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  • Se convertir enfin

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    religions, islam, christianisme, valeurs, politique, amaury watremez

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    La photo ci-contre montre quelques convertis à l'Islam notoires toujours montés en épingle...

     

    Nos évêques de France dans la plupart de leurs diocèses se demandent comment faire pour attirer les « jeunes » ? Car les jeunes désertent les églises une fois les sacrements obligatoires reçus. Et de toutes façons la plupart d'entre eux, pour ceux issus de familles catholiques pratiquantes, ne mettent plus les pieds à l'Église. Ce n'est pas entièrement leur faute il faut avouer. La plupart des prêtres et des catéchistes depuis des décennies serinent sur tous les tons qu'aller à la messe le dimanche n'est pas bien important, qu'en tout cas ce n'est pas le plus important. Ils prêchent une sorte de gentillesse « über alles » bien mièvre, placé sous le patronage du plus petit dénominateur commun.

     

    En gros il convient d'être gentil avec tout le monde et tout ira pour le mieux...

     

    Notons que dans la plupart des rassemblements organisés pour les « jeunes » on trouve surtout d'aimables quinquagénaires qui trainent là leurs neveux ou rejetons réticents bien souvent présents sous la promesse de cadeaux. N'y est jamais promu de spiritualité bien solide de peur de les effrayer alors que paradoxalement c'est ça que les jeunes attendent plus ou moins consciemment.

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  • Ramadan - Encore un complot des « sionistes » ?

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    tariq ramadan, hani ramadan, harcèlement, agression sexuelle, amaury watremezTariq Ramadan est rattrapé par deux affaires d'agression sexuelle suspectées (Voir ici et ). Tant qu'il n'a pas été condamné par la justice il est présumé innocent. Ce ne sont pas tellement ces deux « affaires » le plus instructif dans cette histoire, ni le plus effarant mais les réactions qu'elle suscitent parmi de nombreux musulmans internautes sous couvert d'anonymat, des réactions montrant une haine judéophobe abjecte de la part de trop de croyants qui bizarrement surprennent les journalistes du « Monde » (voir à ce lien), entre autres journaux appréciés des bourgeois pédagogues, alors que tout cela est bien connu depuis longtemps déjà. Ce n'est en rien une découverte, hélas.

     

    Je m'étonne toujours que des français de droite ou de gauche s'en étonnent, écoutent-ils leurs concitoyens de troisième ou quatrième génération ? Ont-ils essayé un jour de passer « Rabbi Jacob » à des gosses de « cités » ? (voir à ce lien ce témoignage) Ont-ils échangé un jour avec des émules du Coran sur la question d'Israël ?

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  • Desproges par Desproges

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    aux éditions du Courroux (coucou, là c'est moi qui rajoute, les desprogiens (gesques ? Giens ? ) comprendront l'allusion)

     

    Pierre Desproges, pied de nez, Perrine Desproges, éditions du courroux, politique, société, amaury watremezJe suis tombé dans Desproges quand j'étais petit, j'ai commencé avec les bons conseils du professeur Corbiniou, puis plus tard « le Tribunal des flagrants délires » et les « Chroniques de la haine ordinaire ». Je me reconnais sur de nombreux points en lui, dont sa causticité, le doute qu'il nourrissait à l'égard de ces congénères lui compris.

     

    Avant d'acheter ce beau livre, merci à Perrine Desproges qui a fait tout ce travail de fourmi pour rassembler tout ces textes, j'ai quand même un peu réfléchi voire légèrement hésité. Il vaut deux bonnnes bouteilles de vin et depuis quelques temps les ouvrages sur Desproges avaient tendance à faire dans le raclage forcené de fonds de tiroir.

     

    Ce n'est pas moi qui m'en plaindrait forcément, un ratage, un reste dudit auteur étant toujours bien meilleur que les textes habituels de nombreux écriveurs et pseudo-humoristes actuels.

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  • Barbes bleues

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    cinéma, sexe, femmes, harcèlement, salopards, barbes bleues, harvey weinstein, amaury watremezJe suis un homme et ainsi que quelqu'un le disait "là où il y a de l'homme il y aura toujours de l'hommerie". Je ne dédaigne pas à l'occasion de faire dans la bonne grosse blague gauloise. Elle a l'avantage de choquer le bourgeois, fût-il bien pensant de droite ou de gauche, ces pauvres petites choses, ce genre de plaisanteries en est d'autant plus drôle. Par contre je ne supporte pas mes congénères pratiquant la drague lourde, la danse de séduction appuyée, beaucoup trop.  Comment font-ils pour ne pas avoir honte ? Ne pas voir leur ridicule ?

     

    C'est pour beaucoup comme une compétition de "mâles alpha" comparant la taille de leurs organes reproducteurs, de gorilles ahanant pour montrer combien ils sont virils. Toutes ces gesticulations censées prouver leur masculinité ne font que montrer surtout leurs doutes sur la question et pour d'aucuns parmi eux une homosexualité latente et inavouée. Les femmes supportent soit par lassitude soit parce qu'elles ne veulent pas prendre de risque avec un abruti ayant un peu de pouvoir et n'hésitant pas à en brandir la menace. Et les femmes aussi peuvent faire certes preuve de lourdeur mais il me semble que c'est plus rare.

