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Histoire

  • Pourquoi tant de pudeur sur l'islamisme ?

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    Dans sa « lettre aux escrocs de l'islamophobie », extrêmement pertinente sur bien des points, moins sur d'autres, Charb évoqué ces « bourgeois planqués » qui dés qu'un attentat a lieu minimise et surtout ne nomme jamais le mal. Pourquoi tant de pudeur de vierges effarouchées ?

     

    Parce qu'ils ne veulent pas voir le réel ?

     

    Car ils seraient politiquement corrects à l'envi ?

     

    Que nenni !

     

    Ils savent très bien que l'Islam radical est dangereux, ils savent très bien que la haine qui en est issue devient des plus dangereuses mais ça n'est pas leur problème. Ils ne le côtoient pas dans leur vie quotidienne excepté deux ou trois saoudiennes richissimes...

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  • Déjà minoritaires, déjà soumis ?

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    politique, islamisme, société, islam, terrorisme, apathie, politique

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    Les réactions au terrorisme, au fanatisme me semblent en France être déjà celles de minoritaires, qu'elles soient de droite ou de gauche, bien-pensantes ou se voulant politiquement incorrectes. Charb dans sa lettre sur les escrocs de l'islamophobie relue ces jours-ci parlait d'ailleurs très bien de ces bourgeois planqués qui terrifiés par la montée d'un certain fondamentalisme musulman acceptent tout afin de conserver la paix civile et leur mode de vie libertaire, croient-ils.

     

    A droite ce n'est guère mieux.

     

    On dirait par tous ces articles anxiogènes, toutes ces déclarations de fin du monde, de résistance que nous sommes d'ores et déjà dans la position de communautés opprimées. Relayer tout ça sert le dessein des fanatiques en plus faisant d'eux les seuls interlocuteurs musulmans.

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  • Le facteur humain et les catholiques

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    Ces « cathos » dont des jeunes prêtres qui se demandent régulièrement dans leurs homélies dominicales avec gravité et componction et avec leurs équipes liturgiques durant toute l'année :

     

    Foi, catholicisme, société, politique, religions, église, paroissiens, 15 août, amaury watremez« Mais comment se fait-il que les gens désertent les églises » ne se voient donc pas à la sortie des messes ?

     

    Les gosses et les parents en « Cyrillus » (TL°), les shorts pastel rouge, rose et vert des pères en été, page 46 du catalogue printemps/été, les robes « trapèze » des mères, page 54 du catalogue, les groupes de conversation automatiquement selon la spécialité médicale ou juridique du mari, les épouses objectivement « de décoration », les vieux gars et vieilles filles de service que parfois l'on honore d'un -bref- bonjour, bref parce que c'est déjà pas mal n'est-ce pas...

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  • La culture du narcissisme

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    à propos de « la culture du narcissisme » de Christpher Lasch, précédé d'une préface de Jean-Claude Michéa chez Flammarion dans la collection « Champs » (à ce lien)

     

    société, politique, Christopher lasch, narcissime, égo, hypocrisie, festivisme, amaury watremezJe ne pense pas comme d'autres que le « moi » soit forcément haïssable. Il était important que cette idée apparaisse vers la fin du XVIIème siècle et que l'individu se libère de contraintes collectives pour se réaliser. Mais le « moi » a fini par prendre une importance démesurée, presque insupportable et envahir tout le reste. Cela amène le résultat suivant : nous devenons de plus en plus incapables de supporter la contradiction, d'apprécier le débat et de fréquenter des personnes autres que des reflets même déformés de nos aimables personnes.

     

    Je trouve cela des plus ironiques. En un temps où les moyens de communication offrent des possibilités infinies nous sommes de moins en moins capables de le faire, en un temps où ils pourraient permettre plus d'équité sociale nous la désirons de moins en moins...

     

    La littérature politique peut être intéressante mais quand l'analyse d'un auteur peut être pertinente l'ouvrage peut se conclure sur des propositions de solutions totalement hors-sol et dégagées du réel, ou inversement. Aucun livre politique ne donne de point de vue réellement global sur la crise morale grave que traverse notre société. Ce qui fait l'intérêt de « la culture du narcissisme » c'est que Christopher Lasch le donne justement dans les pages de ce travail de réflexion. Il le fait en se basant sur la psychologie sociale individuelle et collective. Son essai a plus de vingt ans mais il est d'une actualité toujours plus brûlante...

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  • Lire Charles Maurras en 2017

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    à propos du « Petit dictionnaire maurrassien » de Stéphane Blanchonnet paru aux éditions Nouvelle Marge

     

    littérature, société, politique, Maurras, Action Française, amaury watremezLe talon d'Achille de nombreux mouvements, revues et publications se voulant en dehors du discours actuel est d'être encore beaucoup trop sensibles aux oukases idéologiques des arbitres des élégances politiques. Toujours et encore, la plupart en viennent à se justifier maladroitement, à se défendre d'être réactionnaires ou pire aux yeux des donneurs de leçons :

     

    hédoniste ou anar de droite, et catholique, le pire pour eux (Nota Bene : je suis le tout et me fiche bien de l'anathème des bourgeois pédagogues).

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  • L'oubli crucial des nationalistes

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    ...quand ils parlent de la France.

