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Correspondance

  • Macron cible trop évidente

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    politique, société, Emmanuel macron, présidence, Europe, LRM, Mélenchon, amaury watremez, marine le penAussi sur Agoravox

     

    Emmanuel Macron est la cible de toutes les critiques de l'opposition, ce qui est normal et logique puisqu'il porte dans les médias et sur la scène internationale la bonne parole -si j'ose dire- libérale-libertaire et mondialiste. Mais ce n'est en somme qu'un homme de paille, un messager, un Rastignac ambitieux, opportuniste qui a su se placer au bon moment au bon endroit afin d'accéder aux ors du pouvoir et à ses privilèges. En face de lui, il faut bien admettre qu'il n'y avait personne capable de s'opposer réellement à son accession au pouvoir. Et encore maintenant il a beau jeu face à une opposition incapable de s'unir et faire taire ne serait-ce que pour un temps les vieux clivages alors qu'il y a pourtant urgence....

     

    Le vibrant discours sur l'Europe, tirant sur la corde de l'affectif, prépare le terrain pour continuer la déconstruction méthodique des nations. Toutes ces tirades sur le progrès, l'humanisme de progrès, permettront de faire passer des lois sociétales accentuant la réification des corps et des ventres des femmes (particulièrement ceux des femmes pauvres)...

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  • Cathos identitaires ?

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    à propos de "Identitaire - le mauvais génie du christianisme" de Erwann le Morhedec aux éditions du Cerf (présentation de son ouvrage par l'auteur à ce lien)

     

    koz toujours, christianisme, société, politique, religions, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    J'ai longtemps fait partie des lecteurs de "Koztoujours", le blog de l'auteur, durant très longtemps. Et puis au moment de "la Manif pour tous" j'ai eu la déception de constater qu'il reprenait le même discours, à quelques nuances près, des médias la concernant. Il évoqua déjà ces faux-catholiques vrais militants d'extrême-droite se cachant sous le masque ambigu des défenseurs de la Famille. C'est d'ailleurs ce qui me laissait déjà penser que le discours affolé de dénégation de certains thuriféraires de "LMPT", "on est pas de droite, on est pas réac", était inutile car ils étaient de toutes façons mis dans le même sac que "Civitas" et consorts quoi qu'ils disent. L'ayant signifié à "Koz" directement, j'ai dû subir la "disgrâce" ultime d'être chassé et de ses commentateurs et de son profil "facebook". Je n'écris ce petit texte que dans un but de "correction fraternelle"...

     

    Je crois cependant savoir pourquoi "Koz" reprend les arguments des pires adversaires du catholicisme, de ceux qui le haïssent plus encore que "Daech" et ses émules pourtant beaucoup plus meurtriers. Il me fait penser par son attitude à de nombreux "cathos de service" fréquentant des "bons" milieux.

     

    Les élites, les bourgeois pédagogues, les "bobos", ou quel que soit le sobriquet dont on les affuble, ne sont pas sans attrait ni séductions. On y est cultivés, intellectuels, on sait y être très spirituels. Et c'est très agréable de pouvoir converser sur des sujets profonds avec des personnes ayant des références. Dans ces milieux on est aussi doucement libertaires, on ferme les yeux sur les petits accrocs conjugaux. On y aime bien le catholicisme car son sait que cela a fondé une bonne partie de notre culture, de nos arts, de nos valeurs. Cependant, ainsi que tout un chacun dans la société, on ne supporte pas que la morale implique des obligations, cela culpabilise quand on couche à droite à gauche.

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  • Plus de Causeur pour Grandgil

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    Causeur, amaury-grandgil, société, politique, droite, gauche, bourgeois pédagogues, amaury watremez

    Aussi sur Agoravox

     

    D'un correspondant sûr, m'ayant lui soutenu sans faillir, j'ai appris hier la raison de mon éviction "de facto" de Causeur. Des lecteurs arguant de mon style "prétendument relâché" (je reprends l'expression de mon correspondant) ont menacé appelant la direction du magazine de se désabonner si mes articles continuaient à être repris. Je pense que beaucoup étaient des admirateurs de certaines vieilles marquises dont j'ai raillé la prétention à écrire selon un style "classique". Il faut dire aussi que je l'ai bien cherché me moquant sans discontinuer depuis maintenant dix ans ne serait-ce que sur mon blog des ridicules, des prétentions, des vanités des bourgeois pédagogues fussent-ils de gauche ou de droite.

     

    Mon correspondant me suggère d'en prendre mon parti, certes, comment faire autrement ?

     

    Quant à laisser passer sans réagir, il n'en est pas question. Il ne s'agit pas de faire à mes calomniateurs l'aumône de mon mépris ou de ma colère, j'ai juste l'intention de continuer à me payer leur tête dans les grandes largeurs sans me priver d'aucun sarcasme.

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  • Démagogie libérale-conservatrice

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    François Fillon, libéral conservateur, société, les républicains, primaires de la droite et du centre, Amaury Watremez

    Mon article sur Fillon sur "Mauvaise Nouvelle"

     

    François Fillon, homme soit-disant neuf ayant participé au gouvernement désastreux de la France depuis Chirac, a été élu sur deux points précis de son programme : il tape sur les fonctionnaires, ce qui est très populaire parmi sa clientèle libérale-conservatrice. Il va « dégraisser » la fonction publique. Affirmer ce genre de choses provoque toujours l'émoi de l'électorat matériellement aisé voire très riche. C'est un de leur rêve humide et moite. Cette cure d'amaigrissement a pourtant déjà largement commencé en 2002, sous le gouvernement Jospin, au moment de la mise en place de la Loi d'Orientation Loi de Finances.

     

    Ce sont les mêmes qui râlent dans les files d'attente qui s'allongent à la Poste de par les -déjà- nombreux dégraissages de personnel ou qui sont furieux en apprenant qu'il y a 40 élèves dans la classe de leur petit dernier. Ils se demandent également tous ce que fait la Police quand une petite vieille se fait piquer son sac pour la vingt-septième fois tout en réclamant une diminution des prérogatives régaliennes de l'État, donc des institutions assurant la Sécurité des citoyens, au nom de l'Entreprise.

     

    Et Fillon a d'ailleurs, causant leur extase, porté au nadir de ses convictions la sacro-sainte Entreprise (que le Très Haut le Miséricordieux Milton Friedmann la protège de ses saintes prières), avec un grand « E » comme tous les autres politiques de son camp et de la gauche sociétale. L'Entreprise est un des piliers du dogme, l'alpha et l'oméga de toutes décisions quelles que soient les conséquences humaines. Je ne comprendrait jamais qu'à droite l'on pense que cela implique automatiquement d'être libéral. Cela amène à chérir les causes dont on déplore les effets (dixit ce gauchiste bien connu de Bossuet).

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  • Existe-t-il un journalisme politiquement incorrect ?

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    politique, société, politiquement incorrect, société, paradigme nouveau, amaury watremezDans les écoles de journalisme on vote majoritairement à gauche (voir ce sondage à ce lien, il en existe d'autres encore plus flagrants). Les quelques étudiants de droite voire un peu plus à droite deviennent pour la plupart les journalistes dits « politiquement incorrects », chacune et chacun dans son créneau : sociétal, religieux, politique. Ce créneau contre la bien-pensance et les bourgeois pédagogues est de plus en plus porteur en 2016 du fait de l'échec patent des idéologies globalisantes, celles-ci étant à chaque fois autant d'alibis afin de maintenir les intérêts de l'oligarchie. Et ce y compris pour toutes celles mettant le peuple (le pôple) à toutes les sauces.

     

    Ces journalistes réputés politiquement incorrects ne le sont que jusqu'à un certain point. A quelques exceptions notables, on retiendra Eric Zemmour, Elisabeth Lévy et Natacha Polony et à gauche Eric Naulleau.

     

    Ces auteurs « malpensants » sont en effet formés à utiliser exactement la même méthodologie que les autres : prétendra à l'objectivité, retenir ses attaques selon une « déontologie » biaisée. Car cette méthodologie étant fondée sur des présupposés idéologiques très politiquement corrects cela fausse leur incorrection. Ils écriront leurs articles et éditoriaux au final selon des paradigmes de pensée et de réflexion de gauche.Employer la même méthodologie que leurs consœurs et confrères de gauche les amène donc à parfois tirer les mêmes conclusions que les autres d'un événement.

     

    Ils en tireront la conclusion fausse de la fin des clivages, fausse car pour la gauche, qu'elle soit sociétale ou pas, les clivages demeurent bel et bien et sont nombreux.

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  • Aux amis dont je n'ai pas sauvé la vie

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    politique, société, témoignage, solitude, nostalgie, amitié, amaury watremezCe n'est pas seulement mon scepticisme qui m'enjoint de ne pas croire et encore moins suivre les idéologies globalisantes. Faire mon bonheur contre mon gré et selon des modalités insupportables qui passent toujours par quelques massacres préliminaires n'est pas exactement ma tasse de thé. Mais c'est aussi l'expérience de la vie et de la tragédie qui m'encourage à être beaucoup plus méfiant si c'est possible envers toutes ces théories le plus souvent fumeuses, et aussi à détester encore un peu plus profondément cette époque tellement médiocre.