     

    Des femmes malines peuvent également tirer avantage de ces abrutis facilement en leur faisant miroiter mille et un délices luxurieux...

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  • Puérilité sociale

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    martine.jpg

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    Des enfants qui se chamaillent comme des chiffonniers et qui vont ensuite rapporter soit à la maîtresse, soit à leurs "Papamaman", c'est normal. Qu'il y ait à l'école les fayots, les cancres, les chahuteurs, les enfants sages, les turbulents, rien d'étonnant. Des gosses qui se moquent d'eux et qui font pleurer parfois les autres, c'est la (pas si ) douce cruauté de l'enfance. Des minots qui se font des câlins et des papouilles pour dire et montrer combien ils s'aiment, rien de plus évident. Des gamins qui lorsqu'on les prend en photo aiment bien faire des grimaces, pourquoi pas ?

     

    Que des enfants soient parfois puérils, on ne peut le leur reprocher. Auparavant, on réclamait d'eux d'être des adultes en miniature, des petits hommes et des petites femmes avant l'heure. Passé cinq ans, on les habillait ainsi.

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  • La-le dernie-ère lubi-e bien-pensant-e

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    littérature, société, politique, écriture inclusive, orthographe, amaury watremez

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    L'écriture inclusive est la dernière lubie à la mode parmi les bourgeois pédagogues, ce genre de bien-pensant-e-s qui aiment bien donner des leçons de morale au reste du monde, et plus particulièrement aux petites gens. C'est d'ailleurs une lubie contradictoire car à les entendre l'orthographe serait une vieille manie de réacs fini-e-s, quelque chose d'insupportablement paternaliste, sauf quand cela les arrange (ou les dérange). A les entendre, l'écriture inclusive deviendrait obligatoire, indispensable pour développer l'égalité entre hommes et femmes.

     

    Notons que quand celle-ci est battue en brèche par des personnes 'issues de la diversité" se basant sur leur foi religieuse, alors ce ne sera pas pareil. Ils évoqueront le respect des cultures différentes, j'en passe et des pires, méprisant au fond ces minorités qu'ils perçoivent comme incapables de réfléchir par elles-mêmes et évoluer en abandonnant des coutumes parfois problématiques avec nos valeurs.

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  • Le meilleur ennemi de Macron

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    politique, mélenchon, société, la france insoumise, amaury watremez

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    Lors d'une rencontre chez Pierre Mauroy dans les années 70 son épouse avait lancé à mon grand-père qui s'étonnait du luxe déployé chez cet homme prétendument de gauche que « la politique est une comédie et qu'il s'agit de bien la jouer ». Chacun a son emploi de comédie. On y trouve des Géronte ridicules, des petits marquis, des séductrices, des matamores, des larbins rusés. Et ainsi la farce que l'on joue sous nos yeux perdure, et la bourgeoisie arrivée au pouvoir il y a un peu plus de deux-cent ans en conserve les rênes.

     

    Depuis le début de la Vème République en 1958, les présidents de la République, les politiques se prétendant plus républicains que les autres ont leur « meilleur ennemi » qui les met en valeur, leur « Goldstein », du nom de l'adversaire politique imaginaire du système dans « 1984 ». A partir de Mitterrand deuxième époque, c'était le Jean-Marie Pen et le FN. Sa fille Marine lui a succédé ensuite dans le rôle d'épouvantail utile, les repoussoirs des hommes et femmes de progrès se partageant le pouvoir.

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  • L'unique rideau de fer

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    «Le vrai rideau de fer c'est entre riches et les miteux… les questions d'idées sont vétilles entre égales fortunes…»

    Louis-Ferdinand Céline

     

    politique, société, Céline polémique, hypocrisie, amaury watremezCéline le disait, les différences idéologiques entre les personnes sont des vétilles, sans réelle importance. Mais Céline était un méchant, un salaud de misanthrope. Lui plaçait la différence entre les « miteux et les riches », entre les pauvres, les précaires et les privilégiés. Le salaud de pauvre est toujours forcément un salaud de socialiste, un révolutionnaire le couteau entre les dents, toujours de gauche du moins aux yeux des riches. Il veut plus d'argent, plus d'égalité. Il veut un partage plus équitable des richesses cet ingrat.

     

    C'est tout ce qui l'intéresse ce matérialiste dogmatique.

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  • Vision de l'utopie multiculturaliste

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    patis, non lieu, gentryfication, sociétémez, politique, amaury watreAussi sur Agoravox

     

    Si l'on veut avoir sans se fatiguer une vision claire de l'utopie multiculturaliste, de l'utopie post-moderne, il ne faut pas aller chercher bien loin, pas besoin de prendre de la drogue ou de s'infliger la lecture de tel ou tel apôtre de la fin heureuse des nations et de l'histoire. Il suffit d'aller faire un tour à l'esplanade de la Bibliothèque Nationale de France et dans les rues adjacentes comme je l'ai fait hier. Pour moi ce fut comme une vision de l'enfer, un Hadès moderne, confortable, peuplé de gens riches, un enfer climatisé et aseptisé nettoyé tous les matins.

     

    Seuls, trois ou quatre sans-abri à l'orée du métro semblent encore vivants...

