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Mes Terres Saintes - Le Blog d'Amaury - Grandgil - Page 2

  • Le retour de la revanche de l'affaire Benalla

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    Ou parlons donc des années 30

     

    politique,société, années 30, benalla, stavisky, amaury watremezDés que les bourgeois pédagogues ont des contradicteurs un peu acerbes en face d'eux, des gilets jaunes, des saletés d'anars de droite, ça ne rate pas ils évoquent les années 30, le nazisme, le fââchiisme, le retour des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire. Parfois même quand ils ont des souvenirs des cours d'histoire ils rappellent le 6 février 1934 quand la IIIème République a vacillé. Mais ils oublient toujours une histoire pourtant très caractéristique de cette époque, et qui montre que les mœurs politiques n'ont pas tellement changé. Je veux parler de l'affaire Stavisky bien entendu.

     

    La chute de cet affairiste douteux qui avait des accointances avec le pouvoir entraîna celle du gouvernement Chautemps. Stavisky finit mal, on le trouva « suicidé » de deux balles dans la tête (voir à ce lien), il y eut une « Une » retentissante du « Canard Enchaîné » sur le sujet. Pour les historiens bourgeois pédagogues, il y eut beaucoup de fantasmes sur cette affaire, eux aussi parlent de la nostalgie des fameuses z-heures les plus sombres, mais ils n'expliquent pas son suicide suspect.

     

    Coïncidence amusante, le destin a de l'ironie, Stavisky s'appelait Alexandre comme Benalla et comme Benalla ce n'était sans doute pas son vrai prénom. Et comme Stavisky Benalla a des relations hauts placées, il a su faire son trou. Et comme lui il commence à les gêner aux entournures (voir à ce lien). Le problème des voyous trop vite montés en graine c'est qu'ils ne savent pas s'arrêter. Ils ne connaissent pas les limites de la bienséance, n'en ont rien à barttre.

     

    L' ancien garde du corps de Macron est allé au Tchad avant le voyage du président. Sans doute pour préparer le terrain en amont, débrouissailler, ce que l’Élysée dément bien entendu, mais pas les dignitaires et les hommes d'affaires tchadiens. Alexandre Benalla a toujours son passeport diplomatique qu'il n'a pas rendu malgré une demande express du ministère des affaires étrangères.

     

    Pourquoi ne le rend-il pas ?

    Parce qu'il se sait protégé. Pas besoin de chercher des complots, des machinations occultes, tout cela se fait au grand jour sous nos yeux.

     

    Pourquoi est-il protégé et peut-il se payer la tête des juges quand on l'interroge sur le « selfie » armé ?

    Il a des « dossiers » évidemment.

     

    Il en a sans doute sur tout le monde, sur tous les oligarques, à commencer par Emmanuel Macron et sa femme eux-mêmes étant proches d'eux 24h sur 24. Ce qui lui permet d'avoir la même arrogance, le même culot extrême que l'autre Alexandre, le Stavisky qui connaissait bien l'envers du décor du microcosme de tous les puissants de son époque, il connaissait leurs lubies, leurs plaisirs tristes, leurs appétences douteuses. Benalla a des dossiers aussi sans doute sur la vie sexuelle de son ancien patron et de sa patronne, il en a sur les personnes que ceux-ci ont rencontré, en a certainement sur les donateurs de « En Marche ».

     

    Les bourgeois pédagogues qui évoquent sans cesse les années 30 n'ont donc pas entièrement tort. Notre époque rappelle un peu les années 30 par la prééminence au pouvoir d'affairistes douteux, par les liens des politiques avec les couches interlopes de notre société (interlopes étant un mot que l'on employait déjà dans cette décennie malheureuse qui se termina par le traité de Münich et la seconde guerre et qui veut bien dire ce que cela veut dire).

     

    Espérons pour lui que Benalla ne finira pas comme Stavisky, subissant un malencontreux accident. Par contre, s'il a envie de parler on est toute ouïe...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • Parler d'Islam en France

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    Zineb el rhazoui, religions, islam, islamisme, terrorisme, politique, société, amaury watremezOn l'a vu avec les réactions sur le fil "Twitter" (TM°) de Zineb El Rhazoui, parler d'Islam en France est quasiment interdit sinon impossible. Elle a été immédiatement victime d'injures abjectes diverses et variées, de menaces de mort (voir à ce lien). Elle, elle a encore de la chance d'un certain point de vue. Elle est une miraculée de la tuerie de "Charlie Hebdo", elle est d'origine maghrébine et de culture musulmane. Elle est protégée 24h sur 24 et mène une vie d'errance. Le prix de son courage. Et de la lâcheté de la majorité des gens envers l'Islam dans ce pays.

     

    Elle ne sera donc pas soupçonnée par les arbitres des élégances politiques de la moindre connivence avec le Rassemblement National ou Marine le Pen, ou de nostalgie des z-heures les plus sombres de notre histoire.

     

    Ils n'osent pas trop encore. Mais elle les emmerde quand même copieusement. Certains le disent déjà un peu en fronçant le nez, "elle est quand même beaucoup applaudie par l'extrême droite". Ils aiment bien l'attaque personnelle allusive, la calomnie par en-dessous. Il est curieux d'ailleurs qu'une femme libre, un modèle de féminisme, je veux dire de vraie féminisme, de véritable émancipation les dérange autant, cela à mes yeux veut tout dire. Et elle elle le dit sans sourciller, sans barguigner. La question de l'islamisme, ce n'est pas que ce soit une entité abstraite posée à côté de la Foi religieuse issue du Coran, le problème c'est l'Islam en soi.

     

    "Fondamentaliste" ou "modéré". Qu'il y ait des musulmans pacifiques, qui ne feraient pas de mal à une mouche c'est aussi un fait mais la cohérence de leur foi avec les hadits, les prescriptions religieuses, leur vie de tout les jours, les pousse naturellement vers une pratique radicale.

     

    Elle l'explique très bien dans ce petit livre, "Détruire le fascisme islamique" (voir à ce lien). Elle connaît le sujet ayant fréquenté les écoles coraniques. Mais encore faut-il être capable de le lire avec attention, et non de répliquer comme il est d'usage en France depuis des décennies qu'il faut être contre tous les intégrismes comme s'il existait en France des "tradis" catholiques ou juifs qui posent des bombes ou égorgent des innocents. Et répéter le mantra "pas d'amalgame" ou "c'est pas ça l'Islam" ne change rien à cette réalité de fait inscrite dés l'origine de cette religion qui refuse toute sécularisation, celle-ci étant dans les gènes du Judaïsme ou du Christianisme avec le statut des laïcs, l'exégèse, interdite pour le Coran.

     

    Dire tout cela c'est être comme Zemmour suspect de vouloir répandre la haine, de monter les français les uns contre les autres. Comme si évoquer la réalité c'était mal. Comme si se mettre la tête dans le sable, cela évitera de subir la violence terroriste qui ne sera pas résolu avec de jolies peluches et des petites bougies ou des fleurs.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Mon nom est personne - remake

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    LREM, société, politique, présidence Macron, amaury watremez, stanislas guériniPour paraphraser l'un des Léon cruels et sarcastiques, Daudet ou Bloy, mais tellement drôles, de la vie littéraire française, on pourrait dire au sujet de Guérini qu'on s'assoit dans un fauteuil, que quelqu'un crie sous votre poids, et ce quelqu'un c'est Guérini. Plus transparent, plus inodore, sans saveur, sans couleur, sans personnalité, il n'y a pas. Il rappelle aussi tous les "jeanmichelalasono" qu'on trouve dans la plupart des meetings politiques et autres, souvent ce type interchangeable qui règle les haut-parleurs de ceux que l'on entendra vraiment (voir à ce lien son site).

     

    Il vient comme tous les autres d'un milieu ultra-protégé, ayant fait une bonne partie de ses études à l'École Alsacienne puis le lycée Henri IV et HEC. Il s'est engagé au PS dans un des courants d'abord rocardien, puis avec Dominique Strauss-Kahn et Pierre Moscovici. Il est donc plutôt de la gauche dite sociétale, libérale quant à l'économie, soucieuse seulement de transformations de société sur la sexualité ou la morale individuelle, coupée du petit peuple qu'elle méprise. C'est un libérale-libertaire "light" quoi séduit par la "start up nation" du candidat Macron dont il fut le chauffeur de salle...

     

    En gros c'est un militant soumis récompensé de son allégeance.

     

    On connaît déjà tous ses éléments de langage, tout ce qu'il dira pour réagi à tel ou tel évènement. Des clichés mille fois battus et rebattus qu'il ressortira docilement. ainsi, questionné sur le Référendum d'initiative citoyenne il ne peut s'empêcher du "risque" de retour de la peine de mort si jamais on le met en place (voir à ce lien) ce que peut proposer le peuple étant forcément et automatiquement fââchiiste c'est bien connu, et j'en passe. Bref il nous fait le coup du risque de retour des z-heures les plus sombres de notre histoire. Bien entendu il prétend dans le même temps qu'il n'y a aucun tabou (voir à ce lien chez Bourdin).

     

    Ce qui est un mensonge éhonté. On devine aussi que le R.I.C sera un "os à ronger" donné aux français mécontents pour qu'ils puissent se défouler, mais que ce R.I.C sera entouré de tellement de préventions qu'il en sera vidé de sa substantifique moelle qui était de redonner l'initiative aux citoyens sur les débats de société, de répondre aussi à la question du manque de représentativité des députés et autre sénateurs.

     

    Et alors qu'il en est un des représentants les plus affirmés, il ose dire que la technostructure c'est fini (voir à ce lien).

     

    On sent bien que derrière tout ça en argument suprême on a le fameux "devoir de mémoire", le masochisme mémoriel obligatoire depuis des lustre sur tous les sujets, la Shoah étant brandie comme un alibi pour tout et n'importe quoi, et surtout pour ne pas entendre les angoisses des français dits périphériques. On leur rappelle qu'ils doivent payer indéfiniment pour les erreurs de leurs ancêtres, les massacres d'une histoire forcément mauvaise en tout.

     

    C'est justement contre ce genre de "premier de cordée" que les "gilets jaunes" ont montré leur colère. Les français n'en veulent plus, on leur en impose encore.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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    (site de Libération)

  • Comment qu'on nous cause

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    gilets jaunes, présidence macron, société, politique, amaury watremezBruno Jeudy l'a dit, comme c'est un éditorialiste distingué il doit avoir raison : les "gilets jaunes" ça parle mal. D'où c'est que c'est qu'il peut penser ça, je ne sais pas. De toutes façons, la colère de ces français n'aurait qu'une seule raison selon Gilles Le Gendre le chef de file LREM à l'Assemblée Nationale, ils auraient été trop intelligents, trop subtils, détenteurs d'une pensée tellement complexe que le peuple comme vouzémoi il a rien compris (voir ici de quoi t'est-ce je parle). Pauvre homme qui n'a pas compris qu'à l'heure des réseaux sociaux il risquait automatiquement de se faire ridiculiser ce qui est arrivé.

     

    Comme le ridicule ne tue pas, il peut dormir tranquille. Le peuple après ces cinq semaines ne peut plus laisser passer un discours aussi condescendant, aussi méprisant à son encontre. On peut le dire pourtant, ce n'est pas la moitié d'un imbécile...

     

    C'est un peu comme les gens qui lorsqu'ils vont à un entretien d'embauche n'admettent comme défaut qu'être "trop perfectionniste" dans leur travail, grosse erreur classique, erreur de débutant mais le chef de file des députés macroniens la fait quand même sans sourciller, complètement hors sol, hors réel, déconnecté des petites gens. Ou il est comme ces personnes affirmant combien elles savent être modestes dans leur vie de tous les jours sans voir la contradiction inhérente à ce genre de déclarations, contradiction criante qu'un gamin de six ans perçoit sans difficultés.

     

    Ce serait juste grotesque si cela n'était pas suivi en parallèle toute cette semaine d'évacuations de ronds-points et autres mises en examen de "gilets jaunes" après les annonces pseudo-martiales et sinistres de Castaner, l'exécuteur des basses œuvres qui a bien dit au peuple que ça suffisait et qu'il allait faire évacuer les ronds-points par la force...

     

    L'oligarchie re-découvre qu'il existe encore un peuple, que ce peuple n'est pas qu'un ramassis de ploucs qu'on peut railler, moquer, sans crainte puisqu'on a "ses" pauvres ailleurs.  Des "ploucs" que l'on tient à distance respectueuse, que l'on craint clairement, à qui l'on parle la bouche pincée, le regard clairement méprisant sur les plateaux. Merde qwa cela fait bientôt cinq semaines que les nantis sont obligés de reporter leurs courses de Noèl du samedi au dimanche. C'est insupportable ma chèèère. Tous, les journalistes, les éditorialistes, les politiques, de droite de gauche et du centre leur parle comme on le ferait à une tribu inconnue de papous de Nouvelle Guinée que l'on vient de rencontrer pour la première fois depuis des siècles.

     

    On voit déjà dans la représentation des paysans ou des ouvriers au cinéma ou dans les adaptations télé ce qu'il en est depuis des années du point de vue des nantis. On les montre toujours rudes, bestiaux, mangeant mal, bruyamment, grossiers, vulgaires etc...

     

    Tout pour rassurer le bourgeois pédagogue en somme.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Éduquer le peuple ?

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    Politique, gilets jaunes, société, histoire, éducateur socialUn de mes classiques personnels de cinéma que je partage avec de vieux camarades, un particulièrement qui se reconnaitra ici, est "Je sais rien mais je dirais tout" de Pierre Richard (voir à ce lien) dans lequel il joue un "héritier" d'un marchand d'armes, joué par Blier, qui essaie de faire quelque chose pour les employés de son père. Bien sûr il est d'une naïveté et d'une maladresse terribles et comique. Et à chaque fois qu'il apparaît les ouvriers au bout d'un moment excédés lancent en chœur "Merde l'éducateur social !".

