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Mes Terres Saintes - Le Blog d'Amaury - Grandgil - Page 5

  • Nous le peuple

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    Us the people

    Trump, société, politique, Amérique, élections présidentielles, Hillary Clinton, amaury watremez, oligarques, élites, JuppéDonald Trump a remporté les élections présidentielles américaines.

     

    Il était très amusant d'observer les visages des journalistes et de leurs invités cette nuit se décomposer au fur et à mesure de l'annonce des dépouillements des votes des grands électeurs. Ainsi que pour Alain Juppé qui est en somme déjà élu dans notre pays même si les élections françaises n'ont lieu qu'en mai 2017, la « France d'en haut », et « l'Amérique d'en haut » voyaient madame Clinton déjà en place à la Maison Blanche, le passage des citoyens dans les urnes n'était qu'une formalité presque inutile.

     

    Et il leur était intimé de voter Clinton par les éditorialistes, la majorité des vedettes Hollywood, des plus favorisés, des adeptes de la mondialisation dite heureuse en général. Le peuple n'avait pas son mot à dire, pourtant la constitution US débute par « Us the People », nous, le peuple...

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  • Lucides donc racistes

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    politique, islam, israèl, antisionisme, société, antisionisme, hypocrites, islamogauchistes, amaury watremezLes observateurs, éditorialistes et journalistes ont les yeux qui se dessillent progressivement face à la montée de l'islamisme dans nos « quartiers difficiles ». Ils sont de plus en plus nombreux à droite mais aussi à gauche, ainsi Elisabeth Badinter ou Caroline Fourest mais aussi Zineb El Rhazoui, ancienne journaliste à « Charlie Hebdo ». Elles dénoncent entre autres la progression inquiétante dans les esprits de nombreux français « issus de la diversité » (TM°) d'une culture patrimoniale extrêmement radicale c'est le moins que l'on puisse dire. Rappelons que les femmes n'ont pas d'existence légale dans les pays où la charia fait loi.

     

    Cet intégrisme évident témoigne également d'un refus absolu de la raison et de la réflexion personnelle, de la littérature, de la musique et des arts, du cinéma sans parler du mépris des Droits de l'Homme par les salafistes et autres frères musulmans maintenant bien implantés dans notre pays.

     

    Las ! Pour les quelques bourgeois pédagogues, les bons apôtres, les « islamogauchistes » et autres grands « indigènes de la République » conservant encore leurs ronds de serviette dans les médias, elles sont donc racistes. Racistes car lucides, ne faisant qu'observer des faits indubitables. A moins bien entendu de vivre dans un quartier protégé, loin de la misère, ou d'être un de ces aveugles volontaires du genre à finir « collabo » avec le pire arbitraire par de bonnes intentions mal placées. Parfois c'est juste par pur cynisme et calcul de politiciens politicards.

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  • Réparer les vivants par l'eugénisme

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    cinéma, société, réparer les vivants, politique, maylis de kerangal, amaury watremez

    Dédié à Olivier Prévôt (il faut lire son article dans Causeur "papier")

     

    S'il y a bien une conception petite-bourgeoise du cinéma ou de la littérature qui m'agace particulièrement, c'est celle qui veut que ces arts devraient obligatoirement servir à l'édification des masses. Que cette pseudo édification soit de gauche, de droite, religieuse ou pas je ne peux m'empêcher de trouver cela grotesque et inintéressant. Cela donne toujours des films ou des livres larmoyants, des déluges de bons sentiments pénibles, marqués aussi par le pire conformisme moral et intellectuel et dont l'auteur se chausse de gros sabots voire de semelles fortement cloutées et orthopédiques.

     

    « Réparer les vivants » de Katell Quillévéré adapté du roman de Maylis de Kerangal ressort clairement de cette catégorie à laquelle « Intouchables » s'apparentait également.

     

    Je me fiche complètement de jouer ici les râleurs, les emmerdeurs. Le film et le livre font consensus ou presque car ils caressent le spectateur dans le sens du poil, l'encouragent dans son auto-satisfaction narcissique, la grande mode en 2016 avec la dictature de l'affectif. Et je ne serai pas le premier, l'écrivain Richard Millet (oui je sais, je sais) a décrit Maylis de Kerangal comme la romancière préférée des « milliers d’imbéciles » de la « petite bourgeoisie internationale déculturée ».

     

    Je rappelle donc l'histoire ou anecdote exemplaire du récit. Un jeune homme du Havre, Simon, un surfeur (oui, au Havre, sic) beau comme un dieu, charismatique, sympathique, se retrouve entre la vie et la mort, maintenu artificiellement dans cet état intermédiaire, en mort cérébrale après un accident de van suite à une session de surf. Dans le même temps, une femme parisienne, Claire Méjan, 51 ans, attend dans un délai de trois jours une greffe du cœur pour continuer à vivre, aimer, s'épanouir et toute cette sorte de choses.

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  • La déchéance comme une oeuvre d'art

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    à propos de « l'Affaire Oscar Wilde » de Odon Vallet en Gallimard – Folio

     

    littérature, société, oscar wilde, politique, homosexualité, société, procès, amaury watremezOdon Vallet aborde de front et de manière approfondie le procès de la société victorienne contre Oscar Wilde, procès symbole contre une figure de liberté sexuelle encore maintenant alors que l'histoire est un peu plus nuancée que cela. C'est l'aspect le plus intéressant de cet ouvrage. Il montre que le père de Lord Alfred Douglas, le fameux marquis de Queensbury, était une figure non pas réactionnaire mais libérale de « l'etablishment » londonien et que le très beau Lord Alfred était aussi un imbécile clairement timoré qui finit dans une grandiloquence « sulpicienne » ridicule et très peu sincère.

     

    Il apparaît également que c'est finalement Wilde lui-même par son imprudence et une certaine arrogance qui a causé sa propre perte. On croise au fil du récit de l'instruction le premier ministre anglais de l'époque, avant lui aussi les inclinations sexuelles de Wilde, Winston Churchill jeune lui aussi suspecté des mêmes penchants et Conan Doyle qui se venge du premier ministre en écrivant une histoire de son célèbre détective qui l'accuse de cacher son homosexualité (dans « l'aristocrate célibataire »), histoire qui aura des conséquences sur le sort de Wilde.

