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Histoire

  • Le vivrensemble : encore du boulot

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    J'ai un vitiligo :

     

    vitiligo, société, éducation, amaury watremezUne dépigmentation progressive et lente de la peau par plaques qui se voit particulièrement en été quand je bronze, ayant commencé par un point blanc sur la main droite....

     

    Ce léger handicap ne m'a jamais pesé, il fait partie de moi, moi qui prend sans aucun doute un malin plaisir à en rajouter dans la différence et le hors norme. Les médecins ne sont pas d'accord sur la cause de ce phénomène et finalement ne savent pas très bien d'où cela vient : maladie auto immune, maladie psychosomatique, on ne voit pas exactement...

     

    Il faut donc vivre avec.

     

    Il y aurait un traitement au laser dans une partie du cerveau et aussi sur les parties décolorées, mais dangereuse et risquée.

    Et sans aucune certitude de résultat.

     

    Je travaille avec des adultes qui ont pour mission de former les citoyens de demain, et des « citoyens de demain » ayant souffert d'après ce que l'on dit constamment du racisme, du rejet, de la ségrégation. Les premiers donc en théorie chargés de les former à ce fameux « vivre ensemble » dont on nous rebat les oreilles depuis bientôt plusieurs décennies. Si la plupart des personne sont bienveillantes, d'autres imaginent tout sur ce vitiligo...

     

    Il y a ceux pour qui c'était des symptômes du SIDA (véridique), d'autres pour qui c'était parce que je me lavais trop les mains, donc au bout d'un moment ça déteint...

    Logique.

    C'était allé au point où certains collègues prétendaient me défendre contre l'homophobie et la ségrégation des malades du SIDA.

    Il y a aussi tous les autres pour lesquels c'était contagieux rien qu'en touchant une surface que j'avais effleuré.

    Et la piétaille qui est trouve juste que c'est « bizarre » donc insupportable...

     

    Tous sont censés pratiquer déjà le fameux « vivrensemble » qui n'existe finalement dans la tête des bien-pensants qui n'ont que ça à la bouche mais pour les autres...

    Car eux les premiers pratiquent l'endogamie à haute dose...

    Finalement quand ils évoquent du « vivrensemble » il s'agit finalement surtout de « vivre ensemble » avec des « mêmes », avec des « reflets » de soi au fond...

    Ce qui n'est pas très compliqué il faut bien avouer...

     

    Je cumule les signes de différence, à croire que je le fais exprès (rires).

    J'ai toujours cultivé ma singularité, c'est toujours tellement mieux d'être soi-même que d'essayer d'être quelqu'un d'autres...

     

    Image prise ici

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Amaury - Grandgil

  • La défaite de la littérature

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    rentrée littéraire, société, politique, littérature, société, amaury watremezIl est ancien le reproche d'égocentrisme adressé aux littérateurs prétendant en couchant des mots sur le papier récréer qui des univers, qui un passé révolu ou un futur rêvé ou cauchemardé. Écrire c'est aussi emmener le lecteur vers sa liberté, vers plus d indépendance. Les dictateurs fous du XXème siècle, les théocrates, les idéologues radicaux ne s'y trompent pas, tout comme nos bien-pensants, ils commencent d'abord et à chaque fois par censurer ou brûler en autodafés les œuvres littéraires qui dérangent les certitudes qu'ils voudraient imposer.

    Ils font mine de dédaigner de mépriser ces livres qui forcément ne sont pas très sérieux, ces historiettes contredisant les plans qu'ils ont pour le reste du genre humain, pour faire son bonheur, qu'ils disent, même si les autres êtres humains ne sont pas d'accord.

     

    L'arbitraire commence toujours par un bon gros décervelage intensif...

     

    Tout écrivain écrit pourtant en partant d'un matériau qui est lui-même, ce n'est pas une découverte :

     

    Dans « l’Éducation sentimentale » Flaubert évoque son amour pour madame Schlesinger, Madame Bovary c'est lui ainsi qu'il le dit, Baudelaire met tout de lui dans ses quatrains, Racine livre sa vision du monde dans ses tragédies, Molière aussi dans ses comédies, Chateaubriand raconte ses tribulations, Yourcenar esquisse des personnages qui sont toujours son propre « moi » idéalisé etc...

    Et ce depuis longtemps.

    Cependant, les auteurs faisaient en sorte et pour certains font toujours de le transformer, d'en faire quelque chose qui atteigne à l'universel et intéresse la plupart des lecteurs qui pourront s'y retrouver. Rappelons que la majorité des « classiques » du XIXème siècle étudiés maintenant avec componction parfois à l'école étaient publiés d'abord en feuilletons dans des journaux populaires à deux sous, qu'ils n'étaient en rien réservés à une pseudo élite...

     

    L'auteur de ces lignes fait d'ailleurs son « mea culpa », il a lui-même écrit un roman où l'on retrouve beaucoup de lui dedans, de ses compulsions littéraires et politiques, de ses amours et ses emmerdes mais il essaya à sa décharge de faire œuvre littéraire.

     

    Et puis fut inventé l'« autofiction ». Non seulement la plupart des auteurs qui se vendent bien, qui sont à la mode, partent d'eux-mêmes mais ils considèrent leurs livres comme des rapports psy sur leurs petites névroses, leurs problèmes d'enfance, leurs désirs clandestins mis à la portée de tous les passants soulevant des polémiques ignobles encore cette année dés le début de la « rentrée littéraire », réglant leur complexe d’œdipe ou d'électre au vu et au su de tout le monde, excitant la curiosité abjecte du grand public achetant leurs bouquins comme pour regarder dans un trou de serrure.

     

    Le grand public se répand pour le défendre ou l'incendier sur les réseaux dits sociaux, l'injurie, le conchie, veut le réhabiliter parfois, mais au fond c'est toujours de la promotion à son bénéfice.

     

    Je ne donne pas de nom exprès, ils ont déjà bien assez de pub un peu partout, et pour des pervers narcissiques dans leur genre parler d'eux même mal c'est quand même encore et toujours parler d'eux. Et ils adorent. Il y a celui qui crache sur ses parents et sa famille, dont le passé obscur a été révélé pour le lui opposer et qui en est à la troisième réédition de son torche cul grâce à tout cet étalage sordide.

     

    Sans doute le sait-il et il s'en fout clairement.

     

    Il y gagne sur tous les tableaux. Il le sait très bien, et il sera invité encore longtemps à la télévision et dans les journaux pour se répandre sur lui-même et son nombril.

    Il y a cette « héritière » qui a clairement bénéficié des réseaux de son père dont elle est la fille illégitime, qui profite cyniquement de tous les avantages y étant liés. Dans ses livres elle fait toujours allusion à sa pauvre vie, on en est persuadés, de pauvre petite fille riche et bien névrosée.

     

    Et la littérature en est blessée, elle y perd...

     

    Jusqu'à sa défaite...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Boulot de fainéant

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    politique, école, société, éducation, rentrée, professeurs, amaury watremezDans un petit café un gugusse du genre que l'on trouve partout en France encore un petit peu m'apostrophe les deux mains serrées autour de sa ceinture (attation hein c'est un bonhomme, il le répétera plusieurs fois pour nous en convaincre).


    "Vous faites quoi dans la vie m'sieur ?" balance-t-il...


    "Je suis prof", lui réponds-je sachant très bien ce qui allait suivre ce qui fait que je n'ai sûrement pas pu m'empêcher de sourire d'un air un peu goguenard :


    "Ah vous vous foutez rien quoi !", me lance-t-il sonorement sans complexes en rigolant.

     

    Il croit bon de rajouter :


    "Moi j'ai tout appris à l'école de la vie, m'sieur, pas eu besoin de lire toutes ces conn'ries, Baud'laire tout ça, ça sert à rien les livres"


    Ah ! L'école de la vie, la fameuse, que de conneries on dit en son nom dans tous les milieux partout...


    Le gars qui l'a invoqué passe ses journées à tenter sa chance au PMU. Et finalement je le plains plutôt qu'autre chose. Il passera toute sa vie à côté de merveilles plus nourrissantes pour son esprit que ses petits tickets de tiercé, ce racket légal sur les plus petits, les humbles dans son genre, les éclopés de la vie, après tout tant mieux qu'il ne soit pas très malin il ne saura jamais l'étendue de son malheur.

     

    Je m'en fous de ce qu'il pense, après tout les deux mois de vacances estivales je ne les vole pas. Le plus clair de mon temps je le passe derrière des parents un peu dans son genre qui n'éduquent surtout pas leurs gosses, jamais, les collent devant la nounou télévisuelle ou informatique. Cela ne semble plus être très à la mode visiblement l'éducation au sens large. Les gosses ne savent plus les bases de la sociabilité, ne parlons pas des bases culturelles à commencer par l'histoire et la maîtrise de la langue.

     

    Pour cette dernière il suffit de lire la plupart des statuts des réseaux dits sociaux à quelques exceptions notables. C'est bien de vouloir faire passer un message de révolte drôlement important mais quand il est enrubanné de fautes de syntaxe et d'orthographe ça pique avant qu'on n'arrive à le comprendre.

     

    Il y a ce lieu commun mille fois entendu du « moi je suis simple je parle comme je veux tant qu'on me comprend ». Il est même devenu de bon ton chez les z-élites, chez les bourgeois pédagogues de jouer les anciens mauvais élèves, de laisser entendre qu'on était un cancre, qu'on n'a pas vraiment de culture classique comme si avoir été un gosse sage, travailleur et sérieux était une honte. Y compris chez les enseignants dont la plupart à les entendre étaient les mauvais élèves de leurs classes. Et qui pour certains copinent avec les rigolos des écoles par une sorte de snobisme à l'envers ridicule...

     

    Ces fameuses z-élites toujours en retard d'un wagon veulent développer et redonner le goût de la lecture, ce qui est louable, mais ils commencent en expurgeant les bibliothèques publiques de tout ce qui pourrait gêner l'expression de la « bonne parole ».

    On pourrait parler longuement de l'échec complet des élites à comprendre, s'opposer et contrer les conséquences de la révolution numérique, du gougueule utilisé pour tout et n'importe quoi, ou des ravages de wikipède copié collé la plupart du temps sans autre forme de procès. On pourrait démonter aussi quelques tabous sur l'égalitarisme forcené et l'hypocrisie des politiques éducatives.

     

    image extraite de « chez Francisque » de Larcenet et Lindingre

     

    voir à ce lien

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Dessine moi un "réac"

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    illustrations : photos de ma bibliothèque de « réac »

     

    littérature, politique, société, réac, progressistes, amaury watremezComment définir ce qu'est un « réac » selon l'étiquette en vogue ? L'épithète vient de la gauche, un réac est celui, ou celle d'ailleurs, refusant la marche heureuse de l'humanité vers le progrès, un réac est donc méchant, mauvais. L'adjectif est péjoratif mais pourtant revendiqué par tous les individus de bonne volonté -mais ça ne suffit pas- qui ne comprennent pas pourquoi ils devraient accepter sans barguigner des dogmes modernistes à l'arbitraire d'une violence rare.

     

    Les « réacs » actuels passent leur temps à se justifier de l'être, c'est excessivement pénible, on l'a souvent dit sur ce blog mais la pédagogie n'est-elle pas de répéter, et attention ils affirment qu'ils ne le sont pas sur tout. Combien j'ai pu en lire qui se revendiquent tels mais finalement tout aussi libertaires que les autres quant à la morale individuelle et collective, qui prétendent toujours avoir des « amis de gauche » ce qui montrerait leur grande ouverture d'esprit « a contrario ». Les « réacs » contemporains se définissent donc selon la perception qu'a d'eux le camp adverse, déjà à partir de là je tique fortement...

     

    On croirait qu'ils ont peur d'être des électrons libres hors du troupeau, peur d'être lucides et une grande terreur de la nuance, de la rationalité. Qui ne pense pas tout à fait comme eux est contre eux ainsi qu'en sont persuadés la majorité des gens en 2019. En notre époque de farouche simplisme de l'expression politique où celle-ci se réduit à balancer des slogans sans cesse répétés.

     

    Un bon réac en 2019 est un réac qui accepte sans protester de se faire sermonner de temps en temps et de jouer sa partition d'ancien enfant de chœur quand il passe à la télé ou qu'il écrit dans les journaux...

    Il se plaint aussi « qu'on peut plus rien dire » mais ne le dit pas ou parle de ce qu'il croit en empruntant de nombreux détours et circonvolutions...

     

    Les réacs d'antan, les anars de droite « à l'ancienne », ont par contre la belle vie. Ils sont souvent bien vus des bien-pensants qui passent leur temps à les réhabiliter, qui en font des figures acceptables à leurs yeux en détricotant les véritables convictions des anciens réacs. Ceux-ci ont un avantage, ayant avalé leur bulletin de naissance depuis longtemps, ils ne peuvent protester face à des récupérations parfois abusives et une édulcoration massive de leurs écrits et opinions.

    Les bourgeois pédagogues regimbent un peu à la dédicace de « La Grande peur des bien-pensants » à Édouard Drumont dont la postérité ne retient que l'antisémitisme alors que c'est quand même très réducteur. Ils froncent du nez quand ils parlent du sketch de Desproges sur « des juifs qui se sont glissés dans la salle »...

     

    Une de leurs erreurs plus répandues, puisqu'il est question de cet auteur, est par exemple de faire de Georges Bernanos un compagnon de route des anti-franquistes, des Brigades Internationales qui aurait soudain complètement retourné sa veste à cause de ce qu'il avait vu durant la Guerre d'Espagne. Ils oublient qu'en 48, ainsi qu'il l'affirme avec force dans une conférence de presse à des journalistes américains, Bernanos était toujours anti-démocrate, farouchement, et monarchiste, et fidèle aux idéaux de sa jeunesse.

     

    Forcément, un réac mort est inoffensif, on ne risque plus grand chose, on n'a pas à craindre sa colère. Et l'évoquer c'est apporter une légère odeur de soufre à son discours, se coller des frissons, du traczir à peu de frais, jouer les « voyous », les « affranchis », les esprits libres. Bien entendu, ils ne sont pas complètement fous et se hâteront de recommander d'expurger les bibliothèques publiques de tous ces auteurs un peu trop transgressifs si mis à la portée de tout le monde. Finalement comme tous les fanatiques, comme tous les idéologues ils ont une peur bleue de la littérature.