     

    Au pied des bâtiments ultra-modernes, glacés, froids, y compris ceux couverts d'un peu de verdure, toutes les nations, toutes les couleurs de peau se mélangent dans un « grand tout » indifférencié. Tous sont complètement et parfaitement indifférents aux autres il est vrai. Se regarder, se parler c'est presque une agression, la différence reste une agression bien pire qu'auparavant. Ils ont tous les yeux rivés au gadget électronique, ou regardent devant eux l'air vague, un sourire béat et plus ou moins flou sur le visage.

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  • Lettre d'un fils à son père – lettre au pape François

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    à propos de la lettre du pape François sur les migrants (voir à ce lien)

     

    pape françois, société, politique, christianisme, religions, catholicisme, église catholique, lettre sur les migrants, amaury watremezMon père,

     

    Je ne suis pas de ces doux dingues persuadés que lorsqu'ils écrivent des missives enflammées au président de la République ou à ses ministres ceux-ci se jettent sur leurs lettres, les dévorent et y répondent. Je suis convaincu que jamais vous ne lirez cette courte adresse mais je vais l'écrire malgré tout.

     

    Dans l'église de France, je pense particulièrement aux paroisses de Versailles mais c'est le même cas de figure un peu partout dans ce pays, on veut aider les pauvres. C'est très bien, très honorable sauf que le pauvre ce n'est jamais le plus proche, jamais le voisin de chaise à la messe auquel on ne serrera pas la main pendant le « baiser de paix » si on ne connaît pas, s'il ne fait pas partie du réseau. Le pauvre c'est toujours le migrant, l'étranger, cet autre majuscule que l'on ne veut plus voir ailleurs, cet autre toujours innocent alors que l'occidental serait toujours coupable :

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  • Lire Charles Maurras en 2017

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    à propos du « Petit dictionnaire maurrassien » de Stéphane Blanchonnet paru aux éditions Nouvelle Marge

     

    littérature, société, politique, Maurras, Action Française, amaury watremezLe talon d'Achille de nombreux mouvements, revues et publications se voulant en dehors du discours actuel est d'être encore beaucoup trop sensibles aux oukases idéologiques des arbitres des élégances politiques. Toujours et encore, la plupart en viennent à se justifier maladroitement, à se défendre d'être réactionnaires ou pire aux yeux des donneurs de leçons :

     

    hédoniste ou anar de droite, et catholique, le pire pour eux (Nota Bene : je suis le tout et me fiche bien de l'anathème des bourgeois pédagogues).

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  • Ces sales menteurs d'écrivains

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    écriture.jpgAussi sur Agoravox

     

    Une jeune fille me l'a confié il y a quelques temps avec beaucoup de sincérité. Elle ne comprenait pas comment on pouvait aimer les livres de fiction alors que les écrivains n'y racontaient pas des choses vraies. Elle, elle aimait les livres n'évoquant que le réel. Qu'une petite comme elle dise cela est on ne plus excusable. C'était dit dans l'idée que les écrivains ne sont que de sales menteurs qui racontent des histoires. C'était prononcé dans un souci d'intégrité candide après avoir dû lire en classe un livre de Ray Bradbury.

     

    Par contre, quand ce sont des adultes réputés raisonnables (Nota Bene : je ne peux rédiger cette phrase sans sombrer dans un fou rire immédiat, la plupart des adultes étant tout sauf raisonnables), majeurs et vaccinés, c'est beaucoup plus insupportable, toujours à la limite du grotesque. Cela relève aussi du complexe culturel, on sait que l'on est inculte donc on se justifie en arguant que de toute manière la fiction n'est que superficialité. Cela montre également que la fiction littéraire, le romanesque sont toujours et encore considérés comme du superflu, de l'inutile, du facile.

     

    On la tolère pour se divertir à la rigueur, mais la fiction présente un risque intolérable. Elle incite le lecteur à se poser des questions sur sa vie, la société, le monde, ses joies, ses tristesses. Elle l'encourage à penser par lui-même après que des auteurs lui ait ouvert des univers entiers sous ses yeux, l'ait fait rêver, imaginer, frémir ou rire.

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  • Plus jamais de « Vel d'Hiv » ?

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    Vel d'hiv, Emmanuel macron, histoire, politique, mémoire, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, deux visions de l'attitude des français durant cette période dominent, une angéliste : les français étaient tous résistants de cœur, une à l'inverse : ils étaient tous collabos. La vérité se situe sans doute entre les deux. Selon Robert Paxton qui écrivit un ouvrage de référence sur Vichy, il semble qu'il n'y ait eu que 100 000 résistants tout au plus et autant de collaborationnistes de conviction. Et quarante millions d'attentistes, quarante millions de personnes songeant surtout à sauver leur peau, quitte pour cela à oublier toutes valeurs morales, toute humanité.

     

    Et parmi eux quelques héros méconnus dont on ne parle jamais. Quand il arrivve que l'un d'eux soit connu, il avoue généralement qu'il ne voit pas d'héroïsme dans ce qu'il a fait, et que cela lui semblait aller de soi. De tels êtres humains sont rares, voire rarissimes...

     

    Il y en eut pendant la rafle du « Vel d'hiv ».