     

    Ou alors c'était un travail du négatif volontaire du « dandy », la déchéance vue comme une œuvre d'art. L'écrivain en tirera deux manuscrits extraordinaires : « la ballade de la geôle de Reading » et « De profundis ».

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  • La jeunesse c'était mieux avant

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    enfants, enfance, société, politique, éducation, école, amaury watremezCela fait vingt-quatre ans que je travaille avec des jeunes et pour des jeunes. Cela fait vingt-quatre ans que le discours consistant en somme à magnifier la jeunesse d'avant pour mieux noircir celle de maintenant m'agace toujours prodigieusement. Cette jeunesse actuelle est le fruit de l'éducation que les adultes, tous les adultes, leur ont ou pas donné.Elle est le fruit de l'atomisation de la société en différentes tribus et communautés étanches les unes aux autres. Et les réacs ou pseudo-réacs n'en sont pas moins responsables que les autres menant le plus souvent leur vie personnelle, sexuelle et sentimentale de la même manière libertaire que les autres.

     

    Ce n'est pas eux les gosses qui en sont responsables, ils en sont victimes. Et la plupart ont encore au cœur des aspirations élevées à un monde plus équitable, une société où la valeur principale ne serait pas juste l'argent et les moyens de le dépenser, une société sans plus aucune humanité. Devenus des grandes personnes, on me dira qu'il oublie toutes ces belles idées. A moins que ce monde et que les gosses ne finissent comme dans « Demain les mômes » de Jean Pourtalé ce qui paraît en bonne voie de réalisation.

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  • Devoir(s) de réserve

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    politique, société, droite, gauche, syndicats, fonctionnaires, devoir de réserve, hypocrisie, amaury watremezEn France un fonctionnaire quel que soit son rang est, selon la loi, tenu au devoir de réserve et à souscrire voire à défendre au besoin les valeurs républicaines. Il se doit aussi de rester neutre sur le plan politique et religieux. Normalement, on devrait préciser : et ce quelles que soient ses opinions personnelles....

     

    Mais en France, pour leurs syndicats et la plupart des politiques, ce sont les valeurs de gauche qui sont les seules valeurs républicaines et les fonctionnaires de gauche les plus en avance sur le sujet, les plus à la pointe. C'est l'opinion qui court à droite également, enfin la droite dite « républicaine » souffrant toujours d'un incompréhensible complexe d'infériorité intellectuelle vis à vis de la gauche sociétale ou de celle étant « plus pressée » de faire la Révolution (enfin si le temps le permet).

     

    Ce complexe absurde est à s'arracher les cheveux car lorsqu'une opinion est raisonnablement présentée et argumentée pourquoi en interdire l'expression légitime ? Être de droite et l'affirmer ne veut pas dire que l'on fera l'éloge des camps de concentration. Las ! Il faut toujours et encore que l'électeur de droite se justifie de l'être sous le feu nourri des questions de procureurs politiques improvisés encore plus sévères que Fouquier-Tinville lui-même. Jusqu'à ce qu'il rende grâce ou qu'on lui fasse rendre gorge et s'inflige une sévère pénitence.

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  • Réseaux tribus et autres communautés

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    politique, réseaux, société, internet, réseaux dits sociaux, amaury watremezDepuis les débuts fracassants de la Révolution Numérique, l'explosion d'internet, nous a été seriné sur tous les tons le refrain de l'avènement du « Village Global », d'une humanité enfin réunie autour du désir universel d'accession au savoir. C'est manquer singulièrement de lucidité car jamais nos sociétés n'ont été autant atomisées en diverses communautés ethniques ou pas, tribus de « mêmes » et réseaux d'intérêt étanches les uns aux autres que ces réseaux soient virtuels ou non. Qui ne fait pas partie de l'un ou l'autre aura du mal à survivre et pouvoir se hausser socialement.

     

    Il en existe de toute sorte et dans tous les milieux, des plus favorisés aux plus précaires, des plus BCBG aux plus « beaufs ». Les individus en faisant partie sont ravis de leur appartenance à leur réseau, leur tribu. Ils ressemblent aux « alpha » et aux aux « deltas » de « le Meilleur des Mondes » de Huxley. Évidemment, afin d'assurer leur béatitude décervelée ils ont besoin comme les personnages de l'écrivain de leurs « somas » que ce soit des émissions « d'infotainement » débiles ou diverses substances toutes largement tolérées contrairement aux bonnes intentions affichées.

     

    Il n'est pas rare que dans les tribus on en vante les bienfaits soi-disant conviviaux. C'est encore un leurre afin de supporter un esclavage moderne.

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  • Piéton de Paris

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    à propos de « Le piéton de Paris suivi de D'après Paris » de Léon-Paul Fargue chez « l'Imaginaire » aux éditions Gallimard

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezIl y a des livres dont on sait à en parcourir seulement quelques lignes chez son dealer habituel qu'ils seront essentiels pour vous, ainsi « le Piéton de Paris » de Léon-Paul Fargue. Paris est maintenant une ville muséifiée pour touristes et parvenus, et leurs « héritiers », une ville « gentryfiée » dans la plupart des anciens quartiers populaires. Les endroits véritablement authentiques, loin du ripolinage que l'on trouve partout ailleurs, sont de plus en plus rares. Mais ils existent encore, je ne les donnerai pas ici, il faut qu'ils demeurent secrets.

     

    Il convient que vous les cherchiez, et découvriez ensuite, par vous-mêmes.

     

    paris, littérature, société, livres, politique, paris capitale, hidalgo, amaury watremezJ'ai une passion presque amoureuse pour Paris où je suis né, j'adore en arpenter les rues. Et je déteste viscéralement les clichés perpétués depuis des décennies sur cette ville entre « chromos » pénibles à la Doisneau et mythes autour de « témoins » à la Michel Audiard ou à la Antoine Blondin. On exalte le soiffard ayant le sens de la formule argotique en oubliant combien il devait être pénible dans la vraie vie, en particulier avec les femmes. On est fasciné par les « mauvais garçons » que certains d'entre eux étaient pour jouer les affranchis par procuration tout en restant bien sages par ailleurs.

