Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Histoire

  • Les gilets jaunes et l'église de France

    Imprimer Pin it!

    politique, société, catholiques, France, déconnexion, gilets jaunes, amaury watremezPendant les manifestations des gilets jaunes il y eut des gestes symboliques de la part de certains prêtres bénissant  CRS et "Gilets jaunes" (voir à ce lien). Des évêques ont voulu entrer dans le débat (voir ici). Ils disent vouloir "écouter la colère" et ont peu finalement le même discours que les politiques, les syndicats et les journalistes. On est un peu hors-sol aussi en voulant prier pour la fin du dialogue et contre la violence comme si celle-ci n'était pas causé par l'abandon du "pays légal" envers le "pays réel". On note que ce sont des prêtres plutôt "traditionnels" qui sont le plus proche des "Gilets Jaunes" (voir ce que dit Monseigneur Ginoux ici).

     

    La déconnexion des institutions dites républicaines n'est pas la seule à déplorer, il y a aussi celle de l'Église de ce pays avec cette France dite périphérique, rurale, périurbaine. Auparavant dans les années 50-60 il existait des patronages, des paroisses populaires où les enfants de familles précaires pouvaient ainsi partir en vacances, voir la mer ou la montagne. Les prêtres qui venaient souvent de ces milieux simples, souvent de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, les ouvraient à la culture, à d'autres choix parfois aussi. On ne se contentait pas de la télé ou autres médias répandu à l'époque comme la radio et les journaux pour s'ouvrir au monde.

     

    En outre ils transmettaient des valeurs. Pendant la Seconde Guerre de nombreux curés avaient incité les jeunes à continuer de combattre, de résister, je songe entre autres à Hélie de Saint-Marc et quelques uns de ses camarades.

     

    A partir des années 70, le mouvement s'accélérant durant les années 80, l'Église de France ne s'est plus intéressé qu'aux "bons" milieux, aux familles matériellement "aisées" pour qui le catholicisme, le scoutisme et le reste sont devenus une manière de conservatoire social, de protection d'un certain mode de vie. La charité depuis lors s'arrête au parvis des églises. Les prêtres et séminaristes à quelques exceptions notables, toujours les mêmes que l'on monte en épingle, viennent tous de ces milieux sociaux hyper-privilégiés. Comment pourraient-ils comprendre ce que je viens d'évoquer dans le premier paragraphe ?

     

    Eux se contentent d'aller vers les familles avec qui le contact est le plus facile, à savoir les privilégiées.

     

    Alors oui bien sûr, il y a encore le Secours Catholique, l'AED ou d'autres associations caritatives qui font du bien, les familles aisées ont "leurs" pauvres en quelque sorte. L'on monte en épingle régulièrement des prêtres qui sont autant d'exceptions comme le père Jean-Marie Petitclerc ou Guy Gilbert. Il est de bon ton également parmi les "cathos" d'évoquer les liturgies de chrétiens africains en France comme si c'était la panacée pour les catholiques indigènes. On vante leur simplicité, leur côté bon enfant, leur liturgie tellement joyeuse en oubliant qu'elle ne  correspond pas à grand chose chez nous. C'est une manière de s'excuser de cette déconnexion, de faire comme les bourgeois pédagogues qui ont "leurs" pauvres, toujours choisis dans la "diverstitude".

     

    Je me souviens aussi de ces jeunes de quartiers qui venaient de réaliser une belle action pendant trois mois avec des enseignants, dont moi, qui avait essayé de prolonger ce bel acte en réfléchissant sur leur spiritualité et accueillis tellement froidement par la paroisse locale où il était pourtant tellement question d'accueillir la jeunesse.

     

    Mais globalement, la plupart des prêtres sont incapables d'aller vers la France dite périphérique qui les fait froncer du nez, pour qui ils ont le même mépris que nos pseudo élites. Après tout c'est normal, ce ne sont que de pauvres êtres humains comme nous tous, issus de milieux favorisés. Je me souviens cependant de ce curé de paroisse qui pour faire rire son auditoire de nantis imita la samaritaine comme une femme vulgaire, accentuant l'accent de ses paroissiens ricanant en chœur, dégoûté, écœuré j'étais parti sans aucun remords...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée sur le site de "la Croix"

  • Gilets jaunes et mythes éculés

    Imprimer Pin it!

    histoire, révolution, gilets jaunes, bastille, privilèges, amaury watremezMon  grand-père évoquait souvent les "mythes éculés" sur lesquels vivaient la République selon lui à commencer par celui de la Révolution Française. Le terme et l'adjectif sont très bien choisis, c'est tout à fait ça. 1789 est le moment où la bourgeoisie a pris le pouvoir en France pour s'y accrocher depuis, détruisant progressivement la paysannerie, réduisant au fil du temps les classes moyennes à néant. Il n'y a plus en France que des très riches ou des très pauvres et au milieu des ménages en voie de paupérisation que sont dans leur majorité les "gilets jaunes".

     

    Cette bourgeoisie s'est aussi mondialisée, pour elle la France c'est de l'histoire ancienne.  Mais attention, la mondialisation, elle en veut bien mais pas au pied de son immeuble ou devant sa maison, elle la veut un peu plus loin, là où elle ne gênera pas, là où elle pourra s'en gargariser, se félicitant d'être tellement humaniste.

     

    Elle propage depuis des décennies cependant encore le mythe d'une révolution faite par le peuple, d'une prise de la Bastille héroïque, d'une abolition des "privilèges" de tous les privilèges une fameuse nuit du 4 Août dont matériels. Depuis, il n'y a plus de riches ou de pauvres, plus de clientélisme, plus de népotisme. C'est bien connu, sans parler de notre "ascenseur social" tellement performant... (sic)

     

    Comme si un trait de plume suffisait...

     

    On oublie tout le temps que ce que l'on entendait par "privilèges" étaient les avantages de chaque province, leur spécificité, et que cette abolition a permis les lois d'enclosure, le changement de maîtres dans les campagnes, le départ forcé de nombreux petits cultivateurs vers les villes pour y devenir le "lumpenprolétariat" taillable et corvéable à merci. La Révolution est le début de la fin pour la France rurale, le désastre étant parachevé par le Remembrement en 1975.

     

    Il y eut d'autres moments de passage de "l'ombre à la lumière" pour les français depuis, autant de mythes éculés, de "Soissantuite" au 10 mai 1981. Interdit de les critiquer, de les remettre en question, de s'en moquer. Voire la bourgeoisie en voie de mondialisation encourageait les "jeunes" à se révolter de cette manière, comme elle l'entendait. Elle se moquait de ces générations tellement "bourgeoises" se souciant de leur emploi, de leurs fins de mois, de leur avenir bien sombre. Elle a applaudi "Nuit Debout" dont les organisateurs étaient ses héritiers, on se serait cru dans "la chinoise" de Godard parfois.

     

    Tous ces révolutionnaires bien sages, bien proprets étaient bien ridicules et grandiloquents rentrant ensuite dans les apparts confortables payés par les parents laissant à d'autres le soin de nettoyer les reliefs de leur rébellion sagement encadrée...

     

    Et puis voilà que le peuple, le méprisé, sans cesse moqué, raillé, descendu, vilipendé, assimilé aux pires heures de notre histoire se met en colère. Alors voilà, si la Révolution c'est bien joli dans les livres d'histoire, dans la réalité les insurrections ça fait du bruit, ça rassemble des "pue la sueur", des "classes dangereuses", des "franchouillards", des "ploucs" que les privilégiés détestent, qu'ils aimeraient annihiler sans succès jusque là. La pauvreté est acceptable seulement quand elle est "exotique", sinon elle dérange trop. Et ces "péquenots" qui réclament de l'argent, à vivre décemment, c'est rien que des envieux comme on peut lire parfois sur les statuts de certains privilégiés et larbins...

