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Histoire

  • En empruntant l'allée du Roi

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    à propos de "l'Allée du Roi" de Françoise Chandernagor sur Madame de Maintenon (voir à ce lien)

     

    Histoire, madame de maintenon, société, livre, chandernagor, amaury watremezQuand on lit "l'allée du Roi" de François Chandernagor on se demande quand même un peu si cette madame de Maintenon qu'elle décrit dans le livre a vraiment existé ou si au fond elle la voit telle qu'elle la rêve, qu'elle l'idéalise. Lorsque l'on observe les portraits d'elle en son domaine où elle se retire à la fin de sa vie, on a quand même l'impression très nette que cette dame sur les peintures n'est pas tout à fait la même que celle du livre. Celle du livre est une femme libre, cultivée et travailleuse ce qui est d'autant plus utile quand elle se retrouve, jeune, dans l'adversité. Celle du livre est plus sympathique. Je n'aime pas tellement la vieille bigote corsetée et plus moralisatrice qu'elle est dans sa fin de vie.

     

    Celle de la réalité me semble plus complexe, cette femme qui passe du déshonneur social : vivre avec Scarron, ce "débauché" libre penseur de son époque, fréquenter un milieu dit "libertin", pour ensuite devenir la nourrice des enfants de Louis XIV puis son épouse morganatique (cachée) à la mort de la reine Marie-Thèrèse d'Autriche demeurée tout le long de son existence depuis son mariage avec le souverain enfermée dans ses appartements privés de Versailles vivant sans broncher les frasques sentimentales de son époux avc plusieurs jeunes femmes de la cour et des maîtresses plus "régulières", des "favorites" changeant selon la perte progressive de leurs "charmes" originels.

     

    Celui-ci tombe amoureux de madame de Maintenon manifestant ses sentiments naissants en ayant ce très joli mot : "Qu'il doit être doux d'être aimé par vous".

     

    Le livre avec une langue exceptionnelle, un français très pur  recrée cependant magnifiquement une époque où les peuples vivaient tous en osmose avec la terre, avec ses produits, avec ses merveilles, une société beaucoup plus incarnée, plus charnelle. Je n'idéalise cependant pas du tout cette époque où l'on pouvait mourir d'un rhume ou d'une carie. J'ai toujours eu horreur de ces personnes pour qui c'était forcément mieux avant. Mais j'ai malgré tout une tendresse particulière pour cette société plus organique, plus charnelle en somme et plus terrienne.

     

    En se promenant dans son petit château, en arpentant les allées de son jardin auquel il manque le potager, les poules, les cochons et les vaches qui devaient être sur place, on retrouve un peu, en filigranes, de cette douceur de vivre évoquée par Talleyrand pendant la Révolution, quand les êtres humains vivaient encore au rythme des saisons et de la nature, en subissant il est vrai parfois les rigueurs, comme durant l'hiver très rigoureux de 1788. Ces monuments, tout comme le château de Versailles sont de nos jours plus ou moins des "boîtes vides" sans la vie des dizaines de personnes y travaillant auparavant, ne serait-ce que pour l'entretien des jardins dits à "la française".

     

    Cette douceur de vivre, rien ne nous empêche de la retrouver, de la vivre dans un vrai lien avec la nature, avec le cycle des saisons.

     

    image prise ici

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

    Ci-dessous un extrait de "l'Allée du Roi" de Nina Companeez avec Dominique Blanc,

  • "La lecture ça sert à rien"

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    littérature, société, politique, culture, école, enfance, amaury watremezQuand je fais visiter ma bibliothèque à des jeunes je leur demande toujours :

     

    "A quoi ça sert de lire ?" en rajoutant aussitôt après que c'est une question piège.

     

    Comme je fais cela dans un quartier bourgeois où les enfants sont bien élevés en général, ils sont tout  gentils, tout calmes et bien polis, et très scolaires, et me répondent généralement bien gentiment tout ce qui leur a été soufflé précédemment par leurs enseignants de Lettres. A savoir lire, ça permet de développer le vocabulaire, d'apprendre les conjugaisons etc...

     

    Il est très rare que l'un d'eux me dise que lire est pour son plaisir personnel, qu'il ouvre un livre par goût. Lire pour eux c'est une corvée imposée par l'école, un passage obligatoire pour obtenir une bonne moyenne et faire les études que l'on souhaite en répondant à tout ce qu'implique les obligations engendrées par le paradigme social en vigueur en 2018.

     

    Je leurs répond toujours de manière un peu provocatrice que lire dans l'absolu ne sert strictement à rien d'immédiatement quantifiable, mesurable avec une règle ou un pied à coulisse, que l'on peut très bien vivre et mener son existence en étant parfaitement et complètement inculte. Et Dieu sait qu'il y en a des ignares. L'inculture contrairement à ce que les ignorants prétendent (ils pensent avoir trouvé la parade ultime) n'est pas quelque chose de subjectif qui découlerait des "humanités" que Bourdieu appelait "bourgeoises" avec mépris, ou une question de "goûts et de couleurs". Rien de plus objectif que l'inculture et son corollaire habituel : la sottise "à front de taureau".

     

    Comme ce que l'on gagne en lisant n'est pas immédiatement mesurable, et donc pas contrôlable réellement, notre société déteste et fait mine de mépriser. En dehors de la figure du "nerd" ou du "geek" rendue sympathique ces derniers temps, celle de "l'intello" l'est toujours aussi peu dans les médias, dans la pub et les fictions en général. Le "méchant" des films d'action est le plus souvent un sale type lettré qui cite de la poésie avant d'exposer son plan machiavélique au héros, ou qui pose sur son fauteuil de salaud diabolique devant ses belles reliures tout en caressant son chat langoureusement. Le lecteur affirmé, avéré, est soit un prétentieux soit un pervers, c'est sûr et certain dans beaucoup d'esprits.