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  • Tous les moyens pour la bonne conscience

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    politique, société, cosse emmanuelle, amaury watremezQue l'on ne se méprenne pas, l'auteur des lignes ci-dessous bien que souvent qualifié de réactionnaire, j'en passe et des pires, a littéralement horreur du racisme primaire qui peut sévir un peu partout en France, et ce dans tous les milieux. Il hait également les racismes dont on parle moins, tel celui contre les asiatiques. Mais il a également en horreur la moralisation à haute dose et le dédain avec lesquels les pseudo élites traitent la France dite périphérique et son inquiétude vis à vis de l'afflux massif de migrants. J'en veux pour preuve la dernière saillie de madame Baupin.

     

    Il n'est pas non plus question ici de justifier les balles tirées contre une maison d'accueil de migrants, ou de la tentative d'incendie contre celle du XVIème arrondissement. On peut se demander si cette violence n'est pas la conséquence de l'absence totale de dialogue entre les oligarques et les français.

     

    La gauche sociétale, celle des bourgeois pédagogues, quand il s'agit de défendre ce qu'elle estime le bien suprême ne recule devant aucun procédé dont l'appel à la délation même anonyme. Tous les moyens sont acceptables voire encouragés y compris les plus abjects pour maintenir la bonne conscience. Entre autres, citons Emmanuelle Cosse qui intime aux français de dénoncer ce qu'elle désigne comme actes racistes qui serait commis contre les migrants (voir à ce lien).

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  • Avec les flics de Versailles

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    police,flics en colère,société,sécurité,insécurité,cazeneuve,amaury watremezEn photo deux des premiers "flics en colère"...

     

     

    A l'invitation d'une amie réactionnaire et bourgeoise hédoniste comme moi, je suis allé ce vendredi soir au rassemblement de policiers municipaux et fonctionnaires de police ainsi que quelques gendarmes face au château de Versailles (voir article à ce lien). S'y trouvaient aussi quelques citoyens de bonne volonté et reconnaissants venus les soutenir. J'ai voulu également faire une véritable enquête de journalisme en immersion, quelque chose à la Élise Lucet. Je suis donc allé au cœur de l'action sans qu'il n'y ait aucune ironie dans cette phrase car de l'action il y en eut au bout du compte.

     

    Le rendez-vous était à 21h30 devant les grilles du château du Roi-Soleil. Je trouvais au départ les personnes bien timides, presque timorées. Si certains avaient amené des drapeaux tricolores, on n'osait pas encore trop les lever, trop les montrer. Les plus jeunes se prenaient chacun leur tour avec le panneau « touche pas à mes flics » ou « touche pas à ma sécurité » mais sans drapeau tricolore « parce que j'ai des amis qui vont dire que je suis FN ». La plupart « textottaient » sur leurs smartphones ou « facebookaient » sans trop s'intéresser à ce qui se passait autour d'eux. Les visages étaient éclairés par la lueur blafarde des écrans.

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  • Des enfants réellement particuliers

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    politique, société, handicap, hypocrisie, autisme, amaury watremezEmporté par ma verve caustique, j'ai dit dans un de mes billets de François Hollande qu'il était un « autiste satisfait » pour désigner son incapacité à se connecter aux français. Cela m'a valu un message de colère légitime d'un de mes lecteurs qui est autiste, me décrivant sa souffrance à l'être parfois mais aussi ce que cela lui a apporté en plus, il est musicien. Certains diront que l'on ne peut plus rien dire et que de temps en temps il faut bien accepter de se sentir blessé par l'expression de la dérision, être « Charlie ». Mais je trouve que lorsque celle-ci blesse des petits, des personnes souffrantes, elle est clairement hors de propos.

     

    Le public s'émeut en ce moment de « Miss Peregrine et les enfants particuliers » et leur univerrs sombre de Tim Burton en ce moment à l'affiche, une incontestable réussite cinématographique où le réalisateur réussit à caser des références aux films de la « Hammer » ou aux personnages en « stop motion » de Ray Harryhausen. Des gosses aux talents étranges sont protégés de la sottise de leurs presque semblables par une « nanny » très différente des autres. Si les spectateurs de cinéma s'attendrissent aussi à « Rain Man » et les lubies de Dustin Hoffman ou celles de Leonardo Di Caprio dans « Gilbert Grape ».

     

    Mais dans la vie ces enfants hors des normes, hors des standards, suscitent le plus souvent la méfiance des mêmes adultes et de leurs rejetons, au mieux l'indifférence, au pire le rejet clairement marqué sans trop de scrupules. Et si les parents des autres gosses aiment bien s'attendrir aux autistes géniaux ou pas ils n'en veulent pas dans la classe de leurs enfants. C'est d'ailleurs le cas pour les handicapés moteurs, c'est trognon à la télévision pendant le « Téléthon » (TM°) mais insupportable quand trop proche. On a le sentiment qu'ils seraient comme contagieux pour les autres enfants en quelque sorte.

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  • L'Amérique dont nous ne connaissons rien

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    politique, élections présidentielles américaines, Trump, Clinton, société, Amaury Watremez, clichés, bêtiseNous croyons tout savoir des États-Unis. Nous regardons principalement ses films et feuilletons depuis des décennies. Nous singeons son mode de vie que ce fut celui d'un « redneck » obèse se détendant dans les centres commerciaux géants le samedi, ce qui est devenu le loisir principal de la majorité des gens sous nos cieux. Ou que l'on se soit tel un intellectuel new-yorkais névrosé amateur de restaurants « vegans », en « psy » constante depuis des années, mais tellement libertaire, tellement ouvert. Les bourgeois pédagogues se rêvent souvent en personnages de « Seinfeld » ou de Woody Allen. Nous sommes fascinés par ce pays-continent dans une relation d'haine/amour complexe.

     

    Les « clichés » que nous croyons énormes sur les américains y sont vrais. Ils sont vraiment comme dans leurs fictions. Mais c'est infiniment plus complexe que cela, et il n'y a pas une ou deux Amérique mais quelques dizaines. On le voit même dans un reportage étonnant de l'émission de Barthès sur TMC montrant dans le Dakota du Sud des « bidonvilles » où habitent une population des plus pauvre, des plus déshéritée, de blancs votant tous pour Trump contrairement à ce que les médias français laissent entendre, ceux-ci suggérant que ce sont surtout les riches qui votent pour le milliardaire grossier candidat à la Maison Blanche.