     

    politique, société, réacs, christianisme, religions, France, amaury watremezA droite, et dans la sphère nationaliste, particulièrement la fameuse « fachosphère » ou « réacosphère » dans laquelle votre serviteur a été très souvent relégué (ce dont je me fiche complètement), on déplore la perte des valeurs, de la morale commune et individuelle, des idéaux. Mais on s'arrête là. Les nationalistes, cette droite bien de droite et non libérale libertaire, ne vont pas plus loin. Ils adoptent dans leur famille, dans leur vie personnelle exactement le même comportement que le reste de la population, à savoir de consommateur des biens et des personnes sans se poser guère plus de questions.

     

    Ils protestent même le plus souvent avec véhémence de leur « non-réactionnariat ». Ce qui ne sert strictement à rien puisque l'expression même très mollassone de leurs convictions les condamne d'avance aux yeux des gardiens de la doxa idéologique actuelle, de la bonne parole bien-pensante selon qui l'histoire de France commence en 1789 ou 93...

     

    Ces pseudo-réacs couchent avec qui ils veulent, ils ne sont pas de droite (ni de droite ni de gauche qu'ils disent), ils ne sont pas réacs non plus, ils s'affirment comme tout le monde d'ailleurs croient-ils bon de rajouter alors ils ont des amis homosexuels, pleins, ce qui prouve bien leur capacité de tolérance. Ils sont catholiques parfois, oui mais attention ils choisissent ce qui les arrange dans la Foi. Un peu de ceci, un peu de cela, pas trop d'obligations morales surtout.

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  • Ces sales menteurs d'écrivains

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    écriture.jpgAussi sur Agoravox

     

    Une jeune fille me l'a confié il y a quelques temps avec beaucoup de sincérité. Elle ne comprenait pas comment on pouvait aimer les livres de fiction alors que les écrivains n'y racontaient pas des choses vraies. Elle, elle aimait les livres n'évoquant que le réel. Qu'une petite comme elle dise cela est on ne plus excusable. C'était dit dans l'idée que les écrivains ne sont que de sales menteurs qui racontent des histoires. C'était prononcé dans un souci d'intégrité candide après avoir dû lire en classe un livre de Ray Bradbury.

     

    Par contre, quand ce sont des adultes réputés raisonnables (Nota Bene : je ne peux rédiger cette phrase sans sombrer dans un fou rire immédiat, la plupart des adultes étant tout sauf raisonnables), majeurs et vaccinés, c'est beaucoup plus insupportable, toujours à la limite du grotesque. Cela relève aussi du complexe culturel, on sait que l'on est inculte donc on se justifie en arguant que de toute manière la fiction n'est que superficialité. Cela montre également que la fiction littéraire, le romanesque sont toujours et encore considérés comme du superflu, de l'inutile, du facile.

     

    On la tolère pour se divertir à la rigueur, mais la fiction présente un risque intolérable. Elle incite le lecteur à se poser des questions sur sa vie, la société, le monde, ses joies, ses tristesses. Elle l'encourage à penser par lui-même après que des auteurs lui ait ouvert des univers entiers sous ses yeux, l'ait fait rêver, imaginer, frémir ou rire.

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  • Les soldats et les oligarques

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    armée,société,général de villiers,emmanuel macron,politiqueAussi sur Agoravox

     

    L'épisode de la démission du général de Villiers suite à un « coup de menton » du jouvenceau présidentiel jupitérien en chef m'a rappelé deux ou trois choses sur l'armée. Je nourris des sentiments contradictoires sur le sujet. En bon « anar de droite », j'en trouvais et en trouve toujours ridicule les rituels demeurant encore, la hiérarchie, le goût pour les « amitiés saines et viriles » de certains militaires. Et le service consistait surtout dans ces dernières années et pour beaucoup d'entre eux à ce que les appelés s'emmerdent dans une caserne de province en tapant le carton autour d'une bouteille.

     

    Mais j'aime ce que l'on appelait il y a peu encore la chose militaire.

     

    Cela m'évoque immédiatement la figure de monsieur B. . Monsieur B. avait été engagé dans l'armée de de Lattre à la fin de la Seconde Guerre à l'âge de quinze ans. Il avait fait l'Indochine, l'Algérie, et l'Afrique. Il avait été de tous les fronts. Il était passionnant à écouter sur la réalité du métier de soldat, loin, bien loin de l'imagerie des films. Il expliquait qu'un combat c'était simple, on discute avec son copain et cinq minutes plus tard le copain pouvait être mort. Il ne mourrait pas les bras en croix dans une expiration dramatique, il tombait comme un sac de ciment par terre.

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  • Plus jamais de « Vel d'Hiv » ?

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    Vel d'hiv, Emmanuel macron, histoire, politique, mémoire, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, deux visions de l'attitude des français durant cette période dominent, une angéliste : les français étaient tous résistants de cœur, une à l'inverse : ils étaient tous collabos. La vérité se situe sans doute entre les deux. Selon Robert Paxton qui écrivit un ouvrage de référence sur Vichy, il semble qu'il n'y ait eu que 100 000 résistants tout au plus et autant de collaborationnistes de conviction. Et quarante millions d'attentistes, quarante millions de personnes songeant surtout à sauver leur peau, quitte pour cela à oublier toutes valeurs morales, toute humanité.

     

    Et parmi eux quelques héros méconnus dont on ne parle jamais. Quand il arrivve que l'un d'eux soit connu, il avoue généralement qu'il ne voit pas d'héroïsme dans ce qu'il a fait, et que cela lui semblait aller de soi. De tels êtres humains sont rares, voire rarissimes...