     

    Je suis loin d'être le seul à avoir perdu des proches dramatiquement. C'est même le lot commun de la plupart de mes semblables. Tout le monde subit de telles pertes. On continue pourtant à se croire très fort, plus que tout le monde, à se dire qu'on réussira à sauver ceux qui ne le veulent pas, qui sont déjà trop blessés pour être secourus, qui ont d'ores et déjà trébuché au fond de l'abîme. Personne n'est assez fort pour porter les souffrances des autres, leur joug. Et puis avant de sauver les autres, il conviendrait

    aussi de se sauver soi-même, de savoir raison garder.

     

    Mais la nature humaine est ainsi faite que l'on oublie tout cela constamment, moi le premier.

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  • Trop de patience mal venue

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    islam, terrorisme, attentat nice, politique, société, musulmans, islamisme, Daech, amaury watremezIl y a quelques jours encore, les bonnes âmes, les grands esprits, les élites intellectuelles se demandaient avec sérieux et componction s’il était bien raisonnable de laisser 24h sur 24 filmer Salah Abdelslam dans sa prison. D’autres encore se félicitaient que des jeunes gens aussi sympathiques et enthousiastes que ceux de Tarnac soient enfin blanchis de toute accusation. Lentement mais sûrement, la France redevenait le pays des « Lumières » de Voltaire et du progrès inculqué au peuple par ceux qui savent. Cerise sur le gâteau, l’état d’urgence allait s’arrêter au 26 juillet…

     

    Ils étaient nombreux à gauche comme à droite à se réjouir que le populisme, quel danger ma chèèère, le poujadisme tellement vulgaaire, n’aurait pas le dernier mot. C’était à entendre ces belles âmes le vrai danger qui les rendait inquiets d’un risque de retour des fameuses heures les plus sombres de notre histoire. Parmi certains catholiques on souhaitait avec des larmes dans la voie « bon Ramadan » aux musulmans, on s’auto congratulait d’être vraiment accueillants à ce point, vraiment d’une charité hors pair que cela méritait bien de tolérer des voiles intégraux, des barbes un peu fournies et des congrès entre autres de l’UOIF où il était discuté de la réalité de l’âme chez les femmes ou pas.

     

    Et puis hier un salopard d’une haine absolue, un musulman radicalisé, a foncé dans la foule de la fête du 14 juillet à Nice massacrant aveuglément des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants. Le fait que ce soit apparemment un individu isolé n’est en rien rassurant, cela prouve juste une chose. Ces actes peuvent maintenant être commis par n’importe quel musulman radicalisé dans son coin, dans une « mosquée des caves » ou en plein jour. Et c’est cela qui fait le plus froid dans le dos....

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  • Les bourgeois et la montée de l'Islam

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    Ou pourquoi la montée de l'Islam ne les gêne en quoi que ce soit

     

    Islam-Conversion-2015.jpg?resize=370%2C260Les bourgeois ont pris le pouvoir en France en 1789 lors de la Révolution à la faveur de la mascarade de la Nuit du 4 Août ou de la prise de la Bastille. Parfois sujets à des poussées arreligieuses, lors de cette période, et aussi tout au long de la IIIème République en particulier ne serait-ce qu'au moment des « Inventaires » ou des « fiches » suite à « l'Affaire Dreyfus »...

     

    ...ils ont dans le même mouvement perçu et compris la Foi catholique comme une manière de réguler les vélléités de liberté du peuple et de ce qu'ils appelaient les « classes dangereuses », de lui faire accepter son sort de maintenir une morale commune minimale tenant surtout dans le respect des apparences d'honorabilité.

     

    Maurras, entre autres, largement agnostique, a théorisé cela dans son idée du « nationalisme intégral ». Et finalement cela arrangeait bien dans le même temps les notables « rad' soc' » du « bon » temps de Jules Grévy, d'Emile Loubet ou du petit père Combes...

     

    C'était déjà largement rabaisser ce qu'elle est vraiment, la réduire à une simple idéologie de gouvernement, à des convictions somme toutes aussi contestables que les autres alors que la Foi ne se raisonne pas comme une opinion mais se pratique et aussi se vit dans un rapport étroit et unique à Dieu. Du moins elle le devrait la plupart du temps...

     

    Après « Soissantuite » les bourgeois ont balancé aux orties cette hypocrisie des mœurs qui dominait jusque là parmi eux ainsi que le souci de maintenir une façade honorable, du moins dans une certaine mesure. Ils ont décidé de ne plus éduquer leur progéniture ou lui transmettre quoi que ce soit, des valeurs, de la culture, excepté le souci de réussir socialement. Et Ils ont aussi décrété que « Dieu était mort » à la suite des déclarations de Nitche. Le problème est qu'ils n'ont pas comblé le vide ainsi créé....

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  • Proust contre les barbares

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    Marcel_Proust_1900-2.jpgUn excellent remède à la barbarie ambiante, aux millénarismes délirants, quelle qu'ils soient, c'est de toute éternité comme dirait quelqu'un la Littérature.

     

    D'ailleurs les barbares, tous les barbares, y compris les techno-barbares tout aussi ignorants, arriérés, infantiles, incultes, détestent. Ils brûlent les livres car ceux-ci contredisent leurs certitudes mortifères. Ils les brûlent sous divers prétextes futiles et se parant des meilleurs intentions. Ils leurs arrivent parfois de feindre un intérêt pour l'écriture en la cantonnant à un divertissement pédagogique entretenant leurs théories, leur vulgate idéologique ou théocratique. Ils ne peuvent pas comprendre la gratuité première de l'écriture, que cela n'a pas à être utile en société au sens quantifiable du terme.

     

       Je parle bien de Littérature et d'écrivains véritables non des scribouillards laborieux couchant leur psychanalyse sur papier devant tous les passants pour vendre leur came. Relire Proust, et « la Recherche du temps perdu », souvenir fabuleux d'un monde hyper-civilisé maintenant disparu est une bonne thérapie contre les arriérés, les tarés haineux, les autistes informatiques. « Fabuleux », rappelons le en passant, est le qualificatif employé par Léon Daudet, aux antipodes politiques de cet écrivain, et pourtant admirateur de « Du côté de chez Swann ». L'amour des Lettres unit toujours, s'il est sincère du moins....

     

    Ils ne sont plus tellement nombreux ceux qui lisent vraiment le délicat Marcel :

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  • Le padamalgam a du plomb dans l'aile

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    politique, islam, société, islamisme, amaury watremez, société, attentats du 13 novembreAvant le 13 novembre et encore beaucoup trop depuis cette date, toute personne suggérant qu'il était peut-être nécessaire que l'Islam de France en particulier et l'Islam mondial en général fassent enfin leur « aggiornamento », unisse l'exégèse coranique,  se voyait opposer le fameux « padamalgam ! », ou pire encore se faisait traiter d'islamophobe voire de raciste. Le « padamalgam » a quand même du « plomb » dans l'aile, plusieurs témoignages affluent montrant qu'il est même hélas carrément obsolète dans bien des cas. Ce padamalgam naît aussi apparemment paradoxalement du mépris des z-élites pour les petites gens dans leur ensemble, et plus particulièrement de leur dédain pour les musulmans au fond tous mis dans le même sac des musulmans radicaux, de obscurantistes.

     

    Comme le rappelle Dounia Bouzar, notons que le fanatisme le plus marqué est le fait d'européens dits de souche convertis...

     

    politique, islam, société, islamisme, amaury watremez, société, attentats du 13 novembrePourtant, Ayaan Hirsi Alii qui a durement subi le fanatisme islamique, dans sa chair, nous avait prévenu (voir à ce lien).

     

    Alors certes, un témoignage ne peut se généraliser à toute une partie de la population française. Et il est hors de question de nier qu'il existe des musulmans charmants, accueillants, modernes et ayant intégré les valeurs nationales mais la parole lucide de ceux ayant peur jusque là de témoigner se libère et le réel se fait jour de plus en plus clairement. S'il existe de plus en plus de zones de « non-droit », il existe aussi de nombreuses zones de non-laïcité. Et il y a eu un laxisme venu d'en haut concernant l'application toute simple de la loi, ainsi par exemple la loi sur les signes ostentatoires religieux, en particulier le port de la « Burka » n'a jamais été vraiment appliquée.

     

    C'est Philippe Esnot, sénateur radical de gauche, qui le rappelle fort à propos dans une colère froide et fort légitime (voir par là).

     

    Parlons en d'ailleurs des croyants d'Islam intégrés, de leur rage muette jusque là face à l'islamisation progressive des quartiers qu'ils habitent. Il faut lire le texte hallucinant mais vrai de Fewzi Benhabib (à ce lien). Je serai à la réunion qu'il tient le 3 décembre et le rejoint sur son espérance exprimée dans ces phrases très justes : «  Lorsque j’ai voulu sonner l’alarme, avec d’autres, sur cette stratégie éprouvée de la contamination oblique et lente, notre réunion a été perturbée. Nous essaierons de la tenir le 3 décembre, en espérant que se soulève enfin la chape de plomb qui pèse sur notre ville et que se brise, avant qu’il ne soit trop tard, le chapelet des petites lâchetés quotidiennes. »

     

    Terrible « chapelet des petites lâchetés quotidiennes » en effet, y compris celles des donneurs de leçon de morale qui ne sont faussement angéliques que par couardise, espérant ainsi acheter la paix sociale et leur tranquillité fût-ce au prix des pires compromis. On se questionne aussi sur la très faible participation des musulmans français à cette manifestation spontanée de trente de leur coreligionnaires (voir à ce lien).