     

    Et mes bourgeois mondialisés, tellement libertaires de parler de sédition, de factieux, d'en appeler aux flics et à l'armée toutes choses qu'ils prétendaient dénoncer quand ils faisaient "Soissantuite" ! Ils ne sont pas cohérents ou alors c'est qu'ils se révèlent pour ce qu'ils n'ont jamais cessé d'être, des nantis jaloux de leur magot.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Le pacte signé dans votre dos

    Imprimer Pin it!

    marrakech.jpgA Marrakech les 10 et 11 décembre sera signé un "pacte" de l'ONU qui lui assurera la mainmise sur les migrations mondiales (voir à ce lien un article de "le Parisien"). Ce "pacte" enlève à la France une partie importante de sa souveraineté sous prétexte de mieux contrôler les flux migratoires. Lorsque l'on sait que l'ONU est contrôlée elle-même dans sa quasi totalité par les pays du Golfe, on s'inquiète légèrement. Ces pays, des monarchies théocratiques, ont comme but l'expansion de l'Islam dans le monde entier. Pour notre plus grand bien évidemment à les entendre. Ils ne sont pas les plus nombreux mais contrôlent toutes les instances décisionnaires de l'ONU dont celles aux Droits de l'Homme.

     

    Pour la Paix mondiale aussi prétendent-ils...

     

    Donc cela implique encore plus de problèmes de communautarisation, en attendant l'application stricte de lois religieuses dans certains quartiers de notre pays, encore plus de difficultés d'intégration de populations dont le mode de vie s'oppose en tout au nôtre, encore plus d'insécurité, encore plus de problèmes de répartition des aides qui iront toujours encore à ces populations miséreuses de par la logique du système d'aides actuel. Bien entendu, énoncer tous ces faits pourtant connus c'est être populiste, raciste, fââchiiste, nostalgique des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire...

     

    Quoi qu'en dise l'auteur de l'article en lien c'est une perte de plus de son libre-arbitre pour notre pays. Cela rejoint les aspirations du parti libéral-libertaire du président Macron, "la République en Marche", qui est de transférer une grande part des prérogatives nationales à l'Europe (voir à ce lien). Aurélien Taché l'a dit clairement chez Ardisson samedi soir, il souhaite ainsi que son mouvement une dilution de notre peuple dans le "grand tout" européen et donc avec ce fameux pacte dans le "grand tout" mondialisé, une sorte de "machin" informe, un gros blob dont les contours sont strictement impossibles à réellement définir.

     

    Finalement, au moins de ce point de vue là, les "Gilets Jaunes" ont leur utilité pour le gouvernement, ils permettent de faire passer en "loucedé" ce "pacte" qui sera entériné en quelque sorte, sa signature n'est qu'une formalité. A moins de parler un maximum de cette information et de bien la faire circuler et de la rajouter aux revendications de l'insurrection qui vient, à la colère des "gilets jaunes", car là il n'y aurait plus de classe moyenne en voie de paupérisation du tout, juste une grande majorité de précaires et un tout petit cercle de très riches, d'ultra-nantis.

     

    Eux, ils trouvent ça très chouette le multiculturalisme, ça leur rappelle leurs dernières vacances au soleil, et puis comme ça pas besoin de prendre l'avion pour avoir de l'exotisme à peu de frais, et en plus ils auraient ainsi "leurs" pauvres à domicile, des "pauvres" plus acceptables que ces "gilets jaunes", ces ploucs franchouillards qu'ils détestent. Les nantis connaissent bien Marrakech, même pas eu besoin de sortir de l'hôtel, il y a tout ce qu'il faut dedans, piscine, repas, journaux, détente en tout genre.

     

    Vous, tous les autres, les précarisés, les futurs damnés de la Terre vous serez juste bons à venir consommer dans des centres commerciaux de plus en plus tentaculaires, à acheter, acheter, acheter ou juste déambuler en leur sein, rêvant béatement à ce que vous aimeriez posséder...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • L'hystérie mémorielle

    Imprimer Pin it!

    pétain, macron, vichy, histoire, société, politique, amaury watremezMacron a fait une déclaration honorant objectivement la mémoire de Pétain pour la Première Guerre ce qui a déclenché une hystérie généralisée. Il l'a fait sans doute par calcul, pour complaire à la droite de la droite. Mais dans le fond de l'affaire il faut bien admettre qu'il n'a pas entièrement tort...

     

    Depuis 1945 la France est semble-t-il dans une boucle temporelle, elle vit dans un présent politique continuel devenant très pénible qu'on l'évoque à gauche mais aussi à droite. On ne sort pas de la mythologie du pays entièrement résistant en fait mais en secret, ou de la version doloriste du "tous les français coupables" de la collaboration et du "Vel d'Hiv". Entre les deux, rien. Il me semble pourtant que l'on célèbre encore la "Fête des mères" instituée par Vichy et que d'autres de ses lois et intentions sont toujours suivies. C'est Vichy qui lança cette idée de grande école de hauts fonctionnaires par exemple.

     

    Rappelons qu'à Vichy on trouvait surtout de ce genre de personnages surtout soucieux de leur carrière avant tout, dont Bousquet, Papon et un certain président de la République de gauche élu le 10 mai 1981.

     

    A propos de tel ou tel homme politique, on n'en finit pas d'évoquer les figures tutélaires de De Gaulle, Pétain, Laval, Darlan et d'autres personnages perçus à chaque fois de manière très caricaturale. Pétain par exemple est toujours désigné comme le parangon du dirigeant d'extrême-droite, De Gaulle comme le résistant ultime. En 2018 Tout le monde d'ailleurs se revendique du gaullisme. Darlan et Laval sont des seconds rôles mais archétypes eux aussi du totalitarisme. A droite de la droite, Laval qui en a le physique il est vrai est le traître de comédie, le vrai méchant de Vichy. On n'en peut plus de ce fourvoiement constant, de ce déni de réalité, de cette volonté farouche de ne surtout pas réfléchir au présent.

     

    Nous sommes en 2018 et la France se trouve confrontée à des crises tout aussi graves que celle de l'été 1939 ou 45 et c'est celles-ci qui importent. C'est celles-ci que nous avons à résoudre.

     

    Le réel de ces périodes est quand même un peu plus complexe. De Gaulle était d'Action Française jeune quand il était lycéen, comme la plupart des camarades de son milieu il est vrai. Et dans un tract de ses jeunes années on retrouve un projet de restauration monarchique qui dans les grandes lignes ressemble beaucoup à la Vème République, qui est une monarchie républicaine. Le général était sans doute beaucoup plus à droite que Pétain qui obtint les pleins pouvoirs de l'assemblée du Front Populaire excepté 80 députés. Pétain est donc porté au pouvoir par la gauche après que la France ait connu une des pires défaites de son histoire.

     

    il faut se remettre dans l'époque. Ils ne furent pas vraiment nombreux ceux qui écoutèrent l'appel de Londres, ils ne furent pas vraiment nombreux ceux qui n'acceptèrent jamais la défaite. Parmi eux d'ailleurs on trouve surtout des anciens "camelots du Roi" dont Honoré d'Estienne d'Orves, le jeune Hélie de Saint-Marc ou encore ces jeunes anonymes d'AF se réunissant clandestinement les 11 novembre 1940 et 1941 et ayant tous fini dans les camps de concentration.

     

    Nous scandalisant pour beaucoup d'entre nous de l'attitude des français pendant cette période, essentiellement attentistes, le président de la ligue des droits de l'homme en visite à la fac de Nanterre en 1994 nous avait suggéré de nous poser franchement la question sur ce que nous aurions fait réellement ces années là. La réponse est assez simple, nous aurions sans doute été attentistes. alors plus de 70 ans après nous refaire encore et encore le même laïus masochiste mémoriel sur la question est extrêmement désagréable. Toute cette hystérie qui entretient la désagrégation du lien social et national est à oublier une bonne fois pour toutes.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • Intégristes contre intégristes

    Imprimer Pin it!

    religions, islam, catholicisme, politique, société, amaury watremez, intégrismesA chaque fois que l'on tente d'évoquer sérieusement l'Islam fondamentaliste en France, un des deux fléaux déchirant nos banlieues avec la multiplication des "incivilités" pour reprendre le terme pudique des médias et nous amenant doucement à une guerre civile, on leur oppose les catholiques "tradis" ou dits "tradis" comme si c'était la même chose. Moi qui ai fréquenté ce milieu catho tradi et qui les connait bien, je trouve ça rigolo. Cela me rappelle cette descente en voiture avec quatre d'entre eux dans la Midi de la France. Comme nous étions vendredis de Carême les "dangereux" "tradis" suggérèrent de ne pas manger et boire, ou un quignon de pain et un verre d'eau. Ce que nous fîmes sur un parking d'aire d'autoroute.

