du tout de Benalla, on le connaissait à peine, à peine les Benjamin Griveaux et Julien Denormandie l'ont-ils croisé, tellement furtivement, à l'occasion. Ils l'assurent, c'est ce que ça doit être vrai (rires).

     

    Qui ? Demandent-ils l'air gêné depuis quelques temps....

    Ils ont bien sûr du mal à mentir car Benalla a des "dossiers" sur eux tous. Et c'es pour ça qu'ils s'affolent. Ils ont cru à la métamorphose des cloportes, que ceux-ci pouvaient donner de jolis petits papillons, hélas, trois fois hélas pour eux...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Bellamy a-t-il le droit d'être catholique ?

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    politique, société, foi, françois-xavier bellamy, catholicisme, amaury watremezDans ce pays, vous pouvez être d'une identité sexuelle floue, oscillante, et vous présenter à l'Eurovision sans problèmes. Vous pouvez faire venir à l'Elysée des chanteurs et danseurs interlopes en contradiction formelle avec la civilisation qui a fait construire des hôtels particuliers et monuments comme le palais présidentiel. Vous pouvez être aussi islamiste, sans problèmes ou presque, exprimer une haine des juifs qu'un émule des SA n'aurait pas osé. Vous serez excusé, ce sera forcément la faute de la colonisation.

     

    D'ailleurs vous pourrez sans limites accuser la France de génocide quant à votre communauté, c'est largement encouragé et soutenu.

     

    Vous pouvez être aussi un nanti méprisant, parfaitement égoïste socialement, et battre le pavé en gueulant des slogans dédaigneux. Cela ne pose aucune difficulté, tout comme faire la promotion de divers comportements sexuels limites. Vous pouvez aussi exprimer votre névrose en direct à la télévision en se parant d'une identité victimaire. On vous plaindra, on vous écoutera, on laissera faire. Tout comme dire aussi le plus de sottises possibles en direct : Deux ministres féminines d'Emmanuel Macron semblent en compétition sur ce sujet, Marlène Schiappa et Aurore Bergé.

     

    Par contre, vous ne pouvez pas vous affirmer comme chrétien, encore moins comme catholique tel François-Xavier Bellamy. Lui cumule car il rajoute un autre crime de pensée, il est contre l'IVG ce qui en fait aux yeux de tous les bourgeois pédagogues un extrémiste imbuvable bien plus dangereux que les islamistes qui vont bientôt revenir en France (dans les médias "mainstream" on ne compte plus les portraits faux Q criant à chaque ligne sa dangerosité, voir un exemple à ce lien).

     

    On n'a pas le droit d'exprimer cette opinion, c'est une faute majeure. Tout le monde doit être POUR l'IVG; Pas d'alternative possible. Si encore Bellamy était un de ces cathos pratiquant l'auto flagellation, ça passerait, mais même pas.

     

    Il rajoute à tout cela, ce qui est déjà insupportable pour les bien-pensants un éloge de la transmission des valeurs dans un livre où il déplore que la société et les "penseurs" de l'Éducation la rejettent comme paternaliste et arbitraire alors que les enfants en ont besoin plus que jamais (voir à ce lien "les déshérités ou l'urgence de transmettre"). Des adultes ne doivent pas transmettre quoi que ce soit aux enfants dont tous les désirs y compris les plus abscons les plus bas, les plus vils doivent être satisfaits, toutes les carences excusées. Ainsi la paresse est médicalisée, alors qu'un enfant paresseux est dans la plupart des cas juste paresseux.

     

    Cela prépare des générations d'adultes frustrés et immatures qui dés le premier petit nuage à l'horizon de leur vie affective et, ou professionnelle se laisseront aller qui à la colère qui à l'aliénation, des adultes dociles à l'arbitraire économique, à la moindre bêtise idéologique, à la superstition la plus stupide.