     

    Je demande d'ailleurs aux jeunes ensuite pourquoi "intello" est une telle insulte pour eux. Pourquoi on l'entend même dans les cours d'établissements scolaires très chics ? Ils sourient un peu, ont des attitudes gauches, ils ne savent pas trop quoi dire, la docilité au paradigme social leur ayant été martelée depuis leur plus petites enfance. On me dira que cela a toujours un peu existé, que la culture -je parle de la vraie pas celle qui fait dans l'épate bourgeois- a toujours été réservée à un petit nombre de personnes finalement, consentantes. La culture n'a pas à voir avec les diplômes, l'instruction ou les études mais surtout avec l'appétence de la personne ayant envie de s'élever, de grandir dans le savoir...

     

    Curieusement, je m'en étonne toujours, elle provoque chez la grande majorité des gens un complexe d'infériorité ahurissant alors que dédaignée apparemment ou très relativisée. Ce n'est pas si grave au fond car cela montre finalement qu'elle est toujours importante d'une manière ou d'une autre dans les esprits.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

    illustration empruntée ici

  • Enseigner l'Histoire : enjeu politique majeur

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    Histoire, politique, société, enseignement, amaury watremezL'enseignement de l'Histoire, tout comme celui des Lettres, est fondamental dans la construction d'une nation, du lien entre les individus qui se rapportent aux mêmes événements, aux mêmes moments de courage et de grandeur, et qui parlent -normalement- tous le même langage. Ce sont des enjeux éminemment politiques et les idéologues, les porteurs de bonnes intentions creuses l'ont bien compris, en sapant progressivement la transmission jugeant de l'Histoire commune comme quelque chose de poussiéreux.

     

    Certains tenants de la doxa politiquement orthodoxe de l'époque pensent que les nouveaux programmes d'Histoire sont en somme paternalistes...

     

    On s'était dit aussi que les z-élites allaient vers plus de lucidité en entendant Giscard regretter le regroupement familial (voir à ce lien), Merkel reconnaître l'échec patent du multiculturalisme (voir ici), Gérard Collomb jouer les prophètes de mauvais augure (voir ici) et Martine Aubry ouvrir les yeux sur les "quartiers". On s'était dit que c'était pas mal, on avait même espéré que leur regard se dessille totalement et qu'ils soient totalement lucides. On rêvait tout debout et "on" est con comme il se disait avant, dans un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, tout ça, donc avant les mirifiques réformes de l'enseignement du français...

     

    Et voilà que je tombe sur cet article qui est loin d'évoquer un cas isolé, la plupart des bons apôtres persistent et signent contre l'évidence dans leur refus entêté et stupide de voir la réalité en face.

     

    Laurence de Cock, une "intellectuelle", je suis certain que c'est vrai si elle le dit, le dit dans un article de "Libération" (voir à ce lien), les programmes d'Histoire ne sont pas assez divers, pas assez féministes, bref ne sont pas encore suffisamment dans le masochisme mémoriel constant et une auto-flagellation. Et si je saisis bien son point de vue, les programmes ne se rattachent pas assez au présent. Car dans son esprit comme dans celui de tous les bien-pensants, de tous les bourgeois pédagogues, le seul intérêt de l'histoire est de démontrer le bien-fondé de leurs thèses, de leurs opinions.

     

    Et rien d'autres. Ils se comportent comme les missionnaires auparavant finalement, des prêcheurs. Seul compte le présent, un présent perpétuel qui dure depuis 1789 et un peu plus depuis 1945.

     

    On extrait deux ou trois grands personnages comme des archétypes, que l'on caricature au dernier degré, que l'on simplifie, qui jouent le rôle soient des méchants, soient des gentils. On pourrait parler de "fierté homosexuelle" au XVIème siècle, de la diversité dans la France du XVIIème siècle, de multiculturalisme dans la France de Saint Louis, de féminisme au temps des croisades. Parler d'histoire intelligemment, à savoir, en faisant de l'Histoire quoi, serait conservateur, suspect d'intentions inavouables.

     

    Le problème des personnalités comme Laurence de Cock ce n'est pas tant ce qu'elle exprime (après tout elle en a le droit) que le pouvoir dont elle et ses semblables disposent encore sur l'ensemble du peuple. Un pouvoir de sidération dirais-je. Un pouvoir tenant dans des menaces vagues de judiciarisation de toute contradiction, de mise en doute de celle-ci systématique ou comme relevant d'une nostalgie des totalitarismes du XXème siècle.

     

    Ils peuvent encore menacer l'un, éloigner l'autre, intimider, contraindre la parole par diverses pratiques niant toute pluralité en politique. Pendant que l'intégrisme religieux islamiste le plus obscurantiste progresse partout dans ce pays. Ce dont ils n'ont cure, ce qu'ils ne veulent pas voir.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

     

    Amaury - Grandgil

     

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  • Martine découvre le communautarisme

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    martine aubry, immigration, société, politique, migrants, sécurité, amaury watremez, lilleIl est facile d'ironiser sur la déclaration que Martine Aubry, la maire de Lille, a faite sur certains quartiers qui ne sont plus en République (voir à ce lien) et qu'elle en avait parlé à Gérard Collomb. On sait bien qu'il y a certainement derrière l'intention de récupérer l'électorat qui vote dorénavant FN. Mais si elle elle le dit même pour ces raisons, elle la chrétienne de gauche, c'est que la situation doit être vraiment gravissime. Et qu'elle le dise montre aussi qu'une partie de la gauche commence lentement -il serait temps- à ouvrir les yeux sur les conséquences de sa propre politique menée depuis plus d'une quarantaine d'années. Elle a raison de fait, dans ces endroits nos lois, nos valeurs n'ont plus cours.