     

    Je me suis rappelé de ce film il y a deux jours dans une discussion à laquelle je participais un de mes interlocuteurs évoque à un moment la nécessité absolue selon lui "d'éduquer le peuple". J'ai décroché à ce moment là. J'ai horreur de cette idée qu'il faudrait absolument éduquer le peuple, le modeler selon des idéologies ou une vision du monde biaisée. Ces "éducateurs du peuple" -est-ce étrange ?- s'attribuent le rôle, ils se voient bien en guides, en lumières des nations. Le peuple ne manque pas de maturité politique, en témoignent la révolte des gilets jaunes depuis un peu plus d'un mois.

     

    Ils n'ont eu besoin de personne...

     

    Une révolte qui était prévisible pourtant à cause de l'abandon justement par les éducateurs du peuple, les éducateurs sociaux, de cette France qui ne vit que de son travail et qui ne s'en sort plus. Le peuple en a marre des sermons, des grands discours, des leçons de morale. Il veut parler de l'immigration, on lui dit qu'il est raciste, il rappelle qu'il ne gagne plus sa vie, on lui rétorque qu'il est jaloux des riches, de ceux qui réussissent. Voire même -certains ne craignent pas le ridicule- qu'il fait du racisme anti-riches, anti-réussites (Comme si les riches étaient une race à part).

     

    Former une liste aux européennes reviendrait à tomber dans le panneau et en prenant des voix à Mélenchon et Marine le Pen finalement avantager Macron et son mouvement. On attend toujours d'ailleurs que les deux sus-cités s'allient même de manière temporaire contre le troisième, mais je crains qu'on n'attende longtemps.

     

    On me dira cela en dit long sur la perception que ces privilégiés objectifs ont de leur propre petite personne. Ils sont à part, ils forment une humanité différente (voir à ce lien). Quand on sait que la phrase vient d'un "infokloune" qui prétend défendre et donner la parole aux "gilets jaunes" ça amuse, ça fait rire -jaune- (c'est le moment ou jamais de le dire). Il ne faudrait pas non plus que les "gilets jaunes" soient absorbés dans le spectacle permanent du grand Barnum consumériste, en devenant un élément, un parmi d'autres permettant de laisser croire que l'on peut y entendre toutes les voix, y compris les discordantes.

     

    Historiquement, même si l'histoire ne se répète pas, bien qu'elle bégaie parfois, on sait qu'aucun changement de société, aucune transformation nécessaire ne s'est faite sans douleurs. Il n'est plus temps des pétitions ou des protestations contre les médias ou les gouvernants, il est temps de reprendre la main, de réinvestir les lieux de pouvoir.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • La parole se libère ?

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    giletsjaunesparole.jpgCe matin, un groupe de bourgeois pédagogues discutant entre eux, baissant la voix quand je me rapproche (on ne sait jamais je suis peut-être « l’un d’entre eux » -sic-) :

    « La parole se libère en ce moment » dit l’un d’eux d’un ton se voulant ironique. Les autres acquiescent, l’autre évoque les complotismes, ces gilets jaunes pour qui l’attentat de Strasbourg a été commandité par le pouvoir. Le peuple en colère ne peut être que raciste, fââchiiste, antisémite, j’en passe et des pires. Toute parole contredisant les dogmes idéologiques est complotiste à les entendre. « La parole se libère un peu trop » répond une autre, et tous d’éclater de gros rires satisfaits d’eux-mêmes.

     

    Avant il suffisait de traiter le contradicteur de nostalgique des heures les plus sombres , de rappeler Vichy, la Shoah, le Vel d’Hiv pour qu’il la boucle, dorénavant ça ne suffit plus...

     

    Aucun d’eux ne se dit que si les théories complotistes trouvent autant d’écho dans le peuple c’est justement parce que les gouvernants et les pseudo-élites sont complètement déconnectés des petites gens, des français dits périphériques délaissés depuis des décennies. Et parce que le peuple ne leur fait plus confiance du tout et que l’impôt et sa répartition, sa redistribution n’ont plus aucune légitimité à ses yeux.

     

    Je ne légitime moi-même aucun de ces complotismes mais je sais d’où ils viennent. On les trouve d’ailleurs dans tous les milieux, même d’ailleurs dans les favorisés. Certaines thèses farfelues sont réjouissantes pour la bonne bouche, telle la théorie de la Terre creuse...

     

    Ces bourgeois pédagogues qui craignent la libération de la parole des « classes dangereuses » ainsi qu’on les appelait avant, n’hésitent pas à vouloir la museler alors qu’ils ont la tolérance, l’accueil, et liberté d’expression à la bouche constamment mais quand on pense comme eux, le détail a son importance, et pas du tout pour les français dits de souche en fait. Et depuis deux jours ils instrumentalisent le drame de Strasbourg pour intimer aux « gilets jaunes’ l’ordre de ne pas manifester samedi. Ils jouent sur les violons, sur les larmes de crocodiles. Ce ne sont pas eux pourtant qui après le massacre de »Charlie« , après celui du »Bataclan« , disaient qu’il fallait que la »vie continue«  ? Que l’on »n’aurait pas leur haine" ? Qu’il fallait absolument retourner en terrasse ?

     

    Donc tout ça ça dépend des cas, c’est quand ils le décident que l’expression est légitime...

     

    Contre l’expression insupportable à leurs yeux des « gilets jaunes » de cette France populaire non multiculturelle qu’ils aimeraient effacer, ils n’ont que l’invective, que la calomnie, le mépris et le dédain. Tout est bon, des arrestations dites « préventives » au blocage routier par la gendarmerie et la police.

     

    Contre le terrorisme et l’islamisme ils sont par contre d’une étonnante tolérance, d’un effroyable laxisme. Aucune des mesures préconisées contre les gilets jaunes n’est alors retenue...

     

    Alors pourquoi continuer à retenir sa parole et accepter finalement leurs diktats ?

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Cherif C. Pas d'arrestation préventive pour un salaud en liberté

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    Strasbourg.jpgCherif C....

     

    Curieusement son nom et son prénom n'étaient mentionnés au départ que sur RT France, pas sur les médias français....

     

    On se demande bien pourquoi alors que tout le monde se doute bien de sa « communauté » d'origine. Les autorités nous affirment aussi que pour l'instant elles ne retiennent pas le chef d'inculpation terroriste, sans blague ? L'on répète à loisir qu'il est français, mais français ce n'est pas seulement un bout de plastique dans le portefeuille, ce n'est pas seulement une tampon sur un papier.

     

    C'est entre autres l'acceptation à des valeurs communes aux autres français, et lui manifestement les rejettent clairement, on ne peut pas plus.

     

    Un musulman radicalisé clairement identifié pourtant, il était fiché « S » auteur de nombreux délits divers et variés, de braquages, de brutalités, de violences y compris en prison. Pourquoi n'était-il pas à l'ombre mis hors d'état de nuire ? C'est une bête sauvage.

     

    Ni plus, ni moins. Certains êtres humains sont des monstres, des monstres irrécupérables marqués par leur haine, et leur bêtise aussi. Car la haine naît toujours d'une bêtise crasse, abominable. Tout comme le fondamentalisme religieux et en particulier le musulman comme les autres. Celui qui tue en ce moment aussi.

     

    On parlera de « loup solitaire » pour lui aussi, de déséquilibré, d'un pauvre garçon mal dans sa tête ? Il paraît qu'il était surveillé ? Mais par qui ? Et bien mal puisqu'il a pu s'équiper en armes automatiques.

     

    Il est excessivement dangereux, il était en liberté, l'est toujours.

     

    Il a tué 3 personnes, en a blessé 13 sur un marché de Noël, le marché le plus emblématique de France en cette période.

     

    Il est en fuite, et je suis certain que l'on découvrira ensuite qu'il a bénéficié de complicités, de musulmans « modérés comme dit la formule hypocrite.

     

    Il n'y a pas eu d'arrestation préventive avant Noël.

     

    Il n'y a pas eu de vérification méthodique de son coffre de bagnole, cette efficacité que l'on a constaté pour la manifestation des gilets jaunes de samedi dernier, pour certains bloqués en gare, en péages.

     

    Il n'y a pas eu d'interpellation et de comparution immédiate très sévère aux premières incartades. Je suis même certain qu'on lui a offert plein de possibilités de s'intégrer, de faire partie de la communauté national Un laxisme effarant, comme à l'habitude depuis des décennies avec ce genre d'individus

     

    La police ne pouvait pas savoir s'il était dangereux mon bon monsieur,il n'arborait pas de gilet jaune, ne réclamait pas la démission de Macron. Un gilet jaune, petit artisan, salarié, commerçant, peut être condamné directement en trois coups de cuillères à pot, quelqu'un qui veut vivre en bonne intelligence avec ses voisins, qui veut travailler, vivre de son travail, qui respecte les valeurs de la République. Sa vie peut être foutue en l'air par des séides du régime qui n'admettent pas que le peuple dit « périphérique » se mette en colère. Un salopard islamiste violent sera en liberté, bénéficiant sans aucun doute de l'aide sonnante et trébuchante d'une société pour lui diabolique.

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Le grand oral de Freluquet

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    politique, société, macron, allocution, présidence macron, amaury watremez, politiqueDe quoi t'est-ce qu'il était question dans l'allocution présidentielle hier soir ? Oui, pour paraître légitime à défendre les "gilets jaunes" il paraît qu'il convient de mal s'exprimer, les français périphériques, en particulier ceux de la périphérie, ils causent mal la France. Sinon, pour des vrais journalistes vrais de vrais comme Bruno Jeudy de Béheffème (voir à ce lien), on passe pour des gens qu'est-ce qu'ils sont pas des vrais français en voie de paupérisation. Mais bon pour bien être compris, je vais soigner mon expression, merci Bruno de me corriger...

     

    Freluquet a donc passé son grand oral hier vers 20 heures (voir à ce lien). Après certainement toute une journée de "côtching" avec ses communicants il a choisi une position d'ouverture type dans les séminaires de management pour bien montrer qu'il n'allait pas dire de sottises. Mais tout sonnait faux, que ce soit dans l'expression, dans les mains, dans le regard froid. Et bien sûr dans les annonces. Car bien entendu il n'a pas compris du tout quel est le fond du problème, en particulier la redistribution des impôts, en particulier l'immigration et les questions qu'elle entraîne.

     

    Il a annoncé vouloir l'évoquer après avoir signé en catimini le pacte de Marrakech qui facilite la submersion du pays par les migrants. Cela s'appelle donc, son annonce et son "tour de France des maires":

     

    De la poudre aux yeux.

     

    Il n'est pas là pour ça de toutes façons de toutes façons mais pour appliquer une politique budgétaire dure, monétariste, afin de mettre en place les critères de convergence voulues par Bruxelles. C'est un "gauleiter" de Juncker disent les mauvais esprits (dont je me garderais bien d'être, tu me connais ami lecteur). D'autres parleraient d'un meilleur employé du mois, un larbin en somme, des bilieux c'est certain. Il n'est pas là pour juguler la paupérisation des classes moyennes, il n'est pas là non plus pour contrer la précarisation.

     

    Il a une feuille de route, il l'applique point par point. Et celle-ci n'est pas dictée par le peuple qui l'a élu sur un malentendu mais par les grands argentiers européens. A noter qu'il a osé nous refaire le coup de parler de la "start up nation".

     

    Car oui il a fait quelques annonces, distribuant quelques piécettes aux plou...français. Il a parlé d'une augmentation du SMIC de 100 euros. Celle-ci était déjà dans les tuyaux : Il s'agit en fait de la revalorisation légale du salaire minimum au 1er Janvier, de la hausse automatique  de 30 euros de la prime d'activité en avril 2019, de 20 euros en octobre 2020 et 2021. Et elle est donc payée par les contribuables et non par les entreprises, ou les plus riches toujours bien à l'abri.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Les gilets jaunes et l'église de France

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    politique, société, catholiques, France, déconnexion, gilets jaunes, amaury watremezPendant les manifestations des gilets jaunes il y eut des gestes symboliques de la part de certains prêtres bénissant  CRS et "Gilets jaunes" (voir à ce lien). Des évêques ont voulu entrer dans le débat (voir ici). Ils disent vouloir "écouter la colère" et ont peu finalement le même discours que les politiques, les syndicats et les journalistes. On est un peu hors-sol aussi en voulant prier pour la fin du dialogue et contre la violence comme si celle-ci n'était pas causé par l'abandon du "pays légal" envers le "pays réel". On note que ce sont des prêtres plutôt "traditionnels" qui sont le plus proche des "Gilets Jaunes" (voir ce que dit Monseigneur Ginoux ici).

     

    La déconnexion des institutions dites républicaines n'est pas la seule à déplorer, il y a aussi celle de l'Église de ce pays avec cette France dite périphérique, rurale, périurbaine. Auparavant dans les années 50-60 il existait des patronages, des paroisses populaires où les enfants de familles précaires pouvaient ainsi partir en vacances, voir la mer ou la montagne. Les prêtres qui venaient souvent de ces milieux simples, souvent de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, les ouvraient à la culture, à d'autres choix parfois aussi. On ne se contentait pas de la télé ou autres médias répandu à l'époque comme la radio et les journaux pour s'ouvrir au monde.

     

    En outre ils transmettaient des valeurs. Pendant la Seconde Guerre de nombreux curés avaient incité les jeunes à continuer de combattre, de résister, je songe entre autres à Hélie de Saint-Marc et quelques uns de ses camarades.

     

    A partir des années 70, le mouvement s'accélérant durant les années 80, l'Église de France ne s'est plus intéressé qu'aux "bons" milieux, aux familles matériellement "aisées" pour qui le catholicisme, le scoutisme et le reste sont devenus une manière de conservatoire social, de protection d'un certain mode de vie. La charité depuis lors s'arrête au parvis des églises. Les prêtres et séminaristes à quelques exceptions notables, toujours les mêmes que l'on monte en épingle, viennent tous de ces milieux sociaux hyper-privilégiés. Comment pourraient-ils comprendre ce que je viens d'évoquer dans le premier paragraphe ?

