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Mes Terres Saintes - Le Blog d'Amaury - Grandgil - Page 2

  • 150 donneurs de leçons et le réel

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    politique, manifeste 150, migrants, société, migrants, amaury watremezCent-cinquante personnalités du monde du spectacle, dont quelques "has been" n'ayant rien de fait de notable depuis quelques années déjà, viennent de signer un manifeste pour l'accueil des migrants dans le genre texte que l'on aurait dit avant chrétien de gauche. C'est gentillet, mignon, bourrés de poncifs vaguement humanitaires et totalement hors-sol en plus d'être un rien hypocrite (voir à ce lien). Car au bout du compte il ne me semble pas que lesdites personnalités accueillent qui que ce soit chez elles ou dans leur jardin ? Qu'elles soient prêtes à une redistribution plus équitable des richesses ? Et je ne crois pas qu'aucune d'elles ne donne cinquante pour cent de leurs salaires aux plus démunis...

     

    Là, peut-être qu'à ce moment là j'y croirai...

     

    Ce genre de manifeste lacrymal on aimerait aussi en lire pour les personnes comme ce SDF ayant dû voler de la nourriture dans une épicerie pour juste manger un peu et condamné sans barguigner à deux mois de prison (voir à ce lien). Mais curieusement là, c'est un silence assourdissant que l'on constate. On chipote, on élude, on minaude. Qui dit que le SDF n'était pas un méchant homme ? Cette histoire rappelle celle qui a inspirée Victor Hugo pour "les Misérables" et permis au Droit de réfléchir sur l'idée d'équité pour la première fois.

     

    Cette histoire qui ne doit pas être isolée montre aussi combien la paupérisation gagne du terrain en France...

     

    Personne d'un peu humain ne peut contester le drame qu'est celui des migrants, que ceux-ci soient des hommes, des femmes, des enfants. qu'ils émigrent pour des raisons économiques ou politiques. Nous placés dans le même cas, crevant de faim, privés de libertés, on ne réfléchit pas beaucoup si on entend parler de pays plus riches, plus libres et accueillants. Ce n'est pas ces personnes le problème, ces populations souvent manipulées, y compris par les passeurs professionnels et autres trafiquants de chair humaine pour gagner beaucoup d'argent. Les pays dont ces populations sont originaires y gagnent aussi. On se débarrasse des éléments perturbateurs en les envoyant vers ailleurs.

     

    Mais alors donc ? Comment s'y prend-on concrètement pour accueillir et, ou intégrer, assimiler des populations aux cultures très différentes voire opposées aux  nôtres ? Parce que pour le moment les manières de procéder ne sont pas exactement probantes. Ce n'est qu'une longue liste de violences diverses et variées dues à la frustration de ne pas avoir trouvé l'Eldorado promis en Europe, aux écarts trop importants de coutumes et d'habitudes de l'hygiène à la perception du rôle des femmes. Les Réel en somme. Un réel dont les bons apôtres ne veulent surtout pas entendre parler le moins du monde.

     

    C'est pénible le réel, cela demande de faire des efforts sur soi, d'agir véritablement plutôt que de se contenter de belles paroles, de s'engager pour de bon pour les autres. Attention, je ne dis pas ici que c'est le cas des cent-cinquante personnalités ne sachant pas sonder les reins et les cœurs mais la questions est posée...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Itinéraire d'un gars laborieux

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    Je vais encore me faire des copains...

     

    moix.jpgJ'ai bien connu beaucoup de clones de Yann Moix (prononcez Moixe et voir à ce lien son parcours) à la fac pendant mes études. On les comptait par dizaines, bien entendu, tous n'avait pas son entregent et sa capacité à flatter les puissants qu'il fallait dont BHL le concernant. Ils se ressemblaient tous, adoptaient tous ce même genre de discours à la fois très universitaire et se voulant humaniste, enfin humaniste, en peau de lapin. Ils singeaient l'altérité envers les pauvres, les plus démunis mais étaient toujours bien contents de rentrer dans la belle maison ou le bel appartement de Papa et Maman et de profiter de leur largesse matérielle et des vacances gratos le plus tard possible.

     

    On habite un logement qui coûte le PIB d'un pays du Tiers Monde, mais on milite contre la pauvreté car la pauvreté c'est mâââl....

     

    C'était des petits garçons bien sages, dociles et consciencieux mais aussi un peu « laborieux ». C'était ainsi que nous les surnommions avec un camarade. Ils ne lisaient pas par goût, ne s'intéressaient pas à l'histoire, à l'actualité, à la littérature et aux arts par appétence réelle ou inclination culturelle mais surtout pour renvoyer d'eux une image flatteuse. C'était donc très superficiel. Leur apparente assurance cachait toujours des petites frustrations bien enfouies, des rancœurs recuites envers les musclés, les beaux gosses de l'école, des petites jalousies envers les trublions, les « voyous » de la cour de la récré qui les rackettaient, leur piquaient leur goûter quotidiennement...

     

    Ils voudraient bien être comme eux cependant, ils voudraient bien abandonner aux orties leur bonne éducation, leurs tabous inculqués par les parents. Ils aimeraient se conduire en mâles alpha primaires et brutaux également, se conduire en soudards avec les femmes. Ils se laissent pousser la barbe pour cacher l'acné qui dure chez eux la puberté largement dépassée, ils s'affublent de vêtements qu'ils pensent plus « libérés » mais rien n'y fait ils demeurent des « laborieux », des cloportes en quelque sorte espérant continuellement une illusoire métamorphose. Elle ne vient jamais car derrière eux on voit toujours le petit garçon sage et un peu trop renfermé.