     

    Et c'est de notre faute.

     

    On nous cite toujours lorsque l'on évoque ce problème des cités les exceptions confirmant la règle, les professeurs encore dévoués, les éducateurs encore tous à leurs tâches malgré des salaires que l'on en est droit de trouver indécent. On nous demande des chiffres en réponse, des éléments statistiques alors que les statistiques ethniques sont interdites en France. On compare la délinquance des "blousons noirs" des années 50-60 à celle des "lascars" de cité. D'aucuns comme Samuel Laurent osent le rapprochement entre la brute rappeuse ayant pondu ce texte sur la pendaison des blancs et Brassens. Et puis de toutes façons c'est un fait entendu, tous ceux mettant en garde contre la montée des communautarismes, des revendications obscurantistes sont des racistes.

     

    Quand on ne laisse pas entendre qu'ils sont bons à psychiatriser...

     

    Dans les quartiers règne la loi du plus fort, la haine aveugle et brutale, la violence absoluée, celle du "business" de la drogue et autres trafics qui permet aux habitants des "cités" de consommer allègrement les produits vendus dans les zones commerciales qui sont toujours à proximité des immeubles. Tant que ça fait marcher la consommation, d'où vient l'argent n'a aucune importance n'est-ce pas ? Le système vendra la corde pour se faire pendre. La loi de ces "affaires" est une loi d'airain, très dure, personne ne peut prétendre y échapper. Cela commence par l'intimidation qui fonctionne à chaque fois, car la police n'intervient plus depuis longtemps : On les comprend, nous ferions-nous trouer la peau pour 1800 euros par mois nets ?. Les quelques "toubabs" ou "koufars" qui restent on les met au pas rapidement. Beaucoup devancent cette mise au pas en faisant le ramadan, en étant plus royalistes que le roi du Maroc en quelque sorte.

     

    Et puis quant aux éducateurs, ils n'ont pas envie qu'on leur crève les pneus s'ils se montrent un peu trop fermes...

     

    Je ne parle même pas ici de tous les "natios" et souverainistes enflammés que l'on peut lire, surtout sous pseudo, sur le net. Dans la vie, et c'est normal, c'est humain, ils sont moins exaltés, moins radicaux. Il faut bien vivre, et, ou survivre dans des environnements difficiles, de plus en plus. Il faut bien aller au travail, gagner sa croûte malgré une situation clairement de plus en plus tendue pour une seule raison. Tout le monde s'est satisfait pendant des décennies des grandes déclarations de bonnes intentions, bien lacrymales, bien gentilles aussi. Mais personne ne s'est soucié de savoir si ces populations s'intégraient ne serait-ce qu'un minimum à notre pays, des populations dont les modes de vie et valeurs témoignent surtout ne serait-ce qu'à leur arrivée de la sottise obscurantiste la plus crasse, de la loi du plus fort, du plus riche...

     

    ...Et le fait que cela ait existé en France supposément n'est pas une excuse.

     

    Sic Transit Gloria Mundi, Amen

    Amaury - Grandgil

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  • Pas de Médine nulle part

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    musique, médine, bataclan, islamisme, société, politique, amaury watremezMédine, ce rappeur haineux, étalant sans vergogne sa haine de la France et de ses valeurs (voir à ce lien un exemple parmi d'autres), évoquant le Djihad violent mais attention c'est du second degré prétexte-t-il, n'ira pas « chanter » au Bataclan mais au Zénith. Il invoque dans un message sur les réseaux dits sociaux des « groupes d'extrème-droite » menaçant sa vie jouant les petites choses fragiles en position fœtale dés qu'elles risquent de voir ou d'entendre un peu de violence ou de contradiction envers son discours (voir à ce lien et sur son touitteure). Voilà qui la fiche mal pour un type qui se prétend tellement mâle, tellement rebelle. Comme tous les autres il se justifie finalement en invoquant des nostalgiques «des fameuses z-heures les plus sombres de notre histoire »...

     

    Tout contradicteur de la « bonne parole » en France l'est systématiquement. C'est une réponse intellectuellement très faible et historiquement fausse en plus mais qui a le mérite de faire peur encore à certains et certaines terrorisées d'être collés dans le camp du Mal (je songe à cette polémique, voir à ce lien).

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  • La spiritualité comme un S.A.V

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    argentine-une-femme-demande-lapostasie.jpgAttention, je ne veux pas ici dire que l'on n'a pas le droit d'être incroyant ou de vivre une spiritualité en dehors de l'Église. Parfois il est des chrétiens, des catholiques qui feraient mieux de s'inspirer du comportement d'athées ou d'agnostiques beaucoup plus capables de charité qu'ils ne le sont, l'oubliant une fois passé le parvis de l'église après la messe du dimanche. Contemplant le scandale du Mal qui dans ce monde touche d'abord les plus petits, les plus faibles, les plus pauvres, contemplant la souffrance je comprends parfaitement que l'on puisse se dire que si un dieu existe il a un drôle de sens de l'humour.

     

    Un chrétien ne se posant pas cette question de la Croix oublie deux ou trois éléments fondamentaux...

     

    Cependant, je trouve que ces personnes ayant décidé de se faire débaptiser après les déclarations du Pape sur l'homosexualité confondent la Foi et la spiritualité avec un S.A.V. ou une association comme une autre. Elles sont tellement libres qu'elles suivent le discours ambiant actuel ans un bel ensemble grégaire assez contradictoire. Elles voient Dieu et, ou le Pape comme une sorte de "chairman manager", comme un chef d'entreprise dont on peut démissionner quand on ne s'y retrouve plus, un président de syndicat. On voudrait choisir ce qui arrange, ce qui n'implique aucune responsabilité vis à vis du voisin, du prochain.