     

    Il y en eut en effet parmi les policiers français pour prévenir les familles juives allant être raflées la veille et leur éviter un sort funeste. Beaucoup ne purent le croire et furent déportées.

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  • Migrants : ce n'est que le début

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    migrants.jpg

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    A gauche, enfin la gauche sociétale, on a depuis longtemps « ses » pauvres attitrés comme les dames patronnesses d'autrefois, ce sont les migrants en général, les musulmans en particulier. Les autres pauvretés, les autres précarités n'existent pas, voire pire encore on les oppose. De toutes façons un pauvre qui ne serait que français, « de souche », est forcément un plouc. Ces migrants, ces musulmans on les aime bien car leur pauvreté est lointaine. Elle est exotique. Elle rappelle ses voyages que l'on a fait en Méditerranée, les rares fois où l'on est sorti de l'hotel pour aller s'acheter une babiole dans les marchés à touristes.

     

    Ainsi, en se paysant quelque colifichet, le bourgeois pédagogue se déculpabilisait. Il n'était pas si égoïste puisqu'il avait fait l'aumône de son temps et de son argent. Depuis quelques années, il rajoute un « selfie » effectué avec l'autochtone afin d'apporter une preuve et de montrer combien il est humaniste.

     

    Un précaire de cet acabit, et moi le premier il ne s'agit pas non plus de nier leur précarité matérielle, est à peine un être humain. Ce n'est qu'une pauvre chose, un pauvre hère sans cervelle et sans cervelle qui ne sert qu'à se donner bonne conscience. Quand il fait preuve de violence ou d'agressivité, cela ne peut pas être sa faute. Jamais. Il sera excusé par la confrontation de sa culture avec la nôtre, par son ignorance, par sa naïveté. S'il violente les femmes c'est par pure candeur, et non par perversité. Et puis ces filles qu'il a parfois brutalisées n'avaient pas besoin de s'habiller aussi court, aussi léger...

     

    C'est ce que l'on entend régulièrement de la part de politiques ou de militantes se prétendant pourtant féministes radicales. C'est encore la faute de l'Occident corrupteur. Il est plus simple pour elles comme pour le bourgeois pédagogue de présenter Mohamed Merah en victime par exemple, victime du racisme, des préjugés, raison pour laquelle il s'est mué en monstre (en ce moment au Festival d'Avignon, voir à ce lien).

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  • Contestataires et oligarques au G20 : la même idéologie ?

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    politique, G20, société, économie, contestation, amaury watremez

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    Dans les fameux « Souvenirs littéraires » de Léon Daudet réédités il y a peu dans une version expurgée des considérations politiques pouvant choquer les chastes oreilles des bourgeois pédagogues, on trouve quelques paragraphes croustillants sur les « anarchistes » de son époque : les vrais et les mondains, les sincères qui finissent mal comme Bonnot et les malins voyant là un bon moyen de piquer de l'argent aux bourgeois en leur promettant le fameux grand soir un de ces quatre matins, en leur procurant quelques frissons.

     

    Léon y remarque quelque chose de très juste, ces contestataires n'ont finalement qu'une vision juste un peu plus radicale que les bourgeois positivistes de la politique mais c'est exactement la même idéologie. Il avait aussi de la sympahie pour Bonnot qui terrifiait tant les nantis positivistes de l'époque qu'ils envoyèrent 300 flics pour l'abattre comme un chien.

     

    Cette idéologie mène directement à la destruction de toute espèce de vie intérieure, de tout ce qui reliaient traditionnellement les êtres humains jusqu'à faire de la société un empilement d’individus coupés non seulement les uns des autres mais aussi de leur milieu naturel. Les anarchistes ne faisaient au fond que réellement appliquer les préceptes des progressistes, des modernistes, pensée dominante au sein de la classe dominante.

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  • Une photo réveillant les vrais clivages

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    Simone Veil, la manif pour tous, IVG, contraception, loi Veil, société, politique, amaury watremez

     

     

     

    Depuis quelques jours circule sur les réseaux sociaux une photo de Simone Veil à « la Manif pour tous » . Je l'ai moi-même relayé et les réactions -diverses- ne se sont pas fait attendre :

     

    Il y a les personnes que cela choque sincèrement, des « purs », car elles se sentent solidaires de la famille de madame Veil pour qui celle-ci était en état de faiblesse à ce moment-là, souffrant d'Alzheimer. Les enfants de la mère de la loi sur l'IVG étaient allés jusque porter plainte pour harcèlement contre entre autres Frigide Barjot. On peut après tous les comprendre, ils avaient le souci de leur mère. Et quand sa mère est malade et fragile il est normal de la protéger.

     

    Il y a aussi ceux beaucoup plus nombreux que cela dérange de voir une de leurs icônes prétendûment libertaires défiler pour une cause qu'ils ne supportent pas. Je me demande ce qu'il en aurait été si madame Veil eût défilé pour une autre cause, plus « acceptable » ?...