     

    Eux se contentent d'aller vers les familles avec qui le contact est le plus facile, à savoir les privilégiées.

     

    Alors oui bien sûr, il y a encore le Secours Catholique, l'AED ou d'autres associations caritatives qui font du bien, les familles aisées ont "leurs" pauvres en quelque sorte. L'on monte en épingle régulièrement des prêtres qui sont autant d'exceptions comme le père Jean-Marie Petitclerc ou Guy Gilbert. Il est de bon ton également parmi les "cathos" d'évoquer les liturgies de chrétiens africains en France comme si c'était la panacée pour les catholiques indigènes. On vante leur simplicité, leur côté bon enfant, leur liturgie tellement joyeuse en oubliant qu'elle ne  correspond pas à grand chose chez nous. C'est une manière de s'excuser de cette déconnexion, de faire comme les bourgeois pédagogues qui ont "leurs" pauvres, toujours choisis dans la "diverstitude".

     

    Je me souviens aussi de ces jeunes de quartiers qui venaient de réaliser une belle action pendant trois mois avec des enseignants, dont moi, qui avait essayé de prolonger ce bel acte en réfléchissant sur leur spiritualité et accueillis tellement froidement par la paroisse locale où il était pourtant tellement question d'accueillir la jeunesse.

     

    Mais globalement, la plupart des prêtres sont incapables d'aller vers la France dite périphérique qui les fait froncer du nez, pour qui ils ont le même mépris que nos pseudo élites. Après tout c'est normal, ce ne sont que de pauvres êtres humains comme nous tous, issus de milieux favorisés. Je me souviens cependant de ce curé de paroisse qui pour faire rire son auditoire de nantis imita la samaritaine comme une femme vulgaire, accentuant l'accent de ses paroissiens ricanant en chœur, dégoûté, écœuré j'étais parti sans aucun remords...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée sur le site de "la Croix"

  • La collusion mise en lumière

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    gilets jaunes, politique, société, économie, présidence macron, amaury watremezAvec les « gilets jaunes » les bourgeois mondialisés ont redécouvert qu'il existait encore un peuple de France, un peuple en ruralité, ou en zone périurbaine. Ce peuple avant, dans la caste, on l'appelait « les ploucs », c'était facile, c'était simple, net et sans bavures. Ces « ploucs » votaient le Pen en plus pour la plupart donc on pouvait y aller dans le mépris et la condescendance la plus abjecte, ils écoutaient Johnny et fumaient des clopes malodorantes forcément. Et voilà que ce peuple se met en colère, dans un premier temps les pseudo z-élites sidérés ont été tétanisées, puis elles ont joué la compassion allant recueillir les témoignages, faisant mine de les soutenir.

     

    Seulement voilà ça risque de se prolonger jusqu'aux fêtes et ça c'est pas bon, ni pour les affaires ni pour le reste, pour endormir un peu le peuple et faire passer en douceur le Pacte de Marrakech. Et donc depuis quelques jours ils ont la trouille, une trouille bleue, évidente, criante, et le pouvoir s'affole, déjà 317 interpellations policières sur les Champs au moment où j'écris ce petit texte, juste pour présomptions de violence (voir à ce lien), 317 vies et souvent ménages foutus en l'air avec un casier judiciaire...

     

    Ce qui s'est passé juste avant ce samedi met donc particulièrement en lumière deux choses évidentes, bien entendu ce n'est pas nouveau mais là c'est en pleine lumière :


    Primo : Syndicats retirant leur mot d'ordre de grèves, journalistes appelant « au calme », partis dits "traditionnels" sermonnant les « gilets jaunes », philosophe botuliste comparant les « gilets jaunes » aux nazis (voir à ce lien) et autres s'entendent sur le dos du peuple pour conserver pouvoir et prérogatives. Pour une raison évidente, la peur de perdre leurs subventions, la peur que s'arrête leurs petites affaires bien juteuses. Jouer la comédie de l'affrontement alors qu'en coulisses tout ce petit monde s'entend.


    Il n'y a pas de réel clivage entre eux ils sont tous de la caste. La seule chose qui compte c'est leurs privilèges, même si privilèges bien étriqués. Et puis, « merdalors, peuvent même pas faire leurs courses tranquilles avec tous ces « gilets jaunes » qui bloquent les Champs Elysées ! ». C'est pas normal « ma chèère ».

     

    Deuxio : Pour la plupart des gens qui ne subissent pas encore la paupérisation que subit la France périphérique, quel que soit leur niveau de revenus, il convient de demeurer soumis aux premiers sus-cités plus haut par peur de perdre ce qui leur reste de confort matériel. Pierre Desproges appelait ça les « serreurs de fesses effarés ». Comme dit l'humoriste la Bajon dans un de ses sketchs "On leur en laisse suffisamment pour qu'ils aient peur de le perdre". (lien ici) Ils le perdront quand même mais ne voient pas plus loin que le bout de leur nez qu'ils ont court.

     

    Pour vivre heureux ils vivent soumis, et se hâtent de répéter ce genre de leçons aux précaires, aux français dits périphériques en voie de paupérisation. Ceux-là doivent fermer leur gueule et peut-être qu'ils seront aidés. C'est d'ailleurs le sens de la diffusion massive de la vidéo des 151 gamins arrêtés comme dans un régime policier à Mantes la Jolie, une mise en scène bien entendu pour faire passer un message très clair d'un pouvoir aux abois, d'un président qui a peur.

     

    Les précaires n'ont pas le droit de protester, sinon il leur en cuira. Ce ne sont pas les flics sur la vidéo qui jouent les cow boys le problème mais les donneurs d'ordres, que l'on connaît. Les donneurs d'ordre ont déjà largement montré leur orgueil, leur mépris, leur dédain du peuple qui les a pourtant élu, certes sur un malentendu. Fallait faire barrage au FN,aux z-heures les plus sombres de notre histoire...

     

    ...On voit maintenant quelle blague, quelle farce c'était et c'est toujours.

     

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • Bouvard et Pécuchet de toute éternité

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    bourgeoisie, macron, société, politiqueLe problème de notre société c'est la bourgeoisie et ce depuis le début. Pas la bourgeoisie au sens marxiste du terme, les créanciers de Léon Bloy, les accusateurs de Flaubert ou Baudelaire, les donneurs de leçons, les sinistres positivistes et d'autres Bouvard et Pécuchet de tout obédience. Sans parler de la bourgeoisie des "versaillais" de 1871 ceux qui ont écrasé le petit peuple dans le sang avec la complicité des prussiens. Je n'ai aucune sympathie pour l'idéologie de la "Commune", j'en ai encore moins pour les bourgeois "versaillais", leur absence totale d'humanité, leur égoïsme, leur cruauté quand ils se sentent attaqués. C'est là qu'ils sont le plus dangereux, et j'espère qu'on ne le constatera pas encore demain à l'acte IV des "gilets jaunes".

     

    Quand j'étais plus jeune l'épithète "petit bourgeois" que je lançais parfois aux camarades qui m'agaçaient était dans mon esprit la pire des insultes. Bien entendu, j'oubliais que l'on est toujours le bourgeois d'un autre, que comparé à un salarié d'usine textile roumaine je suis un nanti, un privilégié. Ce n'est pas une raison, l'esprit bourgeois existe bel et bien même s'il a évolué depuis le personnage du père dans la nouvelle de Marcel Aymé, "la Canne", prototype du bourgeois à mes yeux. Marcel Aymé est toujours une mine sur l'observation moqueuse mais jamais malveillante des pauvres êtres humains peuplant cette planète...

     

    Un monsieur respectable s'achète une canne qui lui fait envie et qui lui semble-t-il le met en valeur et lui permet de prendre le dessus sur sa virago d'épouse, avant de la casser...

     

    Cependant, j'ai toujours haï cet esprit bourgeois qui aime l'apparence, les paravents, faire semblant, l'hypocrisie morale la plus abjecte en quelque sorte. Le bourgeois se donne en spectacle, il veut se montrer sous son meilleur jour. On me dira c'est humain, personne n'aime qu'on le perçoive négativement mais les bourgeois sont prêts au mensonge pour maintenir les apparences. Ils sont prêts à jouer les pères la pudeur alors qu'amoraux, les généreux alors que pingres au dernier degré, les ouverts alors qu'ils sont étroits d'esprit. Pour leur perception de la culture, c'est la même chose, il ne s'agit pas d'être réellement cultivé mais de donner le sentiment de. Autant acheter Voltaire ou Chateaubriand au mètre, pas besoin de les lire. Voire, la couverture seule suffit. exposer des livres factices aussi...

     

    Depuis "Soissantuite", je parle du "Soissantuite" étudiant, quand leurs "héritiers" ont chahuté l'institution, car ce n'était que ça, un chahut, ils ont abandonné une bonne partie de leur moralisme de façade pour le remplacer d'ailleurs par une autre moraline mais au fond ce sont toujours les mêmes privilégiés jaloux de leur magot, soucieux surtout de conserver le plus longtemps possible leur argent. Quand ils sentent leurs privilèges en danger, il n'y a plus de progrès, plus d'humanisme qui tienne ou de libéralisme libertaire. Il n'y a plus que l'argent et le pouvoir, leur pouvoir.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Gilets jaunes et mythes éculés

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    histoire, révolution, gilets jaunes, bastille, privilèges, amaury watremezMon  grand-père évoquait souvent les "mythes éculés" sur lesquels vivaient la République selon lui à commencer par celui de la Révolution Française. Le terme et l'adjectif sont très bien choisis, c'est tout à fait ça. 1789 est le moment où la bourgeoisie a pris le pouvoir en France pour s'y accrocher depuis, détruisant progressivement la paysannerie, réduisant au fil du temps les classes moyennes à néant. Il n'y a plus en France que des très riches ou des très pauvres et au milieu des ménages en voie de paupérisation que sont dans leur majorité les "gilets jaunes".

     

    Cette bourgeoisie s'est aussi mondialisée, pour elle la France c'est de l'histoire ancienne.  Mais attention, la mondialisation, elle en veut bien mais pas au pied de son immeuble ou devant sa maison, elle la veut un peu plus loin, là où elle ne gênera pas, là où elle pourra s'en gargariser, se félicitant d'être tellement humaniste.

     

    Elle propage depuis des décennies cependant encore le mythe d'une révolution faite par le peuple, d'une prise de la Bastille héroïque, d'une abolition des "privilèges" de tous les privilèges une fameuse nuit du 4 Août dont matériels. Depuis, il n'y a plus de riches ou de pauvres, plus de clientélisme, plus de népotisme. C'est bien connu, sans parler de notre "ascenseur social" tellement performant... (sic)

     

    Comme si un trait de plume suffisait...

     

    On oublie tout le temps que ce que l'on entendait par "privilèges" étaient les avantages de chaque province, leur spécificité, et que cette abolition a permis les lois d'enclosure, le changement de maîtres dans les campagnes, le départ forcé de nombreux petits cultivateurs vers les villes pour y devenir le "lumpenprolétariat" taillable et corvéable à merci. La Révolution est le début de la fin pour la France rurale, le désastre étant parachevé par le Remembrement en 1975.

     

    Il y eut d'autres moments de passage de "l'ombre à la lumière" pour les français depuis, autant de mythes éculés, de "Soissantuite" au 10 mai 1981. Interdit de les critiquer, de les remettre en question, de s'en moquer. Voire la bourgeoisie en voie de mondialisation encourageait les "jeunes" à se révolter de cette manière, comme elle l'entendait. Elle se moquait de ces générations tellement "bourgeoises" se souciant de leur emploi, de leurs fins de mois, de leur avenir bien sombre. Elle a applaudi "Nuit Debout" dont les organisateurs étaient ses héritiers, on se serait cru dans "la chinoise" de Godard parfois.

     

    Tous ces révolutionnaires bien sages, bien proprets étaient bien ridicules et grandiloquents rentrant ensuite dans les apparts confortables payés par les parents laissant à d'autres le soin de nettoyer les reliefs de leur rébellion sagement encadrée...

     

    Et puis voilà que le peuple, le méprisé, sans cesse moqué, raillé, descendu, vilipendé, assimilé aux pires heures de notre histoire se met en colère. Alors voilà, si la Révolution c'est bien joli dans les livres d'histoire, dans la réalité les insurrections ça fait du bruit, ça rassemble des "pue la sueur", des "classes dangereuses", des "franchouillards", des "ploucs" que les privilégiés détestent, qu'ils aimeraient annihiler sans succès jusque là. La pauvreté est acceptable seulement quand elle est "exotique", sinon elle dérange trop. Et ces "péquenots" qui réclament de l'argent, à vivre décemment, c'est rien que des envieux comme on peut lire parfois sur les statuts de certains privilégiés et larbins...

     

    Et mes bourgeois mondialisés, tellement libertaires de parler de sédition, de factieux, d'en appeler aux flics et à l'armée toutes choses qu'ils prétendaient dénoncer quand ils faisaient "Soissantuite" ! Ils ne sont pas cohérents ou alors c'est qu'ils se révèlent pour ce qu'ils n'ont jamais cessé d'être, des nantis jaloux de leur magot.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Le pacte signé dans votre dos

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    marrakech.jpgA Marrakech les 10 et 11 décembre sera signé un "pacte" de l'ONU qui lui assurera la mainmise sur les migrations mondiales (voir à ce lien un article de "le Parisien"). Ce "pacte" enlève à la France une partie importante de sa souveraineté sous prétexte de mieux contrôler les flux migratoires. Lorsque l'on sait que l'ONU est contrôlée elle-même dans sa quasi totalité par les pays du Golfe, on s'inquiète légèrement. Ces pays, des monarchies théocratiques, ont comme but l'expansion de l'Islam dans le monde entier. Pour notre plus grand bien évidemment à les entendre. Ils ne sont pas les plus nombreux mais contrôlent toutes les instances décisionnaires de l'ONU dont celles aux Droits de l'Homme.