     

    Ils me rappellent toujours le personnage du professeur d'histoire dans « Uranus » (joué par Luchini dans l'adaptation qu'en a fait Claude Berri, voir à ce lien). Celui-ci est un petit bourgeois qui culpabilise de sa condition et de ses privilèges matériels tout en n'y renonçant pas pour autant (il n'est pas fou). Il est plus révolutionnaire que les plus révolutionnaires, plus exalté qu'autre chose aussi, et surtout capable de grandes déclarations ronflantes. Mais il se ridiculise dés qu'il s'agit de passer à l'acte, en l’occurrence tuer Léopold le cafetier les ayant raillés auparavant lui et d'autres militants.

     

    Le pauvre Léopold sera assassiné lâchement un peu plus tard par tout un groupe courageux mais pas téméraire comme les sont les Yann Moixe de la terre...

     

    Il a eu un parcours finalement classique en sortant de Sciences Po choisissant comme créneau le culturel et l'éditorialisme mainstream à peu de frais, profitant des réseaux habituels où tout le monde se connaît, tout le monde s'épaule, tout le monde est solidaire et ce quelle que soit la couleur politique. Il n'y a que les naïfs pour croire qu'il existe un réel clivage entre tous les éditorialistes actuels. Et comme c'est quand même crevant de continuer à s'intéresser à la culture pour de bon, il fait chroniqueur. Du « café du commerce » bourgeois finalement c'est pas très compliqué, deux ou trois lieux communs vaguement humanitaristes, de grandes condamnations ayant l'air de tomber de haut, du haut de sa tour d'ivoire, et tout va bien. Et puis les protecteurs continueront à ouvrir les portes.

     

    De temps en temps il fait les « grosses têtes » de Ruquier, on parle comme chez le coiffeur et tout va bien, et en plus ça rapporte. Et il y a des andouilles pour écouter...

     

    Il sait faire le « buzz », faire du « bruit médiatique », on peut lui reconnaître au moins ce mérite mais au fond Moixe est surtout anodin...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    (méfiez vous des imitations grossières)

     

    illustration empruntée ici

  • A chacun son Goldstein

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    politique, 1984, goldstein, amaury watremezDans "1984" de Georges Orwell afin de maintenir la privation totale des libertés le régime en place évoque souvent un ennemi du régime, un certain Goldstein dont on ne sait pas s'il existe réellement ou s'il est une création "ex nihilo" afin de démasquer les réfractaires. Comme Winston Smith, le personnage principal du livre, lui en plus tombe amoureux "à l'ancienne" ce qui est le crime majeur dans le monde cauchemardesque de cette fable. En 2018 on est beaucoup plus subtil, des Goldstein on en a "créé" plusieurs qui jouent très bien leur rôle consciemment ou pas. Beaucoup y voient leur intérêt, ils y gagnent bien leur vie...

     

    Le Net et les nouveaux moyens de communication permettent d'amplifier considérablement leur place. La dynamique joue à plein et finalement les vrais maîtres se maintiennent ainsi sans problèmes, par là j'entends ceux du "tout économique".

     

    Il existe des "Goldstein" de droite pour les bien-pensants et ders "Goldstein" de gauche pour les réacs ou les "dedroite" assumés (il n'y en a pas beaucoup). Ils changent, le casting se modifie régulièrement, mais ce sont toujours les mêmes qui ressortent et au final la société telle qu'elle est, avec ses aliénations abyssales, se perpétue sans difficultés. Zemmour est le premier des Goldstein des bourgeois pédagogues, il a remplacé le patriarche le Pen dans cet emploi plus ou moins de comédie. Yann Moix et Hidalgo sont les "Goldstein" de gauche afin de permettre aux méchants - très très méchants- droitards de se défouler.

     

    Mais finalement tout le monde "se trompe de colère" pour reprendre le mot célèbre d'un ancien premier ministre...

     

    Et bien entendu il y a les "Goldstein" pour les plus radicaux les plus extrémistes, parfois sont-ils "complotistes". Cela va de Georges Soros à Rothschild en passant par tel ou tel tête de turc pourtant obscure. Cela va des fameux "reptiliens" aux "illuminati" en passant par le fameux gouvernement souterrain et clandestin à 300 mètres sous terre au Pôle Nord ou Sud je ne sais plus, et composé selon l'année, le moment, l'actualité soit de juifs et de franc-maçons, soit d'africains et d'arabes islamistes. Et je ne parle même pas de la théorie de la "Terre Creuse", encore plus délirante, mais qui trouve pourtant des adeptes sur le web et ailleurs.

     

    Ainsi, avec chacun "son" propre Goldstein personnalisé le système se perpétue et s'entretient et les privilégiés de conserver leurs prébendes et autres privilèges bien réels. Quand par hasard les contestataires de tout poil seraient un peu trop turbulents, un peu trop proches de se révolter pour de bon, ils sont impitoyablement sanctionnés : envoyés devant la justice, voire bientôt psychiatrisés.

     

    C'est sans doute la raison pour laquelle la majorité des populations se résignent à une docilité de comportement qui peut être effrayante, par peur aussi de perdre un peu de confort matériel et intellectuel.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Satire à vue

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    humour, société, politique, prodie, satire, amaury watremezJe ne comprends pas tellement l'époque :

     

    D'un côté on prétend vouloir développer l'esprit critique chez les gosses, et leur ouverture au monde, leur capacité d'analyse, et tout le tremblement.

     

    De l'autre on refuse la moindre satire, on n'admet plus que la moindre certitude soit tournée en dérision, les déclarations officielles toutes en éléments de langage raillées et la langue de bois en général passée au crible.

     

    Des députés LREM réclament par exemple ces derniers jours l'arrêt d'un compte Twitter les ridiculisant depuis déjà des mois (voir à ce lien) à commencer par l'inénarrable Aurore Bergé et le non moins étonnant Mounir Majoubi, tous les deux dangereux car disposant d'un pouvoir de nuisance dont des personnalités aussi brillantes ont du mal à ne pas abuser.

     

    Je dirais que ça les démange...