     

    Trente seulement, trente personnes au moins, capables d'humanité et de grandeur aussi...

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  • Ordonnances d'après tuerie

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    attentats du 13 novembre, islam, terrorisme, Daech, politique, ps, bfm, itélé, askolovitch, amaury watremez

    Tout à l'heure je suis allé prendre un pot en terrasse, la première chose à faire en réponse aux salauds de vendredi. J'ai pensé aussi à ces jeunes réputés décadents et incapables de quoi que ce soit tellement formidables face à la tragédie, capables de grandeur encore. J'ai pensé aussi à tous ces "salauds de fonctionnaires" qui se sont démenés le soir de la tuerie pour sauver le plus de monde possible. Qui osera encore dire qu'ils sont trop nombreux, surpayés et paresseux ?

     

    Et puis il y a les autres...

     

    Je me disais que cette fois de par l'ampleur du drame ils avaient compris. Je pensais qu'ils se taieraient, qu'ils feraient preuve de décence. Mais les charlatans habituels, des médecins de Molière en plus grotesque encore s'en sont donnés à cœur joie. Leurs médicaments habituels illustrent fort bien ce petit billet. J'étais pourtant persuadé qu'ils ne sortiraient pas les formules habituelles ou que ceux trépignant d'impatience en attendant le choc des civilisations les excitant la fermeraient pour une fois.

     

    Je me trompais,

     

    Et je ne parle même pas des délirants du complot imputant la responsabilité des massacres qui aux services français (dont cette habituée des saloperies hypocrites) qui au grand complot judéo-sionisto-maçonnique habituel (impliquant parfois les « reptiliens » ou autres créatures baroques) !

     

    Le complotiste est comme « l'initié » il n'est pas possible de le faire changer d'avis, son conspirationnisme le consolant de la médiocrité de son existence. Et il ne peut pas s'en empêcher, il faut que ça sorte...

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  • La haine de la Vie des nouveaux morticoles – à propos des attentats de Paris

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    politique,société,ps,islam,attentats de paris,amaury watremezJe regarde ce couple s'étreignant après la Tragédie et je me dis que l'être humain est grand malgré tout, que même quand « la vie ne vaut rien rien ne vaut un être humain ».

     

    Je continuerai, et plus que jamais, d'apprécier la convivialité, la bonne chère et la bonne chair, les bons vins, les viandes juteuses, les alcools fort.

     

    Je continuerai de plus belle à aller dans ces endroits où l'on se réjouit d'être simplement ensemble à communier plus facilement grâce à l'ivresse qui est un voyage.

     

    Je continuerai à m'installer à la terasse des cafés et à admirer les jambes des jolies filles qui passent, à tomber amoureux ne serait-ce qu'un instant d'une beauté entrevue dans le métro ou dans la rue.

     

    Je veux sentir le parfum d'une femme sur sa nuque si fragile lorsqu'elle relève les cheveux.

     


    Je veux me réconcilier avec tous ceux avec qui je me suis fâché pour des raisons futiles qu'ils soient jouisseurs, athées, agnostiques, croyants. Moins de colère !

     

    C'est le plus sûr moyen de faire la nique aux tarés fanatiques pour qui nos z-élites ont eu trop de "patience mal venue", ont fait trop de compromis, ont versé dans un masochisme mémoriel constant n'ayant fait qu'entretenir la haine de la France....

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  • Liberté, sincérité, endogamie – la première réunion du « comité Orwell »

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    politique, société, comité orwell, amaury watremezLa lecture de « 1984 » en troisième m'a fait passer de l'innocence à un désir de lucidité sur le monde tel qu'il est, sur notre société. J'y ai découvert ses faux-semblants, son rejet de la vérité, de la beauté, sa haine de toute contradiction. Car la fable qu'est ce livre ne concerne pas seulement les régimes totalitaires du XXème siècle :

     

    Nous vivons en Oceania à moins que ce ne soit en Eurasia. Le pouvoir nous donne comme os à ronger des « Goldstein » divers et variés, donnant ainsi l'illusion aux peuples que la laisse est beaucoup plus longue qu'ils ne le pensent.

     

    J'ai participé hier soir en tant que blogueur invité potentiel membre associé à la première rencontre organisé par le « Comité Orwell » (le blog du comité à ce lien) présidé par Natacha Polony dans un endroit très agréable du quartier Saint-Paul, le « Dindon en laisse ». Nous avons pu y déguster en échangeant de la très bonne charcuterie, un chèvre succulent et des vins de haute tenue. J'y ai rencontré des personnes sincères, enthousiastes à être le plus proches possible des préoccupations actuelles des citoyens, des journalistes comme Jean-Michel Quatrepoint auteur de « le choc des empires », des auteurs de « Causeur » tel Jacques de Guillebon, de « l'Express », par exemple Eleonore de Vulpillières.

     

    Ce comité est inquiet de la coupure du peuple d'avec les élites, cette coupure s'illustrant par le déni de l'expression démocratique au moment du référendum pour le Traité Constitutionnel Européen en 2005. Il se soucie de « l'étouffoir » selon le terme absolument pertinent employée par Natacha Polony que la liberté d'expression subit dans ce pays depuis quelques années déjà. Elle souligna également, là encore fort pertinemment, le « besoin de parole » des français, parole que plus personne hélas n'écoute...

     

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  • L'éclate et les hypocrites

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    Dans notre société moderne la plupart du temps d'une vacuité sans pareille, on ne fait pas la fête, on ne se réjouit pas entre amis, on s'éclate ! On se défonce !

    politique, société, hypocrisie, éclate, addictions, drogues, amaury watremez

    Dés qu'on peut ou que l'on en a encore les moyens :

     

    A savoir on baise, on bouffe, on picole, on se came.

     

    Il y a pourtant une différence majeure entre baiser et faire l'amour, entre bouffer et manger, entre picoler et boire...

     

    Dans un ordre ou un autre peu importe. On ne boit pas pour partager un bon moment, c'est de plus en plus un genre de compétition. C'est à qui sera le plus rapidement complètement saoûl, dans les soirées « djeuns » en particulier. On se drogue en se piquant, fumant, ou sniffant dans le même esprit, c'est pas grave, ça n'a pas d'importance, puisque l'on vous dit qu'on s'éclate. Un petit « pétard » de temps à autres pour se détendre ! Rien de bien méchant ! Une petite « ligne » entre amis ! C'est quand même bien sympathique ! C'est là l'essence de l'hédonisme particulièrement étriqué de notre époque....

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  • La tentation de l'uniformisation

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    politique, société, mode, féminité, amaury watremezIl y a quelques temps déjà des représentants d'un « think tank » de gauche sociétale, « Terra Nova », proposaient que chaque enfant scolarisé dans l'école publique soit tous habillé de la même tenue neutre. Bien entendu, on entendit de suite des cris d'orfraie, on interviewa des ados scandalisés. Ils exprimaient leur rejet dégoûté d'une tenue standardisée, voulant tous s'habiller « selon leur style ». Ils étaient déjà tous vêtus plus ou moins de la même façon. Ne parlons pas des réactions outrées de leurs géniteurs et des autres adultes, leur crainte comme souvent invoquée à tort et à travers du retour des fameuses z-heures les plus sombres....

     

    Pourtant, lorsque l'on se promène dans la rue, l'on constate de plus en plus que les tenues des jeunes, et des moins jeunes, sont à quelques détails infimes près exactement les mêmes :

     

    Le pantalon collant « feu de plancher », les « tennis » de marque, le petit blouson, la barbe pour les jeunes hommes se voulant « hipsters », l'allure parfois vaguement « équivoque » qu'ils adoptent, la frange pour les filles, sans oublier le gadget électronique vissé dans la paume et que l'on triture nerveusement pour se donner une contenance lorsque l'on est tout seul, etc...

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  • La bonne éducation et sa caricature

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    société, BCBG, NAP, chic, éducation, amaury watremezDepuis les quelques semaines où j'habite Versailles et travaille dans le XVIème je constate que malgré tout la bonne éducation n'a pas disparu tout à fait. Elle résiste aux coups de boutoir de la médiocrité et de la vulgarité tous azimuts. J'évoque ici la vraie vulgarité qui n'est pas dans le fait de dire tel ou tel « gros » mot, la vulgarité de l'âme, la vulgarité dispensée à tire-larigots et à gros bouillons par le grand « Barnum consumériste » (TM°), vulgarité des sentiments, des désirs, des pseudo-valeurs se bornant à deux ou trois clichés « rose bonbon ».

     

    Cependant, à côté de ces familles où la transmission des valeurs, d'une éthique morale, d'un art de vivre n'est pas un vain mot l'on trouve leur caricature : des couples, des personnes mettant en pratique l'adage que le personnage de De Funès donne à son valet Blaze dans « la Folie des Grandeurs » :

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  • Quel enfant !

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    Quel enfant !

     

    WhileWereYoung_05--672x359.jpgBien souvent on a dit de moi que j'étais, encore maintenant à 46 ans passés, un enfant, un grand gosse, très vieux très tôt d'un certain côté et affectivement immature. « Quand grandiras-tu ? » « Quand laisseras tu de côté ton insatisfaction de gamin trop gâté ? » En plus, je lis des « comic books », de la bande dessinée, et je ne rechigne pas à regarder de temps en temps un petit « Tex Avery ». Et j'ai l'avantage d'être un oncle, un oncle peut chahuter, faire des bêtises avec ses nièces et neveux. Il n'a pas à montrer sans cesse le bon exemple comme une grande personne modèle et raisonnable.