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  • La Gaule contre le pouvoir de l'argent

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    macrongalette.jpgMacron ironise sur les gaulois mais se verrait bien en monarque visiblement. Pour l'instant cela ne semble pas encore convaincant (voir fig 1 ci-contre, empruntée )

     

    J'avais aussi :

     

    Emmanuel Macron a la Gaule devant lui quand ils parlent des français. Évoquer la nation rappelle toujours la Gaule au président...

     

    Mais ce n'est pas dans ma nature de faire des jeux de mots lourdement allusifs aussi lamentables.

     

    Il s'est amusé mardi à comparer les danois, « ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années », et les français « gaulois réfractaires au changement » après avoir dit que le peuple danois n'existait pas, tout comme la culture française il y a quelques mois (voir à ce lien). En passant, on constate que dans certains cas on a le droit de rappeler la Foi religieuse traditionnelle dans un pays et en même temps d'affirmer que l'on combat cette affirmation des peuples à vivre pleinement leur identité, tous les fameux nationalismes que not'président dit combattre (voir ici).

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  • A l'assaut des conformismes de la génération Z

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    société, politique, génération Z, informatique, internet, zombielennials, amaury watremezEn France comme dans tout l'Occident, il n'est pas bien vu d'avoir l'esprit critique. Je veux dire par là le véritable esprit critique, celui qui remet en cause réellement la dogmatique actuelle. Il est de moins en moins bien perçu d'exprimer une opinion contraire au reste de la société. La pluralité est mal vécue, elle est anxiogène, et puis elle suppose de se conduire en adulte, de réfléchir par soi-même, de faire en somme un effort insupportable pour beaucoup en 2018. On dirait que la plupart aimerait se comporter en gamins irresponsables, à charge pour les « pions » de sonner la fin de la récré de temps en temps...

     

    Je ne vous dis pas dans cette optique le sacrilège qu'est l'acte de s'attaquer au conformisme des plus jeunes. Et pourtant ce n'est pas exactement eux qui sont pour moi le problème, mais leurs parents et tous les éducateurs qui ont omis de leur apprendre, de leur donner le goût de remettre les certitudes en question. Et conventionnels ces jeunes le sont, à un degré rarement atteint auparavant qu'ils. appartiennent aux « Millenials » ou à la très docile « génération Z ». Celle-ci frappe, elle fait peur, cette obéissance irréfléchie à des règles d'un arbitraire extrêmement fort, plus dures que celles qui pouvaient exister auparavant.

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  • Collapsologiste ?

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    réchauffement.jpgA la télévision, sur les réseaux dits sociaux, interviewé par un journaliste la chemise au col bien ouvert rigolard, on les voit l'air ravi, béat, un rien hébété, cela devient un « marronnier » dés qu'il y a un peu de soleil :

     

    « C'est super la chaleur, quarante degrés, c'est comme sous les tropiques ».

     

    Il y a ceux se réjouissant d'aller sur la plage à la mi-mai, ceux qui boivent un coup en terrasse, tous ceux qui se dépoitraillent progressivement comme tous les autres, pour montrer qui un tatouage, qui son épaule ronde et potelée. Parenthèse, les shorts des filles, de plus en plus courts, sont d'ailleurs de plus en plus un indice majeur en ce moment des conséquences de la crise économique, et donc de la pénurie de tissu.

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  • A quand l'abolition des passe-droits ?

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    nuit du 4 aout, société, politique, ptibilèges, amaury watremezLa pédagogie est absolument nécessaire pour faire entrer quelques idées dans la tête des gens, changer les mentalités et les présupposés, et surtout détruire les mythes complètement éculés (bande d'éculés) sur lesquels notre société se fonde encore un peu. Personne ou presque ne semble vouloir mettre en question ceux-ci comme si ils étaient vraiment intangibles. Je n'ai jamais compris cette intangibilité obligatoire. Et il ne faut surtout jamais évoquer tout ce qui pourrait remettre en question cette vision tronquée de l'Histoire faisant commencer la France en 1789 en somme...

     

    La pédagogie c'est répéter, donc répétons une ou deux choses même s'il n'est de pire sourd qui ne veut pas entendre..

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  • L'éducation ça compte

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     éducation, société, politique, avenir, enfance, Emmanuel toddà propos du livre d'Emmanuel Todd sur les évolutions sociétales : la « crétinisation » des élites, la fin prochaine selon lui de la démocratie (voir article de Libération à ce lien)

     

    Dans notre société si progressiste, si avancée, les différences d'éducation, dont l'éducation à la culture, n'ont jamais été aussi importantes, si prégnantes, créant des castes tout aussi marquées que celles du « Meilleur des Mondes » d'Aldous Huxley, chacun dans son groupe ravi d'en faire partie, content de sa soumission à un arbitraire pourtant objectivement insupportable, esclaves de leurs pulsions, de désirs étriqués conditionnés par la pub et le storytelling, toutes les histoires sentimentales et, ou mièvres que l'on vend aux peuples pour pas grand chose...

     

    C'est un peu plus complexe que la « Veillée des chaumières » qui faisait pleurer Margot mais le principe demeure exactement le même, est étendue à tout le divertissement, ce qui rapporte de l'argent, beaucoup d'argent et en plus c'est un « marché fantastique » le rêve formaté...

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  • Adresse aux baby-boomers

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    Il y a des exceptions (confirmant la règle, il y en a toujours), je ne généralise pas une seconde. Il existe des baby-boomers qui n'ont pas seulement songé à jouir le plus possible d'une société de consommation à outrance qui finalement n'aura pas duré très longtemps dans sa formule ouverte à tous. En 2018, et de plus en plus, la fameuse classe moyenne qui en profitait se paupérise très rapidement, seuls les très riches bénéficient des largesses du système économique.