     

    Dans l'idée leur démarche très mature s'entend bien (moi je ne suis pas du tout un mauvais esprit) consiste à rapporter à la maîtresse les taquineries d'un petit camarade un peu trop trublionesque. "Mââdaame on fait rien qu'à nous embêter, on fait rien qu'à se moquer de nous". Leur excuse est d'affirmer que sur internet, il y aurait trop de personnes qui prendraient les articles et messages parodiques au sérieux. Ainsi qu'ils en accusaient "nordpresse". Et bien entendu, à les entendre les petits rigolos seraient forcément des militants politiques opposés à leur cause, à leur parti. Ce serait des fourbes, des salauds qui se cachent bien. Accusation régulière de ceux qui disposent du pouvoir envers tous les contestataires, tous ceux qui les moquent.

     

    Il serait cependant exagéré de penser qu'il n'y a qu'eux à détester l'humour finalement et à en manquer à ce point. Mais ils devraient plutôt réfléchir sur eux-mêmes et cesser de tendre les verges pour se faire battre. Est-ce de la faute des satiristes si les éléments de langage sont tellement visibles, tellement grossiers ? Est-ce de la faute des satiristes si ça se voit autant ? Et de laisser entendre que la plupart des internautes lisent tous les messages et autres statuts au premier degré n'est-ce pas les prendre pour des cons incapables de distinguer le vrai du faux ? On me dira, il en existe, il suffit parfois de lire des commentaires des articles du Gorafi prenant les articles au premier degré et très sérieusement.

     

    Mais ils ne sont pas plus nombreux que dans la vie, et c'est finalement un risque à courir. Et ce sont surtout des militants ou des fanatiques religieux, et, ou idéologiques. Ce qui revient au même.

     

    Toute parole moqueuse, toute parodie, toute dérision est immédiatement passible de judiciarisation, de mises en demeure, de pétitions de minorités courroucées, diverses et variées, d'indignations vertueuses. Certains humoristes tel Desproges ne passerait plus à la télévision, trop dangereux, trop clivant. Et il aurait de toutes façons des dizaines de procès sur le dos. Comme en ce moment il a "la carte" qu'il est un comique estampillé "France inter", on organise des commémorations, on peut encore lire des anthologies, on le célèbre mais il y en a déjà quelques uns d'ailleurs suggérant qu'il serait dangereux car repris par des "méchants" pour en particulier son sketch sur les juifs ("On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle...").

     

    Il faut croire aussi que beaucoup de personnes ont peur de rire à la satire, peur d'être catalogué comme "méchant", comme "réac", peur de sortir du lot...

     

    Illustration empruntée au "Huffington post"

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • L'éléphant dans le magasin de porcelaine

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    elephant-thumb.jpgQuand on est le nez plongé dans son malheur, dans sa tristesse, c'est comme un écran posé devant ses yeux, on ne voit pas clairement les choses, on n'est pas très lucide. Ce qui nous rend triste, ce qui nous fait de la peine est tout le temps présent, étendant une ombre sans pitié au-dessus de nous. Elle recouvre tout, modifie tout ce que nous voyons autour de nous. Ce n'est pas une accusation, juste un constat. Ce n'est pas un jugement globalisant et généralisant puisque ici en plus je parle de ma propre expérience et exclusivement d'elle :

     

    J'avais une petite vie tranquille. Elle n'était pas forcément très heureuse ni très drôle mais avec ses petites routines, ses petits plaisirs tristes dont surtout 2.0 je la menais malgré tout, pas d'accrocs, pas d'aspérités. J'étais tout le temps ou presque sur Facebook à dialoguer sur divers sujets, ce qui n'est pas forcément inintéressant, à échanger, à dragouiller aussi mais sans désir réel que cela aille plus loin, juste pour le petit frisson en somme. Les après-midi de libres, quand je ne m'étourdissais pas dans le travail et formations annexes, je les passais en terrasse devant un verre, toujours seul, à une ou deux exceptions.

     

    Ce qui m'allait très bien même si cela devenait à la longue une habitude préoccupante. La solitude était mon mode de fonctionnement. Je m'étais construit un bunker tout autour de moi, une solide carapace, mais je ne vivais plus vraiment, sans m'en apercevoir. Ce que je m'acharnais à faire, à prouver n'avait guère de sens puisque je cherchais de la reconnaissance de personnes ne pouvant ou ne voulant m'en donner. De temps en temps je rêvais à d'autres possibilités qui pour moi étaient désormais derrière moi car j'étais maintenant trop vieux. J'aurais bien aimé ceci ou cela quand j'étais plus jeune me disais-je, mais je ne l'étais plus...

     

    Et puis je me suis épanoui, j'ai trouvé le bonheur. Le bonheur c'est un éléphant dans un magasin de porcelaine, il renverse forcément deux ou trois tasses que l'on avait soigneusement rangées par ordre, taille et couleurs sur des étagères. On les regardait tous les soirs c'était rassurant, moi c'était mes livres mon magasin de porcelaine. Ils étaient là, présence calmante, seulement pour moi. De temps en temps, j'en prenais un, j'en éprouvais la matière, je tournais les pages, en lisais quelques lignes. Mais je n'en parlais vraiment que de temps en temps sur un site ou un autre et cela commençait à me peser.

     

    J'ai ramassé les deux ou trois morceaux dans le magasin de porcelaine, je ne l'ai pas fermé, je l'ai même redécoré. Il est plus gai, plus joyeux. Les clients ont plus envie de venir, de bavarder, d'entrer. Mais ce n'est pas pour autant que n'importe qui pourra entrer. Mon éléphant personnel en effet sélectionne à l'entrée...

     

    ...Soyez aimable avec lui !

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury – Grandgil

    image empruntée ici

  • Des exploits d'un jeune Don Juan à la maturité

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    amour, affection, amour toujours, amaury watremez

    Bien entendu cet article n'ira pas sur Agoravox...