     

    Il y en eut pendant la rafle du « Vel d'hiv ».

     

    Il y en eut en effet parmi les policiers français pour prévenir les familles juives allant être raflées la veille et leur éviter un sort funeste. Beaucoup ne purent le croire et furent déportées.

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  • Migrants : ce n'est que le début

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    A gauche, enfin la gauche sociétale, on a depuis longtemps « ses » pauvres attitrés comme les dames patronnesses d'autrefois, ce sont les migrants en général, les musulmans en particulier. Les autres pauvretés, les autres précarités n'existent pas, voire pire encore on les oppose. De toutes façons un pauvre qui ne serait que français, « de souche », est forcément un plouc. Ces migrants, ces musulmans on les aime bien car leur pauvreté est lointaine. Elle est exotique. Elle rappelle ses voyages que l'on a fait en Méditerranée, les rares fois où l'on est sorti de l'hotel pour aller s'acheter une babiole dans les marchés à touristes.

     

    Ainsi, en se paysant quelque colifichet, le bourgeois pédagogue se déculpabilisait. Il n'était pas si égoïste puisqu'il avait fait l'aumône de son temps et de son argent. Depuis quelques années, il rajoute un « selfie » effectué avec l'autochtone afin d'apporter une preuve et de montrer combien il est humaniste.

     

    Un précaire de cet acabit, et moi le premier il ne s'agit pas non plus de nier leur précarité matérielle, est à peine un être humain. Ce n'est qu'une pauvre chose, un pauvre hère sans cervelle et sans cervelle qui ne sert qu'à se donner bonne conscience. Quand il fait preuve de violence ou d'agressivité, cela ne peut pas être sa faute. Jamais. Il sera excusé par la confrontation de sa culture avec la nôtre, par son ignorance, par sa naïveté. S'il violente les femmes c'est par pure candeur, et non par perversité. Et puis ces filles qu'il a parfois brutalisées n'avaient pas besoin de s'habiller aussi court, aussi léger...

     

    C'est ce que l'on entend régulièrement de la part de politiques ou de militantes se prétendant pourtant féministes radicales. C'est encore la faute de l'Occident corrupteur. Il est plus simple pour elles comme pour le bourgeois pédagogue de présenter Mohamed Merah en victime par exemple, victime du racisme, des préjugés, raison pour laquelle il s'est mué en monstre (en ce moment au Festival d'Avignon, voir à ce lien).

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  • Contestataires et oligarques au G20 : la même idéologie ?

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    politique, G20, société, économie, contestation, amaury watremez

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    Dans les fameux « Souvenirs littéraires » de Léon Daudet réédités il y a peu dans une version expurgée des considérations politiques pouvant choquer les chastes oreilles des bourgeois pédagogues, on trouve quelques paragraphes croustillants sur les « anarchistes » de son époque : les vrais et les mondains, les sincères qui finissent mal comme Bonnot et les malins voyant là un bon moyen de piquer de l'argent aux bourgeois en leur promettant le fameux grand soir un de ces quatre matins, en leur procurant quelques frissons.

     

    Léon y remarque quelque chose de très juste, ces contestataires n'ont finalement qu'une vision juste un peu plus radicale que les bourgeois positivistes de la politique mais c'est exactement la même idéologie. Il avait aussi de la sympahie pour Bonnot qui terrifiait tant les nantis positivistes de l'époque qu'ils envoyèrent 300 flics pour l'abattre comme un chien.

     

    Cette idéologie mène directement à la destruction de toute espèce de vie intérieure, de tout ce qui reliaient traditionnellement les êtres humains jusqu'à faire de la société un empilement d’individus coupés non seulement les uns des autres mais aussi de leur milieu naturel. Les anarchistes ne faisaient au fond que réellement appliquer les préceptes des progressistes, des modernistes, pensée dominante au sein de la classe dominante.

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  • Lieux de plaisirs prolétaires en voie de disparition

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    cafés, précaires, société, politique, art de vivre, moralisation hypocrisie

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    J'aime bien l'ambiance des cafés, particulièrement celle des cafés parisiens. Tous les milieux se mélangeaient, le prolo pouvait croiser le bourgeois. Entre deux commentaires météorologiques ou politiques on fumait un clope ensemble au comptoir. Les petites dames âgées du quartier échangeaient avec les plus jeunes. Bien sûr ce n'était pas idéal mais il existait quelque chose pour relier les couches de la société. Il en reste quelques uns de ces endroits, rades et autres bistrots mais ils sont de moins en moins nombreux.

     

    J'aime bien y écouter les conversations, les mots d'esprit, le parler populaire survivant encore un peu, les formules rapides et incisives, j'ai toujours eu « l'oreille à Toulouse » selon l'expression...

     

    ...Et il est encore mieux d'y participer, de ne pas avoir peur d'en faire trop, de faire un peu de comédie pour s'amuser avec les autres.

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  • Une photo réveillant les vrais clivages

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    Simone Veil, la manif pour tous, IVG, contraception, loi Veil, société, politique, amaury watremez

     

     

     

    Depuis quelques jours circule sur les réseaux sociaux une photo de Simone Veil à « la Manif pour tous » . Je l'ai moi-même relayé et les réactions -diverses- ne se sont pas fait attendre :

     

    Il y a les personnes que cela choque sincèrement, des « purs », car elles se sentent solidaires de la famille de madame Veil pour qui celle-ci était en état de faiblesse à ce moment-là, souffrant d'Alzheimer. Les enfants de la mère de la loi sur l'IVG étaient allés jusque porter plainte pour harcèlement contre entre autres Frigide Barjot. On peut après tous les comprendre, ils avaient le souci de leur mère. Et quand sa mère est malade et fragile il est normal de la protéger.