     

    Et cela baby-boomers c'est en grande partie de votre faute. Vous vous lamentez de ce que déjà vos enfants et petits enfants vous haïssent mais ils ont des raisons...

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  • Paroles de profs sur la laïcité

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    islam, islamisme, banlieues, charlie hebdo, société, politique, amaury watremezMoi le réac, le méchant, l'anar de droite irrécupérable, J'ai acheté le numéro hors série de "Charlie Hebdo" sur la laïcité à l'école contenant une soixantaine de témoignages de profs (voir quelques pages de cette publication à ce lien). En le lisant dans le train de banlieue, j'ai croisé beaucoup de regards fuyants, gênés, on n'est plus tellement "Charlie" en 2018. Bien entendu on évoque sur les couverture "les" religions, on convoque une imagerie invoquant l'Inquisition, mais à 99.9 % les témoignages dans ce hors série concerne l'Islam.

     

    A droite beaucoup refuseront de lire ce magazine parce que ce sont les "gauchistes" de "Charlie". C'est une erreur grossière car les témoignages lus montrent qu'il y a parmi toutes les personnes témoignant de nombreuses personnes de bonne volonté et lucides sur la question de l'islamisme en "cités". A un moment il faudra bien dépasser des clivages superficiels sur la question, avant que les faits ne nous l'imposent de force.

     

    Il y a vraiment en France la droite la plus con du monde incapable de répondre aux angoisses de ces gens. Ce ne sont pas des déclarations martiales qu'ils veulent mais de la fermeté, de l'autorité dans la réaffirmation de nos valeurs et non dans une tolérance molle et bien lâche de ce qui ne devrait surtout pas être toléré. On se demande d'ailleurs si celle-ci n'est finalement pas le fruit d'un mépris certain pour les populations "issues de la diversité" impliquant qu'elles sont finalement juste assez bonnes pour une pratique religieuse exprimée en interdits simplistes, pour les conserver au calme en quelque sorte.

     

    A gauche d'autres feront de même car "Charlie" c'est encore de la propagande "islamophobe", mot valise emprunté aux mollah iraniens qui l'ont inventé. Cette attitude provient surtout de l'idée voulant qu'il faudrait tout accorder aux plus religieux pour acheter la paix sociale et demeurer tranquilles encore quelques temps dans les quartiers de centre-ville. Ils sont aussi dans le "après nous le déluge", car ce qui se passera dans quelques années ne les concerne pas. D'autres enfin iront encore plus loin, "Charlie" "célésionistes"...

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  • Bernanos en pleine lumière

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    bernanos3.gifDepuis quelques temps, à droite d'aucuns se réclament de Bernanos (ils se disent ni de droite ni de gauche mais sont objectivement de droite). Pour ma part, je trouve cela éminemment sympathique bien entendu ainsi que j'aime déjà comme des frères ceux qui à gauche le voient comme un frère d'armes. Pour quelques uns il est même leur capitaine, pour d'autres un exemple. Ils jugent de ses capacités de réflexion politique injustement, le font de leur camp parfois abusivement, le transforment en quelqu'un d'autre qu'il n'a jamais été. Ce qui m'agace le plus sont ceux en faisant leur maître, ce qui ferait d'eux leurs héritiers tout en étant mondains, serviles et avides de la reconnaissance des maîtres de ce monde.

     

    Tous ou presque oublient une chose pourtant fondamentale chez lui qui est sa foi.

     

    Comment pourraient-ils s'y attacher dans notre société si matérialiste, atomisée et traversant une crise morale encore plus grave qu'à l'époque des « Grands Cimetières sous la lune ». Comment pourraient-ils le comprendre alors que tous finalement sont contaminés par l'esprit libéral libertaire, et mortifère, et nous poussant au narcissisme le plus abject, de nos temps troublés.

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  • L'autre côté du monde musulman

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    littérature, société, politique, livres, amaury watremez, rue al muttanabi, irakOn le remarque dans la plupart des moments historiques dramatiques, quand un arbitraire menace qu'il soit idéologique ou religieux, les tyrans qu'ils soient seuls ou pluriels s'attaquent très vite à la Littérature. C'est dire l'aspect transgressif qu'elle a pour eux. Elle contredit leurs idées absurdes et va contre le bonheur universel qu'elles prétendent imposer sans demander le consentement de qui que ce soit. C'est ce qu'on fait aussi les islamistes. Une tyrannie commence toujours par un décervelage intensif et un ou deux autodafés.

     

    La littérature encourage le rêve, l'expression des sentiments, des sensations. Elle encourage au libre-arbitre, à l'indépendance d'esprit. On comprend qu'ils la détestent.

     

    On n'évoque jamais dans les médias officiels comme ceux prétendant ne pas l'être l'autre face du monde musulman qui est celle des quatrains d'Omar Khayyam ou des histoires de Shéhérazade racontées dans les Mille et Une nuits, celle que l'on peut trouver à Bagdad rue al Muttanabi, l'artère de la culture de cette ville.

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  • Tripes molles et cœur sec

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    politique, attentat opéra 12 mai, société, islamisme, islam, société, trouille, amaury watremezNotre époque a ainsi que celle des années 30, 40 le « cœur sec et les tripes molles » ainsi que l'écrivait Georges Bernanos. Il était un modèle de courage et de lucidité dans des temps troublés, un peu moins que les nôtres cependant, sans jamais renier ce qu'il pensait, ce qu'il croyait, ce qu'il sentait. Certains, allant un peu vite en besogne le font passer à gauche juste après la guerre d'Espagne alors qu'il fût fidèle jusqu'au bout à ses idéaux de jeunesse. Il n'hésita pas à tirer à « boulets rouges » contre son camp supposé sans pour autant épargner celui d'en face. Il nommait le mal, le désignait, en 2018 on a énormément d'hésitations à le faire.