     

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    Amaury - Grandgil

  • Envie de crier flûte, zut, crotte

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    foulardsrouges.jpgHier les "foulards rouges" ont défilé pour le respect de ce qu'ils appellent la démocratie et le respect des institutions, contre les violences pendant les manifs des "gilets jaunes", celles-ci pourtant surtout imputables à la police. Ils ont eu raison de défiler quel que soit leur vrai nombre, entre 3500 selon un syndicat de police, et 10500 car au moins on a pu voir qui ils étaient : des serreurs de fesses effarés, des riches égoïstes, des bourgeois pédagogues condescendants. Dans leur inconscience de privilégiés ils se sont donc montrés tels qu'ils sont vraiment, ne craignant visiblement pas le ridicule.

     

    Heureusement, ils eussent été foudroyés...

     

    Ils s'étaient vêtus pour aller à "Nation" comme pour une excursion en pays sauvage, on ne sait jamais avec les "ploucs" ma chèèère. Et une fois la manif dispersée se sont hâtés d'enlever tout signe distinctif de leurs engagements pro-macroniens, courageux mais pas téméraires les bourgeois. La plupart venait de tous les quartiers aisés de la capitale, du VIIIème en passant par le XVIème, du Quartier Latin à celui de saint Germain des près. Tous avait les pires préjugés qui soient sur le peuple, sur les "gilets jaunes", forcément des fachos (traiter l'autre de facho dans leur esprit c'est l'empêcher de répondre).

     

    Ils voudraient des précaires, des pauvres, des sans abri ravis comme eux de la mondialisation voire disant "merci" avec des larmes dans la voix. Ils en ont marre de parfois -rarement- se sentir coupables en passant près d'un mendiant qui fait la manche. "C'est insupportable merde qwa, et ces mendigots puent ma chèère une infection". Car s'ils ont vidé Paris de ses milieux populaires il en reste malheureusement quelques uns et il est compliqué de râler contre les précaires "issus de la diversité" venant souvent des banlieues alentours pour chaparder des smartphones et on ne sait quoi...

     

    Râler contre eux c'est risquer de passer pour raciste, de perdre sa belle image de pseudo-humanisme qu'on s'est construit. Car on est humaniste mais cela ne signifie pas pour autant qu'on l'est avec tout le monde. On l'est avec ceux pour qui cela n'implique aucune obligation morale, aucune culpabilisation et bien entendu aucune solidarité sociale. Les "pauvres" que ces "foulards rouges" se sont choisis, c'est la "France périphérique", celle des "gilets jaunes", qui paient pour leur intégration. C'est d'ailleurs une des raisons fondamentales de la crise politique actuelle.

     

    On l'avait déjà compris en lisant les commentaires hallucinants de mépris d'internautes sur le fil de "le Monde" au sujet de témoignages de français ne s'en sortant plus mais les "foulards rouges" veulent un peuple docile et soumis qui triture sa casquette de coutil entre ses doigts en leur parlant, ils veulent de la violence contre "les classes dangereuses" pour les obliger à cette docilité. Il n'y avait presque pas besoin de banderoles parodiques ou se moquer d'eux de manière très drôle et fine comme l'on fait certains "gilets jaunes", ils y arrivaient très bien tous seuls.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Bon Anniversaire Tintin

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    bande dessinée, littérature, société, politique, amaury watremez

  • Quatre ans après le massacre...

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    Charlie, islam, politique, lâcheté, société, amaury watremezQuatre ans après le massacre de "Charlie Hebdo", non seulement la France n'est plus vraiment "Charlie" mais la lâcheté progresse envers des fondamentalistes contredisant pourtant leur propre foi, leurs propres croyances affirmées. Si leur dieu est dieu, donc parfait, il n'a pas besoin de morts, pas de besoin de vengeances, de sacrifices qu'il rejetterait de par son essence divine si on avait une ligne directe avec lui. Un dieu qui demanderait ça serait un dieu pas très sûr de lui, un dieu mal dans sa peau de dieu, je ne sais pas peut-être qu'Allah est un ado en pleine crise post-pubertaire éternel.