     

    Mes amoureuses aussi me l'ont souvent dit quand elles me quittaient :

     

    « Tu es un enfant Amaury, tu t'enflammes, tu brûles et tu t'étonnes de souffrir ».

     

    Elles se voyaient beaucoup plus mûres que moi, c'était des gamines également, et compartimentaient déjà leur vie sentimentale et leur vie étudiante.... 

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  • Les « cathos » et le pognon

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    18854188.jpgDans le livre saint des catholiques en particulier, et des chrétiens en général, le Christ le dit pourtant, on ne peut servir à la fois Dieu et l'argent (Mathieu 6 :24). C'est incompatible. Et pourtant ! C'est en constatant le comportement de certains croyants que j'ai eu envie d'écrire ce petit texte inspiré aussi par la « correction fraternelle ». Il y a la charité, les petits oiseaux, les saints aux joues roses et aux visages de vitraux et puis il y a ceux distribuant les « droites évangéliques ». Dieu pardonne à ceux-là, il « vomit les tièdes »...

     

    Et après ce petit billet je sais bien ce que d'aucuns pourront penser ou dire :

     

    « Finalement il est bien de gauche voire marxisant ! Pour qui se prend-il ?

     

    Il veut donc que les catholiques vivent dans des grottes et régressent ? Ils ont bien le droit de profiter des bienfaits matériels -et matérialistes- de l'époque !

     

    C'est un pharisien c'est sûr ! ».

     

    image allociné (Bourvil dans "Un drôle de paroissien" de Mocky)

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  • Ma conjuration des imbéciles

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     conjurationdesimb%C3%A9ciles.jpgUne amie proche s'étonnait il y a quelques jours que souvent mes articles et parfois ce que l'on suppose de ma personne, ( je serais arrogant, caustique, condescendant, un rien cynique, misanthrope, réac, égocentrique, d'ailleurs dans la suite du texte je parle encore de moi me reprochera-t-on, etc...), provoquent des réactions violentes alors que ce que j'écris ne lui paraissait pas mériter de telles injures parfois et épithètes qui blessent, et autres noms d'oiseaux. « On » parle de moi dans mon dos, « on » dit du mal de moi en douce, ce dont je me fiche complètement m'excusant sincèrement cependant des « dommages collatéraux » que cela peut impliquer pour ceux que j'aime tendrement, les imbéciles, à défaut d'égratigner celui qu'ils exècrent trouvant plus simple, et certainement plus courageux, de s'en prendre aux amis, aux amours, aux proches de l'objet de leur exécration.

     

    Je ne la comprends pas, rationellement parlant, car mon blogue n'est qu'une blogue parmi d'autres après tout. Cependant, leurs réactions extrèmes montrent d'abord et avant tout que je touche souvent dans le mille.

     

    Je n'ai pourtant rien contre les opinions contraires aux miennes tant qu'en réponse les contradicteurs arguments et opposent une réflexion construite et non des attaques personnelles ou des injures. Ce n'est pas ma faute si à celui qui balance un lieu commun, un cliché ou une énormité je donne l'impression d'être condescendant si je lui réponds car il ne supporte pas que l'on pointe la fausseté de l'image qu'il croit pouvoir se donner dans la vie ou sur les réseaux dits sociaux. Je dirais même que ce genre d'attaques par l'insulte et une sorte de « psychanalisation » sauvage qui s'ensuit généralement me donne surtout envie de rajouter des cuivres et des grosses caisses à mes petits billets, d'être encore plus incisif...

     

    ...Hélas je suis incorrigible, et je ne vois pas pourquoi il serait plus injuste de dire parfois la vérité plutôt que de se cacher derrière son petit doigt.

     

    Pour beaucoup donc, je suis un sale con, cela ne me dérange pas énormément je dois avouer d'être un sale con pour des opportunistes, des malhonnêtes, des « bourgeois pédagogues », je préfère ce terme à celui de « bobo » ou « bien pensant », qui se croient « sociaux » ou de gauche car faisant la leçon de temps en temps aux prolos qui ont la faiblesse de les lire. Ils sont tellement de gauche, tellement peu soucieux de leur argent que d'ailleurs la plupart logent des « sans-papiers » par dizaines chez eux ou partagent leurs salaires en plusieurs parts à destination des miséreux, c'est bien connu (pour les lecteurs « djeuns » ou mal-comprenants afin de signifier que ce j'écris ici est ironique, je rajouterais « LOL »)...

     

    « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » disait Swift, auteur qui avait des doutes raisonnables et marqués sur la bonté « naturelle » des êtres humains, ses semblables, citation mise en exergue de « la Conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole, mort avant d'avoir connu la gloire que lui procura de manière posthume donc son roman, suicidé en étant persuadé d'être un raté de la littérature. Avec cette citation, je devrais me sentir flatté, car de nombreux crétins, amphigouriques ou vaniteux, prétentieux, et, ou complexés, semblent me poursuivre de leur vindicte à de nombreuses reprises, ne se lassant jamais, infantiles généralement dans leurs raisonnements :

     

    Si l'on critique ce monde, si l'on se pose des questions sur le bien-fondé de cette société, sur les bonnes intentions, sur les déclarations grotesques souvent hypocrites des bons apôtres c'est forcément que l'on est ou réactionnaire, ou un jaloux aigri de la réussite matérielle des « bourgeois pédagogues », que sais-je encore...

     

    On notera toute la force d'un tel raisonnement...

     

    Sans parler de ceux pour qui un type qui défend les Lettres et qui aime parler de ses lectures, diverses, est automatiquement un type vaniteux, un « prétenssieux » qui n'est pas quelqu'un de « simple » comme si la « simplicité » consistait à être simplet ou ignare...

     

    Encore une fois, ami lecteur, tu notes la force de ce genre de raisonnement comme celle de reprocher à un auteur de petits textes comme les miens d'avoir un ego développé, ce qui est évident, et ce que je reconnais moi-même sinon je ne les rédigerai pas, et alors donc ?...

     

    Longtemps, j'ai souffert de ne pas avoir les mêmes réactions que les autres, longtemps cela m'a pesé de ne pas ressentir comme tout le monde les événements importantes ou plus ou moins anodins, les compromis grands ou petits que certains considèrent comme obligatoires dans la vie de tous les jours, les apprêts que la plupart donnent à leurs personnalités afin de ne pas se montrer tels qu'ils sont. Et puis, assez vite, j'en ai pris mon parti, et m'en suis même réjoui. Je n'ai aucune envie de « hurler avec les loups » même ponctuellement, même si cela certainement m'aurait permis une vie moins chaotique c'est certain et plus confortable. Je n'ai aucune envie de rentrer dans un ronronnement intellectuel. Cela ne signifie pas que j'ai raison sur tout, je n'ai jamais eu cette prétention mais c'est une manière de vivre plus intéressante.

     

    illustration prise ici

  • Discussion sans voiles sur le voile musulman

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    Chaleureusement dédié à Edwy Plenel et son « Pour les musulmans » se voulant le pendant du « Pour les juifs » de Zola

     

    image empruntée au "Bondy blog"

     

    politique, société, voile islamique, amaury watremez, sorbonne, Edwy plenelDédié à Mehdi, mon meilleur copain de CE1, chez qui j'allais manger des « loukoums » pour le goûter sans que personne ne se soit jamais posé la question de nos origines respectives ni ne s'en soit offusqué ; gràce à ses parents je me suis ouvert à ces terres du Proche Orient dont je suis amoureux et à leur vraie culture, celle des histoires que Shéhérazade raconta à un sultan cruel, culture qui n'est pas celle des purotins islamistes violents, haineux et d'une bêtise sans nom mis partout en valeur dans les médias y compris dans ceux soucieux de « diversitude »...

     

    Soyons bien clair, il se trouvera certainement des musulmans pour être d'accord avec ce que je vais écrire, et je ne généralise pas à plaisir, mais m'inquiète d'une présence de plus en plus marquée des voiles sur les têtes des femmes et des jeunes femmes musulmanes, ce qui est un profond recul comparé aux années 80 ou 90 où la question ne se posait même pas en cours de récréation dans les écoles et collèges, dans les lycées, voire en université, le voile « incomplet » n'étant pas moins inquiétant que les autres. Ce n'est pas une crainte de « serreurs de fesses effarés » que j'exprime, il suffit de regarder autour de soi dans les transports en commun, dans la rue, sur le Net. On me dira, pour les belles âmes comme Edwy par exemple, la montée de l'intégrisme est due aux français tous racistes et xénophobes.

     

    Samedi soir, j'ai « discuté » si l'on peut appeler comme ça l'échange de soliloques avec plusieurs « touitteuriens » réagissant à l'information évoquant cette professeur d'université demandant à une étudiante si elle allait garder son « machin », son voile islamique, sur la tête, professeur copieusement injuriée, évidemment raciste et islamophobe, un « sale blanc », un « sale français » bien entendu aussi de « sale sioniste » (traiter un contradicteur de « sale sioniste » évite de se mettre en délicatesse avec la loi mais la judéophobie que cela signifie est transparente), ainsi que mon aimable personne un peu plus tard. Dans les meilleurs des cas, on m'a opposé en réponse une conception étrange de la laïcité et de la liberté qui impliqueraient que l'on pratique sa religion comme on l'entende, selon sa fantaisie, tant que l'on reste entre soi sans parler de cette idée qu'être français c'est avoir une carte d'identité en poche, ce qui est juste être citoyen français, ce qui est très différent.