     

    Notre chauffeur en profita pour faire le plein et désœuvrés nous errions dans les rayons du magasin collé aux pompes les yeux comme ceux du loup de Tex Avery dés que nous croisions quelqu'un avec un sandwich. Deux d'entre nous "fanatiques" que nous étions s'achetèrent quelque chose de plus consistant et de quoi se désaltérer. Voilà pour le fanatisme de ces dangereux catholiques qui de temps en temps participaient à des manifestations d'une violence indicible (récitation du chapelet dans la rue, procession avec des cierges aussi dangereux que des mitraillettes c'est bien connu).

     

    Je ne les renie pas, je n'ai aucun ressentiment à leur encontre. Avec le recul l'épisode est même plutôt amusant. Tellement de "non dits" au fond tout comme dans cet épisode de "Strip Tease" où l'on voyait de jeunes charismatiques affirmer s'être "guéri de la masturbation" et se regarder les uns les autres pour surveiller lequel aurait l'air le plus coupable...

     

    Je les quittai au moment de "la dernière tentation du Christ" quand les adultes manipulant ce mouvement de jeunes abandonnèrent à leur sort les exaltés qui ont mis le feu au cinéma saint Michel, exaltés qu'ils avaient embrigadés et dans le cerveau desquels ils avaient martelé la nécessité de commettre quelque action stupide. Et puis brûler un cinéma c'est comme brûler des livres, c'est pour moi strictement inconcevable quelles que soient les œuvres considérées. Je ne brûlerai même pas les romans de Christine Angot ou ceux de Marc Lévy c'est dire. La censure est encore bien réelle dans ce pays, de plus en plus insidieuse au nom d'une idée frelatée du respect.

     

    Quant au rôle des femmes chez les catholiques "tradis", si évidemment dans le discours il est perçu sous un angle très réactionnaire, dans les faits il en est tout autrement. Et je me rappelle plus d'une fine mouche, d'une maline qui contournait les cadres moraux très stricts sans aucune difficulté.

     

    La difficulté avec l'Islam radical est bien différente. C'est un contre-projet de société s'opposant à la nôtre, à notre histoire, à nos valeurs, à l'éducation que les  occidentaux prodiguent encore à leurs enfants pour certains d'entre eux, certes ils sont de moins en moins nombreux il est vrai. Ce contre-projet se manifeste à travers des signes concrets dont les voiles ne sont pas des moindres. Je parlais des femmes, mais si on évoque "le" voile mais il y en a en fait de différentes sortes, de celui couvrant un peu à celui couvrant beaucoup voire tout. Ces femmes le portent ou sont poussées à le faire pour cette seule et unique raison militante. Dans la plupart des cas elles finissent toutes par porter l'intégral.

     

    Quand ils jeûnent non seulement les croyants musulmans jeûnent avec ostentation pour la majorité d'entre eux mais ils incitent les autres à le faire voire suggèrent aux autres de faire pareil quand ils s'y adonnent Personne ne mange du tout y compris les non musulmans qui dans la presque totalité des cuisines scolaires françaises n'ont quasiment plus le droit de manger du porc. Si d'aventure il y en a au menu c'est indiqué par des signaux dramatiques ou bien marqués, écrit en rouge ou en caractères bien gras comme la "junk food". C'est celui qui mange ou qui consomme du cochon le coupable, l'enquiquineur dans de nombreux collèges et lycées de banlieue, et non le religieux imposant sa manière de voir par des intimidations diverses et variées.

     

    Celle ou celui dénonçant la violence bien réelle dans les établissements scolaires et ses quartiers est également de ce genre d'emmerdeurs. Il ne faut surtout pas rappeler le réel, c'est mal en soi, c'est mauvais, c'est interdit. Cela contredit tous les bons principes des uns et des autres, la vision rose bonbon qu'ils ont de notre société violente. Il faut dire que la plupart des bons apôtres n'est pas touché par le problème; ils n'habitent pas les quartiers dangereux à l'exception d'un ou deux illuminés pour lesquels c'est encore plus incompréhensible.

     

    Quand la déflagration sociale aura lieu, que diront-ils ? Est-ce que les bonnes intentions servent à quelque chose à ces moments là ? Ou deviendront-ils sans doute des adeptes d'une politique de collaboration...

     

    J'attend aussi la marche blanche pour soutenir Asia Bibi acquitté pour son "crime", avoir bu de l'eau dans un puits réservé aux musulmans...

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration prise ici

  • La Nouvelle Librairie

    Imprimer Pin it!

    Nouvelle librairie, société, politique, amaury watremez, littératureRien de tel que les vacances pour sortir dans les endroits où l'on n'a pas le temps d'aller habituellement, découvrir des niches au trésor, des lieux cachés qui n'ont pas besoin d'être révélés aux autres. Ceux-là logiquement je ne devrai pas en parler à tous les passants sur mon blog ou ailleurs...

     

    Je suis allé aujourd'hui dans une librairie, « la Nouvelle Librairie » (voir à ce lien) 11 rue Médicis. Des « antifas » en ont déjà fait la pub efficacement -a contrario- avant moi quand Éric Zemmour y est allé signer son dernier livre (voir ici), une librairie de fâââchiiistes, d'estrème droaaate...

     

    Quand l'époque est troublée, quand on ne sait plus trop à quel saint se vouer, quand toutes les solutions semblent inefficaces et que la politique ne peut pas grand-chose, après tout, quoi de mieux que de faire comme Montaigne et d'aller dans une bibliothèque, ou une librairie, après une promenade dans les jardins du Luxembourg à admirer les parterres et la statuaire, humer les parfums des fleurs et des arbres, en apprendre les noms, apprécier le soleil déclinant d'automne avant l'hiver qui va venir rapidement....

     

    ...Autant vivre intensément le moment présent tel qu'il vient.

     

    Cette librairie a l'avantage de ne pas être groupusculaire comme le sont de nombreuses librairie de droite où l'on trouve des incunables d'auteurs étant des génies forcément méconnus, et ce souvent à juste titre, des traités interminables d'antisémites rassis sur la Shoah ou le fameux gouvernement secret des « illuminatis » qui c'est bien connu est caché trois-cent mètres sous terre au pôle Nord. On y croise souvent des vieux types grincheux, des excentriques persuadés que la terre est plate, ou creuse, et de beaucoup d'autres théories délirantes.

     

    Ils lisent, ou plutôt ne lisent pas vraiment, Céline surtout à cause de son antisémitisme et Drieu la Rochelle de par sa collaboration avec l'occupant allemand ou Henry de Montherlant pour son mépris de l'épaisse sottise démocratique, sa misogynie. Ce genre de clients n'est pas préoccupés du style de ces deux auteurs, ils aiment ce qui entretien leur détestation de l'humaine espèce. Ils ont la même conception utilitariste des Lettres que des militants de gauche, des histoires simplistes avec des personnages archétypaux pour démontrer la viabilité d'une cause et non dans le respect de la littérature.

     

    Alors que le style c'est quand même l'essence de leur talent pour ces hommes de lettres avant leurs prises de position parfois déplorables. J'ai évoqué Drieu, j'aurais pu parler de Jacques Laurent qui fit voter Mitterrand...

     

    Rien de tout ça dans « la Nouvelle Librairie ». Les livres présentés témoignent de cet éclectisme dont la droite a toujours fait preuve quand elle parle de culture, après tout c'est Léon Daudet de l'Action Française qui a découvert Marcel Proust, sans se soucier des clivages ou des mots d'ordre (ce que la gauche est le plus souvent incapable de faire à de rares exceptions) et sans s'émouvoir de l'homosexualité notoire de l'auteur de « Du côté de chez Swann ». J'y ai même vu des ouvrages d'auteurs ni d'extrème-droite, ni antisémites obsessionnels, voire même un peu à gauche mais intellectuellement intéressants. Vous chercheriez en vain dans d'autres librairies parisiennes les livres d'écrivains « mal vus ». Et j'y ai trouvé le souci de parler de littérature ce qui pour le coup est excessivement réactionnaire dans une société où la lecture est considérée au mieux comme une perte de temps, une distraction en somme...