     

    Les terroristes, les "déséquilibrés", les "loups solitaires" ainsi qu'on les appelle dans les médias ne sont pas très logiques au fond...

     

    Cette tuerie a eu lieu principalement car les dessinateurs de "Charlie" avaient cru que les musulmans feraient comme les cathos, qui donnent les verges pour se faire battre. Qu'ils protesteraient mais ne réagiraient pas, qu'ils fermeraient leur gueule en gris. Seulement voilà, ils ont répondu autrement que par des libelles ou des prières. Ils ont répondu comme ils ont de plus en plus l'habitude de le faire. Par la haine et la violence. Il suffit de s'intéresser au sort des jeunes filles et des homosexuels dans la plupart de nos quartiers pudiquement appelés "difficiles" et gangrenés par un l'Islam radical ignorant la satire et la raillerie, le sens de la dérision envers les pouvoirs et les croyances qui sont des traditions bien françaises.

     

    Des traditions se perdant hélas, le premier degré le plus débile gagnant sans cesse du terrain...

     

    En parlant de ses adeptes ils sont de plus en plus nombreux ceux qui perçoivent dans les attentats la main du Mossad, des juifs, des gouvernants et qui nient toute montée en flèche de l'islamisme dans nos banlieues. Car c'est là que se trouve le problème. Il n'y a pas de problèmes avec l'Islam, il y a toujours par contre le complot juif. Variante 2.0 d'un déni du réel mâtiné de complotisme, celui-ci étant surtout le signe d'une méfiance toujours plus prononcée envers nos gouvernements (et ce à juste titre), d'une coupure évidente entre "pays légal" et "pays réel". Celle-ci se fait au grand jour, sous nos yeux, pas besoin de noires machinations. Et avec l'assentiment implicite d'une bonne partie de la population sachant très bien qu'elle est tenue en laisse et qui a peur de perdre le peu qu'on lui laisse encore pour consommer.

     

    Qui le perdra de toutes façons à plu ou moins brève échéance...

     

    On soigne la peur et le chagrin des morts avec des petites bougies de couleur et des nounours tout mignons, des "marches blanches" silencieuses ou pas. Cela devrait bien faire plier la bêtise crasse des fanatiques, on ne sait jamais. On a l'air de croire aussi que finalement l'Islam va bien finir se séculariser ainsi que le catholicisme l'a fait au cours du temps. Catholicisme dont on ne manque pas de rappeler avec une constance stupide qui forcerait presque l'admiration tous les méfaits et supposés méfaits au cours des siècles pour minimiser ceux de l'Islam maintenant. On se demande d'ailleurs pourquoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout : cesser de fêter Noël, rejeter les interdits moraux induits par le christianisme dont l'inceste etc...

     

    Ces idiots utiles sont des collabos en quelque sorte, une vieille habitude...

     

    Quant à moi aujourd'hui je suis d'abord Zineb El Rhazoui, plus que "Charlie", une femme libre connaissant le prix de la liberté (elle est protégée 24h/24). Un signe qui ne trompe pas, tous les imbéciles dont il était question au-dessus la haïssent et elle intimide les matamores de carnaval qui sont très bellicistes sur le net et sous pseudo contre l'Islam sur le web, et qui ferment leur grande gueule dans la vie de tous les jours...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Parler d'Islam en France

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    Zineb el rhazoui, religions, islam, islamisme, terrorisme, politique, société, amaury watremezOn l'a vu avec les réactions sur le fil "Twitter" (TM°) de Zineb El Rhazoui, parler d'Islam en France est quasiment interdit sinon impossible. Elle a été immédiatement victime d'injures abjectes diverses et variées, de menaces de mort (voir à ce lien). Elle, elle a encore de la chance d'un certain point de vue. Elle est une miraculée de la tuerie de "Charlie Hebdo", elle est d'origine maghrébine et de culture musulmane. Elle est protégée 24h sur 24 et mène une vie d'errance. Le prix de son courage. Et de la lâcheté de la majorité des gens envers l'Islam dans ce pays.