     

    Et Renan dans « Qu'est-ce qu'une Nation ? » en 1882 définit clairement la citoyenneté française qui demande à ceux qui s'en réclament une adhésion à l'unicité du territoire, à une langue (à sa culture), à des valeurs partagées. On me dira que les français « de souche » eux-mêmes n'ont plus tellement conscience de cette identité commune.

     

    La laïcité « à la française » impliquait un compromis « a minima » pour que tous les milieux la constituant puissent vivre ensemble sans heurts. Bien sûr le problème à l'appliquer maintenant vient surtout du fait qu'elle était dirigée avant tout contre le catholicisme qui était déjà une religion très sécularisée, ce que n'est pas l'Islam qui ne connaît pas l'idée même de sécularisation. Le voile est d'ailleurs en lui-même un signe de refus net, clair, objectif, des valeurs françaises se basant sur l'idée que les femmes devraient impérativement faire preuve de « pudeur » en cachant leurs cheveux car risquant en les montrant d'exciter la lubricité des hommes qui sont tous des bêtes lubriques enragées c'est connu.

     

    L'idée de la femme que cela sous-entend est qu'elle est donc forcément la maman ou la putain, tentatrice ou vierge pure...

     

    Autre question brûlante, la plupart de mes intervenants défendaient le droit de porter le voile en invoquant les droits de l'homme et la laïcité républicaine mais aucun d'eux ne se reconnaissaient réellement comme français, ce qui était marqué par leurs pseudos, l'un d'eux disant « Je suis marocain », l'autre se revendiquant « algérienne » d'abord et avant tout. Que l'on ne me dise pas que c'est le racisme qui est la cause de ce rejet de l'identité française, dont leur histoire participe au cours des siècles même si cette histoire commune s'est souvent construit au travers de conflits. Hanane la porteuse de voile a eu vite fait de médiatiser son geste, à commencer par le "Bondy blog" car elle n'est pas une citoyenne lambda souffrant d'une loi sur la laïcité selon elle inique pour les musulmans, elle porte son bout de tissu par conviction, et c'est une militante.Cette discussion n'aboutit qu'à une conclusion : on en est là, et cela ne préjuge pas de lendemains qui chantent.

     

    Et c'est ainsi qu'Allah est grand...

  • Les excès de langage sur Internet

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    « Tout ce qui est excessif est insignifiant » disait cette vieille salope de Talleyrand qui mangea à tous les râteliers pendant la Révolution s'enrichissant considérablement au passage ; il lui sera pardonné, un peu, car il a dit aussi :

     

    « Qui n'a pas connu l'Ancien Régime n'a pas connu la douceur de vivre ». (un temps sans le souci obligatoire de la rentabilité pour les salariés, les paysans, etc... traités en machines à produire, bientôt à produire des enfants, par les nouveaux maîtres)

    image ci-dessous prise ici

    817579103_2477590957_54541f60f8_xlarge.jpeg

    Depuis les deux-cent ans et plus que les bourgeois ont pris le pouvoir en France, ils essaient de nous faire croire qu'ils sont sincèrement persuadés du bien fondé des valeurs de la République ; Liberté, Égalité (terme souvent oubliée dans les discours officiels), Fraternité (confondue avec une tolérance du pire) et que ce sont des apôtres des Droits de l'homme alors que toutes les politiques qui se succèdent depuis le début de leur domination ont seulement pour but exclusif la préservation de leurs intérêts matériels.

     

    En os à ronger, rallongeant en somme la longueur de la laisse, ils feignent de laisser au peuple sa liberté de parole qui est comprise par le dit peuple comme sa liberté de dire ce qui lui passe par la tête ce qui consiste donc en l'exposé des pires lieux communs et idées reçues, ce qui s'aggrave depuis que l'Internet a pris autant de place dans le « débat » politique. Le second degré est totalement incompris, la dérision ignorée, sans parler du sens de la nuance, complètement jeté aux orties, le contradicteur est forcément un salaud car contredisant des certitudes, le contradicteur « pique », c'est un emmerdeur.

     

    politique, société, internet, hypocrisie, consumérisme, Amaury WatremezTout massacre de minorités par des fanatiques, des pseudo-révolutionnaires, des militaires, des nationalistes ethno-différentialistes à l'autre bout du monde ou près de chez nous devient un génocide, banalisant le terme qui à la longue ne veut plus dire grand-chose, et induisant une compréhension de la politique uniquement fondée sur l'affectif, avec des gentils tout blancs, et des méchants tout noirs. C'est la réflexion que je me faisais en assistant par hasard à une manifestation (voir photos ci-contre) en faveur des ukrainiens face à la Fontaine Saint-Michel à Paris il y a une semaine, et pourtant on aurait pu croire qu'ils étaient de mon camp, récitant le chapelet en chœur et chantant des chants à la Vierge.

     

    politique, société, internet, hypocrisie, consumérisme, Amaury WatremezIl se passe pour l'Ukraine la même chose qui s'est passé pour la Serbie en guerre contre la Croatie, pour tous ces bons apôtres qui ont pris fait et cause pour les pseudo-rebelles syriens, et vrais djihadistes, contre Saddam (ce qui donne l'Etat Islamique en 2014), contre Bachar El-Assad, contre Yasser Arafat et le Fatah en Palestine, en gros contre tous les régimes qui commençaient une laïcisation de leur pays le tout au nom de bons sentiments...

     

    L'utilisation abusive du terme génocide implique enfin une sorte de compétition mémorielle des causes, des massacres subis par telle ou telle communauté, une concurrence du malheur en somme comme si on pouvait peser les souffrances des uns ou des autres et les comparer, les mettre en balance, selon le nombre de morts, dans une comptabilité abjecte. Un seul mort tué par le simple fait de sa différence de naissance, d'apparence, d'ethnie, de religion ou de culture est en soi intolérable. On sait qu'il y a là-dessus encore beaucoup de travail et que les bonnes intentions ne suffisent pas, puisque encore maintenant de quartier à quartier dans une même ville pour beaucoup ce n'est pas la même identité.

     

    Et il y a aussi tous ces internautes, les uns issus ou non de la diversitude, les autres prétendant la combattre au nom d'une identité dont ils ignorent souvent tout, convaincus pour certains qu'être français est une idée quasiment racialiste. Les uns comme les autres s'injurient, s'insultent, se traitent de toutes les invectives possibles et imaginables, souvent les pires, en appellent au combat salvateur, au salut par les âmes, à verser le sang des adversaires.

     

    J'ai souvent envie de leur conseiller de commencer les premiers, entre eux, ce qui ferait quelques imbéciles de moins sur terre, et je les imagine souvent, lui le fier tribun de la nation, ou tel autre, ardent combattant anti-fââchiiste, petits bureaucrates minables, frustrès et complexés derrière leur guichet, coincés dans leur « open space » ruminant de sombres vengeances sur leur chef de service et contre le monde entier, planqués dans leur bicoque « Monopoly » rurbaine arrachée au système par une allégeance sans failles au système, vexés de ne pas être reconnus à ce qui leur semble être leur juste valeur par leurs profs, leurs instituteurs, leurs maîtres, idem pour leur progéniture déjà soumise elle aussi uniquement préoccupée de posséder le dernier gadget inutile à la mode.

     

    Et dans la vraie vie, les mêmes n'utiliseraient pas du tout le même ton ni le même vocabulaire, car bien que leur civilisation ne soit qu'un vernis, ils n'oseraient pas le faire craquer, ne voulant surtout pas laisser croire qu'ils puissent un jour se rebeller pour de bon et non seulement en mettant en « statut » facebook une « peinture » de Ben, ou une photo de chtit n'enfant n'étranger qui n'a faim ou sous les bombes des méchants...

  • Lettre ouverte à Patrick Cohen et quelques autres censeurs de joie

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    cohen-2370253-jpg_2038505.JPGTu me diras, ami lecteur, il n'est pas certain que Patrick Cohen lise ce petit texte d'esprit taquin. Ce en quoi je te dirai que tu te trompes, les « consciences », et particulièrement celles dorées aux UV comme Patrick, les types concernés, parfois à la limite de la condescendance, mais toujours très compatissants comme l'éditorialiste parfois conflictuel de France Inter aiment bien savoir ce que l'on pense d'eux sur le Net, qu'ils rêvent de recadrer selon leurs vœux, et leurs opinions...

     

    Patrick Cohen est un joyeux drille, je t'assure ami lecteur, mais un joyeux drille « citoyen », soucieux des moqueries qui pourraient particulièrement toucher une ou deux « communautés », au sens erroné actuel du mot, minorités en somme selon l'acception anglo-saxonne : la « communauté » juive et l'homosexuelle. Patrick est intervenu pour dénoncer une blague certes lourde et un peu salée d'Olivier de Benoist dans la nouvelle émission de Ruquier sur France2, sur Mohammed Merah et les scooters, sans parler du fils Bedos condamné pour injures racistes pour une blague teintée de -lourde certes- ironie.