     

    On touche ici au coeur d'un des deux ou trois réels clivages profonds agitant ce pays car les clivages sont encore bel et bien présents. Il existe une toute petite classe de nantis (décideurs, politiques, intellectuels, journalistes) profitant de leurs privilèges matériels leur permettant de consommer à haute dose les biens et les personnes tant que cela leur est physiquement possible, et tant que la pharmacopée moderne les y aide. Ils n'entendent absolument pas que cela change, et ne supportent pas que l'on remette en question cette perception. Ils disposent encore de toutes les manettes du pouvoir et n'ont aucun désir de les partager.

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  • Se souvenir des belles choses

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    politique, société, georges bernanos, religions, foi, amaury watremez

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    Quand j'étais adolescent, un après-midi notre professeur d'économie nous montra un documentaire sur la malnutrition, chapitre du programme à peine abordé en cours. Ainsi il n'avait pas besoin de se fouler de trop. Je regardai la chose distraitement quand soudain je vis sur l'écran une mère tentant en vain de nourrir son enfant d'une maigreur terrifiante, comme elle. Je fus révolté et ému aux tripes, je regardais mes camarades autour de moi m'attendant à ce que tous ressentent la même chose...

     

    Cela n'était pas possible, tous devait le ressentir...

     

    Mais tout ce que j'entendis tendait au fatalisme, à l'acceptation et en grande majorité relevait de l'indifférence.

     

    Quand dans la rue je vois sur un trottoir un homme, une femme, des enfants en train de crever de sa misère là sous nos yeux, ce sont les mêmes sentiments à chaque fois. S'y rajoutent l'impuissance, la fureur de ne rien pouvoir faire de plus. Là encore, je m'attendrai à ce que tous réagissent ainsi mais les miséreux ne sont surtout que des obstacles ralentissant le rythme, empêchant de se sentir pleinement un rouage enthousiaste de la chaîne économique gardant l'espoir illusoire d'être un jour un de ceux mettant en branle le mécanisme...

     

    La guerre fait rage un peu partout dans ce monde, plus encore et surtout dans les pays les plus pauvres. Tout les jours devant la télévision ou son ordinateur, l'homme moderne favorisé somnole en attendant l'émission « d'infotainement ». Il soupire parfois, « on s'en fout » pense-t-il mais il n'ose pas encore trop le dire. De temps en temps il pousse l'hypocrisie à mettre une bougie sur le rebord de sa fenêtre, à faire une « marche blanche » voire à acheter des produits dits « équitables ». Il « est » le pays ou la ville martyrisée sur les réseaux dits sociaux. Mais qui trompe-t-il ?

     

    Pourquoi tout le monde ou presque s'en satisfait-il ?

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  • Servilité et Séminaire

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    L'idée que je me fais d'un séminaire paraîtra j'en conviens un rien caricaturale pour certains. Elle me vient surtout du film « Que les gros salaires lèvent le doigt » en racontant un se déroulant chez un grand patron délicieusement cynique incarné par Jean Poiret. Son principe était très simple, tous les participants y font étalage de leur servilité. C'est à qui sera le plus obséquieux pour conserver qui un revenu, qui un pouvoir. Certains y étaient sincèrement à plat ventre sans y chercher quelque intérêt, juste par faiblesse de caractère.

     

    Certaines natures ont besoin d'aduler, d'être le rémora d'un grand requin blanc, c'est comme ça...

     

    Ainsi a dû se passer le séminaire des députés « La République en Marche » ce week-end. Quelques dizaines de présumés nouveaux venus qui sont totalement incompétents quant au jeu parlementaire, mais qu'importe puisqu'on leur demandera juste d'obéir à ce que préconisera le chef, Jupiter à l’Élysée himself. Tous sans doute enthousiastes, ayant hâte de « se mettre au travail » comme ils disent tous, comme si nos parlementaires ne fichaient rien jusque là. Je crois beaucoup à cet ancien axiome, on sait ce que l'on perd, on ne sait pas ce que l'on gagne.

     

    J'en veux également pour preuve cette jeune femme entendue hier sur BFM.

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  • Plaidoyer pour Najat

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    politique, éducation, société, najat vallaud belkacem, amaury watremez, législatives 2017Aussi sur Agoravox

     

    Madame Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Éducation, a été battue aux législatives, et les internautes de droite de s'en réjouir aussi sec, et de la railler en long, en large et en travers, d'en rire à gorge déployée.  Pendant qu'elle a occupé ce poste, c'était tout comme pour madame Taubira le "Najat Bashing" à qui mieux mieux. Comme si elle était plus responsable que les autres du marasme qui saisit aussi l'école en particulier et l'éducation en général, nationale ou non. La première réforme disons le "hasardeuse" de l'Éducation c'est sous Giscard en 1977 avec la réforme Haby.

     

    Les parents reprochant un peu tout à l'ancienne ministre oublient toujours que l'éducation de leurs enfants, la transmission d'une culture ou de valeurs, c'est aussi eux, et d'abord eux. Et que s'ils ne font pas leur travail, l'école aura le plus grand mal à le compenser. Et qu'ils sont aussi responsables des carences dans ces matières de leurs rejetons que l'Éducation Nationale qui a le dos large. Bien souvent celle-ci, vénérable institution, est surtout considérée comme une garderie pour les grands enfants et adolescents.