     

    Pour la Paix mondiale aussi prétendent-ils...

     

    Donc cela implique encore plus de problèmes de communautarisation, en attendant l'application stricte de lois religieuses dans certains quartiers de notre pays, encore plus de difficultés d'intégration de populations dont le mode de vie s'oppose en tout au nôtre, encore plus d'insécurité, encore plus de problèmes de répartition des aides qui iront toujours encore à ces populations miséreuses de par la logique du système d'aides actuel. Bien entendu, énoncer tous ces faits pourtant connus c'est être populiste, raciste, fââchiiste, nostalgique des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire...

     

    Quoi qu'en dise l'auteur de l'article en lien c'est une perte de plus de son libre-arbitre pour notre pays. Cela rejoint les aspirations du parti libéral-libertaire du président Macron, "la République en Marche", qui est de transférer une grande part des prérogatives nationales à l'Europe (voir à ce lien). Aurélien Taché l'a dit clairement chez Ardisson samedi soir, il souhaite ainsi que son mouvement une dilution de notre peuple dans le "grand tout" européen et donc avec ce fameux pacte dans le "grand tout" mondialisé, une sorte de "machin" informe, un gros blob dont les contours sont strictement impossibles à réellement définir.

     

    Finalement, au moins de ce point de vue là, les "Gilets Jaunes" ont leur utilité pour le gouvernement, ils permettent de faire passer en "loucedé" ce "pacte" qui sera entériné en quelque sorte, sa signature n'est qu'une formalité. A moins de parler un maximum de cette information et de bien la faire circuler et de la rajouter aux revendications de l'insurrection qui vient, à la colère des "gilets jaunes", car là il n'y aurait plus de classe moyenne en voie de paupérisation du tout, juste une grande majorité de précaires et un tout petit cercle de très riches, d'ultra-nantis.

     

    Eux, ils trouvent ça très chouette le multiculturalisme, ça leur rappelle leurs dernières vacances au soleil, et puis comme ça pas besoin de prendre l'avion pour avoir de l'exotisme à peu de frais, et en plus ils auraient ainsi "leurs" pauvres à domicile, des "pauvres" plus acceptables que ces "gilets jaunes", ces ploucs franchouillards qu'ils détestent. Les nantis connaissent bien Marrakech, même pas eu besoin de sortir de l'hôtel, il y a tout ce qu'il faut dedans, piscine, repas, journaux, détente en tout genre.

     

    Vous, tous les autres, les précarisés, les futurs damnés de la Terre vous serez juste bons à venir consommer dans des centres commerciaux de plus en plus tentaculaires, à acheter, acheter, acheter ou juste déambuler en leur sein, rêvant béatement à ce que vous aimeriez posséder...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • L'insurrection qui vient arrive

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    politique, société, presse, gilets jaunes, samedi 1er décembre, présidence macron, amaury watremezIl y a quelques années était paru un livre 'l'insurrection qui vient" (voir à ce lien) qui théorisait la révolution à venir. Ce livre a eu un certain succès parmi les révolutionnaires de salon et quelques héritiers jouant aux Robin des bois sociaux virtuels dans leur loft de Bastille ou leur deux pièces de République. On a beau être révolutionnaire on est dans l'entre soi Bien entendu il ne s'agissait pas vraiment de changer le monde pour de bon. Il ne s'agissait pas vraiment pour les gauchistes en herbe, les petites filles et petits garçons exaltés de "bons" milieux le lisant de renoncer à quoi que ce soit de leurs privilèges matériels bien réels.

     

    "C'est pas parce qu'on doit faire la Révolution qu'on doit renoncer aux vacances à Marbella merde qwaa !"

     

    On faisait la leçon au peuple sur son apathie, on le moralisait sur son vote le Pen et son manque de conscience de classe ou de conscience sociale et on s'arrêtait là. Et voilà que le peuple par le mouvement des "gilets jaunes", sans attendre le top départ des grandes et belles consciences sociales bourgeoises, sans leur demander leur avis, exprime sa colère et se heurte comme à l'habitude au mépris des dirigeants, à leur condescendance de "gens instruits" sans parler des larbins prêts à en découdre pour mieux montrer leur servilité (voir ici à quoi je fais allusion, ce député LaREM entendant ses quatre vérités de la part de "gilets jaunes" prêt ensuite à en découdre).

     

    On ne voit pas très bien comment le peuple pourrait acquérir quelque conscience sociale que ce soit en militant dans tel ou tel syndicat dépendant tous et quelle que soit leur feuille de route des subventions du gouvernement (voir ici à ce lien de quoi il est question). On ne voit pas très bien comment les partis dits traditionnels et moins traditionnels (comme le Rassemblement National ou la France Insoumise par exemple) pourraient comprendre quoi que ce soit aux "gilets jaunes" alors qu'ils sont tous de l'oligarchie, tous de la caste. Et de toutes façons les "gilets jaunes" l'ont cette conscience de classe. Ils sont les français méprisés de la France dite périphérique, les français dits de souche en voie de paupérisation, à qui l'impôt n'est plus redistribué car ils sont considérés comme trop riches pour en bénéficier, trop pauvres pour ne pas avoir besoin des aides.

     

    D'aucuns parmi les bourgeois pédagogues (la peur d'être tondus à la libération ?) se mettent à la remorque des "gilets jaunes" véhiculant des clichés montrant surtout leur inculture historique. De celui qui invoque une nouvelle Nuit du 4 Août à cette autre qui parle de révolution prolétarienne. Je trouve assez savoureux ce texte sur la nouvelle "nuit du 4 Août" (lien) l'auteur faisant partie des nantis, des privilégiés. De plus il semble ignorer que l'abolition des "privilèges" étaient ceux des provinces et non des privilégiés, et que cela a été le début de la fin des campagnes entraînant en premier lieu les "lois d'enclosure". Celles-ci ont causé le début de l'exode rural et la transformation des petits paysans en prolétaires taillables et corvéables à merci.

     

    Les "gilets jaunes" ont plein de gros défauts aux yeux des bourgeois pédagogues, ils chantent "la Marseillaise" spontanément, ils arborent le drapeau tricolore et ils tiennent aux traditions de leurs région, à l'histoire de ce pays. Toutes choses méprisées par les bourgeois pédagogues, qui tiennent ces appétences pour fââchiistes, ringardes. Dans leur esprit, qu'ils le disent ou non, ils tiennent les gilets jaunes pour des beaufs, des rustres, des "hommes des bois" en quelque sorte. Ils ne peuvent pas comprendre, ils ne veulent pas dialoguer. Ce qui entraîne les violences et qui entraînera d'autres ainsi que des débordements. L'insurrection qui vient a sans doute débuté samedi, cela ne se fait pas bourgeoisement, il faut bien ça pour réveiller les gouvernants pour secouer les riches...

     

    Elle ne se fait pas sous la conduite de maîtres d'école pontifiants...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Les moralisateurs "vegans"

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    vegans, société, politique, alimentation, amaury watremezQuotidiennement -j'ai beaucoup de chance je sais, une chance folle- je côtoies des "vegans", des vrais, des purs et durs, qui savent ce qui est bon pour l'être humain, pour la planète. Ils sont tels les croyants d'une nouvelle religion. Ce sont des missionnaires de leur foi. Ils mélangent tout, bon sens et délires malthusiens, et finalement on en revient toujours au bon vieux :

     

    "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais".

     

    La plupart d'entre eux prennent l'avion pour partir en vacances dans des destinations d'éducation au développement durable ou à la consommation raisonnée, sans voir la contradiction dans l'utilisation de ce moyen de transport. Ou pensant peut-être que leurs efforts méritent ces petites incartades à leurs yeux.

     

    J'ai donc la chance insigne dés que je sors la nourriture que je me suis préparé pour mon repas du midi d'entendre ce genre de sermons pénibles dont je certifie l'exactitude (il est vrai que j'exagère, même ma nourriture est politiquement incorrecte, par exemple aujourd'hui petit salé aux lentilles) :

     

    "Il est vrai que vis à vis de l'environnement, aucune solution n'est idéale, car tant la multiplication des ordinateurs que l'excès de papier, encre, traitement au chlore du papier n'épargnent la nature..."

     

    Personne de bon sens ne peut être réellement opposé à ces considérations très raisonnables, le problème est qu'elles sont suivies de ce genre d'affirmation suivante :

     

    "Les conséquences de l'activité humaine sont toujours désastreuses! (lire "la 6e extinction!")

     

    Le problème au fond c'est donc l'humanité pour eux. Derrière ce propos on a le malthusianisme, le darwinisme social. Et la haine profonde de nous-mêmes. Je suis toujours effaré de cette détestation de l'humaine espèce. L'humain est toujours le mal pour les idéologues et les théocrates obtus, toujours en trop. Il est toujours la variable ajustable pour laquelle on n'a strictement aucune considération.

     

    "Vive la décroissance, la Low technologie, le recyclage, la sous consommation....à vos potagers, crayons, poulaillers!"

     

    Des actions nécessaires, utiles, et finalement bénéfiques que tout cela. Plutôt que de racheter un Smartphone ou un ordinateur tous les six mois on pourrait se contenter d'un vieux téléphone portable costaud qui suffit amplement ou d'appareils anciens permettant un usage rationnel. Le mot qui fâche c'est la "décroissance" surtout venant de "vegans" travaillant et vivant dans les quartiers les plus favorisés de Paris loin de la "France périphérique" qui se fait enfin entendre en ce moment avec les "Gilets Jaunes".

     

    Ces injonctions ne tiennent jamais compte des difficultés des populations, de leurs angoisses présentes, les méprisant il est vrai. Les trois quart de la population n'ont plus accès à de la nourriture saine et cultivée intelligemment. Le mode de vie prôné par les vegans est inaccessibles à la France en voie de paupérisation...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Fins de mois difficiles ? Achetez une fenêtre.

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    politique, présidence Macron, gilets jaunes, société, économie, amaury watremezEn écoutant distraitement la réponse de "Freluquet Ier" notre président aux "gilets jaunes" et au peuple en général, je me suis rappelé de monsieur Coq mon prof d'EMT de Cinquième. Lui aussi zozotait un peu et parlait de porte-fenêtre et de fenêtres dés qu'il voulait ramener le calme parmi les chahuteurs dont je n'étais pas bien évidemment (j'étais sage comme une image). Il donnait des rédactions à faire sur la description de ces ouvertures comme punitions terribles. Pauvre monsieur Coq, à la rentrée dés le premier cours nous avions échangé nos noms de famille, ce qui donna quelques chose de très drôle.

     

    La rédaction que nous a servi "Freluquet Ier" était beaucoup plus laborieuse et incompréhensible que toutes celles que nous avions pu rendre à notre pauvre enseignant de technologie. Si je suis bien son raisonnement (voir son laïus ici à ce lien), à des angoisses de fin de mois, de paupérisation, il répond par une prime sur les fenêtres et persiste dans sa croyance que tout ce qui cause le chahut des "Gilets Jaunes" c'est seulement la nouvelle taxe sur le diesel en attendant la hausse des prix de l'électricité (voir à ce lien). Car ce n'est pas fini les augmentations...

     

    ...Et la transition écologique a bon dos. Il s'agit surtout de trouver à tout prix des financements pour un état obèse qui de toutes façons n'assure plus ses missions de redistribution de l'impôt. L'augmentation de la taxe carbone n'est que l'étincelle qui met le feux aux poudres, la goutte d'eau qui fait déborder le vase du ras-le-bol, la cerise sur le gâteau du mécontentement. Et cela le gouvernement comme le président ne l'ont pas compris, ou feignent de ne pas le comprendre. Ces "quatrième couteaux" de la politique ne sont là de toutes façons que pour appliquer la politique de convergence budgétaire de l'Union Européenne, ce sont des employés dociles.

     

    Thierry Ardisson (voir à ce lien), un des piliers du système qui a certainement des dossiers sur tout le monde, comme Drucker, peut se permettre de le dire bien entendu avec autant de liberté, et cela ne l'empêchera pas d'en profiter mais je trouve très juste son terme de "Gauleiter de Juncker" pour désigner Emmanuel Macron. "Freluquet Ier" n'est que ça, un "Gauleiter" du "tout économique". Espérer un dialogue avec lui est illusoire, il n'est pas là pour ça. Il faudra en passer par le bras de fer. Ces "meilleurs employés du mois" ne savent pas ce que c'est qu'une fin de mois qui commence le 5 ou des charges qui se surajoutent à des budgets déjà ultraserrés. Ils ne veulent pas savoir ce que c'est que le travail quotidien et les migrations diurnes, les difficultés de logement et j'en passe. Ils ne connaissent que "l'entre soi"...

     

    Alors oui bien sûr de temps à autres parmi les "pipeaules" ont trouve un ancien prolo ou un "fils de prolo" qui a réussi, autant d'alibis, autant de prétextes, celui-là n'est coopté que pour ça...

     

    Il serait pourtant temps de le dynamiter "l'entre soi", on croirait des courtisans de l'empereur de Byzance discutant du sexe des anges pour tromper leur ennui abyssal ces nantis...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Les journalistes ne savent plus à quel saint se vouer

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    politique, société, gilets jaunes, médias, journalisme, politique, amaury watremezDepuis le début du mouvement des "gilets jaunes", expression du ras le bol de la France dite périphérique vis à vis du mépris qu'elle subit, on s'aperçoit que tout comme les politiques les journalistes sont complètement largués. Ils le sont pour la même raison, ils sont de l'oligarchie y compris les quelques éditorialistes réputés politiquement incorrects tolérés encore par le grand "Barnum" télévisuel. Ce sont toujours peu ou prou les mêmes têtes que les bien-pensants adorent détester, mais au fond tout ce petit monde est dans la collusion la plus abjecte.