     

    Finalement, Patrick Cohen est aussi un petit, tout petit « censeur de joie »...

     

    Ce en quoi il n'est pas le seul...

     

    Que n'aurais-tu dit Patrick quand le professeur Choron venait mettre le souk sur les plateaux télés dans les années 80/90 ? Je me souviens par exemple d'une émission de Dechavanne sur la fin du service militaire dans laquelle Choron s'était amené en uniforme de parachutiste afin d'emmerder et la droite, deux types en veste de « touide » à épaules rembourrées, et la gauche, des grandes consciences habituelles, présentes sur le plateau. Ce n'est pas pour rien que Bernier/Choron étaient poursuivis par les créanciers, les tenants des institutions ou ceux qui s'imaginent l'être de par les privilèges matériels ou les réseaux de « bonnes familles » dont ils disposent et, ou bénéficient. Les nantis détestent qu'on se paie leur fiole, ils le font payer cher, ils ont la rancune tenace les bougres.

     

    Je suis à peu près certain, Patoche, tu permets que je t'appele Patoche bien sûr, que dans le cas d'un humoriste balançant des blagues sinistres sur les catholiques ainsi que le fait Dieudonné sur les juifs, tu n'aurais pas fait autant de bruit médiatique, je suis même sûr que tu aurais invoqué la liberté d'expression, le droit à la subversion et toussa, tout comme Bruno-Roger Petit autre bouture « censeur de joie ».

     

    Il ne rigole pas de n'importe quoi on me dira le Patrick, mais on se perd un peu en essayant de comprendre ce pour quoi on a le droit de se laisser aller à un peu de gymnastique zygomatique pour lui. Étant un spectateur « citoyen » et responsables je me pose beaucoup de questions car selon Patrick, si je suis bien son raisonnement, trop de liberté d'expresssion tue la liberté, et le rire se doit d'être absolument cadré ; il convient d'expliquer pourquoi on rit. Il est dans lla même optique qu'une ministre, madame Filipetti, et qu'un de ses confrères vigilant sur la prévention du retour des fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°), Bruno-Roger Petit, un esprit tout en hauteur, qui sont à n'en pas douter ces augures à nos portes. Pour ces grandes consciences, 1m75/80 chacun à vue de nez, il faudrait aussi un rire féministe, un rie « équitable » promouvant le développement durable, un rire faisant prendre conscience, merde, quoi, des enjeux de la modernité.

     

    Donc Patrick, si je dis que la période « scandinave » de Woody Allen est la plus mauvaise de son œuvre je suis anti-sémite à tes yeux ?

    Si je prétends apprécier la vision de « la Cage aux folles » je suis homophobe ? Si je lis Céline je suis dans la haine des juifs ?

    Si je souris à une blague de Desproges sur les femmes, je suis « matcho » ?

     

    Un article un peu faux-derche sur les bords, mais juste un peu, de « le Monde », sous la plume d'Arnaud Mercier, « espert » en sciences de la communication nous l'explique d'ailleurs doctement, Desproges, bon, c'est bien mais quand même c'est limite, limite, « il disait des choses terribles » je cite...

     

    Il faut faire attention à être humoriste de nos jours, c'est une profession dangereuse.

     

    Telle blague risquant de choquer telle communauté, ou telle « communauté », on en trouve d'un peu tout et n'importe quoi, bientôt on ne pourra plus rire de grand-chose.

     

    Pour les « censeurs de joie » rire c'est suspect, c'est mâââl, ça cache forcément quelque chose, tout comme la dérision, qu'ils ne comprennent pas, elle nécessite de posséder le sens du deuxième degré. La dérision, de plus, remet en question leurs certitudes confortables, dont celle d'être des genres de guides du peuple, qui s'égarerait dans des chemins de traverse dangereux qui ramèneraient vite vers les fameuses « z-heures les plus sombres de notre histoire » (TM°). Leurs diatribes sur l'humour qui se devrait d'être citoyen cachent bien mal leur profonde intolérance et leur incapacité à comprendre que l'on pense autrement qu'eux.

     

    portrait de Patrick pris sur le site de "le point.fr"

     

    Ci-dessous un sketch qui provoquerait également l'ire de Patrick ou Bruno-Roger Petit...

  • Bonne Année mon Cul (ter)

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    Je sais, c'est mâââl, c'est pas positif, c'est grossier voire mais ça m'amuse...

     

    2014 sur le plan politique et économique ne peut pas être pire que 2013. Il peut être par contre encore pire...

     

    A la télévision, ce sera toujours aussi médiocre : des ragots de caniveau, des décérébrés téléréels et de l'infotainement spécialisé dans le "storytelling"....

     

    Le chômage va continuer à monter, les riches à s'enrichir, les pauvres à s'appauvrir, et la classe moyenne à finir d'agoniser...

     

    "Dieu merci, cet hiver, afin de m'épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j'ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de "Bonjour à tous", j'ai mis "Bonne année mon cul". C'est net, c'est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire."

     

    C'est dans la Première chronique de la haine ordinaire de Pierre Desproges du 3 février 1986.

    Pour ceux qui veulent absolument positiver j'ai cette chanson...

  • La mauvaise éducation

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     Ami lecteur, tu vas encore me trouver bien naïf mais il y a quelques années j'étais persuadé que tous les parents donnaient à leur progéniture la même éducation, transmettant des valeurs leur correspondant, des idéaux qui permettaient au moins de vivre en bonne entente en communauté avec les autres, quelles que soient l'origine au départ de ces valeurs données aux enfants car ce à quoi l'on remarque une bonne éducation est dans le souci et l'attention portés aux autres.

     

    19917.jpg

    Là encore je cumulais les « tares » aux yeux de la société moderne, car catholique, éduqué et en plus ayant un prénom original qui a mis en rage nombre de personnes ayant certainement un complexe social ou familial à compenser. Étant de plus de nature vulnérable car doté d'une certaine sensibilité ou d'une sensibilité certaine, j'étais une proie facile.

     

    Et puis j'ai appris à me défendre et , hélas, trancher dans le vif.

     

    J'ai longtemps pensé, ayant le souci de m'adapter aux milieux dans lesquels je vivais, que c'était de ma faute si parfois mon attitude provoquait des réactions de rejet, que j'avais forcément mal fait quelque chose, alors que c'était simplement une question de jalousie et de complexes d'infériorité de ceux qui n'avaient pas eu les mêmes chances que moi dans leur famille. Au bout d'un moment, ces réactions de rejet avaient fini par créer chez moi un mal-être profond alors que je n'étais coupable en somme que d'avoir reçu une éducation morale que dans mon manque de confiance en moi j'assimilais à de la naïveté.

     

    Finalement, de nos jours, il n'y a rien de pire, rien de plus difficile à vivre, de plus discriminant que de donner une bonne éducation et des repères solides à ses gosses, ce qui est de plus en plus rare. Je sais c'est un peu provocateur, et je rassure tout de suite, je préfère de loin des enfants bien éduqués, même pas des enfants de belles images, même pas des enfants d'histoires exemplaires, cependant, à des gamins pourris par le fric et le consumérisme effrené des parents ce qui certes n'est pas entièrement de la faute de ces enfants je le souligne, mais c'est ainsi, des enfants correctement éduqués sont plus fragiles comparés à d'autres qui ne connaitront que la seule loi qui demeure dans notre société, celle du plus fort, la loi de la jungle.

     

    Cependant, un enfant à peu près éduqué est certain de subir les lazzis, méchancetés, petitesses, jalousies diverses et harcèlement des autres, de ceux qui n'ont rien reçu qui auront pour la plupart comme excuses, qu'ils invoqueront également devenus adultes, de la pauvreté supposée des parents, et de la richesse matérielle supposée des parents de l'enfant ayant reçu des repères moraux et sociaux, qui est forcément considéré et anathèmisé comme un « bourgeois » alors qu'une bonne éducation n'a jamais été l'apanage de la bourgeoisie tant s'en faut.

     

    Croire que dans le peuple on serait donc grossier et mal éduqué, donc « plus simple », me paraît un rien excessif. Cette pseudo « simplicité » est l'excuse de la plupart des personnes se justifiant de leur mauvaise éducation, s'ils sont mal éduqués, s'ils se comportent mal avec leurs semblables ce serait parce qu'ils sont plus « simples », moins prétentieux, moins vaniteux que ceux à les parents ont donné des repères, fixé des limites. Quand un enfant l'invoque, on lui pardonne presque, quand un adulte le fait, moquant celui qui a plus reçu que lui comme bien entendu "BCBG" ou "coincé" cela devient grotesque.

     

    Si l'enfant bien éduqué ne fera pas de différences avec ses camarades, et plus tard avec ses collègues, eux la font tout de suite plus ou moins instinctivement, plus ou moins consciemment, sentant confusément à quel point un abîme les sépare, ne cherchant pas à le combler, ou le franchir, mais plutôt à précipiter dedans celui dont ils envient les valeurs qu'il peut exprimer ou montrer par son comportement.