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  • Cette droite traditionnelle en marche avec Macron

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    politique, société, Emmanuel Macron, En Marche, amaury watremezAussi sur Agoravox

     

    Henri Guano, même si contrairement à ses dires, affirme cela surtout parce qu'il a vécu une lourde défaite dans la circonscription parisienne où il s'est présenté a néanmoins tout à fait raison. L'électorat très bourgeois de l'endroit est à vomir, qu'il soit "bobo" ou "bourgeois pédagogue" ou de cette bourgeoisie plus traditionnelle allant à la messe et mettant ses enfants dans le privé.  Comme il se retire de la vie politique, Guaino peut enfin parler sans filtres. On se demande pourquoi il ne se l'est pas autorisé plus tôt car ce fut réjouissant...

     

    Je n'avais pas besoin de lui, madame Mauroy l'avait avoué il y a déjà quelques décennies à mon grand-père paraphrasant Shakespeare :

     

    "La politique est une comédie dont les électeurs sont spectateurs, encore faut-il bien la jouer"

     

    Après tout le doit être loin d'être le seul, je pense que la plupart de ces collègues sont tout autant méprisants des électeurs prêts il faut dire à élire une potiche sur la base d'un discours très simpliste de renouveau, de pseudo-rajeunissement...

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  • L'auteur du "Grisbi" parle du "mitan"

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    A propos de "Lettre ouverte aux voyous" de Albert Simonin aux éditions Arléa

    simonin.jpgAlbert Simonin avec son accent parisien et ses manières de "titi" m'est proche en soi même si je ne l'ai pas connu car il me rappelle de mes grand mère, oncles et grands oncles ayant le même vocabulaire et le même sens de la formule incisive. Car les "titis" avaient cela pour eux, le sens de la vanne qui tue en trois quatre mots sans coup férir, et la même façon de placer les accents toniques comme il convenait de le faire, comme dans "J'Me casse".

     

    Bien sûr, le sens de la formule ne rend pas automatiquement spirituel mais c'est déjà mieux que rien, que le néant servant de cervelle à des amuseurs actuels persuadés que dire des saloperies donne forcément l'air canaille.

     

    Albert Simonin est souvent le grand oublié de la mémoire des films noirs des années 50, 60, des polars à la Papa. On évoque surtout Michel Audiard. Et comme lui on le réduit surtout à un aimable connaisseur de l'argot et du "milieu", un voyou divertissant que l'on invitait ou qu'on lit pour se donner des frissons et le genre "affranchi" bien qu'il s'évertua déjà à décevoir les attentes des mondains, des petits garçons et petites filles sages par esprit de contradiction ou juste pour leur "scier la rondelle".

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  • Où sont les lanceurs d'alerte antifascistes ?

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    politique, emmanuel macron, marine le pen, antifascisme, société, hypocrisie, amaury watremez

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    Emmanuel Macron et ses séides tous libéraux libertaires, tous oligarques opportunistes, ont surfé sur la vague des alertes à l'antifascisme, sur le risque de retour des fameuses heures les plus sombres de notre histoire qu'aurait incarné Marine le Pen. A les entendre le parlement aurait été muselé, la presse méprisée et le dialogue avec le peuple dédaigné. Marine le Pen n'aurait gouverné que par ordonnances. Toutes choses on le voit inimaginables avec Macron (ceci est de l'ironie ami lecteur) :

     

    Macron va disposer d'un parlement servile à sa botte à l'exception d'une petite centaine de députés d'opposition qui n'arriveront pas à s'unir.

     

    Macron va gouverner par ordonnances pour hâter le détricotage de notre modèle social. Cela va avoir un impact sur les plus précaires, les chômeurs, les personnes handicapées, les petits retraités.

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  • Vieilles lunes

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    politique, société, idéologies, france, télévision, médias, amaury watremezLes vieilles lunes ont la vie dure, très dure. Elles sont hors d'âge, elles sont rances, mais encore bien vivaces. Elles sont plus que mûres voire blettes, normalement prêtes à tomber, mais qu'importe. Elles sont solidement accrochées aux esprits. On aurait pu croire pourtant s'en être débarrassées depuis longtemps déjà. Dés qu'un sujet est évoqué, elles apparaissent, on les ressort du placard. Elles existent pour interdire toute discussion constructive, toute réflexion sur des thèmes qui pourtant mériteraient autre chose que leur évocation systématique, automatique, sans nuances.

     

    Dés qu'un politique, un éditorialiste ou n'importe qui d'autres osent s'attaquer aux mythes du communautarisme, de la pseudo "diversité", à souhaiter le retour de valeurs nationales, elles sont rondes, pleines et larges ces vieilles lunes et envahissent tout le ciel médiatique à perte de vue. C'est à qui dira le plus fort "plus jamais ça !" avec le plus de larmes à l'œil, à qui sera le plus énergique dans la dénonciation du nazisme ce qui convenons en plus de 72 ans après son effondrement le 8 mai 1945 est d'un courage extraordinaire, à qui assimilera tout discours raisonnable sur ces questions à du racisme.

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  • Désir de respect à tous les étages

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    respect.jpgActuellement, en 2017, tout le monde veut du respect, désire qu'on le respecte tout le temps et pour tout. C'est respectable, c'est le cas de le dire, mais cela a pris des proportions déraisonnables. Je me demande aussi si par respect les gens n'entendent pas l'acceptation de toutes leurs opinions, penchants, tendances même les plus détestables, les plus ignobles...