     

    Bien entendu, ce n'est pas une librairie de droite de plus ou de moins, la lecture de tel ou tel auteur qui changera le monde. Mais pour qui veut se cultiver sans subir les diktats culturels habituels, ce lieu peut être précieux, un genre de refuge.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury – Grandgil

     

    photo par l'auteur de l'article (TM°)

  • Savoir rire de soi

    Imprimer Pin it!

    avia.jpgSuite à l'épisode médiatique largement et servilement relayé par les médias montrant Mélenchon imitant l'accent d'une journaliste pour le tourner en dérision (voir à ce lien), une député LaREM, Laetitia Avia -la mordeuse de chauffeurs de taxi (petit rappel)- propose une loi contre cette discrimination selon elle par l'accent ou "glottophobie" (voir ici). Et beaucoup de repartir sur le couplet sur les parisiens qui seraient ceci ou cela, arrogants et prétentieux. Parisiens qui ont d'ailleurs un accent eux aussi, enfin surtout ceux du XVIème. Rappelons aussi que pour beaucoup de "sudistes" Paris commence au Nord de la Garonne voire de l'étang de Berre.

     

    Chaque région a ses préjugés les uns sur les autres, chacune a ses "belges" en quelque sorte réputés ridicules et risibles...

     

    J'adore les accents, les accents sont la richesse de ce pays, ils en montrent la diversité. Et je me suis aperçu, croyant ne pas en avoir, que j'avais celui de la Normandie où j'ai quand même vécu depuis 1977 en arrivant à la capitale il y a quatre ans, un accent provoquant une certaine condescendance de la part de collègues n'ayant jamais franchi le "périph". Pour eux la province est une sorte de "terra incognita" où il n'y a sans doute pas l'électricité, encore moins l'internet, sans parler des "bonnes" écoles. Alors que je suis né dans le XVème ! Je dois avouer que j'en rajoute dans le côté rural, c'est tellement drôle de ridiculiser ces préjugés sur les provinciaux.

     

    A l'inverse, ayant dit que j'étais né à Paris quand je travaillais en province, j'étais de temps en temps le "parigot de service".

     

    Cependant, je trouve que le respect des origines des uns et des autres ne doit pas empêcher de rire de soi, de ses propres travers et ridicules, l'auto-dérision étant la forme la plus élevée de l'humour, mais tout le monde n'en est pas capable. Cela demande une certaine intelligence il est vrai.

     

    Au lieu de cela, tout le monde en ce moment s'engouffre dans une judiciarisation des rapports humains. Certes, que deviendraient les rigolos de fin de banquet si on ne peut plus moquer l'accent belge ? Mais qui n'a jamais ri à une blague belge ? Ou française ? (si tu es belge ami lecteur). Par exemple, comment faire fortune ? Il suffit d'acheter un français au prix auquel on l'estime et de le revendre au prix auquel lui s'estime. Mais en quoi est-ce si mal d'avoir de l'humour envers un accent ? En quoi est-ce si mal de savoir rire de soi ?

     

    Si l'on va jusqu'au bout du raisonnement de madame Avia spécialiste en mièvreries donc, on interdit les chansons et films de Bourvil qui jouait sur ses origines paysannes, et normandes, on interdit les chansons et films de Fernandel dont l'humour se basait sur son identité du Sud. On met à l'index "Moi un noir" de Jean Rouch ou "les dieux sont tombés sur la tête" et tous les "comiques" qui jouent sur leur côté "lascar" de banlieue. Mais dans ce dernier cas sans doute, "c'est pas pareil"....

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • En empruntant l'allée du Roi

    Imprimer Pin it!

    à propos de "l'Allée du Roi" de Françoise Chandernagor sur Madame de Maintenon (voir à ce lien)

     

    Histoire, madame de maintenon, société, livre, chandernagor, amaury watremezQuand on lit "l'allée du Roi" de François Chandernagor on se demande quand même un peu si cette madame de Maintenon qu'elle décrit dans le livre a vraiment existé ou si au fond elle la voit telle qu'elle la rêve, qu'elle l'idéalise. Lorsque l'on observe les portraits d'elle en son domaine où elle se retire à la fin de sa vie, on a quand même l'impression très nette que cette dame sur les peintures n'est pas tout à fait la même que celle du livre. Celle du livre est une femme libre, cultivée et travailleuse ce qui est d'autant plus utile quand elle se retrouve, jeune, dans l'adversité. Celle du livre est plus sympathique. Je n'aime pas tellement la vieille bigote corsetée et plus moralisatrice qu'elle est dans sa fin de vie.

     

    Celle de la réalité me semble plus complexe, cette femme qui passe du déshonneur social : vivre avec Scarron, ce "débauché" libre penseur de son époque, fréquenter un milieu dit "libertin", pour ensuite devenir la nourrice des enfants de Louis XIV puis son épouse morganatique (cachée) à la mort de la reine Marie-Thèrèse d'Autriche demeurée tout le long de son existence depuis son mariage avec le souverain enfermée dans ses appartements privés de Versailles vivant sans broncher les frasques sentimentales de son époux avc plusieurs jeunes femmes de la cour et des maîtresses plus "régulières", des "favorites" changeant selon la perte progressive de leurs "charmes" originels.

     

    Celui-ci tombe amoureux de madame de Maintenon manifestant ses sentiments naissants en ayant ce très joli mot : "Qu'il doit être doux d'être aimé par vous".

     

    Le livre avec une langue exceptionnelle, un français très pur  recrée cependant magnifiquement une époque où les peuples vivaient tous en osmose avec la terre, avec ses produits, avec ses merveilles, une société beaucoup plus incarnée, plus charnelle. Je n'idéalise cependant pas du tout cette époque où l'on pouvait mourir d'un rhume ou d'une carie. J'ai toujours eu horreur de ces personnes pour qui c'était forcément mieux avant. Mais j'ai malgré tout une tendresse particulière pour cette société plus organique, plus charnelle en somme et plus terrienne.

     

    En se promenant dans son petit château, en arpentant les allées de son jardin auquel il manque le potager, les poules, les cochons et les vaches qui devaient être sur place, on retrouve un peu, en filigranes, de cette douceur de vivre évoquée par Talleyrand pendant la Révolution, quand les êtres humains vivaient encore au rythme des saisons et de la nature, en subissant il est vrai parfois les rigueurs, comme durant l'hiver très rigoureux de 1788. Ces monuments, tout comme le château de Versailles sont de nos jours plus ou moins des "boîtes vides" sans la vie des dizaines de personnes y travaillant auparavant, ne serait-ce que pour l'entretien des jardins dits à "la française".

     

    Cette douceur de vivre, rien ne nous empêche de la retrouver, de la vivre dans un vrai lien avec la nature, avec le cycle des saisons.

     

    image prise ici

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

    Ci-dessous un extrait de "l'Allée du Roi" de Nina Companeez avec Dominique Blanc,

  • "La lecture ça sert à rien"

    Imprimer Pin it!

    littérature, société, politique, culture, école, enfance, amaury watremezQuand je fais visiter ma bibliothèque à des jeunes je leur demande toujours :

     

    "A quoi ça sert de lire ?" en rajoutant aussitôt après que c'est une question piège.

     

    Comme je fais cela dans un quartier bourgeois où les enfants sont bien élevés en général, ils sont tout  gentils, tout calmes et bien polis, et très scolaires, et me répondent généralement bien gentiment tout ce qui leur a été soufflé précédemment par leurs enseignants de Lettres. A savoir lire, ça permet de développer le vocabulaire, d'apprendre les conjugaisons etc...

     

    Il est très rare que l'un d'eux me dise que lire est pour son plaisir personnel, qu'il ouvre un livre par goût. Lire pour eux c'est une corvée imposée par l'école, un passage obligatoire pour obtenir une bonne moyenne et faire les études que l'on souhaite en répondant à tout ce qu'implique les obligations engendrées par le paradigme social en vigueur en 2018.

     

    Je leurs répond toujours de manière un peu provocatrice que lire dans l'absolu ne sert strictement à rien d'immédiatement quantifiable, mesurable avec une règle ou un pied à coulisse, que l'on peut très bien vivre et mener son existence en étant parfaitement et complètement inculte. Et Dieu sait qu'il y en a des ignares. L'inculture contrairement à ce que les ignorants prétendent (ils pensent avoir trouvé la parade ultime) n'est pas quelque chose de subjectif qui découlerait des "humanités" que Bourdieu appelait "bourgeoises" avec mépris, ou une question de "goûts et de couleurs". Rien de plus objectif que l'inculture et son corollaire habituel : la sottise "à front de taureau".