     

    Elle ne sera donc pas soupçonnée par les arbitres des élégances politiques de la moindre connivence avec le Rassemblement National ou Marine le Pen, ou de nostalgie des z-heures les plus sombres de notre histoire.

     

    Ils n'osent pas trop encore. Mais elle les emmerde quand même copieusement. Certains le disent déjà un peu en fronçant le nez, "elle est quand même beaucoup applaudie par l'extrême droite". Ils aiment bien l'attaque personnelle allusive, la calomnie par en-dessous. Il est curieux d'ailleurs qu'une femme libre, un modèle de féminisme, je veux dire de vraie féminisme, de véritable émancipation les dérange autant, cela à mes yeux veut tout dire. Et elle elle le dit sans sourciller, sans barguigner. La question de l'islamisme, ce n'est pas que ce soit une entité abstraite posée à côté de la Foi religieuse issue du Coran, le problème c'est l'Islam en soi.

     

    "Fondamentaliste" ou "modéré". Qu'il y ait des musulmans pacifiques, qui ne feraient pas de mal à une mouche c'est aussi un fait mais la cohérence de leur foi avec les hadits, les prescriptions religieuses, leur vie de tout les jours, les pousse naturellement vers une pratique radicale.

     

    Elle l'explique très bien dans ce petit livre, "Détruire le fascisme islamique" (voir à ce lien). Elle connaît le sujet ayant fréquenté les écoles coraniques. Mais encore faut-il être capable de le lire avec attention, et non de répliquer comme il est d'usage en France depuis des décennies qu'il faut être contre tous les intégrismes comme s'il existait en France des "tradis" catholiques ou juifs qui posent des bombes ou égorgent des innocents. Et répéter le mantra "pas d'amalgame" ou "c'est pas ça l'Islam" ne change rien à cette réalité de fait inscrite dés l'origine de cette religion qui refuse toute sécularisation, celle-ci étant dans les gènes du Judaïsme ou du Christianisme avec le statut des laïcs, l'exégèse, interdite pour le Coran.

     

    Dire tout cela c'est être comme Zemmour suspect de vouloir répandre la haine, de monter les français les uns contre les autres. Comme si évoquer la réalité c'était mal. Comme si se mettre la tête dans le sable, cela évitera de subir la violence terroriste qui ne sera pas résolu avec de jolies peluches et des petites bougies ou des fleurs.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Comment qu'on nous cause

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    gilets jaunes, présidence macron, société, politique, amaury watremezBruno Jeudy l'a dit, comme c'est un éditorialiste distingué il doit avoir raison : les "gilets jaunes" ça parle mal. D'où c'est que c'est qu'il peut penser ça, je ne sais pas. De toutes façons, la colère de ces français n'aurait qu'une seule raison selon Gilles Le Gendre le chef de file LREM à l'Assemblée Nationale, ils auraient été trop intelligents, trop subtils, détenteurs d'une pensée tellement complexe que le peuple comme vouzémoi il a rien compris (voir ici de quoi t'est-ce je parle). Pauvre homme qui n'a pas compris qu'à l'heure des réseaux sociaux il risquait automatiquement de se faire ridiculiser ce qui est arrivé.

     

    Comme le ridicule ne tue pas, il peut dormir tranquille. Le peuple après ces cinq semaines ne peut plus laisser passer un discours aussi condescendant, aussi méprisant à son encontre. On peut le dire pourtant, ce n'est pas la moitié d'un imbécile...