     

    Je me suis parfois fait traiter de « réac » voire de fâââchiiste, de tout ce qu'on veut, généralement ça me donne envie de rajouter des grosses caisses et d'appuyer encore plus là où ça gène Opposer l'injure à un contradicteur montre aussi le plus souvent que les convictions que l'on affiche sont des plus fragiles et peu étayées intellectuellement.

    littérature, politique, société, réac, progressistes, amaury watremezIl ne faut pas non plus pousser grand-mère dans les orties raison pour laquelle je suis parti d'Agoravox à force de subir menaces, injures et calomnies diverses et variées à longueur de commentaires de mes articles...

    Dans les époques troublées je me demande parfois finalement si la meilleure solution pour un « réac », un électron libre, ne serait pas de partir « au désert » avec sa bibliothèque si possible, celles et ceux que l'on aime non loin, loin d'une société qui part à vau-l'eau, qui n'écoute plus les voix de la raison.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Tombe la neige en Août

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    politique, richard gere, déni du réel, politique, société, amaury watremezCe qui est le plus étonnant à gauche en particulier (pas toute la gauche, il y a aussi des gens lucides à gauche mais c'est comme les poissons volants, il n'y en a pas tripette non plus pour reprendre le mot d'Audiard mis dans la bouche de Gabin dans « le président ») et chez la plupart des bien-pensants en général c'est le déni forcené du réel, déni constant. Il y a quelques décennies, c'était sûr, le maoïsme allait tous nous sauver, les khmers rouges nous vengeaient de la mainmise américaine, et Staline avant ça était un bon père nourricier pour tous les prolétaires de la planète.

    On devrait rappeler alors qu'un des lieutenants de Pol Pot vient de mourir dans son lit à 93 ans (voir à ce lien) combien de salopards bizarrement amnésiques maintenant le soutenaient dans les années 70. Ils sont encore bien présents dans les arcanes du pouvoir...

     

    Chez les bien-pensants, chez les bourgeois pédagogues, si on décide que dehors il neige en août, c'est qu'il neige en août, il n'y a pas à discuter. S'ils décident que les pauvres ne doivent plus manger de viande provenant d'animaux correctement élevés ils ne doivent plus manger de viande. S'ils décident que le réchauffement va tous nous tuer d'ici dix ans, pour eux dans dix ans on est tous morts. Le tout dans leur esprit n'est manifestement pas de chercher des solutions, de réfléchir sur ce que l'on pourrait faire de tangible, de concret.

     

    Que nenni ! C'est qu'ils y tiennent à leurs vacances au chaud vers lesquelles on va en avion ! C'est qu'ils y tiennent au confort d'une bonne clim pendant les grosses chaleurs en été (car oui certains redécouvrent qu'il fait parfois très chaud en été).

     

    Non, l'essentiel est de faire la leçon au prolo, au « pue la sueur », aux « ploucs », aux « hommes des bois ».

     

    Le réel pour eux n'existe pas, il les gène, il fait mal, il pique, il contredit leurs certitudes, la principale étant qu'ils sont de belles âmes et des personnes de progrès. Ils rêvent, ils sont utopiques eux, ils sont idéalistes eux qu'ils disent. Ils se rêvent rebelles rimbaldiens la brioche de notable déjà bien apparente. C'est mieux quand ils se regardent le nombril ou qu'ils se scrutent avec admiration dans le miroir :

     

    « Je suis riche mais je suis révolté donc ça compte pas, je me sens moins coupable quand je croise par hasard un mendigot dans la rue ».

     

    Ne parlons pas de leur réel qui si on l'évoque les ridiculise assez vite comme l'acteur Richard Gere qui ne tourne pas grand-chose de notable depuis longtemps qui va soutenir les migrants en Méditerranée. Et qui rentre ensuite en jet dans une propriété de combien de mètres carrés déjà ? De combien de pièces ? Combien de piscines ? Il ne voit pas la très légère contradiction avec son désir affiché de défendre les plus pauvres ? C'est sympa la Méditerranée il fait un peu moins chaud à cette époque de l'année (voir à ce lien)...

     

    Et rappelez moi il en a ramené combien chez lui ?

     

    Chez ces bourgeois pédagogues détestant le réel les femmes portant le voile dans nos pays deviennent des héroïnes soucieuses de montrer que leurs corps leur appartiennent et non des fanatiques stupides. D'ailleurs dans les rues les transports en commun des villes, ils ne voient pas plus de migrants qu'avant, pas plus de diversité, pour reprendre leur terme, qu'avant, ni d'insécurité qu'ils résument à un « sentiment » donc à quelque chose de très subjectif.

     

    Et puis quand on insiste un peu, on traite le contradicteur de raciste, de fââchiiste voire pire encore. Avant ça fonctionnait systématiquement, en 2019 de moins en moins bien que beaucoup soient encore incroyablement terrorisés du couperet politiquement correct.

     

    Tous ces privilégiés font de la sur-compensation une fois leurs affaires bien installées quand les rentes tombent régulièrement, se rêvent conspirateurs. Je raille les bien-pensants aujourd'hui mais j'en aurai autant contre ces bons apôtres de droite qui bien installés se voient alors comme tellement politiquement incorrects qu'un jour peut-être ils casseront leur PEL pour le retour de la Monarchie, ou que sais-je encore, mais pas tout de suite, pas encore, faut attendre. C'est pas le moment.

    Pour l'instant ils profitent de leur argent et du confort de tel ou tel groupuscule...

     

     

    Chanter « Maréchal nous voilà » en loucedé, faire du révisionnisme, délirer sur la terre creuse ou plate, ou s’époumoner sur « Deutschland überalles », se faire un restau fin après avoir célébré Louis XVI à la Concorde un 21 janvier ça donne l'attrait du transgressif, de l'interdit facile. Pour moi cela revient exactement et strictement au même que les bourgeois pédagogues...

    Tout cela permet à ce milieu de nantis d'entretenir pour eux l'image très flatteuse qu'ils ont d'eux-mêmes...

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • De bons présages

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    De Neil Gaiman et Terry Pratchett chez « J'ai lu »

     

    Série en six épisodes sur Amazon prime

     

    goodomens.jpgLe démon tentateur du jardin d’Éden, un diablotin secondaire du nom d'abord de Rampant puis Rampa, il préfère, et l'ange gardien d'un des portails du Paradis, Aziraphale, développent au fur et à mesure que les siècles passent une amitié dangereuse aux yeux de leurs « supérieurs » et inattendue. Ils ont en commun leur affection pour le genre humain. Ils habitent tous deux Londres. L'ange avait donné en douce son épée de feu à Adam et Eve quand ceux-ci sont chassés du paradis originel et le démon était un peu déçu que ses actes aient menés à la disgrâce des deux premiers êtres humains.

     

    L'un, l'ange, apprécie les livres,, il devient bouquiniste, et la gastronomie, l'autre, le démon, ne jure que par la musique et les voitures de collection des années 30. Tous deux ont en horreur le XIVème siècle, on ne sait trop pourquoi, ou plutôt si, mais je ne vais pas le dire ici il faut lire l'histoire...

     

    Et ils aiment bien la Terre telle qu'elle est même s'ils sont sans illusion sur les primates se tenant debout sur leurs pattes arrière la peuplant. Ils finissent au cours des siècles par passer entre eux un arrangement d'entraide mutuelle : quand l'un est occupé à autre chose l'autre le remplace.

     

    Les voilà bien embêtés et décontenancés quand leurs « autorités » leurs demandent de mettre en route la fin du Monde. Rampa est chargé de convoyer l'antéchrist et de procéder à l'échange avec un bébé normal, Aziraphale doit préparer la guerre ultime contre les légions infernales. Rampa confie l'enfant à des nonnes diaboliques pas très douées qui se trompent et le confient à un couple humain tout ce qu'il y a de plus banal et non aux diplomates prévus au départ (comme dans « la Malédiction » le film millénariste des années 70).

     

    Onze ans passent...

     

    Le soit-disant Antéchrist ne montre que peu de dispositions pour le Mal, enfin pas plus que n'importe quel adolescent de son âge. Et bientôt une des anciennes nonnes avouent aux deux compères l'erreur qu'elles ont commises. Ceux-ci se sont rapprochés de leur but véritable, dans l'idée d'empêcher la fin du monde, à la lecture de prophéties d'une voyante du XVIIème siècle, Agnès Barge. Pendant ce temps, une des descendantes d'Agnès et un petit petit enfant d'un inquisiteur se sont mis également en chasse du gosse maléfique.

     

    Ceci c'est juste le tout début du livre, ne croyez pas que j'allais raconter le reste...

     

    ...J'ai d'ailleurs omis volontairement plusieurs détails que vous découvrirez bien par vous mêmes.

     

    J'aime beaucoup Neil Gaiman, auteur entre autres de l'excellent « Neverwhere » et des scenarii du comic book « Sandman », plus original que les autres. Le livre est truffé de petites remarques et notations caustiques sur l'être humain, et sa capacité de faire le mal sans que finalement Rampa n'ait beaucoup de choses à faire pour les y amener ainsi qu'il le fait remarquer plusieurs fois à Aziraphale. Si on a lu le livre avant de regarder la série, on ne découvrira pas grand chose, Neil Gaiman également scénariste s'étant contenté de rajouter quelques détails et précisions. Cependant l'interprétation de Rampa par David Tennant et Aziraphale par Michael Sheen est tout bonnement exceptionnelle.

     

    Aux États-Unis, il paraît que l'histoire a provoqué quelques réactions de personnages n'ayant pas lu le livre et évoquant un livre sataniste. Neil Gaiman a trouvé ça inespéré, mieux que certaines protagonistes de son histoire. Concernant la bêtise humaine il n'invente donc rien, ce livre étant surtout une fable, à la manière de Swift...

     

    Amaury – Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Des mythes éculés (bis repetita ne placent pas toujours)

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    Je crois que là on entre vraiment dans le vif du sujet politiquement incorrect....

     

    histoire, révolution, société, politique, amaury watremezUn de mes grands pères parlait à propos de la Révolution Française de mythe éculé...
    C'est tout à fait ça, c'est pourtant le début de la fin concrètement, quand on raisonne logiquement sur la crise morale nous assaillant on le remarque de suite, le début des idéologies globalisantes meurtrières, le début des répressions "modernes" les plus sordides (je pense à la Vendée militaire que Gracchus Babeuf pas vraiment un réac appelait un "populicide"). 
    On oublie les tanneries de peau humaine à Angers, les colonnes infernales, les crématoires à Angers encore les instructions de la Convention à Carrier et autres joyeux drilles...

    On pourrait évoquer les massacres des Tuileries ou "de septembre"...
    Quand Louis XVI vous savez ce tyran, a refusé de faire tirer sur la populace hurlante qui a massacré alors tout le monde...

    Des historiens comme Braudel qui n'était pas vraiment de droite non plus le reconnaissent, la Révolution a fait perdre cinquante ans à ce pays. Je crois dans "Identité de la France"....
    On présente Louis XVI comme un type un peu terne (donc c'était un tyran ou pas ????). C'est toujours un petit gros dans les films sur cette période alors qu'il mesurait près de 2 mètres...

    Personne ne semble se rappeler de l'ignominie de son procés et de son exécution, tout comme pour sa femme...
    Les mythes sur lui et Marie-Antoinette continuent à perdurer.
    On oublie quand même que ceux qui ont fait la "Révolution" étaient les grands bourgeois les plus favorisés matériellement...Issus du Tiers Etat mais les plus riches.
    On oublie qu'il y avait des aristos désargentés aussi pauvres que les paysans parfois, rappelons aussi que les derniers serfs étaient sur les terres d'un certain Voltaire...
    On oublie un peu vite que l'abolition des privilèges concernaient l'abolition des spécificités juridiques des provinces et non une abolition des riches...

    La monarchie évoluait avec le temps, il suffit d'observer la signature officielle des rois, où la référence à Dieu fin XVIIIème devient déjà beaucoup plus discrète...

    Etc, etc

    Même chez des personnes ayant fait des études d'histoire, tous ces mythes sur la révolution forcément passage de l'ombre à la lumière ont la vie dure, terriblement dure...
    C'est pourtant une époque sur laquelle il reste tellement à dire (tout ?), une époque où l'instinct grégaire le plus dégueulasse s'est manifesté avec force, à commencer au moment de la "prise de la Bastille" dont le gouverneur fit ouvrir les portes aux braillards avinés...


    je crois qu'il reste 200 km d'archives inédites à Paris....

     

    Des amateurs pour dénouer tout cela...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • La marionnette et les pantins

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    écologie, greta thunberg, société, politique, assemblée nationale, amaury watremez

    Je plains plutôt qu'autre chose la petite Greta Thunberg. La pauvre jeune fille est la marionnette de ses parents et de quelques adultes qui profitent d'elle :

     

    Elle est une manière pour sa mère de regagner un peu de célébrité qu'elle a eu étant jeune comme actrice médiocre et pour son père de promouvoir le capitalisme dit « vert » (celui-ci consiste vendre des produits dits « bio » d'ailleurs c'est marqué dessus, sic) en ayant une figure de proue, un symbole vivant, en l'occurrence sa fille. Sur la photo controversée où l'on voit la petite manger de la bonne bouffe bien industrielle, les marques sont bien visibles. Cela s'appelle du placement de produit (voir à ce lien).

     

    Celle-ci y trouve son compte en étant au centre de l'attention suite à une ou deux pathologies psy. Son « Asperger » lui permettrait de voir le CO2 à l’œil nu, lui donnerait des pouvoirs magiques selon sa génitrice. Elle n'a plus à craindre de rencontrer d'autres personnes ce qui lui cause tellement d'inconfort n'allant plus en cours, elle est constamment le point de mire des médias depuis quelques mois, pour un temps...

     

    ...L'oubli viendra vite. Il vient toujours. Le bruit médiatique finit toujours par s'éloigner de ceux qui en font, et cela va de plus en plus vite. Et Greta redeviendra ce qu'elle est, une pauvre jeune fille inadaptée et souffrante.

     

    La gamine, incapable de contacts humains normaux de par son affection, est l'idole des bourgeois pédagogues, de tous ceux qui adorent faire la leçon au bon peuple, pour montrer combien les privilèges dont ils bénéficient matériellement parlant sont justifiés. Elle est une de ces « jeûûûnes » concernés selon leurs vœux. Quand elle est venue en France la première fois les gosses étaient quasi obligés d'aller à la manifestation contre les dérèglements climatiques (rien que l'énoncé de la manif fait rire, jaune...), la fameuse marche POUR le climat (voir à ce lien).