     

    Comme ce que l'on gagne en lisant n'est pas immédiatement mesurable, et donc pas contrôlable réellement, notre société déteste et fait mine de mépriser. En dehors de la figure du "nerd" ou du "geek" rendue sympathique ces derniers temps, celle de "l'intello" l'est toujours aussi peu dans les médias, dans la pub et les fictions en général. Le "méchant" des films d'action est le plus souvent un sale type lettré qui cite de la poésie avant d'exposer son plan machiavélique au héros, ou qui pose sur son fauteuil de salaud diabolique devant ses belles reliures tout en caressant son chat langoureusement. Le lecteur affirmé, avéré, est soit un prétentieux soit un pervers, c'est sûr et certain dans beaucoup d'esprits.

     

    Je demande d'ailleurs aux jeunes ensuite pourquoi "intello" est une telle insulte pour eux. Pourquoi on l'entend même dans les cours d'établissements scolaires très chics ? Ils sourient un peu, ont des attitudes gauches, ils ne savent pas trop quoi dire, la docilité au paradigme social leur ayant été martelée depuis leur plus petites enfance. On me dira que cela a toujours un peu existé, que la culture -je parle de la vraie pas celle qui fait dans l'épate bourgeois- a toujours été réservée à un petit nombre de personnes finalement, consentantes. La culture n'a pas à voir avec les diplômes, l'instruction ou les études mais surtout avec l'appétence de la personne ayant envie de s'élever, de grandir dans le savoir...

     

    Curieusement, je m'en étonne toujours, elle provoque chez la grande majorité des gens un complexe d'infériorité ahurissant alors que dédaignée apparemment ou très relativisée. Ce n'est pas si grave au fond car cela montre finalement qu'elle est toujours importante d'une manière ou d'une autre dans les esprits.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Enseigner l'Histoire : enjeu politique majeur

    Imprimer Pin it!

    Histoire, politique, société, enseignement, amaury watremezL'enseignement de l'Histoire, tout comme celui des Lettres, est fondamental dans la construction d'une nation, du lien entre les individus qui se rapportent aux mêmes événements, aux mêmes moments de courage et de grandeur, et qui parlent -normalement- tous le même langage. Ce sont des enjeux éminemment politiques et les idéologues, les porteurs de bonnes intentions creuses l'ont bien compris, en sapant progressivement la transmission jugeant de l'Histoire commune comme quelque chose de poussiéreux.

     

    Certains tenants de la doxa politiquement orthodoxe de l'époque pensent que les nouveaux programmes d'Histoire sont en somme paternalistes...

     

    On s'était dit aussi que les z-élites allaient vers plus de lucidité en entendant Giscard regretter le regroupement familial (voir à ce lien), Merkel reconnaître l'échec patent du multiculturalisme (voir ici), Gérard Collomb jouer les prophètes de mauvais augure (voir ici) et Martine Aubry ouvrir les yeux sur les "quartiers". On s'était dit que c'était pas mal, on avait même espéré que leur regard se dessille totalement et qu'ils soient totalement lucides. On rêvait tout debout et "on" est con comme il se disait avant, dans un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, tout ça, donc avant les mirifiques réformes de l'enseignement du français...

     

    Et voilà que je tombe sur cet article qui est loin d'évoquer un cas isolé, la plupart des bons apôtres persistent et signent contre l'évidence dans leur refus entêté et stupide de voir la réalité en face.

     

    Laurence de Cock, une "intellectuelle", je suis certain que c'est vrai si elle le dit, le dit dans un article de "Libération" (voir à ce lien), les programmes d'Histoire ne sont pas assez divers, pas assez féministes, bref ne sont pas encore suffisamment dans le masochisme mémoriel constant et une auto-flagellation. Et si je saisis bien son point de vue, les programmes ne se rattachent pas assez au présent. Car dans son esprit comme dans celui de tous les bien-pensants, de tous les bourgeois pédagogues, le seul intérêt de l'histoire est de démontrer le bien-fondé de leurs thèses, de leurs opinions.

     

    Et rien d'autres. Ils se comportent comme les missionnaires auparavant finalement, des prêcheurs. Seul compte le présent, un présent perpétuel qui dure depuis 1789 et un peu plus depuis 1945.

     

    On extrait deux ou trois grands personnages comme des archétypes, que l'on caricature au dernier degré, que l'on simplifie, qui jouent le rôle soient des méchants, soient des gentils. On pourrait parler de "fierté homosexuelle" au XVIème siècle, de la diversité dans la France du XVIIème siècle, de multiculturalisme dans la France de Saint Louis, de féminisme au temps des croisades. Parler d'histoire intelligemment, à savoir, en faisant de l'Histoire quoi, serait conservateur, suspect d'intentions inavouables.

     

    Le problème des personnalités comme Laurence de Cock ce n'est pas tant ce qu'elle exprime (après tout elle en a le droit) que le pouvoir dont elle et ses semblables disposent encore sur l'ensemble du peuple. Un pouvoir de sidération dirais-je. Un pouvoir tenant dans des menaces vagues de judiciarisation de toute contradiction, de mise en doute de celle-ci systématique ou comme relevant d'une nostalgie des totalitarismes du XXème siècle.

     

    Ils peuvent encore menacer l'un, éloigner l'autre, intimider, contraindre la parole par diverses pratiques niant toute pluralité en politique. Pendant que l'intégrisme religieux islamiste le plus obscurantiste progresse partout dans ce pays. Ce dont ils n'ont cure, ce qu'ils ne veulent pas voir.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Martine découvre le communautarisme

    Imprimer Pin it!

    martine aubry, immigration, société, politique, migrants, sécurité, amaury watremez, lilleIl est facile d'ironiser sur la déclaration que Martine Aubry, la maire de Lille, a faite sur certains quartiers qui ne sont plus en République (voir à ce lien) et qu'elle en avait parlé à Gérard Collomb. On sait bien qu'il y a certainement derrière l'intention de récupérer l'électorat qui vote dorénavant FN. Mais si elle elle le dit même pour ces raisons, elle la chrétienne de gauche, c'est que la situation doit être vraiment gravissime. Et qu'elle le dise montre aussi qu'une partie de la gauche commence lentement -il serait temps- à ouvrir les yeux sur les conséquences de sa propre politique menée depuis plus d'une quarantaine d'années. Elle a raison de fait, dans ces endroits nos lois, nos valeurs n'ont plus cours.

     

    Et c'est de notre faute.

     

    On nous cite toujours lorsque l'on évoque ce problème des cités les exceptions confirmant la règle, les professeurs encore dévoués, les éducateurs encore tous à leurs tâches malgré des salaires que l'on en est droit de trouver indécent. On nous demande des chiffres en réponse, des éléments statistiques alors que les statistiques ethniques sont interdites en France. On compare la délinquance des "blousons noirs" des années 50-60 à celle des "lascars" de cité. D'aucuns comme Samuel Laurent osent le rapprochement entre la brute rappeuse ayant pondu ce texte sur la pendaison des blancs et Brassens. Et puis de toutes façons c'est un fait entendu, tous ceux mettant en garde contre la montée des communautarismes, des revendications obscurantistes sont des racistes.

     

    Quand on ne laisse pas entendre qu'ils sont bons à psychiatriser...

     

    Dans les quartiers règne la loi du plus fort, la haine aveugle et brutale, la violence absoluée, celle du "business" de la drogue et autres trafics qui permet aux habitants des "cités" de consommer allègrement les produits vendus dans les zones commerciales qui sont toujours à proximité des immeubles. Tant que ça fait marcher la consommation, d'où vient l'argent n'a aucune importance n'est-ce pas ? Le système vendra la corde pour se faire pendre. La loi de ces "affaires" est une loi d'airain, très dure, personne ne peut prétendre y échapper. Cela commence par l'intimidation qui fonctionne à chaque fois, car la police n'intervient plus depuis longtemps : On les comprend, nous ferions-nous trouer la peau pour 1800 euros par mois nets ?. Les quelques "toubabs" ou "koufars" qui restent on les met au pas rapidement. Beaucoup devancent cette mise au pas en faisant le ramadan, en étant plus royalistes que le roi du Maroc en quelque sorte.

     

    Et puis quant aux éducateurs, ils n'ont pas envie qu'on leur crève les pneus s'ils se montrent un peu trop fermes...