     

    C'est un peu comme les gens qui lorsqu'ils vont à un entretien d'embauche n'admettent comme défaut qu'être "trop perfectionniste" dans leur travail, grosse erreur classique, erreur de débutant mais le chef de file des députés macroniens la fait quand même sans sourciller, complètement hors sol, hors réel, déconnecté des petites gens. Ou il est comme ces personnes affirmant combien elles savent être modestes dans leur vie de tous les jours sans voir la contradiction inhérente à ce genre de déclarations, contradiction criante qu'un gamin de six ans perçoit sans difficultés.

     

    Ce serait juste grotesque si cela n'était pas suivi en parallèle toute cette semaine d'évacuations de ronds-points et autres mises en examen de "gilets jaunes" après les annonces pseudo-martiales et sinistres de Castaner, l'exécuteur des basses œuvres qui a bien dit au peuple que ça suffisait et qu'il allait faire évacuer les ronds-points par la force...

     

    L'oligarchie re-découvre qu'il existe encore un peuple, que ce peuple n'est pas qu'un ramassis de ploucs qu'on peut railler, moquer, sans crainte puisqu'on a "ses" pauvres ailleurs.  Des "ploucs" que l'on tient à distance respectueuse, que l'on craint clairement, à qui l'on parle la bouche pincée, le regard clairement méprisant sur les plateaux. Merde qwa cela fait bientôt cinq semaines que les nantis sont obligés de reporter leurs courses de Noèl du samedi au dimanche. C'est insupportable ma chèèère. Tous, les journalistes, les éditorialistes, les politiques, de droite de gauche et du centre leur parle comme on le ferait à une tribu inconnue de papous de Nouvelle Guinée que l'on vient de rencontrer pour la première fois depuis des siècles.

     

    On voit déjà dans la représentation des paysans ou des ouvriers au cinéma ou dans les adaptations télé ce qu'il en est depuis des années du point de vue des nantis. On les montre toujours rudes, bestiaux, mangeant mal, bruyamment, grossiers, vulgaires etc...

     

    Tout pour rassurer le bourgeois pédagogue en somme.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Les moralisateurs "vegans"

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    vegans, société, politique, alimentation, amaury watremezQuotidiennement -j'ai beaucoup de chance je sais, une chance folle- je côtoies des "vegans", des vrais, des purs et durs, qui savent ce qui est bon pour l'être humain, pour la planète. Ils sont tels les croyants d'une nouvelle religion. Ce sont des missionnaires de leur foi. Ils mélangent tout, bon sens et délires malthusiens, et finalement on en revient toujours au bon vieux :

     

    "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais".

     

    La plupart d'entre eux prennent l'avion pour partir en vacances dans des destinations d'éducation au développement durable ou à la consommation raisonnée, sans voir la contradiction dans l'utilisation de ce moyen de transport. Ou pensant peut-être que leurs efforts méritent ces petites incartades à leurs yeux.

     

    J'ai donc la chance insigne dés que je sors la nourriture que je me suis préparé pour mon repas du midi d'entendre ce genre de sermons pénibles dont je certifie l'exactitude (il est vrai que j'exagère, même ma nourriture est politiquement incorrecte, par exemple aujourd'hui petit salé aux lentilles) :

     

    "Il est vrai que vis à vis de l'environnement, aucune solution n'est idéale, car tant la multiplication des ordinateurs que l'excès de papier, encre, traitement au chlore du papier n'épargnent la nature..."

     

    Personne de bon sens ne peut être réellement opposé à ces considérations très raisonnables, le problème est qu'elles sont suivies de ce genre d'affirmation suivante :

     

    "Les conséquences de l'activité humaine sont toujours désastreuses! (lire "la 6e extinction!")

     

    Le problème au fond c'est donc l'humanité pour eux. Derrière ce propos on a le malthusianisme, le darwinisme social. Et la haine profonde de nous-mêmes. Je suis toujours effaré de cette détestation de l'humaine espèce. L'humain est toujours le mal pour les idéologues et les théocrates obtus, toujours en trop. Il est toujours la variable ajustable pour laquelle on n'a strictement aucune considération.