     

    Il ne faut surtout pas dire que le taré haineux d'hier soir était islamiste, croyant musulman, il faut prendre beaucoup de précautions pour éviter l'amalgame voyez vous. Et qui sait si ce n'est pas la faute des sionistes ? Qui sait si ce n'est pas un complot du grand capital pour égarer les luttes légitimes des prolétaires ? J'en rirais si ces sottises ne trouvaient pas un écho favorable partout sur le net.

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  • Le fameux voile catholique

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    religions, christianisme, islam, politique, société, amaury watremezPlus c'est gros plus ça passe !

     

    Plus c'est cliché, mieux c'est !

     

    Rappelons tout de suite que le voile chez les catholiques est d'abord pour les religieuses, des femmes n'étant pas laïques. Si auparavant dans les paroisses, avant Vatican II on se couvrait les cheveux, on ne portait pas le voile dans la rue, il n'était pas une prescription de tenue...

     

    Et comme en plus les français témoignent en ce moment d'une inculture religieuse assez crasse, on a beau jeu de réécrire l'histoire spirituelle, en particulier celle des catholiques en France. Castaner, qui n'a jamais peur, qui ose tout, a eu cette sortie remarquable sur nos mères et grands mères qui auraient toutes porté le voile mais catholique celui-là quand nous étions petits. Il a dit donc ça à ce lien, voir par . L'écoutant, je songe à ma mère, catholiques, à mes grands-mères, catholiques elles aussi, et je pouffe doucement. J'ai du mal à les imaginer telles des veuves siciliennes de films de mafiosi...

     

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  • Étudiants, diants, diants !

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    politique, étudiants, facs bloquées, amaury watremez, étudiants, sociétéQuelques facs sont bloquées par quelques étudiants se prétendant d'ultra-gauche car la réforme du lycée et le logiciel permettant d'exprimer ses vœux pour le Supérieur introduiraient selon eux une dose de sélection ce qui pour eux est intolérable, abominable. Il existe pourtant déjà une sélection dont eux profitent qui est celle par l'argent. Issus pour la plupart de milieux favorisés, ils n'ont jamais eu à travailler pour vivre, ou financer leur études, n'ont pas de difficultés pour se loger en centre-ville des grandes métropoles où se trouvent les universités.

     

    Pourtant, les loyers y sont hors de prix, inaccessibles pour les salariés précaires. Si l'on écoute les discours enflammés des étudiants, diants, diants mimant la Révolution, ils participeraient de cette précarité, seraient des pauvres parmi les pauvres.

     

    Ils sont pourtant par essence même des privilégiés, des "héritiers" avec cependant moins d'appétence pour la culture dite "traditionnelle", la culture prétendument "froide", les fameuses "humanités bourgeoises" de Bourdieu. Ne parlons pas de ce que l'on osait appeler avant l'excellence !

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  • Ces chrétiens dont vous n'avez rien à faire

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    Encore moins que les autres, c'est dire....

    chrétiens d'orient, islam, politique, société, religions, islamisme, société, amaury watremez 

    Ce sont les chrétiens orientaux, ces chrétiens qui célèbrent en grec, en syriaque, en copte, en araméen, an arménien, en arabe, ces chrétiens qui parlent d'ailleurs arabe pour la plupart d'entre eux. Minoritaires, toujours suspects aux yeux des maîtres s'étant succèdés sur ces terres depuis des siècles ils formaient souvent l'élite de leurs nations, et un pont avec l'Occident (voir à ce lien un article sur le massacre de ces minorités qui continuent).

     

    Cependant, l'ignorance des catholiques est telle à leur sujet en 2018qu'elle peut être illustrée par ce monsieur me demandant candidement à un stand de l'Oeuvre d'Orient à quelles dates étaient arrivés au Proche Orient les missionnaires ayant convertis ces croyants. Dans son esprit, un arabe était automatiquement musulman, pas un disciple de l’Évangile.

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  • Les arbitres des élégances politiques comme des morpions

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    knoll.jpgIl existe dans ce pays de France une catégorie de la population qui en déteste les valeurs, l'histoire et la culture. Bien entendu, c'est le droit de celle-ci après tout, mais dans ce cas pourquoi ne pas être cohérent ? Mais par contre à l'inverse personne n'a le droit de le dire, ou de se le donner, car l'influence des arbitres des élégances politiques est encore excessivement importante. Dans les milieux favorisés par les études ou l'argent, on a encore une peur bleue de les choquer, ou de les contredire. Même et surtout s'ils disent des sottises.

     

    Surtout dans ce cas.

     

    Il convient de continuer à s'obstiner dans le masochisme mémoriel et l'autoflagellation collective. Les français surtout s'ils ne sont pas des « bonnes » familles sont forcément des salauds. Les électeurs de la « France insoumise » sont des jaloux, des aigris, des anciens fonctionnaires passéistes, ceux du « Front National, rien que des ploucs infréquentables...

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  • Fouler aux pieds l'histoire de France

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    saint denis basilique,société,politique,religions,amaury watremez L'histoire de France dans le discours dit progressiste n'est qu'une longue suite de massacres, de racisme, de destructions de civilisation, de paternalisme coupable et d'exaltation de la réaction. Les basiliques, les cathédrales et la plupart des châteaux n'ont été construits que pour mieux exploiter un peuple de miséreux maintenus sous le joug par des moyens arbitraires et violents. C'est un fait entendu seriné depuis des décennies dans l'enseignement de l'histoire de France, à quelques exceptions notables près.

     

    Il ne peut s'agit de lieux de foi, de beauté, de grandeur, d'histoire, des lieux chargés en art....