     

    Je ne parle même pas ici de tous les "natios" et souverainistes enflammés que l'on peut lire, surtout sous pseudo, sur le net. Dans la vie, et c'est normal, c'est humain, ils sont moins exaltés, moins radicaux. Il faut bien vivre, et, ou survivre dans des environnements difficiles, de plus en plus. Il faut bien aller au travail, gagner sa croûte malgré une situation clairement de plus en plus tendue pour une seule raison. Tout le monde s'est satisfait pendant des décennies des grandes déclarations de bonnes intentions, bien lacrymales, bien gentilles aussi. Mais personne ne s'est soucié de savoir si ces populations s'intégraient ne serait-ce qu'un minimum à notre pays, des populations dont les modes de vie et valeurs témoignent surtout ne serait-ce qu'à leur arrivée de la sottise obscurantiste la plus crasse, de la loi du plus fort, du plus riche...

     

    ...Et le fait que cela ait existé en France supposément n'est pas une excuse.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

    illustration empruntée ici

  • Pas de Médine nulle part

    Imprimer Pin it!

    musique, médine, bataclan, islamisme, société, politique, amaury watremezMédine, ce rappeur haineux, étalant sans vergogne sa haine de la France et de ses valeurs (voir à ce lien un exemple parmi d'autres), évoquant le Djihad violent mais attention c'est du second degré prétexte-t-il, n'ira pas « chanter » au Bataclan mais au Zénith. Il invoque dans un message sur les réseaux dits sociaux des « groupes d'extrème-droite » menaçant sa vie jouant les petites choses fragiles en position fœtale dés qu'elles risquent de voir ou d'entendre un peu de violence ou de contradiction envers son discours (voir à ce lien et sur son touitteure). Voilà qui la fiche mal pour un type qui se prétend tellement mâle, tellement rebelle. Comme tous les autres il se justifie finalement en invoquant des nostalgiques «des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire »...

     

    Tout contradicteur de la « bonne parole » en France l'est systématiquement. C'est une réponse intellectuellement très faible et historiquement fausse en plus mais qui a le mérite de faire peur encore à certains et certaines terrorisées d'être collés dans le camp du Mal (je songe à cette polémique, voir à ce lien).

    Lire la suite

  • La spiritualité comme un S.A.V

    Imprimer Pin it!

    argentine-une-femme-demande-lapostasie.jpgAttention, je ne veux pas ici dire que l'on n'a pas le droit d'être incroyant ou de vivre une spiritualité en dehors de l'Église. Parfois il est des chrétiens, des catholiques qui feraient mieux de s'inspirer du comportement d'athées ou d'agnostiques beaucoup plus capables de charité qu'ils ne le sont, l'oubliant une fois passé le parvis de l'église après la messe du dimanche. Contemplant le scandale du Mal qui dans ce monde touche d'abord les plus petits, les plus faibles, les plus pauvres, contemplant la souffrance je comprends parfaitement que l'on puisse se dire que si un dieu existe il a un drôle de sens de l'humour.

     

    Un chrétien ne se posant pas cette question de la Croix oublie deux ou trois éléments fondamentaux...

     

    Cependant, je trouve que ces personnes ayant décidé de se faire débaptiser après les déclarations du Pape sur l'homosexualité confondent la Foi et la spiritualité avec un S.A.V. ou une association comme une autre. Elles sont tellement libres qu'elles suivent le discours ambiant actuel ans un bel ensemble grégaire assez contradictoire. Elles voient Dieu et, ou le Pape comme une sorte de "chairman manager", comme un chef d'entreprise dont on peut démissionner quand on ne s'y retrouve plus, un président de syndicat. On voudrait choisir ce qui arrange, ce qui n'implique aucune responsabilité vis à vis du voisin, du prochain.

    Lire la suite

  • La Gaule contre le pouvoir de l'argent

    Imprimer Pin it!

    macrongalette.jpgMacron ironise sur les gaulois mais se verrait bien en monarque visiblement. Pour l'instant cela ne semble pas encore convaincant (voir fig 1 ci-contre, empruntée )

     

    J'avais aussi :

     

    Emmanuel Macron a la Gaule devant lui quand ils parlent des français. Évoquer la nation rappelle toujours la Gaule au président...

     

    Mais ce n'est pas dans ma nature de faire des jeux de mots lourdement allusifs aussi lamentables.

     

    Il s'est amusé mardi à comparer les danois, « ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années », et les français « gaulois réfractaires au changement » après avoir dit que le peuple danois n'existait pas, tout comme la culture française il y a quelques mois (voir à ce lien). En passant, on constate que dans certains cas on a le droit de rappeler la Foi religieuse traditionnelle dans un pays et en même temps d'affirmer que l'on combat cette affirmation des peuples à vivre pleinement leur identité, tous les fameux nationalismes que not'président dit combattre (voir ici).

    Lire la suite

  • A l'assaut des conformismes de la génération Z

    Imprimer Pin it!

    société, politique, génération Z, informatique, internet, zombielennials, amaury watremezEn France comme dans tout l'Occident, il n'est pas bien vu d'avoir l'esprit critique. Je veux dire par là le véritable esprit critique, celui qui remet en cause réellement la dogmatique actuelle. Il est de moins en moins bien perçu d'exprimer une opinion contraire au reste de la société. La pluralité est mal vécue, elle est anxiogène, et puis elle suppose de se conduire en adulte, de réfléchir par soi-même, de faire en somme un effort insupportable pour beaucoup en 2018. On dirait que la plupart aimerait se comporter en gamins irresponsables, à charge pour les « pions » de sonner la fin de la récré de temps en temps...

     

    Je ne vous dis pas dans cette optique le sacrilège qu'est l'acte de s'attaquer au conformisme des plus jeunes. Et pourtant ce n'est pas exactement eux qui sont pour moi le problème, mais leurs parents et tous les éducateurs qui ont omis de leur apprendre, de leur donner le goût de remettre les certitudes en question. Et conventionnels ces jeunes le sont, à un degré rarement atteint auparavant qu'ils. appartiennent aux « Millenials » ou à la très docile « génération Z ». Celle-ci frappe, elle fait peur, cette obéissance irréfléchie à des règles d'un arbitraire extrêmement fort, plus dures que celles qui pouvaient exister auparavant.

    Lire la suite

  • Collapsologiste ?

    Imprimer Pin it!

    réchauffement.jpgA la télévision, sur les réseaux dits sociaux, interviewé par un journaliste la chemise au col bien ouvert rigolard, on les voit l'air ravi, béat, un rien hébété, cela devient un « marronnier » dés qu'il y a un peu de soleil :

     

    « C'est super la chaleur, quarante degrés, c'est comme sous les tropiques ».

     

    Il y a ceux se réjouissant d'aller sur la plage à la mi-mai, ceux qui boivent un coup en terrasse, tous ceux qui se dépoitraillent progressivement comme tous les autres, pour montrer qui un tatouage, qui son épaule ronde et potelée. Parenthèse, les shorts des filles, de plus en plus courts, sont d'ailleurs de plus en plus un indice majeur en ce moment des conséquences de la crise économique, et donc de la pénurie de tissu.

    Lire la suite

  • A quand l'abolition des passe-droits ?

    Imprimer Pin it!

    nuit du 4 aout, société, politique, ptibilèges, amaury watremezLa pédagogie est absolument nécessaire pour faire entrer quelques idées dans la tête des gens, changer les mentalités et les présupposés, et surtout détruire les mythes complètement éculés (bande d'éculés) sur lesquels notre société se fonde encore un peu. Personne ou presque ne semble vouloir mettre en question ceux-ci comme si ils étaient vraiment intangibles. Je n'ai jamais compris cette intangibilité obligatoire. Et il ne faut surtout jamais évoquer tout ce qui pourrait remettre en question cette vision tronquée de l'Histoire faisant commencer la France en 1789 en somme...

     

    La pédagogie c'est répéter, donc répétons une ou deux choses même s'il n'est de pire sourd qui ne veut pas entendre..

    Lire la suite

  • L'éducation ça compte

    Imprimer Pin it!

     éducation, société, politique, avenir, enfance, Emmanuel toddà propos du livre d'Emmanuel Todd sur les évolutions sociétales : la « crétinisation » des élites, la fin prochaine selon lui de la démocratie (voir article de Libération à ce lien)

     

    Dans notre société si progressiste, si avancée, les différences d'éducation, dont l'éducation à la culture, n'ont jamais été aussi importantes, si prégnantes, créant des castes tout aussi marquées que celles du « Meilleur des Mondes » d'Aldous Huxley, chacun dans son groupe ravi d'en faire partie, content de sa soumission à un arbitraire pourtant objectivement insupportable, esclaves de leurs pulsions, de désirs étriqués conditionnés par la pub et le storytelling, toutes les histoires sentimentales et, ou mièvres que l'on vend aux peuples pour pas grand chose...