     

    Il y a aussi ceux beaucoup plus nombreux que cela dérange de voir une de leurs icônes prétendûment libertaires défiler pour une cause qu'ils ne supportent pas. Je me demande ce qu'il en aurait été si madame Veil eût défilé pour une autre cause, plus « acceptable » ?...

     

    On touche ici au coeur d'un des deux ou trois réels clivages profonds agitant ce pays car les clivages sont encore bel et bien présents. Il existe une toute petite classe de nantis (décideurs, politiques, intellectuels, journalistes) profitant de leurs privilèges matériels leur permettant de consommer à haute dose les biens et les personnes tant que cela leur est physiquement possible, et tant que la pharmacopée moderne les y aide. Ils n'entendent absolument pas que cela change, et ne supportent pas que l'on remette en question cette perception. Ils disposent encore de toutes les manettes du pouvoir et n'ont aucun désir de les partager.

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  • Icône libertaire malgré elle

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    simone veil,société,politique,ivg,avortement,amaury watremez

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    Simone Veil, entre autres ministre de la Santé de Giscard, première présidente du Parlement Européen (je ne trouve pas cela forcément glorieux) est morte à 89 ans. Elle est saluée partout surtout pour la loi autorisant l'IVG (ou interruption volontaire de grossesse) en France. Elle est devenue une icône féministe et libertaire bien malgré elle. Comme si tout ce petit milieu ultra-libertaire avait encore besoin de figures tutélaires pour justifier sa conception de la sexualité. Quitte pour cela à simplifier à l’extrême ce qu'exprimait ces figures pour s'en servir d'alibi.

     

    Ce n'est pas elle qui est véritablement en cause dans ce texte mais ce que certains font d'elle, se fichant concrètement de la réalité de sa pensée. On ne peut qu'avoir pourtant du respect pour les horreurs de la déportation qu'elle a subies pendant la Seconde Guerre. Elle en retira « de facto » un grand souci de compassion envers les plus faibles...

     

    L'IVG a fini par devenir un droit alors que le but premier de la loi était surtout d'encadrer des cas particuliers d'avortement afin que les femmes et jeunes femmes, des adolescentes pauvres en particulier puissent le faire sans risquer de mourir sous les aiguilles des « faiseuses d'anges ». Pour celles de « bonnes » familles, elles partaient quelques mois se reposer en Suisse ou en Grande Bretagne. C'était une loi de compassion pour des personnes en souffrance et risquant de tout y perdre. Elle a toujours craint sa banalisation. Cela devait rester l'exception ainsi qu'elle le rappelait dans son discours du 26 novembre 1974.

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  • Sur les écrans plats nos vies modernes

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    smartphone.jpgAussi sur Agoravox

     

    Ma correctrice habituelle m'avait sermonné largement. Je calais tout le temps dans mes articles mon dégoût absolu de l'usage des « smartphones ». Elle était exigeante, quand je me laissais aller à mon « gimmick », je me faisais bien enguirlander. Mais cependant, je crois que de temps en temps, pour résister à la tentation, il est plus simple d'y céder. Je vais me gêner ! dans ce petit texte, je vais en parler en long, en large et en travers. C'est un sujet qui vous préoccupe tous les instants pourtant, il va intéresser les lecteurs. Ou pas.

     

    Je lui en demande pardon par avance à ma correctrice et lui dédie les quelques paragraphes suivants...

     

    ...Et pourtant nous passions des heures au téléphone. Mais elle et moi ce n'était pas pareil que vous.

     

    Nous vivons à une époque où les moyens de communication n'ont jamais été aussi nombreux, jamais été aussi efficaces également. Certains se demandent comment on faisait pour vivre sans il y a peine vingt ans. Ce temps où poutr téléphoner il fallait trouver une cabine publique et où l'on ne se réunissait pas virtuellement mais dans un endroit maintenant méconnu par les adolescents qui le méprisent, le dédaignant s'il n'y a pas la « wifi ». C'est le plus important, on paye un « coca » pour trois et on « textotte » et on « essèmesse », et on « maile »...

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  • Plaidoyer pour Najat

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    politique, éducation, société, najat vallaud belkacem, amaury watremez, législatives 2017Aussi sur Agoravox

     

    Madame Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Éducation, a été battue aux législatives, et les internautes de droite de s'en réjouir aussi sec, et de la railler en long, en large et en travers, d'en rire à gorge déployée.  Pendant qu'elle a occupé ce poste, c'était tout comme pour madame Taubira le "Najat Bashing" à qui mieux mieux. Comme si elle était plus responsable que les autres du marasme qui saisit aussi l'école en particulier et l'éducation en général, nationale ou non. La première réforme disons le "hasardeuse" de l'Éducation c'est sous Giscard en 1977 avec la réforme Haby.