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  • Redonner leur place aux Lettres

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    Littérature, société, politique, art de vivre, amaury watremez enseignement, éducation nationale, lettresJ'ai plus travaillé cette série de textes sur la littérature que les autres ceux-ci faisant partie d'un mémoire présenté au MUCEM de Marseille

     

    La Littérature avait auparavant une place centrale dans la culture collective. Démocratisée, on la trouvait au guichet des gares voire même un temps dans des distributeurs dans le métro parisien. Les émissions littéraires à la télévision étaient des institutions permettant de propager les Lettres dans les foyers, et étaient suivies quasiment religieusement par une bonne partie de la population, de « Lectures pour tous » de Pierre Dumayet à « Apostrophes » de Bernard Pivot. Il était facile au téléspectateur de s'identifier à Pivot de par son physique de bon vivant, de « français moyen » selon le cliché, posant des questions faussement candides.

     

    Les livres de poche peu chers, peu encombrants permettaient à tout un chacun d'accéder aux Lettres qui n'étaient plus le privilège de quelques érudits, d'une élite socialement favorisée. Cela ne faisait pas de toute la population une population de lettrés mais les rendait familiers avec la Littérature même si ce n'était que de la « littérature de gare » à laquelle des auteurs ont su donner des lettres de noblesse, en particulier Frédéric Dard, Albert Simonin et le créateur de la « Série Noire » Marcel Duhamel, proche des surréalistes et ami de Prévert.

     

    Cette littérature particulière dont les descendants sont Marc Lévy ou Guillaume Musso était méprisée, désignée comme indigne par les élites justement tout comme la littérature dite « de genre » en général. C'était et c'est toujours un point de vue fortement réducteur car des auteurs comme Jean-Patrick Manchette dans son fameux Journal littéraire, dans ses « chroniques noires » ont montré que « le genre » évoquait plus sûrement les marges d'une société, les mouvements l'évoquant aussi bien que des traités très savants de sociologie plus scientifiques.

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  • Flics chair à canon contre les sauvageons

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    césure2.jpgLes manifestations spontanées des policiers depuis quelques jours sont considérées avec mépris et dédain par les bourgeois pédagogues et autres obligés de l'oligarchie que ceux-ci soient éditorialistes voire même syndicalistes. Les pandores sont coupés de leur hiérarchie totalement déconnectée de la réalité de terrain. La césure entre la France périphérique et « la France d'en haut », entre « pays légal » et « pays réel » est bien présente là aussi. Les oligarques entendent bien préserver leur mode de vie à la fois libertaire et extrêmement conservateur quant à leurs avantages matériels.

     

    Cette coupure m'a remis en mémoire une anecdote rapportée par un proche de son service militaire dans les années 70. A son époque quand on faisait ses « classes » on était tous ensemble que l'on soit petit bourgeois ou fils de prolo. Il était dans un groupe d'énarques et diplômés de « grandes » écoles qui écrivirent aux « gradés » pour ne pas faire les exercices avec la « piétaille » le matin tôt et le pire est qu'ils obtinrent satisfaction.

     

    « Que vous soyez puissants ou misérables etc...etc... »

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  • La littérature c'est dangereux

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    12049180_1634898010118914_676968919393246799_n-2.jpg?itok=dVyAPNp0Premier article d'une série d'une dizaine...

     

    D'un côté l'on prétend que le niveau aurait tellement baissé que l'on ne pourrait plus évoquer Baudelaire ou Chateaubriand à des jeunes, ou des adultes, uniquement préoccupés du dernier modèle de « smartphone », apparaissant comme)des « digital natives » rivés à leurs écrans. Sur ce côté de la rive l'on déplore le retour de la Littérature comme domaine réservé uniquement à une élite. C’est il est vrai- le cas. Après une période de démocratisation des livres, ne fût-ce que par la création du « Livre de Poche » à la Librairie Générale Française ou des collections « Folio » chez Gallimard et « Points » au Seuil, la lecture ne concerne plus qu'une niche de jeunes et de moins jeunes disposant d'un « background » et d'un environnement de plus en plus rares.

     

    De l'autre, l'on affirme qu'il faudrait ne considérer les Lettres et leur enseignement que sous un angle utilitaire voire utilitariste, toujours le plus possible proche de l'univers mental et des préoccupations des générations actuelles, qu'il faut délaisser les littérateurs poussiéreux, les mettre au pilon, car leur propos ne serait plus suffisamment adapté à la modernité. Il faudrait sans cesse renvoyer les lecteurs à leur présent, leurs centres d'intérêt, à eux-mêmes sans que l'on ne précise ce qu'il en est de la nécessaire ouverture à d'autres perceptions, d'autres univers mentaux.

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  • Ces introuvables cathos de gauche

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    Ce texte est ma réaction à l'article de René Poujol sur « Causeur », voir à ce lien, je lui dédie d'ailleurs mon petit billet...

     

    René poujol, société, christianisme, politique, amaury watremez, église, cathos de gaucheOn pourrait croire que cet article ne concerne que les quelques rares pratiquants catholiques réguliers (chaque dimanche) : à savoir de 3 à 4 % de la population française (certains sondages donc celui-là à ce lien et cet autre pris volontairement sur un site hostile au catholicisme). On lave son linge sale en famille, en cercle fermé me dira-t-on. Mais notre société, que l'on soit croyant ou pas il est difficile de le nier, est bâtie sur les valeurs issues de l'Evangile, ou du moins l'était. Et la déliquescence ecclésiale n'est pas sans conséquences sur la crise morale grave que traverse notre société.

     

    On aurait repéré au sein de certaines institutions catholiques, en particulier la Conférence des Évêques de France, de la rédaction de « le Pélerin » ou de « la Croix » des catholiques de gauche. Il en resterait quelques uns, des sexagénaires et quinquas pour une minorité. Il n'existerait plus par contre de jeunes cathos de gauche. C'est logique, leurs parents et grands parents leur ont répété sur tous les tons qu'aller à la messe, pratiquer et éventuellement prier n'avaient aucune utilité. Ils en ont tiré la conclusion logique, plus besoin d'être catholiques pour se comporter selon la foi « sociologisante » inculquée par leurs géniteurs :

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  • Existe-t-il un journalisme politiquement incorrect ?