     

    On fait mine de se détester de s'étriper mais finalement on a eu la même formation dans les mêmes écoles, avec les mêmes profs et strictement la même méthodologie et donc rigoureusement la même grille d'analyse de l'actualité à quelques détails près. Il est de notoriété publique de toutes façons que dans ces milieux pour progresser il convient d'être obséquieux et d'accepter cette endogamie. De temps en temps on coopte un larbin suffisamment méritant et docile pour en faire un de la caste. Cela suppose d'être doué pour le cirage de pompes...

     

    Plus tard, celui-là ou celle-là aura beau évoquer avec des violons et autres trémolos dans la voix et l'expression son passé teeeellement difficile, il sera définitivement compromis. Quand l'un d'eux se lance dans ce genre de scène je pense toujours au sketch des Monty Python des milliardaires évoquant avec exagération leur enfance forcément malheureuse et très sordide pour se hausser du col (voir à ce lien).

     

    Les uns nous ressortent les clichés habituels sur le 6 Février 1934, les z-heures les plus sombres de notre histoire, le retour du populisme et des fââchiistes, des ligues d'estrèèèème drouââte. Le peuple dit de souche, celui des campagnes, donc en majorité blanc, est forcément fââchiiste. Et en plus ma bonne dame certains d'entre eux -Horreur !- arboraient des drapeaux bleu-blanc-rouge durant la manifestation, des séides du Rassemblement National c'est certain ! On se demande de quelle partie du RN venaient les manifestants ayant entre les mains des drapeaux du "Che" Guevara ? Ils ne savent pas vraiment ces journalistes ce qui s'est passé ce jour-là, ils ne savent plus définir ce qu'il faut entendre par fasciste, mais cela leur suffit, la France qui travaille et qui proteste car elle en a assez que l'impôt soit si mal redistribué EST fasciste, les journalistes et autres bien-pensants le savent, ils n'en ont pas la preuve mais ils en ont la certitude et donc celle-ci a valeur de vérité révélée.

     

    En face certains ayant peur de se faire injurier, dans la peur panique de se faire traiter de réacs ou de fachos, n'osaient pas répliquer, se tenaient à carreaux. Et voilà que des "ploucs" , des "franchouillards" se rebellent sans leur demander leur avis ?

     

    D'autres encore essaient de rattraper le mouvement, ils courent après le dernier wagon, ils font de gros efforts mais c'est peine perdue. Ce sont la plupart des journalistes des médias se prétendant d'eux-mêmes politiquement hors des rails essaient de faire de ce mouvement spontané leur mouvement. Mais la manière dont ils en parlent, légèrement condescendante involontairement je l'espère pour eux, veut tout dire. Pour certains, la grogne se limite au prix de l'essence, parce que les ploucs ma chèèère ça râle surtout pour la bagnole, pour quoi d'autres. Mais eux non plus n'ont rien compris. Ils sont paumés, ils ne savent plus comment en parler.

     

    Et involontairement ou pas ils froncent du nez de mépris face à ce peuple qui montre sa colère.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    image empruntée ici (Daumier toujours)

  • La bande à Bobo

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    boboland, bobos, société, politique, amaury watremezQue l'on ne se méprenne pas, je parle ici d'une bande très organisée et dangereuse malgré toutes ses dénégations. Cette bande maîtrise tous les rouages du pouvoir et de l'économie et entretient depuis des décennies une culpabilisation du contradicteur afin de l'empêcher de s'exprimer. Cette bande est protéiforme mais finalement derrière on trouve la bonne bourgeoisie française, la même qu'avant au temps de François Guizot et des positivistes, sauf que depuis la Restauration et le Second Empire elle a jeté aux orties son camouflage moralisateur pour montrer clairement son a-moralisme total, que ce soit pour les affaires ou sa vie sexuelle.

     

    Au départ un peu timorée, se contentant de petits coups d'éclats, de menus larcins, on entendait peu parler d'elle dans les journaux, et puis un jour elle connaît la gloire, une gloire rapide qui jamais ne cesse. Le terme fait florès tout au long des deux dernières décennies...

     

    La bande à Bobo sévit maintenant depuis plus de vingt-cinq ans à Paris mais pas seulement, on a commencé à parler de cette bande néfaste au début des années 90. Certains quartiers de la capitale, je songe par exemple à mon cher Montmartre, ont commencé alors à se vider de leurs familles populaires pour laisser la place aux fameux "bourgeois bohèmes". Le terme est utilisé pour la première fois en 1973 par le philosophe Michel Clouscard, pas vraiment un réac d'ailleurs dois-je préciser en passant, qui définit ainsi la nouvelle classe des bourgeois libéraux-libertaires. il est repris de manière plus légère par l'américain David Brooks dans le livre "Bobos in paradise" en 2000.

     

    Le terme alors n'a rien de l'épithète péjorative qu'il prendra plus tard, il désigne une réalité sociologique, un mouvement de mode, une "tendance" en somme alors que ce n'était qu'une bande comme une autre finalement, avide...

     

    On est toujours le bobo d'un autre depuis, et beaucoup de personnes ayant deux doigts de culture étaient vite soupçonnées d'être de la bande alors qu'elles avaient simplement un minimum de culture. C'est le danger du terme qui parfois même désigne au fond tous les nantis de ce pays et qui peut être pour certains un alibi de leur inculture. Et la culture ce n'est pas que le "rire de résistance" de Jean-Michel Ribes et les pièces qu'il fait jouer à l'Odéon. La culture ce ne sont pas les croûtes ultramodernes de la FIAC devant lesquelles la bande à Bobo s'extasie encore et toujours.

     

    La bande à Bobo déteste comme ses ancêtres les classes dites dangereuses, les moins bien lotis qu'eux, les "pue la sueur", les pauvres, les précaires. Elle les méprise, cela la laisse indifférente tant qu'elle peut continuer à bénéficier de ses réseaux, de son magot amassé au fil du temps et profiter de plaisirs auparavant simples maintenant réservés de plus en plus à une pseudo-élite comme le simple fait de bien manger ou de se cultiver en lisant un -bon- livre...

     

    La bande à Bobo a des lubies, de l'écriture inclusive au multiculturalisme. Ce ne serait pas si grave si elle se contentait de les égrener pour elle et non si elle les imposait à tout le monde. Avec les "gilets jaunes" elle perd pied. Comment ? Quoi ? Les ploucs, le bon peuple ne supportent plus nos diktats, nos leçons de morale, c'est intolérâââble...

     

    ...Et la bande de continuer à répondre avec ces vieilles antiennes usées jusqu'à la corde.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Ceux qui travaillent et qui paient

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    politique, société, gilets jaunes, colère, amaury watremezLes "gilets jaunes" ne luttent pas seulement contre la hausse de l'essence. Les "gilets jaunes" en ont marre de payer des taxes et des impôts supplémentaires s'ajoutant et se surajoutant, taxes et impôts dont leurs enfants et eux-mêmes ne peuvent même plus bénéficier pour des aides, des allocations, des subventions. La redistribution ne fonctionne plus vraiment, raison pour laquelle ils en ont marre, c'est son fonctionnement efficace ce qui fondait sa légitimité et son acceptation par les populations. Ne parlons pas des demandes de logement social ou étudiant. Ne parlons pas des demandes de bourses universitaires qui auparavant aidait l'ascenseur social à fonctionner.

     

    Elles sont inaccessibles à la France dite périphérique.

     

    Ces taxes et impôts seraient ressenties comme moins injustes si elles servaient encore à quelque chose pour cette "France dite périphérique" considérée comme trop riche pour être aidée, trop pauvre pour se passer de ces aides, or ces aides ne lui profitent plus que rarement.  Et dire à qui elles bénéficient concrètement est un sujet tabou qui vous fait aussitôt cataloguer comme infâme, comme nostalgique des heures les plus sombres de notre histoire. Les moralisateurs bourgeois pédagogues ne veulent pas en entendre parler, il faut dire que eux n'en ont pas besoin de ces aides, ne savent pas ce que c'est de ne plus pouvoir faire un plein de courses avec la même somme qu'il y a dix ou quinze ans.

     

    Ne parlons même pas de ces parents qui aimeraient bien transmettre un patrimoine à leurs enfants sans que ceux-ci n'aient des frais exorbitants à payer...

     

    Etes-vous déjà allé pour un papier ou un autre dans une Caisse d'Allocations Familiales ? Dans une agence de la Sécurité Sociale ? Dans une préfecture ? C'est pourtant instructif et cela répond vite à la question posée ci-dessus. Il y a en majorité des populations dites "issues de la diversité", nettement, il suffit d'ouvrir les yeux. Ce n'est pas elles le problème d'ailleurs. Des personnes qui meurent de faim chez elles, qui n'ont plus de toit, plus de libertés, qui sont sous le joug qui entendent parler d'un genre d'eldorado qui s'appelle la France où elles obtiendront tout cela sans aucune exigence réelle, si j'étais à leur place je ne réfléchis mêmes pas une seconde. Je ne vais pas opposer les pauvretés, encore moins les mettre en balance, d'autant plus que parmi les gilets jaunes certains sont issus de cette diversité et travaillent.

     

    Ils ont d'autant plus de mérite personnel à travailler et participer à la collectivité car on ne demande généralement même pas à ces populations un gage de bonne volonté, de civisme minimum, de volonté d'intégration (ce qui est aussi une forme de mépris). D'ailleurs la plupart manifeste clairement leur refus de nos valeurs, de notre histoire, de notre culture, un refus clair et net de notre éducation aussi, il suffit de lire de nombreux témoignages de #pasdevague.

     

    Y compris leurs enfants et petits enfants qui veulent vivre selon leurs propres règles. On a entendu le gouvernement manifester une grande fermeté, voire du mépris pour les "gilets jaunes", menacer de peines de prison, d'amendes les "bloqueurs". On a entendu monsieur Castaner et monsieur Philippe. Ou Benjamin Griveaux. C'est exactement le même registre à chaque fois, suivi toujours de commentaires condescendants de leurs larbins, que ceux-ci soient éditorialistes assermentés ou non...

     

    Mais quand a-t-on entendu les mêmes et leurs prédécesseurs depuis quarante ans faire preuve de la même fermeté envers les populations dites "issues de la diversité" ? Demander la même responsabilité ? Affirmer de la même manière qu'il n'y aura pas d'impunité pour ceux qui contreviendront à la loi ? Et ne serait-ce qu'appliquer la loi française. J'ai beau chercher. J'ai un mal fou à trouver. On ne compte plus les quartiers où de toutes façons elle n'a plus cours, quartiers que l'on continue sans difficulté de subventionner, de faire vivre, que l'on aide de diverses manières, quartiers qui sont réhabilités régulièrement alors que l'on va souvent dans des centre-ville dont les routes, chaussées et trottoirs sont défoncées.

     

    Là encore on ne va pas reprocher à ces populations dites issues de la diversité le laxisme des gouvernants, celui des institutions et le clientélisme des politiques. Certains en profitent pour imposer un fondamentalisme religieux des plus obscurantistes qui va de pair avec un antisémitisme abject, un rejet de notre mode de vie. D'autres encore mettent des pans entiers de ce pays en coupe réglée et il faudrait surtout ne pas en parler. Après tout c'est logique. Pourquoi auraient-ils peur du gendarme alors qu'au fond ils ne risquent pas grand-chose ?

     

    Par contre, la France périphérique devrait tout supporter, tout subir en silence. Si d'aventure, elle manifeste son mécontentement les arbitres des élégances politiques d'embrayer aussitôt sur les risques de populisme de fââchiisme, de monter en épingle quelques incidents isolés, des paroles présumées racistes ou homophobes, là l'amalgame est permis, voire encouragé, pas de problèmes. Ce qui étonne là-dedans est que cette colère ne se soit pas manifestée plus tôt. Elle est salutaire, ne serait-ce qu'en raison de la condescendance affichée des ministres en face.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Toujours les mêmes moralisateurs

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    bourgeois pédagogues, bobos, bourgeois, nantis, politique, société, amaury watremezIl paraît que je suis "l'anar de droite" type. C'est l'appellation que certains se donnent pour ne pas dire au fond qu'ils sont bel et bien de droite, sans complexes, ce qui est mon cas. C'est aussi comme cela que les bons bourgeois appellent les amis de droite qu'ils ont dans leur entourage qu'ils apprécient, c'est une façon de se justifier d'avoir des amis ni écolo-bobos, ni révolutionnaires de salon ou autres "anarchistes chrétiens". Ce qui a à mon avis caractérise ce que l'on appelle l'anarchisme de droite c'est la détestation de toute cette pensée née de la bourgeoisie positiviste du XIXème siècle et qui a métastasé dans toute notre société...

     

    Ce n'est certes pas la première fois que j'en parle de ces bourgeois donneurs de leçons mais je ne vois pas pourquoi je n'aborderai pas encore le sujet. Je ne me lasse pas de me payer la fiole des donneurs de leçons de morale petits bourgeois, de ces bourgeois pédagogues, terme que je préfère à "bobo", qui n'en finissent pas de moraliser les français, moralisation devenant insupportable il est vrai pour cette France dite "périphérique", pour reprendre le terme du géographe Christophe Guilluy, qui en a plus que marre de cette condescendance. Ils ont une très haute idée d'eux-mêmes mais sont au fond lucides sur leurs ridicules raison pour laquelle ils ont horreur que l'on se moque d'eux...

     

    Mais je vais me gêner tiens...

     

    Ils ne sont ni vraiment de gauche ni vraiment de droite. Chez eux, cela ne veut pas dire grand-chose. Leurs convictions sont très superficielles sans parler de leurs croyances affirmées. Certes ils prennent bien la pose, ils ont du talent pour ça il faut leur reconnaître, une pose qui peut être de gauche ou de droite, voire très à gauche ou très à droite, ou aussi vaguement écolo ou que sais-je encore. Mais ce qui leur importe, c'est eux, encore eux, toujours eux, leur nombril, leur petite personne et de conserver le plus longtemps possible leurs privilèges matériels, leurs réseaux car ce n'est pas que l'argent qui leur assure de bien vivre...