     

    Quand j'étais un petit garçon aux grands yeux innocents et à la peau duvetée (et e) et que j'ai commencé à m'intéresser aux filles, je croyais sincèrement que tous les exploits sexuels dignes des « exploits d'un jeune Don Juan » ou des « onze-mille Verges » que me racontaient certains de mes camarades étaient forcément vrais. Je ne comprenais pas que l'on puisse mentir là-dessus, cela m'échappait, pourquoi mentir sur ces choses-là ? Car en plus le mensonge se verrait rapidement ensuite ? Et la plupart était sans doute toujours vierges quand il me parlait de tout cela. C'était finalement humain et maintenant je trouve ça émouvant d'un certain point de vue.

     

    C'est une façon de dédramatiser « la » chose que de s'inventer toute une vie de grand séducteur en herbe.

     

    En grandissant, j'en ai développé des timidités, des blocages, voire quelques inhibitions. Comment se faisait-il que moi je ne vive pas ces agapes et délices sardanapalesques ? Je ne devais pas être normal me disais-je. Et grandissant, j'ai vu aussi des camarades se mettre en couple et, ou faire l'amour ensemble sans pourtant ressentir de sentiments les uns pour les autres, à peine un genre de contrat d'intérêts en quelque sorte. « On couche ensemble » et comme ça on souscrit au paradigme social du couple, voire on a des enfants pour parachever le tout...

     

    ...Même si l'on n'y croit pas tellement on passe quand même devant monsieur le curé, après tout ça fait une belle fête et de jolies images à la sortie de l'église. Après tout pourquoi s'en priver ?

     

    Ce n'était pas vraiment ma perception de l'amour, et je pensais bien à tort que si je ne vivais pas ainsi c'est que là encore j'avais un problème. Même là-dessus je ne suis pas exactement de mon époque. Je ne suis pas pour autant un moralisateur. Je n'ai jamais compris certains croyants là-dessus, si le corps est une création divine, il est beau en soi, dans son ensemble, pourquoi vouloir absolument le réduire à une possibilité de damnation ? D'oubli du Bien ? Au fond faire l'amour est aussi une forme de louange de deux personnes qui s'aiment au créateur ?

     

    J'ai eu des aventures plus ou moins poussées, des amitiés amoureuses dangereuses, j'étais même amoureux d'être amoureux. Je ne suis pas le seul. Et bien souvent hélas je ne savais pas voir les personnes qui m'ont aimé sans que je ne le comprenne, à côté de moi, sous mon nez. Une jolie femme se retournant sur moi, me souriant, cela ne pouvait être qu'une erreur ou alors elle était myope. Beaucoup de timidité accumulée, et aussi le fait que j'étais parfaitement incapable de simuler le moindre désir avec quelqu'un avec qui je m'apercevais que je ne ressentais rien.

     

    Et puis je me suis rappelé de la devise de Yourcenar :

     

    « Je ne vis pas comme ils vivent, je n'aime pas comme ils aiment, je mourrai comme ils meurent »

     

    Elle me va très bien encore maintenant.

     

    Sic Transit Gloria Mulndi, Amend

     

    Amaury – Grandgil

     

    photo de l'auteur copyright l'auteur

  • Pas de Médine nulle part

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    musique, médine, bataclan, islamisme, société, politique, amaury watremezMédine, ce rappeur haineux, étalant sans vergogne sa haine de la France et de ses valeurs (voir à ce lien un exemple parmi d'autres), évoquant le Djihad violent mais attention c'est du second degré prétexte-t-il, n'ira pas « chanter » au Bataclan mais au Zénith. Il invoque dans un message sur les réseaux dits sociaux des « groupes d'extrème-droite » menaçant sa vie jouant les petites choses fragiles en position fœtale dés qu'elles risquent de voir ou d'entendre un peu de violence ou de contradiction envers son discours (voir à ce lien et sur son touitteure). Voilà qui la fiche mal pour un type qui se prétend tellement mâle, tellement rebelle. Comme tous les autres il se justifie finalement en invoquant des nostalgiques «des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire »...

     

    Tout contradicteur de la « bonne parole » en France l'est systématiquement. C'est une réponse intellectuellement très faible et historiquement fausse en plus mais qui a le mérite de faire peur encore à certains et certaines terrorisées d'être collés dans le camp du Mal (je songe à cette polémique, voir à ce lien).

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  • Les gens importants pensent-ils mieux que les autres ?

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    à propos de "21 leçons pour le XXIème siècle"

     

    yuval noah harari, société, politique, solutions, histoire, paix, amaury watremezL'avantage de travailler dans une bibliothèque c'est que l'on dispose d'un accès à tous les périodiques dont "le Point". Le magasine titre aujourd'hui sur le penseur le plus important du XXIème siècle qui serait Yuval Noah Harari, intellectuel israélien, historien émérite ayant écrit "21 leçons pour le XXIème siècle". Le titre pose problème en soi, le XXIème siècle n'est pas encore tout à fait commencé. Comment pourrait-on déjà décerner des accessits et autres médailles à qui que ce soit ? Cela demande un peu de recul.

     

    C'est un peu comme parler des plus grands écrivains, des plus grands cinéastes, c'est la postérité qui décide.

     

    Ce n'est pas que je méprise les personnes pouvant apporter quelque chose, pouvant partager avec les autres un savoir, une culture, un savoir-faire. Bien au contraire. Tout le monde ne peut pas être au même niveau, tout le monde n'est pas égal face à l'intelligence. La nature est cruelle là-dessus. Tout le monde n'est pas brillant dans tous les domaines non plus, cela se saurait. Cela peut créer de la rancœur, les médiocres n'aimant pas du tout que d'autres soient plus doués qu'eux.

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  • Et si Macron traversait la rue ?

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    traverser.jpgEt si les riches traversaient vraiment la rue ?