     

    Les parents reprochant un peu tout à l'ancienne ministre oublient toujours que l'éducation de leurs enfants, la transmission d'une culture ou de valeurs, c'est aussi eux, et d'abord eux. Et que s'ils ne font pas leur travail, l'école aura le plus grand mal à le compenser. Et qu'ils sont aussi responsables des carences dans ces matières de leurs rejetons que l'Éducation Nationale qui a le dos large. Bien souvent celle-ci, vénérable institution, est surtout considérée comme une garderie pour les grands enfants et adolescents.

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  • Cette droite traditionnelle en marche avec Macron

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    politique, société, Emmanuel Macron, En Marche, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Henri Guano, même si contrairement à ses dires, affirme cela surtout parce qu'il a vécu une lourde défaite dans la circonscription parisienne où il s'est présenté a néanmoins tout à fait raison. L'électorat très bourgeois de l'endroit est à vomir, qu'il soit "bobo" ou "bourgeois pédagogue" ou de cette bourgeoisie plus traditionnelle allant à la messe et mettant ses enfants dans le privé.  Comme il se retire de la vie politique, Guaino peut enfin parler sans filtres. On se demande pourquoi il ne se l'est pas autorisé plus tôt car ce fut réjouissant...

     

    Je n'avais pas besoin de lui, madame Mauroy l'avait avoué il y a déjà quelques décennies à mon grand-père paraphrasant Shakespeare :

     

    "La politique est une comédie dont les électeurs sont spectateurs, encore faut-il bien la jouer"

     

    Après tout le doit être loin d'être le seul, je pense que la plupart de ces collègues sont tout autant méprisants des électeurs prêts il faut dire à élire une potiche sur la base d'un discours très simpliste de renouveau, de pseudo-rajeunissement...

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  • L'auteur du "Grisbi" parle du "mitan"

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    A propos de "Lettre ouverte aux voyous" de Albert Simonin aux éditions Arléa

    simonin.jpgAlbert Simonin avec son accent parisien et ses manières de "titi" m'est proche en soi même si je ne l'ai pas connu car il me rappelle de mes grand mère, oncles et grands oncles ayant le même vocabulaire et le même sens de la formule incisive. Car les "titis" avaient cela pour eux, le sens de la vanne qui tue en trois quatre mots sans coup férir, et la même façon de placer les accents toniques comme il convenait de le faire, comme dans "J'Me casse".

     

    Bien sûr, le sens de la formule ne rend pas automatiquement spirituel mais c'est déjà mieux que rien, que le néant servant de cervelle à des amuseurs actuels persuadés que dire des saloperies donne forcément l'air canaille.

     

    Albert Simonin est souvent le grand oublié de la mémoire des films noirs des années 50, 60, des polars à la Papa. On évoque surtout Michel Audiard. Et comme lui on le réduit surtout à un aimable connaisseur de l'argot et du "milieu", un voyou divertissant que l'on invitait ou qu'on lit pour se donner des frissons et le genre "affranchi" bien qu'il s'évertua déjà à décevoir les attentes des mondains, des petits garçons et petites filles sages par esprit de contradiction ou juste pour leur "scier la rondelle".

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  • Les nouvelles forces en présence au lendemain du premier tout

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    politique, législatives 2017, société, Emmanuel macron, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Sur un blog de gauche pas encore converti au macronisme, l'auteur déplore la division de son camp antilibéral tout comme à droite d'autres le font aujourd'hui. Comme si les anciens "camps" avaient encore une signification alors que le vrai clivage n'est plus entre droite et gauche, mais entre ravis de la mondialisation et ceux qui la subissent durement parfois. Le temps que les militants de droite comme de gauche le comprennent il sera bien tard alors qu'il serait urgent qu'ils oublient au moins pour un temps tout cela.

     

    Il n'est plus temps de défendre chacun "son" champion pour ensuite rentrer dans le rang, y compris les "champions" obscurs ou confidentiels, "sauveurs" de la France évidents pour leurs adeptes qui sont autant de "croyants" sans trop de cervelle. Il n'est plus temps de se disperser en divers partis qui seront au moins pour cinq ans des "particules" voire des "particulets" pour certains à peine représentés à l'Assemblée. N'étant pas un optimiste de nature, je suis à peu près certain qu'ils perdront encore longtemps leurs temps en disputes et polémiques sans fondement des années encore.

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  • Où sont les lanceurs d'alerte antifascistes ?

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    politique, emmanuel macron, marine le pen, antifascisme, société, hypocrisie, amaury watremez

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    Emmanuel Macron et ses séides tous libéraux libertaires, tous oligarques opportunistes, ont surfé sur la vague des alertes à l'antifascisme, sur le risque de retour des fameuses heures les plus sombres de notre histoire qu'aurait incarné Marine le Pen. A les entendre le parlement aurait été muselé, la presse méprisée et le dialogue avec le peuple dédaigné. Marine le Pen n'aurait gouverné que par ordonnances. Toutes choses on le voit inimaginables avec Macron (ceci est de l'ironie ami lecteur) :

     

    Macron va disposer d'un parlement servile à sa botte à l'exception d'une petite centaine de députés d'opposition qui n'arriveront pas à s'unir.

     

    Macron va gouverner par ordonnances pour hâter le détricotage de notre modèle social. Cela va avoir un impact sur les plus précaires, les chômeurs, les personnes handicapées, les petits retraités.