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    politique, société, politiquement incorrect, société, paradigme nouveau, amaury watremezDans les écoles de journalisme on vote majoritairement à gauche (voir ce sondage à ce lien, il en existe d'autres encore plus flagrants). Les quelques étudiants de droite voire un peu plus à droite deviennent pour la plupart les journalistes dits « politiquement incorrects », chacune et chacun dans son créneau : sociétal, religieux, politique. Ce créneau contre la bien-pensance et les bourgeois pédagogues est de plus en plus porteur en 2016 du fait de l'échec patent des idéologies globalisantes, celles-ci étant à chaque fois autant d'alibis afin de maintenir les intérêts de l'oligarchie. Et ce y compris pour toutes celles mettant le peuple (le pôple) à toutes les sauces.

     

    Ces journalistes réputés politiquement incorrects ne le sont que jusqu'à un certain point. A quelques exceptions notables, on retiendra Eric Zemmour, Elisabeth Lévy et Natacha Polony et à gauche Eric Naulleau.

     

    Ces auteurs « malpensants » sont en effet formés à utiliser exactement la même méthodologie que les autres : prétendra à l'objectivité, retenir ses attaques selon une « déontologie » biaisée. Car cette méthodologie étant fondée sur des présupposés idéologiques très politiquement corrects cela fausse leur incorrection. Ils écriront leurs articles et éditoriaux au final selon des paradigmes de pensée et de réflexion de gauche.Employer la même méthodologie que leurs consœurs et confrères de gauche les amène donc à parfois tirer les mêmes conclusions que les autres d'un événement.

     

    Ils en tireront la conclusion fausse de la fin des clivages, fausse car pour la gauche, qu'elle soit sociétale ou pas, les clivages demeurent bel et bien et sont nombreux.

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  • Les deux France

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    politique, terre, france, zemmour, raphèl glucksman, amaury watremez, paysannerieRaphaèl Glucksman publie le livre « Notre France – Dire et aimer ce que nous sommes » dans lequel il affirme décrire le pays en homme de progrès, en clair selon l'oligarchie et ses obligés en somme. Dans « Quotidien » le spectacle « d'infotainemant » de dérision « citoyenne » et « objective » (c'est lui qui l'affirme) de Yann Barthès il se pose en anti-Zemmour mais consent quand même en fin de péroraison à avouer qu'il aime bien le côté « rabelaisien » de la France, son côté « gaulois ». Nous souffririons de trop d'hygiénisme, de trop aseptiser notre vie. On ne peut pas lui donner de ce point de vue entièrement tort et on lui sait grè au moins de l'écrire.

     

    On me pardonnera cependant dans la suite de ce texte mon irrespect envers ce grand philosophe contemporain (1 m75 à vue de nez) mais il est encore bien timide.

     

    On s'étonne d'ailleurs de le voir reprendre au fond des idées qui ne déplairaient pas aux réacs qu'ils conchient par ailleurs. Ce genre de représentant de « la France d'en haut » donnant des leçons de morale comme lui est toujours persuadé de sa légitimité de par les avantages matériels dont ils disposent depuis sa naissance.

     

    La France de Raohaèl Glucksman est celle que l'on voit dans les films américains. Les français du petit peuple qu'il décrit non sans condescendance ne se lavent pas, mangent comme des gougnafiers en faisant du bruit. Ils s'essuient bruyamment sur leurs manches une fois le repas fini tout en écoutant avec respect le monsieur « venu de la ville » qui leur dit comment se conduire. Ils sont ignares, incultes, grossier. Heureusement qu'ils ont cette chance d'avoir des messieurs « venus de la ville » comme monsieur Glucksman pour les éclairer.

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  • Conservateur un  mot qui fâche

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    à propos de "De l'urgence d'être conservateur" de Roger Scruton aux éditions de l'Artilleur paru en novembre 2016 (le site de l'éditeur)

    politique, conservateurs, société, progressisme, libéralisme, Scruton Roger, Amaury WatremezConservateur, le mot est encore en 2016 entaché de multiples connotations des plus péjoratives. L'auteur de ces lignes lui-même, pourtant estampillé réac décomplexé pur jus, se sent un peu mal à l'aise en l'écrivant. Il faut avouer que l'idée de progrès continu des sociétés ce qui suppose des transformations inéluctables est tellement martelée depuis des décennies qu'elle finit par marquer les esprits y compris les plus rétifs à ce concept. C'est assez étrange puisque Roger Scruton le souligne pertinemment conservateur tout le monde l'est plus ou moins à divers degrés à commencer par les personnes de gauche ou libertaires en particulier lorsqu'elles prétendent défendre les fameux acquis sociaux.

     

    L'auteur dont la démarche est d'une rare honnêteté intellectuelle commence par évoquer son parcours, d'où il vient, ce qui le motive dans l'écriture de cet ouvrage. Il montre ainsi que personne n'a des convictions forgées de manière monolithique, que personne n'est politiquement blanc ou noir, que c'est une infinité de nuances de gris qui prévaut. Il raconte sa vie de famille, son père socialiste mais attaché néanmoins à sa terre et à son héritage culturel, l'amour de la glèbe anglais qu'il a transmis à son fils. Il expose finalement ce qu'est être véritablement conservateur loin des idées reçues et des préjugés. Et son raisonnement est brillant.

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  • Chroniques du réel – Subversion efficace du pédagogisme

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    école, chroniques du pays réel, éducation, Education Nationale, société, amaury watremezL'histoire vraie que je raconte ci-dessous montre combien les clichés sur les « jeûnes » sont abscons, combien aussi cette société est criminelle laissant leurs aspirations aux idéaux, à la culture souvent en friche volontairement. C'est mieux d'avoir des individus uniquement soucieux de leur dernier gadget électronique que des personnes véritablement capables de mûrir et remettre en question leurs certitudes et celles de leurs groupes, de leur ethnie, de leur religion. Et puis les encourager à réfléchir par eux-mêmes c'est aussi les encourager à se libérer de l'arbitraire de notre monde consumériste.