     

    "Vive la décroissance, la Low technologie, le recyclage, la sous consommation....à vos potagers, crayons, poulaillers!"

     

    Des actions nécessaires, utiles, et finalement bénéfiques que tout cela. Plutôt que de racheter un Smartphone ou un ordinateur tous les six mois on pourrait se contenter d'un vieux téléphone portable costaud qui suffit amplement ou d'appareils anciens permettant un usage rationnel. Le mot qui fâche c'est la "décroissance" surtout venant de "vegans" travaillant et vivant dans les quartiers les plus favorisés de Paris loin de la "France périphérique" qui se fait enfin entendre en ce moment avec les "Gilets Jaunes".

     

    Ces injonctions ne tiennent jamais compte des difficultés des populations, de leurs angoisses présentes, les méprisant il est vrai. Les trois quart de la population n'ont plus accès à de la nourriture saine et cultivée intelligemment. Le mode de vie prôné par les vegans est inaccessibles à la France en voie de paupérisation...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Ma soirée de huron chez Polony

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    société, politique, polony, journalisme, amaury watremezIl y a deux ans, j'avais été invité à une des soirées de lancement du « comité Orwell » de Natacha Polony et Jean-Michel Quatrepoint comme blogueur. J'avais posé une condition : ne pas faire tapisserie, je n'étais pas là pour être un alibi. Et pourtant j'étais le huron de Voltaire, le plouc prétexte pour dire que l'on ne rejette personne y compris ces franchouillards un zeste autodidactes qui s'expriment d'eux-mêmes sur le net. Je ne leur en tenais pas rigueur, je pensais ainsi me former un réseau et que l'on me rendrait la politesse.

     

    Aussi naïf qu'un Rastignac d'occasion...

     

    Bien entendu, je n'avais rien compris. Dans ces milieux, si l'on n'en est pas déjà depuis son enfance, on n'en sera jamais. Tout ce petit monde se connaissait, s'interpénétrait si j'osais. La plupart avaient fait leurs études dans les mêmes écoles, y compris en collège ou au lycée, dans les quartiers les plus favorisés à quelques exceptions notables, de ces « prolos » de salon, cooptés par les nantis pour une seule raison, leur capacité à la servilité. Ceux-là finissent par développer un seul léger handicap, une langue très râpeuse.

     

    Nous avions rendez-vous dans un café-restaurant du Marais, pouvant déguster de ces bons produits du terroir maintenant totalement interdits aux précaires. Ce petit monde papotait joyeusement, n'était pas de mauvaise volonté mais toutes les discussions que j'essayais de débuter s'arrêtaient bien vite quand on s'apercevait que je n'étais pas en somme « de la maison ». Je m'en amusais presque. Ce petit monde se posait de graves question sur la déconnexion des z-élites et du pays réel sans se se soucier des réponses un peu gênantes pour eux il faut bien dire...

     

    Malgré leurs dénégations fébriles face aux arbitres des élégances politiques ils ne comprenaient pas qu'ils étaient d'ores et déjà mis dans le même sac que les sinistres crypto-fââchiiistes avançant masqués c'est certain comme votre serviteur...

     

    Étaient présents des personnalités réputées faisant partie de la réacosphère, mais attention, selon la définition de gauche :

     

    Tel ancien journaliste du « Monde » ayant comme amie une fille beaucoup plus jeune que lui, tel petit jeune aux dents longues ayant trouvé son créneau, un catho tradi à la coupe de cheveux savamment romantique et quelques autres dont on trouve les signatures sur tous les sites dit de droite, quelques uns de ces jeunes « éditorialistes » de la « Nouvelle Droite », de ceux se hâtant de préciser qu'attention s'ils sont réacs ils sont tout autant libertaires sur les mœurs que les autres, et qu'ils ne sont de droite droite hein. Combien de fois avais-je déjà entendu ce refrain ?