     

    Surtout et d'autant plus quand cet art est d'inspiration chrétienne, là tout est permis et le pire est que ça l'est avec la bénédiction ou presque de la plupart des évêques dont certains n'hésitent pas à brader des biens d'Église ne leur appartenant pas, un patrimoine dont ils n'ont pas l'usufruit tel l'archevêque de Rouen (voir à ce lien). Ils ne voient pas le problème, ils veulent une église plus « simple » disent-ils, ne comprenant pas que la beauté d'un édifice, d'un vitrail, d'un ornement participe toujours de la louange à Dieu.

     

    Toutes les religions sont respectables sauf la foi chrétienne, ne parlons pas du catholicisme, tout est à jeter. C'est plus simple de s'attaquer au catholicisme, c'est moins dangereux, moins risqué de fouler aux pieds leurs lieux de culte.

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  • Mai 2018 a-t-il commencé ?

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    grèe, société, histoire, mai 68 , économie, amaury watremezCinquante ans après, "Mai 68" continue d'avoir son pouvoir de fascination sur les observateurs politiques et les citoyens. Ce fut pourtant tout au plus un monôme de petits bourgeois favorisés qui le provoqua et le fit durer surtout de par l'absence de réactions durant un temps. C'était le révélateur de nouvelles aspirations nées durant le "Baby Boom". Certes, ce n'était pas aussi creux que cela, il y avait une véritable recherche d'alternative à cette société consumériste naissante, une quête brouillonne d'idéaux et d'autre chose que le simple conformisme social :

     

    Se marier, faire des enfants, acheter une maison, épargner, consommer etc...

     

    A l'époque, le plein emploi était une évidence comme il semblait évident qu'il durerait toujours la prospérité ne devant pas s'arrêter. La précarité n'était pas encore d'une brûlante actualité. Les populations très défavorisées étaient conservées sous le tapis, pudiquement, on n'en parlait pas. On ne s'y intéressait pas. Ce qui était ironique était, est toujours, que la contestation de l'ordre bourgeois venait des enfants les plus favorisés, les plus aisés au moins matériellement, les plus bourgeois quoi.

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  • Francofonie

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    Où l'auteur fête à sa manière la semaine de la langue et de la francophonie du 17 au 25 mars 2018 (à ce lien)

     

    francofonie.jpgJe suis d'une famille où la langue est chose fondamentale. Nous ne sommes sûrement les seuls mais chez nous, bien s'exprimer et bien comprendre le français dans ses nuances est important, y compris l'ironie ou les antiphrases. Il n'était pas rare que petit garçon je me fasse gronder pour un mot mal employé ou omis. Eugène Ionesco au théâtre ne pouvait que nous plaire dans sa déconstruction des clichés de langage et l'absurdité des expressions toutes faites ne voulant rien dire. Bien entendu, il y a un revers de la médaille à cette prédominance de la langue qui est de tout analyser à outrance, second, troisième, trente-deuxième degrés, alors que bien souvent, il n'en existe qu'un seul.

     

    Finalement, nous étions des lacaniens sans le savoir...

     

    Les littéraires se reconnaissent entre eux. Ils sont les parents pauvres d'une éducation les considérant très mal. Les matheux dominent, ceux qui quantifient, qui rangent tout dans des petites boîtes bien utiles même si ainsi que me l'a dit une petite fille « les maths ça sert à rien, ça sert juste à faire la guerre ». L'enseignement des Lettres depuis la mirifique réforme Haby en 1977 n'ont pas cessé d'être méprisé, diminué, rabaissé. Les adeptes de Bourdieu comme de Philippe Meirieu considèrent en effet que la littérature c'est un truc d'héritiers, de la « culture bourgeoise », des ces « humanités » patrimoniales et paternalistes stigmatisant les travailleurs et les plus précaires.

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  • La différence dans la norme

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    handicap, société, politique, société, amaury watremezJ'ai été frappé suite à l'annonce du décès de Stephen Hawking par les dithyrambes excessives sur le net, les réseaux sociaux en particulier, sur son attitude face à son handicap et sa maladie. Il aurait été un modèle qui montre que la différence physique ne serait pas du tout infranchissable. Comme si pour y arriver et que la société y parvienne elle aussi il faudrait nécessairement être atteint d'une maladie aussi lourde que la maladie de Charcot et bien sûr être un génie scientifique. Se rendent-ils bien compte de ce que cette affection implique dans la vie des proches d'un individu en souffrant ?

     

    Sans cela, ce serait donc impossible .

     

    Voilà qui fait rire et montre bien l'hypocrisie de cette posture. Je ne suis pas même certain que la plupart des nécrologues improvisés aient lu ne serait-ce qu'un seul de ces livres.

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  • Les écrivains de Paris

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    à propos de « Paris et ses écrivains » chez Massin collection « essentiels du patrimoine »

     livres, littérature, société, paris, écrivains, amaury watremez

    illustration empruntée ici

     

    J'aime Paris passionnément, j'aime Paris pour la mémoire vivante qu'elle est de ma vie, de mes amours, de mes peines. J'aime me promener dans mes souvenirs. Paris s'embourgeoise, Paris verse de plus en plus dans les prétentions des nantis. Et les quartiers populaires ou pittoresques, peuplés auparavant des « classes dangereuses » disparaissent petit à petit. Ces « classes dangereuses » n'ont plus les moyens d'habiter la capitale. De temps en temps on les laisse se balader dans les quartiers des nantis, les salauds de pauvres adorent, ils rêvent devant les belles bagnoles et retournent le cœur plus léger s'abrutir le cortex devant Hanouna et ses comparses décérébrés...

     

    Je ne sais certes pas si j'ai le recul nécessaire pour en juger mais ces temps sont décevants...