     

    Chacun veut le respect sur des coutumes mêmes barbares même les plus abjectes.

     

    Chacun veut le respect d'opinions injustifiables, d'idéologies ou de théocraties stupides au nom de la diversité, de la liberté d'expression. Tout le monde le réclame pour des goûts au ras du sol, pour des blagues chaussées de semelles de plomb comme celles que l'info-bouffon Hanouna a coutume de faire dans son émission. Mais il est loin d'être le seul.

     

    Chacun veut le respect pour son apparence, pour son envie de tout montrer, se débrailler au risque de pour le coup manquer de respect envers le reste du genre humain.

     

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  • La déprime de nos éditorialistes distingués

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     Emmanuel macron, société, finkielkraut, poolony, amaury watremez, hypocrisie, fn, lr, en marcheLes éditorialistes politiques français sont de leur milieu de nantis où tous se fréquentent, se côtoient, couchent l'un avec l'autre, et ce quel que soit leur camp supposé. Dans leur milieu on ne peut comprendre le vote le Pen en particulier et celui de la France périphérique en général, un vote de ploucs xénophobes, un vote de pauvres certes mais tellement vulgaires.

     

    Dans leur milieu aussi, on respecte les hiérarchies sociales, à commencer par celles de l'argent...

     

    Ces belles âmes ont tous appelé à voter Macron en le présentant comme la seule alternative à le Pen et à un risque pris au sérieux d'un retour du fascisme, d'une dictature. Ils sont tous tombés dans le piège d'Emmanuel Macron, y compris ceux se prétendant politiquement incorrects, hors du système tels Alain Finkielkraut et Natacha Polony.

     

    Ils se sont dits, après on pourra discuter, notre vote sera pris en considération, ainsi que nos grandes et belles envolées contre le risque de renaissance des ordres noirs.

     

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  • La littérature, seulement la littérature, rien que la littérature

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    à propos de « Ecrivains et artistes » de Léon Daudet, aux nouvelles éditions Séguier

     

    wilde4.jpgIl y a un livre que je lis, relis, et relis encore sans me lasser. J'en connais même des passages par cœur. Ce sont ces « fabuleux » -pour reprendre le mot de Proust- souvenirs littéraires de Léon Daudet réédités ici dans une forme plus ou moins expurgée de toutes les considérations politiques de l'auteur de par leur parfum encore méphitique en 2017. Léon Daudet était d'Action Française, catholique profond, maurrassien convaincu, nourrissait quelques doutes sur la démocratie bourgeoise, toutes choses impardonnables à notre époque si coincée sur le plan de l'appréciation des arts. C'est un peu dommage, il me semble qu'un lecteur adulte est capable de faire la part des choses selon ses propres convictions et de passer outre ce qui pourrait les heurter.

     

    S'ils y tenaient absolument, ils mettaient des « smiley face » souriantes ou mécontentes pour signaler les passages corrects et ceux qui sentaient le soufre. Cela aurait été post-moderne, tellement d'époque. On note encore que l'image soigneusement choisie provient de sa jeunesse quand le fils turbulent d'Alphonse Daudet était encore un des espoirs de la jeune IIIème République et non un de ses plus terribles contempteurs.

     

    Léon Daudet était aussi un homme cultivé, au sens classique du terme, goûtant le verbe d'un auteur, son style et non les correspondances avec ses propres opinions ou son utilité dans la défense d'une « cause » ou d'une autre. Contrairement à l'abbé Bethléem, célèbre prêtre et censeur catholique, contrairement à nos arbitres des élégances littéraires actuels tout aussi pudibonds dans leurs détestations et leurs célébrations, Léon Daudet avait le « nez creux » et reconnaissait le vrai talent beaucoup plus sûrement que ce genre de lecteurs suscités au foie sans doute bilieux. Barbey d'Aurevilly lui-même s'était heurté et se heurte encore à ces procureurs des lettres qui le limitent et s'en tiennent bêtement à sa réputation de dandy flamboyant un peu réactionnaire sur les bords...

     

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  • L'Esprit inspire-t-il le vote catholique ?

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    politique, société, christianisme, foi, Emmanuel macron, présidentielles 2017

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    Une amie catholique, bonne paroissienne elle, pas comme moi qui n'en ait cure de toutes façons, vient de m'appeler pour me dire combien elle était réjouie que Macron devienne président, "parce qu'il est jeune et que c'est bien que ce soit un jeune", "parce qu'il est beau" (à ses yeux), "parce qu'il va tout changer". Cette amie est chômeuse presque en fin de droits, je n'ai pas voulu l'effrayer mais lui ai rappeler deux ou trois choses. Et cela m'a donné envie de rédiger ce petit entrefilet... 

     

    Si on posait la question aux catholiques et qu'on leur demandât de répondre avec franchise et honnêteté ne fût-ce que par correction fraternelle, on est à peu près certains des réponses malheureusement. Ils ne pensent qu'à la Charité, aux plus petits, ils ne songent qu'à protéger les pauvres, qu'à mettre en avant les valeurs évangéliques dont la présence dans notre monde est un nouveau défi. Je connais bien leurs éléments de langage. Ils évoqueraient également les migrants et leur souci d'accueillir ces populations. Et bien entendu, il est de coutume de terminer sur les discours enflammés du pape François tellement super...