     

    Ils apprécient de donner d'eux une image flatteuse, d'humanisme, d'ouverture d'esprit. Leur image c'est eux, leur reflet c'est leur âme. Peut-être est-ce leur manière de se déculpabiliser d'être nantis ? Ce qu'ils sont. Ils ont toujours "leurs" pauvres qui sont les populations "diverses". Mais la France dite "périphérique" celle qui travaille, qui paye des impôts, qui ne peut plus partir en vacances et qui en a marre de payer pour leurs lubies du moment aux bourgeois pédagogues, ils la méprisent, la renient, la rejettent le plus possible cette France des "petites gens", des "gens simples".

     

    Pour eux c'est la Frances des "ploucs", des "franchouillards", des "péquenots". Ils aimeraient bien ne plus les voir, ne plus risquer de les croiser dans le dernier boui-boui à la mode.

     

    Croyant se défendre avec esprit et à-propos, ils invoquent constamment le "populisme" de ces gens, leur racisme obligatoire supposé. Que les "divers" s'appellent tous "frères" ou "sœurs" exclusivement entre eux ne les gênent pas. Les "franchouillards" sont racistes. Même chez de nombreux croyants de "bonne" famille, versaillais ou pas, combien de fois ais-je pu entendre que ces "gens là" ma chêêêre sont "comme nous" ? Que ces "gens là" sont tellement moins vulgaiiires que ces "ploucs" ? Aucun d'eux ne voient la colère qui monte, la colère qu'ils provoquent. On aimerait que cette colère se manifeste plus souvent et moins maladroitement qu'avec les "gilets jaunes".

     

    Ce n'est pas beau une colère populaire, cela peut aller loin quand ça explose et cela explosera. Et ce jour là amis bourgeois pédagogues vous aurez beau trouver cela tellement vulgaiiire cela ne changera pas grand-chose...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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    Daumier est intemporel

  • Ma soirée de huron chez Polony

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    société, politique, polony, journalisme, amaury watremezIl y a deux ans, j'avais été invité à une des soirées de lancement du « comité Orwell » de Natacha Polony et Jean-Michel Quatrepoint comme blogueur. J'avais posé une condition : ne pas faire tapisserie, je n'étais pas là pour être un alibi. Et pourtant j'étais le huron de Voltaire, le plouc prétexte pour dire que l'on ne rejette personne y compris ces franchouillards un zeste autodidactes qui s'expriment d'eux-mêmes sur le net. Je ne leur en tenais pas rigueur, je pensais ainsi me former un réseau et que l'on me rendrait la politesse.

     

    Aussi naïf qu'un Rastignac d'occasion...

     

    Bien entendu, je n'avais rien compris. Dans ces milieux, si l'on n'en est pas déjà depuis son enfance, on n'en sera jamais. Tout ce petit monde se connaissait, s'interpénétrait si j'osais. La plupart avaient fait leurs études dans les mêmes écoles, y compris en collège ou au lycée, dans les quartiers les plus favorisés à quelques exceptions notables, de ces « prolos » de salon, cooptés par les nantis pour une seule raison, leur capacité à la servilité. Ceux-là finissent par développer un seul léger handicap, une langue très râpeuse.

     

    Nous avions rendez-vous dans un café-restaurant du Marais, pouvant déguster de ces bons produits du terroir maintenant totalement interdits aux précaires. Ce petit monde papotait joyeusement, n'était pas de mauvaise volonté mais toutes les discussions que j'essayais de débuter s'arrêtaient bien vite quand on s'apercevait que je n'étais pas en somme « de la maison ». Je m'en amusais presque. Ce petit monde se posait de graves question sur la déconnexion des z-élites et du pays réel sans se se soucier des réponses un peu gênantes pour eux il faut bien dire...

     

    Malgré leurs dénégations fébriles face aux arbitres des élégances politiques ils ne comprenaient pas qu'ils étaient d'ores et déjà mis dans le même sac que les sinistres crypto-fââchiiistes avançant masqués c'est certain comme votre serviteur...

     

    Étaient présents des personnalités réputées faisant partie de la réacosphère, mais attention, selon la définition de gauche :

     

    Tel ancien journaliste du « Monde » ayant comme amie une fille beaucoup plus jeune que lui, tel petit jeune aux dents longues ayant trouvé son créneau, un catho tradi à la coupe de cheveux savamment romantique et quelques autres dont on trouve les signatures sur tous les sites dit de droite, quelques uns de ces jeunes « éditorialistes » de la « Nouvelle Droite », de ceux se hâtant de préciser qu'attention s'ils sont réacs ils sont tout autant libertaires sur les mœurs que les autres, et qu'ils ne sont de droite droite hein. Combien de fois avais-je déjà entendu ce refrain ?

     

    De ceux se justifiant sans cesse de penser par eux-mêmes en somme et d’être parfois un tout petit peu à contre-courant mais tellement timidement...

     

    Je constatais bien vite qu'ils n'avaient qu'une seule limite mais de taille. Comme tous les autres bourgeois pédagogues ce qu'au fond ils étaient ils ne voulaient pas entendre parler du moindre rapprochement que ce soit avec le Front National ou quelque membre de la famille le Pen que ce soit. C'était leur droit après tout. Jean-Michel Quatrepoint insista bien sur ce point, leur ennemi c'était le Pen. A partir de là je me désintéressais de la discussion, s'il y avait ce déni envers le vote le Pen comment pouvaient-ils se croire hors-système ? Finalement ils étaient dans la même endogamie que les autres.

     

    Au moment le plus favorable de la soirée apparut madame Polony maquillée de frais, comme à la télévision. Elle parla du divorce entre journalistes et peuple mais au fond la raison profonde ne fut jamais évoquée, tout cela restait de bonne volonté...

     

    Sous le regard désapprobateur de l'ancien journaliste du « Monde » je préférais me régaler de bon chèvre et de succulent jambon et prendre la poudre d'escampette subrepticement...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • Le 17 novembre révolte du pays réel ?

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    derugy.jpgLe 17 Novembre c'est le pays réel qui se révolte à cause de la hausse des prix du diesel principalement mais pas seulement. Il s'agit surtout de protester contre la baisse du pouvoir d'achat, les injustices toujours plus criantes contre les salariés, tous ceux qui ne sont pas assez riches pour se passer des aides, pas assez pauvres pour en bénéficier. Le pays réel prend sa voiture pour aller au travail car il n'a pas le choix la plupart du temps, les transports en commun étant soient hors d'âge, soient bondés, soient subissant une insécurité dangereuse.

     

    Comme c'est un mouvement spontané hors de tout appareil de parti ou de syndicat, personne ne peut dire quelle en sera l'ampleur réelle...

     

    La dichotomie entre pays légal et pays réel ne commence pas avec Macron, cela fait des décennies que ça dure, entraînant une politique suicidaire pour la France.

     

    Le pays légal, c'est celui des élites, des représentants théoriques du peuple, des gouvernants, de ceux qui ont forcément les codes pour réussir et de leurs larbins. Le pays réel ce sont tous les autres, ceux qui ne sont d'aucune coterie, qui ne disposent d'aucun privilège, la classe moyenne en général, tous ceux qui n'ont pas les réseaux qu'il faut. La distance entre les deux a tendance à se creuser, de plus en plus profondément, Il y a des familles qui vivent avec moins de 1500 euros par mois d'autres beaucoup plus rares certes pour qui c'est l'argent de poche des enfants.

     

    L'abîme entre les milieux ne vient pas que de là d'ailleurs, ce n'est pas juste une question matérielle même si de temps en temps le pays légal coopte un de ses larbins pour en faire un des leurs, mais encore faut-il que celui-ci soit très docile, très obséquieux...

     

    Le pays légal est de plus en plus coupé de la base. Il est méprisant, dédaigneux, condescendant, voire complètement hors sol ainsi François de Rugy qui ose se plaindre du plafond (voir à ce lien) de son bureau devant deux « gilets jaunes » précarisés par la taxation toujours plus importantes de ceux qui travaillent, qui vont au boulot, qui sont obligés de le faire jusqu'à la retraite dont l'âge devient de plus en plus incertain. Ne parlons pas de Benjamin Griveaux évoquant les électeurs de Wauquiez qui seraient tous des « ploucs » la clope au bec (une « gitane maïs » évidemment) conduisant des « diesel » polluants (voir ma source). Le pays réel a été anesthésie par des années de décervelage intensif et de masochisme mémoriel constant qu'on lui impose à longueur de temps...

     

    On ne compte pas les génocides dont la France serait coupable, toutes les atrocités qu'elle aurait commise avant..

     

    Et je ne parle même pas de Paris bientôt interdit aux diesel d'avant 2001 donc aux précaires pas assez riches pour se payer une nouvelle bagnole...

     

    Quelle indécence que ces déclarations de Griveaux et de Rugy, quelle morgue !

     

    Le pays légal n'a qu'une préoccupation et une seule, préserver les intérêts matériels des vrais maîtres de ce pays ou de l'Union Européenne, les grands financiers, les grands patrons, les familles bourgeoises. Il n'y a aucun clivage au sein du pays légal, à peine distingue-t-on ceux qui sont plus hypocrites moralement (pour la morale individuelle) des autres. Rappelons qu'ils s'entendent sur un point, la morale est totalement étrangère à l'argent :

     

    En gagner, le dépenser en consommant les biens et les êtres de la même manière...

     

    La distinction entre pays légal et pays réel est de Maurras oui ami lecteur, frappé d'indignité nationale car antisémite et ayant soutenu un temps Vichy. Mais le concept est toujours pertinent. J'évite par la phrase précédente un effort de recherche aux éventuels flics de la pensée qui me lisent. Mais si on retenait les concepts uniquement de personnes moralement parfaites il ne resterait plus grand monde. Ne garderait-on sans doute que l’Évangile qui évoque elle aussi des êtres humains se trompant souvent et avec force .

     

    Le 17 Novembre peut être un début plutôt qu'un pétard mouillé...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    image empruntée ici

     

  • L'inventeur des surhommes fragiles est mort

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    Le "comic book" naît dans la presse Hearst au début du XXème siècle, dans le supplément du dimanche et en "strips" quotidiens avec "The yellow kid". Ces bandes dessinées paraissent ensuite en cahiers édités sur du mauvais papier (de la pulpe d'où le nom "pulp") vendus à 25 cents l'unité. Les surhommes naissent en 1938 avec le "Superman" De Joe Shuster et Jerry Siegel, un super-héros au départ très prolétaire, défendant les petits contre les mauvais patrons, les banquiers, les scientifiques fous. "Batman" qui naît un an plus tard est le lointain cousin du "Shadow", justicier ambigu et diabolique, et des personnages du polar "hard boiled".

     

    comic book, bande dessinée, société, Stan Lee, amaury watremez Si les héros portent un slip par-dessus leur costume c'est surtout à l'époque pour que l'imprimeur ait un repère pour les couleurs. Car tout cela est souvent très mal imprimé. Deux grands éditeurs essentiellement se partagent déjà le marché sur ces personnages : DC Comics (Detective Comics) et Timely Comics (avec un petit pourcentage aux comics des éditions Charlton reprises rapidement par DC. DC est plutôt républicain, WASP, patrimonial. Timely édite aussi des "pulps" et des "comics" avant tout patriotiques dont les premières aventures de "Captain America".

     

    Mais on trouve déjà des monstres ambigus et des héros complexes tel "Namor the submariner", atlante au service de l'Amérique, ou la première "Torche humaine", robot à forme humaine.

     

    C'est dans cette maison que débute Stanley Lieber alias Stan Lee, jeune juif de New York en 1941. Après la prohibition des "comics" de super-héros jusque dans les années 50 suite à la publication de l'essai de Frederick Wertham, psy plutôt conservateur, il scénarise de nombreuses histoires sentimentales et fantastiques. "Timely" devient entre-temps "Marvel" et au début des années 60 Stan Lee en devient l'âme éditoriale avec des dessinateurs talentueux comme Jack Kirby, autre juif new yorkais, Steve Ditko ou Marie Severin. Stan Lee invente en 1961 les "4 fantastiques", une famille de super-héros blessés, torturés par la vie et c'est là que "Marvel" décolle vraiment obtenant un succès faramineux.

     

    Dans les "comic books" les paysages des "Rocheuses" sont remplacés par les avenues, des panoramas urbains. La ville devient un personnage à part entière, à tel point qu'un super-héros sera créé qui aura le don de "sentir" les immeubles, les rues, les trottoirs et de résoudre ainsi de nombreux crimes...

     

    comic book, bande dessinée, société, Stan Lee, amaury watremez Alors que les super-héros DC sont hiératiques, nobles, presque des demi-dieux, les super-héros 'Marvel" imaginés par Stan Lee ont des failles. Et leurs pouvoirs sont très souvent plus des malédictions que des bénédictions. Dans les "4 fantastiques" "la Chose", surhomme de pierre, est désespéré de son état au début de sa transformation. Lee poussera cette idée dans ces retranchements en inventant "Hulk", produit du lobby militaro-industriel, surhomme atomique incontrôlable, Mister Hyde du docteur Banner, scientifique d'abord au service de l'armée américaine. Et en 1963 avec Steve Ditko il crée "Spiderman" ne sachant pas quoi faire d'un titre de "Marvel" qui bat de l'aile "Strange tales", anthologie d'histoires fantastiques.

     

    Spiderman est un super héros adolescent. Très humain. Au début, Peter Parker, c'est son nom civil agit comme n'importe quel ado aurait fait dans la même situation, il en profite d'abord pour lui, il a envie de gagner beaucoup d'argent pour plaire aux jolies filles du quartier. Mais après la mort de son oncle Ben tué par un voleur que le personnage a laissé fuir auparavant, rongé par la culpabilité il devient un héros, un héros du quotidien, du voisinage finissant par vivre des aventures "bigger than life" voire cosmiques. Peter a des problèmes de fin de mois, il n'est pas très doué avec les filles, il veut se marier mais il a du mal à choisir, il habite avec sa vieille tante May, bien que prenant ensuite de l'assurance.