     

    A quand une marche pour la paix, contre la guerre et la violence parce que c'est très mâââl ?

     

    Les ados qui ne voulaient pas venir, qui préféraient, je ne sais pas, travailler pour leurs diplômes, étaient sévèrement tancés, sermonnés, raillés.

     

    Ils y sont venus en trottinettes électriques (batteries produites en Chine et en Afrique par des gosses esclaves) en ont parlé abondamment sur leurs smartphones et tablettes (je ne vous dis pas l'empreinte carbone) et sont sans doute allés fêter ça dans des magasins de nourriture « poubelle » franchisés style « Mac Do » ou « Starbeurks » (qui vend du café dont on retrouve les gobelets un peu partout dans Paris et les grandes villes ensuite...).Ensuite ils sont revenus pour recommander à Papamaman de bien acheter des produits « bio » ou prétendument éco-responsables.

     

    Mais de là à mettre en place des solutions de bon sens qui existaient il y a quelques décennies déjà, comme par exemple la consigne pour les bouteilles en verre que l'on rapportait au magasin, ne pas consommer des fruits et légumes hors saison, on en est encore très loin.

     

    Quant à percevoir les ravages du CETA qui a été signé en même temps que la venue de Greta (le même jour que son discours à l'Assemblée Nationale), on peut toujours rêver. On va en avoir de la bouffe poubelle pas de saison, de l'agriculture plus du tout équitable et, ou éco-responsable, de l'élevage intensif etc...

    La marionnette Greta a d'ailleurs bien répété sa leçon, elle n'a pas d'opinion sur le sujet (voir lien)...

    Ce qui veut tout dire sur la réel profondeur de son engagement...

     

    J'espère juste pour elle que son retour à l'obscurité se fera sans trop de dommages sur elle...

     

     

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    Amaury - Grandgil

  • Les électeurs amnésiques de Macron

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    sociéété, vote macron, macron, le pen, Le Pen, amaury watremezIl y a en France depuis le 10 mai 1981 un gros problème de santé publique sur lequel personne ne se penche vraiment. En effet, les électeurs souffrent rapidement d'amnésie sévère antérograde. Dés 1982, 1983, des électeurs de gauche ne se souvenaient pas avoir voté François Mitterrand à la fin de « l'état de grâce » une fois l'euphorie dissipée. Soient ils s'étaient abstenus, soient ils avaient voté autre chose. En 2002 suite au vote Chirac au deuxième tour de la présidentielle, on assista au même phénomène préoccupant, peu de gens se souvenaient avoir obéi aux injonctions anti-fâââchiistes (car le fâââchiisme était à nos portes déjà rappelez vous).

     

    Depuis l'élection d'Emmanuel Macron sur la base des mêmes grosses ficelles, cette amnésie a pris de l'ampleur. Ce ne serait donc qu'une infime minorité qui aurait voté pour lui. De très mauvais gré, mais là encore il s'agissait de faire barrage au fââchiisme incarné forcément par Marine le Pen en 2017 :

     

    Sous sa présidence, la police républicaine aurait éborgné, écharpé, tabassé le peuple manifestant son désaccord, c'est certain. Sous sa présidence, des lois censées nous protéger auraient restreint la liberté de la presse et une oligarchie insupportable autant qu'arriviste serait arrivée au pouvoir.

    Et les banlieues dites « diverses » seraient dans les rues dans une ambiance insurrectionnelle à chaque prétexte possible (match de foot etc...).

    Sans parler de la montée d'un communautarisme provoqué bien entendu « par la haine » des français...

     

    Ouuuf, grâce à l'élection de Macron on sait bien qu'on a évité tout cela, que rien de ce que je décris n'est arrivé...

     

    (pour les lecteurs mal comprenant je mettrai bien un émoticône pour bien signifier qu'il s'agit ici d'ironie)

     

    Je songe aussi à ces grands esprits qui nous expliquent doctement qu'avec l'abstention en fait Macron a été élu par une minorité d'électeurs. Arithmétiquement ils ont raison. Mais quand on considère la règle démocratique ils se trompent lourdement...

    Ils oublient toujours deux choses :

     

    En France l'abstention ne compte pas, ne comptent que les suffrages exprimés des citoyens qui ont fait l'effort certes surhumain d'aller voter. C'est ainsi, c'est injuste. Pas de place pour les fainéants du bulbe qui refusent de s'impliquer « a minima » et qui se donnent pour cela des justifications toutes plus nobles les unes que les autres de n'avoir su faire quelques dizaines de mètres pour aller déposer leur bulletin dans l'urne.

    Je songe en particulier aux enseignants, une des CSP qui a le plus voté Macron, deux fois plus que les autres, et qui maintenant se scandalise de la réforme de l’Éducation Nationale : « Ah oui mais tu sais il fallait faire barrage, on avait pas le choix »...

    Re-sic...

    Je songe à tous ceux qui entre les deux tours n'en pouvaient plus d'évoquer la montée du nazisme et tout le saint frusquin masochiste mémoriel habituel.

     

    La minorité qui vote à chaque élection c'est celle des privilégiés. Ils ne sont pas fous, ils votent pour le candidat qui défendra au mieux leurs intérêts à eux. Ce que s'emploie à faire Macron. Il suffisait de lire son programme, effort sans doute là encore surhumain pour les glorieux antifâââchiistes qui voulaient arrêter la montée d'un totalitarisme dans notre pays. Eux connaissent la valeur de l'expression démocratique, ils ne la méprisent pas contrairement à tous ces enfants gâtés qui somme toute chipotent sur leur liberté, voire sont prêts à les abandonner sous prétexte que si l'on n'a rien à se reprocher l'on n'a rien à craindre.

     

    Le pire dans tout cela c'est qu'en 2022 les mêmes risquent de re-voter pour Macron ou quelqu'un d'équivalent, exactement pour les mêmes raisons...

     

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    Amaury - Grandgil

  • De vaines polémiques en vaines polémiques

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    clivage, politique, société, arnaque, gilets jaunes, société, amaury watremezJe suis toujours surpris et effrayé, légèrement, il ne faut pas exagérer, sur le net et ailleurs de la persistance de clivages qui n'ont plus lieu d'être et qui n'ont plus grande signification en 2019. Je suis étonné que beaucoup passent encore leur temps à se traiter qui de "facho", qui de "gaucho", à mettre le contradicteur dans une case pratique pour ne surtout pas écouter ce qu'il a à dire. Je ne parle même pas de tous ceux se faisant traiter de "facho" qui passent leur temps à se justifier de penser ce qu'ils pensent en somme.

     

    Il y a celui qui pontifie doctement sur le marxisme et le communisme comme autant de dangers encore existants dans le monde actuel, il verra des moujiks révolutionnaires le couteau entre les dents partout. Celui qui ne jure que par le libéralisme à en être plus radical que certains boursicoteurs eux-mêmes. Il y a celui qui pense que la fin du monde est proche, qui peste sur la décadence, celui qui croit que le progrès technique nous sauvera de tout.

     

    Et je pense à tous ceux pour qui Emmanuel Macron est un homme de gauche et Les Républicains un parti de droite...

     

    Durant le même temps les vrais maîtres de cette société, les argentiers, les financiers, les grands patrons doivent bien s'en amuser :

     

    "Non seulement on leur confisque leurs droits sociaux au fur et à mesure mais en plus ils s'écharpent entre eux les cons alors qu'on leur laisse juste de quoi survivre et consommer encore juste un peu, juste suffisamment pour demeurer dociles voire serviles".  

     

    J'ai cru comme beaucoup un temps que les "Gilets Jaunes" pouvaient amener une sorte d'union des bonnes volontés, des gens de terrain en recherchant et en trouvant des solutions empiriques contre la précarisation du travail, contre la pauvreté. Ce mouvement né du refus de l'impôt pouvait déboucher sur une refonte du système, un retour au bon sens, à commencer par le bon sens alimentaire, le bon sens du quotidien. Il pouvait aussi faire émerger une problématique délicate et essentielle :

    Les français dits de souche ne bénéficient plus de la redistribution.

     

    Tout cela resta finalement bien timide, voire timoré. On multiplie les actes sans aller plus loin, sans réflexion politique absolument indispensable derrière. On égratigne le pouvoir, et on lui fiche une belle trouille (cf l'épisode de l'enfoncement de la porte du ministère de Griveaux ou le gilet pare-balles de Macron quand il est en public) mais finalement on ne remet rien en question sur l'essentiel. Et on continue de voter pour la même clique d'oligarques qui jouent la comédie du clivage se distribuant les rôles à la sortie de leurs "grandes" écoles.

     

    Et vous amis lecteurs, vous continuez à marcher dans la blague, dans la farce, à y croire à fond vous passionnant pour des personnes que vous enrichissez beaucoup plus que ce vous pouvez rêver de gagner depuis maintenant des décennies.

     

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    Amaury - Grandgil

  • La formidable religion de paix et d'amour

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    islam, politique, société, allah, laicité, amaury watremezIl paraîtrait que madame Belloubet, garde des sceaux et d'autres "marcheurs" souhaiteraient introduire dans le droit français le délit "d'islamophobie", et donc par extension le délit de blasphème. Elles considèrent, sans doute avec raison, que les musulmans ne sont pas capables de comprendre la dérision, la satire, l'ironie, le second degré et que donc il faut légiférer. Toute personne osant donc émettre une critique sur cette foi religieuse qui c'est de notoriété publique ne pose aucun problème dans aucun pays du monde sera donc suspect de racisme. Ce qui est déjà le cas la nouveauté étant que ce sera dans le droit.

     

    J'écrirais donc ce texte en fonction de...

     

    L'Islam est une religion née au VIIème siècle de l'ère commune ou chrétienne. son prophète, Mohammed, l'a porté tout autour du Moyen et du Proche Orient avant de mourir et de céder la place à ses héritiers qui se sont divisés en chiites et sunnites. C'est un projet de société fraternelle et pleine d'amour pour ses semblables que l'on aide à s'organiser par des sourates qui déterminent ce que l'on peut faire ou pas, ce qu'il est convenable de dire, comment agir tout au long de l'existence pour les hommes et les femmes. Ces sourates sont complétés par des hadiths ou prescriptions juridiques qui sont autant de "coaching" pratique.

     

    L'individu ne décide rien, on lui indique tout, un projet de société "clé en main"...

     

    Les rapports entre l'Islam et l'Europe furent souvent conflictuels mais pas que. Il exista également des lieux d'échange intellectuels et spirituels afin de transmettre par exemple certains manuscrits de l'ancienne bibliothèque de Constantinople, entre autres choses. Rappelons aussi en passant que ce que l'on appelle les "chiffres arabes" que nous utilisons ne viennent pas d'Arabie, du Maghreb ou du Machrek mais d'Inde.

    Les populations chrétiennes ou d'autres minorités religieuses vivent c'est bien connu en très bonne entente avec l'Islam, ne sont jamais sujets de massacres, exactions, crimes, pillages, viols, chantage. De toutes façons quand certains mauvais esprits se hasardent à s'en plaindre, cela laisse l'Occident totalement indifférent ou presque.

     

    Il est bien connu ou presque qu'en Europe, aucun problème de délinquance, d'insécurité ou de violences ne provient de l'Islam qui a toujours su magnifiquement s'intégrer dans nos sociétés à condition de quelques aménagements bien entendu.

    N'est-ce pas merveilleux ces femmes qui ne veulent pas montrer leur corps selon des normes patriarcales et sexistes ?

    N'est-ce pas merveilleux ces gens refusant catégoriquement de manger du cochon sans doute par amour de l'animal et de ses droits ?

    N'est-ce pas merveilleux ces élèves refusant d'aller en cours les jours de Ramadan par solidarité de communauté ?

     

    Ce sont des esprits bilieux, certainement ethno-différencialistes, qui s'inquiètent que dans certains "quartiers" il n'y a plus un seul français dit de souche, que dans ces "quartiers" la loi commune française n'a plus cours depuis belle lurette. Ces esprits bilieux des islamophobes, c'est sûr...

     

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    Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

     

    Amaury - Grandgil

  • "Génération dégonflée"

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    quinquado.jpgL'auteur de ces lignes vient de fêter ses cinquante ans, et toutes ses dents. A trente ans on lui disait :

    "Ahlala Trente ans c'est jeune !"

    A quarante, on lui dit la même chose, et à cinquante de même.

    Mon âge n'est pas un problème, c'est le lot commun et à cinquante ans on peut se sentir tout neuf, ce qui ne signifie pas pour autant se sentir infantile.

    Cinquante ans en 2019, c'est vrai ce n'est pas très vieux. Certains poussent même un peu loin l'idée en se comportant en ado post-pubère le cinquantenaire atteint, en refusant toute responsabilités morales, entre autres choses.

     

    Dans "White" de Brett Easton Ellis, que décidément il faut lire, l'auteur utilise plusieurs fois une expression de son invention pour désigner les fameux "millenials", (ou "milléniaux" en frangliche), la génération des jeunes actuels, la "génération" Y ou Z je ne sais plus trop la lettre, soit statistiquement entre l'adolescence et le début de la maturité supposée, au moins physiologique. Le terme pourrait être utilisé à mon avis également pour la grande majorité des adultes.

     

    C'est la génération de l'affect roi, de la réaction mièvre, de la sensiblerie toute puissante. Tout en méprisant les personnalités bienveillantes assimilées à des débiles, on oppose au contradicteur, à celui qui refuse la standardisation d'être méchant, un grand méchant. On pleurniche en cœur, on se tient par la main en sanglotant, on se fait des câlins en groupe. D'aucuns se forcent même à rigoler de concert, le rire étant alors vu comme une sorte de gymnastique. On rigole alors sur rien, on s'amuse du rien, de l'anecdotique...

     

    La plupart des "grandes personnes" ne veulent pas grandir, ne veulent pas changer et progresser. Ils aimeraient demeurer éternellement prisonniers de leur adolescence, de leurs goûts d'adolescents, que des choses mignonnes à les entendre. Le mignon devient fondamental. Le mignon et non la beauté, trop élitiste, trop adulte.