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  • Vieilles lunes

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    politique, société, idéologies, france, télévision, médias, amaury watremezLes vieilles lunes ont la vie dure, très dure. Elles sont hors d'âge, elles sont rances, mais encore bien vivaces. Elles sont plus que mûres voire blettes, normalement prêtes à tomber, mais qu'importe. Elles sont solidement accrochées aux esprits. On aurait pu croire pourtant s'en être débarrassées depuis longtemps déjà. Dés qu'un sujet est évoqué, elles apparaissent, on les ressort du placard. Elles existent pour interdire toute discussion constructive, toute réflexion sur des thèmes qui pourtant mériteraient autre chose que leur évocation systématique, automatique, sans nuances.

     

    Dés qu'un politique, un éditorialiste ou n'importe qui d'autres osent s'attaquer aux mythes du communautarisme, de la pseudo "diversité", à souhaiter le retour de valeurs nationales, elles sont rondes, pleines et larges ces vieilles lunes et envahissent tout le ciel médiatique à perte de vue. C'est à qui dira le plus fort "plus jamais ça !" avec le plus de larmes à l'œil, à qui sera le plus énergique dans la dénonciation du nazisme ce qui convenons en plus de 72 ans après son effondrement le 8 mai 1945 est d'un courage extraordinaire, à qui assimilera tout discours raisonnable sur ces questions à du racisme.

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  • L'impossibilité de la prévention du terrorisme en 2017

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    politique, islam, société, attentat du london bridge, politique, société, amaury watremezA chaque nouvel attentat, à chaque nouvelle tuerie, excepté l'incapacité avérée de nos sociétés à réagir autrement que par une sensiblerie mal placée, sont évoquées les carences des services de renseignement et, ou de police. Il est d'usage également de réclamer encore plus de surveillance de la population, encore plus de policiers. Ce fut le cas après l'attentat de Manchester, cela a été le cas après celui du « London Bridge » (voir à ce lien). Mais ce serait en pure perte. Et ces récriminations sont idiotes car par essence il est strictement impossible de prévoir ces actes abominables.

     

    Certains éditorialistes ont parlé « d'überisation » du terrorisme, c'est exactement ça mais cela n'explique pas les causes de leur passage de « l'autre côté »....

     

    Ces « nouveaux » terroristes sont généralement des individus frustrés, pleins de rancœur et de haine contre l'Occident pour diverses raisons. Ils n'ont pas trouvé dans nos pays cet El Dorado qu'ils pensaient y dénicher, ce rêve de réussir matériellement et tout recommencer. Ils restent campés le plus souvent sur leur culture originelle, ou un fantasme en tenant lieu, une idéalisation. Ils sont encouragés dans ce masochisme mémoriel constant d'un autre genre par les éducateurs de nos contrées qui adorent quant à eux cette forme d'auto-flagellation.

     

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  • Le précaire cet écologiquement irresponsable !

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    Écrit après avoir entendu le président Macron parler de « make ze planète grète euguène »...

     

    precarite-energetique.jpgDans notre monde tellement progressiste, la coupure a tendance a se creuser de plus en plus et de pire en pire entre les très riches et les très pauvres. Et la classe moyenne entre deux, ou plutôt ce qu'il en reste, trop riche pour être aidée, trop pauvre pour s'en sortir vraiment sans heurts ni crédits, se paupérise lentement mais sûrement. En même temps, comme le dit notre président, les riches développent des soucis sociaux et politiques, rajoutent aux prétentions matérielles des vanités politiques et l'envie très forte de se donner le beau rôle, en particulier celui de guides des peuples, ceux-ci n'ayant pourtant rien demandé...

     

    Leur dernière lubie, elle ne mange pas de pain et ne les force pas à un partage plus équitable des richesses, est une certaine conception de l'écologique, une conception « gadget », une conception « alibi » pour se donner bonne conscience et faire marcher le commerce en créant de nouveaux labels, de nouveaux produits beaucoup plus chers.

     

    Le précaire, lui, n'est pas écolo, il s'en fout du développement durable. Souvent même c'est un de ces « petits mâles blancs » qui se détend en regardant exclusivement la télévision et qui si ça se trouve n'est jamais allé voir une pièce d'« humour de résistance » de Jean-Michel Ribes. Pire encore, il prend sa voiture hors-d'âge, rempli bien des fois avec du diesel, pour aller travailler à Paris ou dans une autre grande ville, une bagnole qui bien souvent a un bilan carbone désastreux. Mais cela n'a pas l'air de l'angoisser, il ne se rachète pas une électrique, même pas une « hybride ».

     

    Parfois, il est bien obligé de prendre les transports en commun, de s'entasser avec on l'imagine un plaisir immense dans des wagons bondés, pour cause d'économies budgétaires décidées afin de mieux construire l'Europe. Il faut dire là encore que le précaire, des plus inconscients également sur cette question se fout complètement de la construction européenne. Et puis, en même temps (j'aime beaucoup ce que vous faites monsieur le président) quand il rentre dans son logement loué beaucoup trop cher pour une si petite surface, enfin c'est ce qu'il dit, il prétexte abusivement la fatigue à cause des retards, des pannes, des problèmes de cadencement et de personnels il ne s'inquiétera pas une seconde de faire le tri de ses poubelles avec ordre et méthode.