     

    Sous les crayons de John Romita, il devient une icône des années 60 et des mouvements de ces années-là. Les personnages féminins de John Romita sont souvent accrochés aux murs des chambres d'adolescents comme des "pin up" d'autres publications dont ils connaissent bien les posters centraux.

     

    Il crée dans le même temps avec son frère Larry "Iron Man" alias Tony Stark, marchand d'armes douteux au départ devenu héros au service de son pays, surtout contre les communistes au départ. Stark a de nombreux défauts, il est cynique, arrogant, caustique, misanthrope, il a un penchant pour la bouteille et finit même alcoolique dans les années 80. Mais il est aussi capable d'héroïsme et d'abnégation pour les autres.

     

    Stan Lee bien que s'attribuant souvent le mérite de ces créations les créent avec les dessinateurs. La "méthode" Marvel est très différente de celle de "DC", les histoires doivent être comprises à 80% par les dessins. Et bien souvent ce sont les dessinateurs qui font des propositions et créent des "bandes" muettes que Lee "enrichit" ensuite. Tout cela naît d'une alchimie créative complexe très intéressante. Le "comic book" devient la "pop culture" par excellence, même si en 2018 leurs histoires ont un peu trop envahies les cinémas. Les apparitions que Stan Lee fait dans tous ces films sont toujours réjouissantes. Avec sa mort c'est un peu de cette "pop culture" dorénavant bien aseptisée qui meurt...

     

    Les "comics" c'était la lecture un peu transgressive, celle qui faisait hurler les adultes, qui énervait les bien-pensants, à notre époque même les grandes personnes en lisent...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration du haut empruntée ici

    illustration du bas empruntée là

  • L'acceptation derrière les grands mots

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    internet, web, société, politique, société, amaury watremezDans un excellent article du "Causeur" papier de ce mois Anne-Sophie Nogaret fait une réflexion à mon avis très juste, malheureusement. La plupart des témoignages #pasdevague sont anonymes sans que cela ne choque grand-monde, ils le sont car finalement ils acceptent encore l'humiliation quotidienne, l'ont intériorisée comme ils ont intériorisé le manque de courage. On peut étendre cette constatation à tous les commentaires, articles et autres que l'on trouve sur le réseau contre les dérives de l'Islam, pour soutenir -superficiellement- Asia Bibi, et autres grands déclarations très appuyées dénonçant les exactions fondamentalistes musulmanes.

     

    Beaucoup, toujours sur le net, toujours anonymement, reprochent aux "indignés" professionnels (éditorialistes bon teint, profs, chrétiens de gauche) de ne pas avoir organisé de "marche blanche", de ne pas avoir accroché de photos aux fenêtres de l'Hôtel de ville. Certes mais où, quand et avec qui une manif organisée par ces contestataires de la bien-pensance a-t-elle eu lieu ? On chercherait vainement. Ces reproches sont malgré tout légèrement injustes car la France officielle a proposé d'accueillir Asia Bibi par la voix du quai d'Orsay, même Anne Hidalgo sans doute par hypocrisie...

     

    ...Mais ils l'ont fait. Et quelques uns de nos politiques bien que terriblement imparfaits ont quand même réagi.

     

    Est-ce sincère ? Je ne sais pas sonder les reins et les cœurs mais ils l'ont fait. C'est déjà mieux que rien.

     

    La plupart des internautes énonçant des faits d'ailleurs très pertinents, très intéressants mettant en cause la progression des communautarismes, émanant d'expériences personnelles ne le font également que très rarement en leur nom propre. Pour quelle raison particulière se cachent-ils alors que par essence, par la loi, par l'histoire, par leur culture, pas leur lignée, notre pays qui souffre de la montée de l'islamisme est pourtant le leur ? Sa tradition n'a rien à voir avec la Chariah ou les hadiths. Ce sont pourtant les français dits de souche les plus nombreux. Mais c'est finalement assez simple. Ils sont également dans la même acceptation, la même intériorisation de leur lâcheté car il faut appeler les choses par leur nom. Et la pression idéologique n'excuse pas tout. Ni même la judiciarisation constante de tout ce qui pas conforme pour le politiquement correct...

     

    Après tout c'est encore le peuple qui est souverain, ou alors serait-ce que sa souveraineté est depuis longtemps méprisée et qu'il a pris l'habitude de ce mépris ? Il semblerait bien...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • L'hystérie mémorielle

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    pétain, macron, vichy, histoire, société, politique, amaury watremezMacron a fait une déclaration honorant objectivement la mémoire de Pétain pour la Première Guerre ce qui a déclenché une hystérie généralisée. Il l'a fait sans doute par calcul, pour complaire à la droite de la droite. Mais dans le fond de l'affaire il faut bien admettre qu'il n'a pas entièrement tort...

     

    Depuis 1945 la France est semble-t-il dans une boucle temporelle, elle vit dans un présent politique continuel devenant très pénible qu'on l'évoque à gauche mais aussi à droite. On ne sort pas de la mythologie du pays entièrement résistant en fait mais en secret, ou de la version doloriste du "tous les français coupables" de la collaboration et du "Vel d'Hiv". Entre les deux, rien. Il me semble pourtant que l'on célèbre encore la "Fête des mères" instituée par Vichy et que d'autres de ses lois et intentions sont toujours suivies. C'est Vichy qui lança cette idée de grande école de hauts fonctionnaires par exemple.

     

    Rappelons qu'à Vichy on trouvait surtout de ce genre de personnages surtout soucieux de leur carrière avant tout, dont Bousquet, Papon et un certain président de la République de gauche élu le 10 mai 1981.

     

    A propos de tel ou tel homme politique, on n'en finit pas d'évoquer les figures tutélaires de De Gaulle, Pétain, Laval, Darlan et d'autres personnages perçus à chaque fois de manière très caricaturale. Pétain par exemple est toujours désigné comme le parangon du dirigeant d'extrême-droite, De Gaulle comme le résistant ultime. En 2018 Tout le monde d'ailleurs se revendique du gaullisme. Darlan et Laval sont des seconds rôles mais archétypes eux aussi du totalitarisme. A droite de la droite, Laval qui en a le physique il est vrai est le traître de comédie, le vrai méchant de Vichy. On n'en peut plus de ce fourvoiement constant, de ce déni de réalité, de cette volonté farouche de ne surtout pas réfléchir au présent.

     

    Nous sommes en 2018 et la France se trouve confrontée à des crises tout aussi graves que celle de l'été 1939 ou 45 et c'est celles-ci qui importent. C'est celles-ci que nous avons à résoudre.

     

    Le réel de ces périodes est quand même un peu plus complexe. De Gaulle était d'Action Française jeune quand il était lycéen, comme la plupart des camarades de son milieu il est vrai. Et dans un tract de ses jeunes années on retrouve un projet de restauration monarchique qui dans les grandes lignes ressemble beaucoup à la Vème République, qui est une monarchie républicaine. Le général était sans doute beaucoup plus à droite que Pétain qui obtint les pleins pouvoirs de l'assemblée du Front Populaire excepté 80 députés. Pétain est donc porté au pouvoir par la gauche après que la France ait connu une des pires défaites de son histoire.

     

    il faut se remettre dans l'époque. Ils ne furent pas vraiment nombreux ceux qui écoutèrent l'appel de Londres, ils ne furent pas vraiment nombreux ceux qui n'acceptèrent jamais la défaite. Parmi eux d'ailleurs on trouve surtout des anciens "camelots du Roi" dont Honoré d'Estienne d'Orves, le jeune Hélie de Saint-Marc ou encore ces jeunes anonymes d'AF se réunissant clandestinement les 11 novembre 1940 et 1941 et ayant tous fini dans les camps de concentration.

     

    Nous scandalisant pour beaucoup d'entre nous de l'attitude des français pendant cette période, essentiellement attentistes, le président de la ligue des droits de l'homme en visite à la fac de Nanterre en 1994 nous avait suggéré de nous poser franchement la question sur ce que nous aurions fait réellement ces années là. La réponse est assez simple, nous aurions sans doute été attentistes. alors plus de 70 ans après nous refaire encore et encore le même laïus masochiste mémoriel sur la question est extrêmement désagréable. Toute cette hystérie qui entretient la désagrégation du lien social et national est à oublier une bonne fois pour toutes.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Intégristes contre intégristes

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    religions, islam, catholicisme, politique, société, amaury watremez, intégrismesA chaque fois que l'on tente d'évoquer sérieusement l'Islam fondamentaliste en France, un des deux fléaux déchirant nos banlieues avec la multiplication des "incivilités" pour reprendre le terme pudique des médias et nous amenant doucement à une guerre civile, on leur oppose les catholiques "tradis" ou dits "tradis" comme si c'était la même chose. Moi qui ai fréquenté ce milieu catho tradi et qui les connait bien, je trouve ça rigolo. Cela me rappelle cette descente en voiture avec quatre d'entre eux dans la Midi de la France. Comme nous étions vendredis de Carême les "dangereux" "tradis" suggérèrent de ne pas manger et boire, ou un quignon de pain et un verre d'eau. Ce que nous fîmes sur un parking d'aire d'autoroute.

     

    Notre chauffeur en profita pour faire le plein et désœuvrés nous errions dans les rayons du magasin collé aux pompes les yeux comme ceux du loup de Tex Avery dés que nous croisions quelqu'un avec un sandwich. Deux d'entre nous "fanatiques" que nous étions s'achetèrent quelque chose de plus consistant et de quoi se désaltérer. Voilà pour le fanatisme de ces dangereux catholiques qui de temps en temps participaient à des manifestations d'une violence indicible (récitation du chapelet dans la rue, procession avec des cierges aussi dangereux que des mitraillettes c'est bien connu).

     

    Je ne les renie pas, je n'ai aucun ressentiment à leur encontre. Avec le recul l'épisode est même plutôt amusant. Tellement de "non dits" au fond tout comme dans cet épisode de "Strip Tease" où l'on voyait de jeunes charismatiques affirmer s'être "guéri de la masturbation" et se regarder les uns les autres pour surveiller lequel aurait l'air le plus coupable...

     

    Je les quittai au moment de "la dernière tentation du Christ" quand les adultes manipulant ce mouvement de jeunes abandonnèrent à leur sort les exaltés qui ont mis le feu au cinéma saint Michel, exaltés qu'ils avaient embrigadés et dans le cerveau desquels ils avaient martelé la nécessité de commettre quelque action stupide. Et puis brûler un cinéma c'est comme brûler des livres, c'est pour moi strictement inconcevable quelles que soient les œuvres considérées. Je ne brûlerai même pas les romans de Christine Angot ou ceux de Marc Lévy c'est dire. La censure est encore bien réelle dans ce pays, de plus en plus insidieuse au nom d'une idée frelatée du respect.

     

    Quant au rôle des femmes chez les catholiques "tradis", si évidemment dans le discours il est perçu sous un angle très réactionnaire, dans les faits il en est tout autrement. Et je me rappelle plus d'une fine mouche, d'une maline qui contournait les cadres moraux très stricts sans aucune difficulté.

     

    La difficulté avec l'Islam radical est bien différente. C'est un contre-projet de société s'opposant à la nôtre, à notre histoire, à nos valeurs, à l'éducation que les  occidentaux prodiguent encore à leurs enfants pour certains d'entre eux, certes ils sont de moins en moins nombreux il est vrai. Ce contre-projet se manifeste à travers des signes concrets dont les voiles ne sont pas des moindres. Je parlais des femmes, mais si on évoque "le" voile mais il y en a en fait de différentes sortes, de celui couvrant un peu à celui couvrant beaucoup voire tout. Ces femmes le portent ou sont poussées à le faire pour cette seule et unique raison militante. Dans la plupart des cas elles finissent toutes par porter l'intégral.

     

    Quand ils jeûnent non seulement les croyants musulmans jeûnent avec ostentation pour la majorité d'entre eux mais ils incitent les autres à le faire voire suggèrent aux autres de faire pareil quand ils s'y adonnent Personne ne mange du tout y compris les non musulmans qui dans la presque totalité des cuisines scolaires françaises n'ont quasiment plus le droit de manger du porc. Si d'aventure il y en a au menu c'est indiqué par des signaux dramatiques ou bien marqués, écrit en rouge ou en caractères bien gras comme la "junk food". C'est celui qui mange ou qui consomme du cochon le coupable, l'enquiquineur dans de nombreux collèges et lycées de banlieue, et non le religieux imposant sa manière de voir par des intimidations diverses et variées.

     

    Celle ou celui dénonçant la violence bien réelle dans les établissements scolaires et ses quartiers est également de ce genre d'emmerdeurs. Il ne faut surtout pas rappeler le réel, c'est mal en soi, c'est mauvais, c'est interdit. Cela contredit tous les bons principes des uns et des autres, la vision rose bonbon qu'ils ont de notre société violente. Il faut dire que la plupart des bons apôtres n'est pas touché par le problème; ils n'habitent pas les quartiers dangereux à l'exception d'un ou deux illuminés pour lesquels c'est encore plus incompréhensible.

     

    Quand la déflagration sociale aura lieu, que diront-ils ? Est-ce que les bonnes intentions servent à quelque chose à ces moments là ? Ou deviendront-ils sans doute des adeptes d'une politique de collaboration...

     

    J'attend aussi la marche blanche pour soutenir Asia Bibi acquitté pour son "crime", avoir bu de l'eau dans un puits réservé aux musulmans...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Bourgeoise contre bourgeoise

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    feéminisme, metoo, bourgeoisie, minorité, amaury watremezLes militants de droite de "bonne famille", de milieu matériellement aisé, voire de droite droite ou de droite très très de droite m'ont très souvent rappelé le fiancé anglais de "On est toujours trop bons avec les femmes" de Raymond Queneau. La jeune femme, demoiselle de la poste, futée maline, qui passe le livre à faire l'amour joyeusement avec les quelques pieds nickelés rebelles irlandais l'ayant prise en otage les accuse avec une horreur surjouée de l'avoir obligée à montrer ses mollets. "Shocking" dit son naïf promis qui finit par tous les faire fusiller pour cet affront. Ce qui fait dire avec dépit aux pauvres types et indépendantistes de la verte Erin la phrase du titre avant de recevoir les balles bien entendu fatales.