     

    Les critères de beauté actuels sont en définitive de ressembler à un adolescent, ou une adolescente, post-pubère, si possible anorexique et le plus androgyne, un individu indifférencié, noyé dans la masse, s'habillant, mangeant, parlant, écoutant, regardant, se conduisant comme on lui dit de faire pour conserver sa tranquillité d'esprit.

    La société libérale-libertaire refuse l'âge mûr, l'âge des cheveux blancs. La vieillesse lui fait horreur. Elle va contre la représentation flatteuse de son "moi" que le citoyen-consommateur se fait de lui et qu'il répand à qui mieux mieux en toute inconscience sur les réseaux sociaux.

     

    Cette génération ne sait pas quoi répondre aux accidents de la vie, à la douleur, à la tragédie, toutes choses qui la gêne, la dérange terriblement. Elle ignore un comportement adéquat face à la pauvreté, au dénuement. Et elle ne sait pas se défendre. Elle préfère la fuite. Courage fuyons pourrait être sa devise...

    Face à l'intégrisme religieux, face à la violence, elle ne sait pas se défendre. Elle ne sait pas répondre aux injures encore moins à la haine. Et curieusement, la plupart des "milléniaux" sont fascinés dans le même temps par les personnes sans surmoi, à la brutalité primaire.

    Des gosses se voyant comme "non cisgenrés" et "inclusif", ayant bien intégré le néo-féminisme, se rêvent en mâles alpha, en mâles tout court qu'ils ne sont plus censés être. Parfois, de manière rarissime, l'un d'eux se "lâche", tirant sur la foule ou commettant des horreurs ainsi qu'au quatrième niveau du dernier jeu vidéo en réseau...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Les femmes comme Claire Nouvian

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    A ce lien la vidéo sans montage biaisé de l'altercation entre Pascal Praud et Claire Nouvian

     

    claire nouvian, société, politique, féminisme, écologie, amaury watremezProfessionnellement de par le milieu que je fréquente par obligation et durant mes études j'ai côtoyé un certain nombre de femmes comme Claire Nouvian, une des têtes de liste de la campagne pour les Européennes du PS (voir à ce lien). Je les connais bien, je les connais par cœur, elles ont toutes les mêmes caractéristiques, toutes le même comportement, sont toutes très péremptoires, des petites "premières de la classe" toutes certaines de connaitre LA vérité, toutes persuadées d'avoir un rôle de guide moral, et, ou politique.

    Il y a celle qui fait expurger les livres politiquement incorrects des bibliothèques scolaires et municipales, il y a celles qui portent la "bonne parole" des "gender studies" et du communautarisme le plus débridé, il y a l'écolo donneuses de leçon avec un complexe de messie grand comme ça etc...

     

    Je dois avouer que je ne les supporte pas ou plus, j'ai un radar pour les détecter en quelque sorte, il ne me trompe jamais. Sachant intriguer et flatter les puissants, elles occupent hélas de plus en plus de postes de responsabilité.

    Ayant fait de bonnes études en bonnes "héritières" possédant les codes de la réussite sociale, les bons réseaux, les méthodes à appliquer, elles sont convaincues en plus de savoir ce qu'il faut faire pour la collectivité, elles savent tout à les entendre.

     

    D'apparence, on voit très bien leur milieu :

     

    Un petit carré bien sage, un frais minois, des vêtements chics et de bonne coupe. Ce sont des petites bourgeoises devenues souvent des bourgeoises pédagogues car à l'avidité matérielle, elles rajoutent donc dorénavant la prétention de dicter au reste du peuple sa conduite. Au fond elles demeurent de bonnes bourgeoises avec des envies de faire dame patronnesse, moralisatrices compulsives jamais totalement guéries de névroses de pauvres petites filles riches.

     

    Il ne faut surtout pas s'y arrêter à ce look bien sage, il est trompeur. Il est là pour camoufler bien mal toute une comédie sociale, une comédie des affects, une comédie du mépris social, du dédain de tout ce qui n'est pas elles.

     

    Dans une vidéo diffusée sur "Kombini", le site d'info pour "bobos" con-cernés, elle suggère même de judiciariser l'expression de toute contradiction de ses opinions, ce qu'elle appelle le climato-scepticisme (voir cette vidéo). Que l'on ne pense pas comme elle qui fait partie de la frange la plus radicale de la gauche morale lui est insupportable. Et bien entendu quand on la met en face de son comportement, on est soit "taré", soit "dingue", soit bien entendu "réacs" (cf la vidéo en première ligne).

    On s'étonne que lors de l'intervention chez Pascal Praud elle n'ait pas évoqué les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire pour répondre aux journalistes présents.

     

    Mais bien entendu elle a suggéré que si il la contredisait c'était par "machisme", par phallocratie et parce que c'était une femme. On s'étonne d'ailleurs de cette pose néo féministe systématique de victime, de faible femme harcelée par les méchants messieurs, elles sont de pures jeunes filles en détresse souillées par les hommes.

     

    Curieusement, plus tard, certaines finissent en couple avec un petit voyou, un godelureau malin, un gigolo vulgos, qui les traitent en bonniche, ce que certaines ont l'air finalement de goûter avec plaisir...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

    Amaury - Grandgil

     

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  • A quoi servent les « Décodeurs » de « le Monde » ?

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    decodex-1440x1440.jpgDepuis 2017 des journalistes de « le Monde » ont mis en place un « outil » afin de permettre aux internautes, disent-ils, de vérifier les sources d'information, le fameux « Décodex ». L'utilisateur tape dedans le nom d'un site ou son adresse, et hop il s'y retrouve. Du moins, c'est l'intention avouée au début. Après tout, ce serait louable. Le Net est un tel fouillis d'infos que s'y retrouver n'est pas toujours évident. Cependant, on note qu'il sert surtout à confirmer les thèses véhiculées par l'idéologie bien-pensante et les partis dits « républicains », à commencer par LREM et le PS.

     

    Les « fake news » (vocable popularisé au moment de l'élection de Trump), les « bobards », les fausses nouvelles, mais ça fait sans doute plus sérieux en anglais, viendraient toutes à parcourir les « décodeurs » de la Droite et de nulle part ailleurs, ou alors de la gauche non sociétale quand celle-ci parle de souverainisme. Bref c'est surtout un outil militant. Les « décodeurs » ont d'ailleurs tous un passé « antifa », j'en ai rencontré de par mes activités professionnelles. Ils sont tous de cette gauche plutôt centriste, plutôt sociétale. Ils se sont d'ailleurs hâtés de me « gougueuliser » dés nos premiers échanges...

     

    ...Ils n'ont pas été déçus.

     

    La diversité indispensable, la société multicul, la société « inclusive » y sont des dogmes intangibles dont ils sont les gardiens du temple.

     

    (Nota Bene : le « Checknews » de « Libé » qui ne se pare pas de toutes ces bonnes intentions et de pseudo objectivité est pour le coup beaucoup plus honnête).

     

    Ils sont sollicités par les enseignants, ceux qui veulent absolument demeurer dans la ligne idéologique pure, par les lecteurs soucieux de leur orthodoxie vis à vis de la pensée officielle, par des jeunes à qui l'on ne recommande que cela pour s'informer. Le Web fait très peur aux « décodeurs » car il permet le retour d'une vraie pluralité d'opinions, d'une vraie démocratie en quelque sorte, bien que parfois brouillonne, et cela les emmerde souverainement. Le peuple en effet a moins peur d'eux, de leurs jugements de bourgeois pédagogues sur l'actualité, de leurs diktats, de leur arbitraire.

     

    Depuis quelques temps, depuis l'élection de Macron, ils ont fort à faire avec les justifications. Les dernières en date sur l'incendie de Notre Dame, sur l'indifférence d'un dirigeant du stade rennais au moment de la finale de la Coupe, sont tirées par les cheveux au dernier degré et très amusantes à lire d'un certain point de vue...

     

    Ainsi leur argument principal concernant le questionnement sur les causes dudit incendie consiste surtout à dire que se questionner c'est être d’extrême droite forcément, donc suspect de vouloir renverser la démocratie. Se dire de droite sans rentrer dans une justification moralisatrice c'est pour eux de toutes manières ètre fâââchiiste...

     

    Évoquer le «vent » que concrètement le président se prend quand on regarde la vidéo du match « PSG/Rennes » c'est oublier que sans doute avant ils s'étaient serré la main mais que ça n'a pas été filmé, bien sûr...

     

    Diffuser cette photo, cette vidéo où l'on voit clairement Macron et Édouard Philippe se retenir à grand-peine de rire en arrivant sur le parvis de Notre-Dame, c'est aussi être fâââchiiste, populiste, j'en passe et des pires. Ici la justification était que oui bien sûr ils rigolent mais qu'arrivés ils ont pris une mine grave, ce qui change tout.

    J'invite le lecteur attentif à aller sur le site des déconn...deurs dont je donne l'adresse en début de billet. Il verra que je ne raconte pas d'histoires...

     

    Pour nos « décodeurs » on note donc que la réalité c'est ce qu'ils en décident eux. Que la réalité de toutes façons pour eux c'est le mensonge si elle ne colle pas avec leurs opinions.

    Moi-même, deux ou trois choses que j'ai mises et que je laisse dans mes textes ont été « fact checkées » selon leur expression. Je serais un « satiriste d'extrème droite », très « caustique », je cite leurs termes. Car j'ai été signalé à leur juste courroux (sic) par deux ou trois « indics » selon cet atavisme qui veut qu'en tout bien-pensant il y a un auxiliaire de police qui ressort toujours...

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand.

     

    Amaury – Grandgil

     

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  • Un homme nommé Macron

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    (projet de spectacle dans la veine de ceux de Robert Hossein)

     

    macron, notre dame, société, politique, anne hidalgo, amaury watremezLecture du jeudi Saint du 18 Avril 2019, deuxième année de l'an de grâce de la Start Up Nation :

    Or, il advint qu'en sa quarantième année, la grande église du centre de sa capitale brûla d'une grande fumée jaunâtre qui n'était pas du tout provoquée par l'emploi de thermite ou de produits pétroliers. Sa flèche qui se dressait jusque là au-dessus de la tête de la populace s'effondra et son toit avec. Macron et ses disciples de se réunir aussitôt pour décider quels actes prendre ou sinon le peuple gronderait.  Ils allèrent bien vite sur le parvis de la cathédrale en compagnie des saintes femmes de Paris. Anne Hidalgo était à sa droite et Edouard Philippe son premier disciple à sa gauche.

     

    La sainte mè...épouse d'Emmanuel tenait sa main. Comme ça il avait moins peur des flammes...

     

    Emmanuel ne fit qu'esquisser quelques gestes de bénédiction de la foule forcément ingrate et fit demi-tour. Pendant ce temps, les gilets jaunes complotaient et méditaient de lui couper la tête avec les réactionnaires et tous les séditieux. Heureusement, Christophe, le disciple qu'Emmanuel aimait veillait et se posta devant l'entrée de la nef endommagée, nef nommée crypte par des journalistes qui y voyaient sans doute un signe de la mort de leur culture.

     

    Sa sainte mè...épouse lui souffla alors de faire appel à ceux qui le suivaient en cachette depuis le début et qui l'aidaient modestement, taisant les secours qu'ils apportaient à Emmanuel. C'était des marchands du temple que dans sa grande mansuétude il ne voulait pas chasser du temple si ceux-ci donnaient de leurs deniers, au contraire il promit de leur rendre honneur ensuite en montrant leur nom un peu partout dans Notre Dame où la masse des fidèles croyant était de plus en plus clairsemée.

     

    On y voyait surtout la longue cohorte des touristes et peu de pèlerins...

     

    Las, Emmanuel n'en pouvant plus voulait faire une déclaration solennelle dont il avait le secret :

     

    "Mes amis, en vérité je vous le dis, en cinq années nous rebâtirons ce temple, en cinq ans, nous la referons plus belle et adaptée à notre époque, plus moderne. Je pense d'ailleurs à demander l'installation de la fibre pour que tous les fidèles sans exception aient accès à la wifi. Bienheureux les paroissiens de demain qui pourront consulter leur mail et continuer de prier, bienheureux les touristes qui viendront au moment des Jeux Olympiques".

     

    La sainte femme qui le suivait qui s'appelait Anne se réjouit et chanta ses louanges. Elle avait eu très peur que ses jeux, ses jeux à elle, soient annulés. Mais ils auraient lieu grâce aux bienfaits du très haut, du très bon, du miséricordieux. "Et c'est ainsi qu'Allah est grand" se dit-elle.

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • En regardant la flèche de Notre Dame tomber

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    Notre Dame, incendie, société, politique, amaury watremezA tous les Quasimodo, les Clopins, a tout le petit peuple de Paris qui était chez lui dans Notre Dame...

    A toi mon Esmeralda chérie...

    Hier, Notre Dame de Paris a brûlé sans discontinuer pendant des heures et des heures, certainement suite à une "erreur humaine" due à un des ouvriers travaillant à la réfection de l'édifice.

     

    Nous dit-on.

     

    On ne peut quand même s'empêcher de songer très fort à toutes les profanations, tous les dégradations qui ont lieu depuis des mois, à l'incendie criminel de Saint Sulpîce...

     

    Si la structure de la cathédrale est debout, et si elle sera sans doute reconstruite avec le temps, le symbole est fort. Il parle de notre pays moralement en ruines, de notre société en miettes. Pleurer ? Oui, comme à chaque tragédie maintenant, on peut pleurnicher, déposer des petits nounours, des bougies, et continuer à pleurnicher encore, en chœur. On peut aussi. On pourrait également enfin sortir de notre torpeur et retrouver notre lignée, se souvenir enfin de qui nous sommes et d'où nous venons.

     

    Notre Dame était là, immense vaisseau de pierre posé au milieu de la ville, comme tant de cathédrales et d'églises, elle montrait ce qu'était le creuset de notre  civilisation, le vrai creuset. Car que l'on soit croyant, que l'on se dise agnostique, athée ou juste indifférent, voire païen, notre mode de vie a été forgé sur les valeurs du Christianisme. Ceux qui ne nous aiment pas ne s'y trompent guère. Il faut les écouter de temps en temps. Pour eux, nous sommes tous des mécréants, tous des "koufars". Il avait fallu un écrivain pourtant païen revendiqué comme Dominique Venner pour essayer de nous réveiller il y a quelques années déjà...