    Le président Macron avisant un jeune horticulteur au chômage lui parlant de ses difficultés à trouver du travail lui a répondu qu'en traversant la rue il lui trouvait rapidement un emploi (voir à ce lien). Comme si cela suffisait. Le mépris conscient ou pas de cette phrase envers les personnes sans emploi, précaires, pauvres, est évident. C'est le genre de formule que les nantis, les privilégiés aiment sortir aux « gens de rien », aux petites gens. « Quand on veut on peut » disent-ils souvent, auparavant c'était « aide toi le ciel t'aidera ». Ils se justifient ainsi de leur égoïsme, de leur incapacité à aider, à faire preuve de solidarité. Quelques familles parmi eux vont pourtant à la messe, exercent leur dévotion, ont « leurs » œuvres mais la charité s'arrête au parvis de l'église, je dirais même à sa porte...

     

    Macron tout comme sa femme, tout comme la grand majorité du personnel politique actuel, viennent des milieux nantis. On y sait quelles études faire, quels cordons tirer pour obtenir ce que l'on veut...

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  • Les fameuses valeurs chrétiennes

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    Foi, valeurs chrétiennes, société, amour, bonheur, amaury watremezBien entendu, il existe des chrétiens qui vivent véritablement en cohérence avec  l’Évangile et leur foi au moins un tout petit peu. Ceux-là n'ont pas besoin d'évoquer les fameuses valeurs chrétiennes à tire-larigot, n'ont pas besoin d'en parler puisqu'ils les vivent. Elles vont de soi pour eux ainsi que pour beaucoup de personnes non-croyantes pour qui l'altérité n'est pas un vain mot, la véritable altérité, celle qui partage sans contrepartie, qui donne sans demander de reconnaissance de dettes, qui accepte l'autre tel qu'il est et non tel que l'on voudrait qu'il soit, celle qui ne consiste pas à modeler son prochain selon ses vœux, selon un arbitraire revenant finalement à faire entrer un coin carré dans un trou rond. A la fin on finit toujours par donner des coups de marteau pour que ça rentre...

     

    ...Et cela revient à ne pas aimer son prochain du tout au fond, en se parant de bonnes intentions.

     

    Parfois même c'est beaucoup plus simple les frustrations, la rancœur bien mal camouflée recuite, le ressentiment contre le monde entier enjoint certains pharisiens à déployer beaucoup d'efforts afin que ceux qui ont le malheur d'apporter quelque importance à leurs laïus soient aussi frustrés et malheureux qu'ils le sont eux.

     

    Je les plains malgré tout ces personnes.

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  • Des féministes oubliant qu'elles sont femmes

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    féministes, société, politique, amaury watremezIl m'est arrivé d'écrire des horreurs sur les femmes, si si ne protestez pas, mais je ne m'en repens pas (il exagère le bougre), et particulièrement sur certaines féministes dont je saisis pas la démarche ou que je comprend trop bien au contraire. Derrière les discours idéologiques marqués, derrière les délires sur le genre sur les individus binaires, non binaires, il y a souvent de pauvres femmes qui se sont crus un temps soit laides, soit sans charme, divorcées plusieurs fois, vivant des aventures sans lendemain, sans avenir, blasées, paumées, égarées, mal mariées, s'en apercevant.

     

    Il y a ces femmes intelligentes, cultivées, ouvertes travaillant qui dans la culture, qui dans l'éducation. Ne se croyant plus femmes, terrifiées par leur maturité elles se mettent parfois sous la coupe d'un pauvre type qui cherchent surtout une amante docile et qui ait de bons revenus.

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  • Les habits neufs du président Macron

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    politique, macron, emmanuel, benalla, société, sénat, amaury watremezCe qui est bien avec ce qu'a pu dire Alexandre Benalla contre le Sénat (voir ici à ce lien, et là la "plainte" du président) c'est que cela révèle la véritable conception des institutions du président, ressortie sans doute un peu maladroitement par son ancien nervi. Le Sénat serait une assemblée de "petites gens" qui ne serait pas élu démocratiquement, et devant qui il ne devrait pas avoir à se présenter. Et les institutions doivent toutes aller dans le même sens, toutes acquiescer au président, tels les députés godillots de LAREM, à l'exception notable de Sonia Krimi. Ils apprendront tous les deux qu'il ne faut jamais sous-estimer des bons vivants comme le sont certains sénateurs.

     

    Ce sont des Raminagrobis, on les croit des vieux chats ensommeillés, digérant tranquillement leur dernier repas, somnolant en goûtant la chaleur de l'endroit, alors qu'ils ont encore le coup de griffe acéré.

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  • Le diable dans les bonnes intentions

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    addiction, réseaux sociaux, politique, hypocrisie, facebook, twitter, mouni Mahjoubi, amaury watremezLe gouvernement actuel veut lutter contre l'addiction des jeunes, et des moins jeunes, aux réseaux dits sociaux. Il envisage même une loi pour en restreindre l'accès (voir à ce lien). On se doute bien que derrière ces bonnes intentions affichées ce n'est pas exactement l'addiction qui est le souci principal ici. Leurs gros sabots sont plus qu'apparents, on les entend venir. Et on se dit que la tentation était trop forte, qu'il fallait bien qu'ils y arrivent un jour...

     

    ...Nous y voilà donc.

     

    Ils ne varient pas dans leur discours. Il faut leur reconnaître cela. Dans l’Éducation Nationale, c'est depuis leur création que lorsqu'on évoque ou que l'on se doit d'évoquer les réseaux dits sociaux c'est obligatoirement en les diabolisant. Quant aux discours contredisant la « bonne parole » idéologique, ils sont toujours suspectés avec plus ou moins d'habileté de complotisme, de négationnisme, j'en passe et des pires. Alors que le respect de la pluralité devrait plutôt inciter à en parler de temps en temps afin de ne pas imposer un seul discours.

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  • Beau temps pour un mois de septembre

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    écologie, temps, politique, société, canicule, amaury watremez2042, Septembre. 35 degrés Celsius

    Conversation entre deux vieux messieurs assis à l'ombre...

     

    "- Il fait beau ? Non ?