     

    Quand j'étais enseignant en Lettres et Histoire en enseignement professionnel, dans un lycée de « cités » d'Évreux, je devais ainsi que les collègues des autres matière mettre en œuvre un « machin » pédagogiste s'appelant le PPRE (ou Programme Personnalisé de Réussite Éducative). Comme le contenu de la chose était loin d'être clairement précisé, nous ne savions pas trop quoi en faire. L'une d'entre nous se dit alors que cela pourrait être l'occasion d'ouvrir les élèves à une association humanitaire. Nous aurions présenté quelque chose aux élèves les faisant sortir un peu du cocon de leurs préjugés.

     

    Ce serait au moins ça...

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  • Donald a dit chatte

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    Donald Trump, Hillary Clinton, société, Etats Unis, politique, amaury watremez, AmériqueJe ne suis pas un fervent supporter de Donald Trump. Tout ce fric étalé pendant la campagne des primaires et des présidentielles américaines que ce soit de son côté ou il est vrai du côté démocrate donne à la fois le tournis et la nausée. Je pense aussi qu'en tant que français, nous ne connaissons pas vraiment la société américaine, sa culture, ses us et coutumes. Nous pensons la comprendre car regardant depuis des décennies des films, des feuilletons et séries américaines, celles-ci ayant maintenant « la carte » des cultureux chic depuis quelques temps. Mais au fond, notre point de vue est toujours très superficiel et marqué par nos références qui ne sont pas pertinentes lorsque est évoqué cet état-continent.

     

    Donald Trump est comparé par nos arbitres des élégances politiques, nos éditorialistes distingués à nos politiques dits populistes français. Il est de bon ton d'appuyer sur son côté « plouc », ses défauts qui font « populo », des observations condescendantes qui je trouve sentent d'ailleurs le mépris de classe petit-bourgeois. Donald Trump traîne plusieurs « casseroles » en plus de n'être ni un diplômé ni un politique se comportant de la manière convenable selon les dogmes de nos élites. Pire encore, abomination de la désolation, dans une conversation rapportée par toute la presse américaine, Donald a dit « chatte » pour désigner de manière peu élégante l'appareil reproducteur féminin.

     

    « Mais vraiment où a-t-il été éduqué ma chèère » ?

     

    La société américaine étant encore très marquée par le puritanisme des « Pères fondateurs », et Trump prétendant à la magistrature suprême, c'est très mal aux yeux des américains. Il dit d'ailleurs avoir essayé de séduire des femmes qui n'étaient pas la sienne ce qui là-bas équivaut à une mort politique. A ce puritanisme traditionnel se rajoute celui du « politically correct », des féministes et des amateur-e-s de « Gender Studies », celui-ci étant encore plus radical que l'ancien. Et les commentateurs d'embrayer sur le même registre en France où il est de bon ton de donner des leçons de démocratie aux américains beaucoup moins intelligents que nos oligarques bien entendu à quelques exceptions près dont Hillary Clinton.

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  • Chronique du pays réel – Fraternisation chrétiens musulmans dans la joie

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    religions, islam, candeur, christianisme, politique, naïveté, catholiques, coeur sec tripes molles, amaury watremezJ'ai assisté dans ma paroisse versaillaise à une réunion de fraternisation organisée afin de rassembler des chrétiens et des musulmans dans un même mouvement de paix. Je me disais que j'étais trop dans la causticité. Je voulais pour une fois faire un effort, être moins misanthrope, me sentir pourquoi pas doux et gentil comme un agneau, confiant dans l'intelligence de mes semblables et la mienne, positif sur l'espèce humaine. Je n'ai pas été déçu en un sens mais malheureusement cela n'a pas diminué d'un iota ma tendance à la dérision.

     

    Il y avait à l'entrée de la salle paroissiale pour s'occuper du micro et de la « sono » un « Jean-Michel » à queue de cheval comme il y a toujours dans ce style d'assemblée. « JeanMichelalasono » bien entendu se débrouillait comme un manche et il y eut comme la tradition le veut un grand bruit de sirène dans les hauts-parleurs quand il fit son test (« teste test, undeux, undeux...). Les participants sursautèrent dans un même mouvement sur leurs sièges. Il y avait une demie-douzaine de musulmans au premier rang. Il donnait plus l'impression d'être des « bons sauvages » de service que des véritables intervenants aux yeux des organisateurs, des alibis.

     

    Ceux-ci, un couple chic d'une cinquantaine d'années, ont présenté tout le monde, d'abord les paroissiens présents puis ensuite les croyants en Mohammed. Ils les présentèrent avec une touche de légère condescendance inconsciente. Un monsieur parla de la profession de foi coranique, exposant clairement et simplement les obligations de tout lecteur attentif du Coran. Une dame voilée évoqua ce qu'elle estimait être la place des femmes dans la société, en particulier son rôle de mère. Ils rappelèrent la sourate sur les « gens du Livre ». Ils omirent de préciser ce que le Coran entend par « protection » des chrétiens ce qui suppose un impôt spécial ainsi qu'un signe distinctif, une couleur de vêtements et un statut de citoyen de seconde zone.

     

    Bizarrement, il n'y eut pas non plus d'allusion de la part des catholiques présents au sort actuel des chrétiens orientaux...

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  • Zemmour affole les élites

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    Zemmour, télévision, société, politique, tribunal, amaury watremezLe procès en sorcellerie fait à Zemmour est un signe évident de l'affolement des pseudo élites s'apercevant de leur totale déconnexion d'avec le peuple. Elles s'affolent car après avoir accusé Zemmour de racisme elle l'accuse de faire l'éloge des islamistes. Et quand elles s'affolent, elles montrent surtout leur haine profonde de toute contradiction d'avec les dogmes de leur pensée réputée progressiste. Cela ne date pas d'hier ainsi que leur tendance à judiciariser leurs ripostes. On trouvera bien toujours (parmi ceux du Syndicat de la Magistrature au hasard...) des juges enthousiastes pour condamner les errements des salauds de réacs. Ceux-ci ne font pourtant qu'évoquer le réel et la dégénérescence du lien républicain dans notre pays.

     

    Les réacs ou soit disant réacs comme Zemmour gênent. Ils empêchent la réalisation du bonheur ultime pour l'humanité de se noyer dans le grand tout universel et très flou de la mondialisation heureuse. Du moins, c'est ce que les élites voudraient que le peuple pense. Mais le peuple hélas n'en fait qu'à sa tête l'ingrat et plébiscite ce qu'écrit Zemmour dans son dernier livre. Ce qu'il décrit dans ses écrits, dans ses chroniques il faut dire que c'est ce que vivent tous les "français périphériques" depuis des décennies. Toute la classe moyenne sacrifiée dont les enfants et les petits enfants ne peuvent plus emprunter l'ascenseur social s'y retrouve.