     

    Ce matin dans le train de banlieue que je prends quotidiennement, traversant le "9-3" oh on ne manifestait pas trop bruyamment sa joie mauvaise mais on souriait en coin, on se réjouissait à demi-mots, c'était enfin une revanche, un signe d'Allah contre les infidèles...

     

    Notre Dame était là, elle semblait éternelle, inamovible. On pouvait chipoter sur les catholiques, les accuser de tous les maux, ce qui est facile, la plupart sont maso. On pouvait ergoter sur l'identité nationale, la cathédrale serait toujours là comme une mère un peu négligée mais que l'on croit indestructible. Il serait bien temps à sa maturité enfin venue de faire sa crise mystique, syncrétiste ou non.

    Certains catholiques se réjouissaient d'être des moutons sacrificiels, des agneaux prêts au bûcher, pas de haine disaient-ils, la prière, l'amour tous se tenant par la main.

     

    En observant Emmanuel Macron, sa mè..femme et sa clique, Anne Hidalgo qui avait le regard d'un lapin pris dans les phares d'une voiture s'amener dans le quartier vers minuit, on songeait à d'autres épisodes historiques. Freluquet était sans doute maquillé tel Napoléon III à Sedan en 1871 durant la débâcle. Tous était écrasés déjà par le poids de l'Histoire qu'ils sont incapables de saisir, de relever. Ils avaient hier sous les yeux le résultat concret de leur incompétence, de leur haine profonde et viscérale de tout ce qui est la France, de tout ce qui peut rappeler également notre creuset chrétien. Ils détestent tout ce qui est profond, tout ce qui est beau, tout ce qui nous ramène à la terre.

     

    Tous ces fossoyeurs de ce qui est beau et grand en France, n'ont-ils aucune pudeur ? Que n'ont-ils été chassé du parvis aussi sec ?

     

    Notre Dame n'est pas qu'un monument, n'est pas qu'un tas de pierre et de bois, n'est pas qu'un patrimoine abstrait, un endroit que l'on visite puis que l'on oublie, comme je l'ai entendu à la télévision. Elle a été construite par la ferveur de ses bâtisseurs, elle appartenait au peuple de Paris, aux petites gens depuis quelques temps déjà chassés de la capitale. Depuis sa construction, elle était un asile pour les pauvres, les précaires, les éclopés de la vie comme Victor Hugo le décrit magnifiquement dans "Notre Dame de Paris".

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

     

    Dans le livre X de "Notre Dame de Paris" prophétique Hugo

    « Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. »

     

    « Et au-dessus de la ville, indifférente, la cathédrale seule veillait, demandait grâce, pour l’indésir de souffrances, pour l’inertie de la foi que révélaient maintenant ses fils, en tendant au ciel ses deux tours ainsi que deux bras, simulant avec la forme de ses clochers les deux mains jointes, les dix doigts appliqués, debout, les uns contre les autres, en ce geste que les imagiers d’antan donnèrent aux saints et aux guerriers morts, sculptés sur des tombeaux. »

    J-K. Huysmans, La Cathédrale (1898)

    "Mon beau navire ô ma mémoire
    Avons-nous assez navigué
    Dans une onde mauvaise à boire
    Avons-nous assez divagué
    De la belle aube au triste soir..."

    (Guillaume Apollinaire)

  • Bientôt un "ministère de la vérité"

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    politique, schiappe, Denormandie, brigade anti discrimination, amaury watremezL'inénarrable et finalement sinistre Marlène Schiappa et le non moins inénarrable Julien Denormandie lancent une "brigade anti-discrimination" (voir à ce lien). C'est en somme un encouragement à la victimisation de certaines "communautés" qui ne les ont pas attendu pour commencer. N'importe quel employé incompétent, n'importe quel cossard, élève ou étudiant paresseux, n'importe quelle femme ne faisant pas son travail pourra désormais avertir cette brigade pour justifier qui sa paresse qui son incompétence par du racisme, de l'homophobie, quelque chose qui rappelle les "z-heures les plus sombres de notre histoire" (TM°) en quelque sorte...

     

    La délation va marcher à plein, c'est paraît-il déjà le cas dans les CAF et agences de Pôle Emploi. Certains ne perdent pas les bonnes habitudes depuis l'Occupation.

     

    Toute personne un peu avisée sait très bien que toutes les discriminations ne seront pas vraiment combattues. Ainsi la pire qui est celle au physique.  C'est déjà le cas avec la Halde qui a l'indignation sélective. En 2008 je l'avais averti pour le principe qu'un employeur qui aurait pu me recruter ne l'avait pas fait à cause "de mon apparence", je cite ses termes. J'étais encore très naïf. J'avais eu au téléphone une personne s'étant ouvertement payé ma tête.

     

    J'avais compris. J'aurais dû évoquer de l'antisémitisme ou que sais-je encore ? Là j'aurais eu des chances d'être écouté.

     

    Il faut dire que les "divers" qui sont la clientèle visée par ce "coup de com" bien démago représenteront bientôt 10% du corps électoral, de quoi gagner ou perdre une élection, faire carrière ou pas pour tout ces cyniques et autres opportunistes.

     

    Emmanuel Macron ses sbires et LREM continuent comme la gauche sociétale avant eux à suivre point par point la stratégie électorale suggérée par "Terra Nova" (voir à ce lien). A savoir, comme les couches populaires votent maintenant en majorité RN on les considère comme perdues et on se tourne vers l'électorat issu de l'immigration afin de retrouver une assise autre que les bourgeois pédagogues et autres nantis prétentieux. D'où leur laxisme et complaisance à laisser faire et monter en puissance les pires extrémismes religieux obscurantistes. Ils savent très bien ce qu'ils font, le pouvoir à leurs yeux justifie sans doute d'abandonner des populations entières à des fanatismes d'un autre âge, enfin un fanatisme particulièrement, l'islamiste.

     

    Après cette brigade qui aura des conséquences liberticides alors que déjà la moindre communauté même rêvée, même idéalisée, le moindre groupuscule judiciarise toute expression lui paraissant contrevenir à la vision qu'il a de lui-même, à quand un ministère de la Vérité qui dictera quoi penser, quoi dire au bon peuple ? On me dira, ça existe déjà plus ou moins, c'est l'Éducation Nationale.

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • "Che n'ai chamais édé membre du barti nazi !"

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    Les cinquante ans et plus de "les Producteurs" de Mel Brooks

    les producteurs, mel brooks, société, cinéma, films, amaury watremezEn 1968 sortait "les Producteurs" de Mel Brooks réédité cette année en 4k (voir au lien et vidéo ci-dessous) dans une version restaurée. Autant l'avouer tout de suite, ce film est ma comédie préférée. Le rire y est considéré à notre époque encore comme de très mauvais goût, c'est ce qui en rend la vision d'autant plus jouissive. J'ai parcouru les sites de critiques qui tous froncent le nez devant je cite les scènes sexistes, homophobes et suspectes de bien d'autres choses. Je n'évoquerai pas ici la gérontophilie certes intéressée d'un des personnages. Le thème même de l'histoire est en soi scandaleux, pour les bourgeois pédagogues, une comédie musicale sur Hitler.

    Et le fait que Mel Brooks (voir sa bio ici) lui-même soit juif n'y change pas grand-chose.

     

    Un petit comptable, Léo Bloom, joué par Gene Wilder, vient questionner un producteur de Broadway déchu, Max Bialystock, Zéro Mostel, acteur auparavant "blacklisté", sur ses affaires peu florissantes. Incidemment, Léo qui s'ennuie ferme dans sa profession donne une idée lumineuse à Max : monter un spectacle qui soit un "four" annoncé, un désastre planifié, afin de gagner beaucoup d'argent (si la pièce est un échec commercial, ils n'auront pas à rembourser leurs créanciers). C'était une plaisanterie qui paraît-il tournait dans Broadway.

    Quant à Bialystock il serait inspiré du premier patron de Mel Brooks qui aurait eu pour habitude de séduire de vieilles veuves pour garder ses comptes à flots.

     

    Ils se mettent en quête du pire auteur qui soit, un ancien nazi complètement cinglé, Franz Liebkind, l'hénaurme Kenneth Mars, ayant écrit un texte à la gloire du führer : "Springtime for Hitler".

    Ils dénichent le pire metteur en scène qui soit ; Roger Debris, joué par Christopher Hewlett, un homosexuel flamboyant flanqué de son assistant et petit ami Carmen Ghia, Andreas Voutsinas, un ancien danseur qui a le "look" de Méphistophélès avec les attitudes de Marilyn Monroe, et le pire interprète pour le rôle d'Hitler, Lorenzo Saint-Dubois, un ersatz de Jim Morrison qui s'est trompé de casting et qui prétend oublier ses textes...

    Roulant désormais sur l'or les deux escrocs s'offrent une secrétaire suédoise prétendument et une "Rolls".

     

    Bien entendu, la pièce est un triomphe absolu car elle est prise au second degré par les spectateurs qui pensent avoir affaire à une parodie enjouée. Au grand scandale de l'auteur, Franz Liebkind, qui tente d'interrompre la représentation. Pour s'en sortir, Léo et Max, dans l'obligation de rembourser leurs créancières désormais, avec son aide dynamitent le théâtre, et se retrouvent donc en prison. Les spectateur peut alors penser qu'ils ont compris la leçon mais les deux lurons avec la complicité de leur "auteur" réitèrent leur arnaque, escroquant les prisonniers...

     

    Bien entendu, ce film serait impossible à monter de nos jours, il rit de beaucoup trop d'interdits moralisateurs édictés par les bourgeois pédagogues. si un "remake" a été monté, en 2005, il atténue largement l'amoralité des protagonistes et appuie bien pour dire combien le nazisme et le sexisme et l'homophobie c'est mâââl ce que la version de Brooks, plus fine, n'avait pas besoin de faire.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Le devoir d'irrévérence

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    à propos de "Éloge de l'irrévérence" de Georges Kiejman et Richard Malka chez Grasset (voir à ce lien)

     

    irrévérence.jpgDans cet ouvrage les deux auteurs racontent le procès du 7 et 8 mars 2007 des caricatures de "Charlie Hebdo". Ils racontent leurs plaidoiries, leurs échanges avec l'UOIF en face, leurs tentatives pour expliquer l'irrévérence et le sens de la dérision à des gens qui ne les comprennent pas, ne veulent pas les comprendre. Mahomet en 'Une" se lamentait en disant : " « C'est dur d'être aimé par des cons.... ». Ce procès fait écho à la représentation empêchée à la Sorbonne de la pièce d'Eschyle "les Suppliantes" par le CRAN et autres associations de défense des africains en France, pièce jugée "racialiste" et "promouvant la colonisation" (voir lien ici).

     

    Deux reproches complètement anachroniques...

     

    Le metteur en scène utilisait comme procédé de mise en scène les masques à l'antique (blancs et noirs) pour caractériser les personnages, procédé assimilé au "blackface" par les groupuscules se disant antiracistes (voir ici la définition du terme). Rappelons également que la pièce a été écrite il y a deux-mille cinq-cents ans par un auteur n'ayant comme ambition que de dire que l'Humanité est "Une" en étant multiple. Notons aussi l'ignorance des "censeurs" d'un soir sur l'auteur et son œuvre qui finalement met en avant des idées et convictions qu'ils affirment être les leurs également. Elle recule l'irrévérence. Maintenant, douze ans après, la plupart des gens défendraient les caricatures de Mahomet avec beaucoup moins d'ardeur.

     

    Notons au passage donc que ces militants associatifs ne se définissent finalement que par leur couleur de peau et rien d'autres, ce qui est une conception raciste au sens premier du terme de leur identité. Tout comme d'autres militants de diverses communautés, groupes ethniques, minorités sexuelles passent leurs temps à ne se référer qu'à leur reflet narcissiquement contemplé dans le miroir. Et qu'ils ont pris l'habitude de judiciariser tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à de la dérision, de l'humour.

     

    L'irrévérence dont se prévale les deux auteurs du livre n'est pas exactement la mienne. La leur est plus ou moins teintée de bien-pensance, le problème étant que croyant s'attaquer à l'Islam sans risques ainsi que pour les chrétiens ils ont déclenché des réactions barbares auxquelles ont pouvait s'attendre. La différence entre les deux religions est que lorsque les chrétiens sont attaqués, raillés, vilipendés, ils passent leur temps à se justifier le plus souvent maladroitement, voire à approuver leurs persécuteurs et insulteurs qui savent qu'ils ne courent aucun risque.

     

    Mais je pense aussi, qu'en nos temps troublés, il n'y a pas de question à se poser entre personnes de bonne volonté et alors que la barbarie parfaitement assumée de certains menace, et la tentation arbitraire de certains dirigeants qui voudraient bien d'un peuple plus docile, soucieux du bien-être de l'oligarchie et des puissants mais pas du sien.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Des tyrans chinois reçus à bras ouverts

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    chine, xi jinping, société, présidence macron, elysée, paris,e hidalgo, amaury watremezLe parti communiste chinois a construit en Chine un capitalisme d'État abominable où les ouvriers sont exploités pour des salaires de misère leur laissant à peine de quoi vivre ( NB : On leur met de la musique douce quand ils assemblent les smartphones que nous utilisons constamment dorénavant en Occident, comme dans les anti-utopies telles "1984" ou "THX1138"). En somme le rêve humide de Pierre Gattaz et Macron en France. De plus comme dans ce pays les libertés publiques n'existent pas, les travailleurs ne peuvent pas se révolter sans risquer une balle dans la tête que l'on demandera à sa famille de rembourser. Pas de code du travail, pas de règles sociales, pas de charges, pas de règles, pas de syndicats, pas de partis politiques.

    Pas de "gilets jaunes" donc, le préfet Lallement rien qu'à cette pensée en a eu paraît-il un orgasme...

    (un livre à lire sur la Chine à ce lien)

     

    Lundi et mardi à cause de ces tyrans il ne valait mieux pas circuler dans Paris, que ce soit en transports en commun ou en voiture. Ne parlons pas des conséquences des travaux de Cléopâtre Hidalgo sur les bouchons se rajoutant au dispositif de sécurité mis en place pour accueillir les dirigeants chinois, dispositif qui était délirantissime, ubuesque et complètement fou. Quand le convoi de Xi Jinping passait dans un quartier celui-ci était tout simplement bloqué à la circulation. Ce qui fait que pour traverser la capitale d'aucuns pouvaient mettre jusqu'à 2h30.