     

    De ceux se justifiant sans cesse de penser par eux-mêmes en somme et d’être parfois un tout petit peu à contre-courant mais tellement timidement...

     

    Je constatais bien vite qu'ils n'avaient qu'une seule limite mais de taille. Comme tous les autres bourgeois pédagogues ce qu'au fond ils étaient ils ne voulaient pas entendre parler du moindre rapprochement que ce soit avec le Front National ou quelque membre de la famille le Pen que ce soit. C'était leur droit après tout. Jean-Michel Quatrepoint insista bien sur ce point, leur ennemi c'était le Pen. A partir de là je me désintéressais de la discussion, s'il y avait ce déni envers le vote le Pen comment pouvaient-ils se croire hors-système ? Finalement ils étaient dans la même endogamie que les autres.

     

    Au moment le plus favorable de la soirée apparut madame Polony maquillée de frais, comme à la télévision. Elle parla du divorce entre journalistes et peuple mais au fond la raison profonde ne fut jamais évoquée, tout cela restait de bonne volonté...

     

    Sous le regard désapprobateur de l'ancien journaliste du « Monde » je préférais me régaler de bon chèvre et de succulent jambon et prendre la poudre d'escampette subrepticement...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • L'acceptation derrière les grands mots

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    internet, web, société, politique, société, amaury watremezDans un excellent article du "Causeur" papier de ce mois Anne-Sophie Nogaret fait une réflexion à mon avis très juste, malheureusement. La plupart des témoignages #pasdevague sont anonymes sans que cela ne choque grand-monde, ils le sont car finalement ils acceptent encore l'humiliation quotidienne, l'ont intériorisée comme ils ont intériorisé le manque de courage. On peut étendre cette constatation à tous les commentaires, articles et autres que l'on trouve sur le réseau contre les dérives de l'Islam, pour soutenir -superficiellement- Asia Bibi, et autres grands déclarations très appuyées dénonçant les exactions fondamentalistes musulmanes.

     

    Beaucoup, toujours sur le net, toujours anonymement, reprochent aux "indignés" professionnels (éditorialistes bon teint, profs, chrétiens de gauche) de ne pas avoir organisé de "marche blanche", de ne pas avoir accroché de photos aux fenêtres de l'Hôtel de ville. Certes mais où, quand et avec qui une manif organisée par ces contestataires de la bien-pensance a-t-elle eu lieu ? On chercherait vainement. Ces reproches sont malgré tout légèrement injustes car la France officielle a proposé d'accueillir Asia Bibi par la voix du quai d'Orsay, même Anne Hidalgo sans doute par hypocrisie...

     

    ...Mais ils l'ont fait. Et quelques uns de nos politiques bien que terriblement imparfaits ont quand même réagi.

     

    Est-ce sincère ? Je ne sais pas sonder les reins et les cœurs mais ils l'ont fait. C'est déjà mieux que rien.

     

    La plupart des internautes énonçant des faits d'ailleurs très pertinents, très intéressants mettant en cause la progression des communautarismes, émanant d'expériences personnelles ne le font également que très rarement en leur nom propre. Pour quelle raison particulière se cachent-ils alors que par essence, par la loi, par l'histoire, par leur culture, pas leur lignée, notre pays qui souffre de la montée de l'islamisme est pourtant le leur ? Sa tradition n'a rien à voir avec la Chariah ou les hadiths. Ce sont pourtant les français dits de souche les plus nombreux. Mais c'est finalement assez simple. Ils sont également dans la même acceptation, la même intériorisation de leur lâcheté car il faut appeler les choses par leur nom. Et la pression idéologique n'excuse pas tout. Ni même la judiciarisation constante de tout ce qui pas conforme pour le politiquement correct...

     

    Après tout c'est encore le peuple qui est souverain, ou alors serait-ce que sa souveraineté est depuis longtemps méprisée et qu'il a pris l'habitude de ce mépris ? Il semblerait bien...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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