     

    L'autre lieu commun mis en avant pour justifier de sa mauvaise éducation est de prétendre que de toutes façons la bonne éducation ne rend pas parfait, que les valeurs reçues ne mènent pas forcément à la perfection. Il est évident que toute personne est perfectible et qu'au moins, avoir reçu des valeurs morales donne envie au moins un petit peu de progresser, de mûrir dans son rapport aux autres, encourage à faire preuve d'empathie et d'altérité.


    image prise ici

     

  • L'enfant sur le banc

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    nostalgie, enfance, société, politique, idéaux, fidélitéSur son blog, dans un article, un écrivain dont j'aime en particulier les nouvelles et ses essais personnels sur les lunettes noires ou les « départementales » des temps anciens, maintenant hélas révolus, ces routes que l'on voyait en couleurs « pastel » sur les cartes « Vidal de Lablache » (des cartes sur lesquelles on apprenait à découvrir un pays ami jeune, et son identité, c'était bien plus profond et charnel que d'écouter la voix enregistrée d'un GPS, fût-il perfectionné), se demande s'il est resté fidèle au jeune homme qu'il était à dix-neuf ans alors qu'il arrive à l'orée de la cinquantaine.

     

    J'ai souvent été injuste avec lui, bêtement méchant et facilement caustique, j'en ai conscience. Et la part d'enfance caché derrière ma cuirasse de causticité déteste cela. Je devrais plus l'écouter.

     

    Toi qui me lis encore, amie lectrice pour qui parfois j'écris exclusivement, tu le disais déjà, selon toi je suis comme les ours, par peur d'être dressé contre mon gré, par peur d'être blessé, je donne des coups de patte brutaux parfois là où il ne faut pas et je fais mal beaucoup plus que je ne le devrais alors que je pourrais être simplement amical et fraternel au delà de ce qui nous sépare.

     

    nostalgie, enfance, société, politique, idéaux, fidélitéJe me suis demandé également à quelle part de mon enfance ou de mon adolescence je suis fidèle. Un de mes proches le dit souvent, de toutes façons on reste d'une manière ou d'une autre l'enfant que l'on a été, avec ses peurs, ses angoisses, ses espoirs.

     

    Quelque part, au fond de mon âme, derrière les pétarades caustiques, la rigueur appuyée et les répliques se voulant cinglantes, je suis resté ce petit garçon qui adorait se promener dans les jardins du Luxembourg, qui se croyait dans un parc enchanté quand il découvrait les petits ânes sur lesquels on faisait monter les enfants, qui rêvait de voyages fabuleux en regardant les bateaux sur le bassin en face du Sénat, et qui dans le métro, vers la Tour Eiffel ou devant quelque monument « art déco » en poutrelles métalliques et rivets, pensait que le « Nautilus » du film de Richard Fleischer allait surgir des entrailles des rues déchirant soudain les pavés ou le bitume en vagues majestueuses.

     

    Dans les rues parisiennes, celles du quartier de la place des Victoires où ses parents habitaient, à l'époque ce n'était pas une réserve « bobo » et aisée, ou celles du quartier latin où ses parents l'emmenaient souvent, il croyait croiser les personnages des contes de Pierre Gripari, lui aussi il connaissait un épicier kabyle qui avait un petit garçon comme papa Bachir, mais aussi le « Passe-Murailles » ou le garçon portant les « bottes de Sept Lieues » imaginés par Marcel Aymé, histoires dans lesquelles il a appris à lire avec « les contes du Chat perché ». Il avait une marraine toujours entourée d'animaux qui était comme une "vouivre"  parisienne. Parfois, au « Luco » ou près du Panthéon, lorsque je me promène, je sens le parfum du tabac blond que fumait mon grand-père qui m'emmenait souvent aux chevaux de bois près de « la Mouffe »...

     

    Le quotidien devient merveilleux pour les enfants capables de rêver, même de rêvasser. Ils ont la poésie qui leur vient plus naturellement.

     

    On ne devrait jamais empêcher un potache de soupirer en regardant avec nostalgie derrière la fenêtre de la salle de classe, ce qu'il fait de moins en moins on m'objectera, le potache ayant malheureusement le nez collé à l'écran du gadget électronique superflu qui ne quitte jamais la paume de sa main. Ces gadgets empoisonnent toutes les rêveries, y compris quand l'on suit d'un regard admiratif les jolies jambes d'une jeune femme et que l'on s'aperçoit que cette conne est pendue à son téléphone dit « portable » à débiter les pires « anodineries » à un correspondant parfois imaginaire, le téléphone permettant paraît-il de se donner une contenance.

     

    Ce petit garçon ne supportait pas d'être séparé de ses proches, c'était toujours pour lui un déchirement, et sa plus grande peur. Et  parfois je le vois ouvrir de grands yeux horrifiés quand je lance une méchanceté ou une horreur qui se veut ironique, il n'aime pas ça du tout. Ce sont les imbéciles qui rit méchamment, qui ont la tentation de sombrer dans le mépris, pas les personnes gentilles pour ce petit gosse. Il ne comprenait pas les mauvaises blagues et les ricanements, du moins jusqu'à un certain âge où il a saisi que les grandes personnes se contentaient de très peu de choses comme idéaux de vie, et qu'elles sont rarement dignes de confiance. Et il s'est protégé en ayant de la répartie...

     nostalgie,enfance,société,politique,idéaux,fidélité

    Ce petit garçon au fond de moi, il se souvient souvent de ses soirs délicieux sur Paris quand les « tambours » noirs et rouges des bus étaient comme autant de repères magiques pour emprunter la voie de songes éveillés au milieu des briques, des bruits des voitures, des pavés et des parisiens pressés. Je l'avais perdu de vue depuis longtemps cette part d'enfance, d'insouciance et d'ouverture au bonheur, je l'ai retrouvé dans un square de banlieue avec des enfants qui me sont proches il y a quelques jours et hier dans le jardin de la « Chapelle Expiatoire » alors que je regardais poindre le crépuscule au dessus de l'immeuble où vécut ce « feu follet » qui était Proust.

     

    Le petit garçon était revenu à côté de moi sur le banc de bois, il me suggéra que je pouvais rester là toute la vie, même en étant sans le sou, à condition d'avoir des bons livres à livre, et un peu de papier pour écrire ou dessiner...

     

    Mais comme je suis devenu une grande personne et que les grandes personnes ne sont décidément pas raisonnables, je me levais et le laissais là, le regard perdu dans ses pensées...


    photos de l'auteur - Amaury Watremez (TM°)

  • Flaubert parle de notre monde

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    flaubert.jpgAu risque de me faire traiter (mais est-ce une insulte ?) de petit bourgeois flaubertien, je met ce texte en ligne, car il dit tout. Merci à Bérénice.

    "Comme ça se fout de nous la nature! et quelle balle impassible ont les arbres, l’herbe et les flots! Quel boucan l’industrie cause dans le monde! Comme la machine est une chose tapageuse! A propos de l’industrie, as-tu réfléchi quelquefois à la quantité de professions bêtes qu’elle engendre et à la masse de stupidités qui, à la longue, doit en provenir? Ce serait une effrayante statistique à faire! Qu’attendre d’une population comme celle de Manchester qui passe sa vie à faire des épingles? Et la confection d’une épingle exige cinq à six spécialités différentes! Le travail se subdivisant, il se fait donc, à côté des machines, quantité d’hommes-machines. Quelle fonction que celle de placeur de chemin de fer! de metteur en bande dans une imprimerie! etc., etc.

    Oui, l’humanité tourne au bête…

    Les rêveurs du Moyen Age étaient d’autres hommes que les actifs des temps modernes."
    Flaubert/lettre à Louise Colet – 14 août 1853

  • "Gonzo Highway" - Hunter Thompson

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    46249564.jpgCe livre regroupe les deux volumes de correspondance de l'auteur de "Fear and loathing in Las Vegas" et qui est aussi l'inventeur du journalisme "gonzo", c'est-à-dire un journalisme presque littéraire, très subjectif mais qui enquète et se documente sur les sujets dont il parle. On se dit donc qu'il n'y a plus beaucoup de journalistes "gonzo" en France.

    Hunter Thompson est souvent catalogué comme un auteur "culte" (mot que l'on emploie à tort et à travers, une bonne fois pour toutes, "culte" se dit d'un film ou d'un livre confidentiel au départ mais qui a fini par obtenir un petit succès à cause de quelques initiés qui font connaître l'oeuvre, Hunter Thompson écrivait dans "Rolling Stones", il y a plus confidentiel) et on parle surtout de lui à cause des drogues qu'il a absorbé ou de l'alcool qu'il a descendu, et il en a descendu effectivement quelques litres le bougre. Encadrer quelqu'un comme hors-norme d'entrée du fait de ses dérives éthyliques ou psychédéliques c'est déjà le cataloguer sans réfléchir et en quelque sorte oublier l'essentiel, et s'excuser plus ou moins consciemment de rester bloqué dans son confort intellectuel, c'est oublier l'aspecy primordial de son esprit 793656144.jpgqui est le style du bonhomme et son individualisme, son indépendance doublés d'une très forte propension à l'indocilité ce qui me le rend d'office très sympathique. Ce n'est pas qu'il soit une sorte de rebelle professionnel que l'on trouve partout dans les soirées mondaines, Hunter se fout complètement de cette société hypocrite et des convenances, en particulier du respect que l'on devrait avoir envers une personne qui n'a de plus que vous qu'un papier administratif honorifique encadré dans son salon voire un mandat grâce aux électeurs. 