    Mais pourquoi les autorités se seraient-elles gênées ? Parmi les victimes de ce bazar absolu, on entendait des personnes justifier les décisions absurdes :

     

    "Macron est perturbé en ce moment à cause des "gilets jaunes"" (note de l'auteur : pauvre choupinet quant on y pense)

    "On ne sait jamais un gilet jaune extrémiste peut commettre un attentat, avec ces gens là, meussieur on ne sait pas"

    "Il faut prendre son mal en patience, le président chinois est puissant et c'est l'ami de la France."

    Et j'en passe et d'autres "perles" du même acabit. Il est effrayant de constater à quel point la population objectivement matériellement nantie parisienne est mûre pour la soumission à l'arbitraire, sans plus se poser de questions.

     

    Pendant le temps où le peuple subissait ces tribulations, du même acabit deux jours avant à Nice (voir ici), le père Ubu et sa mèr..femme déroulaient le tapis rouge à l'Elysée en compagnie de deux ou trois anciennes vedettes et "has been" lointains. Toutes ces faces de Carême, pour la plupart profitant des bienfaits de la chirurgie et de la pharmacopée modernes, se sont affichées sans vergogne aucune dans des habits valant pour certains de deux à trois SMIC. Il y aura toujours des mauvais esprits pour railler ou critiquer alors qu'il suffit de traverser la rue pour trouver du travail, et qu'un costume ça se mérite.

     

    Le père Ubu en freluquet de l'Elysée n'était pas tout seul pour accueillir Xi Jinping, "Mutti" Merkel dirigeait les débats exigeant pour que la comédie soit parfaite un "mullatéralisme fort" (voir à ce lien). En gros que les chinois soient loyaux dans les échanges commerciaux. J'espère que ni Merkel ni Macron ne croient à leur exigence. Il faut dire que le président chinois est déjà un peu chez lui en France, le pays étant littéralement racheté par morceaux par son pays depuis quelques années.

     

    Image empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Cela peut attendre demain ?

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    procrastination, société, politique, macron, gilets jaunes, réformes, amaury watremezAujourd'hui c'est la journée de la procrastination. J'aurais pu écrire cet article demain pour être raccord avec le thème. C'est un mal très répandu, on remet à demain ce que l'on peut faire le jour même et on se retrouve avec un amoncellement de boulot à régler précipitamment au dernier moment. Il en est qui sont les rois du "in extremis". C'est leur manière de fonctionner. Il en est aussi qui ne remettent jamais une parole ou un acte comme notre président qui n'a pas oublié d'être condescendant avec madame Legay dés qu'il a pris connaissance de son hospitalisation (voir à ce lien).

     

    On l'imagine, notre président, croisant un enfant du Sahel n'ayant rien à manger :

    "il faut manger de tout un peu mon petit, ne pas être si difficile".

     

    Ces pauvres, ces précaires, ça veut tout tout de suite les cons. Quand on est pauvre, on doit se cantonner dans le rang qui est le sien, ne pas chercher à péter plus haut que son Q. On doit procrastiner le plus possible quant aux changements possibles de la société. On n'a pas d'envie de vivre mieux, pas d'envie de se détendre ou de chercher autre chose dans l'existence que consommer encore, consommer toujours, du berceau à la tombe.

    Super promotions sur les incinérations et les cercueils en carton en ce moment paraît-il pour les smicards, d'ailleurs pourquoi s'embêter à tout ça ? Pourquoi ne pas se servir des "gagne-petits", des "gens de peu" "qui ne sont rien" comme engrais pour nos jardins ? Ils acquerront une utilité sociale immédiate .

     

    Je me suis laissé dire que les personnes intelligentes procrastinent parfois, se laissent aller à la douceur de l'air, à la quiétude d'un moment. Mais les cons ne se reposent jamais, ils sont cons à jet continu, ne tournent jamais la langue dans leur bouche, ne réfléchissent pas à ce qu'ils disent. Ils sont dans l'instant, dans l'envie de dire une sottise là maintenant tout de suite sans trop réfléchir.

    Attention, que l'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne suggère pas ici que notre président actuel est de ceux-là, je ne suis pas de ces mauvais esprits, non, non, non. Je suis beaucoup trop respectueux de l'autorité et des technocrates qui savent mieux que nous ce qui est bon pour nous depuis quelques décennies déjà.

     

    On aimerait que notre président procrastine, qu'il remette à demain, voire plus tard, voire jamais tout ou partie des "réformes" qu'il prétend indispensables à notre pays. Bien évidemment, il faut s'entendre sur le sens du mot "réforme" qui dans la fameuse pensée complexe présidentielle signifie la fin de tout notre système de protection sociale, qui favorise les "cyniques, fainéants et les assistés" (voir ici à quoi je fais allusion).

    Dans les cercles du pouvoir ou en étant proches, parmi les larbins et parmi les maîtres on déteste les heures de liberté, de détente éventuelle même où l'esprit peut "introspecter", réfléchir et s'affranchir des préjugés et de l'instinct grégaire. On comprendre qu'ils n'aiment pas.

    Certains naïfs sont également persuadés que suite à une énième journée de "manif" le président procrastinera enfin et les laissera tranquilles. Mais ça ne se fera pas sans casse...

     

    ...Faut pas rèver.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Les symboles actuels de notre culture

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    saintsulpice.jpgDonc le "Fouquet's" incendié lors de l'acte 18 des "gilets jaunes" (voir à ce lien) à écouter les médias en boucle sur la question depuis samedi et la plupart des politiques serait de notre patrimoine le plus précieux. C'est donc aussi un symbole fort pour ceux qui y ont fichu le feu, que ce soit les CRS ou les "casseurs". Personne n'a l'air de se questionner sur le fait que si tout ce qui reste de notre Bien Commun c'est un bistro pour riches pratiquant l'endogamie (grand bien leur fasse) c'est que la situation est un peu plus grave que prévu. Certes depuis les attentats de "Charlie" il paraît que notre art de vivre se résume à prendre un pot en terrasse à Paris dés qu'il y a un peu de soleil.

     

    (D'ailleurs, pour ouvrir une parenthèse, les loufiats parisiens ne semblent pas être très "Charlie" non plus vu leur absence d'amabilité sauf envers les "habitués" pleins aux as, ils sont alors des plus obséquieux).

     

    Et là dans ce cas c'est sûr les "gilets jaunes" en veulent à notre façon de vivre eux aussi, pires que les islamistes auxquels les bien-pensants les comparent. Bien-pensants s'en fichant d'ailleurs complètement de notre patrimoine commun, eux qui sont mondialisés et pour qui la France est déjà un vieux souvenir poussiéreux peuplée de rustres que l'on aimerait ne plus croiser à Paris le week-end quand on va faire ses courses dans une boutique de luxe. C'est regrettable, c'est pas bien du tout d'incendier un café, c'est mââââl mais on ne va tout de même trop verser dans le chagrin surjoué pour ce repère d'oligarques consanguins.

     

    Ils ont  confisqué le pouvoir au peuple depuis longtemps, à peu près depuis 1789, ils ne vont pas le redonner comme ça en leur demandant gentiment, ne vont pas redistribuer leurs biens aussi facilement.

     

    Curieusement (c'est une façon de parler ironique, je le précise à l'intention des lecteurs socialistes éventuels qui se seraient égarés sur ce blog), l'église Saint Sulpice elle aussi brûlée à la suite d'un "acte de malveillance" ne serait pas de ce patrimoine puisque personne ou presque n'en cause (voir à ce lien). Personne dans cette affaire pour accuser Renaud Camus ou Zemmour, ou Finkie, de cet acte criminel. Les médias sont extrêmement circonspects (un exemple ici) tout comme pour le dingue sans doute fanatisé qui a tué à Utrecht. Dans les deux cas, tout comme dans l'assassinat au couteau d'une jeune fille pour un portable (voir ici), l'amalgame est interdit.

     

    A la décharges des français actuellement il faut avouer que l'histoire est bien mal transmise à travers l'enseignement et l'éducation. De toutes façons l'histoire c'est "paternaliste", c'est un truc d'héritiers" on le sait depuis Bourdieu, cela fait partie des "humanités" dites bourgeoises. Tout et n'importe quoi se mélange et se télescope dans la petite tête de beaucoup de gens, chacun pense se faire sa petite idée en copiant-collant intellectuellement l'une ou l'autre chose trouvée sur le net. Bien entendu, on préfèrera les délires de l'un ou de l'autre que les faits historiques beaucoup moins rigolos que la fameuse base secrète nazie sur la lune ou la théorie de la "Terre creuse"...

     

    ...Il est très compliqué de convaincre quelqu'un de ses errements quand il évoque ces délires car il a l'impression lorsqu'il en parle d'être soudain un "initié", quelqu'un qui sait, qui connait les secrets de ce bas monde.

     

    Et il est bien tard pour remédier à tout cela...

     

    Illustration empruntée ici

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Relire Bernanos en nos temps incertains

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    Bernanos.jpgJ'ai fini par comprendre pourquoi les jeunes gens s'affirmant néo-réacs de droite aimaient bien se réclamer de Bernanos. Il est réputé anti-franquiste, certains n'en démordent pas il serait passé à gauche, et il a écrit un livre, "les grands cimetières sous la lune", où il ne s'attaquerait qu'à Franco. Cela lui donne une utilité, avec lui pas besoin de passer son temps à se justifier d'être de droite ce qui est le sport favori de ces petits jeunes gens qui aiment bien conserver bonne réputation (Pour quoi faire ?) et qui aiment à se légitimer auprès des arbitres des élégances politiques (Pour quoi faire là aussi ?). Manifestement ils ne l'ont pas lu car dans l'ouvrage Bernanos en a autant contre les marxistes et toute la gauche dans son ensemble.

    Il est toujours libre, jamais coincé dans un camp ou l'autre, englué dans une coterie, un milieu, des mondanités socialement consanguines. Les "marionnettistes" qui font parler les morts en seront pour leurs frais, tous ces gens qui s'improvisent "héritiers" de tel ou tel auteur.

    Et si Bernanos finit par quitter "l'Action Française" il n'oublie rien des leçons de Maurras sur en particulier le pays légal et le pays réel en particulier, notion plus que jamais actuelle, le pays "légal" étant de plus en plus violent et brutal contre le pays "réel".

     

    Curieusement, "la grande peur des bien-pensants" est moins citée alors que tout aussi intéressante car dédiée à Edouard Drumont, l'auteur très sulfureux de "la France juive". Ce serait d'ailleurs idiot de l'en condamner, à l'époque de la jeunesse de Bernanos Drumont avait une aura très forte surtout car anti-bourgeois, contre cet esprit bourgeois pédagogue qui a tout envahi de nos jours, cette espèce de bonne conscience dégoulinante de bons sentiments qui devrait être la norme pour tous afin de s'auto excuser, s'auto justifier d'être aisé. Bien entendu, dans l'histoire, les précaires, les pauvres, le petit peuple, devraient toujours tenir leur rang, se soumettre et demeurer dociles face aux milieux aisés, face aux puissants. Comme les personnages de paysans dans les pièces de Courteline ou les nouvelles de Maupassant qui triturent leur casquette de coutil quand ils parlent à "not bon maître".

    "Et qu'est-ce que c'est ma chèère que toutes ces revendications tellement terre à terre sur un salaire décent ? Si encore ces gueux parlaient de changer le monde"

     

    On parle encore moins de "la France contre les robots" qui décrit pourtant clairement l'avènement de ce régime technocratique que nous subissons en ce moment, ces "robots" sans âme ayant oublié en cours de route le Bien Commun et leur humanité.

     

    Bernanos serait l'écrivain catholique de droite fréquentable par excellence depuis, sur ce malentendu, un auteur de "romans de curés" et de pamphlets gentillets un peu désuet dans ses emportements et sa colère. C'est oublier qu'il est très différent des autres écrivains catholiques sur un point précis. Il s'incarne. Tout ce qu'il écrit, il l'a vécu ou le vit. Il ne verse pas dans l'intellectualisation à outrance et la théorisation de questions qui n'en ont pas besoin. Et sa vie même en dehors de son œuvre est passionnante et en dit long sur lui. Son cœur brûle de passion pour ses semblables, pour ceux qu'il aime. Il a d'ailleurs le même regard quand on jette un œil sur ses photos d'enfance, que sa mère, Hermance. Quand il évoque les petits villages de France, les paysans, les maquignons, il sait de quoi il parle, il vient de là la rude terre sombre d'Artois. Et là encore chez lui cela s'incarne.

     

    La foi de Bernanos n'est pas une foi de pacotille, n'impliquant aucune obligation morale, une foi étriquée, de petites habitudes. Ce n'est pas non plus une foi de pur esprit, d'illuminé ou de tièdes, tièdes qu'il vomit.

    Et surtout par dessus tout, il est intègre et hors de l'a-moralisme ambiant de son époque, que nous vivons encore il est vrai en 2019. C'est parfois drôle quand on se souvient de certains épisodes de sa vie. Ainsi, partant au Brésil avec sa famille, il oublie avec sa femme les hypothèques qui lui permettront de vivre là-bas sur la plage arrière du taxi qui les amène au paquebot. Vendant en 1948 "le chemin de la croix des âmes", son domaine au Brésil, il s'avère que le nouveau propriétaire trouve du pétrole sous les terres ce que Bernanos ignorait. Mais ayant vendu, s'étant engagé, il n'en a cure et se tient à sa parole malgré les protestations de son acheteur.

     

    Tombant déjà dans l'erreur que beaucoup commettent encore, un journaliste américain demande à Bernanos en 1948 s'il est heureux que la démocratie soit enfin rétablie. Ce qui provoque immédiatement la colère de l'auteur du "Soleil de Satan" qui réaffirme malgré la surprise et l'ébahissement de l'autre son mépris pour la comédie démocratique française avec le ton "jacassier des anciennes cours d'Europe" ainsi que le décrit Roger Nimier qui lui aussi se fait engueuler quand il demande à Bernanos s'il va soutenir De Gaulle enfin, Bernanos qui s'inquiétait de savoir quand les jeunes de France, les plus pauvres allaient se réveiller enfin contre la sottise des bourgeois pédagogues, pédagogues car il aiment bien faire la leçon encore et toujours aux peuples.

    Il suffit de prendre le train de banlieue, ou n'importe quel train d'ailleurs, pour avoir les mêmes doutes sur le bien-fondé de la démocratie rien qu'en observant un peu ses semblables.