     

    C'est un peu plus complexe que la « Veillée des chaumières » qui faisait pleurer Margot mais le principe demeure exactement le même, est étendue à tout le divertissement, ce qui rapporte de l'argent, beaucoup d'argent et en plus c'est un « marché fantastique » le rêve formaté...

    Lire la suite

  • Adresse aux baby-boomers

    Imprimer Pin it!

    Il y a des exceptions (confirmant la règle, il y en a toujours), je ne généralise pas une seconde. Il existe des baby-boomers qui n'ont pas seulement songé à jouir le plus possible d'une société de consommation à outrance qui finalement n'aura pas duré très longtemps dans sa formule ouverte à tous. En 2018, et de plus en plus, la fameuse classe moyenne qui en profitait se paupérise très rapidement, seuls les très riches bénéficient des largesses du système économique.

     

    Et cela baby-boomers c'est en grande partie de votre faute. Vous vous lamentez de ce que déjà vos enfants et petits enfants vous haïssent mais ils ont des raisons...

    Lire la suite

  • Paroles de profs sur la laïcité

    Imprimer Pin it!

    islam, islamisme, banlieues, charlie hebdo, société, politique, amaury watremezMoi le réac, le méchant, l'anar de droite irrécupérable, J'ai acheté le numéro hors série de "Charlie Hebdo" sur la laïcité à l'école contenant une soixantaine de témoignages de profs (voir quelques pages de cette publication à ce lien). En le lisant dans le train de banlieue, j'ai croisé beaucoup de regards fuyants, gênés, on n'est plus tellement "Charlie" en 2018. Bien entendu on évoque sur les couverture "les" religions, on convoque une imagerie invoquant l'Inquisition, mais à 99.9 % les témoignages dans ce hors série concerne l'Islam.

     

    A droite beaucoup refuseront de lire ce magazine parce que ce sont les "gauchistes" de "Charlie". C'est une erreur grossière car les témoignages lus montrent qu'il y a parmi toutes les personnes témoignant de nombreuses personnes de bonne volonté et lucides sur la question de l'islamisme en "cités". A un moment il faudra bien dépasser des clivages superficiels sur la question, avant que les faits ne nous l'imposent de force.

     

    Il y a vraiment en France la droite la plus con du monde incapable de répondre aux angoisses de ces gens. Ce ne sont pas des déclarations martiales qu'ils veulent mais de la fermeté, de l'autorité dans la réaffirmation de nos valeurs et non dans une tolérance molle et bien lâche de ce qui ne devrait surtout pas être toléré. On se demande d'ailleurs si celle-ci n'est finalement pas le fruit d'un mépris certain pour les populations "issues de la diversité" impliquant qu'elles sont finalement juste assez bonnes pour une pratique religieuse exprimée en interdits simplistes, pour les conserver au calme en quelque sorte.

     

    A gauche d'autres feront de même car "Charlie" c'est encore de la propagande "islamophobe", mot valise emprunté aux mollah iraniens qui l'ont inventé. Cette attitude provient surtout de l'idée voulant qu'il faudrait tout accorder aux plus religieux pour acheter la paix sociale et demeurer tranquilles encore quelques temps dans les quartiers de centre-ville. Ils sont aussi dans le "après nous le déluge", car ce qui se passera dans quelques années ne les concerne pas. D'autres enfin iront encore plus loin, "Charlie" "célésionistes"...

    Lire la suite

  • Bernanos en pleine lumière

    Imprimer Pin it!

    bernanos3.gifDepuis quelques temps, à droite d'aucuns se réclament de Bernanos (ils se disent ni de droite ni de gauche mais sont objectivement de droite). Pour ma part, je trouve cela éminemment sympathique bien entendu ainsi que j'aime déjà comme des frères ceux qui à gauche le voient comme un frère d'armes. Pour quelques uns il est même leur capitaine, pour d'autres un exemple. Ils jugent de ses capacités de réflexion politique injustement, le font de leur camp parfois abusivement, le transforment en quelqu'un d'autre qu'il n'a jamais été. Ce qui m'agace le plus sont ceux en faisant leur maître, ce qui ferait d'eux leurs héritiers tout en étant mondains, serviles et avides de la reconnaissance des maîtres de ce monde.

     

    Tous ou presque oublient une chose pourtant fondamentale chez lui qui est sa foi.

     

    Comment pourraient-ils s'y attacher dans notre société si matérialiste, atomisée et traversant une crise morale encore plus grave qu'à l'époque des « Grands Cimetières sous la lune ». Comment pourraient-ils le comprendre alors que tous finalement sont contaminés par l'esprit libéral libertaire, et mortifère, et nous poussant au narcissisme le plus abject, de nos temps troublés.

    Lire la suite

  • L'autre côté du monde musulman

    Imprimer Pin it!

    littérature, société, politique, livres, amaury watremez, rue al muttanabi, irakOn le remarque dans la plupart des moments historiques dramatiques, quand un arbitraire menace qu'il soit idéologique ou religieux, les tyrans qu'ils soient seuls ou pluriels s'attaquent très vite à la Littérature. C'est dire l'aspect transgressif qu'elle a pour eux. Elle contredit leurs idées absurdes et va contre le bonheur universel qu'elles prétendent imposer sans demander le consentement de qui que ce soit. C'est ce qu'on fait aussi les islamistes. Une tyrannie commence toujours par un décervelage intensif et un ou deux autodafés.

     

    La littérature encourage le rêve, l'expression des sentiments, des sensations. Elle encourage au libre-arbitre, à l'indépendance d'esprit. On comprend qu'ils la détestent.

     

    On n'évoque jamais dans les médias officiels comme ceux prétendant ne pas l'être l'autre face du monde musulman qui est celle des quatrains d'Omar Khayyam ou des histoires de Shéhérazade racontées dans les Mille et Une nuits, celle que l'on peut trouver à Bagdad rue al Muttanabi, l'artère de la culture de cette ville.

    Lire la suite

  • Tripes molles et cœur sec

    Imprimer Pin it!

    politique, attentat opéra 12 mai, société, islamisme, islam, société, trouille, amaury watremezNotre époque a ainsi que celle des années 30, 40 le « cœur sec et les tripes molles » ainsi que l'écrivait Georges Bernanos. Il était un modèle de courage et de lucidité dans des temps troublés, un peu moins que les nôtres cependant, sans jamais renier ce qu'il pensait, ce qu'il croyait, ce qu'il sentait. Certains, allant un peu vite en besogne le font passer à gauche juste après la guerre d'Espagne alors qu'il fût fidèle jusqu'au bout à ses idéaux de jeunesse. Il n'hésita pas à tirer à « boulets rouges » contre son camp supposé sans pour autant épargner celui d'en face. Il nommait le mal, le désignait, en 2018 on a énormément d'hésitations à le faire.

     

    Il ne faut surtout pas dire que le taré haineux d'hier soir était islamiste, croyant musulman, il faut prendre beaucoup de précautions pour éviter l'amalgame voyez vous. Et qui sait si ce n'est pas la faute des sionistes ? Qui sait si ce n'est pas un complot du grand capital pour égarer les luttes légitimes des prolétaires ? J'en rirais si ces sottises ne trouvaient pas un écho favorable partout sur le net.

    Lire la suite

  • Le fameux voile catholique

    Imprimer Pin it!

     

    religions, christianisme, islam, politique, société, amaury watremezPlus c'est gros plus ça passe !

     

    Plus c'est cliché, mieux c'est !

     

    Rappelons tout de suite que le voile chez les catholiques est d'abord pour les religieuses, des femmes n'étant pas laïques. Si auparavant dans les paroisses, avant Vatican II on se couvrait les cheveux, on ne portait pas le voile dans la rue, il n'était pas une prescription de tenue...

     

    Et comme en plus les français témoignent en ce moment d'une inculture religieuse assez crasse, on a beau jeu de réécrire l'histoire spirituelle, en particulier celle des catholiques en France. Castaner, qui n'a jamais peur, qui ose tout, a eu cette sortie remarquable sur nos mères et grands mères qui auraient toutes porté le voile mais catholique celui-là quand nous étions petits. Il a dit donc ça à ce lien, voir par . L'écoutant, je songe à ma mère, catholiques, à mes grands-mères, catholiques elles aussi, et je pouffe doucement. J'ai du mal à les imaginer telles des veuves siciliennes de films de mafiosi...