    Beaucoup insistent pesamment sur le fait qu'Hunter Thompson critique surtout l'Amérique des années 60/70 et que ce qu'il écrit a surtout valeur de témoignage sociologique quant à ces années-là. Mais que ce soit dans son pays, les Etats Unis, ou le nôtre, on retrouve exactement les mêmes problèmes, les mêmes questionnements, la même pauvreté décuplée, la même bêtise moutonnante des braves gens, les mêmes intellectuels se vautrant dans leur 1738290669.jpgjargon étanche aux quidams qui ne font pas partie de l'élite. Rien n'a changé. Le leader du monde libre fait toujours la guerre à un pays diabolisé et coupé en deux, on y envoie toujours les jeunes défavorisés s'y faire tuer, et c'est toujours la même réthorique guerrière. A la différence que l'on n'a pas d'images directe du front, les militaires ont compris la leçon du Vietnam et que l'opinion publique internationale, même si elle n'approuve pas l'affrontement, ne le déplore pas vraiment non plus. Dans le fond de leur esprit étriqué, beaucoup se disent : "c'est eux ou nous de toutes façons, donc mieux vaut que ce soit nous". Hunter Thompson dénonce cela aussi, le confort intellectuel et moral, les tristes individus qui ne vivent pas mais survivent. C'est aussi une tâche de Sisyphe, c'est peut-être pour cela qu'il s'est donné la mort il y a deux ans, la connerie est encore triomphante et c'est la même qui revient toujours, menée en première garde par la confrérie des "serreurs de fesses effarés" qui ont la trouille de toute évolution et réagissent par la violence ou le maximalisme de la pensée ou encore par le retour à une moralisation de la vie que n'aurait reniée ni Saint Just et encore moins Savonarole...

    Illustrations : David Hockney : "Pearblossom highway", "Highway 2" de Los Angeles et l'"Highway 93"

    le livre sur chapitre.com

  • Arsène Lupin m'écrit

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    Une lettre d'Arsène Lupin sur ma boîte mail...

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    On le croyait mort, mais ce n'est pas le cas, il me fait l'honneur de m'écrire, c'est peut-être un usurpateur je ne sais pas, il m'a dit qu'il se manifesterait pour prouver ses dires. Nous verrons. 

    On me croyait mort, perdu depuis longtemps. Certains se sont même mis en tête que j'étais une création imaginaire de mon biographe Maurice Leblanc. La belle affaire, des vieux monsieurs et des vieilles dames très dignes défilent maintenant chez lui et se souviennent de moi comme d'un apache élégant. Gràce à des procédés secrets de Joséphine Balsamo, comtesse de Cagliostro, une des deux femmes que j'ai le plus aimé, elle a causé très tôt ma perte ou presque. Il faut dire que depuis que Clarisse est morte, je ne suis personne et je suis tout le monde. Il n'est pas dur de passer pour un homme du monde, un ouvrier, un aristocrate russe, un capitaine d'industrie, un boutiquier, c'est à chaque fois le même modèle à de rares exceptions près. Je ne me sens pas plus fripouille que l'un ou l'autre. Le vol est une occupation qui semble très répandu encore maintenant, quand je suis les activités de tel ou tel courtier en bourse, ce que je faisais me semble être une faribole en comparaison. On disait que je me moquais des bourgeois, j'aurais fort à faire, leurs idées étroites et leurs rêves si petits sont actuellement partout en ce triste début de siècle, le vôtre, le nôtre. Joséphine Balsamo, ni avec elle, ni sans elle, me disait que ce monde est laid, il l'est encore plus maintenant.

    a5539239f159bb772fd902e786454f0e.jpgJ'ai eu plusieurs incarnations à l'écran, de Robert Lamoureux dans les années 50, mais je n'ai pas l'accent aussi gouailleur, peut-être quelques uns dans ma bande, mais pas moi, à Romain Duris, un petit jeune homme qui ne serait pas si mal mais a été plus heureux que moi, ce qui fait qu'il ne peut pas vraiment me comprendre, en passant par Georges Descrières que l'auteur de ce bloc-notes, qui me cède la plume pour cette petite lettre, aime bien mais qu'il trouve maintenant démodé. Celui qui est le plus proche de moi est certainement Jean-Claude Brialy dans quelques petits films des années 1980 qui racontent l'histoire, à peine romancée, de « 813 », ce code qui voulait dire beaucoup de choses et n'avait pas si grande importance. C'est là que j'ai rencontré le Komprinz, une époque où les adversaires avaient encore de la classe et de l'honneur, où la politique des nations, ce n'était pas seulement celle du porte-monnaie et du carnet de chèques. J'aime bien le cinéma, les artistes qui le font permettent d'oublier un temps la médiocrité du temps, où l'amoralité de portefeuille est partout. J'ai perdu ce combat, je ne pensais pas que l'argent ravagerait le monde à ce point. A ma façon, lecteur qui a eu la patience de me lire jusque là, je suis un moraliste en fait. Je ne dérobe leurs biens qu'aux crapules et jamais deux fois au même endroit.

    Jcc839541fc6ee27b09c80aba614334e1.jpge vous écris tout cela de mon repère qui n'a pas changé, cette aiguille creuse d'Étretat d'où Boumanian, alias mon père adoré et haï, s'est jeté, m'emportant presque avec lui. Il arrive que je rêve que je suis tombé, et que toute mon existence n'est qu'un songe. Parfois, dans le miroir, je ne me reconnais pas. Et puis je tente un sourire, et l'envie d'en découdre avec les puissants imbéciles qui sont persuadés de gouverner ce monde me reprend. Mais bien que ne vieillissant pas, il y a longtemps que je n'ai pas fait rendre gorge à un bourgeois cossu, replet et sûr de lui comme je les connaissais, maintenant ils se déguisent en voyous, en putains, en germinaleux mais ne trompent qu'eux mêmes quand je les observe. Le reste du monde s'y laisse prendre, vous êtes trop révérents parbleu, il suffirait de donner un coup de pied au cul à ceux qui vous dominent et vous oppriment en répétant que c'est pour votre bien.

    Photos : illustration d'époque, Georges Descrières, Robert Lamoureux 

     

  • La correspondance de Léautaud

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    Vieille Canaille !

    3510c540efb374affd23245d9c6aa2dd.jpgLéautaud déteste le monde entier dira le conformisme de notre époque. En fait il voit les autres tels qu'ils sont dans leurs postures pitoyables et leurs prises de positions sans grandeur. Il combat contre le "trop littéraire" et le "Tout Paris" littéraire mais intrigue pour se faire reconnaître par les grands de la littérature. C'est une écriture directe et acide, caustique et sans détours, qui s'adresse à Paul Valéry, André Gide ou Pierre Louys, sa cousine, la présidente de la SPA, ou le concierge de la rue d'en face...
    La présentation commerciale de la quatrième de couverture du livre dans cette édition oublie une chose indispensable, pour la compréhension de l'auteur, qui est la blessure de l'amour qu'il portait à sa mère. C'est un homme blessé, fragile et sensible à la limite de la folie, a191554392f9b4857474fb28ed465fe6.jpgégoïste monstrueux et misanthrope plein de compassion mais seulement pour les animaux. La littérature est pour lui une maîtresse exigeante, il déteste les effets de style creux et les affèteries pour faire bien, il aurait détesté la plupart des bouquins, on ne peut pas appeler ça des livres, qui sortent actuellement.
    Sans blessures, il n'y aurait pas beaucoup de littérature intéressante, préjugé confortable, et une blessure ne donne pas forcément le talent de Paul Léautaud. Mais les humeurs parfois malignes qui suintent de la sienne, ouverte, qui sont passionnantes. On se rappellera aussi de la phrase de Moravia enore une fois conseillant de se nourrir du désespoir pour vivre. La conscience humaine n'a pas beaucoup évolué depuis que l'être humain s'est organisé en sociétés. Il y a de temps en temps quelques êtres hors-normes qui donnent l'impression d'un progrès, ou qui mettent le déplorable animal humain face à ses contradictions, ses mensonges et ses petitesses.

    Titre : Correspondance 1 | Auteur : Paul Léautaud | Editeur : 10/18

  • Correspondance de Léautaud

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    Les blessures de l'écrivain
    medium_Leautaud2.jpgLa présentation commerciale de la quatrième de couverture du livre dans cette édition oublie une chose indispensable, pour la compréhension de l'auteur, qui est la blessure de l'amour qu'il portait à sa mère. C'est un homme blessé, fragile et sensible à la limite de la folie, se prétendant égoïste mais en fait idéaliste rempli de compassion, y compris pour les animaux.
    Sans blessures, il n'y aurait pas beaucoup de littérature intéressante, quoique l'on dise, j'en reste persuadé. Ce sont les humeurs qui suintent de celles de Léautaud qui le rend passionnant à lire. On se rappellera aussi de la phrase de Moravia, encore une fois, conseillant de se nourrir du désespoir pour vivre. La conscience humaine n'a pas beaucoup évolué depuis que l'être humain s'est organisé en sociétés. Comme tous les hyper-sensibles, Léautaud le sait parfaitement bien. C'est par là qu'il se crée une cuirasse pour se protèger contre la médiocrité triomphante.

    On se fiche un peu de ce que Léautaud raconte d'ailleurs, c'est comment il le raconte qui est intéressant et avec quels mots. 

    Titre : Correspondance 1 | Auteur : Paul Léautaud | Editeur : 10/18