     

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  • Le roi du gimmick (mais pas que)

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    À propos de « Comment j'ai terrifié l'Amérique » - 40 ans de séries B à Hollywood, autobiographie de William Castle chez Capricci

     

    cinéma, politique, littératiure, sociétéWilliam Castle est un des rois du cinéma d'exploitation et de la « série B ». Né Schloss, (Castle en anglais donc), il grandit à New York dans le « Village » où il découvre le cinéma et le théâtre. Gamin débrouillard et très sûr de lui, il devient régisseur de scène sur un malentendu, un coup de bluff. Les compulsifs de cinoche le connaissent bien car on le voit, ou un personnage s'inspirant fortement de lui dans « Panic à Florida Beach » de Joe Dante, ce personnage de producteur à gros cigare aimant les gros effets pour faire frémir un maximum le public :

     

    Micro-décharges électriques dans les sièges, squelettes volants, assurance-vie pour les spectateurs qui mourraient de peur etc...

     

    Il est légendaire à tel point que dans « la Conspiration des ténèbres » un livre fantastique Theodore Roszak imagine qu'il a tourné un film maudit qui ouvrirait vers une conspiration ésotérique mondiale extrêmement dangereuse (voir à ce lien).

     

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  • La déprime de nos éditorialistes distingués

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     Emmanuel macron, société, finkielkraut, poolony, amaury watremez, hypocrisie, fn, lr, en marcheLes éditorialistes politiques français sont de leur milieu de nantis où tous se fréquentent, se côtoient, couchent l'un avec l'autre, et ce quel que soit leur camp supposé. Dans leur milieu on ne peut comprendre le vote le Pen en particulier et celui de la France périphérique en général, un vote de ploucs xénophobes, un vote de pauvres certes mais tellement vulgaires.

     

    Dans leur milieu aussi, on respecte les hiérarchies sociales, à commencer par celles de l'argent...

     

    Ces belles âmes ont tous appelé à voter Macron en le présentant comme la seule alternative à le Pen et à un risque pris au sérieux d'un retour du fascisme, d'une dictature. Ils sont tous tombés dans le piège d'Emmanuel Macron, y compris ceux se prétendant politiquement incorrects, hors du système tels Alain Finkielkraut et Natacha Polony.

     

    Ils se sont dits, après on pourra discuter, notre vote sera pris en considération, ainsi que nos grandes et belles envolées contre le risque de renaissance des ordres noirs.

     

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  • La nouvelle trahison des clercs

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    Les catholiques ne représentent certes plus grand monde en France. Je parle ici des catholiques pratiquants réguliers : de 1 à 2 % de la population globale. Et pourtant ce qu'ils disent, les valeurs qu'ils soutiennent, est encore largement commenté, critiqué, raillé voire injurié. Cela pour les catholiques qui ne sont pas en phase. Ceux qui le sont, dont le discours est comme il faut dans l'air du temps, sont tolérés comme des "cathos de service" gentils, bien braves mais un peu carencés intellectuellement. Dans ces catholiques je compte la majorité des clercs en France dont la conférence des évêques de France dans sa plus grande part.

     

    Ou alors, on aime bien le pape François qui a de grandes déclarations très belles, avec lesquelles tout le monde est d'accord mais qui n'engagent pas grand-chose....

     

    Quand les catholiques de ce genre sortent de ce rôle, ils sont tous mis dans le même sac de l'atroce réaction. Ils ne l'ont d'ailleurs pas encore compris et s'évertuent à répéter sur tous les tons qu'ils ne sont pas de droite, qu'ils ne sont pas traditionalistes, qu'ils aiment beaucoup le progrès, les changements sociétaux, qu'ils sont très, très ouverts. Rien n'y fait, ils sont rejetés dans les ténèbres extérieures de l'enfer des bien-pensants. Cela ne serait pas bien grave si ces catholiques d'âge mûr pour la plupart qui ne sont plus qu'une minorité n'avaient plus aucun pouvoir de nuisance.

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  • La littérature, seulement la littérature, rien que la littérature

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    à propos de « Ecrivains et artistes » de Léon Daudet, aux nouvelles éditions Séguier

     

    wilde4.jpgIl y a un livre que je lis, relis, et relis encore sans me lasser. J'en connais même des passages par cœur. Ce sont ces « fabuleux » -pour reprendre le mot de Proust- souvenirs littéraires de Léon Daudet réédités ici dans une forme plus ou moins expurgée de toutes les considérations politiques de l'auteur de par leur parfum encore méphitique en 2017. Léon Daudet était d'Action Française, catholique profond, maurrassien convaincu, nourrissait quelques doutes sur la démocratie bourgeoise, toutes choses impardonnables à notre époque si coincée sur le plan de l'appréciation des arts. C'est un peu dommage, il me semble qu'un lecteur adulte est capable de faire la part des choses selon ses propres convictions et de passer outre ce qui pourrait les heurter.

     

    S'ils y tenaient absolument, ils mettaient des « smiley face » souriantes ou mécontentes pour signaler les passages corrects et ceux qui sentaient le soufre. Cela aurait été post-moderne, tellement d'époque. On note encore que l'image soigneusement choisie provient de sa jeunesse quand le fils turbulent d'Alphonse Daudet était encore un des espoirs de la jeune IIIème République et non un de ses plus terribles contempteurs.