     

    Lire la suite

  • Étudiants, diants, diants !

    Imprimer Pin it!

    politique, étudiants, facs bloquées, amaury watremez, étudiants, sociétéQuelques facs sont bloquées par quelques étudiants se prétendant d'ultra-gauche car la réforme du lycée et le logiciel permettant d'exprimer ses vœux pour le Supérieur introduiraient selon eux une dose de sélection ce qui pour eux est intolérable, abominable. Il existe pourtant déjà une sélection dont eux profitent qui est celle par l'argent. Issus pour la plupart de milieux favorisés, ils n'ont jamais eu à travailler pour vivre, ou financer leur études, n'ont pas de difficultés pour se loger en centre-ville des grandes métropoles où se trouvent les universités.

     

    Pourtant, les loyers y sont hors de prix, inaccessibles pour les salariés précaires. Si l'on écoute les discours enflammés des étudiants, diants, diants mimant la Révolution, ils participeraient de cette précarité, seraient des pauvres parmi les pauvres.

     

    Ils sont pourtant par essence même des privilégiés, des "héritiers" avec cependant moins d'appétence pour la culture dite "traditionnelle", la culture prétendument "froide", les fameuses "humanités bourgeoises" de Bourdieu. Ne parlons pas de ce que l'on osait appeler avant l'excellence !

    Lire la suite

  • Ces chrétiens dont vous n'avez rien à faire

    Imprimer Pin it!

    Encore moins que les autres, c'est dire....

    chrétiens d'orient, islam, politique, société, religions, islamisme, société, amaury watremez 

    Ce sont les chrétiens orientaux, ces chrétiens qui célèbrent en grec, en syriaque, en copte, en araméen, an arménien, en arabe, ces chrétiens qui parlent d'ailleurs arabe pour la plupart d'entre eux. Minoritaires, toujours suspects aux yeux des maîtres s'étant succèdés sur ces terres depuis des siècles ils formaient souvent l'élite de leurs nations, et un pont avec l'Occident (voir à ce lien un article sur le massacre de ces minorités qui continuent).

     

    Cependant, l'ignorance des catholiques est telle à leur sujet en 2018qu'elle peut être illustrée par ce monsieur me demandant candidement à un stand de l'Oeuvre d'Orient à quelles dates étaient arrivés au Proche Orient les missionnaires ayant convertis ces croyants. Dans son esprit, un arabe était automatiquement musulman, pas un disciple de l’Évangile.

    Lire la suite

  • Les arbitres des élégances politiques comme des morpions

    Imprimer Pin it!

    knoll.jpgIl existe dans ce pays de France une catégorie de la population qui en déteste les valeurs, l'histoire et la culture. Bien entendu, c'est le droit de celle-ci après tout, mais dans ce cas pourquoi ne pas être cohérent ? Mais par contre à l'inverse personne n'a le droit de le dire, ou de se le donner, car l'influence des arbitres des élégances politiques est encore excessivement importante. Dans les milieux favorisés par les études ou l'argent, on a encore une peur bleue de les choquer, ou de les contredire. Même et surtout s'ils disent des sottises.

     

    Surtout dans ce cas.

     

    Il convient de continuer à s'obstiner dans le masochisme mémoriel et l'autoflagellation collective. Les français surtout s'ils ne sont pas des « bonnes » familles sont forcément des salauds. Les électeurs de la « France insoumise » sont des jaloux, des aigris, des anciens fonctionnaires passéistes, ceux du « Front National, rien que des ploucs infréquentables...

    Lire la suite

  • Fouler aux pieds l'histoire de France

    Imprimer Pin it!

    saint denis basilique,société,politique,religions,amaury watremez L'histoire de France dans le discours dit progressiste n'est qu'une longue suite de massacres, de racisme, de destructions de civilisation, de paternalisme coupable et d'exaltation de la réaction. Les basiliques, les cathédrales et la plupart des châteaux n'ont été construits que pour mieux exploiter un peuple de miséreux maintenus sous le joug par des moyens arbitraires et violents. C'est un fait entendu seriné depuis des décennies dans l'enseignement de l'histoire de France, à quelques exceptions notables près.

     

    Il ne peut s'agit de lieux de foi, de beauté, de grandeur, d'histoire, des lieux chargés en art....

     

    Surtout et d'autant plus quand cet art est d'inspiration chrétienne, là tout est permis et le pire est que ça l'est avec la bénédiction ou presque de la plupart des évêques dont certains n'hésitent pas à brader des biens d'Église ne leur appartenant pas, un patrimoine dont ils n'ont pas l'usufruit tel l'archevêque de Rouen (voir à ce lien). Ils ne voient pas le problème, ils veulent une église plus « simple » disent-ils, ne comprenant pas que la beauté d'un édifice, d'un vitrail, d'un ornement participe toujours de la louange à Dieu.

     

    Toutes les religions sont respectables sauf la foi chrétienne, ne parlons pas du catholicisme, tout est à jeter. C'est plus simple de s'attaquer au catholicisme, c'est moins dangereux, moins risqué de fouler aux pieds leurs lieux de culte.

    Lire la suite

  • Mai 2018 a-t-il commencé ?

    Imprimer Pin it!

    grèe, société, histoire, mai 68 , économie, amaury watremezCinquante ans après, "Mai 68" continue d'avoir son pouvoir de fascination sur les observateurs politiques et les citoyens. Ce fut pourtant tout au plus un monôme de petits bourgeois favorisés qui le provoqua et le fit durer surtout de par l'absence de réactions durant un temps. C'était le révélateur de nouvelles aspirations nées durant le "Baby Boom". Certes, ce n'était pas aussi creux que cela, il y avait une véritable recherche d'alternative à cette société consumériste naissante, une quête brouillonne d'idéaux et d'autre chose que le simple conformisme social :

     

    Se marier, faire des enfants, acheter une maison, épargner, consommer etc...

     

    A l'époque, le plein emploi était une évidence comme il semblait évident qu'il durerait toujours la prospérité ne devant pas s'arrêter. La précarité n'était pas encore d'une brûlante actualité. Les populations très défavorisées étaient conservées sous le tapis, pudiquement, on n'en parlait pas. On ne s'y intéressait pas. Ce qui était ironique était, est toujours, que la contestation de l'ordre bourgeois venait des enfants les plus favorisés, les plus aisés au moins matériellement, les plus bourgeois quoi.

    Lire la suite

  • Francofonie

    Imprimer Pin it!

    Où l'auteur fête à sa manière la semaine de la langue et de la francophonie du 17 au 25 mars 2018 (à ce lien)

     

    francofonie.jpgJe suis d'une famille où la langue est chose fondamentale. Nous ne sommes sûrement les seuls mais chez nous, bien s'exprimer et bien comprendre le français dans ses nuances est important, y compris l'ironie ou les antiphrases. Il n'était pas rare que petit garçon je me fasse gronder pour un mot mal employé ou omis. Eugène Ionesco au théâtre ne pouvait que nous plaire dans sa déconstruction des clichés de langage et l'absurdité des expressions toutes faites ne voulant rien dire. Bien entendu, il y a un revers de la médaille à cette prédominance de la langue qui est de tout analyser à outrance, second, troisième, trente-deuxième degrés, alors que bien souvent, il n'en existe qu'un seul.

     

    Finalement, nous étions des lacaniens sans le savoir...

     

    Les littéraires se reconnaissent entre eux. Ils sont les parents pauvres d'une éducation les considérant très mal. Les matheux dominent, ceux qui quantifient, qui rangent tout dans des petites boîtes bien utiles même si ainsi que me l'a dit une petite fille « les maths ça sert à rien, ça sert juste à faire la guerre ». L'enseignement des Lettres depuis la mirifique réforme Haby en 1977 n'ont pas cessé d'être méprisé, diminué, rabaissé. Les adeptes de Bourdieu comme de Philippe Meirieu considèrent en effet que la littérature c'est un truc d'héritiers, de la « culture bourgeoise », des ces « humanités » patrimoniales et paternalistes stigmatisant les travailleurs et les plus précaires.

    Lire la suite