     

    Pour ces hommes d'un milieu circonscrit au XVIème et à Versailles pour la majorité d'entre eux, souvent appréciateurs "d'amitiés saines et viriles" et en somme d'homosexualité latente criante, une femme ne saurait être qu'une épouse docile, et une épouse qui ne cesse de lui faire des enfants, une pondeuse en somme. A charge pour elle d'entretenir sa maison et d'élever les gosses dans ce paradigme social un rien hypocrite. L'hypocrisie se remarque vite par les looks de ces dames. Tel ou tel vêtement, tel ou tel accessoire finement suggestif, intelligemment transparent, évoquera que madame est finalement encore disponible pour des "cinq à sept" voire des siestes crapuleuses à condition évidemment d'être discrets.

     

    Ces dames ressemblent énormément à la demoiselle des postes du roman cité plus haut.

     

    Les séducteurs malins savent repérer ces genre de détails et le reproducteur pas très malin n'y verra que du feu. Bien sûr, faut aimer les  bibelots, les petits "biscuits" certes mignons mais apprêtés et un rien artificiels que sont devenus ces dames.

     

    On croit toujours bêtement dans les milieux conservateurs que ce genre de femmes inspirées par les valeurs traditionnelles, tout ça, est excessivement différente des petites bourgeois éduquées dans un milieu plus libertaire. Alors que ce sont exactement les mêmes à quelques nuances près. Ces boboes, bourgeoises pédagogues superficielles, rêvent toutes d'un "bon" mari comme dans les contes de fées qui leur permettra de quitter leur boulot souvent un job trouvé par PapaMaman dans la pub ou le cultureux.

     

    Mais elles ne veulent pas se l'avouer alors elles vadrouillent entre le studio de leur meilleur ami "gay" ou en passe de faire son "outing" et diverses chambres de rejetons eux aussi de milieux "respectables". De "Jean-Eudes" qui fait de l'histoire de l'art précolombienne à Tolbiac et qui était très actif à "Nuit debout" qu'il a dû arrêter pour partir en vacances aux Barbades à "Charles" qui lui écrit dans un journal anarchiste dont il a installé la rédaction dans son loft de 250 mètres carrés de "République".

     

    Derrière les poses de façade de ces milieux hyper-minoritaires mais disposant d'un pouvoir et d'avantages bien concrets exorbitants au regard de leur poids réel dans la société, on trouve exactement le même réflexe de préservation des privilèges matériels. On trouve cette même passion pour l'endogamie la plus absolue, je parlerai même de consanguinité sociale. Et finalement au bout de quelques années de mariage installé selon les convenances de l'un et l'autre milieu ces personnes finissent par toutes se ressembler par l'apparence et l'expression.

     

    Je n'ai rien contre elles finalement, si cela leur convient mais il est toujours amusant de leur retirer leurs faux semblants...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Jacquerie pour la bagnole

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    politique, société, pétrole, gilet jaune, 17 novembre, amaury watremez

    #giletjaune

    #17novembre

     

    Les carburants que les français mettent dans leurs voitures viennent principalement du Moyen-Orient et surtout de l'Arabie Saoudite, donc d'un pays qui finance notoirement le terrorisme islamiste (voir à ce lien ma source). Nous en avons désespérément besoin pour à peu près tout, la plupart des gens et des gouvernants faisant semblant de ne jamais avoir entendu parler de ce léger détail du financement des radicaux musulmans. Nous sommes donc dépendants au dernier degré de pays qui nous haïssent.

     

    Du pétrole il n'y en aura bientôt plus, à court terme (voir à ce lien), en tout cas du pétrole sous sa forme actuelle. Comment ferons-nous à ce moment là ? Pour la majorité des peuples et de leurs dirigeants c'est la politique de « après moi le déluge ». La production de véhicules électriques à grande échelle posent divers problèmes qui sont encore loin d'être tous résolus.

     

    Ce n'est pas l'âpreté au gain des producteurs du liquide précieux qui sont la cause de l'augmentation du litre à la pompe mais les gouvernements successifs depuis quarante ans, la tentation étant toujours très forte de le faire pour réguler la dette. On augmente les taxes sur le litre d'essence sous divers prétextes fallacieux alors que la seule raison c'est la recherche d'argent frais. Ce litre n'a cessé d'augmenter depuis 1973. D'aucuns pensaient à l'époque qu'à l'équivalent de cinq francs plus personne ne roulerait sur les routes. C'était une grossière erreur, il coûte maintenant quasiment le double et il n'y a jamais eu autant d'automobilistes sur les routes.

     

    Et ce ne sont pas des plans de circulation aberrants comme à Paris qui régleront quoi que ce soit...

     

    C'était sans compter sur l'usage de la voiture, la perception que les populations en ont, et son utilité absolue dans certains cas pour s'assurer son indépendance de circulation. La voiture permet aux salariés de ne dépendre de personne, et surtout pas de transports en commun fonctionnant de moins en moins et de moins en moins bien à commencer par le train. De plus au volant, les français se sentent libres, maîtres de leur liberté de circulation. Ils ne subissent plus les contraintes et l'aliénation d'une société très dure, ils oublient le darwinisme social quand ils conduisent. Fantasmatique, peut-être, mais aussi compréhensible...

     

    Certains proches du président Macron comme leur patron n'ont pas manqué d'exprimer leur mépris des automobilistes, ces ploucs franchouillards (voir à ce lien la déclaration de petit bourgeois décervelé de monsieur Griveaux sur ces gens qui fument des clopes et roulent au diesel).

     

    Le 17 novembre, suggérant d'arborer un gilet jaune sur son tableau de bord (voir lien), des français veulent protester contre la hausse du prix du gas-oil et de bloquer toute l'activité économique en n'achetant pas, en ne retirant pas d'argent ce jour là, en faisant sorte de freiner toute l'activité économique. Il conviendrait cependant de réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez. Que fera-t-on quand il n'y aura plus d'essence du tout et qu'elle sera à des sommets de prix jamais atteints jusque là ? Que fera-t-on quand on ne pourra non seulement plus rouler mais plus produire de plastique entre autres choses ? On mettra deux gilets jaunes sur le tableau de bord de la voiture immobilisée voire trois ? Et je suis certain que monsieur Macron tout comme la plupart des nantis sont terrorisés par ces gilets, qu'ils n'en dorment pas la nuit.

     

    Ce serait peut-être plus le moment de réfléchir sur la société actuelle, sur notre de vie objectivement aberrant (prendre la voiture pour aller faire les courses dans un centre commercial géant en négligeant les magasins en centre-ville), sur des solutions alternatives sans que ceci ne soit forcément teinté de telle ou telle idéologie. De revenir à plus de sagesse. A plus de bon sens. C'est ce bon sens qui permettrait au peuple de réellement reprendre la main alors que déjà certains sont terrorisés par la peur d'avoir des contraventions de 150 euros avec leur gilet jaune, menace infondée répandue par des petits malins.

     

    Se bouger d'accord, mais alors en profondeur.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • Des solutions à la crise morale

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    société, agriculture, culture, politique, écologie, développement, amaury watremezNotre société se croyant tellement avancée, tellement moderne traverse une grave crise morale, sans précédent, certainement la pire de son histoire. Elle affecte tous les aspects de notre vie et crée une aliénation à laquelle il est compliqué de remédier. La plupart des personnes sentent bien qu'elles vivent mal, sentent bien que beaucoup de choses -intangibles- leur manquent. Il ne s'agit pas de creuser bien loin :

     

    Je parle de l'alimentation, de la vie quotidienne, des habitudes déplorables prises très tôt, de l'addiction à des objets connectés qui s'ils sont des outils formidables ne doivent pas prendre trop de place. Je parle aussi du déni de l'histoire, de la littérature, de tout ce qui au fond peut mobiliser les individus vers plus d'indépendance d'esprit.

     

    Je ne suis pas le seul à faire ce constat sur tout le spectre de l'éventail politique on trouve des personnalités lucides dont les constats se rejoignent tous, de Jean-Claude Michéa à François-Xavier Bellamy en passant par Michel Onfray ou Christophe Guilluy. Sociologue, géographe, philosophe, ils en tirent tous les mêmes conclusions.

     

    Cette aliénation nous fait oublier un aspect fondamental de notre récit national, nous concernant collectivement, la France était un pays essentiellement rural, un pays où la terre devrait être le premier des patrimoines à protéger (voir celui de l'Europe, voir à ce lien l'initiative « People for soil » et la pétition qui s'en était suivie en 2017). Quand on lit le journal de Paul Léautaud, quand j'écoutais mes grands parents parler de leur enfance, même Paris était une grande ville paysanne, Montmartre était un village et personne n'oubliait ses liens avec la nature.

     

    Pourtant, dans les années 60-70, la grande industrie a encouragé le regroupement des parcelles et le développement d'une culture intensive dépensière en capitaux, en gas-oil, en maintenance, et donc impliquant un endettement maximum des agriculteurs. Certains actuellement gagnent à peine un RSA en travaillant beaucoup plus que 35 heures par semaine.

     

    Ceux qui n'y arrivent pas sont donc condamnés à remplir les rangs du « lumpenprolétariat » le plus précaire.

     

    Pourtant les solutions existent. Elles nécessitent bien entendu un discernement sur ses envies, ses capacités et sur notre perception du réel car elles supposent des efforts dont nous n'avons plus l'habitude et plus de patience que dans notre « Barnum consumériste » (TM°) adepte de l'immédiateté absolue. Celles-ci existent en dehors de tout discours politique ou idéologique, de tout enrobage intellectuel qui est souvent le fait d'ailleurs de bourgeois pédagogues qui idéalisent la campagne et une vie qu'ils seraient pour beaucoup incapables de mener. Ce n'est pas comme dans une pub de jambon sous vide...

     

    Combien de « retours à la terre » désastreux pour des ménages qui n'y avaient pas beaucoup réfléchi ! Et qui finissent par faire le spectacle pour des voisins qui s'en seraient bien passé...

     

    Il y a « le potager du paresseux » de Didier Helmstetter (voir à ce lien), une de ses idées parmi d'autres. Il préconise en effet beaucoup plus que cela, suggérant de revenir à une culture avec beaucoup moins de machines et qui permettent justement aux agriculteurs de vivre décemment, de revenir à des gestes anciens, des techniques pratiquées par nos ancêtres, de laisser du temps à la nature...

     

    Son « potager du paresseux » est cependant intéressant pour les familles, les ménages, tous ceux se souciant de vivre de manière équilibrée sans pesticides, sans engrais, sans travailler la terre à outrance, la tournant et la retournant en la maltraitant à outrance. Il tond l'herbe d'une prairie et recouvre la partie du terrain de foin, l'herbe en pourrissant nourrit et attire les vers de terre, ce qui la fertilise. La balle de foin vient d'un agriculture voisin, elle ne présente pas les risques de la paille ou du Bois Raméal Fragmenté (des branches d'arbres broyées) qui permet cependant d'économiser le foin en ayant juste un broyeur chez soi, le BRF convenant mieux à certains végétaux. Il est composé des parties les plus riches en nutriments pour la terre de l'arbre (voir la définition complète à ce lien).

     

    Cette technique permettrait aux particuliers de se nourrir sainement et intelligemment, en respectant le cycle des saisons, avec des efforts physiques minimum, de vivre sur leur production voire même d'en vendre une petite partie pour les plus doués. Bien sûr, cela suppose de se baisser, d'abandonner toutes les habitudes de facilité (prendre la nourriture sur les rayons du supermarché, payer en caisse des fruits et légumes sur-traités), de ne pas être paresseux justement.

     

    Bien entendu, profitant de l'aliénation des populations, de leur mal-être certains ainsi que le rappelle Didier Helmstetter, en profitent pour gagner de l'argent sur le dos de naïfs ne connaissant rien au jardinage et à l'agriculture. Ces charlatans laissent entendre que n'importe qui peut gagner un SMIC en se débrouillant bien sur une toute petite surface cultivable. Sa méthode ne tombe pas non plus dans l'écueil de la « permaculture » qui est une idéologie forgée dans les années 70 (voir à ce lien plus de détails). Elle naît avec le livre « Perma-Culture 1, une agriculture pérenne pour l'autosuffisance et les exploitations de toutes tailles » de Bill Mollison et David Holgren. Leur discours est teinté de toutes les idées « new age », d'un syncrétisme spirituel un peu pénible, toutes choses inutiles car il s'agit juste d'être pragmatique...

     

    En parlant de pragmatisme, je terminerai cet article en présentant l'initiative BRF 276. Celle-ci rejoint les initiatives et projets comme ceux de Didier Helmstetter et certains ingénieurs agronomes en évoquant l'utilisation du BRF pour la plupart des culture plutôt que des machines agricoles trop chères, et là encore sans pesticides, sans glyphosates d'aucune sorte, avec un rendement aussi important pourtant (voir les vidéos à ce lien). Il faut juste sortir du moule, des schémas imposés, des idées prêtes à penser sans se soucier de correspondre à tel ou tel camp politique, ni néo-pétainiste, ni écolo, ni baba-cool adorateur de Gaïa.

     

    Je songe aussi à ce rêve de mon grand-père paternel qui avait imaginé pour l'Aisne un semis de petites exploitations sur lesquelles des populations précaires auraient vécu largement mieux qu'en allant se paupériser à tous les niveaux, dont culturel et intellectuel, dans les grandes villes. Il rêvait, il n'avait pas pris en compte que son projet supposait de faire des efforts ce à quoi beaucoup encore maintenant ne sont pas prêts. Mais tout n'est pas perdu, les solutions existent, elles sont là, à nous d'en faire quelque chose, de reprendre la main...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration empruntée ici

    (Camille Pissarro la cueillette de pommes de terre)