     

    Bien entendu, si l'on préfère l'eau tiède et des lectures qui ne font pas de mal, autant ne pas le lire et se plonger -je ne sais pas ?- dans David Foenkinos ?

     

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    Amaury - Grandgil

  • L'autre infini

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    à propos de "Psychologie de la connerie" ouvrage collectif sous la direction de Jean-François Marmion, aux éditions Sciences Humaines paru en janvier 2019 (trouver le livre à ce lien)

    psychologie, connerie, société, politique, amaury watremez(Jean-Claude Carrière déjà auteur d'un "dictionnaire de la bêtise" avec Guy Bechtel, Boris Cyrulnik, Howard Gardner, Tobie Nathan, Alison Gopnik et d'autres...)

     

    Albert Einstein disait :

    "Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue". Le génie découvreur de la théorie de la relativité eut lui-même ses instants de grande connerie humaine, ainsi que le rappelle un des chapitres du recueil, en particulier quant à ses considérations sur le physique des femmes...

    La connerie n'a pas de limites, certains esprits taquins le disaient également : "Les cons ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnait".

     

    Cet ouvrage conséquent propose de la définir pour tenter de la combattre, ce qui est un combat perdu d'avance il est vrai. Le con dans nos esprits, c'est toujours l'autre, nous avons beaucoup de mal à reconnaître notre propre sottise, alors qu'à un moment ou un autre malheureusement nous l'avons été un peu ou beaucoup, le tout étant d'en avoir conscience, ce qui nous rend moins cons. D'autres comme Brassens nous rappellent que "le temps ne fait rien à l'affaire".

     

    La connerie est affaire de préjugés. On considère (j'emploie le "on" à dessein car "on" est con n'est-ce pas ?) par exemple qu'une belle femme, une jolie fille est forcément conne, car la nature équilibrerait ainsi les choses alors qu'une laide peut très bien aussi être complètement stupide. Il faudrait se questionner également sur notre définition de la beauté sur laquelle là aussi il a été dit beaucoup de conneries.

     

    C'est un sujet très délicat que la connerie. Il concerne aussi l'intelligence et comment nous la définissons. Beaucoup confondent encore trop souvent intelligence et culture, même si pour se cultiver il en faut un minimum. De même culture et érudition, culture et instruction sont mélangées alors que ce n'est pas du tout pareil. La personne cultivée sait quoi faire de ses connaissances, s'en enrichir, l'érudit les empile, c'est tout. Je ne parlerai même pas ici des excuses que les ignares se donnent pour s'auto-excuser de leur manque d'appétence pour le savoir (différentes formules comme "la culture c'est comme la confiture moins on en a plus on l'étale" etc). Et s'il y a différentes formes d'intelligence, le psychologue Howard Gardner en définissant sept...

     

    ...Il y a aussi une connerie objective.

    (les sept intelligences, voir à ce lien : Intelligence linguistique, Intelligence logico-mathématique, Intelligence spatiale, Intelligence intra-personnelle, l'intelligence interpersonnelle, Intelligence corporelle-kinesthésique, Intelligence musicale, Intelligence naturaliste, Intelligence existentielle (ou spirituelle) )

     

    Auparavant, les auteurs, qu'ils soient spécialistes ou pas, avaient moins peur d'être politiquement incorrects et on évoquait aussi bien la débilité que l'arriération mentale, que les individus retardés voire imbéciles. Depuis, on préfère parler de troubles en "dys" plus satisfaisants, plus rassurants pour les parents et les éducateurs en général et aussi plus hypocrites. La connerie se définit aussi et surtout par l'absence d'empathie, d'altérité et de bienveillance envers l'autre. La connerie ce que confirme de nombreux auteurs de ce livre mène le plus souvent directement à la haine, la violence, le discours binaire, simpliste, sans aucunes nuances.

     

    Bref, les empilages de slogans que d'aucuns sur le net en particulier confondent avec des convictions construites et raisonnées.

     

    Ils commencent d'abord à définir le mot. Qu'est-ce qu'un con ? Selon Jacques Prévert et Edgar Morin, on ne devrait pas parler de "con" pour parler d'un idiot, le vocable désignant en argot le sexe féminin et donc une des plus belles choses de cet univers. Ce en quoi ils se trompent, car "con" vient de "coïon" l'appellation du petit sac que les légionnaires romains portaient à la ceinture, qui signifiait "petite chose", ce qui donna aussi "couillon" ou "couille". On en déduit donc qu'un con est aussi et bel et bien un couillon. Il n'y a pas de privilège à l'un ou l'autre sexe, pas d'exclusive mais une totale égalité en la matière. Il n'y a pas de jaloux.

     

    Sont définies dans une tentative de réflexion les conneries individuelles, les conneries selon le milieu social, car elle a évolué depuis l'avènement de la bourgeoisie triomphante au XIXème siècle. La connerie bourgeoise a fait le bonheur de nombreux écrivains classiques et modernes, de Flaubert et son "dictionnaire des idées reçues" dans "Bouvard et Pécuchet" à Jarry et "Ubu" ou Ionesco et son théâtre de l'absurde. L'ouvrage n'oublie pas les conneries des "très intelligents", comme ces diplômés qui regardent leur horoscope chaque jour, ces polytechniciens qui rejoignent certaines sectes, sans parler bien sûr de ces énarques normaliens qui deviennent présidents de la République et ne réfléchissent pas plus pour autant etc....

     

    Contre la connerie, contre notre propre connerie, les auteurs proposent de toujours garder de la distance sur un sujet, un esprit critique, l'acceptation inconditionnelle de soi et donc de l'autre. La culture préserve aussi de la connerie en montrant la complexité du monde. Et bien entendu l'indépendance d'esprit contre la connerie collective (NB : Je tiens farouchement à la mienne et ne suis pas le seul), la connerie grégaire qui voudrait que l'on hurle avec les loups pour se protéger. Une foule n'a pas raison contre la minorité, l'unanimité tellement à la mode de nos jours ne fait pas la raison et l'équilibre, et l'intelligence. Les nouveaux moyens techniques dont nous disposons donnent hélas à la connerie une ampleur inédite jusque là dans nos sociétés.

     

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    Amaury - Grandgil

     

    Merci infiniment à toi qui m'a fait lire ce livre sur lequel je reviendrai car il y a encore beaucoup à dire...

  • La Vérité (sur la sexualité dans l'Église) rend libres

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    ozon.jpgL'auteur de ces lignes a vécu deux ans à Jérusalem. J'y ai vu des comportements chez de nombreux religieux ou pèlerins, que ce soit des pèlerins plutôt traditionnels ou des "nouvelles" communautés, m'ayant beaucoup choqué. En particulier des comportements homophiles, homosexuels très clairs. Je me souviens de ce séminariste très "grande folle" avouant en riant son goût pour le travestissement, sans parler de cet autre qui sortait en boîte "gay" toutes les fins de semaine, sans aucune discrétion. Loin de leur paroisse, loin de leur famille ou de leur hiérarchie d'aucuns pouvaient se croire affranchis de toute règle morale et jeter bas leur hypocrisie disons habituelle.

    Je me rappelle aussi de ces prêtres exaltant le célibat à un point tel que cela devenait presque suspect et posait question sur eux, sur leurs motivations réelles. Écoutant certaines conférences sur le mariage lorsque je tenais un stand de l'Œuvre d'Orient à Paray le Monial, j'entendais aussi des propos effarants sur la sexualité. Ce qui ne pouvait signifier qu'une chose, la création divine pour ces croyants était donc maléfique en somme puisque Dieu nous a créé sexués et dotés d'organes pouvant nous mener au plaisir...

    Je pense aussi à ces cathos jeunes ou moins jeunes exaltant de façon un peu trop illuminée les sororités ou fraternités pour que cela ne signifie pas autre chose, sinon leur homosexualité latente non assumée. Je rappellerai aussi de nombreux passages de la correspondance entre Julien Green et Jacques Maritain évoquant déjà ces questions...

     

    Devant ce genre de déballage je ressentais et ressens toujours un mélange de mépris et de pitié. Cela crève tellement les yeux leur mal-être et leur malaise quant à leur sexualité réelle et fort mal intériorisée avec tout un ensemble de frustrations, de ressentiments, de carences évidentes compensées de temps en temps dans un mysticisme extraverti qui cesse dés que ces personnes rencontrent quelqu'un, ce qui est tout le mal que je leur souhaite.

     

    Bien entendu, j'ai rencontré aussi des chrétiens sincères que ce soit en Terre dite Sainte ou en France, cohérents avec l'idéal évangélique, je songe entre autres aux petites sœurs de Foucauld au couvent de sainte Véronique sur la Via Dolorosa.

     

    Sort bientôt en France le livre "Sodoma" (voir à ce lien) de Frédéric Martel déjà auteur de "le Rose et le Noir" ouvrage déjà très intéressant sur en particulier la libération des mœurs. L'auteur parle de ce qui serait selon lui la plus grande communauté homosexuelle dans le monde, le Vatican. A l'écouter, il n'a aucune malveillance, aucune envie de dénoncer tel ou tel personnage se cachant hypocritement derrière sa charge ou son sacerdoce, il veut juste comprendre.

     

    Il me semble d'ailleurs que c'est justement à cause de toute cette abjection bien hypocrite que Benoît XVI a démissionné rebuté par l'ampleur de la tâche et des dégâts.

     

    Demain sur les écrans, on pourra voir également "Grâce à Dieu" (voir à ce lien) de François Ozon qui relate l'affaire Barbarin, montrant, c'est le moins que l'on puisse dire, les "maladresses" de communication des ecclésiastiques dans l'histoire.

    Dans la bande-annonce on peut voir une ancienne victime du père Preynat interpeller Barbarin sur la violence de son "Grâce à Dieu les faits sont prescrits" et j'avoue que je suis entièrement d'accord, les clercs ont été en dessous de tout (des témoignages sur les actes du prêtre en accusation à ce lien). Comment a-t-on pu laisser un salopard pareil, déjà coupable d'actes similaires, en contact avec des enfants, avec des adolescents ? Tout comme monseigneur Gaillot l'avait d'ailleurs fait avec le père Vadeboncoeur dans le diocèse d'Evreux. Il n'y a pas d'excuses valables, pas de défense possible, d'alibis compréhensibles, pas de linge sale à ne laver qu'en famille.

     

    Comment peut-on être à ce point étranger en somme à l'humain ? A la simple humanité ? A la compassion ?

     

    En réponse à ces deux sorties de nombreux catholiques sont dans le déni absolu et le mode de défense maintenant habituel : ça arrive dans les autres grandes religions et on n'en parle pas (ce qui est vrai). Mais ça n'est pas un argument. Je crois savoir que dans l'Évangile un certain Jésus Christ affirme aussi que la Vérité nous rendra libre. Il évoque aussi le sort promis entre autres à ceux qui font du mal aux petits, donc aux enfants, et c'est sans ambigüité aucune ni circonvolution ou verbiage inutile :

    Une pierre de meule de Judée autour du cou et jetés dans la Géhenne (et c'est lourd une meule de cette région, la Géhenne étant la vallée la plus sèche de Jérusalem (car c'est aussi un vrai lieu).

    C'est pourtant clair.

     

    Je ne saurai trop conseiller aux catholiques d'avoir ces deux passages de leur livre saint en mémoire.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • De figure du Mal à icône du Bien

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    Alain finkielkraut, antisémitisme, société, politique, amaury watremezAlain Finkielkraut est devenu depuis quelques années la figure du Mal absolu sur les plateaux télévisés, avec Éric Zemmour, une des incarnations de la réaction, de la droite détestée par les bien-pensants, ils aiment le détester, il représente tout ce qu'il rejette. Le philosophe bien entendu s'est  bien garé de franchir la ligne rouge qui lui aurait interdit l'accès aux caméras. Il reste prudent montrant de temps en temps par prudence les mêmes dégoûts que les bourgeois pédagogues, attentif à rester au fond dans les clous.

     

    Ce qui ne sert à rien, pour le camp du Bien, on est étiqueté mauvais on est mauvais, point. Aucune justification n'enlèvera cette étiquette infamante. Les néo-réacs, les LMPT et tous ces jeunes turcs qui passent une bonne partie de leurs interventions à se justifier ne l'ont pas encore compris. Ils sont tous mis dans le même sac, cela est inutile de donner des gages aux moralisateurs. Gare à celui ou celle qui dit parfois des évidences (voir ici)...

     

    Ce week-end, reconnu dans la rue (voir à ce lien), Finkielkraut s'est fait insulté par plusieurs crétins sinistres, des opportunistes ayant revêtu un gilet jaune pour se faire entendre, trois salafistes, trois intégristes musulmans bien identifiés comme tels. Belle aubaine pour le gouvernement et ses sbires, belle aubaine pour Freluquet et ses disciples pour aider leur tentative de nazification du mouvement populaire. Que ce soit Benjamin Griveaux, Christophe Castaner, madame Loiseau se servant abjectement du symbole de l'étoile jaune pour la campagne des européennes, voir ici) ou Freluquet ou Agnès Buzyn, les gilets jaunes rappellent les totalitarismes des années 30, les fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire etc..

     

    Gare à celui qui les contredit et leur met le nez dans leurs contradictions (voir à ce lien).

     

    Et là l'amalgame est permis voire largement encouragé. Les gilets jaunes reçoivent l'injonction de se justifier, ils sont sommés de se dédouaner, de montrer qu'ils ne pensent pas comme  les trois connards (3 sur 50000 personnes, me basant sur les chiffres officiels). Qu'il y ait un pédophile notoire (voir ici) parmi les soutiens de Freluquet n'a pas entrainé de sommations à condamner la pédophilie au sein de son parti.  On attendra vainement les mêmes indignations envers les attaques antichrétiennes beaucoup plus nombreuses depuis quelques temps. Je crains que l'on n'attende longtemps. L'antisémitisme, même chez quatre ou cinq crétins sur une foule, c'est le retour du nazisme, le fait est entendu.

     

    Alain Finkielkraut dans un entretien le lendemain a été honnête sur ce qui s'est passé, précisant bien que ces insulteurs étaient des intégristes musulmans et que leurs injures ne pouvaient être généralisés pour tous les gilets jaunes. On peut le lui reconnaître . Mais ironie du sort, le voilà devenu une icône du Bien. Je n'ai pas d'illusions sur ce qui m'attend après que certains auront lu ces lignes. Je serai suspect d'antisémitisme, voire accusé d'en être un concrètement, d'antisémite. Ce ne serait pas la première fois...