     

    Ou alors dissolvons le peuple comme le proposait Brecht dans "la Solution". C'est un peu ce que l'auto proclamée "France d'en haut" a fait en tentant de remplacer dans l'électorat de gauche ces français les ayant quittés par les enfants d'immigrés, nouveau prolétariat. Hélas, ce sont aussi des ingrats qui ne veulent pas du tout des innovations sociétales amenées entre autres par la loi Taubira du "mariage pour tous". Je suis surpris que l'homophobie sévissant durement dans les "quartiers" dits sensibles ne soit jamais évoquée car elle est terriblement plus violente que celle supposée des lecteurs de Zemmour.

     

     

    Même en constatant cet affolement conduisant les pseudo élites à réagir avec une violence abjecte, même face à cette haine avérée, les défenseurs de Zemmour continuent pour beaucoup et malgré tout à se croire obligés de donner des gages de bonne conduite à la gauche moralisatrice ! Ils défendent le polémiste mais, attention, ils ne sont pas d'accord sur tout donnant au bout du compte des arguments à la curée contre lui. Ces défenseurs encore un peu timorés sont finalement toujours dans la terreur des leçons de morale des bourgeois pédagogues.

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  • Le retour des hordes familialistes le 16 octobre

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    société, religions, LMPT, manif pour tous, christiane taubira, politique, amaury watremezLa « Manif pour Tous » revient le 16 octobre prochain. Elle s'annonce par des affiches un peu partout dans la capitale et d'étranges tags roses et bleus effrayant les bourgeois pédagogues sur les trottoirs. Les hordes « familialistes » vont à nouveau investir les rues de Paris et effrayer madame Hidalgo après avoir fait peur à Bertrand Delanoé qui implorait le ciel de ses mains tendues en vain vers la divinité du « festivisme » de lui épargner ce supplice.

     

    Mais il ne fut pas exaucé et dut boire le calice jusqu'à la lie. Des français catholiques pour beaucoup, de cette part du pays méprisé, moqué, conchié, défilaient exaspérés dans la rue contre une loi qui était surtout un cadeau à un tout petit milieu moralement libertaire. Contre l'homophobie « ordinaire » dans les « cités » ou dans les milieux ruraux rien n'a été prévu, étrangement. Il faut dire qu'aux yeux de la « France d'en haut », pour reprendre l'expression de Christophe Guilluy, l'homophobie n'existe pas, ne peut pas être possible, dans les milieux dits « issus de la diversité » alors que c'est là qu'elle est le plus violente.

     

    Et Anne Hidalgo ne le sera donc pas plus, apaisée.

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  • Chronique du pays réel - les animaux dénaturés

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    Les animaux dénaturés

    chienchien.jpgCe n'est pas la première fois que j'observe ce genre de spectacle à la fois drôle et pathétique dans la rue, car cela souligne aussi la profonde solitude bien réelle des gens dans notre société. Je l'ai observé partout et chez tous les âges dans tous les milieux que ce soit en banlieue ou que ce soit comme ce matin chez une quinquagénaire potelée à la blondeur suspecte dans le XVIème arrondissement, maquillée comme un camion volé et habillée d'une très chic « veste » « Barbour » (TM°).

     

    Cela montre à chaque fois par l'exemple dans ce cas comme dans d'autres que les animaux sont dans nos sociétés dénaturés. La mode de « l'antispécisme », nouvelle lubie bourgeoise, ne fait qu'exacerber ces tendances au sentimentalisme le plus stupide avec les animaux. Ils comblent un vide, quelque chose, on ne sait trop quoi, certainement la vacuité et l'Ennui profond qui tient lieu d'âme aux bourgeois pédagogues.

     

    Elle avait son chien dans les bras, devant son opulente poitrine, un minuscule roquet « vêtu » d'un manteau pour son espèce dans le goût écossais. Tout en marchant elle lui parlait :

     

    « Tu sais je vais te poser, parce que quand même tu fais ton poids »

     

    Elle le pose, le clébard grogne tout bas :

     

    « Ah non je ne te porte plus, tu n'as qu'à marcher »

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  • Les odeurs encore méphitiques du vote le Pen

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    FN, le Pen, histoire, politique, société, amaury watremez, les HLPSDNH

     En 2016 encore et toujours, le vote pour la famille le Pen, que ce soit pour la fille, pour la nièce, pour le patriarche peut-être, sent encore la soufre à plein nez pour les oligarques, les journalistes et les éditorialistes. Que ceux-ci soient des bourgeois pédagogues ou des éditorialistes réputés « politiquement incorrects ». Ceux-là, on le sent bien en parlent encore avec des pincettes, comme s'ils s'approchaient trop près du gouffre des enfers, respirant déjà les vapeurs méphitiques de l'Hadès. Ce n'est pas pour eux un vote républicain ou respectable. Même Zemmour n'est pas très à l'aise quand il l'évoque.

     

    Les bourgeois pédagogues le vote le Pen « les inquiète » confient-ils gravement en adoptant l'attitude « ad hoc » pour montrer combien ils sont inquiets les pauvres : la main sous le menton deux doigts pointant vers le haut de leur front large de grandes consciences politiques. Ce sont encore des censeurs redoutables de tous ceux qu'ils soupçonnent de sympathies mal placées. Moi-même ami lecteur qui ait accueilli sur mon blog des articles de Myriam le Corre très bienveillants pour le FN, précisant pourtant à chaque fois en introduction que je n'ai jamais mis un bulletin de vote pour ce parti dans une urne et n'en mettrai jamais, je suis suspect, excommunié, anathémisé par toutes ces grandes consciences citoyennes.

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  • La vérité avant-dernière sur Philip K. Dick

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    À propos de « Philip K. Dick l'homme qui changea le futur » de Anthony Peake chez Hugo Doc

     

    chronique sponsorisée par Ubik :

     

    Ubik règle vos problèmes de peau faisant disparaître comme par enchantement les tâches de son, les grains de beauté disgracieux, Ubik était là avant l'univers, Ubik ne s'appelle pas Ubik et se trouve tout autour de nous.