    - Ah oui il fait vraiment très beau, c'est vraiment très agréable.

    - Fait vraiment beau pour un mois de septembre.

     

    - De toutes façons maintenant il fait beau tout le temps. En hiver c'est quand même un peu trop parfois. tu te souviens du temps où il y avait encore de la neige et qu'on faisait toute cette route avec le risque de verglas ? On peut plus acheter de sapins, il en pousse plus il paraît. Tout ça c'est pour faire monter les prix en fait !

     

    - Le verglas on en voit vraiment plus beaucoup en ce moment. C'est mieux quand même. Je peux rouler comme je veux été comme hiver avec mon S.U.V. Il consomme beaucoup et j'ai un petit moteur électrique pour la ville...

    - C'est bien, on est encore les seuls à pouvoir se payer de l'essence, c'est bien. On est tranquilles !

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  • Des stéréotypes et des bobos

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    politique, bobos, bourgeois pédagogues, société, stéréotypes, amaury watremezDans le courant des années 90 est arrivé le terme "bobo" ou "bourgeois bohème" désignant des personnes issues de classes matériellement très favorisées mais plutôt libertaires dans leur acceptation de la morale sociale et sexuelle, sans se cacher. Ils se seraient voulus plus ouverts, moins étroits d'esprit que leurs prédécesseurs qui ne l'étaient pas tous loin de là. Du moins c'est ce qu'ils affirmaient. C'était tous les quadras et quinquas nostalgiques de "Soissantuite" en particulier. C'est sans doute une façon pour eux de déculpabiliser, de compenser leurs privilèges petits et grands...

     

    ...Certains ont clamé qu'être bourgeois même bourgeois bohème c'était un sentiment. On se sentait ou non "bobo", ou "bourgeois". Alors que c'est une situation matérielle objective, des réseaux, une "expertise" sur les études.

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  • Le petit Nicolas entre au collège

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    Il y a longtemps que je n'ai produit ce genre de petit hommage au personnage de Sempé et Goscinny, ça me manquait.

     

    Le_petit_Nicolas+%282%29.jpgCe matin, après mon petit déjeuner (du chocolat et un croissant drôlement bon que Maman avait acheté pour moi) Maman a voulu remettre ma mèche qui remonte tout le temps sur mes cheveux et a retiré sa main au dernier moment en disant que j'étais un grand maintenant. Papa de toutes façons est venu juste après et m'a ébouriffé les cheveux que j'avais essayé de coiffer juste avant pendant dix minutes. Alceste, mon copain qui est très gros je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de lui, est venu me chercher à la porte. Il a dit bonjour madame à Maman et a serré la main de Papa comme un monsieur.

     

    Et puis il a accepté le croissant avec un peu de confiture que Maman lui a donné. Et nous sommes partis. J'avais une petite boule à la gorge mais je n'osais pas le dire à Alceste qui mangeait nerveusement son deuxième croissant, celui qu'il a de secours dans son cartable.

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  • La spiritualité comme un S.A.V

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    argentine-une-femme-demande-lapostasie.jpgAttention, je ne veux pas ici dire que l'on n'a pas le droit d'être incroyant ou de vivre une spiritualité en dehors de l'Église. Parfois il est des chrétiens, des catholiques qui feraient mieux de s'inspirer du comportement d'athées ou d'agnostiques beaucoup plus capables de charité qu'ils ne le sont, l'oubliant une fois passé le parvis de l'église après la messe du dimanche. Contemplant le scandale du Mal qui dans ce monde touche d'abord les plus petits, les plus faibles, les plus pauvres, contemplant la souffrance je comprends parfaitement que l'on puisse se dire que si un dieu existe il a un drôle de sens de l'humour.

     

    Un chrétien ne se posant pas cette question de la Croix oublie deux ou trois éléments fondamentaux...

     

    Cependant, je trouve que ces personnes ayant décidé de se faire débaptiser après les déclarations du Pape sur l'homosexualité confondent la Foi et la spiritualité avec un S.A.V. ou une association comme une autre. Elles sont tellement libres qu'elles suivent le discours ambiant actuel ans un bel ensemble grégaire assez contradictoire. Elles voient Dieu et, ou le Pape comme une sorte de "chairman manager", comme un chef d'entreprise dont on peut démissionner quand on ne s'y retrouve plus, un président de syndicat. On voudrait choisir ce qui arrange, ce qui n'implique aucune responsabilité vis à vis du voisin, du prochain.

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  • La ruralité qui meurt...

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     ruralité, bern, Eure, société, politique, amaury watremezTout ce bruit médiatique autour de la menace de Stéphane Bern de laisser tomber sa mission car il craint de ne pouvoir sauver les monuments de la ruralité française est l'occasion rêvée de parler de celle-ci. Ce n'est pas du tout un sujet de préoccupation de nos gouvernants cette « France dite périphérique », ce n'est pas un électorat qui compte à leurs yeux...

     

    Pendant plus de seize ans, j'ai travaillé dans la plupart des lycées professionnels de l'Eure, de Gisors à Verneuil en passant par Gasny, Louviers et Vernon. Un remplaçant enseignant comme je l'étais ne gagne pas bien sa vie, c'est le moins que l'on puisse dire, raison pour laquelle ce métier est souvent exercé par des épouses pour qui c'est de l'argent de poche et cela permet de s'occuper des enfants le mercredi. Je voulais satisfaire enfin mes ambitions, montrer ce que je valais, revenir à Paris dans un établissement plus côté, ce que j'ai fini par atteindre.

     

    J'ai comme tant d'autres mangé de la vache enragée....

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  • La Gaule contre le pouvoir de l'argent

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    macrongalette.jpgMacron ironise sur les gaulois mais se verrait bien en monarque visiblement. Pour l'instant cela ne semble pas encore convaincant (voir fig 1 ci-contre, empruntée )

     

    J'avais aussi :

     

    Emmanuel Macron a la Gaule devant lui quand ils parlent des français. Évoquer la nation rappelle toujours la Gaule au président...