     

    Tout en sachant que dans les paroisses si quelques familles sont bel et bien hospitalières sans conditions, il est excessivement difficile pour les prêtres d'en trouver pour concrétiser leurs belles intentions. Il y a loin de la jolie théorie à la pratique.

     

    A examiner les statistiques du vote catholique aux dernières présidentielles (voir à ce lien les intentions déclarées, voir à cet autre lien les votes aux deux tours d'avril et mai 2017), on imagine en réalité de toutes autres réponses aux questions posées. Les catholiques dans leur ensemble ont voté Macron à 71%, les pratiquants réguliers à 62%. Ont-ils seulement lu son programme ? Car ce qui ressort de tout ça est clair :

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  • Les Lettres contre la connerie

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    à propos de "Endetté comme une mule" de Eric Losfeld réédité chez Tristram en "souple"

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    Littérature, société, politique, censure, connerie, amaury watremezJ'ai eu envie de lire ce livre car au-delà de tous les clivages, des brouilles, des colères, la littérature et l'appétence pour icelle est toujours la plus forte dans ce que je partage avec d'autres (de "vieilles connaissances pour reprendre le terme de l'auteur de l'article en lien) comme moi passionnés par les Lettres. Dans cette biographie, Eric Losfeld, éditeur célèbre de livres sulfureux en son temps, des ouvrages des surréalistes, des bouquins érotiques à deux sous, des BD novatrices pour adultes telles "Barbarella" ou "Pravda la surviveuse", évoque cette même passion pour la chose écrite et comment il en est venu à l'édition après un parcours personnel pour le moins original. Il raconte ses rencontres avec des personnages connus, d'autres plus modestes, leur accordant à chacun la même bienveillance, la même sympathie. Il est également heureux qu'il soit très subjectif quant à ses affections littéraires, qui ne sont pas toujours les miennes. Mais quelle importance ?

     

    Cette pseudo objectivité affichée depuis quelques décennies par les critiques, les auteurs, les critiques est de toutes façons particulièrement pénible. Elle les encourage à une vision scolaire, laborieuse, trop appliquée et difficile à supporter de la littérature. Celle-ci doit automatiquement servir à porter une cause, fût-ce de manière parfaitement ridicule, fût-ce bien après ce que l'on dénonce. Quand l'on ne sait pas trop quoi dénoncer, contre quoi s'indigner, il est d'usage de dénoncer encore et toujours le nazisme au nom du "plus jamais ça". Cela ne mange pas de pain, tout le monde est d'accord. Et personne n'osera dénoncer le ridicule d'une telle démarche par peur d'être assimilé au camp du Mal englobant toute la droite en général....

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  • Du messianisme en post-démocratie

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    L'anarchiste de droite que je suis ne supporte pas les idéologues, même les théocratiques, qui ont la seule et unique solution à leurs yeux pour apporter le bonheur au monde et aux peuples, fût-ce contre leur gré. Ils ont tous la panacée, mais attention, pour les autres. Que ces idéologies soient ceci ou cela, marxisantes ou libérales, qu'elles s'affirment généreuses ou non. Ce prosélytisme appuyé qu'ils ont tous, les yeux brillants, le cœur fiévreux, ayant renoncé à toute forme de libre-arbitre ou de pensée personnelle par confort intellectuel, est proprement écœurant.

     

    Il leur faut à chacun et chacune un messie pour porter leur bonne parole, un messie de pacotille bien entendu à adorer au moins pendant un temps. Ensuite il pourra encore servir comme bouc-émissaire...

     

    On se demande s'ils n'attendent pas de leur messie qu'ils guérissent les écrouelles, qu'ils soignent les éclopés par l'imposition des mains ?

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  • Tous addicts à la technocratie

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     ob_ae846d_emmanuel-macron-meeting-paris-720x403.jpgNotre pays est gouverné depuis maintenant plus de 70 ans par la technocratie, par des hauts fonctionnaires formés pour cela, ce qu'est Emmanuel Macron, modèle de « réussite » selon les critères des nantis, des oligarques. Ceux-ci sortent tous des mêmes grandes écoles, ont tous les mêmes perceptions des situations, ont tous les mêmes propositions en réponses. Tous ces gouvernants professionnels considèrent que le politique doit se plier impérativement à l'économique, et donc à des obligations de rentabilité ou de performance. Ils n'ont pas d'idées, pas d'idéologies, ils choisissent généralement tel ou tel parti comme le comédien choisit son "emploi" de théâtre. Ils sélectionnent un "créneau" pour eux porteur pour leur carrière.

     

    Rien de sincère là-dedans, seule leur réussite personnelle compte. Si encore d'aventure ils avaient le souci du Bien Commun...

     

    Si encore ils avaient une vision pour notre société, des rêves, des idéaux...

     

    ...Ce qui était au départ une idée pouvant sembler rationnelle est devenu le principal mal de notre système politique, le principal vecteur de manque de représentativité de nos représentants théoriques et par là leur manque total d'empathie envers le « pays réel ».

     

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