     

    littérature, SF, philip K. Dick, cinéma, amaury watremezPhilip K. Dick est un des auteurs de Science-Fiction le plus fascinant du XXème siècle et aussi un de ceux au sujet duquel on trouve le plus de livres. Il aurait voulu être pleinement reconnu pour ses romans « mainstream » et est maintenant universellement célébré pour ses récits relevant de ce genre. C'est aussi un des écrivains les plus adaptés au cinéma depuis quelques années. Son œuvre fascine et des cinéaste parfois médiocres n'arrivent pas à abîmer la force des récits imaginés par le jumeau de Horselover Fat qui est le passeur des multiples théories de son créateur dans « l'Invasion divine ».

     

    Ce sont les biographies de Lawrence Sutin et l'ouvrage d'Emmanuel Carrère littérairement plus intéressant qui demeurent les plus réussis, certainement celles s'approchant le plus de la personnalité de l'écrivain, d'un portrait proche du réel. Mais l'uchronique « Requiem pour Philip K. Dick » de Michael Bishop, une uchronie dans le goût de « Ubik » qui ne raconte qu'en filigranes l'existence d'un Philip K. Dick un peu différent du nôtre, mais qui est beaucoup audacieuse que les travaux de Larry Sutin et Carrrère. Et l'esprit de son œuvre y est encore mieux perçu, Dick y devenant une figure presque divine capable de voir tous les univers possibles.

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  • Les réacs encore timides

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    politique, société, réacs, éditorialistes, zemmour, elisabeth lévy, amaury watremez, natacha polonySamedi, zappant paresseusement sur la télévision, je tombe sur une émission dite politique de "France  O" où Natacha Polony écoute attentivement, bien sagement, attendant docilement son tour, Rokhaya Diallo, lui répondant par des arguments posés et rationnels aux injures habituelles envers la France et les français de son interlocutrice visiblement dans la haine de ce vieux pays. Je me suis alors rappelé de ce que disait Mel Brooks à propos de son film "les Producteurs" dans un documentaire sur le tournage dudit chef d'œuvre d'humour caustique et de burlesque :

     

    Aux fanatiques, aux idéologues obtus, aux personnes haineuses en général, leur opposer un discours construit et raisonnable c'est déjà en soi accepter ce qu'ils ont à dire bien que ce qu'ils ont à dire soit en soi inacceptable. La seule chose à leur opposer c'est de tourner leurs certitudes absconses en dérision, ce sont des valeurs solides. Non pas les valeurs dites "citoyennes" du "vivrensemble", non pas les fades valeurs dites "républicaines" tenant plus du plus petit commun dénominateur qu'autre chose, ne parlez surtout pas de valeurs morales. Là vous serez immédiatement rejeté vers les enfers.

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  • La mort sans fin des idéologies

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    doutes-serieux.jpgLes idéologies globalisantes issues de la pensée des XIXème et XXème siècles ne sont pas tout à fait mortes en 2016 mais elles sont du moins agonisantes. Leur agonie cependant n'en finit pas. Elles ont toujours quelques sectateurs disposant encore pour la plupart d'un pouvoir de nuisance conséquent. La plupart des échanges à droite comme à gauche sont pollués par les préjugés de ces gardiens du temple.

     

    Pour les uns nous vivons en dictature communiste comparable à la Corée du Nord tant que les patrons et grands financiers ne pourront pas faire ce qu'ils veulent comme ils le veulent. Pour les autres, de plus en plus rares, seule une révolution pourrait changer la donne, mais pas tout de suite. Je songe aux les rêveurs bien ordonnés de « Nuit debout », il faut dire qu'il y avait « exams » bientôt et que les vacances c'est important...

     

    ...On ne peut pas tout faire.

     

    Pourtant, ces idées ont largement montré leur vacuité. Le marxisme appliqué dans les pays de l'Est et certaines contrées d'Amérique Latine a mené à quelques uns des pires massacres de l'Histoire au nom d'une utopie au départ pleine de bonnes intentions dont l'enfer est pavé, à quelques exceptions près. Il s'y trouvera toujours quelques nostalgiques des anciens régimes, quelques adeptes du « c'était mieux avant ».

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  • Buisson Sarkozy et le parfum de l'andouillette

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    Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy, société, politique, polémique, hypocrisie, pouvoirCe petit billet sans doute taquin, sans doute abrasif pour certains lecteurs, n'a pas pour but d'être une recension du livre de l'ancien conseiller occulte de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson. Je ne l'ai pas lu. J'avais simplement envie de m'intéresser aux réactions que cet ouvrage suscite, des réactions que je trouve pour la plupart risibles voire grotesques quand leurs auteurs sont sincères, grossièrement cyniques quand ils ne le sont pas. Certains le sont rarement, d'autres, leurs séides et autres larbins, le sont toujours. Comme je n'ai pas un mauvais esprit, et parlant ici d'andouillette, je ne vais pas évoquer ici le cas de Christian Estrosi.

     

    Concernant Patrick Buisson je trouve cela curieux de la part d'un type d'extrême-droite n'ayant pas de mots assez durs avant, mais ça c'était avant, pour dénoncer la collusion des médias dits "officiels" avec le pouvoir le fait qu'il se répande sur son travail avec l'ancien président dans tous ses médias dits "officiels" et si "politiquement corrects" à ses yeux. On a beau avoir des rêves humides de retour à une "Révolution nationale" on n'en est pas moins homme, et faillible, et doté d'un certain ego, et on aime bien être largement entendu et plaint. Même s'il faut pour cela être interviewé par un valet du pouvoir "bobo"...

     

    Edouard Herriot nous le disait pourtant déjà il y a plusieurs décennies. Pour être bonne, la politique c'est  comme les andouillettes ça doit un peu sentir la merde mais pas de trop cependant.  La politique n'a pas à être moralisée sans cesse. Elle ne sera jamais morale de toutes façons. Le lecteur cultivé donc averti, sait où trop de vertu mène en politique : à l'arbitraire le plus dur, à quelques massacres des réfractaires à l'ordre vertueux. Le plus important c'est juste que les politiques doivent penser de temps en temps à œuvrer au Bien Commun.

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