     

    Mais ce n'est pas dans ma nature de faire des jeux de mots lourdement allusifs aussi lamentables.

     

    Il s'est amusé mardi à comparer les danois, « ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années », et les français « gaulois réfractaires au changement » après avoir dit que le peuple danois n'existait pas, tout comme la culture française il y a quelques mois (voir à ce lien). En passant, on constate que dans certains cas on a le droit de rappeler la Foi religieuse traditionnelle dans un pays et en même temps d'affirmer que l'on combat cette affirmation des peuples à vivre pleinement leur identité, tous les fameux nationalismes que not'président dit combattre (voir ici).

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  • Où sont les pauvres ?

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    société, pauvreté, économie, politique, amaury watremezAmi lecteur je te préviens, il y a peut-être un peu d'ironie de ci de là dans ce texte. J'aurais pu mettre des émoticônes pour t'aider à les trouver mais je préfère faire confiance à ton intelligence...

     

    La pauvreté n'a jamais été bien perçue par l'être humain, quelle que soit la société dans laquelle il vit, la latitude, la longitude. Être pauvre c'est risquer de crever de faim, de soif, cela fait donc peur aussi. Être pauvre fait honte forcément, on colle le « parent pauvre » en bout de table, parce que l'on veut être gentil, parce qu'il est de la famille, mais on ne veut pas trop le voir non ou qu'il risque de parler avec quelqu'un et d'ennuyer des invités plus chanceux. On compte les petites cuillères et les bouteilles à la fin du repas. On surveille ses poches, on ne sait jamais bien que les pauvres soient réputés avoir les poches crevées.

     

    C'est la raison pour laquelle on aime bien les pauvres exotiques même quand ils migrent pas loin de nos centre-villes, eux ne culpabilisent pas. On s'identifie plus difficilement à eux, donc leur pauvreté fait moins peur, voire elle paraît pittoresque. On les considère avec un peu de condescendance cependant.Et on évite d'aller vers eux de trop quand même car les pauvres ça sent mauvais n'est-il pas ? Les enfants des riches n'ont pas ces pudeurs quand ils vont acheter leur herbe en banlieue...

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  • Viva Salvini

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    salvini.jpgEn France on a Marine le Pen, « meilleure ennemie de droite » des bien-pensants. Elle est politiquement nulle et passe son temps comme tous ceux qui ne sont pas de gauche en France à chercher la justification de ses convictions face aux arbitres des élégances politiques. Elle est le meilleur repoussoir qui soit pour que les fameuses z-élites justifient leur haine des petites gens, des milieux précaires. Les « ploucs » rien que des fachos ! Évoquer sans la condamner, avec ne serait-ce que quelques nuances le vote Front National et les raisons y encourageant, c'est risquer de se faire « anathèmiser » immédiatement, rejeter dans les limbes extérieures de la vie politique, celles des fameux « nostalgiques » des z-heures les plus sombres et pire encore...

     

    Elle permet de parquer les mécontents tout en niant leur colère pourtant légitime, en l'assimilant à tous les maux de l'histoire possible. Tout comme à l'opposé de l'échiquier politique Mélenchon a le même rôle pour les électeurs de gauche.

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  • Les cathos victimes consentantes ?

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    religion, pédophilie église, société, politique, sexe, amaury watremezA chaque affaire de pédophilie dans l’Église (voir à ce lien), c'est le même « storytelling » qui ressort même si le Pape condamne sans ambiguïté (voir ici) :

     

    Suspicion sur l'ensemble du clergé et des catholiques, leçons de sexualité de divers « spécialistes », cathos en rupture de ban évoquant le mariage des prêtres, c'est haro sur les cathos ! Des « spécialistes » distribuent les bons et mauvais points (voir ici) et on reparle encore de « la manif pour tous », on insiste bien sur tous ces cathos tellement coincés, si possible on interroge des paroissiens de saint Nicolas du Chardonnet, des militants de « Civitas » qui sont pour beaucoup des idiots utiles, des charismatiques dans la dénégation fébrile d'être réac et de droite, ce qui ne sert à rien car ils sont déjà catalogués de toutes façons etc...

     

    Il faut dire que la communication des responsables est toujours plus qu'hasardeuse et hésitante, on sent leur malaise palpable. Il y a une constante, les pires sont souvent les plus progressistes, tel monseigneur Gaillot couvrant des années le père Vadeboncoeur dans son diocèse d’Évreux.

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  • L'ignorance et la sottise en marche

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    Flat-Earth.jpegL'ignorance et la sottise vont souvent de pair, cela se vérifie souvent au cours de l'histoire. Je ne crois pas personnellement au merveilleux « bon sens » inné qu'aurait les personnes dites « simples » n'ayant rien appris, moins « pourries » que les savantes. Ce « merveilleux bon sens » mène le plus souvent à massacrer dans la population ceux ne ressemblant pas à tous les autres. Ce n'est qu'une manière de se rassurer de la part des ignares. Je ne pense pas non plus que tout savoir s'apprend à l'école. Ce désir d'apprendre part de la volonté de s'élever de la part de ceux en faisant preuve. Et parfois ils apprennent par eux-mêmes. Tous finissent par comprendre que cela demande un effort, du travail, que cela ne se fait pas en claquant des doigts.

     

    Pourtant, le savoir est remis en cause de multiples façons...

     

    D'aucuns parmi les scientifiques eux-mêmes, on ne sait trop pourquoi, comme André Pichot remettent en question l'histoire des sciences sur la base de paradigmes que l'on a un peu de mal à entrevoir (ou trop bien), (voir à ce lien)

     

    L'hyper-féminisme, la communautarisation des individus mènent à donner à la sottise et l'ignorance de plus en plus d'importance au nom de la lutte contre le racisme, les stéréotypes, et j'en passe (voir cette vidéo où la femme s'exprimant est une universitaire). Il faudrait remplacer cela par d'autres normes, évoquer la magie, la sorcellerie pourquoi pas ? Pour ne risquer de ne complexer, de ne blesser personne, dans l'idée du « il ne faut pas stigmatiser ». Le savoir serait stigmatisant pour des populations d'origine immigrée se sentant inférieures de ce fait.