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  • Quoi de plus ?

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    islamisme, société, politique, religions, société, amaury watremezHier après-midi gare saint Lazare juste devant cour de Rome on pouvait tomber sur un cercle de barbus et voilées, tous sur le même modèle physique étrangement. Ils avaient tous une tête un peu ronde et des yeux de même, les mêmes lunettes à verre très épais car ils avaient visiblement la vue basse et courte. Ce sont certes loin d'être les seuls, tout militant de quelque mouvement qu'il soit à qui on retire son messie personnel agirait de même. Je n'ai jamais compris ce besoin de se créer des sauveurs qui s'autoproclament dignes du rôle à chaque fois, ce qui il est vrai n'est pas surprenant.

     

    Ces braves gens vociféreraient et éructaient à qui mieux mieux pour défendre Tariq Ramadan, bien entendu injustement accusé à les entendre.

     

    Leur discours se composait de harangues pleines d'emphase et de violence sur les immigrés qui avaient construit la France, dont les cathédrales, sans oublier un ou deux slogans antisémites. On les eût sans doute sincèrement surpris en leur rappelant qu'à l'époque il n'existait pas d'immigration économique venant du Maghreb sur notre territoire, même si par les croisades il y eut malgré tout quelques échanges entre les deux civilisations, occidentale et orientale.

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  • Le plouc cet ingrat

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    ploucse.jpgLe plouc, d'habitude, depuis déjà très longtemps, obéissait aux exhortations politiques. Il votait comme on lui disait de voter et filait droit de peur de se faire sermonner par les gens qui savent. Dés que l'un d'eux essayait tant bien que mal d'exprimer ses angoisses, ses inquiétudes pour lui et ses proches, il parlait comme au « café du commerce ». Et bien sûr, bien vite, l'on invoquait le populisme. Comme la plupart des observateurs après les élections en Italie qui ont vu la victoire d'une coalition de droite, et réellement à droite, à savoir ni libérale molle, ni libérale libertaire, de droite.

     

    Le plouc, Cabu se payait sa tête en dessinant « mon beauf » et les ploucs se croyaient obligés de rire aussi...

     

    Voire, depuis quelques temps, les nantis tentaient même de lui piquer ses manières et son langage afin de montrer combien ils sont affranchis et libres de tout préjugés.

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  • Arsène, un grand monsieur

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    A propos de « Arsène Lupin une vie » aux éditions Hélios par Xavier Mauméjean ( voir à ce lien )

     

    lupin.jpgcouverture empruntée ici

     

    Je ne suis pas très objectif en lisant cette biographie historique, historique car chacun sait que Lupin était un personnage historique tout ce qu'il y a de plus réel. Dans ce livre il est confronté à d'autres personnages tout aussi historiques que lui comme Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou l'aventurier anglais Raffles. Que je n'attende pas plus pour le dire, comme beaucoup d'enfants des années 70 qui regardait le feuilleton avec Georges Descrières (de la comédie française !) Lupin est le héros de mon enfance, je l'ai toujours préféré à tous les autres héros. Je voulais parler comme lui, alterner le registre très soutenu puis soudain mettre les pieds dans le plat de la bienséance avec un ou deux mots d'argomuche bien placés.

     

    Car si Arsène rend la plupart du temps la justice, allant jusqu'à tutoyer les grands de ce monde avec gouaille et insolence, il se fiche complètement de respecter la morale commune et les lieux communs des bons bourgeois. Il les envoie promener avec finesse et ironie. Il déteste la fatuité, les vanités...

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  • Une certaine petite bergère...

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    politique, sociéte, jeanne d'arc, orléans, catholiqkues, amaury watremezA Orléans pour célébrer sainte Jeanne d'Arc cette année, l'organisme chargé d'organiser les fêtes en son honneur a choisi cette année une jeune femme métisse, bonne catholique et méritante, capable d'altérité : Mathilde Edey Gamassou. Que je sois bien claire, sa couleur de peau n'a aucune espèce d'importance dans ce que je vais écrire, et elle n'est responsable en rien des confusions des uns ou des autres autour de son choix. Mais que l'on ne nous fasse pas croire qu'elle n'a pas été choisie car métisse alors que c'est précisément pour cela qu'elle est censée incarner Jeanne cette année...

     

    C'est une célébration de ce que beaucoup, dont l'auteur de cet article (voir à ce lien), nomment les valeurs que Jeanne représente : le sens de l'autre, le sens du service, le courage, le dévouement...

     

    C'est une Jeanne très intellectualisée que voilà, une Jeanne schématique coupée de sa réalité historique, une Jeanne ripolinée, aseptisée. Alors oui, pour représenter cette Jeanne, cette jeune femme est somme toute parfaite comme symbole, seulement voilà :

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  • Le mètre étalon du politiquement correct depuis plus de quarante ans

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    jean-marie le pen, front national, société, politique, amaury watremezJean-Marie le Pen sort ses mémoires (voir à ce lien). Les journalistes en ont révélé quelques bonnes feuilles en feignant d'être surpris par leur contenu. Comment ? Quoi ? Le Pen est de droite ? Il est anti-gaulliste ? Il ne dit pas de mal de Pétain ? Il réhabilite sa figure ? Il a encore de la nostalgie pour « l'Algérie française » ? A une époque où il est de bon ton d'afficher son masochisme mémoriel constant, de s'autoflageller sans cesse sur notre histoire, que les enfants des enfants des enfants des français de 40 supposés tous collabos expient encore les « crimes » de leurs aînés, évidemment ça fait tâche.

     

    Et en déboulonnant la statue du commandeur de la Vème République, celle de mongénéral, alors que tout le monde actuellement se prétend gaulliste, c'est un genre de cerise sur le gâteau....

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