     

    Léon Daudet était aussi un homme cultivé, au sens classique du terme, goûtant le verbe d'un auteur, son style et non les correspondances avec ses propres opinions ou son utilité dans la défense d'une « cause » ou d'une autre. Contrairement à l'abbé Bethléem, célèbre prêtre et censeur catholique, contrairement à nos arbitres des élégances littéraires actuels tout aussi pudibonds dans leurs détestations et leurs célébrations, Léon Daudet avait le « nez creux » et reconnaissait le vrai talent beaucoup plus sûrement que ce genre de lecteurs suscités au foie sans doute bilieux. Barbey d'Aurevilly lui-même s'était heurté et se heurte encore à ces procureurs des lettres qui le limitent et s'en tiennent bêtement à sa réputation de dandy flamboyant un peu réactionnaire sur les bords...

     

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  • L'Esprit inspire-t-il le vote catholique ?

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    politique, société, christianisme, foi, Emmanuel macron, présidentielles 2017

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    Une amie catholique, bonne paroissienne elle, pas comme moi qui n'en ait cure de toutes façons, vient de m'appeler pour me dire combien elle était réjouie que Macron devienne président, "parce qu'il est jeune et que c'est bien que ce soit un jeune", "parce qu'il est beau" (à ses yeux), "parce qu'il va tout changer". Cette amie est chômeuse presque en fin de droits, je n'ai pas voulu l'effrayer mais lui ai rappeler deux ou trois choses. Et cela m'a donné envie de rédiger ce petit entrefilet... 

     

    Si on posait la question aux catholiques et qu'on leur demandât de répondre avec franchise et honnêteté ne fût-ce que par correction fraternelle, on est à peu près certains des réponses malheureusement. Ils ne pensent qu'à la Charité, aux plus petits, ils ne songent qu'à protéger les pauvres, qu'à mettre en avant les valeurs évangéliques dont la présence dans notre monde est un nouveau défi. Je connais bien leurs éléments de langage. Ils évoqueraient également les migrants et leur souci d'accueillir ces populations. Et bien entendu, il est de coutume de terminer sur les discours enflammés du pape François tellement super...

     

    Tout en sachant que dans les paroisses si quelques familles sont bel et bien hospitalières sans conditions, il est excessivement difficile pour les prêtres d'en trouver pour concrétiser leurs belles intentions. Il y a loin de la jolie théorie à la pratique.

     

    A examiner les statistiques du vote catholique aux dernières présidentielles (voir à ce lien les intentions déclarées, voir à cet autre lien les votes aux deux tours d'avril et mai 2017), on imagine en réalité de toutes autres réponses aux questions posées. Les catholiques dans leur ensemble ont voté Macron à 71%, les pratiquants réguliers à 62%. Ont-ils seulement lu son programme ? Car ce qui ressort de tout ça est clair :

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  • Les Lettres contre la connerie

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    à propos de "Endetté comme une mule" de Eric Losfeld réédité chez Tristram en "souple"

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    Littérature, société, politique, censure, connerie, amaury watremezJ'ai eu envie de lire ce livre car au-delà de tous les clivages, des brouilles, des colères, la littérature et l'appétence pour icelle est toujours la plus forte dans ce que je partage avec d'autres (de "vieilles connaissances pour reprendre le terme de l'auteur de l'article en lien) comme moi passionnés par les Lettres. Dans cette biographie, Eric Losfeld, éditeur célèbre de livres sulfureux en son temps, des ouvrages des surréalistes, des bouquins érotiques à deux sous, des BD novatrices pour adultes telles "Barbarella" ou "Pravda la surviveuse", évoque cette même passion pour la chose écrite et comment il en est venu à l'édition après un parcours personnel pour le moins original. Il raconte ses rencontres avec des personnages connus, d'autres plus modestes, leur accordant à chacun la même bienveillance, la même sympathie. Il est également heureux qu'il soit très subjectif quant à ses affections littéraires, qui ne sont pas toujours les miennes. Mais quelle importance ?

     

    Cette pseudo objectivité affichée depuis quelques décennies par les critiques, les auteurs, les critiques est de toutes façons particulièrement pénible. Elle les encourage à une vision scolaire, laborieuse, trop appliquée et difficile à supporter de la littérature. Celle-ci doit automatiquement servir à porter une cause, fût-ce de manière parfaitement ridicule, fût-ce bien après ce que l'on dénonce. Quand l'on ne sait pas trop quoi dénoncer, contre quoi s'indigner, il est d'usage de dénoncer encore et toujours le nazisme au nom du "plus jamais ça". Cela ne mange pas de pain, tout le monde est d'accord. Et personne n'osera dénoncer le ridicule d'une telle démarche par peur d'être assimilé au camp du Mal englobant toute la droite en général....

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  • Du messianisme en post-démocratie

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    L'anarchiste de droite que je suis ne supporte pas les idéologues, même les théocratiques, qui ont la seule et unique solution à leurs yeux pour apporter le bonheur au monde et aux peuples, fût-ce contre leur gré. Ils ont tous la panacée, mais attention, pour les autres. Que ces idéologies soient ceci ou cela, marxisantes ou libérales, qu'elles s'affirment généreuses ou non. Ce prosélytisme appuyé qu'ils ont tous, les yeux brillants, le cœur fiévreux, ayant renoncé à toute forme de libre-arbitre ou de pensée personnelle par confort intellectuel, est proprement écœurant.

     

    Il leur faut à chacun et chacune un messie pour porter leur bonne parole, un messie de pacotille bien entendu à adorer au moins pendant un temps. Ensuite il pourra encore servir comme bouc-émissaire...

     

    On se demande s'ils n'attendent pas de leur messie qu'ils guérissent les écrouelles, qu'ils soignent les éclopés par l'imposition des mains ?

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