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  • Billet d'été : haro sur les bermudistes

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    bermuda.jpgEn été il est d'usage de traiter des sujets plus légers, moins prise de tête, ce qui permet généralement à nos gouvernements déjà depuis longtemps de passer en loucedé des lois et décrets qui susciteraient des tollés abominables à d'autres moments de l'année. Je m'étonne que personne ne songe à traiter du thème gravissime des porteurs adultes de bermudas, j'ai nommé les « bermudistes ».

     

    Il est devenu d'usage pour des hommes adultes, majeurs et vaccinés depuis quelques années déjà quand il fait un peu chaud de se mettre en bermuda et polo ou ticheurte pastel, à motifs enfantins voire infantiles, bref de s'habiller en gamins de douze ans retrouvant sans doute ainsi ce qu'ils pensent être l'innocence idéalisée de leur pré-adolescence pré-pubertaire.

     

    (voir illustration ci-contre, photo de l'auteur).

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  • Les vacances de madame Macron

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    brigitte macron, vacances, brégançon, société, politique, amaury watremezToutes ces vacances, les journalistes, indépendants, soucieux de leur liberté de parole, jamais serviles, toujours libres bien sûr, n'ont eu de cesse de nous raconter ce que la femme du patron faisait, disait, mangeait. Si elle nageait, ou pas, dans la piscine construire pour elle et ses enfants sans doute à grands frais (voir lien ici, une piscine hors sol à 34000 euros), si elle faisait du vélo, (voir photo : celle-ci n'est pas un montage mais une capture d'écran du « touitteure » de « Paris Match », avant que le stagiaire qui a trouvé ce titre pour le moins malheureux ne se fasse virer), si elle faisait du « jet-ski »....

     

    ...Toutes choses fondamentales à savoir.

     

    C'est un festival « d'anodineries » diverses et variées, d'éloge louangeur de la reine-mère et de son prince qu'on sort. Et le pire est que ça fonctionne. Des admirateurs du président, des fans de « pipole » que des mauvais esprits auraient vite fait sans doute de traiter de couillons béats, attendent bien sagement, bien docilement que le couple daigne se montrer de temps en temps à la foule populacière et teeeellement vulgaire ma chère (voir à ce lien).

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  • Me too, for Aretha

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    #metoo
    #arethafranklin
     

  • A l'assaut des conformismes de la génération Z

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    société, politique, génération Z, informatique, internet, zombielennials, amaury watremezEn France comme dans tout l'Occident, il n'est pas bien vu d'avoir l'esprit critique. Je veux dire par là le véritable esprit critique, celui qui remet en cause réellement la dogmatique actuelle. Il est de moins en moins bien perçu d'exprimer une opinion contraire au reste de la société. La pluralité est mal vécue, elle est anxiogène, et puis elle suppose de se conduire en adulte, de réfléchir par soi-même, de faire en somme un effort insupportable pour beaucoup en 2018. On dirait que la plupart aimerait se comporter en gamins irresponsables, à charge pour les « pions » de sonner la fin de la récré de temps en temps...

     

    Je ne vous dis pas dans cette optique le sacrilège qu'est l'acte de s'attaquer au conformisme des plus jeunes. Et pourtant ce n'est pas exactement eux qui sont pour moi le problème, mais leurs parents et tous les éducateurs qui ont omis de leur apprendre, de leur donner le goût de remettre les certitudes en question. Et conventionnels ces jeunes le sont, à un degré rarement atteint auparavant qu'ils. appartiennent aux « Millenials » ou à la très docile « génération Z ». Celle-ci frappe, elle fait peur, cette obéissance irréfléchie à des règles d'un arbitraire extrêmement fort, plus dures que celles qui pouvaient exister auparavant.

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  • Fiche aussi ça imbécile de barbouze

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    La tentation est toujours tellement forte, ils ne peuvent s'en empêcher, allez tiens imbécile de barbouze fiche aussi ça...

    La CNIL va enquêter sur le fichage des tweets liés à l'Affaire Benalla

    La CNIL va enquêter sur une étude des tweets liés à l'affaire Benalla

  • Collapsologiste ?

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    réchauffement.jpgA la télévision, sur les réseaux dits sociaux, interviewé par un journaliste la chemise au col bien ouvert rigolard, on les voit l'air ravi, béat, un rien hébété, cela devient un « marronnier » dés qu'il y a un peu de soleil :

     

    « C'est super la chaleur, quarante degrés, c'est comme sous les tropiques ».

     

    Il y a ceux se réjouissant d'aller sur la plage à la mi-mai, ceux qui boivent un coup en terrasse, tous ceux qui se dépoitraillent progressivement comme tous les autres, pour montrer qui un tatouage, qui son épaule ronde et potelée. Parenthèse, les shorts des filles, de plus en plus courts, sont d'ailleurs de plus en plus un indice majeur en ce moment des conséquences de la crise économique, et donc de la pénurie de tissu.

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  • Laissez nous vous faire préférer le train qu'ils disaient...

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    #SNCF

    SNCF, société, politique, citoyenneté, vacances, amaury watremez

    Un fiasco parmi d'autres après ceux de Montparnasse, ceux de saint Lazare etc...

     

    7 Août 2018

    Train de 17h52 Caen-Paris bloqué sur la voie jusqu'à 5 heures du matin

    Pas d'information...

    Pas de nourriture...

    Pas d'eau...

    Pas de couverture...

    Pas de sécurité...

    Pas de cars ou taxis de substitution...

    Pas le droit de l'ouvrir, présence discrète des flics du rail...

    Pas de geste commercial...

    Pas de gestion de crise...