     

    Ce genre de calomnies montre surtout toute la faiblesse intellectuelle des calomniateurs.

    C'est toujours rigolo aussi sachant que mon vrai patronyme prend son origine sans doute dans le choix de juifs espagnols virés d'Espagne en 1492 de porter le nom du village près de Bruxelles où ils avaient émigré.

     

    Image prise ici (site de marianne.fr)

     

    Sic Transit gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Rigodon 2.0

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    pauvreté, France, banlieue, Chelles, société, amaury watremez, célineOn va me dire, tu fais ton célinien, ton professeur Y. Les petits points et tout le tremblement, l'argomuche, les exclamations, l'outrance !...Le verbe à fleur de peau, l'hyper-sensibilité autour du cou encore ! Un joug ! Un fardeau ! Mais non...

    La seule manière juste de parler de la misère, la vraie, la sale, la pourrie, celle qui retourne le cœur, qui n'est pas jolie à regarder...

    Pas exotique, pas pittoresque. C'est rien que de la saleté à l'intérieur, à l'extérieur, des entrailles qui se vident n'importe où...L'animal qui revient toujours derrière les belles paroles, les belles pensées...Celui qui a droit au point d'eau, celui qui n'en a pas...Celui qui a des griffes, celui qui n'en a pas...

     

    J'habite en banlieue et je travaille à Paris. Pas de pleurnicherie là-dedans c'est comme ça. A Pantruche le plus petit réduit est à prix d'or. Pas de prix d'ami, pas de philanthropie, "business ize business" mon cher monsieur qu'ils disent tous si bien élevés, si policés....

    Faut de l'espace pour leur progéniture aux yeux de veau, aux grands cils délicats et vides d'un peu de tout...

    Alors je suis revenu à Chelles, souvenir d'enfance en Seine et Marne, il y a un peu plus de quarante ans, presque bourgeois que c'était, parole, des petits employés, des petites gens qui économisaient sou après sou et qui achetaient leur petite baraque. Maintenant, fini, terminé, effacé le souvenir heureux du passé !

    Pas de nostalgie ! Verboten ! Il n'y a plus que la misère du monde entier comme presque partout autour de la Ville-Lumière, phare de la grande sagesse des bourgeois pédagogues.

     

    Un soir, rentrant chez moi, dans mes pénates, voilà que j'aperçois au pied d'un immeuble, devant la grille qu'il y a maintenant à chaque entrée, des formes indistinctes. Des grilles partout devant les maisons, les résidences de standinge ou non, faut bien ça, des codes, des clés, des serrures solides...

    Derrière les portes, ça crève de trouille, on sort pas, on bouge plus, on fait plus ses courses, on va plus chercher son mou, sa petite bouteille consolatrice, on n'ose plus...

    Des esprits partout dans l'obscurité du crépuscule qui descendait ?

    Des esprits au-dessus des dépotoirs ?

    Des mouches cantharides de bonne taille ?

    Des fantômes ? Des chats parias ?

    Des clebs abandonnés en train de se mettre dessus ? Des bêtes qui criaillent et qui piaillent ?

    Foutredieu ! Des humains ! Des comme moi, des comme vous, deux bras, deux jambes et un cerveau !

    En train de fourailler dans les sacs poubelles des moins pauvres qu'eux, les éventrant d'un coup d'ongle nerveusement, fouillant dedans en s'engueulant dans leur propre baragouin....Des femmes sans âge, toutes la même couleur de peau, les mêmes , des enfants les cheveux dans tous les sens, des vieux...

     

    Même plus des mendigots ! Ils se montraient leurs maigres trophées, s'apostrophaient, se couraient après sur le trottoir puis revenaient, se collaient des beignes, des horions, c'était pas beau à voir. Un voile sur des cheveux qui débordent les femmes qu'elles me houspillent, de trop que je les regarde. Agitent les bras genre sémaphore !

    Elles sont trop dans l'aigu ! Envie d'hurler ! De se mettre en colère ! Pas envie de les entendre piailler encore plus alors on se maîtrise...

    Et puis la pitié, l'affreuse pitié...

    C'est ça la diversité, c'est pas des cartes postales...

    Toutes couvertes de plusieurs couches de vêtements, de gilets dégueulasses ! Des tâches marrons un peu partout qu'elles avaient...

    Et puis elles se calment, elles tendent le bras, la main, elles réclament, elles quémandent, le bourgeois, le français, le mécréant il va bien donner une pièce...

    "Sivoplé"qu'elles répètent en se lamentant ! La poitrine maigre, sèche, décrépite, elles se frappent avec le poing, avec l'autre main !

     

    Pas de carte postale ! La France moderne mon bon monsieur ! La France électronique ! La France 2.0...

    Perdue en chemin, perdue en route, égarée, paumée...La réalité...

    Défigurée, maltraitée, en sang, à terre...

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée là

  • Le retour des tags les plus sombres de notre histoire

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    tag antisémite.pngLa Shoah est en ce moment utilisée de manière la plus indécente qui soit pour discréditer les eurosceptiques et les "gilets jaunes", la ficelle tient plutôt du câble. Il y a eu ce "tweet" de la ministre des affaires européennes, Nathalie Loiseau, assimilant l'étoile jaune aux étoiles du drapeau européen (voir à ce lien). Il y a eu ce "tag" sur la vitrine d'un "Bagelstein" parisien où le chœur des pleureuses a tout de suite accusé les "gilets jaunes" (voir à ce lien). Et maintenant les mêmes font des gorges chaudes de croix gammées tracées sur des "boîtes aux lettres" parisiennes agrémentées du portrait de Simone Veil (voir la source).

     

    Dans les deux cas, on pourrait dire que cela témoigne d'une certaine culture historique de la part des tagueurs. C'est au moins ça.

     

    La maison de Richard Ferrand a failli brûler (il y a d'ailleurs quelques zones d'ombres dans la tentative d'incendie, par exemple il n'y a pas de revendications et aucun slogan, voir ici) et voilà pourtant le retour des dictatures et de l'arbitraire et la démocratie en danger. Ce sont forcément des "gilets jaunes" radicalisés par la droite extrême. Même si personne n'a vu qui a commis cet acte. Ce sont à n'en pas douter ces "ploucs" de français périphériques que les nantis adorent détester, des "ploucs" qu'ils préfèrent soumis et la fermant que faisant valoir leur liberté d'expression.

     

    Pour interdire la contradiction, pour la faire taire, ils en sont là. La colère du peuple c'est forcément le retour du nazisme, elle vient automatiquement de la nostalgie des ordres noirs. Le procédé est tellement gros qu'on en rigolerait presque. Je songe aussi aux réactions de certains "gilets jaunes" qui tombent exactement dans le même panneau que "la Manif pour tous" il y a quelques années. Paniqués, certains croient bon de se justifier, de nier farouchement qu'ils soient de droite voire de la fameuse ultra-droite. Et comme pour "la Manif pour tous" ils sont déjà assimilés aux fâââchiistes.

     

    Ils n'ont pas saisi que quoi qu'ils disent ils sont discrédités aux yeux des bourgeois pédagogues qui jouent les arbitres des élégances politiques.

     

    On pourrait se poser des questions sur l'efflorescence soudaine de ces inscriptions judéophobes. Cela arrive pile au bon moment. On pourrait penser évidemment à des agents provocateurs, c'est quand même un peu étrange que cela se passe juste maintenant. Bien entendu, je n'ai aucune preuve tangible, mais on peut se poser la question. Je pense aussi à cette amie qui habitait Créteil, non loin de la synagogue. Elle était constellée de graffitis haineux au moins deux ou trois fois par semaine. Ces graffitis ne venaient pas de "nervis" d'extrème droâââte, raison sans doute pour laquelle personne ne croyait bon d'en parler.

     

    Face à cette stratégie d'intox évidente je trouve les "gilets jaunes" bien timides, bien timorés. Qu'attendent-ils pour ne plus se faire impressionner ?

     

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    Amaury - Grandgil

  • Indignation à géométrie variable

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    société, politique, tag antisémite, gilets jaunes, amaury watremez

    Un tag antisémite sur la vitrine d'un magasin "Bagelstein" à Paris et revoilà le chœur habituel des pleureuses d'hurler au retour des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire, UN tag tracé par UN taré. Bien entendu, les mêmes pleureuses bien pensantes et bourgeoises pédagogues, en particulier le dessinateur Joann Sfar sur "Twitter", ont vite fait d'accuser les gilets jaunes alors que le patron lui-même de l'établissement dit que la chose a été faite dans la nuit du vendredi au samedi (voir à ce lien).

     

    NB : Que l'on ne se méprenne pas, je ne cautionne pas une seconde ce tag mais il faut savoir raison garder me semble-t-il.

     

    Rien n'y fait :

     

    D'aucuns parlent tout de suite de "Nuit de Cristal" on balance de grandes citations de vigies de la pensée progressiste, on se fait peur, on est fasciné. Certains commentateurs en auraient presque une demie-molle, le voilà ce fascisme dont il parle depuis des décennies. Notons que dés que le peuple les contredit c'est forcément du fascisme. Toutes  ces grandes déclarations sur les totalitarismes c'est disons le en passant une banalisation du nazisme et de ses haines collatérales bien pire que celle induite par ce tag. Cette fascination des nazis chez les bien-pensants en dit beaucoup sur eux finalement, beaucoup plus qu'ils ne le croient.

     

    Plusieurs profanations d'Eglise ont lieu dans le même temps, des profanations, des actes de haine anti-chrétiens qui arrivent de plus en plus (voir à ce lien), on notera le silence radio assourdissant des mêmes pleureuses. Ami lecteur, me diras-tu, les cathos eux-mêmes se défendent bien mal. Contre ces profanations, contre ces actes de malveillance, il en est qui font des chaînes de prières, d'autres de ces chaînes d'amitié où l'on se prend tous par la main, on s'aime tous. On ne doute pas que cela soit efficace du moins dans leur esprit (sic). Je pense aussi à ceux-là qui diront qu'il ne faut pas jeter d'huile sur le feu, donc qu'en gros il convient de fermer sa bouche. C'est un peu comme lorsque l'on tente d'éveiller les consciences dont celles des cathos français au drame des chrétiens d'Orient. Invariablement on obtiendra ce genre de réponses.

     

    (un exemple au lien plus bas, on y parle de "sentiment" de christianophobie et non de réalité bien entendu, le lecteur attentif ne sera pas surpris de la source, "La Croix").

     

    A de rares exceptions...

     

    D'où vient cette haine profonde des chrétiens ? Si dans un ou deux cas il s'agira de petits bourgeois se croyant satanistes voulant célébrer qui une "messe noire" qui un "sabbat" de sorcières, elle est issue de notre "diversité", musulmane. En son sein, est chrétien tout occidental, tout français dit de souche, que celui-ci soit croyant, agnostique ou totalement athée. Ceux qui font la fine bouche ou froncent du nez face aux croyants auront des surprises quand ils se retrouveront eux-aussi massacrés car chrétiens aux yeux de ceux qui les tueront.

     

    Les valeurs sur lesquelles nous vivons encore un tout petit peu en France d'où viennent-elles d'ailleurs ?

     

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    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

  • Envie de crier flûte, zut, crotte

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    foulardsrouges.jpgHier les "foulards rouges" ont défilé pour le respect de ce qu'ils appellent la démocratie et le respect des institutions, contre les violences pendant les manifs des "gilets jaunes", celles-ci pourtant surtout imputables à la police. Ils ont eu raison de défiler quel que soit leur vrai nombre, entre 3500 selon un syndicat de police, et 10500 car au moins on a pu voir qui ils étaient : des serreurs de fesses effarés, des riches égoïstes, des bourgeois pédagogues condescendants. Dans leur inconscience de privilégiés ils se sont donc montrés tels qu'ils sont vraiment, ne craignant visiblement pas le ridicule.

     

    Heureusement, ils eussent été foudroyés...

     

    Ils s'étaient vêtus pour aller à "Nation" comme pour une excursion en pays sauvage, on ne sait jamais avec les "ploucs" ma chèèère. Et une fois la manif dispersée se sont hâtés d'enlever tout signe distinctif de leurs engagements pro-macroniens, courageux mais pas téméraires les bourgeois. La plupart venait de tous les quartiers aisés de la capitale, du VIIIème en passant par le XVIème, du Quartier Latin à celui de saint Germain des près. Tous avait les pires préjugés qui soient sur le peuple, sur les "gilets jaunes", forcément des fachos (traiter l'autre de facho dans leur esprit c'est l'empêcher de répondre).

     

    Ils voudraient des précaires, des pauvres, des sans abri ravis comme eux de la mondialisation voire disant "merci" avec des larmes dans la voix. Ils en ont marre de parfois -rarement- se sentir coupables en passant près d'un mendiant qui fait la manche. "C'est insupportable merde qwa, et ces mendigots puent ma chèère une infection". Car s'ils ont vidé Paris de ses milieux populaires il en reste malheureusement quelques uns et il est compliqué de râler contre les précaires "issus de la diversité" venant souvent des banlieues alentours pour chaparder des smartphones et on ne sait quoi...

     

    Râler contre eux c'est risquer de passer pour raciste, de perdre sa belle image de pseudo-humanisme qu'on s'est construit. Car on est humaniste mais cela ne signifie pas pour autant qu'on l'est avec tout le monde. On l'est avec ceux pour qui cela n'implique aucune obligation morale, aucune culpabilisation et bien entendu aucune solidarité sociale. Les "pauvres" que ces "foulards rouges" se sont choisis, c'est la "France périphérique", celle des "gilets jaunes", qui paient pour leur intégration. C'est d'ailleurs une des raisons fondamentales de la crise politique actuelle.

     

    On l'avait déjà compris en lisant les commentaires hallucinants de mépris d'internautes sur le fil de "le Monde" au sujet de témoignages de français ne s'en sortant plus mais les "foulards rouges" veulent un peuple docile et soumis qui triture sa casquette de coutil entre ses doigts en leur parlant, ils veulent de la violence contre "les classes dangereuses" pour les obliger à cette docilité. Il n'y avait presque pas besoin de banderoles parodiques ou se moquer d'eux de manière très drôle et fine comme l'on fait certains "gilets jaunes", ils y arrivaient très bien tous seuls.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici